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...
*-8 jours sans argent liquide...
-Mam's, c'est une question de vie ou de mort !
-Ce matin, je suis débordée. Alors, ça attendra.
Tu veux quoi, pour ton p'tit dèj ? -Un appart.
-Y a que ça.
-Ecoute : "Appartement 90m2, orienté sud, 3 chambres, jacuzzi,
"proche de l'université, idéal pour colocation." Et c'est un perplexe !
-2 étages : un duplex.
-Adam a raison. -Bim ! Ecoute les enfants laides.
-Il doit s'envoler de ses propres ailes,
découvrir le monde des adultes. -Exactement !
-Et j'aurai sa chambre. -Voilà ! Quoi ?
No way ! -Il faut déjà que tu aies ton bac.
Pour ça, il faut aller au lycée. Avant ça, va mettre un pantalon !
Michel, magne-toi ! -Place
au futur directeur local de la banque Juhel.
Impressionnée ? -Braguette, Michel.
-Cette fois, c'est la bonne. C'est mon petit doigt qui me l'a dit.
-Votre petit doigt est sacrément con.
-Je suis intouchable.
-Maman, Michel a son entretien dans 2h. Soutenons-le.
Range ça. Y a des enfants ! -Des euphorisants.
Ca stimule le désir. -On s'en fout !
Et toi, ne sois pas trop déçu. D'accord ?
Je t'aime comme tu es. Pas trop déçu, hein ?
Bye.
Braguette, Adam !
-Pap's...
Oh mon Dieu, comme ce costume te va bien !
La lumière rentre et te met en valeur.
Tu chatoies de mille feux
tel un phénix.
-Tu fais
de la lèche pour m'amadouer !
Respecte-toi, fils. Comporte-toi
en homme !
Pour l'appart, on verra
quand j'aurai
cette promo.
-Oui ? Tape-là !
Boum ! C'est toi le meilleur ! -Le plus gros,
à la rigueur.
-Bien. Gisèle, vous voulez qu'on reparle de la maison
de retraite ?
-Vous vous porterez caution ? -Me tentez pas, la vioque !
-Quelle truffe !
-1, 2, 3 !
P'tain ! T'as un truc ! -Tu fais toujours "pierre". Change.
-Non, ça finira bien par passer. On recommence.
1, 2,
3 !
P'tain ! 1...
-Vous savez quoi ? Vous jouez à pierre, feuille, ciseaux ?
Il fait toujours "pierre". Tu vas gagner. Mon père se porte
caution pour notre appart. Presque.
-Bouh !
-BOUH !
ON VA AVOIR NOTRE APPART ! ON VA AVOIR
NOTRE APPART ! ON VA AVOIR NOTRE APPART !
-3 chambres et un jacuzzi. -Proche des facs.
-Avec des WC que pour nous.
Bon...
Comment t'as fait ? La bonne lèche à la Adam Fontella ?
"Oh papa, t'es trop beau !
"Je peux avoir un appart ?"
-N'importe quoi, Slim. Respecte-toi, un peu.
-On le visite à midi.
-Bravo Ludo. Je suis à la bourre.
-On a 10mn de retard.
-Non, je vais retrouver Juliette. -Tu vas te faire coller.
-Dites que j'ai une gastro. -On se fera coller.
-C'est nos un an, avec Juliette. Je lui ai prévu un cadeau surprise.
Non, c'est pas ça. Bon, si, c'est ça.
-Tu lis dans mes pensées ! T'es thérapeute ?
-Télépathe. Il pense toujours à ça. -Toi, comment tu fais pour gagner ?
-Tu fais "pierre".
A notre nouvelle vie ! -BOUH !
-A t'à l'heure.
...
-Salut, mon amour. Ca va ?
Tiens. -Je suis allergique au pollen.
-Ah oui ! Ca te donne des boutons du gros herpès tout dég...
Ca fait un an qu'on est ensemble. -1 an, 4 jours, 6h, 20mn de retard.
-Moi aussi, je sais quand on l'a fait, le lieu, et la durée. Tiens,
encore un petit quelque chose. -C'est mignon.
"Bon pour une nuit d'amour."
Un tout petit quelque chose.
-A la rigueur un petit moyen quelque chose.
-Je t'aime. -Et moi aussi.
-Tiens.
-Un bandeau ! C'est un bandeau ? -On va dans un endroit spécial.
Laisse-toi
guider.
-OK. -On y est.
-Je me fous à poil
direct ?
Putain ! -Stéphane Plaza.
Enchanté.
On n'avait pas dit 10h30 ? -Non.
-Entrez.
On a fait le tour des pièces. Merci Samantha.
-Sabrina. -Tu m'appelles à l'agence ?
Bien. A nous trois. Prêts
pour la visite ?
-Quand vous dites : "A nous trois",
je suis pas trop dans le délire plan à 3.
Chacun sa meuf.
-Fidèle à l'annonce, nous avons 90m2 loi Carrez en duplex.
Orienté plein sud.
Un séjour de 35m2. Bip.
-Le plus pur appartement. -Avec une jolie paire...
de fenêtres.
Et un escalier menant à l'étage. Je vous en prie.
Très lumineux. Extrêmement lumineux. Fenêtre de toit.
A l'étage,
une agréable suite parentale. C'est le petit nid douillet
pour un jeune couple qui veut s'installer.
Assez spacieux pour accueillir des soirées spéciales avec des amis.
Ou pas.
Et le meilleur pour la fin : la salle de bains avec son jacuzzi.
-On serait trop bien ici, non ? -Excusez-moi.
Oui. Patricia ?
Non, Myriam. Ca va, je plaisante. -Alors ?
-Tu... Tu veux qu'on s'installe
ensemble ?
Pour de vrai ? Toi et moi ? C'est pas un peu... tôt ?
-On s'aime.
Imagine tout ce qu'on pourrait faire ici.
Tu m'avais pas promis un bon pour une nuit d'amour ? Viens.
(Viens.)
(Viens.)
-Vous en pensez quoi ?
-Ca défonce ! Faites péter
la mousse !
-D'accord. Voilà le dossier. -Bien.
-Déjà ? -La caution ?
-Je m'en charge. -Voilà. Ah bon ?
Bon, c'est bonito.
-Je file.
A notre nouvelle vie.
-A notre nouvelle vie !
OK. Disons ça.
-Allons regarder le dossier. -On n'a qu'à faire ça.
-Un plan à 2, ça vous dérange moins ?
Je plaisante. -Je vous ai déjà vu.
Vous avez pas travaillé au Plaza Athénée ? Chez Plaza Pinot ?
Rire satisfait.
-Oui, oui, c'est ça. Evidemment. Oui.
Ah, une dernière chose, Bouvier.
Vous êtes viré.
Je vous écoute, Fontanelle.
-Fontella, Monsieur.
Jolie sculpture. -J.-J. Juhel. Mon trisaïeul.
-Je suis moi-même féru de chasse...
Je voudrais
vous parler du poste
à pourvoir
au sein de votre banque.
