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Original subtitles

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www.calorifix.net Printemps pr�coce (v.01)

Traduction : f-de-villers Correction : Lavie, M�T

PRINTEMPS PR�COCE

R�alisation : OZU Yasujir�

Bonjour.

- Les �boueurs ne sont pas pass�s. - Vraiment ?

Ce service qui se la coule douce.

- Et n'oublie pas. - Quoi ?

Je te l'ai dit hier soir. Tu te rappelles ?

De quoi ?

Une ampoule pour les toilettes.

J'en prends deux ?

Non, une suffit.

Nettoie-le.

�coute, on a pass� l'heure.

Tu vas �tre en retard au travail.

J'ai encore cinq minutes.

Tu vas te raser ?

Non.

Pourquoi ?

Tu ferais mieux.

Le d�jeuner ?

Il n'y a que du pain, tu as fini le riz hier soir.

Arr�te de jouer au mah-jong.

Bonjour.

On t'avait marqu� 10 points en trop.

Non, c'est pas vrai !

Tu leur as dit ?

- J'en suis. - Moi aussi ! C'est super.

On s'en reparle ce midi.

De quoi il s'agit ?

D'un truc chouette.

Vraiment chouette. Mais on ne t'emm�ne pas.

C'est quoi ? Vous allez o� ?

Dis-moi !

Un endroit sympa qui vaut le coup.

Le voil�.

Regarde tous ces gens.

C'est fou.

On y �tait il y a cinq minutes.

C'est pas si mal de prendre le train plus t�t.

Tous les matins, 340 000 employ�s de bureau...

Autant qu'une ville comme Sendai.

�a fait que je suis un sur 340 000 ?

Bonjour.

Votre argent.

- Comment �a s'est termin� ? - Pas eu de chance. Trois fois rien.

Vous avez bien fait d'arr�ter.

Bonjour !

Bonjour !

Bonjour !

Bonjour.

- Vous avez vu Kimura ? - Pas pu y aller.

Comment �a ?

J'�tais occup�.

Il ne va pas bien ?

Non, pas du tout.

C'est vrai ?

BRIQUES � FEU TOA INC.

C'est bien l� ?

C'est �a.

Retrouvons-nous � la gare � 8 heures.

- C'est trop t�t. - Parle pour toi.

Il faut partir t�t si on veut arriver � temps.

Et combien �a co�te ?

Vous vous cotisez pour les sorties ?

La derni�re fois... �a a co�t� 400 yens.

�a vous va tous, 400 yens ?

OK.

- On fera du stop � partir d'o� ? - � partir d'Enoshima.

D'accord.

J'ai promis ce dimanche � ma femme...

O� ?

- Le grand magasin. - Moi je t'embauche ailleurs !

Bonne id�e.

Bon, c'est d�cid�. � la gare � huit heures.

Les �pouses sont les bienvenues.

Dis-le � Grande Perche.

Je pr�viendrai Pinko et Chako.

Pourvu qu'il fasse beau.

Ne t'inqui�te pas. Il a fait beau tous les dimanches.

Bon, faut retourner au turbin.

Onodera est l�.

Vraiment ?

Il t'attend.

On peut envoyer tout de suite ces 200 tonnes pour Omi.

Il faut enregistrer cette autre commande.

Ah bon ?

Bien, Sugiyama...

- Bonjour, quand es-tu arriv� ? - Par le train de nuit.

Vraiment ?

Merci.

Sortons.

Alors, comment �a va ?

Tr�s bien. Qu'est-ce qui t'am�ne ici ?

Deux grosses commandes...

Mais le directeur n'est pas l�.

C'est vrai ?

J'irai l�-bas.

Tu as du temps ?

Pourquoi ?

Allons voir Kawai.

Oui. Bonne id�e.

On pourrait boire un verre ensemble ?

- Aux "Montagnes Bleues" ? - Oui.

Kawai n'est pas un ami ordinaire.

�a fait longtemps que je n'y suis pas all�.

Tu devrais y aller de temps en temps.

Omori va �tre le directeur d'Osaka.

Je viens de l'apprendre. Il y aura d'autres changements.

Peut-�tre que tu vas �tre rappel� � Tokyo.

Pas encore, je vais rester en exil.

� plus tard, alors...

� plus tard.

Alors, Omori a eu une promotion ?

Et Arakawa ?

Il se d�brouille.

De chef du syndicat, il passe directeur.

Je viens de le rencontrer. Il se comporte comme un directeur n�.

Un type bizarre.

Pourquoi il t'a �cart� ?

Il croit que je suis un homme d'Onodera.

C'est ce qu'il pense ?

S'il vous pla�t.

Et Miura ?

Pas tr�s encourageant.

Trois longs mois.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Ses poumons. Il est au lit, malade.

C'est moche.

Arakawa s'en plaint ?

Il croit que Miura est ton prot�g�.

C'�tait il y a cinq ans.

Arakawa n'a jamais oubli�.

Il a de la m�moire, cet homme.

Allons chez moi.

Oui, venez.

D�sol� de vous d�ranger.

Mais non.

Comment �a se passe � Otsu ?

�a se passe bien, on peut dire. Vous pouvez venir voir le lac Biwa.

La balade en bateau vaut la peine.

J'y ai fait de l'aviron il y a longtemps.

En �quipe ?

Rang�e n� 5. C'�tait le bon temps.

Et maintenant ?

Les affaires vont doucement.

Je suis pas riche, mais je suis mon propre patron.

C'est bien. Je t'envie.

Pas de r�veil le matin.

Pas de trajet aux heures de pointe.

Ces trains bond�s sont meurtriers.

C'est le destin du salari�.

Y a que les directeurs qui ont une auto.

Tu as bien fait d'ouvrir ce commerce.

Je ne sais pas.

Parfois je d�teste mon travail.

Mais ce n'est pas facile d'en changer.

Surtout si on a des enfants.

Pour toi, ce serait le moment.

J'abandonne pas.

C'est s�r, tu as encore ton r�ve.

Mais une vie libre...

Ma vie n'est pas si diff�rente.

Je suis aussi un salari�.

Ce sont les clients qui paient mon salaire.

Et toi, o� vas tu dormir ?

- Chez Sugiyama. - Oui, je l'ai invit�.

Bon.

En tout cas, le monde aujourd'hui n'est pas tr�s int�ressant.

Personne n'est heureux.

On doit essayer de prendre du bon temps.

Tu as raison.

C'est la seule chose � faire.

Je crois que tout est l�.

J'ai fait votre lit.

Merci pour tout ce d�rangement.

Il y a de l'eau ?

Quelle heure demain ?

Pour toi ?

Je prends le train de 8 h 28.

- Je partirai en m�me temps que toi. - Autant �viter l'heure de pointe.

Tu n'as pas besoin de partir si t�t.

J'aimerais fl�ner un peu.

Vous me r�veillez ?

Oui, bonne nuit.

Il n'a pas chang� du tout.

Quelques cheveux blancs en plus.

Tu me donnes �a ?

On va faire du stop dimanche. Tu veux venir avec nous ?

- O� �a ? - Au d�part d'Enoshima.

Je ne sais pas.

Il y aura Pinko et Bouboule,

Poisson Rouge.

Pourquoi on l'appelle comme �a ? Elle est tr�s jolie.

� cause de ses gros yeux.

C'est vrai, que de loin elle est jolie.

C'est m�chant.

Attends un petit peu.

Quoi ?

Il faut que je finisse de laver le riz.

Bon, d�p�che-toi.

Il y a en aura suffisamment ?

Sois tranquille.

