All language subtitles for (1989) Bunker Palace Hôtel.fre

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Original subtitles

A12 est décroché.

A12 est décroché.

Taux d'acidité des pluies : 27 % ...

Température jour 3°...

Nuit 11°...

La densité des ..... inchangée.

Bonne journée !

Vous êtes Marko ?

Oui.

Et moi, vous savez qui je suis ?

Moi aussi, je sais qui vous êtes.

Vous avez une idée de ce que l'on attend de vous ?

Une petite idée.

Ce qui nous intéresse... c'est le président.

Le président ? Pourquoi ?

Je n'ai pas à répondre à vos questions.

Excusez-moi, mais la plupart des gens pensent que le président ne représente plus rien.

Qu'il appartient à une histoire morte.

Ce n'est pas notre analyse.

Pour faire aboutir notre action, nous avons besoin de savoir où il est.

Et surtout ce qu'il fait.

Nous voulons des informations sur lui et sur ceux qui ont réussi à le rejoindre.

Nous voulons des preuves.

J'ai déjà la preuve du départ de Holm.

Il a tout fait péter derrière lui.

C'est bien.

Vous voulez la liste des autres ?

Je connais les gens du mouvement sur le bout des doigts.

Ils ne se méfient pas de vous ?

Ils croient que je suis de leur bord.

Vous n'avez pas confiance ?

Si.

J'avais entendu parler de ça mais je n'y croyais pas vraiment.

Réservé à l'élite.

Si vous voulez. - Qui vous l'a donné ?

Arkinson, non ?

Avant son internement ?

Vous êtes très bien informé, en effet.

J'ai appris à me renseigner, y compris sur les gens que j'admire.

Je peux encore vous poser une question ?

Pourquoi vous n'y allez pas vous-même ?

Il paraît que c'est trop risqué pour moi.

Pourquoi vous faites ça ?

Vous êtes pas vraiment des nôtres.

(Vous parlez notre langue ?)

(Quand j'étais enfant, oui. J'en ai oublié une partie)

(Tout oublié.)

(Si vous le trouvez...)

(Vous savez ce qu'ils feront...)

(Je reviendrai.)

(Souhaitez-moi bonne chance.)

Marko ! Marko !

Monsieur Holm, nous sommes heureux de vous savoir ici.

Ma chambre est prête ?

Oui, Monsieur Holm. Une des plus belles.

Une vue extraordinaire, Monsieur Holm.

Holm est arrivé.

Sans saluer personne ?

Et Smolek ? La Mazière ? Nikolaï ?

Ils vont pas tarder. Je m'en fait pas pour eux.

Grande époque.

Grande équipe.

Vous êtes sûr d'avoir bien regardé, Général ?

Mais... le barbu.

Qu'est-ce qu'il fait là-dessus ?

C'est Arkinson.

Ce malade n'est plus des nôtres depuis cinq ans.

Cette photo aurait dû être enlevée.

Précisément ce à quoi je pensais.

Dites-moi, Solal,

à quelle profondeur on est, à votre avis ?

Tout près de l'enfer.

L'enfer, on en vient. C'est là-haut avec toute cette racaille.

On se demande d'où ça sort, tout ça.

Du néant, où nous nous apprêtons tous à retourner.

Qui c'est ?

C'est Holm.

Mesdames et Messieurs, le dîner est servi.

Consommer Chlodnik.

C?ur de nègre aux fruits rouges.

Cette carte, cette carte

Qu'est-ce qu'elle a ?

C'est une vieille carte.

Pas logique, ça.

En principe, je devrais...

Je ne sais pas ce que je devrais.

Vous devriez me donner une chambre. C'est ça qui serait logique, non ?

Ça c'est logique.

Tu devrais dire quelque chose.

J'y songeais, Muriel.

Bonne chance.

On pourrait bien vous poser quelques questions à vous aussi, Holm.