-Directeur régional. -Je pense être
l'homme de la situation. Je ne vois pas qui mieux que moi
pourrait remplir cette fonction. -Il faut
virer Jérobel, Renaudi, Frémont, le petit Bensoussan...
Galibert.
-Non... enfin oui, certes.
Mais je pense être... Bip.
-Oui, Nadine ? *-Votre femme
*au téléphone.
-Je la rappellerai.
Pardon, euh... Nutella.
Je recherche
un profil très précis. Je veux quelqu'un qui sait où il va, qui a
du flair.
Un GPS humain.
Rire suffisant.
Enfin bref, un stratège, avec l'esprit d'initiative.
-Absolument !
Si j'ai pris l'initiative... -Mauvaise
initiative.
Bip.
Je suis occupé. *-Votre fille.
-Passez-la-moi
en visio.
Bips.
*-Salut Daddy !
*Bisou esquimau ? -Bonjour. Oui, bisou esquimau.
*-Je dérange ? -Non. Merci Zarzuela.
Je t'écoute.
*J'ai vu un super appart pour l'an prochain. Trop cool ! Je peux
*passer te montrer les photos ?
-Oui, passe quand tu veux.
La porte est grande ouverte. Je t'aime.
Tu m'aimes, chérie ?
Bip.
C'est ça. D'accord. Au revoir.
-Il me faudra juste l'avis d'imposition de vos parents.
-Leur avis
est toujours positif. Merci.
-Merci.
-Au revoir. -Au revoir.
-Merde, le rancard.
-Déjà là ? On t'attendait en bas.
-Hein ?
Oui ! Le... la visite.
La visite de l'appartement.
Sinon, qu'est-ce que je ferais là ?
Tu m'expliques ? -C'est pour la caution.
J'ai un plan. -J'ai pas pu le dissuader.
-Je vous attendais en haut. J'étais là, en stand-by.
Sonnette.
Apparemment, y a personne.
-Bonjour. Vous avez oublié un truc ?
-Adam Fontella.
Je viens visiter l'appartement pour la 1re fois.
Mes amis, Ludovic et... -Sadam
Alassa. Emir Sadam Alassa.
J'ai beaucoup d'argent pour la caution. J'ai acheté le PSG,
les Galeries Lafayette. Et j'ai un petit cadeau pour vous.
Autographe
Zlatan.
Il fait tout ce que je veux.
-Mais vous et votre copine ?
-Oh mon Dieu, quel bel espace ! Que d'espace ! Vous voyez cet espace ?
-L'annonce dit que le salon fait 35m2.
Là, je dirais plutôt 33,5 ou 34. Je peux prendre quelques mesures ?
-Faites vite. J'ai une autre visite.
Fidèle à l'annonce... -On va
le prendre. Ton prix sera le nôtre. Non, mieux : mon prix sera le tien.
Tu me pardonnes ?
Allô ? *-C'est
maman. Je vais faire les courses.
-Vous prenez tout : l'or, les diamants... Tout !
*-Ca va ? -(Et des chococrocs, aussi.)
-Tu exagères !
-Ta cuisine, c'est le tiers-monde.
-Y a des boulettes au congélo.
-Eh ben voilà ! *-Parle sur un autre ton !
-Alors ?
Il est où, ce jacuzzi ? -Par ici.
-Allons-y.
-Sacré bel espace !
-Putain, quand même. Ca tue ! -Même au niveau aquatique,
y a un bel espace. -Oui, un bel espace.
Il faut que l'émir aille faire popo dans ses WC privés.
-Porte de gauche.
-Comment tu sais ?
-Je suppose. En général, c'est à gauche, les... popos.
-Exact !
Ca tue !
Imagine-nous là-dedans ! Le "dream" !
-Oui.
Mon gars, c'est énorme ! Vas-y, ramène-toi, putain !
Je suis un putain d'ours polaire !
-Bouh !
Rires.
-34m2, ça fait pas 35.
-Bon, il va me falloir un dossier complet,
et la caution de vos parents. -La caution, c'est pour moi.
-Un jeune couple a visité ce matin, et ils ont un dossier en béton.
N'est-ce pas ? -Quoi ?
-Je sais pas. Je les ai juste croisés.
On va être en retard au lycée. Merci. Et quel bel espace !
-C'est ça. Bonne journée. -Tiens. Ca, c'est pour toi.
-5 euros ?
-J'en ai encore plein des comme ça, si on a l'appartement. Je file.
-Papa, faut se dépêcher.
-T'as pas besoin d'une aussi grande surface. Un deux-pièces suffirait.
-C'est pas juste pour moi. Adam et moi, on va s'installer ensemble.
-Adam, Adam. Le...
Le fils Fourella ? -Fontella.
-Ca va pas un peu vite ?
-Je l'aime. Maman a dit oui.
-Alors, si ta mère est d'accord, alors là...
-Daddy...
-Allez, je veux bien. Mais si tu dois t'installer avec lui,
je veux le rencontrer.
On en discute ?
-C'est rapide. -T'es pressée ou pas ?
-D'accord. Ce week-end. Mais tu seras gentil.
-Evidement. Si tout se passe bien, je signerai la caution.
Ma banque ne devrait pas refuser.
Elle est drôle.
Fou rire.
...
-Merci. Je vais à la fac.
-Bisou papillon.
Bip.
*-C'est à moi que vous parlez ? -Je vous ai déjà appelée papillon ?
Quelle gourde !
-OK.
Il est chanmé, cet appart. C'est la 1re fois que j'en vois un en durex.
-En duplex. C'est ta mère qu'aurait dû mettre des Durex.
T'as l'air bizarre. -Y a ce couple qui est sur le coup.
-Tiens, tiens.
Fontella, Drancourt, Showlimane.
A l'aise ?
C'est la fête du slip ? 57mn de retard ! Vous dérapez, les gars !
-Ca vous ferait pas de mal une fête du slip. Vous en changeriez.
-Bon allez...
Mots d'excuse. Ou un billet de 15. -Ca n'existe pas les billets de 15.
-Ben un billet de 20. Me cherchez pas ! J'ai un pote qui m'a filé ça.
C'est du gaz.
Merde. Aah !
Rires. -Ah, le nul !
...
Ah, Mme Vergneaux. Ecoutez... -M'en fous !
Vous avez l'air en forme pour quelqu'un qui a
une gastro !
Tous les 3 collés 4h samedi matin.
En cours !
Gémissements.
...
Mon petit Patrick, arrêtez de pleurer, s'il vous plaît.
C'est un lycée, ici, c'est pas une crèche.
Même si parfois, je me demande. -Attendez-moi, Mme Vergneaux.
Ah !
-Superbe costume.
Tu vas me chercher
un café ? -Ca va,
Galibert.
-Oh... -On rigole.
Alors,
l'entretien ?
-On peut vraiment jamais savoir. -Moi c'était top. 45mn.
Mais Fred, il est resté plus de 2h. -2h17, pour être précis.
J'aurais pu
choisir ma voiture de fonction.
Et toi,
vous avez parlé de quoi en 3mn ? Il rit.
-Ah, Favela ! Dites-moi, vous avez prévu quelque chose, ce week-end ?
