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Original subtitles

Comment �tait mon discours?

Brillant.

J'ai zozot�? - Tu ne zozotes pas.

Je sais. Mais j'�tais d�rang�e

par l'id�e de pouvoir le faire.. - Non.

Sarah, tu dois dire bonjour aux petits.

Non, c'est macabre.

S'il te pla�t.

Non.

Je t'aime, mais je ne ferai pas �a.

Si tu m'aimes ... - L'amour a des limites.

Il ne devrait pas.

Tu ne zozotes pas, mais tu es folle...

de me donner un palais.

Il y a longtemps que je voulais t'offrir quelque chose.

La victoire de Marlborough me semble �tre l�occasion parfaite.

C'est extravagant, Mme Morley. Nous sommes en guerre.

Nous avons gagn�.

Pas encore. Nous devons continuer.

Oh.

Oh, je ne savais pas..

Prends un morceau de pain.

Ensuite, Sally t'emm�nera te nettoyer et te montrera les t�ches du soir.

Cette boue pue.

Les gens ici chient dans les rues.

R�ponse politique, ils appellent �a.

Entre ici.

Et nettoie �a.

Merci beaucoup.

Lady Marlborough.

Je ne savais pas que le nouvel �gout arrivait jusqu' ici.

C'est moi, Abigail.

Ch�re cousine.

J'ai une lettre de notre tante...

et...

Je suis navr�e, je voulais me pr�senter...

Je suis tomb�e du coche...

o� un homme se la...

Peu importe cet homme.

La lettre de notre tante.

Des amis � vous ?

Je suis d�sol�e.

Votre nom, ma fille. Si nous sommes parents, qui �tes-vous ?

Je n'ai pas dit mon nom ? Abigail Hill. - Les Somerset Hills ?

Ce fou qui a br�l� sa propre maison, et lui avec ?

Il avait tout perdu aux cartes.

Personne ne mise tout sur des cartes.

Mon oncle �tait sp�cial.

Je m'excuse pour mon apparence.

Une vivandi�re m'a amen�e ici. Une farce inoffensive. je suppose.

Et vous voulez...

J'esp�rais trouver ici un emploi...

quelque chose.

Un monstre avec lequel les enfants pourraient jouer, peut-�tre?

Oui si vous voulez.

Un palais.

Je vois que ma bonne fortune vous f�che. Je vous prenais pour un ami.

Je doute vraiment que vous ayez commis cette erreur.

Je ne faisais que vous tester. Je pensais que vous le verriez.

Il s'�croulera...

Oh non, pas si pour le construire, j'utilise les meilleurs artisans du pays.

J'esp�re qu'il r�sistera 100 ans,

comme un symbole de la victoire de mon galant mari.

�coutez, j'applaudis la victoire de votre mari,

mais compte tenu de l'�tat alarmant du tr�sor,

il semble que la reine aurait d� prendre conseil de sa loyale opposition.

Oh, mais alors, �a n'aurait plus �t� une surprise.

P�tasse !

Horatio a encore gagn�.

M. le Premier Ministre, nous devons d�cider qui ira voir les fran�ais,

pour proposer le trait� de paix.

Nous n'avons pas besoin de proposer un trait� de paix.

Nous les avons mis en fuite.

Ils vont donc tout accepter.

Gagner une bataille n'est pas gagner la guerre.

Mon parti n'a pas failli, de m�me que nous les propri�taires terriens

nous avons fait l'essentiel pour financer cette guerre...

Nous vous en sommes reconnaissants.

...alors que les commer�ants des villes en tirent profit.

Pourtant je ne vois aucun de vos morts grassouillets

quand je regarde le champ de bataille.

Nous manquons d'argent. C'est simple.

Les Fran�ais reculent Harley, ils ne sont pas vaincus.

Nous devons les d�truire.

De sorte qu'ils implorent la paix le c�ur bris� et la t�te basse.

Que votre femme est douce, Marlborough. - Douce et juste.