H� ! On fait une pause !

On en a fait une il n'y a pas longtemps.

O� va-t-on manger ?

Il est assommant.

Il a mang� cinq rouleaux de riz au dernier arr�t.

T'en occupe pas.

Viens. D�p�che-toi !

Ces trois-l� sont toujours � la tra�ne.

Ils ont d�j� pris leur d�jeuner l�-bas.

O� est ta femme ?

Chez sa m�re.

Elle aurait d� venir.

C'est pas marrant le stop.

Pourquoi ? Moi, j'aime bien.

Pas moi. Je ne reviendrai plus.

C'est ce que tu avais dit la derni�re fois.

Oh, un camion. Voyons s'il nous prendra !

D'accord.

Pardon de vous d�ranger.

Merci.

Attendez !

J'en ai marre d'attendre !

On vous attendra � l'arriv�e !

Quelle belle journ�e. Pourquoi tu n'y es pas all�e ?

Avec ton mari.

C'�tait une d�pense inutile.

- Est-ce que le propri�taire rousp�te ? - Non, il n'a rien dit.

Mais ce n'est pas correct.

Oui, je sais.

Le loyer est si peu cher.

Je sais.

Vous devriez le payer plus vite.

C'est de la faute de mon mari.

Et vous avez choisi tous les deux :

plus d'emprunts.

Vous devriez prendre une autre maison.

Non.

Avant, Sugiyama mangeait souvent ici.

�a devait lui plaire.

C'est parce qu'il �tait d�prim�.

C'est r�par�, M�re.

Merci.

Miko attend des petits ?

On dirait.

Et de ton c�t� ?

Quoi ?

Pas d'autre b�b� en vue ?

Je n'en veux pas.

C'est mieux d'avoir des enfants.

Tu ne te sens pas seule ?

J'y suis habitu�e.

Cet enfant irait � l'�cole maintenant.

Oh, arr�te, maman.

O� est Koichi ?

Il a un job � mi-temps le dimanche.

Il y a peu d'emplois pour les jeunes apr�s le lyc�e.

Je m'inqui�te pour lui.

Ce n'est pas bien de rester � tra�ner apr�s les examens.

Parle � Sugiyama pour un travail.

Tous ces soucis !

Je ne suis qu'un paquet de soucis.

Sugiyama a �t� augment� ?

Ce n'est pas facile d'obtenir une augmentation de mille yens.

Alors pas de coussin �lectrique pour moi.

Tu n'en as pas besoin, il fait bon dehors.

Bon, je m'en vais.

Tu es s�re que tu ne veux rien prendre ?

Si peut-�tre...

... juste un peu.

N'oublie pas d'y mettre de la moutarde.

J'en ai mis plein. C'est tr�s bon aujourd'hui.

Qu'est-ce que tu as ?

Quoi ?

- Tu souris sans arr�t. - C'est vrai ?

Je me demande pourquoi.

Je m'en doute un peu.

Si on mangeait ensemble ?

Non, impossible aujourd'hui.

Pourquoi ?

Pour rien...

Tu es bizarre.

Je me m�fie.

J'ai rencontr� Kanten ce matin.

Tr�s d�sagr�able.

Il est jaloux pour la sortie en stop.

Notre parcours en camion.

Laisse le dire.

Il est idiot, il ne s'est rien pass�.

Il ne pouvait rien se passer.

Vraiment ?

Bien s�r que non.

Alors pourquoi il est jaloux ?

Un jour, tous les deux, on pourrait..

Pourquoi pas ?

Tu habites chez ton fr�re ?

Chez ma s�ur.

Elle est folle de son mari.

Pas de raison pour �tre jalouse.

Et si tu ne rentres pas ?

Ils me font des reproches, mais je m'en fiche.

Et toi quand tu es en retard ?

Elle r�le un peu.

Tu crains ta femme ?

Oui.

Il vaut mieux.

Ce fer ne vaut rien.

Il s'est ouvert en deux en tombant, impossible de le r�parer.

Achetez-en un nouveau.

Si je m'�coutais, je le ferais. Mais il est encore utilisable.

�a fait peine � entendre.

Votre journ�e est finie ?

Oui, je rentre tout droit chez moi.

Cette taie est d�chir�e.

Regardez, il faudra r�parer �a.

Votre th�.

Vous pouvez faire ce que vous voulez. Je vous envie.

- Vraiment ? - Vous �tes libre.

Ne soyez pas ridicule.

Vous seriez veuve... vous pleureriez aussi.

Je me demande si je pleurerais.

Mais si, � pleins seaux.

Vous disiez que si vous ne pouviez pas l'�pouser, vous en mourriez.

Peut-�tre, mais il y a longtemps de �a.

Un peu plus de sucre ?

C'est d�j� trop sucr�.

Vous pensez vous remarier ?

Non, � moins que je tombe sur quelqu'un de charmant.

Shinoda.

Elle est diff�rente. Elle ne s'est jamais mari�e.

Elle travaille tout le temps avec des hommes.

�a a d� la d�gourdir.

On dit �a, c'est vrai, que souvent

les vieilles filles s'amourachent comme des gamines.

Il vaut mieux prendre garde.

Oui, �a pourrait me concerner.

Qui est l� ?

- C'est moi ! - Bien.

- Il est t�t ? - Parfois, il est en avance.

- Bonjour, tout va bien ? - Bien, merci.

Tu vois ? Sakae est venue � Unoki.

- Je suis vid�. Le d�ner est pr�t ? - Pas encore.

Quoi ? Pas encore ?

Je vais acheter de la viande.

- � cette heure-ci ? - Oui.

Pas la peine.

Qu'y a-t-il ?

Je ne sais pas, il est de mauvaise humeur.

Pourquoi ?

Pour lui, la femme n'est qu'une machine � faire les repas.

Je suis comme �a aussi, apr�s le travail.

Je d�teste devoir pr�parer le repas en rentrant.

Que faites-vous alors ?

Je mange que du pain.

Et si on mangeait ensemble ?

D'accord, on se fait un sukiyaki ?

Je vais chercher de la viande.

Je fais cuire le riz.

- Il n'y a besoin de rien d'autre ? - Non, j'ai ce qu'il faut.

- J'y vais alors. - Je vais vous donner mon cabas.

- J'en prends combien ? - Ce qu'il faut pour deux.

Bon app�tit !

Mon chef de section ne manque pas de culot.

Comment �a ?

Tu te rappelles le gosse qui s'est fait heurter par un camion ?

J'ai lu �a. Moi je dis qu'on paie trop d'assurance.

Vous trouvez � acheter au rabais ?

Bien s�r. C'est pourquoi ?

Il nous faut une machine � laver.

� acheter ?

Non. Je me renseignais.

Je me disais bien.

Eh, mange pas tout !

Bonsoir !

J'ai vu Suka...

Il m'a dit que vous �tiez ici.

- � qui ce porte-cigarette ? - � moi.

Un porte-cigarette de femme.

Je l'ai piqu� � ma femme.

T'en fais pas, �a me porte chance.

Regarde ! Deux Vents du Sud.

C'est le bon !

... 240 points.

Idiot ! C'est minable !

Il ne vaut rien ton porte-bonheur.

240...

Tu veux �tre � c�t� de Sugiyama, hein ?

Pas du tout.

Poisson Rouge, depuis notre sortie j'ai des soup�ons.

�a veut dire quoi ?

Une bonne main !

Moi aussi. Tr�s bonne.

Quel menteur.

Tais-toi ! �a va venir.

Qu'y a-t-il ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Je bosse.

