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Original subtitles

�coutez, je ne serai pas long.

Je vous apporte le d�jeuner.

- On parlera devant un sandwich. - Je vous envoie une brochure.

Et une rev�rification

en 10 jours ouvrables.

Et un C.D. -ROM qui pr�sente tout notre plan de production.

Je promets qu'� notre premi�re rencontre,

je n'essaierai pas de vous vendre quoi que ce soit.

Je veux juste vous conna�tre, vous et votre soci�t�.

On l'a fait l'an pass�, mais le seul moyen, c'est de tout moderniser...

Si je savais o� se trouve Westchester, New York,

j'y serais en 20 mn pour montrer notre produit.

C'est un gros investissement.

Et j'ai pass� du temps � personnaliser ce plan pour vous.

Me faites pas venir vous montrer comment faire.

Le bureau de Saint Paul p�dale dans la semoule.

Pareil pour Phoenix et Tulsa.

John commence vraiment � s'en faire.

Salut, Jaime.

...analyses, filtration... Oui, le vide arriv�e-sortie.

Je vous tiendrai au courant.

Je crois que c'est 22 B.L.I., mais... All� ?

Oui, je m'occuperai de tout de la r�alisation � la formation.

Je vous en prie, c'est un plaisir.

J'ai parl� avec mon responsable. C'est ma meilleure offre.

Non, attendez. Je peux faire mieux.

Larry, 3e femme sur la 2e ligne.

Merde !

Guardia est moins bon march�.

Comment ? C'est mon boulot d'avoir ces informations. Vraiment ?

Allez vous faire voir. Pas besoin de votre bo�te.

Allez vous faire voir, enfoir� !

- Bonjour, Ted. - Salut.

Il est � toi dans un instant.

Salut. Ted.

Merci d'�tre venu.

- Comment �a se passe avec Jaime ? - C'est un idiot.

Je voulais que tu sois le premier � voir le D.L.X. 179.

Six ans de d�veloppement. Les gars de la recherche ont enfin fini.

Comme je dis toujours.

Le succ�s est la somme de petits efforts r�p�t�s chaque jour.

Tu te rends compte de l'argent qu'on va faire avec �a ?

Les premiers six mois, je parie qu'on fera...

H�, un instant. Un instant !

D'accord ! La v�rit�, c'est que je veux parler du trimestre � venir.

Je sais. Je suis un casse-pieds,

mais la r�ussite de toute l'�quipe d�pend de tes ventes.

- Tu te rappelles Fisher ? De Cincinnati ? - Oui, une enflure.

Oui, c'�tait aussi un excellent vendeur.

Puis il a tap� de la bouteille,

et toute la division du Midwest a plong� avec lui.

Si on n'atteint pas les pr�visions du trimestre,

ce sera sayonara pour le vieux John.

Pas de "si", de "et", ni de "mais".

Apprends � vendre des chaussures ou � tailler des pipes vite fait.

Je suis vraiment ravi d'�tre � New York.

�a a toujours �t� mon r�ve.

New York, New York. Une sacr�e ville.

Ma m�re adorait cette chanson.

John m'a dit que tu es le meilleur vendeur de la division,

voire de toute la soci�t�.

J'�tais le meilleur vendeur � mon ancien boulot. Oui.

Ouah !

Que dirais-tu, vu qu'on r�gne tous les deux en champions,

d'une comp�tition amicale pour les ventes ce trimestre

pour un d�ner � Le Bernardin ?

Je suppose que �a veut dire oui.

Si je faisais monter les ench�res ?

On inclut ce troph�e ?

J'ai vendu plus que toute ma division pour le m�riter.

Ce troph�e me rend si heureux.

- Personne n'est heureux. - Moi, je le suis.

Non. Tu es malheureux.

- Tu me connais pas. - Crois-moi. Ta vie craint.

Non, ma vie est pas mal.

Qu'a- t-elle de si g�nial ?

J'ai un nouveau boulot. Une nouvelle maison. Je vais me marier.

J'ai enfin commenc� � suivre des cours d'art.

- Oui, �coute, Jimmy. - Jaime.

Comme si c'�tait important.

Tout ce que tu vois, ressens, c'est rien.

Ce boulot, cette voiture, ce costume en polyester � deux balles,

�a n'a aucun sens.

En ce qui me concerne,

tu devrais t'inqui�ter de faire une vente, car sinon,

on va renvoyer ton pauvre cul...

D'o� tu es, d�j� ?

- De Solon, dans l'Ohio. - Vraiment ?

- Oui. Un endroit sympa. - Oui.

Un endroit sympa ? Vraiment ? Alors pourquoi tu es parti,

esp�ce d'enfoir� ?

�a marchait � la perfection ce matin.

J'ai m�me configur� tous les sch�mas num�riquement, pas vrai, Ted ?

Oui. Bien.

Ce que vous verriez, si cet engin fonctionnait...

Attendez. Voil�. C'est bon. Bien...

Bien. Laissez tomber. On va...

Je suis s�r que c'est un produit g�nial,

mais pour �tre vraiment honn�te, Guardia doit passer plus tard,

et leur P.D.G., Ronnie Leguzza,

je jouais au poker avec lui, alors on va s�rement traiter avec eux.

Je vois. C'�tait ma 1�re vente, alors peut-�tre que la prochaine fois...

Rappelez quand la nouvelle technologie D.L.X. Sera disponible.

D.L.X. ? Oui, bien s�r.

Barney ! Une seconde, d'accord ?

- Oui. - Bien. Merci.

- H�, qui est Leguzza ? - Boucle-la.

Qui diable...

Quand on a commenc�, il n'y avait que nous et les Japonais.

- Vraiment ? - Oui.

Puis les Suisses sont arriv�s, les Allemands, et enfin les fichus Fran�ais.

- Je d�teste les Fran�ais. - Oui.

Mais on sort quand m�me 40000 unit�s de cette usine tous les mois.

- Vraiment ? - Oui.

Barney, sinc�rement, je dois vous dire une chose.

J'ai entendu tout ce qu'on dit de cet endroit et tout.

�a correspond bien � ce qu'on en dit.

- C'est fantastique. Vraiment. - Merci, Ted.

Vraiment. C'est g�nial.

- Ouah ! - Oui.

- Une question, Barney. - Oui.

Est-ce que j'ai �crit "cr�tin" sur le front ?

- Pardon ? - �coute, gros lard.

Je voulais pas t'embarrasser devant tes assistants, mais voil�.

Le trimestre prochain, je serai avec ton rempla�ant

alors que tu vendras du savon au porte-�-porte � des femmes

sans un rond.

De quoi vous parlez ?

Tu nous as balanc� des conneries et tu le sais.

C'est un peu calme, mais �a reprend.

�a me fait gerber.

Qu'est-ce que je fiche ici avec toi ?

Autre chose.

Il y a au moins 50 bo�tes qui veulent bosser avec nous

et qui ne nous feront pas perdre notre temps.

Ted ! Je peux vous parler un instant ?

Salut. �a va ?

La semaine a bien commenc� ?

Oui.

Bonsoir, maman. �a va ?

Oui ?

Oui ?

Qu'en penses-tu ?

Je sais. Je savais que �a te plairait.

Bien. Allez. Ce n'est rien.

Car je peux me le permettre, voil� tout. Oui.

Oui. Tu es all�e voir le m�decin ?

Qu'a- t-il dit pour ta hanche ?

Maman, �coute-moi.

Non.

C'est important, voil� tout.