Je ne suis pas d'accord. Il faut en r�f�rer � la reine.

Auriez-vous avez la bont� d'arranger cela, Lady Marlborough.

Bien s�r.

Je suis pr�te pour l'ambassadeur de Russie.

Qui t'a maquill�e?

Nous avons cherch� � faire dramatique. Ca te pla�t ?

On dirait un blaireau.

Oh.

Tu vas pleurer ? Vraiment ?

Eh bien, � quoi penses-tu ressembler ?

A un blaireau.

Penses-tu vraiment rencontrer la d�l�gation russe comme �a ?

Non.

Je vais arranger �a.

Retourne dans tes appartements.

Merci.

Vous m'avez regard�e ? N'est-ce pas !

Regardez moi... Regardez moi !

Comment osez-vous ? Fermez les yeux!

Bonjour.

Bonjour.

Mme Meg veut que tu frottes le sol

jusqu�� ce qu�elle puisse y voir son visage �dent� et gras.

Bien.

Tu pourrais avoir besoin de gants.

La lessive est forte. Elle br�le.

Sarah!

Je suis l�.

Je suis l�...

Toi! Prends la bo�te � pansements dans le meuble.

La reine a une attaque de goutte. D�p�che-toi!

Mme Meg, du cognac.

�a fait mal.

Je sais ma ch�re.

Cousine, le boeuf.

Raconte moi une histoire.

Je ne peux pas

Ah !

Doucement.

Je ne peux pas. - Si, tu peux.

Cousine, commencez le bandage.

Les autres, partez s'il vous pla�t.

Comment nous sommes nous rencontr�es. Dis-le moi.

Ce mis�rable gar�on me maintenait au sol

il ne me lachait pas et me crachait au visage.

C'�tait un cochon. Et puis ?

Et puis j'ai entendu des pas.

Des pas rapides.

Ah ! Ah !

Et j'ai vu des chausses roses courir vers moi.

Et puis elles ont disparu.

Alors j'ai entendu un choc.

Et il est tomb� sur moi.

Et tu as pris ma main et dit: "Bonjour. Je suis Sarah".

Vous �tes couverte de crachat. Nettoyons cela.

Te souviens tu comment sa m�choire �tait rest�e ouverte ?

Oh oui..

Essaie de dormir.

Vous pouvez partir.

Ne me quitte pas ! - Je ne pars pas.

Tu es toujours l�? - Oui.

Tu es encore l�? - Oui...

C'est un rem�de pour la reine que le docteur a ordonn�

C'est tr�s urgent.

Elle dort.

Dois-je dire au docteur que vous mettez en danger la vie de la reine

et que �a vous est �gal ?

Qu'est-ce que cela...

Cela signifie qu'il vous fera fouetter.

Que faites-vous ici ?

Ce sont des bolets, Des champignons.

Frais de ce matin.

Ca r�duit l'inflammation.

Je pensais pouvoir aider la reine.

Vous n'�tes pas autoris�e � entrer ici.

Pourquoi le laquais vous a-t-il laiss�e passer?

Ce n'est pas sa faute. Je lui ai menti.

Le Premier Ministre et M. Marlborough.

Je voulais l'aider. Elle semblait tellement souffrir.

Laquais, emmenez-la en bas.

Dites � Mme Meg qu'elle doit recevoir six coups de fouet. Allez.

Ce sont de bolets, des champi...

Anne, concentre toi.

Nous rassemblons nos forces ici. Les autrichiens ici.

Quel pays est-ce ?

�coute...

C'est la ville de Lille,

dans le nord, en France.

Nous les attirons en provoquant une escarmouche pour les engager.

Ils nous donnent la chasse.

Et nous arrivons en nombre.

Oui, Bien! - Oui, �coutez! C'est un excellent plan.

Reine Anne, �tes-vous d'accord?

Le peuple esp�re que cela se termine.

