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Zulu
TOEI
Quel lien avez-vous avec cet homme ?
Il fait partie de mon clan.
Vous êtes donc la femme yakuza du nom d'Oryu la Pivoine Rouge ?
Oui.
Il paraît qu'il sera libéré aujourd'hui.
Il n'a aucune famille
alors je suis venue le chercher et m'en porter garante.
Miyagi. Conduis-la à la cellule des malades.
Seikichi !
Chef !
Il a juste un mauvais rhume.
Debout ! Tu es libre.
Attendez.
Il est trop malade pour que je l'emmène sur l'île de Kyushu.
Je suis désolée, pourriez-vous lui trouver un hôpital ?
Ce n'est pas dans nos attributions.
Peut-être,
mais sa vie est en jeu.
La mort d'un yakuza n'est pas une grosse perte.
Seikichi, tiens bon.
Nous allons partir d'ici immédiatement.
LADY YAKUZA - CHRONIQUES DES JOUEURS
Scénario: Kazuo KASAHARA - Norifumi SUZUKI
Prise de vues: Shin FURUYA Lumière: Hiroshi WATADA
Son: Teruhiko ARAKAWA
Direction artistique: Seiji YADA
Musique: Takeo WATANABE Montage: Shintaro MIYAMOTO
Thème principal interprété par Junko FUJI
Avec
Junko FUJI
Tomisaburo WAKAYAMA
Kyosuke MACHIDA - Seizaburo KAWAZU
Kotaro SATOMI
Bin AMATSU - Keiji TAKAMIYA Yuriko MISHIMA - Jushiro KOBAYASHI
Tetsuro TANBA
Koji TSURUTA
Réalisation: Kosaku YAMASHITA
MILIEU DE L'ÈRE MEIJI (1868 - 1912) PRÉFECTURE DE TOKUSHIMA
Madame, je dois retourner chez mon patron.
Pourriez-vous descendre ici ?
Je vous paierai. Essayez de continuer un peu.
On ne trouvera pas de médecin.
Si je rentre tard, mon patron sera furieux.
Alors pouvez-vous nous déposer dans le centre ?
Dans le centre ?
C'est complètement à l'opposé. Essayez de me comprendre.
Que se passe-t-il ?
Mon compagnon est fiévreux.
Il lui faut un médecin
mais personne n'accepte de l'examiner.
Et moi, je suis épuisé. On ne sait plus quoi faire.
Vous habitez dans les environs ?
Nous venons de l'île de Kyushu. Nous ne connaissons pas cette ville.
C'est bien triste.
Patron, j'habite près d'ici.
Je connais un médecin.
Appelez-moi s'il y a un problème.
Je vous remercie.
Vous êtes tous venus ? Merci beaucoup.
Hanae, je vais raccompagner M. Le docteur.
Occupe-toi de nos invités.
Madame !
C'est bien triste d'être malade loin de chez soi.
Voici un médicament à infuser. Vous pouvez lui en donner.
Et une tortue.
Son sang lui redonnera des forces.
Tenez, pour vous.
Madame, allez vous changer.
On s'occupera de lui. Vous devez vous reposer un peu.
Merci.
Je ne trouve pas les mots pour vous remercier.
Seikichi.
C'est moi.
Chef...
Pendant que j'ai les idées claires,
je dois vous parler.
De quoi s'agit-il ?
Il y a deux ans,
je me suis bagarré à Osaka.
Mais je ne vous ai jamais dit
ce qui avait provoqué cette rixe.
Un homme du clan Koshiro t'avait cherché querelle, non ?
Pas exactement.
Ce jour-là, en votre nom,
j'étais allé présenter les vœux de nouvelle année à Mme Otaka.
J'ai rencontré des types dans une gargote
et on a bu du saké dans une bonne ambiance.
Et puis l'un d'eux...
a parlé de vous.
Qu'a-t-il dit ?
"Oryu la Pivoine Rouge...
"est exemplaire en tant que yakuza...
"mais en tant que femme,
"elle ne vaut rien."
A ces mots,
mon sang n'a fait qu'un tour.
Ce n'est pas vrai...
que vous ne valez rien.
Tout le monde sait que vous êtes aussi belle
qu'une pivoine rouge.
N'est-ce pas, chef ?
Chef...
j'ai une dernière demande à vous faire.
A tout jamais...
A tout jamais,
restez aussi jolie que cette fleur
et ne vous fanez pas.
Tenez,
les paysans m'ont chargé de vous remettre cet argent.
Je vous prie de l'accepter.
Nous vous sommes étrangers
mais vous avez organisé de magnifiques funérailles.
Prenez-le.
J'ai quelque chose à vous demander.
Si je peux vous être utile...
Je souhaiterais rester ici et trouver un travail
jusqu'à la cérémonie du 49e jour après le décès de mon compagnon.
Un travail ?
Ces paysans passent leur temps à travailler. Ils sont courageux.
Si vous devenez une femme ordinaire,
je suis prêt à vous aider.
Mais si vous restez Oryu la Pivoine Rouge,
je refuse catégoriquement.
Comment savez-vous...
qui je suis ?
Dans le passé, j'ai mené ce genre de vie.
Je me suis immédiatement douté de votre identité.
Oryu,
durant votre séjour chez nous, oubliez votre surnom.
Indigotier supérieur, 36 kg. Expéditeur: Kankichi Ishiyama.
Hanae, tu m'avances de l'argent ?
Grand frère,
si tu en veux, demande à papa.
Pas question de passer par lui.
- Tu en as ! - Non !
Tu vas encore le perdre au jeu. Pas question !
Inokichi, ce n'est pas un endroit pour les fainéants.
Répète ?
Qu'est-ce qui lui prend ?
Ça suffit !
Je ferai ce que je veux. Ne viens pas pleurer après.
Quel bon à rien...
Hanae...
On fait une pause ?
Vous aussi, reposez-vous.
Allez, soufflons tous un peu !
Venez tous vous reposer !
Oryu, votre aide nous est très précieuse.
Vous écrivez bien et vous travaillez beaucoup.
- Non... - Tenez.
- Je ne suis pas très utile. - Mais si.
Okin !
Okin, du village en amont...