Ne m'oblige pas � t'y emmener de force.

Promis ? Bien.

Non. Je suis s�r qu'elle est gentille.

Non, je dois te laisser. J'ai du travail.

Oui. Non.

Non. Oui.

Passe le bonsoir � Marco.

Bien. Moi aussi, je t'aime.

Comme �a, tu verras la maison. Viens, tu vas adorer.

Tu peux me rendre un service ?

Si c'est possible, peux-tu �viter de dire

le tout petit risque que je cours d'�tre vir�

si je ne conclus pas de vente ce trimestre ?

Je ne veux pas que Belisa s'inqui�te.

J'imagine que c'est annul�, pour Le Bernardin ?

Je vais quand m�me te battre.

Je mettrai juste un peu plus longtemps.

Quelle agr�able surprise.

Oui, tu en es une aussi.

Je suis juste pass�

chercher l'adresse du rendez-vous de cet apr�s-midi.

Pr�s du panda en peluche sur la table de nuit.

D'accord.

D�sol�. Ted, je te pr�sente ma fianc�e, Belisa.

Belisa, je te pr�sente Ted.

- Salut. - Salut.

Elle mourait d'envie de te conna�tre. Je reviens.

Il lui arrive d'�tre t�te en l'air.

Oui, je sais.

Vous pouvez me passer le couteau de chasse ?

Oui.

- Tenez. - Merci.

J'attends encore qu'il tue son 1er �l�phant.

- Je la trouve pas ! - Regarde au bureau !

D�j� fait.

Fichu machin.

D�sol�e.

C'est rien. Ne vous en faites pas.

Vous voulez boire quelque chose ?

Qu'est-ce que vous avez ?

Rien.

- Rien ? - Rien.

Je pensais que vous diriez non, alors j'ai couru le risque,

mais �a n'a pas vraiment march�.

Je suis s�re que Jaime vous l'a dit,

mais il a invit� tout le quartier pour un barbecue samedi.

Il n'a rien dit.

Inutile de demander. Ted n'aime pas les barbecues.

Merci. Je l'ai trouv�e.

Ce serait sympa. Au moins, je conna�trais quelqu'un.

J'y r�fl�chirai.

Non, vraiment. Tu pourrais jouer avec moi au badminton.

Oui. Je vais attendre dans la voiture.

- D'accord. - Tenez.

- �a a �t� un plaisir. - Merci.

- Je vais attendre dehors. - Bien. � tout de suite.

- Enchant�e. - Merci. Je la cherchais partout.

Belisa est g�niale, non ?

G�niale.

La maison a besoin de travaux. Le jardinier pourrait mieux faire.

Oui, g�nial. Tout est g�nial.

- Tu es sinc�re ? - Non.

Tu rigoles, pas vrai ?

Une maison, un emprunt, des voisins et ces conneries.

- Belisa ne t'a pas plu ? - Non, elle est super.

Elle restera un moment,

mais elle finira par te briser le c�ur.

Elle te quittera, tu seras d�sesp�r�,

et elle t'oubliera pendant qu'elle se fait son nouveau mec.

Mais de quoi tu parles ?

Tu sais quoi ? Pourquoi les gens croient que leur vie minable

s'am�liorera juste parce qu'ils se marient ?

Qu'ils divorcent, je pige. C'est facile.

Assez avec ces discours.

- Tout d'abord, mon joli... - M'appelle pas comme �a.

Il n'y a pas de limite aux probl�mes qu'une femme apporte dans une vie.

Dante s'est arr�t� � la surface. �a ne finit jamais. Jamais.

�a continue encore et encore.

Peut-�tre que tu as juste besoin de tomber amoureux.

De quel genre d'amour parles-tu ?

De l'amour vrai ? De l'amour sinc�re ?

De cette connerie de fantasme qu'on nous inculque

pour qu'on s'entretue pas ?

- Ou tu dois t'envoyer en l'air. - Je me tape une nana quand je veux.

- M�me toi, avec un peu d'effort. - C'est pas dr�le. Arr�te.

Excusez-moi ? O� se trouve la route 304 ?

Va te faire foutre.

Quelqu'un sait pourquoi il a la haine ?

- C'�tait sans doute un enfant battu. - Comme je l'esp�re.

Pourquoi ils le supportent ?

Car l'enfoir� est responsable de 70% des ventes de cette division.

Je vais le calmer.

Ted et moi, on a fait une vente ensemble.

Il a dit au client de me mettre sa queue dans la bouche pour que je la boucle.

Alors les nouveaux, quelqu'un a conclu une vente ?

Oui ?

Rien.

Ted dit qu'on est vir� si on ne fait pas une vente du trimestre.

Ils br�lent les maisons et violent les �pouses.

Oh, oui.

Alors, M. Le comique, tu as foir� ton premier tour d'entretiens ?

- De quoi tu parles ? - Pour la place de responsable.

- Le meilleur de chaque bureau de vente. - Bonjour.

- Misty. - Le meilleur ?

Pourquoi ils ne donnent pas la place � Ted ?

Il ne se porterait jamais volontaire. J'arrive juste apr�s.

Tout juste.

Les entretiens se passent ici. Une place � Chicago.

Sale veinard.

Ce n'est pas de la veine, ch�ri.

Merde.

- Ted. - Bonjour, Ted.

Salut, Ted. �a va ?

Tu vas te joindre � l'�quipe, cette ann�e ?

Ainsi, non seulement ces produits correspondent � vos besoins actuels,

mais aussi � toutes les exigences � venir

de vos 20 �tablissements sur l'extr�me c�te Est.

En ce qui concerne l'installation, pour la faire marcher,

on mettra de 5 � 10 jours ouvrables.

Merci. On en a assez entendu.

- Si vous voulez bien, laissez-moi terminer... - Vous avez termin�.

- Vous m'aviez promis cinq minutes. - Temps �coul�.

Laissez-moi vous expliquer comment notre soci�t� peut vous aider...

Je fais �a depuis 27 ans.

Il n'y a rien que vous puissiez me dire que je ne sache d�j�.

Monsieur, j'ai vraiment besoin de cette vente.

Je veux fonder une famille. Je vais me marier.

J'ai une famille, moi aussi.

- Reynolds en a deux. - Trois.

Bonne journ�e, messieurs. On n'est pas int�ress�s.

"Je fonde une famille" ?

"Je fonde une famille."

J'�tais troubl�.

- Tic. Tic. Tic. - Qu'est-ce que tu fais ?

C'est le temps qui s'�coule, et tu n'as pas conclu une vente.

Comment as-tu trouv� cette bo�te ?

- Tu sais que tu aurais pu m'aider ? - Je suis pas ta nourrice.

Pourquoi tu n'utilises pas ta soi-disant exp�rience ?

�a voudrait dire quoi ?

Que tu ne vaux pas la moiti� de ce que tu pr�tends.

Tu sais quoi, Ted ? Je vais te battre ce trimestre.

C'est �a.

- D'accord ? - Oui.

Rien que pour te faire fermer ta sale gueule.

- Je peux vous aider ? - Non, merci. Je ne fais que regarder.

- Salut. - Salut.

Que faites-vous ici ?

J'ai rendez-vous avec Jaime au coin pour le d�jeuner,

mais son compte-rendu a pris du retard.

C'est ici que vous venez d�jeuner ?

Non, je mange dans un caf� au bout de la rue,

mais j'avais du temps devant moi, alors j'ai pens� venir ici.