Tu sais quoi ?

Quoi ?

La jupe de Poisson Rouge coinc�e dans les portes du train.

Grande Perche a tir� sur un levier, le train s'est arr�t�.

Elle m�ritait pire.

Je sais.

C'est bien fait pour elle. �a m'a fait rire.

Au revoir !

Il avait l'air bien quand je l'ai rencontr�.

Je ne sais pas. Sa m�re est ici maintenant.

C'est mieux � l'h�pital, mais il d�teste �a.

Sugiyama, t�l�phone.

Tu voir Miura aujourd'hui ?

J'y vais aussi.

All�, c'est Sugiyama.

Oh, c'est toi.

D'accord.

Salut.

D�sol�, je ne peux plus y aller.

Ma femme au t�l�phone. Je dois me d�p�cher de rentrer.

�a sera pour un autre jour.

Comment tu t'es arrang� ?

J'ai dit qu'il fallait que je rentre vite.

Quel mauvais gar�on !

C'est bon.

- Tu ne bois pas ? - Bien s�r.

Tu aimes cet endroit ? C'est tranquille.

Que fait ta femme, � l'heure qu'il est ?

Elle se fait belle ?

Elle est en train de se maquiller apr�s son bain ?

Pourquoi tu ne dis rien ?

Celui-ci est pr�t.

C'est pas dr�le d'�tre une femme mari�e.

Pourquoi ?

Tu connais cette chanson "Un ballon dans le ciel" ?

Je connais.

La femme dans cette chanson attend patiemment.

� ta femme, tu lui dis tout ?

�a d�pend.

- Pour aujourd'hui ? - Peut-�tre.

Dis-lui. Je m'en fiche.

Mais si on ne dit rien, ni toi ni moi,

comment le saurait-elle ?

- Vous avez appel� ? - Pas du tout.

Quelles mani�res !

C'est toi !

Tu as appuy� sur la sonnette.

Tu as du rouge � l�vres.

Encore ?

� ta sant�.

C'�tait tellement bien hier soir.

Mais maintenant c'est laid.

Tu sens ce qui est dans l'air maintenant ?

Qu'est-ce qui ne va pas ?

� quoi tu penses ?

Pr�parons-nous. Il faut y aller.

Pourquoi ne pas prendre une journ�e ?

Appelle ta bo�te.

Je ne peux pas faire �a.

Dis...

Quoi ?

Tu regrettes ?

Tout est si d�routant.

Quoi ?

Ce que je ressens.

Je tenais pas compte de ta femme.

�a ne m'a jamais g�n�e.

Mais c'est bizarre, tr�s bizarre.

Quoi �a ?

Maintenant je la d�teste.

C'est �a la jalousie ?

Allez, d�p�che-toi.

Je suis devenue folle de toi.

J'y vais.

Attends-moi, s'il te pla�t.

Pas le temps. Je vais partir devant.

- C'est quand la prochaine fois ? - Je n'en sais rien.

Qu'est-ce qu'il a ?

Tu y vas souvent ?

Bien s�r que non, ne t'en fais pas.

Mais un client qui s'appelle Tsu,

il m'a dit que c'�tait s�r si on pariait 4-4 dans la huiti�me course.

- Tu as ajout� la sauce soja ? - Pas encore.

Un petit peu.

Non ! Pas autant !

Et �a a march� ?

Un autre cheval a gagn�.

C'est vrai �a ? Tu as tout perdu ?

Je t'aurais fait un cadeau, si j'avais gagn�.

Ton mari, il est souvent dehors ?

Pas tr�s souvent.

Alors, tu n'as rien � craindre.

Je mets la marmite sur le c�t� ?

Oui, si �a commence � bouillir.

�a lui arrive de jouer au mah-jong tard dans la nuit,

mais d'habitude il rentre coucher.

Ton p�re �tait comme �a.

Qu'est-ce qu'il y a eu ?

Je ne sais pas.

Et toi ?

Je me repose aujourd'hui.

J'ai besoin de repos une fois de temps en temps.

Tiens ! Ton mari est rentr�.

Bienvenue.

Je suis �puis�.

Quelle nuit !

Je me suis invit�e.

Bienvenue.

- Il faudrait venir � Kawasaki. - Bien s�r.

Et Koichi ? Il travaille ?

Tu pourrais l'aider � trouver une place ?

Mais il n'a pas encore pass� ses examens.

Quelle soir�e !

Qu'as-tu fait ?

Je suis all� voir Miura. Il est dans un sale �tat.

Comment ?

Sa m�re est venue de la campagne. Elle pleure sans cesse.

Je ne pouvais pas partir.

Tu es rest� chez Miura.

Non, chez Kimura. Miura est malade.

Kimura �tait venu avec moi.

- Vous avez jou� au mah-jong ? - Non, on n'a pas jou�.

Ah bon.

Le moral n'y �tait pas.

�a va toi ?

Quoi ?

C'est pourquoi, �a ? Tu as faim ?

Je reviens.

- Je vais prendre un bain. - Besoin de quelque chose ?

Non, �a va.

- Tu restes, n'est-ce pas ? - Bien s�r.

O� �tait-il ?

Il est all� voir un ami malade.

Tu vois. C'�tait rien de plus que �a.

Pas besoin de t'inqui�ter.

Pas du tout.

N'en parlons plus.

Bon, allons manger.

Un hot-dog !

Tu joues � l'h�tesse ?

C'est samedi aujourd'hui.

Tu �tais en retard ce matin ?

Non. J'ai pris le train pr�c�dent.

Poisson Rouge �tait avec vous ?

J'en �tais s�re. J'�tais avec Sugiyama.

Et alors ?

Il y a quelque chose. C'est pas clair.

Quoi ?

- T'as pas remarqu� ? - Quoi ?

- Sugi et Poisson Rouge. - T'es s�re ?

Ils ne se d�placent jamais ensemble.

- Et alors ? - Tu ne vois pas ?

C'est �vident qu'ils s'�vitent.

Ils jouent l'indiff�rence pour ne pas se faire remarquer.

En quoi c'est mal ?

C'est pas normal. Pourquoi ils se parlent pas ?

Comme toi et moi.

Tu ne m'as jamais int�ress�.

C'est grossier.

Tr�s bien.

- Y a eu quelque chose ? - �a t'int�resse ?

- Dis-moi. - �videmment.

- Je voudrais encore du lait. - Allez, raconte-moi.

Pourquoi tu ne veux pas ?

Alors ?

Au revoir.

- Tu es tr�s bien. - Merci.

Au revoir.

Elle a une dr�le d'attitude.

Il �tait comment l'homme avec qui elle �tait ?

Beau gar�on.

Genre acteur de cin�ma.

Il para�t qu'il est mari�.

Vraiment ?

Mon rouge � l�vres, au revoir.

Au revoir.

C'�tait connu d�j� ?

Oh oui ! Ce n'est pas d'hier.

Il fait beau.

Le ciel est bleu. C'est si long une semaine.

Bonjour.

Bienvenue, entrez.

Excusez-moi. J'avais oubli� �a.

Merci.

Votre m�re est un cordon-bleu.

J'ai mis des g�teaux pour vous.

Ce n'�tait pas n�cessaire.

Je crois qu'ils sont bons.

Un peu de th� ?

Votre mari ?

Il n'est pas l�.

Il rentre t�t ?

C'est inhabituel. �a ne durera pas.

Mon mari �tait pareil quand il �tait jeune.

Jusqu'� ce que je d�couvre la raison.

C'�tait quoi ?

Une femme, mais pas comme je croyais.