La pauvre...
Grossiste en indigotiers
Messieurs,
ces deux ou trois dernières années, le prix du riz a flambé
et certains paysans sont obligés
de vendre leurs filles pour s'en sortir.
Même avec de bonnes récoltes, ils ne peuvent pas se nourrir.
Je voudrais que vous y réfléchissiez.
Eguchi, votre attitude est étrange.
Quand vous étiez yakuza, nous vous avons bien rendu service.
Maintenant que vous êtes dans le rang, vous vous opposez à nous.
C'est inattendu.
Non, je ne m'oppose pas à vous.
Je dépends des paysans qui me fournissent les indigotiers
et de vous, les grossistes, qui les achetez.
Je vous suis redevable de la même façon.
Mais les paysans ont du mal à exprimer leurs revendications.
Voilà pourquoi je parle à leur place.
Alors vous êtes donc leur représentant.
Le prix de location des champs n'est pas spécifique à Tokushima.
Il est le même dans tout le pays.
Nous ne pouvons donc pas baisser les loyers.
- Fin des négociations. - Messieurs !
Cet Eguchi est le meneur de la révolte des métayers.
Il faut le neutraliser.
J'ignore ce qu'ils complotent
mais on a besoin d'indigotiers avant la fête des Morts.
Sans les préachats des clients,
impossible de participer au tournoi de cartes annuel.
Ne t'inquiète pas. Takei va s'en occuper.
Dans ce cas, ils n'auront plus le moindre indigotier.
Oui, ils sont propriétaires des champs mais on les cultive.
- N'est-ce pas ? - Oui !
M. Eguchi,
si on ne fournit plus d'indigotiers, vous n'aurez pas de travail.
Mais on n'a pas le choix, on n'en peut plus.
Si vous décidez d'agir ainsi,
je n'y vois pas d'objection.
Toutefois, nous ignorons la façon dont ils réagiront.
Soyez prêts à tout affronter.
- Le chef du clan Tokumasa... - M. Takei ?
Takei, tu viens me parler ?
Oui.
J'ai une demande à vous faire.
Entre.
C'est fini pour aujourd'hui.
Eguchi,
je vous conseille de vous retirer de cette révolte des métayers.
Je ne fais pas partie de la révolte.
Sans votre soutien,
les paysans ne peuvent rien.
Ce sont les grossistes qui t'envoient ?
Oui, ils m'ont demandé de vous parler
mais il y a une autre raison.
Comme vous le savez,
mon clan vit toute l'année
de la recette du tournoi de cartes
auquel participent les grossistes
durant les trois jours de la fête des Morts.
Si les expéditions d'indigotiers sont arrêtées,
les grossistes ne pourront plus travailler et ils ne joueront pas.
Notre clan aura de graves problèmes financiers.
Et nous serons déshonorés.
Vous étiez le deuxième chef du clan Tokumasa.
Vous devez me comprendre.
Eguchi,
vous avez œuvré pour que je vous succède.
Je ne veux pas de problème entre nous.
Voilà pourquoi je suis venu.
J'ai quitté le milieu.
Ce que je vais te dire ne me concerne pas,
mais, Takei,
Narutogawa faisait partie du clan Kannonji
avec lequel j'ai eu un différend il y a trois ans.
En te voyant fréquenter ce type ignoble,
je me demande si tu ne t'éloignes pas de la voie du yakuza.
Comment ?
Eguchi,
j'agirai comme bon me semble.
Je suis le chef et j'assumerai mes responsabilités.
M. Eguchi était le deuxième chef du clan Tokumasa.
Pourquoi est-il parti ?
Il y a trois ans, il a organisé un tournoi en mémoire du premier chef.
Il manquait d'argent pour faire jouer les participants
et le clan Kannonji s'est moqué de lui,
ce qui a provoqué une bagarre entre les deux clans.
M. Eguchi est quelqu'un de très droit.
Cet affrontement avait eu lieu devant les autres chefs invités
et pour laver cette faute, il a décidé de quitter ses fonctions.
Je vois...
Dépêchez-vous !
Vous êtes bateliers. Sortez vos barques !
Vite !
Pourquoi ? On n'a rien à transporter.
Les paysans ne nous livrent plus les indigotiers.
Allez les chercher de force.
Pas question d'agir comme des voleurs.
Quoi ? Tu me réponds ?
Allez !
Avance !
Dépêche-toi !
- Arrêtez ! - Par ici !
Tu vas voir.
Alors ?
Tu vas travailler, oui ou non ? Décide-toi !
Si vous continuez, vous subirez la même chose !
Non...
Arrêtez !
Pourquoi vous en prendre aux bateliers ?
On exécute les ordres de notre chef.
Si ça vous contrarie, adressez-vous à lui.
- Tu vas obéir ? - Monsieur.
Ce comportement peu reluisant est indigne
du clan Tokumasa.
Quoi ?
Une femme qui parle comme un yakuza ?
Dis-moi, que dirais-tu de te baigner nue ?
- Garce ! - Arrête !
J'héberge cette femme et elle est sous ma protection.
Si tu as envie de te distraire,
frappe-moi tant que tu veux.
- M. Eguchi ! - Ne vous en mêlez pas !
Tu auras beau me frapper, aucune barque ne bougera.
Parle toujours.
Tu n'es plus notre chef.
Imbécile !
Abruti !
Dégage !
Espèces de salauds !
Je vais vous tuer !
Qu'est-ce que tu veux, toi ?
Ce genre d'objet... il ne faut pas le sortir si facilement.
Si tu tues quelqu'un, tu en prends pour trois ans.
Trois ans en prison, c'est difficile de s'en remettre.
Je sais de quoi je parle.
Je te conseille d'y réfléchir.
On reviendra s'occuper de vous. Comptez là-dessus.
Salopard...
Patron !
Monsieur, merci d'être venu à notre aide.
De rien.
Ils se sont mal comportés. J'ai honte d'être yakuza.
Je m'excuse pour eux.
Allez, on y va ?
Attendez.
Merci.
Okayo, dis-lui merci.
Merci, madame.
Non, c'est moi qui vous remercie.
Au revoir.