Venez avec votre famille chez moi. Faut qu'on parle avenir.
Nadine vous enverra l'adresse. Je compte sur vous...
mon vieux.
-Je boirais bien
un petit café. Avec un nuage de promotion.
Chérie, devine quoi. Juhel invite toute notre famille
à passer le week-end dans leur propriété de Fontainebleau.
Il veut parler avenir avec moi.
Demain, on part avec les enfants.
Par contre, pas un mot à ta mère. *-Trop tard, mon petit Michel.
J'ai hâte d'y être.
-Dépêche-toi ! Après tu iras là-bas. Y a un saligaud qui a raté
les toilettes !
-Salut, mon amour. -Ca va ?
-Super nouvelle !
-Moi aussi, il fallait que je te parle.
Pour l'appart... -Oui,
mon père est OK ! Il veut te rencontrer ce week-end.
-Demain ? -Oui.
-Non. -Ca va
aller. Fais-toi beau.
-Oui. -Chez ma grand-mère, ça déchire.
-C'est pas la question. Le problème, c'est...
-Hé ! C'est
fermé ! Tu sais pas lire ?! F e r m e z !
Imbécile !
-Te laisse pas insulter.
-Adam vous a dit ?
-Pas encore ! La nouvelle.
A propos
de... bel espace, tout ça.
Qui a faim ? -Moi.
-On ferme. Va chez ta mère.
-L'appart, t'en penses quoi ? -Super ! Vous avez vu des photos ?
-Non, on y était.
-C'est comme s'ils y étaient. Comme si on avait tous... Comme si
on avait... Qui a faim ?
-Moi.
-Va chez ta mère.
-Bon, j'y vais.
A demain, mon amour. Ma grand-mère sera trop contente.
-Euh... Mais demain, on est collés. -Je sais
qu'on est collés. Mais après, on va au cinéma avec sa grand-mère.
Elle a
un pied bot. Les gamins l'appellent "L'Anguille". Elle marche comme ça.
-Moi aussi, je serai dègue si j'avais des pieds de veau.
-Je vais me préparer. -Quoi ?
Pour demain. Le pied bot.
Le ciné.
Salut. Ciao, les gars. -On n'a pas parlé de la caution !
Elle est chelou, son histoire. -Oui, des pieds de veau,
c'est impossible.
Uskur, y a vraiment pas moyen de moyenner un petit kebab ?
-Vous voulez kebab ? Attends.
Fermé, c'est fermé !
*-Journal de bord d'un week-end pourri. Mauvaise nouvelle :
*je voyage à côté de Nikos.
*Il ronchonne.
*-Ce week-end, tenez-vous à carreau. Surtout toi, Eve !
*Ni signes sataniques, ni vols, ni insultes.
*Et "tête de gland", c'est une insulte.
*-Votre mère a raison. Je compte sur vous. Moi, je joue ma carrière.
*-C'est moi qui joue ma carrière. *-Tu n'es pas le centre du monde.
Que fait maman ?
-Elle avait un truc de prévu. Une soirée mousse.
-Ah bon ? -Elle viendra pas. Bon, on y va.
-Elle m'a rien dit !
-Ta mère et la politesse. -Ben oui, mais là...
*-Voilà. L'enfer démarre.
...
-Ils devraient inventer du papier goût kebab.
-En 8 ans de carrière, il a jamais raté une seule colle.
-C'est clair. Une colle, c'est sacré. Ca se fait pas.
(Tristan !)
...
-Merde !
Oh, le con !
Quel con !
-Je vais arranger ça. -Oh là là !
La boulette.
-Eve, ton chewing-gum, s'il te plaît.
Tout ça pour un petit machin.
-Pas un petit
machin. -Ni vu ni connu.
-Enfin presque.
-Dis bonjour. -Mam's, lâche le zgeg.
Bonjour. -Bienvenue.
Elisabeth ?
Ravi. Jean-Jérôme Juhel.
-Enchantée, M. Juhel.
-Pas de "M. Juhel". Appelez-moi "3J".
-Appelez-moi "Babeth".
-Babeth, voici mon épouse.
-Ravie. -De même.
-Soyez à l'aise. Vous êtes en week-end, pas à un gala.
Bonjour. -Moi, tu me connais.
-Pas ici. Qu'as-tu fait à tes cheveux ?
-Le charme à la française. Du gel. -Va me rincer ça !
-J'avais hâte de vous connaître.
-Une baraque pareille, ça fait kiffer !
-Adam, depuis le temps que j'entends parler de toi...
Et voici Eve ?
-Oui. Chucky. -Roméo rêvait de te connaître.
-Charmé. -Tu m'étonnes.
-Alors, ma belle-mère a dû... -Venir
par ses propres moyens, la voiture étant pleine.
Vous avez
lambiné, Michel.
Je suis arrivée il y a 1h. -Gisèle nous a régalés d'anecdotes
sur vous.
Celle de la cacahuète coincée dans la narine.
Fous rires.
Très drôle !
Faisons le tour
du propriétaire.
Allons-y.
-Comment va
mon quota d'échecs
scolaires ?
Et l'autre déficient mental ? -Je suis là.
-Pas vous !
Fontella.
Et Fontella ?
-Quoi ?
-4h de colle pour tout le monde samedi prochain.
Le shampoing...
vous connaissez ?
-J'en ai fait un il y a 3 semaines. -Il fout quoi,
Adam ? -Il y a sûrement une explication.
-Il répond pas. Y a endive sous roche. D'abord les pieds de veau,
et là, les textos. -Il faut en avoir le coeur net.
-Tu finis pas ta feuille ?
-Mère vit seule dans ce manoir.
Il a été construit en 1889 par mon arrière-grand-père, J.-J. Juhel.
-Que de crânes
d'animaux ! Il a dû
les avoir en promotion. -Pour la déco, c'est mon épouse.
Elle a fait 6 mois aux beaux-arts. En 87. 1900.
Il rit.
87.
-Elle était de quelle promotion ? -Vous lui demanderez.
Vous comptez embrasser la carrière de banquier ?
-Hum hum ! -Comme
votre père ?
-Je préfère embrasser
leur fille
que leur carrière.
-Vous êtes qui ? -Le petit copain de votre fille.
-Mais... -Je me suis rincé les cheveux.
-Intéressant.
Bien. Continuons.
-Pas devant mon père. Fais un effort.
-Super ambiance.
-Et lui, c'est encore un Juhel. Jean-Julien.
Je crois. Un banquier, en tout cas. -Ah oui. La famille de Michel est
italienne. Des gens cultivés. Une famille d'artistes.
-Tu parles ! Ton Michel, il a la sensibilité d'un parpaing.
On bouffe quand ?
-Excusez-la. Elle perd un peu la boule.
Un trouble du comportement.
La Tourette. -La mère
de 3J aussi. Il faudrait la mettre dans un établissement. JJ refuse.
On ne touche pas à la reine mère. -On l'a pas saluée. Où est-elle ?
-Partout.
-Ca sent le moisi, ici.
*-Mon père est en plein championnat du monde
*de lèche. Et ma mère est en pleine compète avec une bourge.
