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*Musique*
*Bruit de pas*
*Bruit de pas*
Combien veux-tu pour ton cheval ?
*Bruit de pas*
Pour 40 pièces d'or.
Quoi ? 40 ?
Je veux le vendre. Pour Charles ?
C'est cher payer son amitié, tu ne crois pas ?
*Bruit de pas*
Charles a de la chance d'avoir un ami à la fois riche et loyal.
Regardez, il est magnifique !
*Bruit de pas*
Une monture royale !
Bien entendu, c'est le tien.
Non, c'est vrai Roland ?
Oh Roland !
*Rires*
*Musique*
*Musique*
Je suis très inquiet.
Depuis que Charles est revenu de Rome, je fais le même cauchemar.
J'ai l'impression qu'il me reproche d'être toujours en vie.
Oh, il a peut-être ses raisons.
Mon frère est mort empoisonné.
La nourriture était sans doute avariée, qui pourrait le dire ?
Et au pire des cas, rien ne justifie qu'il nourrisse des soupçons envers moi.
Non, je le reconnais mais c'est ainsi.
Le frère est carté et Charles devient notre seul et unique roi.
C'est une très bonne chose.
Oui, c'en est une.
Mais contente-toi d'exécuter ses ordres au lieu d'imaginer ce qu'il pourrait souhaiter.
Comment t'appelles-tu ?
Ile-de-Garde. Et toi ?
Moi, Brelan. J'accompagne le roi Charles.
Tu voulais acheter le cheval ? Eh bien, sache qu'il est à moi.
Je vais te payer à ton père cent pièces d'or.
Ce n'était pas à lui de te le vendre.
Mais il l'a fait. Je te propose un marché.
Que pourrais-je te donner en échange ?
Un baiser et je te le rends.
Un très long baiser.
Un seul alors ?
Voilà.
J'ai payé ce cheval plus de deux fois son prix.
Sois donc plus généreuse.
Tu as gagné. J'y consents.
Si tu fleures, me dis-le.
Je t'avais reconnu tout de suite, idiot.
C'est toi, le roi ?
Pourquoi ne viens-tu jusqu'ici que pour me solliciter ?
Mais je promets de protéger le pape. C'est fait. Je l'ai promis.
Je veux savoir, Pascalisse. Je veux savoir ce que tu désires vraiment.
Quoi ?
Vassilissa, ma loyauté à Byzance et à sa merveilleuse impératrice...
Venons-en aux fêtes, veux-tu ?
Sachez que je suis de votre côté.
Sachez que je suis de votre côté.
Afin de préserver les liens favorables qui unissent Rome à Byzance.
Ces liens se desserrent, Vassilissa.
Tout l'équilibre de la chrétienté est menacé.
Par le roi des francs, crois-tu que je l'ignore ?
Ce géant dont la puissance lui viendrait des forces de l'au-delà.
On dit qu'il a un beau visage...
et un corps divinement proportionné.
Non ?
Il est assez bien fait.
Très fort... et encore jeune.
De quelle couleur sont ses yeux ?
Je ne saurais vous le dire.
Ces détails ne m'intéressent pas du tout.
Ce qui m'importe, c'est la politique qu'il met en oeuvre.
Des bruits courts sur sa personne.
C'est un excellent amant, paraît-il.
Je l'ignore.
Serais-tu jaloux de l'homme ?
Ceci est absurde !
Non, ce qui importe, c'est ce qu'on raconte à Rome.
Les notables sont convaincus que Rome et Constantinople sont jumelés.
Unis comme les doigts de la main.
Ils se posent des questions quant aux agissements de ce barbare.
Ce n'est pas tant sa personnalité qui inquiète.
C'est le rôle croissant qu'il joue auprès du pape.
Et ce qui risque d'advenir, c'est...
si nous le laissons manœuvrer.
Viens près de moi, amour.
Constantin approche.
Regarde, c'est Pascalis,
un de nos plus dévoués serviteurs auprès des Romains.
Il a de jolis yeux, non ?
Je parle des yeux de mon fils.
Ah oui, c'est certain.
Continue à converser devant lui.
Il sera probablement empereur un jour.
Et il n'est jamais trop tôt pour apprendre.
Est-ce que son père est...
Il est encore vivant.
Sans doute devant un miroir en train d'essayer
des fourrures, des couronnes, des bijoux.
Heureux homme.