M. Eguchi,
je me suis mêlée de vos affaires.
Veuillez m'excuser.
Si vous étiez ici en tant qu'Oryu la Pivoine Rouge,
votre réaction aurait été normale.
Mais je vous avais demandé d'être une femme ordinaire
et vous n'auriez pas dû réagir ainsi.
Je sais.
Mais ce petit voyou s'est comporté avec vous
d'une façon ignoble.
Si cette situation perdure,
vous finirez par perdre patience.
S'il faut utiliser la force avec ces yakuzas,
je suis prête à intervenir à tout moment.
Si je peux sauver les paysans, je ne demanderai l'aide de personne,
quitte à risquer ma vie.
La seule chose que je puisse faire,
c'est de me laisser frapper et humilier à leur place.
Et puis, si la nouvelle de la révolte se répand,
le chef du clan Tokumasa risque de perdre la face.
Il n'est pas idiot.
Il saura quelle attitude adopter.
C'est moi qui l'ai choisi comme successeur.
Je dois être patient et attendre qu'il comprenne.
M. Eguchi,
j'ignorais que vous agissiez avec tant de générosité.
J'ai honte de ma proposition.
Oryu,
vous êtes une yakuza exemplaire.
Je regrette de vous avoir manqué de respect.
Seulement... je voulais que vous compreniez...
comment dire... ma façon de penser.
Okayo ?
C'est bien ton prénom, n'est-ce pas ?
Où est ton père ?
Il est allé à la recherche de maman.
De ta maman ?
Oume ?
Oui.
Elle est originaire de Tokyo.
J'ai entendu dire qu'elle travaillait dans ce quartier.
Vous devez parler d'Umeka.
Elle disait qu'elle y était née.
Oui, c'est sûrement elle.
Où travaille-t-elle ?
En fait,
il lui est arrivé malheur.
Elle est morte ?
Il y a tout juste un an.
Vous en êtes sûre ?
Sûre et certaine. J'étais présente quand c'est arrivé.
Ah bon...
Dites-moi. Quel lien avez-vous avec elle ?
Autrefois, je lui ai causé des ennuis.
Elle est morte...
Merci.
Ah bon ? Tu es une grande fille.
Tu verras bientôt ta maman.
Et puis, maintenant, tu as une poupée.
- Tu ne seras plus triste, hein ? - Non.
C'est papa !
Okayo...
C'est vous ?
Merci encore pour l'autre jour.
J'étais venue faire des courses
et j'ai rencontré Okayo devant ce restaurant.
Elle vous a retardée. Asseyez-vous, je vous en prie.
Okayo.
- D'où vient cette poupée ? - La dame me l'a donnée.
Il ne fallait pas.
Ce n'est rien.
Papa, tu as retrouvé maman ?
Non... Elle n'habite plus ici.
Elle a déménagé dans la ville où se trouve le sanctuaire Konpira.
Okayo,
aujourd'hui, tu peux manger ce que tu veux.
Que veux-tu ?
Je veux aller voir maman.
Okayo, si on faisait une promenade en barque ?
Merci.
Elle n'a pas vu sa mère depuis longtemps.
- Elle fait le bébé. - Aucun problème.
Allez, tu viens ?
Sale garce...
Chef,
ce sont eux qui ont défendu les bateliers.
Mademoiselle,
merci pour l'autre jour.
J'ai une dette envers toi.
Arrête. C'est une femme, ne lui en veux pas.
C'est contre mon gré, mais je t'excuse.
Dis...
Je suis Narutogawa. Je contrôle les maisons closes du quartier.
C'est toi qui enquêtais
sur une prostituée décédée du nom d'Umeka ?
Oui.
Elle est morte en laissant 50 yens de dettes.
Si tu es de sa famille, paie-moi.
50 yens ?
Tu ne les as pas ?
Tu voulais racheter une prostituée et tu n'as pas d'argent ?
Je sais qu'ici, c'est le territoire du clan Tokumasa.
Vous en faites partie ?
Nous sommes amis. Pourquoi ?
Je vais parler de ces dettes avec le chef, M. Takei.
Tu es bien insolent.
D'accord.
Sache que tu ne partiras pas de chez lui avant d'avoir réglé le problème.
Es-tu sûr d'être préparé à ça ?
Vous avez entendu.
Okayo.
Dis-lui au revoir et viens avec moi.
Attendez.
Pendant que vous êtes là-bas,
je pourrais m'occuper d'Okayo.
Non, j'aurais l'impression d'abuser.
Mais non.
Je pense que ce n'est pas une bonne idée de l'emmener.
Laissez-moi la garder, je vous en prie.
D'accord.
Écoutez, chef.
Si la révolte n'est pas réprimée,
nous annulerons le tournoi.
Takei.
- Quoi ? - Venez.
Sanji, c'est vous ? Je suis content de vous voir.
Takei.
Ça fait longtemps.
On dit que vous êtes un bon chef
et j'en suis heureux.
Merci.
Écoutez tous.
C'était un ponte du clan Shibakatsu de Tokyo.
Toujours prêt à perdre la vie,
il voyage avec un autel contenant sa propre tablette funéraire.
Quand j'étais jeune, il m'a beaucoup aidé.
Sanji.
Chaque année,
durant la fête des Morts,
nous organisons un tournoi de cartes pour les grossistes en indigotiers.
Que diriez-vous de mener le jeu une de ces nuits ?
Je suis très touché par cette proposition.
Je peux ainsi vous rendre ce que je vous dois.
Vous avez une fille.
Profitez-en pour gagner de l'argent.
Takei...
Je vous remercie.
Je pensais revenir plus tôt
mais j'ai été retenu par des obligations.
Maintenant, où allez-vous l'emmener ?
Le chef du clan Tokumasa propose de nous loger.
Je vois.
J'aurais aimé continuer à m'occuper d'elle
mais je ne suis pas chez moi.
Okayo,
viens me voir de temps en temps.
Je ne veux pas être indiscret... mais vous vous appelez bien Oryu ?
Oui.
Il paraît que sur l'île de Kyushu,
il y a une chef yakuza du nom d'Oryu la Pivoine Rouge.
Ce n'est pas vous ?