*Je vais décéder. -Un jour,
je serai président de la banque.
-Super.
-Du coup, tout ça, ce sera à moi. -Trop cool, ta vie.
-Je te montre ma chambre ? -Tu me touches encore une fois
et je te pète le bras ! Compris ?
-Waouh ! Quelle femme ! Tu veux voir ma collection de blasons ?
Sonnette.
-Bon, on repassera.
-Ne sois pas si naïf. Y a personne, c'est pour ça qu'on est là.
J'ai un double des clés.
On n'a plus qu'à découvrir
où ils sont partis. -OK. On cherche,
mais en douceur. -OK.
Je suis furtif comme l'ombre d'un prout. A moi la chambre parentale.
Fracas d'objets.
-Voilà ! Je suis là !
Bien. Voilà. (J'ai le cadeau.)
Bon ! Tenez, 3J.
C'est un petit cadeau de notre part.
Oh, vous allez voir... 3 fois rien.
Je l'ai chiné chez un antiquaire.
Voilà.
-Aaah.
Je vous remercie,
Michel, mais...
je suis contre les armes
à feu. -Ah bon ?
Je pensais que...
-Les trophées de mes aïeux. J'ai passé des heures
planqué
avec mon père,
tout ça
pour tuer un pauvre lapin. J'avais ça en horreur.
-Ah oui. Vous avez raison.
Et c'est une arme de collection.
Tir et cris.
Il crie.
-Ca va pas,
Michel !
Vous avez failli étêter Isabelle.
-Ca va pas ?!
-Mille excuses.
-Vous me régalez, Michel.
-Tout va bien.
-Bon, on est là pour fêter une grande nouvelle.
-J'aimerais vous remercier. -Non.
Ca ira pour le moment.
Bon, où sont les enfants ?
-Enfin seuls.
-Des blasons brodés, ça vaut le coup d'oeil.
-On peut pas être tranquilles 2mn ?
Drôle de week-end torride ! -Ca me gêne devant mon père.
Il est vieux jeu. -Oh putain !
Y a eu un bruit, là.
-Dis pas de bêtises. Embrasse-moi.
-Oh putain !
Y a eu quelque chose ! Comme si on nous observait.
-Un courant d'air.
Allons déjeuner. -Ca sent quand même le moisi.
-Ludovic ?
Qu'est-ce que tu vois, là ?
-Un psychopathe en sous-vêtements. -Mais en sous-vêtements moches.
Ici, y a pas un seul joli
sous-vêtement de Babeth. Même pas son nouveau balconnet rose.
-Brodé ?
-Oui. S'ils ne sont pas là, c'est qu'elle les a emportés.
Elle voulait donc se mettre en valeur.
Ils ont donc quelque chose à fêter.
CKFC, Michael Jackson. -T'es un génie.
Un génie bizarre.
Je vais fouiller
le placard de Eve. Quoi ? C'est scientifique.
-(Ca va, toi ?)
-Un simple frichti.
-Mon gendre avait moins prévu à manger pour son mariage.
-De bonnes batteries font aller loin.
-Ca veut dire que les décisions du présent bâtissent les succès
du futur. N'est-ce pas ?
-Non. Je conseillais
de bien manger. Cet après-midi, nous irons découvrir le domaine.
-Ca sera sympa, après la sieste.
-Départ avant le début de la digestion.
-Michel, vous qui êtes en digestion permanente...
-Merci maman.
-Ma fille me dit
que vous êtes sportif ?
-Tout à fait.
Je fais beaucoup de sports : tennis, football, Formule 1.
C'est ça, l'avantage des jeux vidéo.
Et j'adore
les balades
en forêt.
Si je pouvais, je vivrais dans la forêt.
Toux forcée.
-Mère, je pensais que vous dormiez. -Vous pensiez mal, Jean-Jérôme.
-Mes amis, voici ma mère, Madame Donatienne Juhel.
Toux forcée.
Propriétaire du manoir.
Toux forcée.
Présidente à vie du directoire de notre belle et grande banque.
-Nous allons enfin
pouvoir manger.
-(C'était ça.) -(Oui.)
-C'était ça, l'odeur de moisi. -Asseyez-vous,
je vous prie.
Attention. La chaise est ancienne.
-Donnez-moi
vos assiettes.
-L'ordi d'un pote, c'est sacré. Mais on doit savoir ce qu'il cache.
J'y vais.
Alors... ses mails. -C'est moi qui lui avais envoyé ça.
-"Annonce duplex." C'est quoi ?
"Cher M. Fontella, merci pour les documents. Vous pourrez signer
"le bail cette semaine. S. Plaza." -Alors il a payé la caution.
On a l'appart !
Bouh !
On a l'appart ! -Attends ! Y a un truc qui cloche.
Adam s'est jamais occupé d'un truc administratif
de toute sa vie. -C'est vrai. C'est quoi,
cette histoire de caution ? -Je sais pas.
Y a qu'une personne qui saura. Viens.
-Génial ! J'ai l'impression d'être dans un épisode de "Scooby-Doo".
Tintements.
-N'aviez-vous pas une annonce à faire, Jean-Jérôme ?
-Euh... Oui, oui.
C'est vrai.
-Madame, je suis sincèrement honoré. Et je saurai en être digne.
-La vie nous mène sur des chemins inattendus et des rencontres
fortuites.
Aujourd'hui en est le symbole. Je voudrais lever
mon verre à un événement particulier, fort,
et osons le dire, historique.
Trinquons à l'emménagement
de notre fille Juliette avec votre fils Adam.
Applaudissements. -Tu devais pas
t'installer... -Avec Juliette. C'était prévu.
-Hum. Hum.
Les fiançailles
de Juliette
et Adam auront lieu demain.
-QUOI ? -Oh joie !
-Vous plaisantez ?
-Tu allais
nous le dire quand ? -Je l'apprends. Je peux te parler ?
-Là ? -Oui !
-JJ, un entretien en privé. -Michel, un mot en privé.
Tu vas pas accepter ça ?
C'est des malades, ces gens ! Et Adam est trop jeune !
-Ils vont m'entendre !
-On vous entend.
-Michel, un mot en privé.
-Et plus qu'un, croyez-moi bien ! -Ma pauvre chaise Louis XVI.
1s de plus, elle rendait l'âme. -Tatie
Danielle ! Le gros, il n'y a que moi qui peux en parler comme ça.
-Un gendre mérité.
-Ca va être un week-end magnifique.
J'en suis sure.
-Alors Pizza !
Etonné de nous revoir ? -Tu pensais nous enfumer ?
-Vous n'êtes plus Emir, vous ? -T'as pas de maison, ou quoi ?
-C'est
quoi, cette histoire ? -D'où connais-tu Adam ?
-Que mettez-vous sur vos cheveux ? -Un shampoing à l'écorce de jojoba
riche en karité
et un après-shampoing sans paraben pour le volume. Pour le reste,
c'est un secret
professionnel.
-T'as entendu ? Monsieur
Pizza refuse de coopérer.
On est des fous.
-Vous n'aurez pas
l'appartement.
-QUOI ?