Elle travaillait au guichet d'une piscine.

Pas dans un cabaret.

Il payait son appartement.

Un jour j'y ai d�barqu�.

Il �tait l� en train de d�couper de la bonite s�ch�e.

La femme est arriv�e, elle apportait du tofu.

Une horrible femme. Avec des dents en or.

- Qu'avez-vous fait ? - J'ai envoy� le tofu en l'air.

Il faut le surveiller de pr�s. Le mien se tient tranquille maintenant.

Mais il �tait comme �a avant.

Oh, votre mari.

J'aimerais qu'il soit en retard de temps � autre.

Toujours � l'heure, c'est lassant.

- Je suis rentr� ! - J'arrive !

Je vais vous laisser.

O� est le v�tre ?

Une r�union de copains de r�giment.

Un peu inqui�te, non ?

Tu dois avoir faim.

J'ai apport� du saumon.

J'ai du tofu.

Coupe de la bonite s�ch�e.

Tu te rappelles l'�poque de Changhsien ?

On a bouff� ce sukiyaki � la viande de vieux chien.

C'�tait bon.

Je me rappelle rien d'aussi bon depuis mon retour.

Tu crois �a, mais c'est dans ta t�te seulement.

Bon, peut-�tre.

Nishiyama... le roi de la chasse au chien.

J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi froussard.

Quand les balles ont commenc� � pleuvoir,

il a l�ch� son fusil, et s'est mis � prier.

Toujours en train d'�crire � sa femme.

C'est vrai.

Quand il s'est fait tuer au combat, vous savez ce qu'on a trouv� ?

Il avait une de ces photos...

Ce genre de photo... vous voyez ?

On est all�s chez lui quand on est rentr�s.

Sa femme parlait de lui comme du brave parmi les braves.

Les femmes sont comme �a.

C'est vrai.

Je l'ai rencontr�e l'autre jour.

O� �a ?

- Au coin d'une rue � Ueon. - Et alors ?

Elle n'a pas attendu tr�s longtemps, elle s'est d�j� remari�e.

Bien mise, l'air heureuse.

Hum, c'est pas bien.

En tout cas pas pour Nishiyama.

C'est vrai.

On a de la chance d'�tre vivants.

H� ! C'est quoi ce silence ?

Allez, continuons.

Bonne nuit !

� la prochaine.

Entre !

Bonsoir.

Madame, pardonnez-nous.

D�sol�s de d�barquer si tard.

Pas du tout. Vous �tes les bienvenus.

Allons en haut.

D�sol�s.

- Faites attention. - �a va bien.

Tu avais vraiment une r�union ?

Pourquoi ?

Tu rentres tard.

Je te croyais couch�e.

C'est une bonne petite femme.

Buvons un coup.

Alors ?

Un minuscule petit coup.

Je vais voir.

Merci.

Y'a pas de sak� ?

Non.

De la bi�re ?

Non, tu as assez bu.

Ces deux soiffards, ils ont insist� pour venir !

Pas de sak�. Merde.

R�pugnant.

Y en a pas.

Pas de quoi ?

De sak�.

Ah, de sak�.

On a assez bu.

Je vais en acheter.

- Les magasins sont ferm�s. - �a fait rien...

Excusez-moi.

Vous sortez ?

Une boutique de sak�... par l� ?

Tout le monde dort � cette heure.

Ah bon ?

� cette heure ?

Il est une heure et demie.

Vous pensez qu'ils dorment ?

Tant pis.

Si un jour vous passez � Kawagushi, arr�tez-vous.

Je fais des pots et des bouilloires, vous voyez ?

La marque Kintaro.

Vous connaissez ?

Bien.

Qu'est-ce que tu fais ?

Je veux donner une bouilloire � la dame.

Toujours les m�mes histoires.

L� o� on �tait aussi,

il promettait des bouilloires aux filles.

C'est de la publicit�.

Non, il en fait cadeau...

mais il m'en a pas encore donn� une.

C'est pas gentil.

H�, montez.

Venez dormir. Les lits sont pr�ts.

H�, Kintaro Trademark !

Pardon, je suis un peu saoul.

Bonne nuit.

- Tu sais quel jour on est demain ? - Pourquoi ?

Le cimeti�re.

Ah oui.

Tu viens ?

Sur la tombe de notre fils ? �videmment !

C'est l'heure de dormir.

R�veille-toi !

L�ve-toi !

Assez de couvertures ?

Parfait.

Bonsoir.

Qu'y a-t-il ?

Tu nous laisses ?

O� tu vas ?

Au lit.

Oh, viens, dors ici.

C'est notre r�union. Reste ici.

Je n'ai rien pour dormir.

T'as besoin de rien.

Tu te rappelles la fois o� on a dormi dans une grange, dans du foin ?

C'est vrai, il faisait chaud aussi.

Ne pars pas. Reste avec nous.

D'accord, je reste.

Je pr�f�re me d�shabiller.

C'est tr�s bien comme �a.

Moi aussi.

C'est formidable d'�tre copains de r�giment.

Formidable ! Et tout le monde est content.

C'est vrai.

Bonjour !

J'ai mal au cr�ne.

Tu �tais fin saoul hier soir.

Comment je suis arriv� ici ?

On a parl� � la gare et apr�s tu as insist� pour venir ici.

Tu ne t'en souviens pas ?

Tu es certain ?

� la gare de Kamata, tu m'as �ject�.

Non ? Je me souviens de rien.

On a bu dans un stand � l'ext�rieur.

Exactement.

Et on a mang� du poulet grill�.

C'est vrai ? Du poulet grill� ?

J'en suis certain.

Vrai ?

Ensuite vous m'avez raccompagn� chez moi.

On a dormi ici ?

La honte.

Je m'excuse.

Ce n'est rien.

Ch�ri ?

Quoi ?

Tu peux venir un instant ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je veux y aller la premi�re.

Tu pars d�j� ?

Pourquoi ?

Je n'ai pas le temps d'attendre.

- �a va ? - Aucun probl�me.

Tu sais, en fait je t'envie.

- Pourquoi ? - D'�tre un salari�.

Et alors ?

Une grosse entreprise, un chouette boulot.

Le salaire � chaque fin de mois, qui rentre r�guli�rement.

Et les deux primes en plus.

Des augmentations r�guli�res...

� la fin, tu te retrouves directeur.

Bien entendu, il faut de l'instruction.

Mais non, vous n'avez pas besoin de �a.

Pourquoi ?

Vous avez un savoir-faire particulier, �a compte.

Tout ce que je sais faire, c'est assembler des radios.

Des t�l�visions aussi.

C'est bien.

Toi, tu es sp�cialiste en bouilloires. Moi je n'ai rien.

Si je suis vir�, c'est la mis�re.

Tu exag�res.

Oh, non.

Les salari�s sont des pions � deux sous.

Il y en a un sur mille qui devient directeur.

C'est vraiment comme �a ?

Tu es intelligent. Tu y arriveras.

Jamais.

Si je suis licenci�, laisse-moi vendre tes bouilloires.

Bien s�r.

Kintaro trademark ? C'est pas pour Sugiyama.

Bonjour.

Vous �tes de sortie ?

En effet.

Bonne promenade.

Mme Sugiyama ?

Elle est en avance aujourd'hui.

Attache �a, tu veux ?

- �a va la peinture ? - �a avance.

Tu sais, c'est dr�le...

Quoi ?

Ma poudre fait des taches sur ma figure.

�a veut peut-�tre dire...

que je suis enceinte.

Quoi ?

J'ai dit peut-�tre.

