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R�SERV� AUX ADULTES
Ici Jim Mitchell. Je suis absent, laissez un message.
Bonjour, 'Monsieur Parfait', c'est ton petit fr�re.
Va te faire foutre !
T'es qu'un menteur et qu'un drogu� de merde ! Tu ne changeras jamais.
James Mitchell ! - M. Evans, excusez-moi...
Je suis parti du lyc�e. - J'ai tent� de l'arr�ter...
Je sais qu'Artie a mal agi et il est d�sol�.
Mais notre p�re est oppos� � toute forme de violence.
Et vu qu'il n'est pas en ville en ce moment,
j'ai pris la responsabilit� d'intervenir.
Je vous donne ma parole qu'il n'enfreindra plus la loi.
'Je vous donne ma parole qu'il n'enfreindra plus la loi.'
Quel fayot. - Artie...
La prochaine fois que tu triches, choisis un premier de la classe.
Tu ne le diras pas � papa, hein ? - Ce ne sera pas n�cessaire.
Papa... - Artie !
Artie, ouvre cette porte. - Ch�ri, ce n'est qu'un gosse.
Ouvre cette porte !
Papa, je peux t'expliquer...
Je t'en prie, J.R.
Laisse-nous. Artie et moi, on doit discuter.
Comme tu voudras.
Ne m'en veux pas, fiston.
Ici Jim Mitchell. Je suis absent, laissez un message.
T'es o�, connard ?
D�croche ce putain de t�l�phone !
Enfoir�, j'ai appel� maman � ton sujet.
Menteur. Sale menteur ! Je sais que t'es en train de fumer.
Ce ne sont pas ces cigarettes qui te tueront, c'est moi.
Habillez-vous et retrouvez-moi dehors.
Et Artie, ce n'est pas comme �a qu'on joue.
Ecoutez, les gar�ons...
Dans la vie, on ne peut compter que sur les siens.
Les Mitchell, on fait clan. Les autres, on les emmerde.
Si un enfoir� me fait chier, moi ou l'un d'entre nous,
on r�gle �a nous-m�mes.
Le type qui vit dans cette maison,
il nous doit du fric.
Je trimballe sa reconnaissance de dette depuis 3 mois.
Quand vous avez un truc � r�gler,
vous le faites la nuit, pendant un orage.
Pour que personne ne vous entende. H� ! C'est pas un jouet.
Tu veux qu'on le tue ?
C'est juste pour l'impressionner. Il deviendra vite raisonnable.
Ne pointe pas ton arme sur lui, sauf si tu comptes le tuer.
Compris ? - Oui.
Bien.
Quoi ? - Regarde.
Qu'est-ce qu'il lui fait ?
Allons-y.
Vous voulez faire quoi plus tard ?
Gagner un million de dollars, �tre c�l�bre.
Me taper un million de filles. - N'imitez pas votre paternel.
Faites des �tudes, que je sois fier de vous.
Lionel ! - Qu'est-ce qui se passe ?
C'est trop.
Super, Jim !
T'es un g�nie. C'est de l'art.
M. Mitchell...
Le cin�ma est une forme artistique,
pas un m�dia pour �taler de pr�tentieuses orgies.
Le but du cin�ma n'est pas de cr�er un choc objectif.
La nudit� gratuite
ne suscite aucune compr�hension �motionnelle
et aucun �clairage du personnage.
C'est tout simplement un artifice racoleur
qui vise � gagner l'adh�sion du plus grand nombre.
Ce que vous avez fait, M. Mitchell,
est de la pornographie,
pas de l'art. Ce n'est pas ce que vous visez, hein ?
Je ne m'attendais pas � ce que vous pigiez.
Cool, hein ?
La section montage sera l�. L�-bas, le plateau,
les costumes, le d�partement artistique.
On peut tourner les films qu'on veut, comme Cassavetes.
Des films politiques, personnels.
On peut dire ce qu'on veut, comme on veut.
Pas besoin d'�cole pour �a.
On fera notre truc.
�a a l'air super, mais on va braquer une banque pour payer tout �a ?
Ne loupe pas l'orgasme.
Et coupez.
Tu l'as ?
Je ne sais pas. - La mise au point laissait � d�sirer.
Comment �a ? Sans cette sc�ne, tout tombe � l'eau.
Je sais, mais je crois qu'il y a un probl�me avec la cam�ra.
John, c'est une toute nouvelle Arriflex.
Arr�te... tu la d�couvres pour la premi�re fois.
On fait quoi quand rien ne va plus ?
On suit les instructions. - Tenez, les gars.
Tu te sens encore d'attaque ?
Bien s�r. - Et toi ?
Je ne sais pas... c'est pas aussi simple pour moi.
Elle, elle subit. Moi, je me tape tout le boulot.
T'es un �talon ou quoi ?
Ouais, t'es le plus grand �talon que je connaisse.
Ouais !
Les gars... �a tourne.
Mets-y un peu de conviction. C'est bien.
Tu dois... Passe-toi la langue sur les l�vres.
Voil�. Ouvre les yeux, passe-toi la langue sur les l�vres.
C'est bien.
Salut, Bob.
Tu t'es fait de nouveaux copains.
�a fait plaisir de te voir !
Vous, alors... je suis encore tout excit�.
Regarde si �a va.
Sympa, ta lettre. Tu as mal �crit 'cin�aste'.
Mais au moins, tu es l�. - Je ne fais que passer.
J'ai un boulot qui m'attend � Las Vegas.