-Le propriétaire l'a loué à un jeune couple.
J'ai une visite.
Vous allez le revoir, cet appartement.
Sonnerie. -Oh putain !
-Hier, l'emménagement, aujourd'hui, les fiançailles. Demain, un bébé ?
Oh my God !
Non !
-Je rigole. Ces histoires
de fiançailles, j'en savais rien. Il fait ça pour ma grand-mère.
-Je suis trop jeune !
-C'est juste un symbole. Et ça nous permettra d'avoir un appart de ouf.
C'est qu'un mot.
-Oui, mais... même en mots, ça va un peu vite.
-Tu sais ce qui va vite ? Se glisser à 2 dans un jacuzzi.
-Ca, c'est bien.
-Je dis à mes parents que c'est réglé.
Bip de message.
-Rien n'est arrangé !
-Vous qui êtes un connaisseur, ça va vous plaire.
-Ecoutez 3J, ça peut pas être sérieux, cette histoire.
Ca me plaît pas plus qu'à vous. Ma mère veut
qu'ils se fiancent avant d'habiter ensemble. Mère est un brin tradi.
-Ah. Bon, vous pensez à votre maman, et moi à mon fils.
-Ma maman détient 72% des parts de la banque. Alors, à partir
de là, c'est très très important qu'elle soit...
satisfaite.
-Je comprends, oui.
J'accepte de vous faire plaisir... si vous me faites plaisir.
-Vous ne pensez quand même pas...
-Ah si.
-Nous faisons
fausse route. J'ai fait ça une fois très jeune.
Le souvenir est mitigé.
Par ailleurs,
vous êtes pas du tout mon style.
-Ah oui, non ! Non, je parle du poste de responsable régional.
-Ah, le... poste !
Oui, pour ce poste, je peux y resonger.
-Ah ! -Mais...
Mais pour ce poste, il faut de l'endurance, de la vaillance.
-J'en ai à revendre.
-Pourquoi pas ?
Alors uniquement si tout se passe bien d'ici demain.
-Evidemment. Ces gamins s'aiment. Quoi de plus beau que l'amour ?
-Bienvenue dans la famille.
-A l'amour !
(Adam !)
(Bon, Adam.)
Adam ! Hop ! Hop ! -Ah Pap's, je veux pas me fiancer.
-Calme-toi. Tu vas pas tout gâcher avec Juliette.
Tu l'aimes. Tu la kiffes.
-Oui.
-Te prends pas la tête. Les fiançailles, c'est qu'un symbole.
Un mot. Ce qui compte, c'est l'amour.
-Oui, mais... -Je sais.
Mais faut faire un effort avec 3J. C'est une famille tradi. Ils...
-Ca va ? Vous êtes un peu pâles. Je vous offre un café ?
-Non, un cognac.
-Moi aussi. -2.
-Moi aussi.
-En route !
Chérie, tu emmènes le plateau en randonnée ?
Allons-y. Allons-y.
-Je crois que je vais vous accompagner, pour le cognac.
Jean-Jérôme chante à tue-tête.
...
Quand cette vie paraît ridicule... -Que les tracas de la ville
nous acculent. -Viens, je t'em...
-Mène avec moi.
-Léger manque d'entrain, Isabelle. En balade dans les bois.
-Je vais retrouver Juliette.
-Adam !
-Allez. -Merci.
-Il manquait plus qu'il chante. -Au moins, la chanson est courte.
-La balade aussi, j'espère.
C'est courageux, ce que t'as fait. Envoyer bouler son patron, bravo !
-2e couplet ! Michel, chantez ! -Oui, oui.
-Dans les bois, moi je vadrouille ! Michel baragouine.
...
-Ah !
Elle ronfle.
...
-Maintenant que vous êtes réveillée,
dites-moi
comment on s'éclate le samedi chez les bourgeois.
*-Si vous retrouvez cette vidéo, c'est que je suis morte.
*-Tu fais
quoi ?
-Je regarde mon téléphone, sinon il s'éteint.
-Tu fais une vidéo. -T'es malin.
Tu veux que je te filme ? -Oui.
*-Lève la jambe gauche. Regarde en l'air.
Mets ton index droit sur ton nez. *-Je suis prêt.
Elle rit.
...
-Ca va, j'ai rien.
Elle soupire.
-On a fiancé des enfants !
-Pourquoi nous opposer à l'amour ? Sous cette coquille molle,
il y a peut-être un jeune homme talentueux. Va savoir.
Bon allez. 3e couplet.
Avec moi, Michel !
Michel ?!
Ca suit,
Michel ? -Oui ! On arrive, 3J !
-"On arrive." Rassure-moi : t'as été ferme, pour les fiançailles ?
-Mais oui !
-"Oui, 3J", ça fait plutôt gentil toutou.
-Arrête ! -Quoi ?
T'as pas eu tes croquettes ? -T'as une araignée
sur le front. -Je sens ! Enlève-la !
-J'y touche pas. -Retire-moi ça !
-Michel, venez voir ! -Oui. J'arrive, 3J !
-Au pied !
Reviens ici ! C'est
pas vrai !
-Pourquoi ne retransmettent-ils pas le croquet à la télé ?
C'est palpitant.
*Musique orientale.
*...
Il rote.
-C'est ton 7e !
D'après l'OMS, c'est 2 maximum
par trimestre.
-Salut les nases. Toi, fais la bise.
Toi...
Il a quoi ? -On n'a pas eu l'appart.
-Je sais.
-Quoi ? Tu sais ?
Si tu sais, c'est que...
-BOUH ! -On l'a !
-La pauvre, elle a un pied bot.
-Jacuzzi ?
-A gauche.
La 1re fois.
-Même pas son balconnet rose.
-Il l'a loué à un jeune couple.
-Tu vas t'installer avec Adam dans notre appart ?
-Si j'avais dû m'installer, ça aurait
été avec toi.
Adam se fiance avec Juliette.
Rires.
-Excellente vanne.
-Non. J'y vais.
Château Juhel,
domaine des Mimosas.
Vous êtes pas invités ?
-Ca veut dire que...
-BOUH !
-T'es là ?
-La 1re fois.
-Hein ?
-Chelou.
-Et la caution ?
Vos cheveux ?
-Les photos ?
-Adam va emménager avec Juliette ?!
Le traître !
-Bravo ! Vous comprenez vite.
-Michel, Adam, venez voir.
Ca y est.
Nous y sommes.
-Ah oui, c'est beau !
-Très bel espace ! -Ca se passe ici. Regardez.
Il date de l'époque jurassienne,
comme cette magnifique forêt. -J'ai toujours adoré la forêt.
Gamin,
j'ai beaucoup randonné.
J'étais
éclaireur.
Je trouve mon chemin grâce à la courbures des arbres, à la mousse.
D'ailleurs, on m'appelait "le GPS humain".
-Les GPS
existaient déjà ?
-Les premiers.
-Ici même,
le chevalier Enguerrand a pris
son déjeuner avant
le siège du château.
-4h de marche
pour ça ?!
-Ah ! La nature !
Hurlement.
...
-Ma femme aussi
est très nature.