Moi, je ne suis qu'une femme qui passe son temps à voyager
comme bon lui semble.
Je vois. Excusez-moi.
Il est temps de nous en aller.
Voici le monsieur qui m'héberge.
Cet homme est le père d'Okayo.
Je suis Kohei Eguchi. Merci pour l'autre jour.
Je m'appelle Sanji Eto. Je suis un simple vagabond.
Le chef du clan Tokumasa m'a souvent parlé de vous.
Je vous remercie de l'avoir aidé par le passé.
C'est bien normal.
Écoutez...
Pourriez-vous nous confier Okayo pendant quelque temps ?
Oui...
Mais...
Mon amie vient de perdre un compagnon
et Okayo lui redonne la joie de vivre.
Monsieur,
je vous remercie pour votre proposition
mais je suis au courant du conflit
qui vous oppose au clan Tokumasa.
Je suis un vagabond
et je ne pourrai pas vous rendre la pareille.
Sanji,
je vous propose un marché.
Actuellement, je suis incapable d'aider le chef du clan Tokumasa.
Je vous demande de le faire si le besoin s'en fait sentir.
Oui,
je l'aiderai dans la mesure de mes possibilités.
Papa, on ira voir maman dans la ville où elle habite ?
Oui.
On va y aller.
Sanji,
si j'étais son père,
je ne voudrais pas emmener cette innocente enfant
chez des yakuzas.
Sanji,
puisque M. Eguchi vous le propose,
confiez-la-nous pendant que vous êtes là-bas.
Okayo,
tu as de la chance.
Tu as rencontré des gens très gentils.
Alors...
je vous confie Okayo. Merci beaucoup.
Au revoir.
C'est un homme bien.
Il élève une fille qui n'est pas la sienne.
Okayo est...
C'est la fille d'un homme qu'il a assassiné.
Son véritable père s'appelait Yasugoro l'Infernal
et c'était un célèbre joueur de la région du Kanto.
Un jour, il a triché et a été découvert.
Sanji l'a tué, suivant ainsi le code des yakuzas.
Dans ce milieu,
son geste est tout à fait légitime.
Mais après avoir purgé sa peine, il a entendu parler de cette fillette
et a tout laissé pour la rechercher.
Alors cette Umeka, qui est décédée,
était la femme de Yasugoro, n'est-ce pas ?
Sans doute.
Je suis sûr
qu'il va souffrir toute sa vie
en regrettant d'avoir tué cet homme.
Nous sommes pauvres
Et misérables
Notre patron et sa famille
Sont riches
Ils sont riches
Ils portent de belles ceintures
Sur de beaux kimonos
Bienvenue.
Effacer la dette d'une prostituée, c'est impensable.
Pour qui se prend ce Takei ?
A cause de lui, j'ai perdu la face.
Chef.
Le chef du clan Kannonji vous l'avait proposé,
mais pourquoi ne pas attaquer Takei ?
Je n'en ferais qu'une bouchée mais Eguchi passe d'abord.
Il faut réprimer la révolte.
Oui. J'ai quelqu'un qui nous sera utile.
Espèce d'amateur ! Tu as osé tricher !
Arrêtez !
Viens par ici.
- Allez ! - Salopard !
Écoute, si tu fais exactement ce que je te dis,
je pourrai te pardonner.
Je ferai n'importe quoi !
Regardez.
Il a écrit qu'il paierait ses dettes en vendant sa sœur.
Nous sommes des joueurs professionnels.
Nous réglons toujours ce que nous devons.
Désolé, mais je dois vendre ta fille à une maison close.
Papa !
Papa !
Attendez ! Je rembourserai les dettes de mon fils !
Tu participes à la révolte. Tu n'as pas d'argent.
Cette reconnaissance de dettes est fausse !
Hanae ne bougera pas d'ici !
Taisez-vous ! Reculez !
Si vous continuez, on vous tue !
M. Narutogawa.
Attendez.
Senkichi ?
Que veux-tu ?
Cette fille...
c'est ma fiancée.
Je vous rembourserai ces dettes.
Accordez-lui un sursis.
Bien.
Donne-moi 300 yens.
Je ne les ai pas encore.
Alors, faites-moi confiance
et attendez un peu.
Je n'ai pas à te faire confiance.
Si tu n'as pas d'argent, n'interviens pas !
M. Narutogawa,
dans ce cas,
disposez de moi comme vous l'entendez.
Je vous en supplie.
Tu fais partie du clan Tokumasa.
Par égard envers ton chef, je ne te ferai pas de mal.
Vous tous,
si vous tenez absolument à la sauver, je peux céder.
Mais à une seule condition.
Laquelle ?
Promettez-moi de renoncer à la révolte.
Si vous le faites,
je déchirerai ce papier sur-le-champ.
Alors ?
Vous me le promettez, oui ou non ?
Ordure !
M. Narutogawa,
votre proposition est infâme.
On imagine facilement
la façon dont vous avez obtenu ce papier.
- Vous dépassez les bornes. - Salaud !
Gamin...
Tu sais ce qui arrive quand on pointe une arme sur moi ?
Essaie de me tuer si tu veux !
Senkichi, arrête !
Je...
- Je vais y aller. - Que dis-tu, Hanae ?
Senkichi, oublie-moi !
Je vais garder cette fille chez moi toute la journée.
Tu as jusqu'à demain matin pour payer.
Sinon, dès demain soir, elle recevra des clients.
Avance !
- Fils ingrat ! - Papa, pardonne-moi !
Imbécile !
Ne reste pas plantée là, sers-moi à boire.
Viens.
- Lâchez-moi ! - Viens.
Excusez-moi.
Chef, il y a une joueuse peu ordinaire.
Misez.
Allez, misez.
Faites vos jeux.
Vous avez misé ?
Dépêchez-vous, je vous prie.
Les jeux sont faits.
Découvrez !
Elle est arrivée et a demandé à jouer
pour s'amuser.
Que fait-on ?
On va la plumer.
Demandez-lui de mener le jeu et procédez comme d'habitude.
Bien.
Les gars, il y a une cliente pour vous.
Je vous remercie tous.
J'arrête de mener le jeu.