Mais tu ne m'as toujours pas dit ce que tu voulais que je fasse.
Nous pensons que Charles veut bâtir un empire en Occident.
Ce barbare risque de réussir.
Nous voulons réfréner ses ambitions.
Son pouvoir s'accroît.
Le roi des Lombards est devenu moine.
Le duc d'Aquitaine a été décapité.
Mais peut-être qu'une...
qu'une femme...
Non, voyons-le, chéler sa razin.
En Espagne.
Pourrir dans les fièvres de l'islam.
Il ne garde que Franck.
Elle est belle et je l'aime.
Elle croit que je suis fou et c'est elle qui est folle de moi.
Et je l'ai trouvé moi-même.
Elle fera une épouse parfaite pour moi.
Une reine adorable.
Mère au nom du ciel, j'aimerais que tu me dises ce que tu en penses.
Tu l'as vue, tu l'as questionnée, tu lui as-tu trouvé un défaut ?
Il y a des choses beaucoup plus importantes.
Cette affaire espagnole.
Nous vous prions de nous faire la grâce d'accepter la couronne de Saragosse.
Comment s'accepte-t-on une couronne sans se battre ?
Sans la défendre jusqu'à la mort ?
Mon propre neveu du pape m'a donné l'assurance que...
Le pape a un neveu entremetteur.
Il est vendu à l'impératrice de Byzance.
Et ils veulent te faire tomber dans un piège.
Toute cette affaire pue, Charles.
Ne va pas en Espagne.
C'est trop risqué.
Alors ?
Sois sûre que j'apprécie tes précieux conseils, mère.
Très bien.
Mais pas pour les femmes.
Et l'affaire d'Espagne, c'est moi que ça regarde.
Nous accepterons la couronne que nous offre Saragosse.
Oui.
[Musique]
[Musique]
[Applaudissements]
[Applaudissements]
[Musique]
[Musique]
[Musique]
[Musique]
[Musique]
[Musique]
[Musique]
[Musique]
Quoi, Charles ?
Sais-tu où tu te trouves ?
Mais dans les Pyrénées !
Tu sais où tu te trouves, toi ?
Ah oui, je sais où je suis.
Sur la terre des Basques.
Et je suis leur chef hortense.
Tu es sur ma terre depuis que tu as décidé de franchir les Pyrénées.
Nous avons observé depuis le départ.
Nous venons en paix.
Pouvons-nous poursuivre ?
Si tu es assez bête pour ça,
moi je ne mettrai jamais les pieds à Saragosse
et j'ai pourtant dix fois plus d'hommes que toi
qui sont tout autour de nous.
Ils te voient.
Toi, tu ne les vois pas.
Mais je suppose que tu ne m'écouteras pas.
Je t'aurais prévenu.
Les chrétiens qui t'offrent la couronne
ne détiennent pas le pouvoir dans la ville.
Nous ne sommes pas en guerre.
Pourrons-nous retourner pacifiquement en Pays franc ?
Bien entendu, si vous ne vous en prenez pas à nous.
Tu as ma parole.
Si jamais tu en reviens...
Je ne t'ai pas vu.
Je ne t'ai pas vu.
Je t'ai vu.
Je t'ai vu.
Je t'ai vu.
Je t'ai vu.
Je t'ai vu.
Je t'ai vu.
Je t'ai vu.
Je t'ai vu.
Je t'ai vu.
Tu es heureuse ?
Surtout épuisée.
Mais je suis heureuse d'être avec toi.
Ça finira très mal, toute cette affaire.
Mère, tu es une femme de peu de poids.
Je trouve cette expédition insensée.
Les espagnols sont tous sarazins.
Qu'ils soient chrétiens ou musulmans,
tous sarazins.
Ton grand-père les a chassés hors de France.
Et crois-moi, ils doivent s'en souvenir.
Ils veulent reconquérir leur territoire.
Pourquoi te donner le leur ?
Ils veulent se conger, c'est tout.
Ma mère a vraiment une mémoire prodigieuse.
Tout comme ces sauvages.
Je t'aurais bien prévenu.
Prévenu de quoi ?
Je ne suis pas un oracle.
Mais quiconque verrait un roi franc franchir les Pyrénées
avec un reliquat d'armée.
Et des présents qui valent une fortune, ne t'en déplaise.
On conclurait que ce roi est un dément
parce qu'il se jette dans la gueule du loup.
Tout va bien, Charles ?