C'est un bel endroit.

Oui, tr�s joli. Ils ont une collection merveilleuse.

Jaime m'a dit que vous �tes le meilleur vendeur de la soci�t�.

�a ne me surprend pas vraiment. J'ai connu d'autres vendeurs.

- Pas s�r que ce soit un compliment. - �a l'est.

Alors, c'est quoi votre secret ?

Jaime pourrait peut-�tre en prendre de la graine.

Tant qu'il est jeune, il faut ignorer sa conscience.

Je vois.

Vous �tes du genre sombre, introspectif et maussade.

Maintenant je comprends.

Quoi ?

Rien.

Tenez.

Vous devriez lire un peu de Berlin. Lui aussi est sombre et maussade.

Oui. Rimbaud, c'est plus mon truc.

- Vous vous y entendez en po�tes fran�ais. - J'ai pas toujours �t� vendeur.

Allez, dites-moi. Je suis une grande fille. En quoi Jaime s'y prend mal au boulot ?

Dans sa derni�re bo�te, c'�tait la plus grande star.

Pour commencer, il est trop heureux.

Il veut faire copain-copain avec tous ses clients.

Je lui avais dit que son num�ro d'amour pour la vie marcherait pas ici.

Il fait des dessins sur mes documents.

Oui. Il adore son cours d'art.

Alors,

c'est quoi votre histoire ?

Vous aviez envie de venir � New York ?

Vous ne semblez pas du genre � aimer faire la femme au foyer.

Non, pas vraiment. J'ignore m�me si j'en suis capable.

Chez nous, j'avais une galerie d'art.

D'o� les cours d'art de Jaime.

On esp�rait prendre un nouveau d�part en venant � New York.

On a �t� fianc�s trois fois.

Je suis d�sol�.

Je crois vraiment que �a va marcher, cette fois.

Ou jusqu'� ce qu'un autre type me le fasse oublier pendant que je me le fais.

Vous savez quoi ?

Jaime me dit tout.

Oui, eh bien, peut-�tre qu'il ne devrait pas.

Vous savez...

- Quand j'ai dit... - Ne vous en faites pas.

Je dois y aller. Au revoir.

Poign�e de main ferme. Regard dans les yeux. Sourire, sourire, sourire. Trois fois.

Dix secrets pour la vente. �a m'a toujours r�ussi.

Quand j'ai commenc� la vente il y a trois ans, j'ai lu tous ces bouquins.

Tu fais vendeur que depuis trois ans ?

Tous les idiots qui vendent des tampons au tabac croient que �a marche.

- H�. - Rien de tout �a ne marche.

Si.

Vraiment ? O� sont pass�es tes ventes ?

Bien, M. Le meilleur vendeur, quel est ton conseil ?

Je t'emmerde. Voil� mon conseil.

Ted, �coute. Oh ! Je suis d�sol�.

Je suis un peu tendu. Je l'admets. D'accord ?

J'ai Whitman sur le dos. Les factures s'empilent.

Belisa s'est mise � me donner des conseils.

Quel genre de conseils ?

Pour commencer, elle pense que je suis trop amical avec les clients

et que c'est pour �a que je ne conclus pas une vente.

Elle a peut-�tre raison.

Oui, peut-�tre. Peut-�tre que j'ai exag�r�.

Quoi qu'il en soit, je lui ai achet� un petit cadeau,

en signe de paix.

- Mon Dieu ! - Quoi ?

Elle en fait la collection. C'est joli.

- Si tu veux la rassurer... - Quoi ?

...d�barrasse-toi de ton machin "Made in Taiwan" et fais du fric.

- Pourquoi ? - �coute, c'est s�rieux.

Tous tes concurrents seront � Haverton aujourd'hui, compris ?

Guardia y compris. Pig� ?

Oui. Ted, �a va �tre �norme. Gigantesque.

�norme. Vraiment �norme. Gigantesque.

On va faire un paquet de fric.

Ce boulot est minable !

Comment a-t-il pu dire non apr�s �a ?

J'ai man�uvr� � la perfection depuis les trois fichus points

jusqu'au fichu...

Et merde ! Putain de merde !

J'�tais � deux doigts !

Bon sang !

Il faut que je me calme.

Oui.

Tu veux des vitamines ?

�coute, Jaime, tu te donnes du mal,

mais tu dois arr�ter de faire le putain de vendeur.

Les gens croient qu'on va les arnaquer.

- Quoi ? Je veux arnaquer personne. - Je le sais.

Mais de la fa�on dont tu te pr�sentes, �a en a tout l'air.

C'est s�rement Belisa.

Salut, ch�rie. �a va ?

�a s'est tr�s bien pass�.

Bien s�r que j'ai conclu la vente. J'ai h�te de te raconter.

T'en fais pas.

D'accord. Bien, ch�rie.

� tout � l'heure.

Je t'aime.

Quoi ?

- Je ne voulais pas la d�cevoir. - Oui.

Elle pr�pare un grand d�ner. C'est pas une grande cuisini�re.

Et merde. Allons prendre un verre.

Qu'est-ce que je fiche ici ?

Ch�ri. Le d�ner sera pr�t dans une seconde.

Mon Dieu !

- Je crois que c'est � vous. - Salut.

Que s'est-il pass� ?

Il a bu un peu trop de tout. Debout.

- Encore une mauvaise journ�e ? - Il a failli conclure la vente.

Merde. Je vais pas supporter ses plaintes un soir de plus.

Je crois qu'il ne fera pas grand-chose, ce soir.

Pouvez-vous m'aider � l'emmener en haut ?

Oui. C'est parti.

Jetez-le sur le lit.

J'ignore combien de soirs encore je vais tenir � jouer l'�pouse compr�hensive.

On n'est m�me pas mari�s.

Je vais y aller.

Vous pouvez m'aider ?

Combien de temps encore Bineview va supporter �a ?

Pas tr�s longtemps encore.

- Soulevez-le. - D'accord.

Mon Dieu !

Pourquoi il ne conclut aucune vente ? Qu'est-ce qu'il fait mal ?

Vendre un produit, c'est facile.

Ce qu'un vendeur veut faire,

c'est insuffler la confiance � son client.

�a semble plut�t simple.

Disons que j'ai un produit, de tr�s haute qualit�,

et m�me si ce n'est pas le cas, je dois convaincre mon client que �a l'est.

Tout produit

qui satisfait vos besoins et est rentable tout de suite,

devient la chose qui compte.

Pourquoi il n'y arrive pas ?

Peut-�tre que ce n'est pas si simple.

C'est sans doute pour �a que vous �tes si bon.

Oui.

Oui. Peut-�tre que je suis juste tr�s bon. J'en sais rien.

Savez-vous o� je peux trouver � manger dans le coin ?

La caf�t�ria est au deuxi�me.

- C'est qui ce type ? - Le meilleur de Baton Rouge.

Il n'a pas pass� le deuxi�me tour.

Bon sang. On dirait qu'il a pris une racl�e.

Oui. Il para�t qu'il a perdu aux jeux,

s'est fait avoir par un bookmaker.

- Je l'emmerde. - Je m'en tape.

On n'est plus que huit pour la place � Chicago.

O� avais-tu la t�te hier soir ?

Esp�ce d'idiot. Bon sang !

Bien. Il faut que je r�fl�chisse.

Ne le refais plus jamais.

Nos produits ne sont pas si bons,

et �a chute dans toutes les divisions chez Bineview.