-Encore à moi. -Vous aimez jouer seule.
-Je gagne un coup supplémentaire à chaque arceau franchi.
-C'est chiant !
-Les Fontella sont habitués à la défaite.
-Elle dit quoi ?
-Le mari de votre fille, un vainqueur-né, ça se voit.
-Je vous rappelle les règles : personne n'a le droit
d'accabler mon gendre sauf moi. Michel
a le sens de la famille. Il est fort, ce porto, non ?
Si on passait à un jeu de bonhomme, la vieille ?
-Et pourquoi pas ?
-Adam, vous avez
des passions ?
-Plein ! -Il est
collectionneur.
-Ah. Et que collectionnez-vous ? -Les heures de colle.
Babeth et Eve rient.
Je blague.
-Votre fille est ma passion principale.
Sinon,
j'ai fini le jeu "Game of Troll" en 3 jours.
J'aime l'art,
la poésie,
Louis XVI, les timbres, les échecs. -Ah, vous pratiquez
les échecs ? -Scolaires.
Fous rires.
Je blague toujours.
-Il est champion d'échecs. Je lui ai tout appris.
-Une partie ?
Isa, sors-moi
mon jeu.
Vous prenez les blancs ? -Non, les noirs. Black Mamba.
-Bon. Je commence.
-Pourquoi ? Sonnerie.
-Il a raccroché.
-Oh non, ta pomme d'Adam.
-Laissons-lui le bénéfice du doute.
-Non ! Non !
Et non ! Non ! Non !
-Messieurs.
Un demi-kebab.
-Demi ? Double, triple ! Pas demi !
Jamais ! -Et un quart de double ?
-Babak ! -On vous paie pas,
au bahut ?
-Je leur dois de l'argent. Il est où, votre pote Alain ?
-Adam. -C'est plus notre pote.
-Faut pas dire ça.
C'est important, l'amitié.
J'avais 2 super potes au lycée, Crevette et Moustache.
Crevette avait la même coupe que votre pote Alban.
Le temps a fini par nous séparer. Aujourd'hui encore, ça me...
-Que sont-ils devenus ? -Morts.
Ca vit pas longtemps, les hamsters. Un jour, tu regretteras
de pas avoir dit à ton pote :
"Je t'aime, ma boule de poils."
-Pat a raison. On va aller chez Juliette et dire à Adam
qu'il crève la bouche ouverte !
-Ouais ! Mais non.
-On y va ! C'est où ? -Loin.
Un manoir. -Il nous faut une voiture.
-OK, c'est mort.
-J'en ai une.
Enfin, j'avais.
Je l'ai échangée contre
un poulet.
J'ai un plan.
Contre un kebab.
-JE TE TIENS, TU ME TIENS, PAR LA BARBICHETTE,
LA PREMIERE DE NOUS DEUX QUI RIRA
AURA UNE GROSSE BAFFE !
-Vous avez du poil au menton.
-Vous allez vite craquer.
-Je vais vous décrocher le dentier.
-Joli coup, 3J.
Babeth imite un aboiement.
-Hop là ! Je me sens inspiré.
-Joli. Mais ça suffira pas. Echec et mat,
mon cher Adam.
Applaudissements.
-Belle
partie, 3J !
-Avec les blancs, je gagne. -Michel, à vous,
le fin stratège.
-On remballe. J'en ai
plein le cul !
J'ai dit ça
à voix haute ?
-Isabelle a raison, rentrons.
Quel chemin prend-on ? -Le plus court.
-Tu as raison. Demain, nous avons des fiançailles à célébrer.
En route !
-Toi, là, t'es
dans la merde.
Bourdonnement.
...
-Ah ! -Elle nous embêtera plus.
Bon, ben match nul.
-T'arrêtes pas de faire le bouffon. Heureusement que j'étais là.
Il souffle. Je te soûle ?
-Hein ? Non. -Tu soupires.
Tu m'écoutais pas ? -Si.
-Tu prends pas tout ça au sérieux. Tu prends quoi au sérieux ?
-Je peux répondre ou pas ?! J'essaie d'envoyer un texto à Slim.
Ca capte pas dans cette forêt !
-Le pire, Michel, c'est que tu m'aies
menti !
Si tu lâches cette bran...
-Oh, pardon ! Ca va ? -Non, ça va pas du tout !
-Je t'ai menti, mais ils s'aiment. Il faut savoir couper le cordon.
-C'est le tien que je vais couper !
Vous avez entendu ? -Juhel ? 3J, c'est vous ?
-Les Juhel, ils sont déjà loin.
-Oh regardez, une marmotte !
Salut, la marmotte. C'est trop mignon.
La petite
marmotte.
Et alors ?
Elle m'arrache la jugulaire !
Hurlements.
-Chatouille-le !
Mais pas lui ! L'écureuil !
-Poussez-vous ! -Tu vas faire quoi ?
-Bouge pas fiston ! Aaaaah ! -Non !
-On devrait les attendre, s'ils sont perdus.
-Michel retrouvera son chemin.
Comment a-t-il dit qu'on le surnommait ? Le...
-GPS humain, mon cul ! -Ca va, Babeth !
Je sais ce que je fais ! Stop ! Réunion de famille.
On va devoir passer la nuit ici. -Non !
-Qui a une idée ? -Moi.
Qui vote pour qu'on mange pap's ? -On va se faire bouffer
par des écureuils à cause de toi ! -Ecoutez !
-Une voiture ! Une voiture !
On est sauvés ! -S'il vous plaît !
-Hé ! -Hé ! Attendez !
-Hé ! -A l'aide !
Héé !
-Et merde !
Brouhaha.
...
-(Ca sent un peu le vieux.) -(Ca m'excite.)
-(La mission, c'est les clés. On les trouve et on se casse.)
-(Vergneaux doit les garder avec elle. Je sais où est sa chambre.)
(Quand je dis ça, je sais que ça peut porter à confusion.
(Vous imaginez pas de trucs. On se rend juste des petits services.
(Parfois, elle m'héberge et en échange, je fais le ménage.)
Ils rient.
(Quoi ? Bon, oubliez ce que je viens de dire.)
-Chérie, droit devant.
-On a bien fait
de longer l'autoroute. -Je veux changer de famille.
-On aurait dû le bouffer en forêt. -Eh ben ?
-Aaah !
-Où étiez-vous donc passés ? Michel, votre GPS naturel n'a pas
fonctionné ?
-Si. On a juste visité
la région.
Magnifique ! N'est-ce pas ? Allez, au dodo.
-(Ouaf ouaf !)
-Ca va, Adam ? J'étais inquiète.
Adam...
-Viens, ma chérie.
Vergneaux ronfle.
...
Il parle à voix basse.
...
Hurlement !
-Qu'est-ce que vous foutez ici ?! -(Chut !)
-Elle te va
bien, cette veste. -(On prend seulement les clés !)
-(Et on fait des photos.) -Oui.
-(Bon, mais vite.)
Coucou.
...
-Oh putain !
-Faites un truc.
Rire.
Faites...
Putain !
Sonnerie et vibreur.
Ronflements.
...
Soupir.