Chez qui ? - Un copain de l'arm�e.
Son p�re dirige une usine.
Tire.
Bien. Maintenant, garde-la.
Para�t que t'es devenu un pacifiste.
J'ai dit que si je devais descendre des gens, j'allais disjoncter.
Ils ont march� ? - Apparemment.
Ils m'ont coll� 2 ans en Allemagne, o� je me suis tap� du schnitzel
et de l'Helga.
Pourquoi un mec clean comme toi fait des films de cul ?
La fin justifie les moyens.
Tu gagnes ta vie ? - Je me d�brouille.
Maman et papa sont au courant ?
Oui.
Non !
Il y a trente cin�s pornos qui montrent des films X.
Ils sont tellement demandeurs qu'ils paient 100$ pour 10 min de film.
Si je te disais qu'il y a moyen de faire fortune
en bossant avec des femmes nues ?
Tu ne devrais m�me pas me payer.
On devrait monter un truc ensemble. - Ensemble ?
Oui, une entreprise familiale, comme les Warner Brothers.
Les fr�res Mitchell ? - Parfaitement.
J'ai ce boulot � Vegas...
Laisse tomber Vegas. Hollywood a compris le truc.
Tu tournes le film, il est � toi et tu le distribues.
Tu te fais du pognon � tous les �chelons.
Hollywood fait pas dans les chattes. - Ils devraient.
Je te parle de faire quelque chose de novateur.
Un cin�ma radical qui aborde le th�me du sexe.
On fera nos propres films et on les passera dans notre cin�ma.
Notre cin�ma ?
Qu'en penses-tu ?
C'est un tas de ruines.
Oui, mais ce sera le n�tre.
Retournez-vous et...
...souriez !
Coupez !
Artie, qu'est-ce que tu fous ?
J'allais te demander la m�me chose.
On tourne un film. - Il s'appelle comment ?
'C'est Arriv� � Muskogee'.
C'est un hommage. - �a ne me fait pas bander.
Vous voulez savoir ce qui me fait bander ?
Des pom-pom girls en jupette agitant des pompons.
Enfilez-les, mesdemoiselles. Faites plaisir � Oncle Artie.
C'est qui l'idiot d�guis� en gorille ? - George.
Salut, Artie.
�a devrait marcher. Poursuis, frangin.
�a donne bien.
Je pense mettre le titre en rouge, en travers.
Sur son cul !
OK. - Le titre...
'La D�bandade de l'Homme-Singe'.
J'ai mieux...
'Ouille ! J'ai un Gorille dans le Cul' !
Et pour la promo, si on mettait...
'Son p�re n'�tait pas cultivateur, mais elle avait les doigts verts.'
C'est bon, c'est dr�le.
Et dans la pub, une bulle qui dit : 'Amenez votre copine'.
�a, c'est du boulot.
'La Sainte Nitouche du Quartier Louche'.
Tu as l'art des formules. - Merci, papa.
Je suis fi�re de vous. - C'est quoi, ce truc sous-marin ?
C'est un message aux gens.
�a nous d�marque de la masse, on a notre propre style.
Il faut que vous voyiez l'int�rieur.
Il y a combien de places ? - Cinq cents.
Combien co�te la place ? - Cinq dollars.
C'est bien le genre de films que vous voulez faire ?
C'est ce que les gens veulent. - Si tu le dis.
Ils en redemandent.
Il y a un truc qui se trame l�-bas.
Quoi, papa ? - Extorsion.
Tu vois cet enfoir� de flic, l�-bas ?
Surveille ces repr�sentants de la loi.
Le film d�bute avec des hippies en train de danser.
Avec tam-tam, sitars et danseuses du ventre
au milieu de cette orgie.
C'est d�bile. - T'as des id�es g�niales, toi ?
Je viens de trouver. �a se passe dans une prison pour filles.
La directrice est une vraie tordue.
Les filles sont oblig�es d'�tre � poil.
�a se situera durant l'Empire romain
et �a s'appellera 'La Cage aux Lionnes'.
J'adore.
Je reviens tout de suite.
J�sus, une table pour douze.
Tu viens d'o�, Meredith ? - De Cape Cod.
J'adore Cape Cod. Les Kennedy, la p�che, la soupe aux palourdes.
Alors, tu y es d�j� all�.
Non.
Vous avez fait connaissance dans le parc en dansant ?
Un truc dans le genre. - Cool.
Tu sais ce que Jim et Artie font dans la vie ?
Non.
On est cin�astes. - Vraiment ?
Je conna�trais un de vos films ? - Si tu sors dans la zone !
Vous faites des films �trangers ?
On fait des films importants, avec un message social,
mais qui procurent du plaisir aux gens.
De quoi parlent-ils ? - De sexe.
Essentiellement de sexe. - Je vois.
On fait �a en famille.
Toute la famille ? - Oui.
Maman, papa, m�m�... toute la clique.
�a ne me g�ne pas. - Vraiment ?
Non, j'aimerais en voir un.
�a peut s'arranger.
Ne le prends pas mal, mais tu as une voix si douce.
Merci.
Mon Dieu ! Oui...
Plus fort...
S'il te pla�t...
Je vais...
Je jouis ! Seigneur !
C'�tait bien ?
C'�tait formidable. Excellent.
Parfait.
Tu veux m'�pouser ?
Je ne plaisante pas.
J'ai toujours eu envie d'une soeur.
Artie s'en rapprochait, mais toi, c'est du vrai de vrai.
Va te faire foutre, Bob.