Leguzza s'est mis la moiti� de la ville dans la poche il y a 10 ans

avec le lancement du W.V.X.

Je dois partir cinq jours pour un putain de s�minaire sur la vente.

Oui, j'y suis all�. Aucun int�r�t.

On dirait que l'un de nous se fera pas virer � la fin du trimestre.

Pardon, quoi ?

Plexar vient de m'acheter quatre compresseurs B.L.R.

F�licitations, Alvarez.

Tu n'es plus en bas de l'�chelon.

- Merci. - Ted. J'ai conclu ma premi�re vente !

Salut, Riker !

Si tu acceptais ta d�faite et vendais ton petit pour des pi�ces de rechange ?

D�coupe-le et vends-le.

Tu sembles oublier comme tu �tais minable � tes d�buts.

Pas une vente en six mois. De quoi tu parles ?

Tu as failli faire dans ton froc devant le pr�sident de Gyro Tech.

J'ai cru que t'allais pleurer comme une gonzesse.

Alors ferme ta gueule, et toi aussi, sale con.

Tu te taperais une bo�te aux lettres si elle avait des seins.

- F�licitations, Alvarez. - Merci.

Je t'emmerde, toi aussi.

H�.

Merci de m'avoir soutenu l�-bas.

- Je t'avais dit que c'�tait des cons. - Oui.

Pas vrai ?

Ce que je ne comprends pas,

c'est pourquoi ce chicano a conclu une vente avant moi.

C'est quoi, mon probl�me ?

�a n'a jamais �t� aussi dur.

- Je dois faire de l'argent. - �coute-moi.

On court pas apr�s l'argent, on construit des clients.

Ma vie est nulle. Vraiment.

Mais tu sais quoi ? Pas qu'avec les ventes.

Si c'�tait mon seul probl�me, je serais un homme heureux.

Bien. Qu'y a-t-il ?

Tu avais raison.

C'�tait une question de temps.

Juste une question de temps avant qu'elle...

Qu'elle quoi ? Qui ? Quoi ?

Qui ? Belisa. Qui d'autre ? Elle...

Elle...

Il y a une r�union...

Vous pouvez nous donner une minute ?

Oui, vas-y.

Elle veut repousser le mariage.

Quoi ?

Elle a dit qu'elle avait besoin de temps pour r�fl�chir.

Elle a dit qu'elle �tait paum�e.

Tout � coup, c'est elle qui est paum�e.

Merde.

Elle est paum�e, et alors ?

- C'est rien. C'est juste... - T'es dans son camp ?

Non, c'est juste pour dire. Elle a dit qu'elle �tait paum�e...

Je sais pas quoi faire.

Qu'en penses-tu, Ted ?

De quoi ?

- De Belisa ? - Oui.

J'en sais rien.

Bien. Qu'est-ce qu'elle aime ?

Des trucs qui font qu'elle se sent sp�ciale ? C'est ce que les femmes veulent.

Eh bien...

Tu sais, j'ai pas vraiment envie d'en parler.

- Bien. Laisse tomber. - Elle aime les bougies parfum�es.

Elle aime le zinfandel. Tu y crois ?

Bien. C'est un d�but.

- Elle aime Billie Holiday. - Voil�.

Les lys.

Elle pense que je suis le pire des rat�s au monde,

car je ne conclus pas une vente.

Bien, �coute.

John Schaudry � Magamate,

il a besoin d'un syst�me de valve � convertisseur hydro.

Tu dois juste remplir les documents. C'est un type bien.

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu peux pr�senter �a quand tu iras au groupe de formation.

Allez, Ted. �coute, je peux pas.

- Allez, prends �a. - Je veux pas la charit�.

C'est pas �a. Il n'y a rien � penser.

C'est facile. C'est rien.

- Je peux pas. - Tiens. Son num�ro de portable est l�.

Prends la fichue carte.

C'est rien. Tiens.

Merci.

Tu sais, tu as s�rement raison. J'ai juste besoin d'un coup de main.

- Oui, pour te mettre sur la bonne voie. - Oui.

- �a reviendra. Je me referai. - Oui.

Tu sais, tu es un bon ami.

Je vais � la conf�rence.

- Merci beaucoup. - Oui.

- Salut. - Salut.

- Tu m'avais dit que tu mangeais ici. - Oui.

Assieds-toi.

- Je passais juste pour m'excuser... - Non.

...pour l'autre soir.

Je sais pas ce qui m'a pris.

C'�tait fou.

C'�tait comme un r�ve, tu sais ?

Mon Dieu, �a ressemblait � un pr�texte.

Bien, �coute, jamais...

Non, je t'en prie.

New York n'est pas telle que je l'esp�rais.

J'avais bu trop de champagne.

C'�tait n'importe quoi. Mais je l'ai d�j� dit.

�a ressemble � un truc que j'aurais fait � la fac, sans y penser.

Je m'en suis voulu � mort toute la journ�e. Je...

Oui, eh bien, on est deux.

Merci. C'est tout ce que je voulais dire. Salut.

H�, tu veux manger un bout ?

Ils font de tr�s bonnes lasagnes ici.

H�,

faisons quelque chose d'amusant.

D'accord. Viens avec moi.

Oui !

NE PAS D�RANGER

... que le client ne sache pas que vous faites de la vente.

Mais en m�me temps, trouvez un moyen efficace de r�pondre

� leurs besoins commerciaux

� travers la connaissance du produit et la disponibilit� du service.

Ne tombez pas dans le pi�ge d'expliquer votre philosophie de la vie,

vos exp�riences dans les tranch�es ou vos pr�visions pour l'avenir.

Les hommes d'affaires veulent entendre des solutions r�elles, actuelles,

� leurs probl�mes constamment changeants, leurs soucis et leurs d�fis.

Crois-moi, les gens viennent ici sachant qu'ils ne gagneront rien,

qu'ils perdront de l'argent.

C'est pour �a que j'ai gagn� autant ?

C'est dur de croire que tu n'as jamais pari�, vu comme tu jouais.

Peut-�tre que tu es mon porte-bonheur.

"Les hommes creux croient � la chance. Les hommes forts � la cause et � l'effet."

- Emerson. - Tr�s bien.

Je t'ai dit que je n'ai pas toujours �t� vendeur, non ?

- Tu faisais quoi ? - Devine.

- Tu �tais m�decin. - Non.

- Tu �tais pr�tre. - Non. Essaie encore.

- Ing�nieur biochimique. - Non.

Tu �tais professeur.

- Qu'est-ce qui te l'a fait dire ? - C'�tait bien vu.

J'enseignais la litt�rature anglaise � Northwestern.

Je devais faire un voyage et une conf�rence en Italie il y a quelques ann�es.

- C'�tait bien vu. - C'�tait bien vu.

�a te manque ?

Oui, de temps en temps.

Comment as-tu atterri � Bineview ?

Mon Dieu !

Parfois on se retrouve dans un endroit

o� on ne se serait jamais imagin�.

Et le temps passe.

Quand est-ce que je te reverrai ?

Il ne sort le soir que pour son cours d'art.

� moins, bien s�r,

que tu ne prennes quelques jours de cong�.

- Merci. - Merci.

J'en sais rien.

J'ai beaucoup de clients.

Tu sais, j'ai des rendez-vous et...

Alors on dirait que tu vas devoir attendre.

On dirait.

En attendant, tu peux t'habituer au manque de moi pendant que je vais aux toilettes.

Salut. John.

Salut. Bonjour, Ted.