Oui, tout va pour le mieux.
Nous allons passer la nuit ici.
Rends-toi à Saragosse avec Gilbert et Roger.
Tu leur annoncera que nous arriverons demain.
Et dis-leur que nous venons en paix,
que nous avons des présents à leur offrir.
Et que nous espérons un accueil agréable.
Au revoir.
Au revoir.
Tu vas me donner un fils, j'en suis sûr.
Grand et fort.
Tu le veux à ton image ?
Bien plus grand que moi.
D'une bonne tête au moins.
Afin que chacun le craigne et lui obéisse.
Et avant qu'il n'atteigne sa vingtième année, tu le haïras.
Crois-tu que ma mère voit juste en disant qu'on devrait faire demi-tour et il te garde ?
Je n'en sais rien.
Mon second mariage, c'est ma mère qui l'a arrangé.
Épouse la fille de ton ennemi si tu veux qu'il devienne ton ami.
C'était bien raisonné, oui.
Mais elle m'en garde.
Je ne devais que l'épouser et non tomber amoureux d'elle.
Je l'ai perdu.
Et tu m'as trouvé.
Et aimé.
C'est vrai.
Oui.
Oui.
Oui.
Les Sarazins savent lire dans les étoiles.
Nous leur demanderons de nous prédire combien d'enfants tu nous feras et combien de temps nous vivrons ensemble.
L'avenir m'apporte peu.
Le présent me rend heureuse.
Le présent me rend heureuse.
Le présent me rend heureuse.
Le présent me rend heureuse.
Le présent me rend heureuse.
Le présent me rend heureuse.
Le présent me rend heureuse.
Le présent me rend heureuse.
Le présent me rend heureuse.
Allez !
Allez !
Vite ! Réveillez Charles !
Où est le roi ?
Je ne sais plus.
Charles !
Ce message est écloué à la traverse de bois.
Je ne peux pas le voir.
Ces têtes sont celles de vos hôtes à Saragosse.
Nous qui parlons par la voix du prophète ne voulons pas de vous.
Nous n'avons nul besoin de la présence d'un roi franc, ni de son pape, ni des chiens soumis à leur religion.
Retournez de où vous venez et vous aurez la vie sauve.
Si vous nous attaquez, vous y laisserez vos têtes.
Il n'y a aucune signature sauf Allah ou Akbar.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
le fautif. Vous vous taisez quand j'ai besoin de conseil. Roland. Donne en l'ordre et nous
détruirons Saragosse sur le champ. Vous êtes tous de son avis ? Oui. Non. Là je suis
contre. Bien sûr, nous pourrions brûler Saragosse. Mais c'est trop dangereux. L'avez-vous
oublié ? Les Basques nous ont mis en garde dans les Pyrénées. Il nous faut être prudent.
Basques ? C'est probablement ces mêmes Basques qui ont tout mal avancé. Est-ce bien le moment
de se demander qui est fautif ? Je dis que c'est ce montagnard. Ce dernier Basque est
un traître. De toute évidence ce charognard était contre nous. Notre armée est vulnérable.
Une imprudence équivaudrait à une défaite absolue. Faisons demi-tour. Quittons ce pays.
C'est notre seul salut. Notre seul salut ? Et l'honneur ? Le déshonneur ? Ces mots
n'ont peut-être aucun sens pour toi, Gagnelan. Nous n'avons jamais battu retraite. Charles
n'a jamais refusé de relever un défi. Bien dit, Roland. Nous n'aurions jamais dû commettre
l'erreur de Venia. Nous avons commis cette erreur. Devons-nous aussi oublier qui nous
sommes ? Des francs ? Oui. Une centaine. Confrontés à des milliers de morts impatients de reconquérir
notre royaume. C'est ce que vous voulez ? Battre en retraite serait une ignominie ! Charles,
laisse-nous prendre Saragosse. Pour toi. Et notre nouvelle reine. Je t'en supplie, Charles.
Prudent, Charles. Réfléchis. Ça suffit ! Nous étions venus recevoir un royaume et
n'ont livré un combat. Demain, à l'aube, nous ferons demi-tour. Si Dieu nous protège,
car on se vaut. Écoute, Charles. C'est inutile, Roger. J'ai dit.
Satané basque !