Nous voulons tous que �a se termine, mais un souhait n'est pas r�alit�.

Nous pourrions aller en justice, mais �a ne marchera pas.

Cela aide.

Quoi? - Quelque chose soulage mes jambes,

Ca br�le moins. Qu'est-ce que c'est?

Oh, une esp�ce d'herbe.

S'il vous pla�t s'il vous pla�t.

Que se passe-t-il? Faites-�a dans la remise,

pas dans ma cuisine.

Milady a dit six coups de fouet.

Arr�tez.

Laissez-la.

Venez avec moi.

Donc, vous pouvez �tre tr�s gentille et fort d�vou�e.

On le dit.

Ca ne conduit qu'� la b�tise.

Mais la reine est apais�e. alors je vous remercie.

Procurez moi un peu plus de ces herbes

mais n'outrepassez plus les r�gles.

Mon p�re a toujours bien parl� de vous.

J'aimais votre p�re.

Il avait du charme � revendre.

Enfin, je le suppose.

Vous �tes arriv�e loin.

Quand j'ai eu 15 ans, mon p�re m'a perdue dans une partie de cartes.

Non! S�rieusement ?

Celle ci.

Il en �tait boulevers�.

Il est parti dans la for�t avec une souillarde de servante.

et une douzaine de bouteilles pour se consoler.

Qu'avez-vous fait ?

Je voulais faire bien les choses pour mon p�re.

La dette �tait envers un Allemand bouffi avec un sexe minuscule.

Heureusement, j'ai pu le convaincre qu'une femme a ses r�gles 28 jours par mois.

Qu'est il arriv� � votre main?

Certaines de mes... coll�gues n'appr�cient pas mon charme.

II

JE REDOUTE LA CONFUSION ET LES ACCIDENTS

Que Earl Stratford, ne pleurniche pas aujourd'hui,

ou je lui �crabouillerai le coeur.

Madame Tournee. Vous aurez le budget que vous avez demand� pour la tapisserie.

Mais d�pensez un sou de plus et je prendrai vos ongles � la place.

Merci

Abigail, faites parvenir un plateau d'hu�tres � l'ambassadeur des Pays-Bas.

Oui, milady.

Colonel Masham.

Lady Marlborough.

La reine montera � cheval mercredi prochain.

Oui, Lady Marlborough.

D�sirez-vous une bouch�e de ma nouvelle servante avant de partir?

Ce canard doit-il vraiment �tre l� ?

C'est le canard le plus rapide de la ville.

Horatio a un prix qui m�rite qu'on le vole. Il ne me quitte pas.

Gardez-le loin de moi, ou je vais manger son foie avec du cornichon.

Oh... S�duisant

Vous devez savoir que j'ai persuad� mon parti

Ils s'attendent � ce que nous annoncions une tentative de paix.

Nous devrions en parler ensemble � la reine.

Mais, o� est la reine ? Voil� une heure que nous l'attendons.

Lady Sarah Marlborough. - Me voici.

Dois-je vous rappeler que vous n'�tes pas la reine?

Non, elle m'a envoy� parler pour elle. Elle n'est pas bien.

Qu'a-t-elle dit ?

Qu'Harley est un bell�tre. et un imb�cile et sent comme le vagin

d'une pute fran�aise de 96 ans.

Oh?

Je doute vraiment que vous la citiez.

Elle a d�cid� de continuer la guerre.

Elle sent qu'une autre victoire

nous mettra en meilleure position pour discuter. Ses ordres.

Et comment allons-nous payer cela?

La taxe fonci�re sera doubl�e.

C'est de la folie.

Il y aura alors une guerre sur nos propres terres.

Elle compte sur l'amour pour l'Angleterre pour garder les conservateurs unis.

Il y a des limites. - A l'amour de son pays?

Pour moi, il n'y a pas de limite � cela.

C'est notre dernier effort pour prot�ger l�Angleterre.

Et �galement notre dernier homme ?