C'est qui ce Bob ?
Le 2e nom de notre vieux.
Et ? - T'as pas besoin d'en savoir plus.
Tu as une mauvaise influence, frangin.
Ch�rie, tu conna�tras la vie la plus heureuse qui soit.
Ce sera g�ant !
Rentrez vos joujoux. Vous �tes tous en �tat d'arrestation.
R�SERV� AUX ADULTES
Solly, l�chez-nous un peu. - Pas cette fois. Trop de pression.
Qui ? - L'h�tel de ville.
La Chambre de Commerce. La L�gion de la d�cence !
La ville grouille de putes, de p�d�s, de porno.
On les arr�te 2 fois, 3 fois, 27 fois.
32. - D'accord.
Faudra quoi ? Une balle dans la t�te ? - Bien plus que �a.
Scandaleux.
Chaque fois que vous sortez un film, ils vous coffrent ?
Et vous payez une amende ? - Oui, on peut se le permettre.
Vous n'iriez pas � Reno, Vegas ? C'est plus cool l�-bas.
Non. On aime San Francisco. Pas vous ?
Ils brident notre libert� d'expression.
Privil�ge du premier amendement.
Eux doivent prouver l'article 311.2 du code p�nal de Californie :
La production, diffusion ou distribution de propos obsc�nes.
C'est l� le probl�me.
Ils ne peuvent pas prouver avec exactitude ce qui est obsc�ne.
Je pige.
Vous �tes l'avocat de Tim Leary ? - Du Dr Leary, oui.
Et de Huey Newton ?
Maintenant, vous �tes celui des fr�res Mitchell.
Vous auriez pas du hasch ?
C'est mon fr�re.
Un caf�, s'il vous pla�t.
Salut, papa. - Jim...
O� est Artie ? - Aucune id�e. Il a dit qu'il viendrait.
Je t'ai appel�, car il y a un type � Reno qui me doit une faveur.
Il a un tr�s bon avocat.
Il a un tas de relations.
J'ai d�j� un avocat.
Ce type est vraiment le meilleur et �a ne te co�tera rien.
Tout est arrang�, papa.
Tu ne veux rien ? - Non.
Tu te souviens qu'�tant petit,
tu rentrais toujours avec un oeil au beurre noir ?
Oui, j'avais 5 ans. - Qu'est-ce que j'ai fait ?
Tu m'as achet� un punching-ball. - Et des gants.
Et j'ai pass� 2 heures chaque soir � t'apprendre � te battre.
Et quand tu as revu ces gosses, que s'est-il pass� ?
Je leur ai foutu une d�rouill�e. - Et comment.
N'oublie jamais �a. Si quelqu'un te frappe, ne te laisse pas faire.
Envoie-le au tapis et frappe encore. Je me suis bien fait comprendre ?
- Cinq sur cinq, papa.
Pour commencer, une blanche am�ricaine
pratique du sexe oral avec un am�ricain blanc pendant 2 min.
Puis, la fille quitte la pi�ce...
...et une fille noire entre.
Et elle copule avec...
...une colonne de lit.
Merci, d�tective Weener. - Weiner !
Plus d'autre question, Votre Honneur. - Le t�moin est dispens�.
L'accusation voudrait vous faire croire
que les fr�res Mitchell sont responsables
de la d�ch�ance morale de notre soci�t�.
Et pourtant, c'est curieux,
sur la centaine d'appels que la police de San Francisco re�oit chaque mois,
leur propre t�moin, le d�tective Weiner,
n'a souvenir que de deux plaintes concernant la diffusion de films X.
Deux.
La population de San Francisco
veut que l'argent public soit d�pens� � enfermer
les agresseurs, les violeurs, les assassins.
Des criminels endurcis qui posent une vraie menace pour la soci�t�.
Pas qu'il soit gaspill� pour deux cin�astes inoffensifs.
Mais il y a une question plus importante.
Artie et Jim Mitchell n'ont-ils pas, en tant qu'Am�ricains,
le droit inali�nable � la libert� d'expression ?
Je peux concevoir que vous n'aimiez pas ce qu'ils ont � dire.
Ou plut�t, ce qu'ils ont � montrer.
Mais nous n'avons pas le droit de les priver de ce privil�ge.
Et l'Etat de Californie non plus.
Vous pr�f�rez sans doute 'Le Fid�le Vagabond'
� 'lnfirmi�res en Chaleur'.
Mais en tant qu'Am�ricain, c'est votre droit.
Songez-y.
Membres du jury, �tes-vous parvenus � un verdict ?
Non, Votre Honneur...
Il n'y a rien sur quoi on puisse se mettre d'accord.
A contrecoeur, je dois excuser ce jury
et conclure cette affaire par un non-lieu.
L'affaire est lev�e.
Je vous l'avais dit.
Jimmy, je suis fier de toi.
Jim, le procureur dit qu'il vous arr�tera encore
si vous continuez � montrer vos films.
Nos films traduisent nos efforts quotidiens pour �viter la prison.
Montrez-vous des filles qui ont des rapports avec des animaux ?
Faux. Il n'y a aucune torture, bestialit� ou violence.
Nos films sont d'honn�tes films de cul 100% am�ricains.
Quel �ge avez-vous, Jim ? - 25 ans.
Qui en veut encore ?
Je suis cal�e. - Allons, Adrienne...
Mais c'�tait d�licieux. Je vais reprendre du caf�.
�a te pla�t, tous ces articles sensationnels ?
'Jim Mitchell le hors-la-loi.'