Ce n'est pas possible.

Seulement, je ne me sens pas bien.

C'est vrai ?

Depuis quand ?

Un moment.

On n'a pas de quoi nourrir un enfant.

�a ne sert � rien de dire �a. C'est de ta faute.

Tu en es s�re ?

C'est vrai ?

On n'y peut rien.

Mais c'est impossible.

Et alors, si c'est le cas ?

Le mieux c'est que tu voies le m�decin tout de suite.

- Tu as de l'argent ? - Tu n'en as pas ?

Pas un sou.

Attends le jour de paie.

Ce sera plus difficile si j'attends.

Oh, non !

C'est pas possible.

D�sol�, � cause de moi vous avez perdu de l'argent sur cette course.

C'est tant pis. C'�tait pas de votre faute.

Peut-�tre...

C'�tait un mauvais jour.

- Vous avez raison. - Voil�, c'est termin�.

Oh, Masako ! Toi ici ?

Bonjour.

Tu es venue avec ton mari ?

Viens, sers-moi un verre.

Tu es devenue ravissante.

Et vous, vous n'avez pas chang�.

Tu trouves ?

Bon, je ferais mieux d'y aller.

Mettez �a sur ma note.

Oui, parfait.

J'y vais alors.

Ma sacoche.

Merci.

Au revoir.

T'es pas oblig�e de partir d�j�.

�a va.

Tes invit�s seront tous partis.

C'est pas s�r.

Des gens aussi vulgaires.

Et il appelle �a des amis.

Ils rient pour n'importe quoi, ils me fatiguent.

Mais n'oublie pas qu'ils ont fait face au canon ensemble.

Avec des soldats de cet acabit,

pas �tonnant que le Japon ait perdu la guerre.

Il n'a m�me pas pens� � notre fils.

Moi aussi j'ai oubli� l'anniversaire de la mort de mon mari.

La nuit o� il n'est pas rentr�,

il y avait du rouge � l�vres sur son mouchoir.

Il n'a pas dit o� il �tait.

� t'�couter, nul doute que tu es toujours amoureuse.

Non, pas du tout.

Mais si, tu peux me croire.

Tu veux emporter quelque chose ?

Je ne veux rien.

Pourquoi tu es si brusque aujourd'hui ?

Je me doute de quelque chose depuis longtemps.

Chako me l'a dit.

Je les ai vus se balader ensemble.

C'�tait bien eux ?

J'en suis s�r...

Qu'est-ce que vous en dites ?

On n'a qu'� r�unir une commission d'enqu�te.

- Tu es s�rieux ? - Tr�s s�rieux.

Quand ?

- Pourquoi pas ce soir ? - D'accord.

On appellera �a une partie de p�tes.

Aoki, tu viendras ?

J'ai assez de mes propres probl�mes.

Pourquoi ?

�a me donne mal au cr�ne.

T'as pas l'air d'avoir le moral.

C'est vrai, �a va pas terrible.

Comment �a ?

La vie est moche.

Qu'est-ce qui se passe ?

Comment on les pr�vient ?

J'appelle Sugiyama.

- Appelle aussi Poisson Rouge. - D'accord.

Bonjour, les briques � feu Toa ?

Je voudrais parler � Sugiyama.

De l'eau glac�e, moi aussi.

Sugiyama ? C'est moi. Comment va ?

Une partie de p�tes ? O� �a ?

Chez Mulet ?

D'accord, j'essaierai.

Parfait.

Arakawa veut te voir.

Maintenant ?

Oui ?

Vous avez fini de manger ?

Oui.

Venez.

Asseyez-vous.

- Vous fumez ? - Merci.

Il fait chaud.

Bon, voil�.

Je veux que vous alliez travailler � Mitsuishi.

Une mutation ?

Exactement.

C'est loin, mais �a vous permettra d'exp�rimenter

le secteur de la production.

Deux, trois ans maximum.

Vous y serez bien.

Oui, permettez-moi d'y r�fl�chir.

Bien s�r.

�a doit vous para�tre brutal.

C'est brusquement tomb� sur le tapis.

Donnez-moi une r�ponse rapide.

Bien.

Merci.

Merci de me les pr�ter.

Et les baguettes ?

J'en ai emprunt�.

Tu as fini par trouver ?

�a sent bon.

Mangez.

Alors, tu es de Nagoya ?

D'o� � Nagoya ?

Comme Hideyoshi.

Exact.

Un bon exemple de contraste.

Que veux-tu dire ?

Je viens de Tosa comme Ryama.

Vraiment ? Berceau de loyalistes et d'imb�ciles.

Qu'est-ce que tu as dit ?

Voil� ce que c'est de se vanter.

Quoi ?

- Tu es en retard. - J'ai pris un bain.

Il en reste ? Y a de la viande ?

De la viande en conserve.

Sugi ne vient pas, il devait aller ailleurs.

C'est vrai ?

Bon app�tit !

C'est quoi ?

- Je l'ai gagn� au pachinko. - Fais passer.

Tu es fou du pachinko.

Pas vraiment.

Mais �a m'occupe.

Je sais. On est enferm�s toute la journ�e.

Dans une prison sans verrou.

On se tape des trajets dans des trains bond�s.

On fait des courbettes au patron jamais content.

Le salaire reste le m�me.

La prime ne tombe jamais.

Notre unique plaisir... Les nouilles.

Qu'on mange en silence.

Les voil�.

D�sol�e, je suis en retard.

C'est app�tissant. J'en veux bien aussi.

Tu n'es pas venue avec Sugiyama ?

Non.

O� est-il ?

Je ne sais pas.

Merci.

Attention en mangeant !

T'en fais pas.

- Ou on devra t'acheter une nouvelle robe. - Personne ne ferait �a pour moi.

Non ? Je pensais que si.

Ne dis pas de b�tises.

C'est bon.

Tu ne crois pas que Sugiyama t'ach�terait une robe ?

Quoi ?

Tu sais...

Pourquoi il devrait le faire ?

Ben, � vous voir si copains...

Y'a une rumeur sur votre liaison.

- De quoi tu parles ? - Toi et Sugi.

Arr�te de dire n'importe quoi.

Tu as une id�e de ce qui a provoqu� cette rumeur ?

J'en sais rien.

Tu dois bien savoir.

Zut alors !

O� voulez-vous en venir ? Pourquoi on m'a invit�e ?

Pour manger des nouilles.

C'est faux. Dites-moi la v�rit�.

Tu ne te f�cheras pas ?

Pourquoi je me f�cherais ?

Bon voil�...

- Sugi a une femme. - Et alors ?

�coute !

Ce genre de choses peut arriver.

Je comprends �a.

Mais est-ce que c'est bien ?

- En quoi �a vous regarde... - Attends !

Pense � ce que �a doit faire � sa femme.

Si c'�tait toi la femme ?

Et que �a t'arrivait ?

Qu'est-ce que �a te ferait ?

Tu ne trouverais pas �a agr�able.

Voil� le probl�me.

Essaie de faire ton autocritique.

C'est ce que tu oublies de faire, tu ne penses qu'� tes sentiments.

C'est une d�marche n�cessaire pour tout le monde.

Mais qu'est-ce qui vous prouve

que Sugi et moi ?

Parlez franchement !

Interroge ta conscience. Tu as honte ?

Non.

Pas de fum�e sans feu.

Alors quoi ?

Tu te promenais avec Sugi.

C'est interdit ?

En tous les cas, �a nous para�t bizarre.

Vraiment ? En quoi ?

Ces cachotteries, c'est bizarre.