À moi ? Grands Dieux ! Mais je n'ai rien à dire.

Chers amis,

chers amis, si vous le permettez,

en dépit des circonstances malheureuses qui font que nous sommes ici,

et cette table étant pour l'instant inoccupée,

je crois qu'il convient de célébrer notre réunion.

En l'absence du président, je suis sûr de traduire sa pensée

en levant mon verre à notre passé,

à notre avenir,

à la sagesse du président également, puisque c'est grâce à lui

que nous pouvons disposer de ce hâvre de paix.

Au passé, à l'avenir.

Au passé, à l'avenir.

Aux ratés, à l'abîme !

Déconne pas, Solal !

Mais tu entends ça ?

Pourquoi n'y a-t-il rien sur les écrans des téléviseurs ?

Nous devons être informés pour agir. - C'est ça ! Agissons !

Par où on remonte ? Moi, je prendrais bien l'air pour commencer.

Faites-le taire.

On va peut-être resté un certain temps ici.

Il n'y a pas de médecin. Pas de boutique.

Et rien pour communiquer avec l'extérieur.

Pas de téléphone, rien. C'était prévu, pourtant, tout ça !?

Il y a beaucoup plus important, il me semble.

Le président !

Pourquoi n'est-il pas parmi nous ?

Bonne question.

Bonne question, Solal, en effet. Mais je n'ai pas de réponse toute faite.

Le président apparaîtra quand il le jugera nécessaire.

Cela a toujours été sa stratégie.

D'accord, général.

Mais en attendant... il n'y a pas moyen d'améliorer les choses ?

Pour ce qui est du service...

C'est déplorable. Vraiment du bas de gamme.

Peut-être que notre cher ami Holm pourrait répondre à cette question.

Vous savez, chère Muriel,

je n'ai fait qu'honorer une commande déjà ancienne du président

comme j'en ai honoré bien d'autres.

Mais je n'ai pas suivi le processus final.

Comment expliquez-vous qu'il y ait tant d'absents ?

Pour ma part, je me réjouis plutôt qu'il y ait tant de présents.

Et parmi eux, tant de gens ayant occupé d'éminentes fonctions.

Qu'est-ce qu'il dit ?

Bien répondu.

À nos éminentes fonctions !

Étrange de se retrouver ici après toutes ces années sans se voir.

Du bon travail. Voilà ce que nous avons fait tous les deux, Nielsen.

On nous accusait de remplir les prisons, vous et moi.

Maintenant qu'elles sont vides là-haut, tout le monde les regrette, nos prisons.

Y a pas de regret à avoir, Chancellier Zarka!

Ici, j'ai comme l'impression que nous nous sommmes nous-mêmes mis en prison.

Tais-toi. Tu nous fatigues.

Tout est foutu !

Rien n'est jamais définitif.

Tu as même écrit des choses définitives là-dessus.

Vous avez remarqué ? On est treize à table.

Je veux dire avec la table du président.

Comment ?

On serait treize à table.

On dit que ça porte malheur.

Heureusement qu'il n'est pas là.

Louise !

Tais-toi !

Donnez-moi quelque chose de fort. N'importe quoi.

- Qui êtes-vous ? - Une invitée.

Comment êtes-vous arrivée ?

- Comme vous. - Comment ?

Par l'ascenseur. Comme vous.

Vous avez une carte ?

Oui, dans ma chambre.

Elle a une chambre, en plus !

Cette femme n'est pas des nôtres. Il faut la renvoyer.

Et comment vous faites pour la renvoyer ?

Il faut l'enfermer dans ce cas.

Non, il faut l'interroger. Savoir comment elle s'est introduite ici.

Il y a des manières plus élégantes de faire connaissance, vous ne croyez pas ?

Je suis certain que tout va s'expliquer facilement.

Moi, c'est Holm. Et vous ?

- Clara. - Voilà !

Pas besoin d'interrogatoire.