-(On cherche les clés.)
*-J'attends le bip. Ils ont dit d'enregistrer l'annonce d'accueil
*après le bip. Je dois dire bip ? *-Passe-moi ça.
*-Hé ! C'est mon téléphone. *-Arrête ! Aïe !
-Ouais Slim. C'est Adam.
Je sais que tu veux que je crève. Je suis désolé. Je suis coincé.
Ils veulent me marier de force. C'est des malades !
Ils vivent au temps du Moyen Age. J'ai besoin de vous, les gars.
Il faut venir m'aider. Je vous envoie l'adresse par texto.
Je t'en prie, mec, viens.
A demain. Je vous aime, les gars.
-(J'ai trouvé.)
-(Où ça ?) -(Là.)
-(Oh putain.)
Il faut
la décapiter.
-On décroche le porte-clés. Je suis champion régional de Mikado.
Ronflements.
...
-Marcel !
Je vous aime !
Je me ferai épiler.
Marcel !
...
-Pose cette culotte. C'est dégueulasse ! C'est à Vergneaux.
-Elle est où, la voiture ? -Dessous. Drancourt.
-Ouh ! Ouh !
-Clés !
C'est parti.
Démarrage raté.
Applaudissements.
J'ai dit que j'avais passé mon permis pas que je l'avais eu.
-Sortez de là
les mains sur la tête ! -Vous allez pas tirer. C'est moi.
Tir.
-Pour avoir ma titine, il faudra vous débarrasser de moi.
-Comme vous voulez, Mme Bernouche. -Sortez
le corps. Venez.
Chants d'oiseaux.
...
-Je la sens bien, cette journée.
-Ecoute, Babeth,
t'en fais pas un peu trop ? Sanglots.
-Mon bébé va nous quitter. -S'il utilise nos cartes de crédit,
c'est qu'il peut prendre son envol. -Oui, je suis trop possessive.
-Je sais, c'est un peu dur. T'as qu'à inviter Malika.
-Oh, oui, bonne idée.
-Voilà. Malika, c'est très bien. -Malika, tu devineras jamais.
Non, je te promets.
-Ben Adam ! Qu'est-ce tu fous ? T'es pas prêt !
-J'ai pas dormi.
Je... -Ce sera blindé de jeunes richards.
Sanglots. Mon bébé !
Mon grand bébé.
-Je vais
voir si 3J a pas besoin de moi. Et puis, dépêchez-vous.
-Oh, mon bébé !
*-2e jour de détention chez les tarés.
On va assister aux fiançailles forcées
de mon débile de frère.
*Mais ça devrait être marrant. *-Coucou.
-Fous-moi la paix, Passe-Partout !
*Passe-Partout est parti pleurer. Maintenant, visitons sa chambre.
-On peut changer de place ? Je suis malade.
-Pas touche viande, dégueulasse ! -On est bientôt arrivés ?
J'ai la vessie comme une pastèque.
-C'est comme si on partait en vacances entre amis.
-Ca veut dire qu'on est amis ? -C'est une façon de parler.
-Si. Toi, t'es mon joli ami.
-Calme-toi.
Musique ?
Allez !
Merde ! -Oh, lapin !
*...
-Aujourd'hui, tu te fiances. Hier, je te changeais tes couches.
-Mam's, t'en fais pas un peu trop ?
-Tiens. J'ai quelque chose pour toi. C'est pour Juliette.
Ton père me l'a offerte quand j'avais 20 ans. Bon, c'est du toc.
C'est une bague d'amour.
On frappe.
Oh, mon Dieu ! Regarde comme elle est belle !
Ooh !
Vous allez construire
votre nid et faire des oeufs. -Tu veux pas aller te rafraîchir ?
Je vais être grand-mère ! -Voilà.
-Je suis désolée pour hier. J'aurais dû t'attendre.
-Il faut qu'on parle. -Oui, je vais me rattraper.
Une fois fiancés, on pourra dormir ensemble.
Conversations multiples.
Musique classique.
-Ouh ouh !
Oh, Babeth !
-J'ai pris 10 ans, ce week-end. Contente que tu sois là.
-Une réunion avec des businessmen, c'est une aubaine pour une célib !
Ils sont où ?
Y a une autre salle ? La salle des quadras dynamiques pleins aux as ?
Des quinquas ?
Non ? -Mais ils sont très intéressants.
Que des gérants de fortune. Drôles ! Enfin, certains.
Pas encore arrivés. -Du champagne ?
-Même une bouteille.
...
-Jean-Edern, quel bonheur de vous revoir !
Merci de vous être déplacé. -Ca a dû prendre
du temps. -Non.
Je suis voisin.
-Tant mieux.
-Je vous présente Gisèle. La grand-mère d'Adam, le fiancé.
-Après 2 coupes de champagne, pour vous, ce sera la grande Gizou !
-Mère, je vous enlève Jean-Edern. Vous venez avec moi ?
-Chère Donatienne,
trinquons au bonheur de nos petits-enfants.
Sans rancune ? -Sans rancune.
A cette belle journée !
-On va bien se marrer.
-Ah ! Mesdames et Messieurs,
voici ma charmante petite-fille, Juliette, et son fiancé.
Applaudissements.
Acclamations.
-Tu es ravissante.
Félicitations.
...
-Vous avez vu le nain habillé
comme un uc ?
-Comme un duc.
-Non, comme un uc. Roméo. -Non, chérie.
-Je l'avais dit que j'étais malade. -J'ai toujours envie de pisser.
On peut pas s'arrêter ? -Non !
-Ca me donne la gerbe, cette odeur.
-Arrêtez de niquer mes banquettes ! -Voiture Vergnou !
On s'en fout ! -C'est ma voiture.
-T'as pas un centime pour acheter kebab. Toi pas avoir voiture.
Il monte le son. -A moi.
*...
Ambiance : réception.
-Vous êtes gérant de fortune ? Quelle carrière.
-Depuis que j'ai pris ma retraite, ça me paraît loin.
-Vous êtes un tout jeune retraité. -Ca fait quand même trente ans.
-Ah, quand même.
Alors, vous êtes gérant de fortune. Quelle carrière !
-Non. Qui vous a dit ça ?
-Mes enfants !
Je vais
vous présenter Jean-Edern.
Jean-Edern,
Adam, le fiancé de ma petite-fille. -Enchanté Jean-Véner.
-Jean-Edern. -Ednerv.
-Mon Dieu, il fait chaud.
J'ai très chaud. Ouf... Je crois que je vais dégrafer mon corsage.
-Je vais vous aider, oui. Je tiens votre petite coupe.
Crissements de pneus. -Ah !
C'est mes invités qui arrivent.
-Ah, le con, le con, le con !
-Carrément ! Château fort. Je vais le défoncer.
-Avec élégance. -Evidemment qu'on est élégants.
-Ouais ! Elégance française.
-L'élégance, c'est la base.
En piste.
...
-OK. Pas de prisonniers.
Pardon.
Dispersion.
-Verrines de kebab et cassolettes de frites !
-La puissance d'une banque, ce sont ses forces vives.