C'est toi qui es bizarre.

Si tu nous as vus, pourquoi tu ne nous as pas parl� ?

C'est pas moi. C'est Hasegawa.

Alors ?

- Vous �tiez tous les deux. - Qu'est-ce que tu veux dire ?

Vous vous trompez sur toute la ligne.

Tu as des pr�jug�s, exactement comme une belle-m�re.

Je vais me balader avec toi, et toi.

On verra si vous trouvez toujours �a suspect.

C'est trop... trop stupide.

Vous �tes des hommes ou pas ?

L�ches !

J'ai �cout�.

Vous avez �t� dur les amis.

Non, elle a besoin d'une le�on. �a ne peut que l'aider.

On a �t� corrects. C'�tait pour son bien.

�a ne s'entendait pas.

Vous n'avez pas �t� corrects.

Mais est-ce qu'on est s�rs ?

Moi j'en suis s�r.

Comme elle a ni� pourtant.

On aurait d� s'y prendre autrement.

C'est Poisson Rouge !

C'est pas une raison pour d�truire le mariage de Sugi.

Lequel des deux a fait le premier pas ?

Poisson Rouge ?

Sugi sans doute.

Quand m�me,

quel veinard ce salaud !

D'un c�t�, je l'envie.

Ben, c'est bien.

C'est quelqu'un ce Sugi.

Ne m�lange pas l'altruisme et l'envie.

Parce qu'ici il n'est pas question d'altruisme.

Tu as raison.

Merci.

Est-ce que j'ai beaucoup maigri ?

J'en ai tellement assez d'�tre au lit.

C'est bien normal.

Cent jours d�j� que je suis malade.

C'�tait en mai, le ciel �tait bleu.

L'�poque du Festival des Gar�ons.

Maintenant les nuages de la mi-�t� arrivent.

Kimura est venu l'autre jour.

Tu avais pr�vu de venir ?

Un contretemps. D�sol�.

Je passe mon temps � penser aux amis.

Oui, je m'en doute.

J'envie les gens en bonne sant�.

J'ai des pens�es idiotes.

Le matin j'imagine l'heure de pointe, serr� dans le train.

Puis je me retrouve dans l'ascenseur.

Il s'arr�te au 7�me �tage.

Je passe la porte du bureau, et rien n'a chang�.

Yokoi et Shiokawa sont l�.

Shiokawa est toujours en avance ?

Bien s�r, mais il part � la retraite en octobre.

Ah bon.

Je me demande si je serai sur pieds pour son d�part.

Je suis tellement fier de l'entreprise.

C'est pendant une sortie scolaire, que j'ai d�couvert cet �difice.

Il �tait allum�, au cr�puscule.

Je me sentais sur une autre plan�te.

J'�tais �merveill�.

J'en ai r�v�...

Je me suis jur� d'y travailler un jour.

Plus tard je suis rentr� dans une �cole � Tokyo.

Tu ne devrais pas parler autant.

Ne t'inqui�te pas. Je me sens bien aujourd'hui.

Tu vas �tre �puis�.

Quand la compagnie...

m'a embauch�...

j'�tais fou de joie.

J'ai achet� un beau costume.

Je n'ai jamais oubli� ce jour.

Bonjour !

Il se fait tard, non ?

Oui.

C'�tait un bon bain.

Des fruits vous feraient plaisir ?

Laissez.

Miura est beaucoup mieux.

Oui. �a me fait tellement de bien.

Il voudrait trouver une maison dans un endroit calme

quand il sera gu�ri et que tout ira mieux.

Il veut que je vive avec lui � Tokyo.

Ce sera vraiment bien.

Il est temps qu'il se marie aussi.

Je lui ai choisi une jeune fille de la campagne.

Oh, maman, tais-toi un peu.

Il est l'heure que je m'en aille.

Pas d�j� ! Reste encore un peu.

Il y a longtemps que je ne me suis pas senti si bien.

�a fait plaisir d'entendre �a.

C'est moi.

Bonjour.

J'ai d�j� mang�.

O� �tais-tu ?

- Je suis all� voir Miura. - Tu y vas souvent.

- O� ? - Chez Miura.

C'est interdit ?

Tu n'y es pas rest� cette fois-ci.

Poisson Rouge est venue.

Quoi ?

Elle avait l'air press�e de te voir.

Elle pleurait.

La bo�te veut me muter...

O� �a ?

� Mitsuishi.

C'est o� Mitsuishi ?

�a d�pend de la Pr�fecture de Chayama.

J'ai dit que j'allais r�fl�chir.

Qu'est-ce que tu comptes faire ?

Je ne sais pas.

�a ne me d�plairait pas d'aller l�-bas.

Tu ne te plais pas ici ?

Ce serait nettement mieux qu'� Tokyo.

Et pour toi ?

Quoi ?

Tu ne veux pas ?

Tu trouves Tokyo plus int�ressant ?

Ce n'est pas �a.

Tu as des raisons de rester ?

Pourquoi dis-tu cela ?

Je te pose juste la question.

- C'est dr�le quand m�me. - Rien de dr�le � �a.

Arr�te, je sais o� tu veux en venir.

Alors, c'est quoi ?

Arr�te...

Tu dis des idioties.

Bonsoir.

Excusez-moi.

C'est Poisson Rouge.

Excusez-moi.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Qu'est-ce que tu fais l� ?

Tu peux sortir ?

- Tu as vu l'heure ? - Oui.

C'est quoi, si tard ?

�a vient de se passer.

Parle-lui.

Demain.

Va plut�t voir ce qu'elle veut.

Bien.

Excusez-moi.

�a ne sera pas long.

J'ai continu� � tout nier...

Mais eux, ils persistaient � me poser des questions.

Je me suis mise � pleurer.

La prochaine fois ce sera ton tour.

Mulet m'a dit de penser � ta femme,

et de me mettre � sa place.

Qu'est-ce que je vais faire ?

Dis-moi. Qu'est-ce que je vais faire ?

Calme-toi. Tu es hors de toi.

Mais...

Je suis boulevers�e.

- Il est tard. Rentre et couche-toi. - Non !

Je n'arriverai pas � dormir.

Essaie de dormir. Rentrons.

Non.

Rentre chez toi.

Marchons encore un peu. S'il te pla�t.

Il faut rentrer.

D�j� couch�e ?

Trop de lumi�re. �teins.

Qu'est-ce qu'elle voulait ?

Rien d'important.

Beaucoup de temps pour peu de chose.

Elle est �trange.

Comment �a ?

Pourquoi tu n'as pas fait mon lit ?

Mon lit est pr�t ?

Je vais essayer de dormir. Il fait chaud cette nuit.

Attends. Je veux te parler.

Assieds-toi.

Qu'y a-t-il ?

Tu me caches des choses.

Quoi ?

Je ne dis rien, mais je sais.

Tu sais quoi ?

Qu'est-ce qu'elle est pour toi ?

Qui ?

Poisson Rouge.

On prend le m�me train.

Pas plus ?

C'est tout.

Pourquoi elle est venue cette nuit ?

Si c'�tait sans importance, pourquoi cette urgence ?

Demande-lui.

Ne t'obstine pas.

O� est ta chemise ?

Elle est l�.

Donne-la-moi.

C'est du rouge � l�vres.

Alors ? Il n'y a rien entre vous ?

Cette autre nuit aussi...

Le m�me rouge.

Alors de quoi s'agit-il ?

J'imagine facilement, pas besoin d'expliquer.

Tu veux que je m'en aille ?

Ne sois pas ridicule.

N'essaie pas de me mentir.