La même chose pour moi.

Comment cette fille a-t-elle pu avoir une carte ?

Arkinson, je ne vois que lui.

Impossible !

Ce cinglé a été écarté proprement.

J'ai moi-même détruit sa carte et celles de tous ses alliés politiques.

Tu oublies qu'avant son accession au grand secrétariat,

il a été incontrôlable pendant un moment.

Il peut rester des cartes dans la nature.

Il faut attendre Nikolaï. Lui, il saura.

Non. Ça, c'est du ressort de Smolek.

Je vais nager.

Vous êtes courageuse.

Vous croyez que Holm va apprendre des choses sur cette femme ?

Je crois surtout que Holm est dangereusement imprévisible.

Allez viens, au lieu de te ravager.

Il n'y a pas de fond.

L'eau est trouble et trop froide.

Allez, viens avec moi.

Vous connaissez des gens ici ?

Certains oui, de vue. Ils ont vieilli.

Eh oui. L'élite du mouvement ou plutôt ce qu'il en reste.

Qui aurait dit que tout ce beau monde finirait là-dedans ?

Mais... vous en avez fait partie de ce beau monde.

Secrétaire d'État,

industriels.

Vous trouvez que j'ai vieilli, moi ?

Je ne sais pas.

Les gens comme moi ne vieillissent pas.

Et vous, Clara, quel âge avez-vous ?

C'est l'interrogatoire qui commence ?

Incroyable !

Vous êtes médecin, en plus ?

Ces imbéciles ne sont pas malades, ils sont inadaptés.

Venez aux bains avec moi. Nous continuerons de bavarder là-bas.

Je ne suis pas sûre que ce soit une très bonne idée.

C'est mon idée.

- Ça ne vous plaît pas ici ? - Non, vraiment, je n'ai rien à y faire.

Lâchez-moi maintenant. Vous avez été assez gentil comme ça.

Gentil, moi ? C'est bien la première fois qu'on me dit une chose pareille.

Clara ?

Vous connaissez cette fille, Nikolaï ?

Oui, je connais cette fille.

Je suis en retard ?

Ça dépend pour quoi faire.

Allez-y. Allez-y. Mais il n'y a pas de fond.

Nikolaï ! Je parlais de vous.

Ça va, Nikolaï ?

Bonsoir.

Que voulez-vous ?

Champagne, partie fine.

C'est moi, Clara. Ne vous inquiétez pas.

Chère Clara,

Nous nous sommes quittés un peu brusquement.

J'ai pensé que c'était dommage. Pas vous ?

- Aphrodisiaques ? Préservatifs ? Calmants ? - Cassez-vous, la matrone !

- Aphrodisiaques ? Préservatifs ? Calmants ? - J'ai dit dehors !

On vous a dit dehors.

Ça va ? - Oui.

J'avais seulement oublié que c'était un autre style, ceux-là.

Vous voulez du champagne ?

Évidemment.

Je suis venu pour ça.

Vous vous habillez toujours comme ça dans l'intimité ?

C'est original.

Bienvenu parmi nous.

Vous plaisantez ?

Pas du tout.

Je m'ennuie ici.

Aucune femme intéressante à part vous.

J'ai trouvé l'accueil de vos amis plutôt froid.

J'ai même l'impression que s'ils avaient su où était la sortie, je serais déjà repartie.

Vous avez pourtant des alliés, ici.

- Qui, vous ? - Non.

Moi, je suis l'allié de personne. Jamais !

Non, je pensais à Nikolaï.

C'était émouvant, votre rencontre.

J'ai jamais vu ce type de ma vie, sauf sur des photos.

Ah bon ?

C'est bizarre.

Ces vêtements d'homme, ce nécessaire à barbe,

c'est pas bizarre, ça aussi ?

Laissez ça !

Remarquez, pour la littérature, il n'y a rien à dire.

C'est parfaitement dans la ligne, peut-être même trop.