M. Bashant.

- Bonjour. - M. Roberts.

Non. Je m'appelle Brad.

M. Roberts m'a demand� de vous rencontrer.

Je vois.

- On va � l'�tage ? - En fait, c'est un peu le remue-m�nage.

- Si �a ne fait rien, on peut parler ici. - Tr�s bien.

Comme vous le savez, je suis de Bineview

et je suis venu parler de la fa�on

dont les technologies � long terme de notre soci�t�

peuvent augmenter votre productivit�.

Apr�s tout ce temps, on aurait pens� que vous auriez conclu au moins une vente.

Oui.

Je sais que la transition est dure,

mais avec votre exp�rience, vous devriez assurer.

Je sais. C'est juste...

Vous pouvez demander � tout le monde. Je suis adorable avec mes employ�s.

Je comprends que les vendeurs peuvent avoir des passages � vide.

Dieu sait que je suis pass� par l�.

Mais je dois montrer que mes troupes suivent,

sinon ils vont me r�gler mon compte.

Je veux juste que vous sachiez

que ce n'est pas la cons�quence d'un manque d'effort de ma part.

Je fais vraiment ce que je peux.

- Oui. Quoi ? - Je suis...

Donne ! Va-t'en !

Merci.

- Je peux vous parler une seconde ? - Oui.

Bien. Je subis une pression �norme.

Je n'ai pas d'amis dans cette ville,

je vais me marier, ma fianc�e est un peu frustr�e,

et les produits sont confondants.

- Il y a le B.Z., le B.T. A... - B.L.R.

- �a et... - Il faut vous concentrer.

Il faut conna�tre le nom du produit.

B.L.R., puis il y a le R.B.L., et le fichu H. B...

Je comprends le...

En plus, tout est super cher dans cette ville !

Bien, du calme. Calmez-vous, d'accord ?

- Ne me virez pas. - Personne ne vire personne !

- Bien. Ne me virez pas. - Du calme.

- Je ne vous vire pas. Du calme. - Je vous en prie.

Bien.

H�, j'ai quelque chose qui va vous faire vraiment chaud au c�ur, d'accord ?

Quoi ?

Je ne suis m�me pas cens� en parler.

Mais ce petit bijou va bien nous faciliter la t�che.

- C'est ce que je pense ? - Oui.

Et je veux que vous soyez l� quand on lancera ce produit.

- D'accord. Bien. - D'accord ?

- Alors n'oubliez pas. - Oui ?

Face � une t�che difficile, il faut faire comme si on ne pouvait pas �chouer.

- D'accord ? - Oui.

Quand vous allez p�cher Moby Dick, emportez la sauce tartare.

- Compris ? - Oui.

- C'est vu ? Bien. - Vu.

Ils peuvent venir... �a s'appelle comment ? Des petits sacs

et des petits tapis de yoga.

Tu sais quoi ? C'est ici qu'Eugene O'Neill venait �crire.

- C'est vrai ? - Oui.

Il aurait fini Long voyage du jour � la nuit ici.

Mince.

Merde.

- C'est le bureau. Je dois r�pondre. - Non.

- Si. - Non.

D'accord, tu as raison.

Un vendeur n'en est pas un quand il ne vend pas.

Tu l'as eu ?

Je suis s�rieux. �a veut dire quelque chose.

- Pourquoi tu as dit beurk ? - Car je voulais pas regarder �a.

- C'est plus sympa que le boulot. - Mon Dieu !

Vu mes ventes, je vais devoir �viter le bureau � tout prix.

Je suis s�re que c'est un peu ma faute.

Je suis assez grand pour prendre mes d�cisions.

- Je sais. Oui. - Oui.

Le Portrait de Dorian Gray.

C'�tait un de mes livres pr�f�r�s � la fac.

Vraiment ?

Je l'enseignais tous les semestres.

- C'est vrai ? - Oui.

Mon Dieu, je ne l'ai pas lu depuis des ann�es.

Tu crois qu'on paie pour nos p�ch�s tout de suite, ou plus tard, comme Dorian ?

Je crois que le vrai probl�me, c'est de voir ou pas les d�g�ts

que nos p�ch�s font � notre �me avant qu'il soit trop tard,

si tu veux savoir la v�rit�.

Je ne suis pas s�re d'�tre d'accord avec cette interpr�tation.

Vraiment ? Alors tu te serais plant�e � mon cours.

Tu m'aurais donn� un coup de r�gle ?

Si c'�tait ce qu'il te fallait.

Tu n'as jamais eu envie de reprendre ?

C'est pas si facile.

Pourquoi ?

Parce que, tu sais...

Pour enseigner, pour vraiment inspirer,

il faut livrer son �me � un �tudiant.

Il faut arroser chacun d'eux comme si c'�tait la derni�re plante du jardin.

Tous les profs devraient �tre comme �a.

Et si on n'a plus d'eau ?

Je comprends que c'est dur.

CHAQUE SECONDE COMPTE

C'est pour �a qu'il faut oublier la perspective commerciale

et penser � la celle de faire des affaires.

On a atteint la situation de crise.

On n'atteint pas les buts

qu'on s'�tait fix�s et avait accept�s pour le semestre.

De quoi il cause ?

Et le temps passe.

Tic, tic, tic, tic.

Tic, tic, tic, tic. Tic.

Tic, tic, tic, tic. Tic.

Nom d'un chien !

Je sais ce que tu penses. Tu veux pas le faire.

Non ? Il se comporte comme un putain de tar�.

Non ? Il se comporte comme un putain de tar�.

Je d�teste voir des gens se d�battre,

mais parfois il n'y a pas de r�ussite comme l'�chec.

Et vu comme les choses se passent,

je vais tr�s bient�t devoir renvoyer quelqu'un.

C'est toi qui as embauch� Jaime. N'est-ce pas ?

Oui.

Cette bo�te a d�bours� gros pour le faire venir.

Frais de d�m�nagement, lui trouver une maison,

lui accorder un bonus,

toutes les conneries qui accompagnent une mutation.

Personnellement, je me fiche que tu le vires ou pas,

mais quatre types en six mois,

�a fait beaucoup de frais.

Je devrais lui donner une autre chance ?

Tu peux l'envoyer � un s�minaire un week-end. La derni�re fois, �a l'a aid�.

John, que se passe-t-il ?

Vous nous rendez la vie trop facile � la comptabilit�.

On s'ennuie tellement que je me suis mise � fumer.

Oui, le semestre n'est pas encore fini.

Sale garce.

Tu t'en bats. C'est juste une comptable exalt�e.

De tr�s gros clients viennent � la conf�rence de demain.

- Envoie Jaime comme assurance. - Vraiment ?

Tu as besoin des ventes, et ces nases seront coinc�s.

C'est ce que tu veux.

Bien, je lui accorde une semaine.

- Deux semaines. - Deux semaines.

C'est l'endroit parfait pour te relancer.

J'ai rencontr� mes plus gros clients ici. Chuck.

Je n'ai jamais rencontr� mes clients, nulle part, � aucun moment.

Tu traverses un mauvais moment. �a passe.

Tu ne veux pas perdre ton boulot et retourner dans l'Ohio.

Ce serait peut-�tre mieux pour nous.

Voulez-vous voir notre nouveau mod�le de chaudi�re ?

Oui, si vous me dites si c'est un syst�me avec garniture en polycarbonate

ou le type tubulaire au dioxyde de magn�sium.

Je ne sais pas vraiment.

- L�che-la. - C'est une tra�n�e.