Voyez, les morts s'entassent, tout comme les ressentiments.

Cela ne vous touche pas? - Je les pleure tous.

Mon coeur saigne pour chacun, et je leur adresse toute ma compassion.

Alors ne me donnez pas de le�on quant au co�t.

Un trait� �conomiserait argent et vies. Une victoire pour tous les Anglais.

Encore un jour, encore une victoire... ils pensent que nous avons peur.

Si nous en tuons plus, ils sauront que ce n'est pas le cas.

La reine a d�cid�, Harley.

Je ne suis pas d'accord.

Pas du tout. Je veux discuter ce point avec la reine.

Adressez-vous � moi, j'aime la com�die. Il y a du g�teau ?

C�est un d�tournement honteux du syst�me.

Vous n'avez pas le droit.

Votre maquillage coule.

Si vous d�sirez arranger �a,

nous continuerons plus tard.

Vous devrez payer la r�paration.

Nous avons une guerre � financer. Chaque sou compte.

Encore un jour, encore une victoire

Deviez-vous vraiment le rabaisser?

La dignit� d'un homme est la seule chose qui l'emp�che de se perdre.

Parfois, une dame aime aussi s'amuser.

Nous devons faire attention, Sarah.

C'est un alli� utile, mais un ennemi dangereux.

Prenez ce que vous voulez.

Je vous remercie.

Merci pour le travail.

J'ai un penchant pour les faibles.

Lord Marlborough.

C'est l'heure.

Ne t'expose pas.

Ne sois ni imprudent, ni pr�somptueux.

Prends soin de toi, je t'en prie.

J'y veillerai.

Reste avec moi ce soir.

Je dois dormir avec mes hommes. Ce n'est que justice.

J'ai r�v� qu'un

tr�s petit fran�ais couvert de sang ...

portait la t�te de Marlborough, et lui donnait du brie � manger.

C'est un grand soldat.

Il reviendra.

Nous l'emporterons. - Bien s�r, madame Freeman.

Je suis d�sol�e, Votre Majest�.

J'ai pris froid en ramassant les herbes pour votre jambe.

C'�tait vous ? - Abigail.

Allons tirer quelque chose.

C'est vraiment triste. Ils sont si jolis.

Lancez.

L� vraiment, vous abimez le ciel.

Puis-je vous demander quelque chose?

Tant que vous gardez � l'esprit que je porte une arme.

Vous avez fait beaucoup en faveur de cette guerre, alors que votre mari y prend part.

Sa vie est en danger.

Comment pouvez-vous faire cela? - C'est justifi�.

Si nous ne le faisons pas, ils vont rassembler leurs forces et venir ici

nous couper en rondelles sans piti�.

Vous avez un temp�rament doux et avez subi des �preuves,

alors, vous d�sirez la s�curit� et et la tranquillit� par-dessus tout.

Et s'il meurt?

N'avez-vous pas sacrifi� votre sexe � un gros allemand pour sauver votre p�re ?

Oui. - Il y a toujours un prix � payer.

Je suis pr�te � le payer.

Lancez.

D�tendez-vous et visez.

Quand il passe devant votre �il, pressez la d�tente.

Lancez.

Parfait.

Je ferai de vous une tueuse.

Vous me suivez ?

J'ai dit, Vous me suivez ?

C'est vous qui semblez me suivre, monsieur,

puisque je suis devant vous.

C�est vous que j�ai vue sur le cheval ce matin-l�.

Je ne suis qu'une servante. Comment pourrais-je me procurer un cheval?

Peut-�tre avez-vous r�v� de moi ?

Peut-�tre �tait-ce vous,

et que je devrais vous faire d�nuder et fouetter.

Je suis pr�te.

Vous allez la monter celle l� ?

Elle me fait bouillir le sang.

C'est la nouvelle servante de Lady Marlborough.

Vraiment ?

Int�ressant.

Pardon. Excusez-moi. - Je vous en prie.