Laissez ça ! Ce sont mes affaires.

Vous oubliez ça.

À quoi vous jouez, Clara ?

Vous pouvez ne pas me répondre.

Le fait que vous jouiez me suffit. J'adore ça.

Vous savez, je connais d'autres jeux que vous connaissez certainement aussi.

Dans lesquels je suis très au-dessus de la moyenne.

Et si je jouais à dire non ?

Je ne te cache pas que je suis emmerdé.

Le président aurait dû être là pour nous accueillir.

C'est maintenant qu'on a besoin de lui.

Il va pas tarder. J'ai de nouvelles propositions à lui faire.

Il les attend.

Y a aussi cette fille, Clara.

Et Smolek et La Mazière qui n'arrivent pas !

Smolek ! La Mazière !

Ben justement. Qu'est-ce qu'ils foutent sur cette photo ?

Si Arkinson est sur cette photo,

eux ne devraient pas y être.

Beaucoup d'autres non plus d'ailleurs.

Pas même toi, Orsini.

Venez voir !

Y a quelque chose. On entend rien, mais y a quelque chose !

Merde ! J'entends rien !

Donnez-moi ça !

Qu'est-ce que c'est que ces gribouillis ?

Zone nord-ouest décontaminée totalement.

Si ça se trouve, tout va bien maintenant là-haut.

On aurait peut-être pas dû descendre.

Si ça se trouve, tout va mal.

Qui vous dit qu'on ne cherche pas à nous intoxiquer ?

Faites attention, c'est la seule que j'aie.

Quand je pense au nombre de types que vous avez condamnés

sans entendre ce qu'ils disaient !

Voilà, Chancelier. RÉPARÉ !

Vous entendez cette langue ?

Il faut arrêter ce truc. On se fout de notre gueule !

Des dessins de gosses, cette langue ignoble et quoi encore ?

C'est pas une langue ignoble, Orsini !

C'est la langue interdite.

Interdite ou pas, faudrait mieux savoir ce que ça raconte !

Ça fait plus de trente ans que j'ai pas entendu cette saloperie.

Y a personne ici qui la parle, cette saloperie ?

Ne dites pas d'imbécilité. Personne ne parle ça ici !

Eh bien, Nikolaï ?

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Quatorze degrés.

- Quoi, quatorze degrés ? - Ben, l'eau !

Et toujours pas de fond.

Ça m'est égal, l'eau. Tu m'embrasses pas ?

- Moi ? - Fais-moi voir ça !

Muriel Orsini, vous êtes une catin !

Une pute au service du mouvement.

- Tu es fou. - Vous voulez que je vous embrasse ?

Lâche-moi.

Alors ?

Nikolaï ?

Il est devenu fou, tu as raison.

Il y a quelque chose d'autre qui ne va pas.

Tu as remarqué sa cicatrice ?

Arrête !

Bonsoir, Clara.

Allez-vous-en ! Partez !

C'est le fils de Smolek.

Yann Smolek, tu m'entends ?

C'est grave ?

Je comptais tellement sur l'avis de son père !

Il s'est au moins évanoui.

Réveille-toi, Yann !

Piqûres, préservatifs.

Piqûre, oui, très bien.

C'est une piqûre de quoi ?

Il n'y a aucun risque.

Yann, tu m'entends ? Qu'est-ce qui est arrivé à ton père ?

Tu m'entends, Yann ?

Ils nous ont chassés.

Ils ont reconnu mon père.

Ils parlaient une langue que je ne connaissais pas.

Mais qu'est-ce qui est arrivé ?

On s'est caché.

Il y avait des nuages empoisonnés partout.

On a couru.

Il y avait des gens.

Des gens avec des yeux malades.

La pluie blanche.

Mais ton père ne t'a rien donné pour nous ?

Il est tombé.

J'étais presque dans le train et ils ont tiré.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Qu'est-ce que c'est ?