Allez, Ganelon. Où est Roland ? Je l'ai vu partir cette nuit avec cinq hommes
en armes. Ne pouvais-tu l'en empêcher ? Non. Tu as vu quelle direction il a emprunté ? Vers
le nord. Prends deux hommes et suis leurs traces. Trouve Roland et ramène-le. Avec
ta permission, j'aimerais y aller seul. Tu l'as. Sois prudent.
Je viens te voir pour être sûr que tu tiendras ta promesse de laisser notre armée quitter
le pays en paix. Je leur ai fait payer leur traiterie, ces basques.
Ils nous avaient traités comme des chiens. Nous avons brûlé la cité de Pamplune.
Roland, tu es pire que ces barbares. Qu'as-tu dans la tête ? Je ne te reconnais plus.
Nous sommes humiliés par les Sarazins, mais rien ne nous prouve la traiterie des basques.
Pamplune est une cité basque, crétin. J'ai engagé ma parole et tu l'as bafouée en
tuant des innocents. Tu viens de mettre mon armée en péril en déshonorant mon nom et
mon royaume. Dieu fasse que Ganon revienne sauf. Je l'ai envoyé à ta recherche du
côté basque. Taire de Ganelon serait plutôt une bénédiction, Charles. Si je t'ai attaqué...
Arrête de me dire ce que je dois faire chaque fois que j'ai des décisions à prendre.
Je n'ai jamais demandé à cet abruti d'aller brûler Pamplune. Va commander l'arrière-garde.
Désormais, tu veilleras sur les vivres. Si Dieu veut que nous sortions de ce pays, je
veux que tu sois le dernier à quitter l'Espagne. C'est un ordre.
Tu es un garçon fougueux, Roland. Mais tu as rendu son honneur à mon fils.
Dieu pitié de moi. En avant ! En avant !
Qui a brûlé Pamplune ? Dis-moi qui es-tu vivra ?
Ma famille vivait là. Nous vous avions laissé passer en paix. J'avais la parole de ton roi.
Dis-moi son nom. Bien.
Si tu me dis qui a brûlé Pamplune, seuls les coupables seront châtiés.
Si tu décides de rester muet, ils seront tous tués.
Oui. Hum.
J'ai hâte de te voir. Je t'aime.
Je t'aime. Je t'aime.
C'est lui qui a brûlé Pamplune ? Non.
C'est lui qui a brûlé Pamplune ? Non.
C'est lui. C'est lui. C'est lui.
C'est lui. C'est lui.
Puis-je te demander une faveur ? Nous sommes sains et saufs. Une faveur ? Dis-moi et je
te l'accorde. Pardonne la faute de Roland. Imagine s'il n'avait pas acheté mon cheval
pour toi, nos chemins ne se seraient pas croisés. Je t'en prie Charles.
Pardonne-lui. Olivier. Oui Charles. Va dire à Roland de me rejoindre. Si nous devons
nous battre, je veux que nous soyons ensemble. L'un près de l'autre. Dis-lui que c'est
un ordre et ajoute que je lui pardonne.
Avance ! Tâche de les faire avancer ! Mais qui a brûlé Pamplune ? Avancez ! Allez ! C'est
lui qui a mis le feu. Oui.
Charles te demande à l'avant Roland. Il nous envoie te dire que tu es pardonné. Tu
le remercieras. Je serai le dernier à quitter l'Espagne. C'est bien ce qu'il voulait.
Mais c'est pas le moment de perdre le chemin. Il faut que tu sois prudent. Il faut que tu sois
prudent. Il faut que tu sois prudent.
C'est pas le moment de perdre le chemin. Il faut que tu sois prudent. Il faut que tu sois
prudent. Il faut que tu sois prudent.
C'est le roi temps. Il ne doit pas risquer sa vie.
Tu es perdu Roland. Tu es perdu Roland. Tu es perdu Roland. Tu es perdu Roland. Tu es
Le Roi doit vivre, tu pars !
[Cris de douleur]
[Musique]
Yodal, nous mourrons ensemble.
[Musique]
Roland.
[Musique]
C'est Roland.
[Musique]
Maintenant, Pamploon est vengée.
[Musique]
Et toi ?
[Musique]
Essaie de survivre.
[Musique]
S'il t'en laisse le temps.
[Musique]
[Cris de l'animal]
[Musique]
C'est pas vrai.
[Musique]
Roland.
[Musique]
Roland.
[Musique]
Roland.
[Musique]
Où est Ganlan ?
Où est Ganlan ?