Dans une �conomie o� les soci�t�s v�reuses point-com vont et viennent,

nous repr�sentons une des nombreuses industries qui fabriquons quelque chose.

On peut voir ce que nous faisons.

Nous sommes le fondement des �tats-Unis.

"Travaillez avec Guardia." Ces types sont partout.

C'est vrai. C'est Leguzza.

Mon Dieu !

Ce gros tas est la l�gende dont tout le monde parle ?

Ne te fie pas aux apparences.

Cet enfoir� impitoyable a la mainmise sur l'industrie depuis des d�cennies.

Il se faisait les secr�taires de ses concurrents pour avoir des infos.

- Tu le connais ? - Oui.

Il a essay� de m'acheter il y a quelques ann�es,

car je lui piquais des clients.

J'ai h�te de voir sa t�te l'an prochain

quand on ne parlera que du D.L.X.

La technologie, comme d'autres industries, fa�onnera notre avenir. � Guardia, nous...

Tu sais quoi ? Tu as tout � fait raison.

Je veux pas retourner dans l'Ohio en rat�.

- Je dois me ressaisir. - Bien.

Alors commence � changer tout de suite,

car le type qui arrive est un de mes plus gros clients.

Imprint Industries. C'est un type bien.

- Salut ! - Ted.

- �a va ? Content de te voir. - Bien. J'esp�rais te voir ici.

Oui. Voici mon nouveau partenaire, Jaime Bashant.

- Salut, enchant�. - Mon plaisir.

Viens.

Il y a trois ans, ils voulaient en faire des halls de motel.

- C'est exact. - Oui.

C'�tait en...

Il y a longtemps.

Laisse tomber.

Oui, on en a fait du chemin.

- Oui, et comment. - Oui, c'est certain.

� propos,

je parie que le vieux syst�me que vous avez � White Plains

est sur le point de l�cher.

Possible, mais je ne suis pas s�r qu'on ait besoin de tout remplacer.

Toby, tu devrais y r�fl�chir.

On n'avale pas les conneries que vous balancez, enfoir�.

Ted ?

Il plaisante.

On a 20 bo�tes qui font la file pour traiter avec nous.

Il fait ce truc...

Si vous vous cassiez et alliez vendre des savons

� des vieilles aux cheveux gris qui se pissent dessus.

- Je pars. - Oui. Votre ventre me fait gerber.

Il reviendra.

Quoi ?

Esp�ce d'idiot.

Esp�ce de sale provincial

au costume minable et � la coupe de cheveux ridicule !

Ted.

Tu sais combien ce type est important pour nous ?

J'essaie juste d'�tre comme toi.

Quoi ?

Et merde.

Tu es vraiment un putain de rat�.

Comment je me suis retrouv� avec ce type ?

Ces conf�rences sont une fichue perte de temps.

Mais c'est super pour le spectacle, non ?

Vous me dites quelque chose.

- Vous travaillez pour moi ? - Non, je suis � Bineview.

- Bineview. - Oui.

Notre illustre voisin.

Notre commande.

Que fais-tu ici ? Jaime.

- Salut, Ted. - Salut.

D�sol� de te d�ranger alors que tu ne vas pas bien.

Non, c'est bon. Ne t'en fais pas.

Bien.

- Tu veux entrer ? - Boire un verre ?

J'ai personne ici.

J'ai rien... J'ai pas d'alcool.

- C'est pas grave. - Oui.

- Tu fais quoi ? - J'ai quelque chose pour toi.

�a.

- Pourquoi ? - Car tu as gagn� le pari.

Et je ne crois pas que je ferai une seule vente.

Je ne te rattraperai pas,

et j'ai m�me foir� le coup facile que tu m'as pass� la semaine derni�re.

Prends ce fichu truc.

Jaime, prends �a. J'en veux pas.

Allez, c'est ridicule. Prends-le. Jaime, j'en veux pas.

� plus, d'accord ?

- Jaime, allez. - J'esp�re que tu te sens mieux. Salut.

Tu m'as jamais dit pourquoi tu as arr�t� d'enseigner.

- C'�tait Jaime. - Quoi ?

- Il est pass� me donner �a. - Mon Dieu !

- Il savait que j'�tais l� ? - Aucune id�e.

Il souffre, et on est l� � baiser toute la journ�e.

Merde.

J'y crois pas.

Tu veux venir vivre avec moi ?

Commence � vivre ta vie.

Il s'agit pas de juste faire un sac.

Je sais, mais plus tu le fais t�t, plus c'est facile.

Crois-moi, je le sais.

Je suis pas un de tes clients. C'est pas de la vente.

�coute, je lui dirai bient�t, c'est promis.

Oui, c'est bon. Je vais faciliter les choses pour tous les deux. Va-t'en.

- Je suis d�sol�e. - Oui, moi aussi. Va-t'en.

Allez. Assieds-toi et parle-moi.

- Ted. - Va-t'en.

Ma future �pouse, la garce, veut que je prenne des cong�s.

Rappelle-toi un truc, petit. Le mariage n'est pas un accomplissement.

C'est un choix. Et c'est le mauvais.

J'emmerde cet endroit.

Ted, tu vas au Frogers, non ?

Casse-toi.

Ted, c'est important.

On va conclure cette affaire ! Je suis s�rieux !

J'en ai ras-le-bol de ces conneries.

Je voulais m�me pas venir � New York.

C'est elle qui m'a convaincu d'accepter.

Pourquoi j'ai accept� ? O� j'avais la t�te ?

Je dois lui tenir t�te ou elle va m'avoir.

Puis elle repousse le mariage. Pourquoi �a, putain ?

Les gars. Attendez.

- Tu veux quoi ? - Oui, quoi ?

Rien, vraiment. Je voulais juste dire au revoir.

- Ils m'ont vir�. - Ah bon ?

Oui, ils font le m�nage.

Dans tous les bureaux d'ici � Tacoma.

Si tu essayais Guardia ?

Ils n'ont pas encore atteint leur quota.

Oui, Poncho.

Je t'emmerde. Au moins, j'ai conclu une vente.

Ta femme se fait qui pour que tu gardes ton boulot ?

Pourquoi t'as fait �a ?

D�sol�.

Et merde, je me casse.

Qu'est-ce que tu regardes ? Barre-toi.

Tu me cherches, toi aussi ?

LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY

Ton poisson semblait si seul. Je...

Je suis d�sol�e.

Je vais lui demander de partir ce soir.

C'est ce que tu veux ?

Ils ont enfin vir� cet enfoir� de Jaime.

- L'enfoir�. - Quoi ?

Tu es arriv� � la derni�re s�rie d'entretiens.

- Je peux pas toujours m'occuper de toi. - F�licitations.

C'est notre pire semestre, et il est promu ?

Le capitalisme � son sommet.

Tu vas � Chicago alors que je suis coinc� avec cet enfoir�,

qui a rat� ses trois derniers rendez-vous.

Je sais. Tu as fait ton possible.

Il nous a co�t� Imprint Industries, bon sang !

Oui. Je comprends.

Et ne t'en fais pas pour ce semestre,

car j'ai Glyrade, Parker Plastics

et Lange qui vont suivre dans les 10 jours.

D'accord. Bien.

Regardez qui se remet au boulot. Dieu merci.

Vu comme ses ventes ont baiss�, il est oblig� d'�tre gentil.

Ah oui ? Alors pourquoi tu es encore aussi con ?

Je l'emmerde.