Messieurs,
je vous propose de faire une pause.
D'autres clients vont vous remplacer.
Voilà pour vous.
Du saké a été servi. Prenez votre temps.
Mademoiselle,
voudriez-vous mener le jeu ?
Avec plaisir.
200 yens.
Messieurs, vous suivez ?
Commencez.
Allez-y.
Jouez.
Misez.
Je vous en prie.
Dites. Vous misez sur laquelle ?
Sur celle-là.
Vous êtes sûr ?
- On est prêts. - Prêts !
Découvrez.
Allez-y.
Attendez !
J'ai gagné plus que ça.
Pardon.
- Allez-y. - Misez.
Jouez.
Prêts, ici.
Prêts.
Découvrez !
Allez-y.
On y va.
- Allez-y. - Misez.
Jouez.
S'il vous plaît.
Allez-y.
Allez-y.
Je peux y aller ?
Je vous écoute.
Akaiwa,
je parie comme lui.
Comme lui.
Akaiwa, moi aussi, comme lui.
Comme lui.
Sortez l'argent, s'il vous plaît.
Prêts.
Découvrez !
J'arrête de mener le jeu.
Je vous laisse le reste de l'argent.
Mademoiselle !
Calmez-vous !
Vous n'avez pas honte ?
Comment ?
Vous avez réclamé 300 yens en échange de Hanae.
Il vous les faut avant demain matin, n'est-ce pas ?
Je vous rembourse. Veuillez accepter cet argent.
Je ne veux pas d'argent d'une inconnue.
Qui es-tu ?
Si je ne me présente pas, vous le refuserez ?
Oui.
Tu es bien insolente.
Tu risques de ne pas sortir d'ici vivante !
Vraiment ?
Dans ce cas, permettez-moi d'abréger les salutations d'usage.
Je suis née à Hitoyoshi sur l'île de Kyushu.
J'ai pris la succession du clan Yano. Je me nomme Oryu la Pivoine Rouge.
La Pivoine Rouge ?
M. Narutogawa,
la révolte concerne des citoyens ordinaires.
Je vous propose de régler cette affaire de dettes entre yakuzas.
Avec l'accord des chefs influents de l'est et de l'ouest du Japon,
j'ai succédé à mon père qui dirigeait notre clan.
Acceptez-vous ces 300 yens pour ne pas me faire offense ?
Ou vous entêtez-vous par vanité ?
Vous avez le choix. Répondez-moi clairement.
D'accord.
Mais nous nous reverrons.
Amène la fille.
Hanae !
Senkichi !
Oryu, je vous remercie.
Partez sans perdre un instant.
Merci... Merci beaucoup !
Je n'oublierai jamais ce geste.
Senkichi,
tu risques d'avoir des ennuis avec ton clan
mais je te demande de rendre Hanae heureuse.
- Oui. - Au revoir.
Oryu...
J'ai appris que vous étiez chez Narutogawa.
Je m'inquiétais pour vous.
M. Eguchi...
Pardonnez-moi.
Écoutez.
Vous avez sauvé Hanae
et je vous en remercie.
Mais...
je vous avais demandé...
de ne pas vous comporter en yakuza tant que vous étiez ici...
et vous ne m'avez pas écouté.
En moi,
l'esprit du yakuza est toujours vivant.
Jusqu'à présent,
j'ai toujours lutté pour le réfréner.
J'ai accepté de vous loger
à condition que vous fassiez de même.
Vous...
vous n'avez plus rien à faire chez moi.
Si j'acceptais votre aide,
le combat que je mène aux côtés des paysans
se réduirait à une bagarre entre yakuzas.
Alors ce soir,
je vous demande de partir.
Je comprends tout à fait.
Mais...
tant que le problème avec Narutogawa et Takei n'est pas réglé,
je ne peux pas quitter cette ville.
Je vais emmener Okayo et chercher une auberge.
Je vous demande seulement d'accepter cela.
Ceci...
ne me regarde pas.
Attention !
M. Eguchi !
M. Eguchi !
M. Eguchi, tenez bon.
Le médecin va bientôt arriver.
Oryu...
Partez d'ici immédiatement.
M. Eguchi...
Votre présence...
risque d'envenimer la situation.
Partez vite.
Vite !
Messieurs,
je vous remercie pour tout.
Meishu.
Oui.
Où on va ?
On doit chercher une autre maison.
Pardonne-moi.
J'ai fait une bêtise.
Oryu.
Je vous accompagne jusqu'à la ville.
La ville ?
La sœur cadette de notre patron tient un restaurant là-bas.
Merci pour votre gentillesse
mais je ne veux pas abuser.
Oryu,
notre patron ne le montre pas
mais il s'inquiète énormément pour vous.
Si vous refusez cette proposition, il me le reprochera.
Merci.
Bonjour.
Bonjour.
Mais, Oryu,
nous aurions pu nous en occuper. Laissez ça.
Non.
Vous avez la gentillesse de nous loger. Je veux vous aider.
Comment va votre frère ?
Heureusement, le médecin dit qu'il est hors de danger
s'il continue à bien se reposer.
Ah bon ? Je suis soulagée.
Okayo, toi aussi, tu nous aides ?
Tu es gentille.
Je t'ai acheté des cadeaux pour te récompenser.
Tiens.
Un chapeau. Tu vois ?
Pendant la fête des Morts, tu porteras ce kimono et tu danseras.
Que c'est joli...
Tu es contente, Okayo ?
Dis merci.
Merci beaucoup.
Non, c'est moi qui te remercie.
Et celui-là est pour vous, Oryu.
Non, il ne fallait pas.
C'était un secret, mais mon frère m'a demandé de vous le donner.
Il veut absolument
que vous dansiez en kimono indigo typiquement de chez nous.
Il a choisi lui-même le motif.
Tenez.
Merci beaucoup.
Mais j'ignore si je saurai danser.
Dans ce cas, répétons la danse toutes les trois.
D'accord, Okayo ?
Excusez-nous.
Vous êtes Oryu la Pivoine Rouge, n'est-ce pas ?
Je suis le messager de Yukichi Takei, le chef du clan Tokumasa.
Il vous demande de venir chez Yoshinoya.