Je ne veux pas que leur cadavre reste là.
Nous allons les transporter pour les ensevelir chez nous.
Toi aussi, mon plus vieil ami.
Est-ce le prix à payer pour être roi ?
Je ne peux régner qu'avec la douleur au cœur.
[Musique]
[Musique]
Pourquoi est-ce arrivé ?
Dieu, ai-je péché par orgueil ?
Je me suis cru le maître du monde et j'ai sacrifié mes amis.
Tu n'as rien à me dire.
Dieu.
Je veux une réponse.
Dieu, je t'en supplie, réponds-moi.
Est-ce ta façon d'implorer le Seigneur, Roi Charles ?
Dieu n'a rien à dire au roi.
Il a trop à faire avec les pauvres gens.
Qui es-tu ?
Un moine. Un moine qui vient de loin.
Du pays des angles.
Tu savais que j'étais ici ?
Oui.
Pourquoi es-tu venu ?
Pour que tu cesses tes hurlements et tes larmes.
Ton nom ?
Alcuin Dioc.
Et tu sais qui je suis ?
Non, oui.
Je suis responsable de leur récompense.
Je suis responsable de leur mort et je l'accepte.
Mais je ne comprends pas que l'orgueil d'un roi soit à la fois une qualité et une fatalité.
Comment faire la différence ?
Par la foi.
Crois et tu comprendras.
Saint Augustin.
La foi te guide et l'intelligence exécute.
Utilise la foi comme un miroir et regarde-toi.
Tu es fort, jeune, bien fait, mais ignorant.
C'est à l'ignorance que tu dois cette défaite.
Utiliser les forces de ce monde pour faire le bien est une tâche ardue.
Tu as perdu tes amis, tu as encore beaucoup à perdre,
mais pour faire que ce monde soit meilleur, tu dois t'attendre au pire.
Et tirer parti de la leçon.
Quelle leçon ?
Sur Terre, chaque chose est une leçon et ton peuple doit s'inscrire.
Tu veux que les francs bâtissent un empire avec des armes ?
Non, il vaut mieux les éduquer.
Et rappelle-toi, la foi et le savoir vont de pair en ce monde.
C'est un peuple qui peut lire et tu diras.
S'il sait écrire, il fera des lois afin de défendre sa religion.
Tu comprends ?
Cela demandera du temps et des larmes.
Toute ta vie.
Celle de tes compagnons et de ceux que tu aimes.
C'est ainsi.
Te sens-tu prêt pour ça ?
Non ?
Tu es prêt ?
Bien.
Reste ici.
Aide-moi.
J'aurais besoin de ton savoir.
Sûrement, mais tu dois agir seul.
Personne ne peut t'aider à accomplir la tâche qui t'incombe.
Le fardeau sera lourd et toi seul pourras le porter.
Suis-je l'oiseau de mauvaise augure ?
Non.
Je suis le roi. Il faut que je l'assume.
Je sais ce que je dois faire.
Pendant que tu apprendras à être un grand roi, je pourrai apprendre de toi.
De moi ?
Que pourrait apprendre un homme qui ne sait rien ?
Beaucoup de choses.
La connaissance n'est pas une fin en soi, mais un moyen que l'on doit mettre en place.
Guide ton peuple vers la lumière de la connaissance et j'aurai fait ce que Dieu m'a ordonné.
Sois-en sûr. Je le guiderai.
Moine, je te reverrai.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
La volonté de Dieu en décidera.
Des écoles ? Pour les enfants ?
Mais pour quoi faire ?
Qu'ils apprennent à lire et à écrire.
Pourquoi apprendre tout ça ? Dans quel but ?
Charles dit qu'un empire ne peut avoir qu'un seul langage.
Sa puissance s'accroît.
Et au-delà des frontières, des peuples souverains le veulent pour roi.
Nous faisons tout pour distraire ce barbare.
Nous encourageons les Saxons à le harceler à l'Est
afin de compromettre sa réputation de protecteur du peuple.
Pascalis, tu perds ton temps.
Tu serais incapable d'organiser une orgie dans un harem.
Tu es un fruit sec.
Qui aurait prévu qu'il quitterait Saragosse sans avoir livré Bataille ?
Reste calme ! Tais-toi !
Rome exaspère.
Écoute.
Tu ne peux tuer Charles.
Tu peux encore moins, comme tu dis, le distraire.
Tu n'es qu'un vulgaire courtisan qui n'amuse personne.