Je t'avais pr�venu.

- Elle a raison. - Je vous emmerde.

Pr�te pour le d�jeuner ?

J'ai r�serv� au Mimosa pour dans 20 minutes.

Pas vraiment.

Pourquoi ? Que se passe-t-il ?

Que fait-il ici ?

Il est venu t�t ce matin, en larmes.

Je devais faire quoi, le mettre � la porte ?

Tu savais qu'il avait �t� vir� hier ?

Oui. J'ai fait tout mon possible.

Il en est arriv� � la conclusion que la vie n'a aucun sens.

Il ne prend plus ses antid�presseurs. C'est exactement ce que je craignais.

Bien. Que veux-tu que je fasse ?

Tu peux m'en d�barrasser un moment, s'il te pla�t ?

D'accord. Et le d�jeuner ?

J'ai besoin de ton aide, je t'en prie.

D'accord. Bien.

Bien. J'y vais.

- Il prend des antid�presseurs ? - Oui, il dit que c'est des vitamines.

Pas �tonnant qu'il soit si heureux tout le temps.

- Salut ! - Salut ! Riker !

- Qu'est-ce que tu fous ici ? - Je...

- Tu permets ? - D�sol�.

J'ai su pour le boulot et je voulais voir comment tu allais.

Eh bien, tu sais.

- �coute, allez. Allons faire un tour. - Pourquoi ?

- Non, allez... - J'ai � manger, je peux dessiner.

- Prends ton cahier � dessin. - Vraiment ?

- Je meurs de faim. Je t'invite. - Super id�e. �a me plait.

Allons-y.

Non, je vais rester ici.

Allez.

Tu dois sortir, te remonter le moral. Allez.

- Pourquoi tu es si heureux ? - J'en sais rien.

- Je suis juste de bonne humeur. - Personne est heureux, Ted.

Personne est heureux. C'est ce qu'on m'a dit un jour.

C'est moi qui conduis, d'accord ? Fichons le camp.

- D'accord. - � plus tard, ch�rie. Sois sage. Allez.

Bien.

Ouah !

- Pousse-toi ! - Regarde la route.

Tu crois pas...

Tu crois pas que t'en fais un peu trop ?

� quel point je devrais �tre triste ? Ma fianc�e me trompe.

Qui, Belisa ?

J'ai trouv� une bo�te d'allumettes dans le manteau de sa veste

d'un restaurant � Atlantic City.

Elle est trop b�te pour trouver la ville toute seule.

- Tu as fouill� dans ses affaires ? - Oui.

C'est pas toi qui m'as dit de faire confiance � personne ?

- Si, mais... - Surtout aux femmes ?

C'est ce que tu as dit ?

Oui, mais quand je l'ai dit...

Et je crois savoir de qui il s'agit.

Ma lune de miel �tait pr�vue pour la semaine prochaine.

Je devrais �tre en train de faire mes valises pour la Jama�que !

H� ! Oh !

Regarde... Tu lui colles au cul !

Regarde la fichue route ! Garde les mains sur le volant !

- Pourquoi, Ted ? - Pourquoi quoi ?

- Pourquoi ? - Pourquoi quoi ?

Pourquoi Belisa ne m'aime plus ?

Je lui ai tout donn� ! Je lui ai donn� mon c�ur, mon �me !

Je lui ai donn� une Toyota Celica cabriolet avec si�ges en cuir et lecteur C.D. !

C'est moi qui l'ai amen�e � New York !

Et elle se fiche que je vive ou que je cr�ve !

Oh, regarde la route ! Regarde la fichue route !

Arr�te-toi ! Je veux conduire !

Je veux conduire cette fichue voiture !

Que fait-on � Bineview ?

Disons que j'ai des choses � finir.

�tude des FORMES

POURQUOI JE VENDS RIEN ! POURQUOI CETTE PUTAIN DE VIE

CR�VE ! CR�VE

CR�VE SALOPE

Ted, attends.

C'est quoi ton probl�me ?

- Que se passe-t-il ? - Rien du tout.

Disons que j'ai laiss� un cadeau d'adieu � John.

Je vais te dire un truc.

Je veux pas �tre impliqu�...

Sache que j'ai pris une d�cision concernant ma soi-disant fianc�e.

- Quoi ? - Je vais la tuer.

Je veux pas entendre ces conneries.

Du calme.

Je vais pas la tuer.

Je vais pas le faire. Je vais juste d�figurer la salope.

Cause pas comme �a ! Je suis s�rieux. Dis pas de conneries pareilles.

Tu devrais voir ta t�te. Allons manger.

Tirons-nous de ce trou. Allez.

- All� ? - Salut. C'est moi.

Salut.

- �a va ? - Bien.

- Il est parti ? - Oui, cet apr�s-midi.

- �a va ? - Oui.

- Je m'inqui�te pour toi. - Pour moi ?

C'est moi qui m'inqui�te pour toi.

En partant, il n'a pris que le couteau de chasse.

�a va. Je peux me d�brouiller.

Je le sais.

C'est juste qu'il a un c�t� noir.

Tu devrais voir les dessins qu'il fait.

Je voudrais pas qu'il t'arrive quoi que ce soit.

Car je crois que je...

Je crois que je...

Tu sais. Laisse tomber.

Je dois te laisser.

Je devrais y aller. On se parle plus tard.

D'accord.

Bonne nuit.

Vingt-cinq ans dans le milieu, jamais rien vu de si horrible.

- De 30 � huit. - Je savais que je devais vendre.

J'engagerai plus jamais un parent comme courtier.

Je vais buter cet enfoir� pour No�l.

- Je vais dire quoi � mes ex-femmes ? - Je les emmerde. Je suis bais�.

Il para�t qu'on va perdre 60% par part ce trimestre.

Et ces idiots ont d�cid� de fermer Chicago.

Le poste de responsable est annul�.

- Les sales enfoir�s. - � plus, Rog.

C'est qui, ton petit ami shoot� ?

Quoi ? C'est Richards du bureau du Sud-ouest.

- Tu d�connes. - Non. Il voulait Chicago, lui aussi.

Si tu crois qu'on en bave, lui il a perdu sa maison, sa femme et son gosse.

Quand va-t-on pouvoir commencer � vendre ce satan� truc ?

- Vous avez vu Ted ? - Non.

Parker Plastics non plus. Il devait conclure avec eux aujourd'hui.

- Notre plus gros client. - John, comment �a se passe ?

Pas vraiment bien.

Qu'est-ce qui se passe ici, putain ?

J'�tais en rendez-vous quand tu as appel�.

�a va ?

Non, pas vraiment.

Qu'y a-t-il ?

Je repars dans l'Ohio.

Il s'est point� � 5 h ce matin et...

Il a besoin de sa famille. Je peux pas g�rer toute seule.

Je peux pas l'abandonner comme �a.

Je suis d�sol�e.

Quand �a ?

Demain.

Belisa.

C'�tait � cause d'une femme.

Quoi ?

Tu m'as demand� pourquoi j'ai arr�t� d'enseigner et ne suis pas all� en Italie.

C'�tait � cause d'une femme.

Je me suis r�veill� un jour, et elle �tait partie.

On vivait avec un salaire de prof,

et l'argent ne m'avait jamais vraiment int�ress�.

C'est ce qu'elle disait, elle aussi.

Elle mentait.

Alors j'avais toute cette col�re, cette souffrance en moi.

Et je m'en suis servi comme excuse pour �tre froid et dur.

Un enfoir�.