-Encore faut-il avoir un bon vivier.
-Michel...
Votre braguette.
-Pardon.
Une coupe ? -Sans façon.
-Avec Slimane, on va s'installer. J'ai acheté une tenue léopard
pour la 1re nuit dans l'appart. Ca te dérangerait de me donner
ton avis ? -Ah, pas du tout.
-Ouh ! Mariée dans l'année.
-Que fais-tu là ?
-Je te cherche un nouveau beau-père.
-Vous avez pas vu Adam ? -Non. Pardon. Je repars chasser.
-Les gars ! Comme je suis content
que vous soyez là !
-Tu t'attendais pas à nous voir !
-Mais si, Slim. -On est comprimés.
-Opprimés.
-Baffés ! -Bafoués.
-Des slips de bains ! -Là, je sais pas.
-Viens. Relax.
J'ai fait de la merde et je suis désolé. Mais c'est parti en live !
J'aurais dû vous prévenir. C'est quoi qui pue ?
-Ludo. Tu nous as trahis, nous... -Ca suffit.
Je vais me rafraîchir.
-N'emménage pas avec cette traînée.
-Mais Slim, je contrôle rien.
D'abord l'appart, puis la famille, et là, je suis censé me fiancer.
C'est des malades, tu comprends ?
-Problème résolu.
-C'est la bague de ma mère ! -Tu vas te marier avec ta mère ?
-Salut Slim. -Me touche pas !
Adam emménagera avec nous. Dis-lui
que tu vas pas
t'installer avec une voleuse de pote.
-Il dit quoi ?
-On va s'assoir, et on va voir. -C'est tout vu. Adam
est en couple avec moi. C'est pas dans un appart immonde qu'il sera
heureux. -OK.
On n'achète pas Adam avec une femme de ménage.
Tu sais même pas ce qu'il met dans sa pizza préférée.
-Qui te masse après le bahut ? -Qui finit
tes frites ? C'est Bibi. OK ? Dis-lui que tu emménages avec nous.
-Dis-le.
-Vous me gavez ! OK ? Je peux pas choisir entre vous deux.
-Tu choisis qui ? -Tu choisis qui ?
Adam.
-Bien joué.
-Qu'y a-t-il ?
-Il s'est enfui à cause de miss Fiançailles !
-C'est lui !
-T'as toujours voulu nous séparer. -C'est toi qui l'as fait fuir !
-Arrêtez. Il faut le ramener. OK ?
OK.
Il soupire.
-Qu'est-ce que je fous là ?
Hein ?
C'est quoi ce château ? Très bel
espace ! -Exactement.
-Fontella ? Vous étiez où, samedi ?
Je vous ramène
au lycée !
-Adam ! -Allez !
Patrick !
-On te cherche partout.
-T'aurais pas vomi ?
-Si, j'ai bu une coupe de champagne. Ca va ?
-J'ai tout foiré. Avec vous, avec Juliette.
Je dois lui parler.
-Vous voilà.
J'ai pas
vu la mare.
-Slim. -J'ai failli me noyer.
-Je suis désolé, mes mecs. J'ai tout foiré.
-On avait tout pour être heureux et il a fallu que tu trouves une meuf.
Du coup, Stéphanie veut emménager avec moi. Je dois quitter le pays.
-Je vais rester chez ma mère. Pour préparer Hypokhâgne, c'est mieux.
-OK, d'accord. Vous me lâchez tous les 2.
-Non, on te lâche pas, mais...
J'aime Juliette.
Je me vois pas
vivre sans elle. Mais je suis
trop jeune
pour me fiancer. -Il faut lui parler, Adam.
-J'ai entendu.
-Il faut que je t'explique. C'est pas ce que tu crois...
-Oh !
Putain...
-On va dire
à ma grand-mère qu'on repousse les fiançailles.
-Oui !
-Je t'aime.
-Mais je veux bien voir la bague. -Oui. Non. Pas tout de suite.
Slim la garde.
-Oui, au chaud. -Vous voilà !
Merci de prévenir.
J'ai raté un truc, là ? -Non. Ca commence maintenant !
Oui. -On va annoncer
qu'on emménage ensemble ! -T'as
rien pigé.
-J'ai rien raté, quoi.
-S'il vous plaît.
Mes amis !
Euh...
-Lalali...
-Mère... -Oh, ta gueule !
Elle rit.
-Bien.
Je voudrais porter un toast à l'amour, à la jeunesse,
à la vie
qui danse...
-Et à la pie qui chante. Merci 3J.
Pardon, mais moi aussi, j'aimerais faire un discours
à l'assemblée. -3J, ton discours,
on le connaît : "A la famille, aux valeurs, à l'héritage..."
-Je t'en prie.
-Vas-y, Adam. -Merci. Madame, Monsieur.
J'aime votre fille Juliette. Elle est intelligente,
douce... -Symétrique.
-Belle. -Salope.
-Je l'aime. C'est pour cela
que j'ai décidé aujourd'hui de lui demander officiellement :
acceptes-tu
de ne pas te fiancer avec moi ?
Réaction de surprise générale.
-Oui Adam, je le veux.
-Bravo !
Vive les non-fiancés !
Ludo applaudit.
-Je voulais te dire
aussi que je n'emménagerai pas avec toi à la rentrée.
-Quoi ?!
-J'aime jouer à la console en chaussettes sales. C'est trop tôt
pour s'installer
ensemble. -Wouh ! Bim !
-Je m'installerai pas non plus avec vous. Je suis pas prêt à quitter
ma maison.
-Bim ! -Je reste à la maison.
-Mon bébé !
-Et merde !
-Mais Fabiola,
et notre accord ? -Y a plus d'accord. Ce que
Fontella
ne veut pas, Fontella ne fait pas.
-Bien dit !
-Vous étiez contre ces fiançailles.
Coupez le cordon, Jean-Jérôme.
-Bien dit !
-A poil !
Fous rires.
-A Juliette et Adam. -A JULIETTE ET ADAM.
-Aux Juhel et aux Fourminiel.
-Je vais vous raccompagner, Jean-Edern.
Je voudrais pas que vous vous fatiguiez.
-Du coup,
je reprendrais bien mes cadeaux. -Vous n'avez rien offert, Patrick.
-L'intention y était. -Patrick !
-Ca, c'est ma sortie.
-Patrick !
Patrick !
-Du coup,
je vais dire un truc aussi.
Vous êtes tous invités
à notre crémaillère à Slimane et moi. On emménage ensemble.
Ludo applaudit.
-Ca m'étonnerait. Slimane vit avec moi. C'est l'homme de la maison.
-C'est gênant.
-Oui.
-Désolé, bébé. Elle me tient avec ses boulettes.
Tiens mec, une boulette. -Ah ! La fameuse boulette.
-Exact.
Applaudissements.
...
-Bravo !
...
-Bravo !
...
-Salope !
...
-T'es là ?
Je voulais te demander pardon. J'ai été dure avec toi.
Désolée si... -Chut.
Tiens. C'est pour toi.
*Ils eurent plein d'enfants. *-Calmos.
Tu prends feu.
-Et tous en slip !
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