Comment osez-vous vous attaquer à cette porte ?

Venez. Je vous invite chez moi.

Qu'est-ce que vous cherchiez, Clara, devant la porte du président ?

Vous vous intéressez à lui ?

Comme tout le monde, il me semble.

Elle marche plus ?

Non.

C'est du mauvais matériel de la première génération. Il a fallu faire vite.

Pas de personnel humain pour des raisons de sécurité.

Vous comprenez, Clara ?

Pas d'intrus.

Qu'est-ce que vous avez filmé d'intéressant cette nuit ?

Vous n'avez jamais rêvé de voir à travers les vêtements ?

Moi j'ai l'impression que parfois j'y arrive.

Pourquoi vous êtes venue ici ?

Regardez-moi !

Comme vous, comme les autres. Pour ma beauté.

Je vous ai posé une question.

Je suis venue pour espionner.

Pour assister en filmant à la déchéance d'une classe.

La fin d'un monde, ça vous va ?

Ça me paraît plus proche de la réalité.

Alors, vous devez avoir envie de me poser des questions.

Allez-y.

Filmez-moi.

Je vous écoute.

Qu'est-ce qui vous gêne ?

Vous ne savez pas comment vous adresser à moi ?

C'est vrai que je suis unique à ma façon.

Voyons, faut-il dire...

Professeur Holm ?

M. le PDG de Holm Industries.

Ou Holm le mécène, Holm le joueur,

ou Holm le révolutionnaire ?

Le révolutionnaire ?

Je plaisante.

Il n'y a pas de quoi.

Des gens meurent par milliers là-haut en ce moment.

Ça me faisait pleurer.

Vous pouvez raconter ce que vous voulez aux autres.

Restez, Clara.

Vous savez,

j'aurais rien dit pour la caméra.

Tu as froid ?

Ce froid n'est pas normal.

Quelle horreur !

Qu'est-ce qui t'arrive ? - Je ne sais pas. Regarde.

Attends !

Ça part pas. - Quoi ?

Quelle est cette saloperie ?

Tout à fait incroyable.

Qu'est-ce qui se passe ?

Du givre. C'est gelé partout.

Nikolaï ?

Ça va, Nikolaï ?

Où est Solal ?

Où est Solal, merde !

Le bassin, vite !

Aïe ! Lâchez-moi !

Lâchez-moi - Allez !

Saleté !

Écoutez-moi, tous !

Écoutez.

J'ai les preuves. Tout m'est revenu cette nuit.

C'est elle.

Je l'ai condamnée à mort il y a longtemps, par contumace.

C'est leur réseau clandestin qui nous ronge depuis des années.

Regardez.

Vous vous souvenez, Nielsen ?

C'est elle.

Tout est là.

Les infiltrations auprès du Grand Secrétariat. C'est elle et les siens.

Les actes de terrorisme contre les Forces régulières, c'est elle aussi !

Taisez-vous.

Taisez-vous.

La sentence doit être exécutée !

Assez ! - Fermez-la, Zarka !

Qu'est-ce que vous faites ici ?

Mon séchoir... très bonne marque. Très chaud.

- Bon, je vous laisse. - Reste.

Faut vous mettre d'accord avec les autres.

Les autres ne comptent pas.

Comme Nikolaï.

Pan ! Il est mort.

Tu as compris ça ?

Ne me dis pas que tu ne m'as pas reconnu ?

Je ne comprends rien à ce que vous racontez.

Tu m'aimes toujours ?

Moi oui.

On va faire de grandes choses ensemble.

Arkinson et Clara.

On a baisé ce jour-là sur la plage est.

Tu te souviens ?

Qui t'a fait ça ?

C'est moi. Pour venir ici.

Le président va me reprendre à ses côtés...

Mais il faut que je rechange de gueule avant...

Qu'il est laid, ce Nikolaï !

Mais qu'il est laid !