Laisse-moi te montrer ce que j'ai cach� toutes ces ann�es.

Tout au fond.

Je suis vraiment...

Je suis d�sol�e, Ted.

Je suis vraiment d�sol�e.

Ted, o� �tais-tu pass� ?

J'avais des trucs � faire. J'�tais dans le coin.

Tu te rends compte que le trimestre se termine vendredi ?

Oui, je sais.

On a perdu Parker Plastics.

J'ai envoy� Breckenridge qui a tout foir�.

Et pour Lange ?

Quoi ? Je m'y rends maintenant.

Bien. Car chaque dollar compte.

- Eh bien. - Oui, je sais.

Mais c'est Willy Loman.

�coute, Willy,

si je te payais une assiette de soupe ?

Tu sais quoi ?

Je t'en fais baver depuis un sacr� bout de temps.

Peut-�tre que j'en avais pas le droit. J'en sais rien.

J'en sais rien.

D�sol�.

� plus, John.

La chute de la souverainet�.

S'il ne conclut pas les deux prochains contrats, ils fermeront ce bureau.

Jaime est retourn� dans l'Ohio.

Je suis rest�e.

Que se passe-t-il ?

Salut, John.

- Que se passe-t-il ? - Va te faire voir.

- Que s'est-il pass� ? - Comment �a ?

Je t'avais dit combien ce trimestre �tait important, salaud.

J'ai �t� le premier � me faire virer.

Soyez le REQUIN Pas l'app�t

- J'y crois pas. - Et pourtant, mon joli.

Bineview aux mains de Guardia

Ces idiots d'en haut n'ont pas fait grand-chose.

Breckenridge est notre meilleur vendeur, nom d'un chien !

- Comment Leguzza a fait �a ? - Retards de paiement.

M�me pas une affaire de part de march�.

Le prix �tait si bas qu'ils se sont point�s avec l'argent.

Toutes les ventes de la division d'ici � Seattle.

Le D.L.X. 179 va leur faire gagner un paquet de fric.

M�me pas besoin de force de ventes.

Putain de Breckenridge ! Mais qu'est-ce que je fichais ?

�a, c'est pour avoir support� tes conneries pendant trois ans, esp�ce d'enfoir�.

Il m'a suffit de balancer une jeune blonde

devant ce tar� de Crosby de Trenton.

Il a mordu � l'hame�on.

Son proc�s commence la semaine prochaine.

Ce n'�tait qu'une question de temps avant que Richards se remette � la coke.

La sobri�t� est si facile � gu�rir.

Pas mal.

J'ai eu le num�ro d'un type de Tacoma

qui a perdu sa maison, sa voiture, l'argent pour son fils aux jeux.

Aux derni�res nouvelles, il vit dans un carton en centre-ville.

La petite dame du bureau de Nashville croit encore �tre enceinte de moi.

Le faux m�decin l'a convaincue au point qu'elle a commenc� � avoir des naus�es.

D�s que les ventes sont pass�es sous les 60 millions, le capital a plong�.

Le capital de Bineview a perdu presque 30% par rapport � l'an dernier.

Excellent.

J'ai ador� les trois mois pass�s.

Je crois que je ne me suis jamais autant amus�.

Alors, Artie, d'o� vous est venue l'id�e d'un plan aussi g�nial ?

Bizarrement, c'est quand j'�tais en vacances au Zimbabwe avec ma femme.

Elle me cassait les pieds pour voir ces fichus �l�phants dans la nature

depuis notre mariage.

Un jour, on suivait un troupeau avec les gardes forestiers du parc.

Si vous vous y connaissez un peu en �l�phants,

vous savez qu'ils mangent jusqu'� une tonne de v�g�tation par jour.

Si les autorit�s les laissaient manger autant que �a,

il ne resterait pas un arbuste dans le parc.

C'est dommage.

Belisa !

Alors aussi tordu que �a semble,

les gardes forestiers doivent tuer des centaines d'�l�phants chaque ann�e

pour que les autres ne meurent pas de faim.

Ce qu'ils font, c'est qu'ils mutilent les leaders du troupeau,

et une fois les leaders �limin�s, les autres...

Belisa.

... les autres deviennent impuissants, paum�s,

ne voyant pas le carnage qui se passe autour d'eux.

C'est un spectacle incroyable.

On appelle �a la s�lection.

Belisa !

Je savais que la technologie D.L.X. De Bineview

allait r�volutionner pour toujours notre industrie.

Je savais aussi

que je n'allais pas payer le prix qu'ils demandaient pour la soci�t�.

Alors je me suis dit

que si on pouvait s�lectionner les �l�phants,

pourquoi pas les vendeurs ?

Savez-vous o� je peux trouver � manger dans le coin ?

La caf�t�ria est au deuxi�me.

- C'est qui, ce type ? - Le meilleur de Baton Rouge.

Les enfoir�s.

C'est qui, ton petit ami shoot� ?

Richards du bureau du Sud-ouest.

Vous avez cibl� les bons leaders.

Ces dix-l� �taient responsables de 42% des ventes de Bineview.

Il voulait faire dans le spectacle,

alors je l'ai aid� � laisser tomber ses clients et � r�p�ter tous les soirs.

L'idiot croit qu'il va faire la 1�re partie de Cher le mois prochain � Reno.

C'�tait pas mal.

Mais on sait tous quel coup �tait le meilleur.

On devient proches avec eux.

On d�couvre qui ils sont vraiment.

Puis on les fait s'ouvrir.

Oui, c'�tait de toute beaut�.

J'ignore comment tu as fait �a.

Les gens sont faibles et vuln�rables.

Ce sont eux qui rendent les choses faciles.

Oui, mais Riker.

Ted ?

Son truc, c'est qu'il est assez na�f pour se ficher de l'argent,

ce qui a rendu les choses plus difficiles pour tous les deux.

Vous auriez d� la voir avec les livres.

Chaque fois qu'il la baisait,

il m'offrait un de ses clients.

Et chaque fois, je foirais tout.

Un vendeur avec une conscience, �a c'est de la faiblesse.

H�, un peu de respect.

Un des types les plus malins que j'aie jamais rencontr�s.

Vif, charismatique, le c�ur d'un po�te. Je me le ferais bien.

Une fois qu'elle l'a eu pris dans ses tentacules, c'�tait fini.

Elle l'a fait. Elle l'aimait.

On le jette, puis elle l'a eu facile.

Il savait plus o� se tourner.

Mon pote.

Je viens de me rappeler.

Il t'a �crit un po�me. Il est arriv� par la poste.

Il est pas mal.

Voil� ce qu'il dit.

"Tu as de l'or en toi

"Si tu regardes bien, tu verras

"Qu'il y a de l'or en moi aussi"

WILDE Le Portrait de Dorian Gray

Rien ne vaut votre �quipe pour trouver le talon d'Achille de quelqu'un.

Je leur ai bien enseign�. Si on cherche bien, on trouve.

Certains ont besoin de drogue.

D'autre d'amour.

D'autres ont une affinit� pour

les jeunes Cor�ens bien b�tis.

- Quoi ? - Du calme.

Vous �nervez pas. Personne saura.

Sauf si, bien s�r, notre argent n'est pas arriv� � 9 h.

Ted.

Ted.

� la diff�rence de Dorian, nous payons pour nos p�ch�s sur le coup.

Ravi de vous revoir.

Aidez-moi, je vous en prie.

Je vous en prie, mon Dieu. Aidez-moi.

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