Yoshinoya
Je suis Ryuko Yano.
C'est toi, Oryu ? Je suis Kannonji.
Vous êtes le chef du clan Kannonji ?
Enchantée de vous connaître. Veuillez m'accorder votre soutien.
Trêve de formalités. Approche.
Tu sais, Oryu,
j'ai très souvent entendu parler de toi.
En tant qu'ami par alliance, je tenais à te rencontrer.
Ami par alliance ?
Tu l'ignores donc ?
Tu as échangé les coupes de l'amitié avec Kumatora de Dogo,
ce que j'avais fait, moi aussi.
Nous sommes donc amis par alliance.
Nous appartenons à la même famille.
- Avec Kumatora ? - Oui.
En plus, je suis le garant de Takei, chef du clan Tokumasa.
Dis, Oryu.
L'autre jour, Narutogawa s'en est pris à toi.
Par égard pour moi, je te demande d'oublier cet incident.
Venant de vous, je serais bien en peine de refuser.
Toutefois,
M. Eguchi a été blessé lors de cette attaque.
Par conséquent, je souhaite qu'il me promette
de ne plus jamais se comporter ainsi.
A ce propos, Oryu,
le clan Tokumasa vit de la recette du tournoi.
Si la révolte des paysans perdure,
le tournoi de la fête des Morts sera annulé.
Tu fais partie de ce monde, tu dois comprendre.
Écoute, je te serais reconnaissant
de convaincre M. Eguchi et les paysans
de cesser ce mouvement.
Je comprends très bien, mais pour ce qui est du conflit,
je pense que les yakuzas ne doivent pas intervenir.
Écoute, Oryu.
J'ai fait la route jusqu'à Tokushima uniquement pour te voir.
Oserais-tu m'humilier ?
Je n'ai fait qu'exposer mon point de vue,
en tant que yakuza.
M. Kannonji,
puisque nous sommes amis par alliance,
essayez de me comprendre.
Au revoir.
Quelle impertinente !
Chef, que va-t-on faire ?
Takei,
maintenant, tu n'as plus le choix.
Emploie la force.
M. Kannonji,
si je voulais recourir aux armes...
je ne vous aurais pas appelé.
Chef !
Le chef du clan Koshiro d'Osaka vient d'arriver par bateau.
Bien.
Que fait-il ici ?
Je le connais depuis longtemps
et je l'ai convié au tournoi.
Excusez-moi...
Oryu la Pivoine Rouge ?
Qui êtes-vous ?
Veuillez nous suivre, s'il vous plaît.
Je suis Koshiro, d'Osaka.
Koshiro ?
Un certain Seikichi, de ton clan, a tué un de mes hommes.
A cette époque, j'étais en Mandchourie
et je ne l'avais pas vengé.
- Vengé ? - Oui.
Mes hommes sont très précieux pour moi.
Nous devons régler ce contentieux.
De quelle façon ?
Je pense que les torts étaient partagés.
Vraiment ?
Je me moque de ton avis.
Il paraît que tu es douée pour le tir.
J'ai un peu appris à tirer en Mandchourie.
Ne risquons pas de perdre nos hommes. Affrontons-nous tous les deux.
Tu es prête ?
Pour le moment,
je dois absolument finir d'accomplir mon devoir.
Je vous prie de différer ce règlement de comptes.
Je ne m'enfuirai pas.
Oryu,
je reste jusqu'à la fin de la fête.
Quand tu seras prête, tu m'obéiras.
Je vous remercie.
Marché conclu ?
Garde ce pistolet pour la prochaine fois.
Allez-y.
Misez, s'il vous plaît.
Dépêchez-vous.
Misez.
Jouez.
Prêts, ici.
Prêts ici aussi.
Allons-y.
Narutogawa,
maintenant, je te conseille d'agir comme tu le souhaites.
Et si Takei s'y oppose ?
Je m'en charge.
La recette du tournoi fait vivre un clan pendant un an.
Un tel lâche ne doit pas en profiter.
Narutogawa,
après la fête des Morts, je ferai ce qui est en mon pouvoir
pour que tu prennes la tête du clan Tokumasa.
Je vous remercie.
Dès le début, je t'ai envoyé auprès de lui
dans ce but.
En échange, à partir de l'année prochaine,
je m'occuperai de l'organisation du tournoi.
D'accord.
Oryu !
Hanae ? Que se passe-t-il ?
- Ils ont emmené Senkichi ! - Senkichi ?
Tu m'as menacé de ton poignard
et nous en sommes restés là.
Comment comptes-tu te faire pardonner ?
Je ferai ce qu'il faudra.
Que proposez-vous ?
Tue Oryu la Pivoine Rouge.
Si tu refuses, c'est moi qui te tue.
Je ne fais qu'appliquer notre loi.
Alors ? Que décides-tu ?
Entendu.
Bien.
Accompagne-le.
Je veux bien y aller maintenant
mais je n'ai pas d'arme. Prêtez-m'en une.
Narutogawa,
tu ne mérites que la mort !
Ordure...
Senkichi !
Narutogawa !
Explique-toi.
Je vous l'ai déjà dit.
Il m'a menacé d'un poignard.
Je devais répliquer.
Senkichi faisait partie de mon clan.
Cette fois, tu dépasses les bornes !
Et vous...
si un de mes hommes vous menaçait, que feriez-vous ?
Comment ?
Chef !
Oryu la Pivoine Rouge est ici.
- Oryu ? - Oui.
Impeccable. On va lui régler son compte.
Attends !
Les grossistes nous interdisent les armes.
Je suis venu vous prévenir.
Ne fais pas ça.
Oryu la Pivoine Rouge,
que voulez-vous ?
Je présume que vous êtes occupé.
Je vais donc aller droit au but.
Je dois parler à Senkichi, qui fait partie de votre clan.
Si vous me le permettez, je souhaiterais le voir.
Il vient de mourir.
Il est mort ?
Il a enfreint la loi des yakuzas
et il s'est donné la mort par hara-kiri.
Vraiment ?
M. Takei,
je me permets une autre demande.
Senkichi était fiancé et devait se marier.
Vous étiez son chef
mais puisqu'il est mort, il n'est plus yakuza.