'Jim Mitchell : Retour aux jours �piques des c�tes de Barbarie.'
Va comprendre.
'Jim Mitchell, le roi du porno de San Francisco.'
Ton nom est mentionn� trois fois, ici. - Conneries, conneries...
Ici, pas m�me une seule fois.
Ils n'en ont que pour Jim !
Un simple oubli, Artie. - Je ne t'ai pas demand� ton avis.
Viens, Liberty.
Quand on a commenc� tout �a, tu parlais de cin�ma et d'art.
Pas d'avoir ton nom dans les journaux.
Le seul 'Art' qu'il y ait dans mes films, c'est mon fr�re !
'Mes films, mon bizness, mon putain de petit fr�re.'
Oui, je t'ai amen� dans mon bizness et j'ai tout partag� avec toi.
Tu veux quoi, Artie ?
J'ai une super id�e de sc�nario et j'aimerais en faire un film.
Vraiment ? - Oui.
Et je veux le diriger.
Bonjour, je viens pour l'audition.
Inscris-toi. Tu te tapes les boules ou pas ?
C'est un film sur le bowling ?
Les boules... baiser.
L'annonce parle d'un film important.
Ma jolie, c'en est un. Alors, un r�le de cul ou de figurante ?
D�sol�e, je me suis tromp�e.
A ta guise. - Attends... stop !
C'est toi qu'il me faut, tu es fantastique !
On n'a jamais vu de fille comme toi dans un porno.
Tu es la plus belle femme que j'aie jamais vue.
J'ai besoin de toi pour ce film, je ferai de toi une star.
Moi ? - Oui.
�a s'appelle 'Derri�re La Porte Verte'.
C'est l'histoire d'une femme appel�e Gloria. Toi, donc.
On la kidnappe et on la conduit dans un club sexuel secret.
L�, un groupe de filles la d�shabillent.
Je sais que �a ressemble � un viol, mais personne ne se fait violer.
Une des filles lui dit que �a pourrait �tre la meilleure exp�rience de sa vie.
Alors, elle se d�tend.
Elle r�alise qu'elle avait toujours fantasm� que �a lui arrive.
En plus, elle ne parle pas pendant tout le film.
C'est vraiment un grand r�le.
Gloria est partag�e entre la peur et la fascination.
Et ce conflit doit transpara�tre dans son regard et son corps.
C'est vous qui dirigez ? - Oui.
Avec ce film, on veut se d�marquer du lot.
Ce n'est pas un simple film de cul.
C'est un vrai film, qui parle de vrai sexe.
Marilyn, tu es tout � fait ce qu'on recherche.
La fille d'� c�t�.
Je trouve votre id�e formidable.
Et je me sens capable de jouer le r�le.
Et malgr� les sc�nes de sexe,
je crois que c'est un film dont je pourrais �tre fi�re.
Et j'ai d�j� dans� topless. - Alors, tu acceptes ?
Pour 10.000$ et 10% sur les recettes.
Un tas d'autres filles feront �a pour moins cher.
�a marche.
Mais je veux que tu changes ton nom.
Qu'il soit plus percutant, plus sexy.
Plus sexy, oui...
Et apr�s, qu'est-ce qui arrive � Gloria ?
Oui... Gloria rencontre un Noir.
Un �talon. Un tas de filles r�vent de baiser avec un noir.
Tout se passera bien, c'est un acteur professionnel.
Bref, il surgit de derri�re la porte.
Tu as la p�che ?
Pr�ts ?
On tourne.
Action !
Suce-la plus fort, ch�rie.
Suce-la plus fort, poup�e.
Suce-la plus fort, poup�e.
C'est bien, George.
On la tournera apr�s le d�jeuner.
On visionne les rushs dans 5 min.
Tout le monde est l� ?
Bien. La lumi�re.
Envoie.
Fixe le projecteur. - Le projecteur est au point.
Non. Il est compl�tement noir. Lionel ?
Artie, j'ai fait exactement ce que tu m'as dit de faire.
F�licitations, frangin. Le 1er film porno pour aveugles !
Il y a un probl�me avec les rushs. - C'est toi, le probl�me.
Tu ne sais pas diriger. - Je t'emmerde !
T'aurais pas fait mieux. - �a fait 5 ans que je fais mieux.
Tu voulais de l'atmosph�re.
�a ne veut pas dire une heure de pellicule noire !
Tout est de ta faute ! - Tu ne sais pas ce que tu fais !
Tu m'as pi�g�. C'est pour �a que tu voulais que je dirige.
Tu voulais que je me plante.
Je n'ai jamais voulu que tu diriges.
Tous � votre poste. - O� est Artie ?
C'est moi qui prends le relais. Marilyn... Marilyn.
Vous allez amener Marilyn par la porte, l'allonger,
lui sucer les nichons et lui l�cher la chatte. OK ? O� est Johnny ?
Te voil�... Bien...
Il faut qu'une fille le chauffe.
Pas question qu'il entre sur sc�ne s'il ne bande pas. Tu veux bien ?
Je ne veux pas voir �a. Marilyn... Comment tu te sens ?
Bien. - S�re ? Tu veux fumer un joint ?
�a va, je suis cool.
Tu es superbe.
Allons-y.
Les gars, je ne dis pas que c'est de votre faute. OK ?
Mais ne bousillez pas celle-ci. - Sois tranquille, Jim.
C'est bon ? - On est pr�t.
�a tourne.
Sc�ne 15, premi�re prise.
Action !