Je suis un homme de l'ordre.
J'ai encore un certain talent et des charmes qui éveillent la convoitise des hommes, non ?
Ah oui, je comprends.
Oui.
Je tiens encore secrète une grande nouvelle.
Écoute bien.
L'Empereur a cessé de vivre hier. Il est mort.
De quoi ?
D'une curieuse maladie.
Étrange.
En général, ça ne tue que les moutons, le charbon.
Dieu sait comment il a contracté.
Cela fait de moi une veuve et mon pauvre Constantin se sent déjà orphelin.
Tandis que je me morfonds de douleur et que je suis en grandeuil,
je me concentre sur mon empire.
Nous allons inviter Charles.
Il faut qu'il nous rende visite.
J'ai le pressentiment qu'il tombera à mes pieds.
Une fois qu'il sera vaincu et aveuglé par le plaisir,
je lui ferai une proposition qu'aucun homme sain de corps et d'esprit ne pourrait refuser.
Devenir mon Empereur.
Mais il est marié ?
C'est la troisième fois.
L'Eglise a dénoué les deux autres mariages.
Je crois avoir compris le pourquoi de la cahute dont vous parlez.
C'est sûr.
Vous faites allusion à la luxure.
L'idée serait de le tenir par l'essence.
Plus encore.
Promets-lui une débauche de plaisir.
Faire tout ce chemin, traverser la moitié du monde connu,
pour quoi faire ? S'entretenir d'un pacte d'intérêt mutuel.
Non, non, mon cher, vous n'avez pas saisi.
Non ? Alors dites-moi ce qui nous amène.
Eh bien, vous pouvez me décrire, soit sur mes talons,
mon ami Éginard, évidemment.
Autrement, il n'entendrait rien.
C'est mon ouïe, éminence. Elle me joue des tours.
Terrible chose que la surdité.
Pour être plus clair,
Pascalis est tout à fait formel.
Il dit que l'impératrice serait heureuse de vous connaître.
Elle admire votre façon d'être et votre intelligence.
Surtout votre personne, qu'elle se ferait un plaisir de combler de joie.
Elle le lui a révélé elle-même et je pense vraiment qu'elle est prête à tout pour vous accueillir.
De façon très intime.
Dieu du ciel !
De quoi a-t-elle l'air ?
Je ne crois pas bien saisir le sens.
A-t-elle des rondeurs gracieuses ?
Vous voulez dire physiquement ?
Elle est...
Elle est belle à en mourir, oui.
Tenez de sa part.
Tenez de sa part.
Jolie, hein ?
Cela vous suggère une réponse ?
Je vous l'ai donnée.
Je vous l'ai donnée.
Va à Byzance.
On dit que l'impératrice est une femme fascinante, qu'elle est aussi belle que puissante.
Moi je suis trop fatiguée pour te divertir.
Beaucoup trop, je le sais.
Ce sixième enfant m'épuise. Il remue continuellement.
Il n'arrête pas.
Tout comme toi.
Je crois que si tu étais libre, tu t'en porterais mieux.
Tu serais à même d'achever le projet que tu as mis en oeuvre.
Comment libre ?
Sans moi.
Je te parle sérieusement, Charles.
Tu as dû déjà te libérer une fois.
Pourquoi ne le refais-tu pas ?
Divorce. Va voir Irene.
Parce que si tu te maries avec elle, tu seras enfin à la tête d'un empire, comme l'a prédit Alcuin.
Tu le veux ?
Charles, n'hésite pas.
Je deviendrai son empereur dans un pays d'Orient, Hildegard.
Et ce n'est pas vraiment ce que je souhaite.
Je ne veux pas d'un empire.
Je ne veux que le bonheur de tous les peuples.
Je ne veux pas être libre.
Impératrice.
Je ne suis pas impératrice.
Je vais me coucher.
Je ne suis pas aveugle, ni sourde d'ailleurs.
Tu as une femme remarquable.
Tu finis par l'admettre ?
Bien sûr.
Je ne suis pas aveugle.
Je ne suis pas aveugle.
Je ne suis pas aveugle.
Je ne suis pas aveugle.
Je ne suis pas aveugle.
Je ne suis pas aveugle.
Je ne suis pas aveugle.
Je ne suis pas aveugle.
Je ne suis pas aveugle.
Tu finis par l'admettre ?
Bien sûr.