Je souhaiterais repartir en emmenant son corps.
Tu penses vraiment qu'on va accepter ? Va-t'en !
Si tu insistes, je te coupe en deux.
Narutogawa ! Arrête.
La Pivoine Rouge,
puisque vous me demandez une faveur, je ferai de même.
En échange du corps de Senkichi,
essayez de convaincre M. Eguchi
d'arrêter la révolte des paysans.
Si je refuse ?
Tenez-vous absolument...
à m'humilier ?
Takei.
Permettez-moi d'intervenir.
Il ne servira à rien de vous disputer ici.
Je vous conseille de vous affronter aux cartes.
Nous affronter aux cartes ?
Je jouerai à votre place.
Qu'en dites-vous ?
J'accepte votre proposition.
Alors que mets-tu en jeu ?
Je joue ma vie. Êtes-vous satisfait ?
Parfait.
Vous vous affrontez aux cartes.
Vous avez droit à trois donnes et un seul choix.
Nouvelle donne.
Nouvelle donne.
Premier.
Oryu a gagné.
M. Takei,
votre ami est un grand joueur !
Appelle un porteur...
et remets-lui le corps.
Venez, je vous en prie.
Takei.
Infligez-moi le châtiment de votre choix.
Ouvrez la main droite.
Ouvrez-la !
Vous avez triché.
Sanji,
vous avez osé me trahir.
Takei,
je l'ai fait en sachant que je risquais ma vie.
Tuez-moi
mais ne changez pas le résultat du jeu.
Peu m'importe votre vie. J'ai perdu la face par votre faute.
Takei.
Vous êtes aveugle.
Vous liguer contre Oryu risque de vous mener à votre perte.
Comment ?
Oryu est prête à donner sa vie pour M. Eguchi,
qui a quitté le milieu.
Ce serait plutôt à vous de vous sacrifier, n'est-ce pas ?
M. Eguchi m'a prié instamment
de vous venir en aide.
Takei,
nous devons agir pour le bien des citoyens,
quitte à perdre notre fierté.
N'est-ce pas cela, la voie des yakuzas ?
Je suis certain que M. Eguchi parlerait de cette façon.
Pardonnez-moi.
J'ai haussé le ton alors que je ne suis qu'un vagabond.
Je suis confus.
Si vous n'agissez pas,
vous serez certainement destitué
après la fête des Morts.
Si Sanji ne m'avait pas parlé,
je n'aurais pas compris votre attitude.
J'ai failli déshonorer le clan Tokumasa.
Pardonnez-moi.
Que dis-tu ?
Ne sois pas stupide.
Merci beaucoup.
Je vous demande pardon à tous.
En ce qui concerne le prix du fermage,
nous allons traiter avec les grossistes.
Merci beaucoup.
Takei.
Que comptes-tu faire avec Kannonji ?
Ne vous inquiétez pas.
Oryu se charge de lui. Tout va bien.
Bienvenue !
Chef !
Oryu la Pivoine Rouge est ici.
Qui ?
Oryu la Pivoine Rouge.
- Vraiment ? - Oui.
Quel bonheur !
Kumatora,
je voudrais que tu persuades Kannonji
de se retirer de cette affaire.
Ainsi, le chef du clan Tokumasa pourra soutenir les paysans
et convaincre les grossistes de baisser les loyers.
Il souhaite résolument agir dans ce sens,
quitte à annuler le tournoi.
Entendu.
Oryu,
j'ignorais qu'il pouvait se comporter si mal.
J'ai honte de ce qu'il t'a fait.
Excuse-moi. Pardon.
Kumatora,
relève-toi, je t'en prie.
Je voulais juste te dire
que même si tu es proche de Kannonji,
je resterai toujours fidèle à mes principes.
Comprends-le.
Bien sûr.
Allez, Oryu, partons à Tokushima sur-le-champ.
Kumatora...
merci infiniment.
Pas de remerciements entre nous.
Tsurukichi ! Prépare nos affaires !
Les voici.
Narutogawa,
pourquoi êtes-vous armés ?
Takei,
avec Oryu, vous allez soutenir les paysans, n'est-ce pas ?
Et alors ?
Tu veux diriger à ma place ?
Oui.
Vous m'avez percé à jour, je n'ai plus le choix.
Chef, fuyez !
Traîtres...
Takei ?
Il paraît qu'il a été sauvagement assassiné par des inconnus.
C'est un coup de Kannonji et Narutogawa.
Si on les laisse faire, ils iront très loin.
Excusez-moi.
M. Eguchi,
je suis désolé.
Je n'ai pas pu sauver
le chef du clan Tokumasa.
Veuillez me pardonner.
Après la fête des Morts, je quitterai cette ville.
Mais avant de partir,
je tiens à vous dire quelque chose.
N'oubliez pas...
que vous ne faites plus partie du monde des yakuzas.
Sanji...
Au revoir.
Je vous remercie d'être venus.
Amusez-vous bien.
Bon...
Parier de l'argent, ce n'est plus amusant.
Je vais parier une baleine antarctique.
Intéressant. Moi, un entrepôt de feuilles d'indigotiers.
Vraiment ?
Alors moi...
je parie cette fille !
Kannonji.
Je n'apprécie pas ces jeux malsains.
Je repars à Osaka.
Koshiro, l'ambiance du tournoi est toujours spéciale.
Vous logez chez Takei, n'est-ce pas ?
Qui venez-vous voir ?
Kannonji est dans la salle principale.
Narutogawa, dans l'annexe.
Ce Sanji, qui loge chez Takei...
il est capable de tout.
Dès que vous le voyez, amenez-le-moi.
Je suis ici.
Narutogawa,
tes procédés ne sont pas très corrects.
Je vais t'enseigner le code des yakuzas.
On nous attaque !
- Achevez-le. - Attendez !
Cessez ce carnage devant vos invités.
Laissez-moi m'occuper de lui.
Koshiro,
c'est notre problème. Laissez-nous.
Tu n'apprécies pas mes paroles, Narutogawa ?
Je n'aime pas affronter les scélérats mais si tu insistes...
Allez.
Oryu ! On t'attendait.