On va finir en taule, cette fois.
Tu as vu des flics ? Non, alors relax.
C'est le cirque, en bas. Le film n'est m�me pas encore l�.
Te fais pas de bile.
Papa !
Je vous souhaite bonne chance. - Merci, papa.
Vous avez trouv� vos places ? - Oui.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
�a va �tre un d�sastre. Le film n'est m�me pas encore arriv�.
Dis-lui de se d�tendre.
Ton fr�re a raison, tout se passera bien.
J'ai un bon pressentiment.
Jim, �coute, la vie, c'est une partie de d�s.
Tu lances et tu vois si �a paie.
Artie, tu as... du sucre sur la bouche. Frotte-toi un peu.
Vous voulez voir un film ?
Jim... qu'est-ce qui se passe ?
C'est la mauvaise bobine ! - Quoi ?
Vous passez la mauvaise bobine, putain !
Tout le monde s'en fiche. Ils n'ont jamais vu �a.
Pourquoi tu ne nous avais rien dit ?
�a va vous nuire ?
Marilyn, tu es formidable.
A 99% pure et formidable.
Oui. Le num�ro du N.Y. Times, du Daily News et de Playboy.
Tu voulais de la pub, Bob ? Tu vas �tre servi.
Tu es tr�s vilaine, Marilyn.
Va chercher du champagne.
Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Je suis � San Francisco.
Il faut que je leur dise.
Le film pourrait engranger entre 30 et 40 millions de dollars.
Quoi ?
40 millions de dollars ! C'est tout l'effet que �a te fait ?
Il est peu probable qu'on voie la couleur de cet argent.
Boston... - New York...
Chicago. - Detroit.
Miami... On n'a pas envoy� de copies dans ces villes.
Pr�cis�ment... Ils ont pirat� le film et le montrent sans autorisation.
Qui �a, 'ils' ?
La mafia.
Joey, vise-moi cette beaut�.
Trouve-moi son num�ro.
Vous voulez bouffer ?
Non. - Un verre ?
Non, merci.
Juste les affaires ? - Si vous voulez bien.
Voil� le march� :
On montre le film, on prend la moiti� des recettes.
La moiti� ? Je ne comprends pas.
Ecoute, tu d�barques dans mon secteur avec ton petit film salace,
mais tu ne prot�ges pas les droits. Qui me dit...
...que Joey ne l'a pas fait ?
Si je lui donnais la moiti� du profit ? - On l'a prot�g�.
Vous voulez montrer un film chez moi, alors vous payez mon prix.
Tr�s bien. On ne passera pas notre film chez vous.
Dans ce cas, moi je le passerai.
Nous parlons de droits d'auteur. Les n�tres.
Vous vous imaginez qu'on va vous laisser nous entuber ?
Ecoute, petit merdeux, je ne te dois rien.
Mais je suis sympa.
T'es pas content ? Parfait. T'auras rien.
Tirez-vous.
Va te faire foutre. Ton secteur, tu peux te le foutre au cul !
On se reverra au tribunal.
Putain de d�g�n�r�s !
C'est qui ? - C'est Lionel.
Salut, Jim.
Artie, le FBI est l�.
Fais-les entrer.
Quoi ? Merde !
Relax, on est les bons cette fois. - Nous ? Les bons !
Depuis quand ?
M. Mitchell ? FBI. Agents Brown et Hase.
Ils s'int�ressent � M. De Salvo et vont nous aider pour le copyright.
Je leur ai demand� de venir.
Ainsi, vous n'�tes pas venus d�foncer notre porte... Une bi�re ?
Venez vous asseoir.
Tu as oubli� la f�te de Liberty.
Merde ! C'�tait aujourd'hui ?
Meredith... - J'en ai assez, Artie !
Je vais changer.... - Tu me prends pour une conne ?
Je ne veux pas �lever ma fille ainsi. - O� est le mal ?
Je ne viens pas de ce monde, je ne veux plus de �a.
Ne te m�le pas de notre vie, Jim ! - Voyons, Meredith...
Quoi ? T'es sa nounou ? Tu ne vaux pas mieux que lui.
Tu me quittes ?!
Je suis fatigu�e, ch�ri...
Fatigu�e de toujours passer deuxi�me.
Je quitte le navire des fr�res Mitchell.
Elle me quitte ! Tu vas aller o� ?
Tu vas aller o� ?
Tu vas aller o� ?
Jim, l'eau est froide. Il y a moyen de la chauffer ?
Bonjour, Bob.
Le petit-d�jeuner des champions. - On fait la f�te.
Vous ne faites plus que �a.
On a un tas de choses � f�ter.
On est de nouveau dans le journal. - Vraiment ? F�licitations.
Ecoute... La Cour supr�me de N.Y. A jug� que 'Derri�re La Porte Verte'
comporte tant de sc�nes de perversion sexuelle qu'il aurait �t� jug� obsc�ne,
m�me aux yeux de Sodome et Gomorrhe.
Bingo ! - Quoi ?
Mon prochain film... Sodome et Gomorrhe.
Sodomie. Des filles qui se font enculer. Film� dans le d�sert en 35mm.
Tu d�testes le d�sert.
Lot et sa famille arrivent � Sodome, o� des pervers v�n�rent des idoles.
D�barque un vaisseau spatial, avec un singe
qui joue Dieu et parle comme John Wayne.
On colle la voix de Wayne sur le singe et George joue un alien obs�d�.
�a a l'air cool.
Le singe repr�sente la Cour supr�me, la mafia et ce con de procureur.