Et toi, penses-tu qu'elle ait raison ?
Moi, devenir le jouet d'une byzantine capricieuse ?
Pour un titre que les francs désavoueraient ? Pourquoi ?
Pour rien.
Oui, pour rien.
Oh, mais tu es d'accord.
Qu'y a-t-il dans ce coffret ?
C'est une femme qui aime jouer avec les hommes.
Parfois, ça marche.
Note également ceci.
J'ordonne que dans le royaume des francs, les hommes soient égaux devant la loi.
Je précise à tous les hommes, riches ou pauvres, francs ou non.
Même les saxons.
Les saxons ? Ce sont nos ennemis.
Oui.
Après leur défaite, bien sûr, je suis persuadé que ces gens-là nous seront utiles un jour.
Le jour où ils obéiront à nos lois et au Christ.
Oui, ces gens-là nous rendront de grands services.
Pas uniquement pour le bien des francs, mais pour unifier tous les peuples d'Occident.
Et contrer Byzance.
Byzance.
Basilissa.
Il a refusé.
C'était fatal, Pascalis.
Je n'ai nul besoin de tes excuses ni de tes explications.
Tu n'as pas su le convaincre parce que tu es un incapable.
Il se rend à Rome avec deux de ses fils.
Le pape leur donnera l'onction, Basilissa.
Il se bâtit un empire et va se proclamer empereur.
Je l'avais prédit.
Ce qui est affligeant, c'est que personne n'accepte que je gouverne.
Parce qu'une femme ne règne pas.
Il me faut un homme pour régner.
Les notables de Rome vous ont toujours soutenu.
Plus que jamais, nous avons besoin d'un empereur.
Non, pardon, d'une impératrice.
Ici.
Et non en Occident.
Il vous faut notre appui.
Pas du tout.
Vous êtes des bons à rien.
Donc, c'est à moi de prendre les décisions comme je l'ai toujours fait.
Pour moi, seul un grand souverain serait digne de mon désir.
Oui.
Charles n'a pas voulu considérer mon offre. C'est parfait.
Je prendrai un nom d'homme pour m'imposer.
Je gouvernerai en tant qu'empereur.
Un homme masculin.
Pour lutter contre ce monstre.
Basilissa, peut-être que Constantin serait la solution.
Je refuse de compromettre mon fils qui a perdu la vue.
Irène de Byzance sera Basileus.
Et sera désormais le fils tout dévoué à son église.
Charles, c'est la débâcle.
Les Saxons ont envahis dix villages et tués la moitié de nos hommes.
Ils ont épargné quelques vies et massacré le reste.
Sais-tu qui ils ont osé torturer ?
Les moines.
Les moines.
Et les prêtres.
Tous morts.
Ceux qui enseignaient la sainte parole ont subi des sévices.
Ils ont brûlé les bibles, les monastères.
Aucun prisonnier ?
On en a pris un.
Qu'a-t-il dit ?
Il nous a donné un nom.
Fidoukine.
C'est leur chef.
Ils le vénèrent.
Comme un dieu.
Un diable, tu veux dire.
En tout cas, il n'est pas comme les autres.
Il les a très bien organisés.
Alors élaborons une meilleure organisation pour défendre la bible et nos enseignants.
Et nos moines.
Je suis Fidoukine.
Celui que vous nommez le diable.
Tu parles à ton dieu.
C'est au nom même de ton dieu
que ton peuple est venu tuer ma femme.
Mais c'est pas le moment de parler de la mort.
Mais tous mes enfants...
Tu entends ?
Charles.
Qui est ce Charles ?
Pourquoi envoient-il des moines sur mes terres ?
Croient-ils que je les aime ?
Pourquoi ?
Moi, n'as-tu déjà vu ton dieu ?
Non.
Tu pries du Tony Baird, mais tu n'as pas de réponse.
Regarde le mien.
Irmansoul.
Il est visible.
Je le touche.
J'entends le vent lui parler.
Il est réel.
Il nous abrite.
Protège nos biens.
Protège nos biens.
Et tu persistes à croire que ton dieu invisible t'aidera.
Je crois que je vais mourir.
Le jour où Charles mourra.
Le jour où Charles mourra.
Le jour où Charles mourra.
Le jour où Charles mourra.
Le jour où Charles mourra.
Épeint par la grâce de Dieu, roi d'Italie.
Loué par la grâce de Dieu, roi d'Aquitaine.