Tu as chang�. Tu as m�me oubli� notre enfant.

Bonjour !

Votre femme est partie t�t ce matin.

C'est vrai ?

J'ai la clef.

Merci.

Encore une chaude journ�e.

Excusez-moi.

D�sol�. Je suis en retard.

Miura est mort.

Quand ?

Ce matin. � l'aube.

Il �tait bien hier soir.

Je lui ai rendu visite.

Overdose de somnif�res.

Il disait qu'il ne pouvait pas dormir.

Alors Miura est mort...

J'ai entendu qu'ils voulaient te muter.

Tu acceptes ?

Sinon, tu peux refuser.

La direction doit consulter le syndicat pour ces questions.

La situation familiale par exemple.

Je n'ai rien r�pondu encore.

R�fl�chis bien.

C'est moche pour Miura.

Un brave gar�on.

Mourir � 32 ans... Quel malheur.

Bon, r�fl�chis.

Merci.

Merci.

Merci d'�tre venu.

Le mari de ma fille.

M. Sugiyama est entr� dans l'entreprise en m�me temps que mon fils.

Vraiment ?

C'est une terrible �preuve pour vous.

Je n'arrive pas � y croire.

Il �tait si bien hier soir quand il vous parlait.

Tellement inattendu.

Son fr�re est mort � la guerre.

Je n'ai plus de fils.

Plus personne pour me consoler.

Bon, je vais vous laisser.

Merci � vous.

Bonsoir.

C'est trop dur.

J'�tais aupr�s de lui hier soir.

Il n'aura pas su ce qu'est r�ellement la vie de salari�.

Il n'y avait pas employ� de bureau plus heureux.

Il se serait sans doute lass� avec le temps.

Sans doute.

Mais peut-�tre pas lui.

Peut-�tre que vous avez raison.

Sa mort n'en est que plus triste.

Au moins, il �tait c�libataire.

On perd vite son enthousiasme quand on a femme et enfants.

Les petits arrivent plus vite que les augmentations.

Peut-�tre que Miura a de la chance tout compte fait.

Pour nous la vie continue. Mais pas dans la joie.

Bonjour.

Tu es encore l� ?

Ne me fais pas enrager.

On ne perd rien � t'h�berger.

Un peu de viande.

Qu'est-ce qu'on mange ?

Soupe de maquereaux. Avec de la bi�re.

Il a fait chaud aujourd'hui.

Au troisi�me �tage, mais pas un souffle d'air.

�touffant.

C'est insupportable.

Il fait plus frais qu'� Kamat�.

Oh, tu penses � ton mari ?

Pourquoi ?

- Il fait chaud � Kamat�, hein ? - Alors ?

- Ton esprit est l�-bas. - Ne dis pas de b�tises.

J'ai pay� le livreur de journaux.

Et cette mutation ?

Comment savoir ?

- Et s'il accepte ? - Bon d�barras.

- Tu es bien s�re ? - Vraiment.

Mais il veut rester � Tokyo.

C'est vrai ?

Apr�s avoir trouv� quelqu'un d'autre.

C'est ce que j'ai dit, pour le mettre hors de lui.

C'est bien. Bonne tactique.

Mais en r�alit� ?

Il n'aimerait pas �a.

Exactement comme pour moi.

C'est vrai. Je m'en souviens.

Si le mari commence � rentrer tard, la femme fait bien de se m�fier.

J'ai appris la vigilance.

C'est mieux de ne plus retourner chez toi.

Je n'irai pas.

C'est bien.

Il a t�l�phon� aujourd'hui.

Comment il t'a d�pist�e ?

Il a probablement interrog� ma m�re.

Qu'est-ce que tu lui as dit ?

J'ai raccroch� tout de suite.

- Vraiment ? - Si.

Bonne m�thode.

Donne-lui une bonne le�on.

Ne lui fais pas de cadeau.

C'�tait �a mon erreur...

Tu sais, la deuxi�me fois ?

Il y avait eu une premi�re fois ?

S'il n'y en a pas eu une troisi�me, c'est qu'il est mort.

Ne retourne pas trop vite chez toi.

La voix de l'exp�rience.

Sugiyama, tu es l� ?

Entre !

Tu fais d�j� tes paquets ?

- Tu es impatient ? - Je pars lundi.

Et ta femme ?

Chez sa m�re.

Mullet m'a racont�.

Il est venu hier soir.

Qu'est-ce qui se passe ?

Je m'en vais dans un coin tranquille pour r�fl�chir.

Entre ta femme et toi, je veux dire..

On s'est disput�s.

C'est pas bien. Tu veux que j'aille la chercher ?

Inutile.

La bagarre c'est pas bien.

�a ne t'arrive jamais ?

Bien s�r que si.

On se chamaille tout le temps. Je voudrais me passer d'elles...

De toutes.

Dis Sugi...

La femme d'un de mes copains est enceinte.

Ils n'ont pas de quoi �lever un enfant.

C'est triste.

Qu'est-ce qu'ils doivent faire ?

Mais pour toi...

Quoi ?

Comment c'�tait ?

Comment tu l'as v�cu � l'�poque ?

Je n'�tais pas particuli�rement content.

C'�tait comme �a pour toi ?

Pourquoi ?

C'est de ma femme et moi qu'il s'agit.

Vraiment ? F�licitations.

Je ne suis pas content. Je suis tr�s emb�t�.

Il n'y pas de raison de l'�tre.

On est trop pauvres.

Oh, vous vous d�brouillerez.

J'�tais comme toi.

Mais, tr�s vite, tu apprendras � aimer ce b�b�.

Quand le n�tre est mort, j'ai beaucoup pleur�.

Vraiment ? �a se passe comme �a ?

On n'en a pas eu d'autre.

Estime-toi heureux.

Qu'est-ce qu'il deviendra ?

On ne peut pas savoir.

Un homme d'�tat, ou un philosophe.

Inutile de t'inqui�ter de �a maintenant.

� le voir grandir, tu seras fier et heureux.

- Je ferais mieux de me r�jouir alors. - Bien s�r.

- Mais au fait... - Quoi ?

Si j'emm�ne ma femme sur la berge, et qu'elle glisse,

le b�b� n'aura rien ?

C'est dangereux, non ?

Je ne sais pas pour le tien. Le mien n'a rien eu.

Alors, ce sera pareil pour le mien.

Je voudrais qu'il soit solide, en tout cas.

Bonjour.

C'est Poisson Rouge.

Poisson Rouge ? Entre.

Bonjour ! Oh, tu es l�.

- Je partais. - Reste.

J'ai un truc � r�gler, un truc important.

Quoi ?

C'est encore secret.

J'y vais, Sugi.

Au fait, pour ta soir�e d'adieu ?

Ne t'emb�te pas.

Tu y viens aussi.

Au revoir.

Au revoir.

Alors, tu pars ?

Tu ne m'as rien dit.

Pourquoi tu ne m'as pas pr�venue ? Tu esp�rais partir en cachette ?

Je comptais te le dire.

Tu mens. Tu voulais me laisser plant�e l�.

Pas du tout.

Je te l'aurais dit.

Menteur ! Menteur !

C'est la v�rit�.

Je voulais te faire des excuses.

Pourquoi ? Tu n'as pas � t'excuser.

Il suffit de dire que c'�tait une erreur. Pas la peine de mentir.

Pourquoi te sauver ?

Je ne me sauve pas.

Si. D�j� l'autre nuit.

Je sais que tu me quittes.

Je ne tente pas de te convaincre de m'aimer,

mais au moins, sois honn�te !