Votre Majest�. Quel plaisir de vous voir.

On dit que vous avez allou� encore plus d'argent

dans l'ab�me sans fond de cet imb�cile.

Oh, oui. Nous allons gagner. Sarah est s�re que nous allons gagner.

En taxant les propri�taires fonciers vous n'imaginez pas la col�re

que vous d�clenchez � la campagne.

Sont-ils vraiment en col�re? - Ma tr�s ch�re reine...

Aimes-tu mes bas?

Fastueux.

J'�tais justement en train d'expliquer � la reine que

cette taxe est une erreur. De m�me que la guerre.

Il nous faut la paix.

Oh, Harley, vous �tes trop ennuyeux.

Gardez �a pour le parlement.

Un bal c'est pour danser

pour manger des radis et des choux de venaison.

Vous y avez go�t� ?

J'ai du mal � avaler pour le moment. Votre Majest�...

Laissez moi �couter la musique.

Oh oui. J'adore cette musique. Je dois danser.

Arr�tez !

Arr�tez �a! Stop !

Qu'y a t-il ? - Je veux aller dans mes appartements.

Arr�te! Monsieur Harley.

Je reconnais �tre all�e trop loin avec la taxe de guerre.

Quoi? - �a restera comme avant.

Nous sommes vos serviteurs, ma reine.

Anne

Je suis navr�e.

D'accord.

Voulez-vous aller vite?

Baise moi.

Abigail, c'est �a ?

Oui monsieur.

Vous avez vol� un livre, je vois.

On peut �tre fouett� nu pour �a.

C'est ma ma�tresse qui me l'a pr�t�.

On lui demande ?

Non.

Non.

Venez prendre l'air de la nuit avec moi.

Donc, vous �tiez autrefois une dame, et maintenant vous n'�tes plus rien.

Un peu comme les d�chets culinaires.

C'est triste.

Mais au fond de moi, je suis toujours la dame que j��tais

Sans aucun doute. Il est important de vous faire de nouveaux amis, n'est-ce pas?

Oui.

Est ce cela que vous me proposez ?

et pas des menaces dissimul�es sous couvert de bonnes mani�res.

Dois-je comprendre que vous �tes intelligente ?

Vous voulez quelque chose.

Me baiser ?

Je laisse cela � mon ami Masham,

qui est compl�tement fou de vous.

Parlez-moi plut�t de Lady Marlborough,

de Godolphin, de la reine.

De ce qui se passe.

J'adore les potins.

C'est un d�faut, je sais.

Lady Marlborough a �t� bonne pour moi.

Elle m'a sauv�e.

Je ne trahirai pas sa confiance.

Bien s�r. Vous avez sa faveur

Mais la faveur est un vent qui change de direction avec le temps.

On se retrouve vite � dormir avec des putes scabreuses

� se demander � qui est le doigt qu'on a dans le cul.

On ne peut pas avoir beaucoup d'amis � la cour.

J'ai besoin d'un ami, Abigail.

Un avec de jolies oreilles et de grands yeux.

L'attitude des gens � la cour me surprend souvent.

Alors que comme chef de l�opposition, je ne devrais pas l'�tre.

Je voudrais simplement savoir ce qui se trame

dans la t�te de votre ma�tresse, de Godolphin, ou de la reine.

Je ne trahirai pas la confiance de ma ma�tresse.

Oh regardez. Un paon. Qu'il est beau.

�a va?

R�fl�chissez-y tout de m�me.

On n'est pas press�s.

Vous devrez dire � Harley que vous avez chang� d'avis � propos de la taxe.

Ces gens sont vraiment m�contents de la taxe fonci�re?

Ils le seront plus si les fran�ais sodomisent leurs femmes

et s�ment de l'ail dans leurs champs.

Les conservateurs ne peuvent pas tant s'obstiner.

Il y aura des morts si nous le faisons.