Le père d'Okayo a été blessé et on l'a transporté ici.
Sanji ?
Oryu, je vais voir Kannonji.
Sois prudente en mon absence.
Oui, je compte sur toi.
Vite...
- Tiens. - Merci.
Oryu !
Koshiro ?
Oryu.
Papa ne voit plus rien.
Qu'est-il arrivé à Sanji ?
Oryu,
sais-tu que Takei a été assassiné ?
Sanji a voulu tuer Narutogawa pour le venger
et il a été blessé.
Kannonji et Narutogawa ont écrasé la révolte des paysans.
Dans ma position, je ne peux pas prendre parti.
Mais je pourrai peut-être t'aider.
Préviens-moi si tu as besoin.
Il veut te parler.
Sanji.
C'est Oryu.
Oryu...
J'ai honte d'avoir échoué.
Je n'ai pas pu venger Takei.
Êtes-vous sûr que son assassin
est bien Narutogawa ?
Oui.
Le soir même,
j'ai interrogé un homme qui a été blessé lors de l'attaque.
Oryu.
Je vous ai menti.
Okayo n'est pas ma fille.
Cela...
je le savais.
Ah bon ?
Vous le saviez et vous n'avez rien dit.
Je suis vraiment un parfait idiot.
Pour élever correctement cette fillette,
j'avais renoncé à mes devoirs de yakuza.
Mais je viens de commettre à nouveau une erreur.
Oryu.
Un yakuza finit toujours de cette façon.
Lorsqu'elle sera grande,
racontez-lui tout ce qui s'est passé.
Dites-lui même que j'ai tué son père.
Non, Sanji.
- Il ne faut pas le lui dire. - Si, dites-le-lui.
En le tuant,
j'ai respecté la loi des yakuzas
mais je l'ai rendue orpheline.
Oryu...
Je...
Je ne veux pas...
qu'elle continue à me prendre pour son père.
Je préfère qu'elle sache
que j'ai rendu malheureuse...
une fillette innocente
parce que j'ai choisi de rester fidèle à mes principes.
Je veux qu'elle sache la vérité.
Sanji !
Okayo.
Papa doit partir très loin.
Allons lui dire au revoir.
Viens.
Papa !
Papa !
Tu reviens quand ? Emmène-moi avec toi.
Emmène-moi !
Okayo...
Okayo...
L'autel...
Excusez-moi,
la tablette...
Okayo...
pardon.
Pardonne-moi.
Okayo...
Sanji !
Papa !
Papa !
Yasugoro - Mort à 31 ans
Sépulture de Yukichi Takei
M. Eguchi...
Oryu.
Ne dites rien.
Un yakuza reste toujours un yakuza.
Je vous ai fait la morale
mais la seule solution...
c'est que j'utilise ce sabre.
Oryu.
Vous pouvez rire de moi.
M. Eguchi !
Au lieu de prendre cette décision maintenant,
pourquoi n'êtes-vous pas intervenu dès le début ?
Pendant que vous réprimiez cette envie,
combien d'hommes ont perdu la vie ?
Senkichi,
Takei,
Sanji. Tous trois ont été assassinés.
Vous êtes lâche.
Et égoïste.
Moi...
je tenais à vous...
et en tant qu'Oryu la Pivoine Rouge,
je voulais vous être utile.
Je n'ai pas hésité
à aller me battre par le jeu et les armes.
J'ai fait tout cela pour vous.
Mais vous...
Oryu.
Je...
Je ne mérite pas votre confiance.
Si.
Maintenant encore,
je vous fais confiance.
Je veux vous faire confiance.
Même si je suis...
une femme yakuza,
une femme imparfaite,
je voudrais poursuivre ce beau rêve.
Oryu...
M. Eguchi !
Oryu,
vous n'êtes pas une femme imparfaite.
Vous êtes la plus...
la plus féminine des femmes.
M. Kannonji.
Je suis désolé que les choses aient tourné ainsi.
C'est mieux comme ça.
Bien. Alors, nous allons danser.
Allez-y.
Laissez-moi regarder.
Non.
C'est mesquin...
Un escargot !
Kannonji ! Content de te voir !
Kumatora ! Tu as bien fait de venir.
Buvons du saké.
Bienvenue, monsieur.
- Pourquoi ce sabre ? - Un règlement de comptes.
Avec qui ?
Quelqu'un qui est ici...
Toi !
Oryu, que veux-tu ?
Suivez-moi en silence.
Si vous criez,
vous aurez six trous dans le corps.
Poussez-vous !
Narutogawa,
te savoir sur cette terre
m'empêche de dormir tellement tu me dégoûtes.
L'un de nous deux doit disparaître et on va bientôt savoir lequel.
Narutogawa !
M. Koshiro ?
Tes manières ignobles sont indignes d'un yakuza.
Narutogawa.
Au moins une fois, affronte Oryu loyalement.
Vous autres !
N'intervenez pas !
Oryu.
Ton clan t'attend sur l'île de Kyushu.
Rentre chez toi. Je m'occuperai du reste.
Hors de question.
Cette affaire ne vous concerne en rien.
Je ne veux pas que vous ayez des ennuis à cause de moi.
Je vous en prie,
ne vous en mêlez pas.
Ce n'est pas conforme à notre accord.
Au bord du fleuve, nous avons conclu un marché.
"Quand tu seras prête, tu m'obéiras."
Ses jours ne sont pas en danger
mais il doit garder la chambre 4 ou 5 jours.
Je vous remercie infiniment.
Okayo.
Tu viens avec moi ?
Où est Oryu ?
Elle va bientôt revenir.
Allons danser toutes les deux.
Si tu danses bien,
ton papa sera heureux en te voyant.
Il peut me voir ?
On dit que la danse d'Awa
a été inventée pour cela.
Viens !
Oryu...
Je...
Je ne veux pas qu'elle continue à me prendre pour son père.
Je préfère qu'elle sache
que j'ai rendu malheureuse
une fillette innocente
parce que j'ai choisi de rester fidèle à mes principes.
Je veux qu'elle sache la vérité.
FIN
Adaptation: Nathalie Cazier & Katsuko Quinejure
Sous-titrage: C.M.C.
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