Je vais t'expliquer....

Tu n'as pas le droit de te moquer de moi.

Pourquoi ?

Voil�, c'est pay�.

Merci, au revoir.

Merci.

- Bienvenue. - Bonsoir.

Des nouvelles de Masako ? Elle est revenue ?

Non, toujours pas.

Elle n'est pas encore rentr�e ?

Je pars lundi.

Vous voulez bien veiller sur tout ?

Bien s�r.

Masako me surprend.

Koichi, tu veux pas aller voir ?

Non, laissez. Je vais y aller moi-m�me.

C'est sans doute pr�f�rable.

Au revoir.

Ne vous tracassez pas trop.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Ta s�ur n'est pas rentr�e chez elle.

Sugiyama est venu la chercher.

C'est pas malin.

Elle va se sentir attendue.

Il ne peut pas ne rien faire.

Il s'en va lundi.

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Des bricoles...

Il est bel homme.

Tu trouves �a normal ?

Ton p�re a fait bien pire. Il �tait difficile � tenir.

Il a fait la bombe avec des copains pendant notre nuit de noces.

Et toi ?

Je me suis dit que les hommes �taient comme �a.

Apr�s tout, ce monde est fait pour les hommes.

Tu es vieux jeu, maman.

Vieux jeu ou pas, les hommes sont les m�mes.

Tu n'as pas crois� Sugiyama ?

Il te cherche.

Vraiment ?

Maman, ton jupon d�passe.

Et alors ?

Occupe-toi d'autre chose.

Qu'est-ce que tu fais ?

- J'ai besoin de mes affaires. - Pourquoi ?

Qu'est-ce que tu veux faire ? Tu as bien r�fl�chi ?

Il avait l'air bien d�sesp�r�.

C'est stupide d'�tre aussi jalouse.

Pourquoi dis-tu cela ?

Tu le laisses partir seul ?

- Qu'est-ce que je peux faire ? - Tu devrais rentrer chez toi.

Pas question.

- Tu le laisses partir ? - C'est sa faute.

C'est pas comme �a le mariage.

Je sais qu'il regrette.

Va � sa rencontre. Ne complique pas les choses.

M�re, un client.

Tu crois que tu es raisonnable ?

Un autre s'il vous pla�t.

�a fait beaucoup non ?

C'est bon, �a va. Un autre s'il vous pla�t.

Bonsoir.

Bonsoir.

Salut.

Il s'en va lundi.

Il para�t que c'est un trou perdu.

C'est ce qu'on m'a dit. Je suis venu vous dire au revoir.

C'est gentil, je suis touch�.

J'esp�re voir Onodera sur mon chemin.

Transmets-lui mon souvenir.

Alors finalement tu pars.

Miura est mort. Toi tu t'en vas.

On va se sentir seuls.

Tu as �t� mut� ?

La bo�te o� je travaille...

Ah bon ! C'est une promotion ?

C'est bien en tout cas.

C'est l� que je suis employ�.

Une toute petite entreprise.

Mais vous �tes un grand travailleur.

Je n'en suis pas si s�r.

J'approche l'�ge de la retraite.

Depuis combien de temps vous travaillez ?

�a fait 31 ans.

Je suis fatigu�.

Vous aurez une bonne retraite.

Pas exactement.

J'esp�rais ouvrir un petit commerce apr�s la retraite.

L'indemnit� de retraite ne suffira pas.

Je n'aurai plus qu'� me reposer.

Voil� ce qu'on gagne � servir.

D�ception et solitude, c'est tout.

J'ai travaill� 31 ans

pour m'apercevoir que la vie n'est qu'un r�ve vide.

Je me rappelle qu'avec quelques coll�gues on est all�s � Akon�.

Panne de bus � Oiso.

Juste en face de la r�sidence de l'ex-ministre Ikeda.

Le pr�c�dent ministre des Finances ?

Oui, le fameux Seihin Ikeda.

Il est mort il n'y a pas si longtemps.

Mais plus personne pour entretenir les pelouses et les pruniers.

Tout �tait laiss� � l'abandon.

Dans le solarium, j'ai vu des bougainvilliers rouges en fleurs.

Qu'est-ce que c'est ?

Un arbuste tropical � fleurs.

J'ai �prouv� de la tristesse.

Seihin Ikeda �tait un personnage important � Kitsui.

On l'appelait le "Le salari� n�1".

Mais voil�, autre temps autres m�urs.

�a fait r�fl�chir.

Bien s�r il y a eu la guerre.

La vie est �ph�m�re, comme on dit.

C'est pourquoi je voulais emp�cher mon fils d'�tre un salari�.

Je ne comprends pas cette fascination.

Maintenant, il est employ�.

Tel p�re, tel fils, je suppose.

C'est ma tourn�e.

La m�me chose ?

Bon, c'est un adieu provisoire.

� votre sant�.

Merci beaucoup.

Sois prudent.

Prends bien soi de toi.

Oui, merci.

Viens � Tokyo si tu as le temps.

Je ne sais pas si je pourrai.

Tu ne mangeras pas �a ?

Mais si.

Prends la moiti� du mien !

Voici.

Sugi, tu vas nous manquer.

On pensera � toi.

Chantons encore une fois.

Chantons !

D�sol�e, je suis en retard.

Assieds-toi l�.

L� ?

Au revoir Sugi.

Bonne chance.

Merci.

Quand est-ce arriv� ?

�a fait dix jours.

Tu ne l'as pas vue depuis ?

Rien � faire, elle refuse de me voir.

Qu'est-ce qu'il y a eu ?

C'est de ma faute.

Une femme ?

Prends soin de ta femme.

Prends mon cas.

Il n'y a pas de meilleur soutien qu'une �pouse.

L'entreprise peut toujours te briser.

J'en suis de plus en plus convaincu, avec l'�ge.

Heureuse jeunesse.

C'est vrai.

- Kawai disait faire de l'aviron ici ? - Oui, il a �t� jeune aussi.

- C'est le plus bel �ge. - C'est vrai.

On ferait bien d'y aller.

Bon, tout le monde peut se tromper.

C'est dans l'ordre des choses.

Mais �vite de me faire de la peine.

Promis.

- Il fait chaud ! - Oui.

Et � Tokyo ?

C'est pareil.

Les montagnes coupent le vent, c'est pour �a.

�a doit para�tre bien morne ici apr�s Tokyo.

- Quand es-tu arriv�e ? - En fin de matin�e.

Le train �tait plein ?

Oui, mais j'ai trouv� une place.

Ma lettre ?

Je l'ai lue. Onodera m'a �crit aussi.

Pourquoi ?

Il m'a dit de venir ici.

De ne pas aggraver les choses.

Et de ne pas m'ent�ter.

C'est une petite ville.

J'en ai eu un aper�u d�j�.

�a signifie trois ans d'isolement.

�a va nous faire du bien � tous les deux.

Je m'en veux.

Je regrette profond�ment.

J'ai ma part de responsabilit�.

Oublions tout �a.

Je ne sais pas ce qui m'a pris.

N'en parlons plus.

Ta logeuse m'a dit que tu passais ton temps � lire.

Voil� qui est nouveau.

Il n'y a rien d'autre � faire ici.

Je suis heureuse de te l'entendre dire.

Je suis content que tu sois venue.

C'est une chance pour nous, recommen�ons � z�ro.

Oui, je suis d'accord.

On va y arriver.

Bien s�r qu'on va r�ussir.

Regarde. Le train.

Demain, m�me heure, le m�me.

Je sais.

Trois ans, �a passera vite.

FIN

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