Regarde la machoire et la cicatrice. C'est mal fait.

T'es très bien comme ça.

Je suis pas très bien. C'est horrible !

Je me suis fait charcuter pour ressemble à Nikolaï...

C'est Arkinson qui était très bien. Il avait une barbe...

Faudrait que ça repousse.

Arrête !

Fais ta valise.

Le président nous attend.

Non, Arkinson. C'est toi qu'il attend.

L'ascenseur.

Vite, c'est le président.

Ce n'est pas le président. - Merde, La Mazière !

Il est mort.

Mais le président...

Allez-y, Destoop. Exprimez-vous, mon vieux.

Où est le président dans tout ça ?

On n'arrive même plus à en parler ! Sa chambre est toujours fermée.

On crève de froid. On pue. On attend.

Calmez-vous, Destoop.

Pendant tout ce temps, tout fout le camp !

Qu'est-ce que je vous disais ? La plupart d'entre nous, où ils sont ?

Toujours là-haut ? Crevés avant d'avoir pu partir,

ou crevés pendant le voyage comme Smolek ou comme lui ?

C'est pas vrai à la fin ! Ce bordel !

Et cette saloperie d'ascenseur complètement cramée maintenant.

Merde, merde, merde !

Vous la bouclez, Destoop...

J'ai besoin de concentration. Vous comprenez ça ?

C'est le bordel, je vous dis.

Destoop a raison. C'est le bordel.

Y a de plus en plus de morts...

Qu'est-ce qu'on fait avec le corps ?

Qu'est-ce que vous voulez qu'on en fasse ? On le met avec Solal.

Je me propose pour le convoi funèbre.

Avec ce froid, je me demande si ça vaut la peine de le mettre au frigo.

Holm, je ne vous comprends pas.

Ah bon ?

Votre rôle au sein du mouvement a toujours été particulier.

Oui, avec ce brave connard de Destoop, on a surtout été bon à alimenter les caisses.

Vous êtes insultant, allons !

Vous oubliez que vous avez fait partie du deuxième gouvernement de La Mazière.

En tous cas, j'espère ne pas faire partie du troisième.

Laissez-le-moi. Je m'en occupe.

Enfin de l'initiative, Nikolaï !

Il faut qu'on parle, tous les deux.

Il y a longtemps que j'y pense. Très longtemps.

Pousse-toi, Solal. Tu gênes.

L'hôpital psychiatrique, c'est à vous que je le dois.

J'ai des preuves.

C'est dans les fiches de Smolek. Vous comprenez ? Les fiches ?

Je sais tout ça.

Tenez.

Maintenant, il faut bien m'écouter.

Vous n'avez pas compris les contradictions internes.

Vous étiez trop vieux. Moi, j'avais compris.

Il fallait manoeuvrer, retourner, contourner.

On m'accusait d'être faible, de pactiser avec l'ennemi, d'être fou.

Arkinson est devenu fou, on disait ça.

Vous nous lâchez, Holm ? Alors que le monde a besoin d'un parti d'ordre.

Ça ne vous a jamais effleuré l'esprit qu'il ne restait plus grand-choses de ce parti ?

Dans le fond, vous n'avez jamais cru à nos idéaux ?

Il suffit de voir comment vous protégez cette Clara.

Par les temps qui courent, mon seul idéal est de survivre le plus agréablement possible.

De survivre quoi qu'il arrive. Je n'ai pas envie de finir dans un congélateur.

Vous êtes ignoble.

Ce sont des traîtres comme vous qui sont responsables de l'échec du président !

L'échec du président ?

Mon cher petit Orsini,

ceux qui sont ici, dans ce trou à rats,

avec ce bruit qui se rapproche,

qui les a attiré là, à votre avis ?

Le président, non ?

Qui, lui-même, n'est toujours pas là. Je vous le rappelle.

Vous n'avez pas le droit de dire ça, espèce de salaud !