Loué par la grâce de Dieu, roi d'Italie.
Le couronnement de tes deux fils m'a donné satisfaction.
A moi aussi, j'en suis heureux.
Je prierai Dieu de les garder en vie afin qu'ils puissent régner un jour.
Nous vivons dans la certitude. Beaucoup trop de menaces mettent l'église en péril.
Factions, complots, conflits imbéciles.
Pourquoi Constantin a-t-il fait de Byzance la capitale de l'Empire d'Orient ?
L'église est coupée en deux.
Comment rompre les liens qui nous unissent depuis des siècles ?
Et pourtant, j'y suis obligé par nécessité.
C'est ce que je m'efforce de changer.
Mais est-ce possible ?
Je suis couronné tes fils parce que tu es le seul apte à défendre l'église que les impliants juraient de détruire.
De qui parlez-vous ?
Des factions, bien sûr.
A force de vouloir leur imposer nos lois, j'ai perdu beaucoup trop d'hommes.
Ils brûlent nos villages et disparaissent comme par enchantement.
Ils massacrent tout ce qui vit et soudain, disparaissent.
Ils rangent ton royaume comme des rats.
Oui.
Tout ce que j'ai réussi à découvrir récemment, c'est que leur chef se nomme Vidoukine.
Ils adorent un arbre sacré, non, dire Mansoul ?
Vas-y, détruis-le.
Trouve Vidoukine.
Convertis-le.
Fais-leur connaître la Bible.
Tu dois regrouper tous ces peuples au nom du Christ et maintenir la paix au sein de tes frontières.
Ou alors, renonce à vouloir défendre l'église.
Elle périra et tes fils ne régneront jamais.
Le duc Tassilon est-il prêt à m'aider ?
La Bavière est voisine des Saxons.
Le duc est-il un bon chrétien ?
Il l'est.
Il obéit aux lois de notre mère l'église.
Tiens, tiens.
Tassilon sera sûrement heureux de m'aider à conquérir la Saxe.
Une fois pour toutes.
C'est l'occasion rêvée de voir si c'est un aussi bon chrétien qu'il le dit.
Charles propose que nous nous jetons à ses pieds.
Pourquoi lui prêter serment d'allégeance maintenant, duc Tassilon ?
Vous m'avez forcé de vous vendre à lui pour combattre les Saxons.
Compte-ci, gourde. Je me dois de préserver à tout prix l'indépendance de la Bavière.
Nos hommes sont forts, plus féroces que les francs.
Ne cédez pas, ne vous soumettez pas. Nous pouvons conquérir la Saxe de ma mère.
Et en cas de défait ?
Souvenez-vous de ce que mon père a enduré pour l'avoir provoqué.
Il a été anéanti.
Charles a respecté l'autonomie lombarde quand il a pris Pavie.
Le serment d'allégeance n'est qu'un leurre.
Gagne du temps. Gagne du temps.
Cette allégeance est humiliante.
Mais le serment m'aidera politiquement.
Roi Charles, Tassilon, duc des Bavières vient d'arriver.
Tassilon, tu n'as pas le choix. Dis oui, fais-le, et fais-le bien.
Roi Charles, duc Tassilon, je viens vous assurer de mon indéfectible loyauté.
Je prête serment d'allégeance à votre royaume, à votre couronne et à votre personne.
Et je vous remets mon sceptre. Engage de bonne volonté.
Dieu sait combien de temps j'ai attendu que ce sceptre m'aiderait.
J'avais juré de ne jamais te pardonner d'avoir déclaré la Bavière indépendante de notre royaume.
Tiens, duc. Maintenant, reprends-le.
Je te le rends en confiance.
La Bavière restera soumise à ta volonté.
La Bavière restera soumise à ton autorité en tant que partie intégrante et alliée inconditionnelle de notre royaume.
Conduis ton armée en saxe.
Bien.
Bien joué. Tu as réussi. Tu gardes tout ce que tu possédais.
Oui, mais avec sa permission.
Ce sceptre était léger. A présent, il me pèse.
Tu étais parfait. À un moment, j'y ai presque cru.
Autant jurer fidélité à un porc. Je tuerais mes enfants s'il devait servir ce barbare.
Je tuerai mes enfants s'il devait servir ce barbare.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Je tue.
Et l'abbé ?
Il est là.
Cloué sur une croix.
Pied à terre. Nous camperons ici.
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