Du symbolisme.
T'en penses quoi ? - On commence quand ?
Un �tre exalt�, fort comme dix lions.
Il se bat sans faiblesse,
mais fait preuve de compassion.
Il est votre dieu
et se montre cl�ment envers ceux qui adorent Verah.
Vous l'aimez, il vous aime.
Gloire � Verah !
J'essaie de sentir le personnage.
L� n'est pas la question. On claque 500$ par jour. Rentabilise-les.
C'�tait une bonne sc�ne, George. - Merci, Artie.
Je peux encore en avoir ?
Bien s�r. Il suffit de demander.
Encore.
Encore.
Vous en mettez � c�t�. - Oh ! Pardon...
Parfait.
Il est d�fonc�, ce mec ? Qui est-ce ?
Artie Mitchell.
Artie Mitchell !
O� tu te caches, connard ?
Tu m'as pos� un lapin.
Vraiment d�sol�. - Je t'ai attendu pendant 3 heures !
J'�tais d�bord�, j'ai oubli�...
Tu as oubli� ?! Pour qui tu te prends ?
On tourne un film.
Laisse tomber. - Attends...
Je ne suis pas une de ces starlettes pr�tes � te sucer pour un r�le !
'Oh ! Artie, je ferais n'importe quoi pour me faire enculer dans ton film.'
T'es pas si mignon que �a. J'ai connu mieux.
Dieu tr�s cher,
daigne accepter...
...mon offrande ultime.
Bien, Artie. Maintenant, avec du sentiment.
D�sol� pour Adrienne.
Tu sais ce que c'est d'�tre mari�e � un Mitchell.
Mon Dieu... �a va ?
�a m'arrivait tout le temps quand j'�tais gosse.
N'appuie pas. - �a va, je vais bien.
Ecoute, je sais combien tu bosses dur,
combien tu te tracasses pour tes films et Artie.
Mais tu devrais songer � toi.
Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, appelle-moi.
Je vais rentrer � Cape Cod.
Meredith, viens danser avec moi et Liberty.
Toujours occup� sur cette merde ? - On t'a apport� � manger.
Qui a eu cette id�e ridicule le premier ?
Ce chameau joue comme un pied.
Tu aurais peut-�tre d� garder notre sc�ne.
La sc�ne des fourmis est peut-�tre un peu trop os�e.
Celle des courgettes est savoureuse. Mais les fourmis...
Va te faire foutre, Bob. Tu ne sais pas ce que tu fous.
Toi non plus.
Tu aurais d� filmer Adrienne en train de baiser le costumier. C'�tait chaud.
Enfoir� de merde !
Les gars ! Arr�tez !
Bonjour, maman.
Bonjour, maman.
Ne bouge pas... on arrive le plus vite possible.
Qu'y a-t-il ?
Papa est mort.
Je peux le garder ?
Tu le veux ? - Garde-le.
Tu veux certains de ses v�tements ?
Juste le chapeau.
Mes gar�ons,
dans la vie, on ne peut compter que sur les siens.
�a t'emb�te si je garde le fusil ?
C'�tait d�bile.
Rappelle-moi ton nom. - Jaimie.
Tu es la plus belle femme que j'aie jamais vue.
C'est �a ! - Je suis s�rieux.
Tu es la plus belle femme de ce jacuzzi.
Alors, o� est ta femme ? - Juste ici.
Connard ! - Ch�rie...
Tu as vu Jim ? - Non.
Lionel, o� est Jim ?
Pas l�-dedans.
John ? O� est Jim ?
Je ne sais pas. Il n'est pas � l'int�rieur ?
Tu ne viens pas dire bonjour aux invit�s ?
Oui... j'arrive dans une minute.
T'en penses quoi, Bob ?
De quoi ?
Du fait que nos trois derniers films ont perdu plus de 600.000$.
Au diable les films. Les vid�os, �a, c'est l'avenir.
Pourquoi un mec irait se branler en public
quand il peut le faire chez lui ?
Et le cin�ma ? - Au diable.
Reconvertis-le. - En quoi ?
Du sexe live.
D�conne pas, Artie. - Je ne d�conne pas. Du sexe live.
Des filles qui font des trucs coquins.
Plusieurs salles, des strip-teaseuses. Un parc sexuel � th�mes.
Un car-wash � poil tant que tu y es !
Marre-toi, Bob.
Du sexe live...
C'est g�nial, Bob ! Vraiment g�nial.
A bas le porno ! A bas le porno !
C'est moche pour Musconi et Milk. - Oui, quelle triste fin.
Et ces manifestants n'arrangent rien. Feinstein n'est pas de notre c�t�.
Jim Mitchell ?
C'est moi. - Vous �tes en �tat d'arrestation.
Vous avez le droit de garder le silence.
Tout ce que vous direz pourra �tre retenu contre vous.
T'en fais pas, j'apporte la caution. - Non, dis � Artie de le faire.
Trouve Artie !
Artie pointe son nez, on va s'amuser !
Toi, tu es belle.
Et toi... Toi ! Tu es...
Belles. Vous �tes... Toi, tu es belle.
Que de beaut�s !
Toi ! Toi, t'es vraiment belle.
Et �a aussi, c'est beau.
Vous �tes toutes belles, putain !
Bien, Artie...
Tu es belle. J'ai un truc pour toi.
Quoi ?
Elle est belle...
Cynthia...
O� t'�tais, Artie ?
D�sol�.
Tu avais juste une chose � faire hier soir. Une seule.