Pourquoi il n'y a pas moyen de discuter avec vous ?

Hein ?

Je demande justice...

Vous avez des ennuis, Nikolaï ?

Venez, il faut partir.

La chambre du président.

Logique.

Logique, ça.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Hein, qu'est-ce que c'est ? Holm, vous le savez ?

Bien sûr que je le sais. C'est ma taupe.

Qu'est-ce que vous racontez ?

Si tout ce qui compte dans le monde

se planque dans des abris souterrains anti-atomiques, anti-chimiques, anti-émeutes, anti-tout,

où faut-il frapper à votre avis ?

Là où ça fait le plus mal !

Ma taupe est capable de faire le tour du globe s'il le faut.

À des profondeurs incroyables, indécelables, inimitables.

C'est un produit Holm-industries. Parfait, comme toujours.

Pourquoi vous nous cachez des choses, Holm ? Pourquoi c'est venu là ?

Pour déposer la bombe.

Ça va péter dans trois heures, ou trois minutes, ou trois secondes.

Pourquoi ? Qui nous fait ça ? Pourquoi encore ce bruit ?

Muriel, réfléchissez. Qui a le code, qui commande, qui décide ?

Le président.

La question est : finalement, pourquoi vous a-t-il fait venir ici ?

Il a raison, ce garçon. C'est bien la première fois.

C'est ça la question. Pourquoi ?

Pourquoi ?

Ça va faire boum ?

Oui, boum !

Très bien.

Mais il faut que je vois le président avant. Il attend mes propositions.

Comme vous le sentez, mon vieux.

Le président sait qui je suis.

Clara aussi.

Venez par ici.

Venez !

Yann ?

Yann, tu m'entends ?

Il est mort.

- Yann ! - Je vous dis qu'il est mort. Venez !

N'ayez pas peur, c'est rien. C'est ma taupe qui s'en va.

Le bureau du président.

Il n'est pas là !

Arrête ça !

T'as pas le droit de t'asseoir ici. Personne n'a le droit !

Pourquoi le président nous a-t-il abandonnés ? Pourquoi ?

Parce que votre temps est fini et que le mien commence.

Arrête ça, on te dit !

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Merde, j'entends rien.

Et Holm qui n'est pas là !

Y a quelqu'un ?

Ouvrez !

Venez ouvrir cette porte !

Je suis le chancelier Zarka.

Ouvrez !

On va tous crever là-dedans !

Ouvrez !

Curieux de se retrouver face à face après tant d'années, n'est-ce pas, Clara ?

Vous avez pris des risques.

Êtes-vous au moins satisfaite de ce que vous avez vu ?

C'était pas très joli...

Je vous raccompagne là-haut.

Pourquoi vous me laissez sortir ?

J'en ai fini avec l'ancien monde.

Je prépare le nouveau.

Pour eux, c'est terminé.

Pour moi ?

Vous, vous n'appartenez pas à l'ancien monde.

Je vais vous charger d'un message.

Ceux pour qui vous travaillez vous croiront.

Ils ont confiance en vous. Ils ont raison.

Qu'est-ce que je dois leur dire ?

Tu leur diras ceci :

Vous parlez la langue interdite ?

Bien sûr.

Cette langue, ta langue,

c'est moi qui l'ait interdite.

Maintenant, c'est moi qui l'autorise.

Vous êtes vraiment prêt à tout pour garder le pouvoir.

Toi, tes amis sont prêts à tout pour le prendre.

Ça crée des liens.

Effectivement.

Nous arrivons.

Tu es attendue là-haut.

Maintenant, retiens bien ce que je dis :

Vous êtes Clara, n'est-ce pas !?

Moi, c'est Holm.

Amusant.

Vous pensez que nous nous connaissons déjà ?

C'est possible.

Venez. Vous êtes attendue.

Vous avez un message pour moi, Clara.

(Montez. N'ayez pas peur.)

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