Une seule ! C'�tait quoi ?
Te pointer avec la caution.
Je me suis morfondu dans ce trou toute la nuit.
J'ai eu tout le temps de r�fl�chir, je ne peux pas me fier � mon fr�re.
Est-ce possible de merder autant de fois ?
J'ai dit que j'�tais d�sol�.
D�sol� de ne pas �tre parfait, comme toi.
J'ai pass� toute ma vie � m'excuser. Si je le redisais encore une fois ?
Je suis d�... sol�.
Je ne suis pas un rat�.
Pas un tar� que tu d�bauches dans la rue.
C'est moi qui ai pondu 'La Porte Verte'. N'oublie pas �a.
Y a pas de danger, frangin. Pas de danger.
Asseyez-vous.
Ceci est la suite de l'affaire 4119.
L'Etat de Californie contre les fr�res Mitchell.
Violation du code p�nal de Californie, 311.2.
M. Kennedy, appelez votre premier t�moin...
POUR LES HORAIRES, APPELEZ LE MAIRE FEINSTEIN
Les gens ne vont pas au tribunal gav�s d'hallucinog�nes.
Les gens ne tentent pas le diable.
Eh bien, Nancy, je ne suis pas les gens.
Art, tu cherches quoi ? - La coke.
La coke, la coke...
Dans le casier, � 'P' pour planque.
Juste ! - C'�tait ton id�e de g�nie.
Frangin, tu es raide d�fonc�. Tu n'en as plus besoin.
Je crois que... si.
L'amour...
O� j'ai mis mon revolver ?
Si tu regardais � 'R' ?
Fais-toi une ligne, t'es � cran.
Pourquoi, � ton avis ? Car je dois tout faire tout seul !
Car t'es trop occup� � te shooter pour bosser !
Toi, t'es plus accro � cette merde que n'importe qui !
Alors, ne me jette pas la pierre !
Bon sang, Jim ! C'�tait de la bonne.
Lionel, je me casse. - D'accord. On se voit demain.
N'y compte pas. - Qu'est-ce que tu racontes ?
Dis � Artie que je serai � Cape Cod. - Jim, attends...
Qui va g�rer la bo�te ?
Jim ! Qui va g�rer la bo�te ?
Tu vas voir si Oncle Jim va bien ?
On devrait t'emmener � l'h�pital.
Non, il faut que je d�croche tout seul.
Je dois montrer � Artie que c'est faisable.
Pourquoi tu fais tout �a pour lui ? - Parce que c'est mon fr�re.
Parce que je l'aime.
Ferme cette putain de porte !
Bienvenue � la maison. Hop l�...
Alors ? C'est � nous. - C'est vrai ?
On va mener une gentille petite vie tranquille.
Allons jeter un coup d'oeil.
Art, ne fais pas �a � table, c'est r�pugnant.
Je ne boufferai pas ce truc pour lapins.
Ce truc pour lapins vient de notre jardin.
Qui a envie d'un bon hamburger ?
Nous !
Non, vous allez manger votre repas.
Passe-moi une autre bi�re.
Merci, ch�rie.
Dis-moi... �a se passe bien, tes cours de tennis ?
Oui... je m'amuse bien.
J'imagine. Un cours particulier avec un p�d� appel� Josh
qui te tripote les fesses. - Tu manges, oui ou non ?
Je laisse cette saloperie au grand tennisman.
Chaque fois que tu baises une fille du club,
tu m'accuses d'avoir une liaison. Tu as d�j� remarqu� ?
Tu le vois o�, Karen ? - Quoi ?
Tu le vois o� ?
Nulle part.
Je passe mes journ�es � nettoyer et � m'occuper de tes enfants !
Bon sang, Art ! Tu ne penses qu'au sexe !
O� tu le vois, bordel ? - O� ? Dans le vestiaire des filles.
Dans les buissons... Partout o� je peux. Partout.
Je le baise � mort ! C'est �a que tu veux entendre ?
Salope !
Je t'emmerde ! - Je vais...
Je vais te tuer, bordel !
Viens l� ! T'as bais� avec lui ?
Dis-moi la v�rit� ! - Je t'en prie...
Ne t'approche plus jamais de moi, Artie Mitchell !
Nom de Dieu !
Reviens !
Merde !
Merci.
Je me disais que je devrais emm�nager chez vous.
Chapeau, Jim. Tu as beaucoup de volont�.
Je n'aurais pas r�ussi sans toi et Liberty.
Si, tu aurais r�ussi.
Tu sais, Meredith,
tu es une des rares personnes sur qui je puisse compter.
Je le pense sinc�rement.
Je suis si contente que tu sois venu.
Comment tu vas ?
Content de te revoir. - O� est Artie ?
Artie ? H�, vieux...
Salut, vieux...
Faut que je sois r�glo ce week-end.
Karen ne veut plus que je voie les enfants.
Tu devrais peut-�tre faire une cure.
Et toi, arr�ter de fumer.
�a n'a rien de comparable. - Tu parles.
Si j'ai pu d�crocher, toi aussi. Six mois, c'est rien du tout.
Quelle gal�re.
Les gar�ons !
Attendez...
Salut, les enfants...
Salut, papa. - Comment �a va ?
Vous vous amusez ? - Oui.
Vous vous amusez ? Allons un peu plus loin.
Non. - Allons ! On va plus loin.
Non... - Venez ! On dirait votre m�re.
Non, papa ! L�che !
D'accord. Faites un peu de place � papa.
Arr�te, papa, j'ai peur...
Mon fr�re se noie !
Ramenez les enfants.
Je ne me sens pas tr�s bien.
Il faut que j'arr�te...
Mon corps m'a l'air diff�rent.
Il est lent...
Faut que je me reprenne.
Je vais d�crocher.
Tu es t�moin.
Je vais me d�sintoxiquer.
D'accord, frangin.
D'accord.
Tu veux quoi ? - Voir mes enfants.
Tu ne peux pas. - Pourquoi ?
C'est quoi ? - Une ordonnance.
Tu n'as pas le droit de voir les enfants sans superviseur.
C'est de ta faute.
Tu les exposes � la drogue, au sexe. Tu es totalement irresponsable !
Va-t'en, sinon j'appelle les flics ! - Les gar�ons !
J'appelle les flics ! Fous le camp !
C'est �a ! Appelle les flics !
SALOPES
Qu'est-ce que je vais faire de lui ?
Tu dois l'exclure du club, Jim.
Salut, frangin.
Tu ne crois pas que les voisins vont s'inqui�ter ?
Ils sont trop terroris�s pour �tre inquiets ! Une bi�re ?
�a va.
Bois donc une bi�re avec ton fr�re. Joanie, va lui chercher une bi�re.
�a va. - Allez, petite nature.
Bois une bi�re avec moi. Je vais te la chercher.
Tu ne peux pas entrer.
D�sol�. Les ordres de ton fr�re.
Arr�te, je fais juste mon boulot.
Ecarte-toi, Earl.
Lionel ! - Oh, merde...
Je t'emmerde ! - Calme-toi, Artie.
Tu m'as doubl�. - L�che �a.
D�sol� ! - Tu veux me virer de ma place ?
Non, Artie ! Je ne veux pas te virer.
Ne me tue pas, Artie, je t'en prie !
H�, frangin...
Tuer quelqu'un va te rapporter le gros lot ?
L'autre soir,
il y avait une strip-teaseuse chez moi...
Dix-huit ans, une super poitrine, couch�e sur mon lit...
Elle en voulait... elle me voulait, moi.
J'ai essay�...
Mais pas moyen.
�a ne marche plus.
Il n'y a plus rien qui marche.
Artie...
Il faut que tu d�croches.
J'arr�terai de boire quand tu cesseras de fumer.
Je te ferai interner s'il le faut. Je suis s�rieux.
Pour �a, faudrait que je sois mort.
Il va vraiment mal ?
Que veux-tu que je fasse, Jim ?
Je veux qu'on divise la soci�t�.
Tu veux diviser la soci�t� ?
Bien s�r qu'on peut la diviser !
Vas-y, fais-le.
Dis � Jim qu'il peut se prendre mon pied au cul
et moi, je prendrai le O'Farrell. �a te va ?
Maman, il faut que tu fasses quelque chose pour Jim.
Appelle-le et dis-lui que ses cigarettes vont le tuer.
Il fume trois paquets par jour !
Moi, je me bois une petite bi�re et tout le monde m'engueule.
Mais cet enfoir� de Jim fume 3 paquets et on ne lui dit rien !
Tout le monde le croit parfait, mais c'est un putain de menteur !
Tu sais quoi ? J'aimerais prendre mon revolver,
lui coller entre les yeux et appuyer sur la g�chette !
Voil� ce que j'aimerais faire.
Tr�s bien. Au revoir, maman.
Karen, esp�ce de salope ! Ne raccroche pas.
Je veux voir mes enfants. Va te faire foutre !
Je veux voir mes gosses. Ne raccroche pas ! Karen ?
Karen ! Je vais te tuer ! Je le jure devant Dieu !
Esp�ce de sale pute, je te tuerai !
Lci Jim Mitchell. Je suis absent, laissez un message.
D�croche ce putain de t�l�phone.
D�croche ce putain de t�l�phone !
D�croche, bordel !
Tu n'es qu'un menteur et qu'un drogu� de merde !
Tu ne changeras jamais, enfoir� !
Ce ne sont pas les cigarettes qui te tueront. C'est moi.
Ici Jim Mitchell. Je suis absent, laissez un message.
Jimmy, c'est maman. Artie a perdu la t�te...
Maman... Non, tout va bien.
Tout va s'arranger.
Je suis l� si tu as besoin de moi.
Je sais.
Moi aussi, je t'aime.
Il a dit qu'il allait me tuer. Jim, j'ai peur.
Artie n'arr�te pas de me laisser des tas d'horribles messages.
Je suis l� toute seule avec les enfants. Tu sais combien de revolvers il a ?
Il est compl�tement parano.
Tout �a va mal finir. Et j'ai peur pour moi et les enfants.
Je sais. - Jim, fais quelque chose.
Je m'en occupe.
Lionel ? C'est Jim.
Tu peux me retrouver chez Artie vers 10h30 ?
Je ne sais pas ce que je compte faire.
Tu te crois si parfait, mais tu n'es qu'un putain de drogu� /
Monsieur Parfait.
J'ai appel� maman � ton sujet. Putain de menteur /
Ce ne sont pas ces cigarettes qui te tueront, c'est moi.
Artie, ram�ne tes fesses !
Rapplique, enfoir� /
C'�tait quoi ? - Artie !
O� j'ai mis mon arme ? - Montre-toi, enfoir� !
Je veux te parler !
Je veux juste te parler, bordel !
O� tu vas ? Artie ?
N'y va pas tout seul...
Bob ?
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