C'est s�r qu'il est douloureux de perdre des hommes,

mais nous ne pouvons pas reculer sinon

ils verront notre faiblesse, ils nous bousculeront

et nous en perdrons des milliers d'autres.

Pas pour la reine.

Quoi?

Tu ne peux pas prendre de chocolat.

Ton estomac... le sucre l'enflamme.

Abigail, donnez-moi cette tasse. - Non.

Je suis d�sol�e, je ne sais que faire.

Bien, donnez la lui.

Mais il faudra un seau et une serpill�re pour effacer les cons�quences.

Ram�ne moi.

Tu annonceras la taxe au parlement. Je fixerai la date.

Je dois vous dire quelque chose.

Allez-y.

M. Harley est venu me parler...

il m'a demand� de l'informer

sur ce qui se passe entre vous, la reine et Godolphin.

Je vois.

Et que ferez-vous ?

Je ne dirai rien, �videmment.

Ce n'est... pas �vident.

Vous pouvez m'informer de sa d�marche pour berner ma confiance

et �uvrer pour lui en secret.

Je suis une femme d'honneur, m�me si mon rang ne s'y pr�te pas.

Et m�me si j��tais la derni�re dame de ce monde corrompu,

je resterais une dame.

Vous �tes belle quand vous �tes indign�e.

Donc, mes secrets sont en s�ret� avec vous ?

Tous.

Bien.

M�me votre plus grand secret.

Abigail.

Si vous ne mettez pas la balle,

la poudre produit le son, mais rien ne sort.

C'est une excellente blague. N'est-ce pas ?

Oui.

Peut-�tre pourrez-vous utiliser cela un jour.

Parfois, il est difficile de se rappeler si l'arme est charg�e ou pas.

Je redoute la confusion et les accidents.

Je suis s�re que les gens font attention.

B�uf, 12 guin�es.

Cr�me.

Mme Meg, votre note de cr�me est ind�cente.

Vous y soignez vos h�morro�des?

Non, milady.

Puis-je voir �a ?

Bien s�r.

C'est parfait, Lady Marlborough, comme toujours.

Nous signons ?

Bien s�r.

Vise les pierres.

La pelouse pourrait amortir ta chute.

Tu t'en moques...

Mme Morley.

Reste un peu.

Non! Prends un jour de repos. C'est un ordre.

Quelqu'un doit s'occuper des affaires.

Je ne suis pas de la nourriture.

Tu ne t'arr�tes pas de manger.

Parce que tu es savoureuse et sal�e.

Si je te grillais, tu ferais un d�licieux repas.

Tr�s bien.

Je viendrai te voir cet apr�s-midi,

et nous pourrons jouer au whist.

III

QUELLE TENUE

L'opposition nous demande

d'�tre conciliants dans cette guerre!

Nous ne c�derons pas ! - �coutez, �coutez !

Nous devons accepter cette souffrance

parce que l'Angleterre est tout ce que nous avons,

et que nous devons mourir pour elle!

M. Harley,

contr�lez vos partisans !

J'annonce donc aujourd'hui

que, chez Sa Majest�...

Finalement, Mme Freeman. Cette foutue jambe

est comme un monstre qui m'attaque. Coupez-la moi, d'accord?

Je ne crois pas, Votre Majest�.

Que faites-vous ici?

Lady Marlborough m'envoie, car je joue tr�s bien au whist

et elle a �t� retenue par les affaires de l'Etat,

mais elle viendra ensuite sans faute.

C'est moi l'Etat.

Moi j'ai besoin de ses attentions.

Elle ne m'envoie qu'une servante ?

Votre Majest�, je n'ai pas toujours �t� servante.

Je suis instruite, je parle latin, et fran�ais.

Ma famille a connu des moments difficiles.

Et je suis aussi sa cousine. - C'est fascinant.

Mais partez tout de suite, et dites lui de venir.

Ils sont magnifiques.

Ce sont mes b�b�s. Laissez-les sortir, s'il vous pla�t.

Combien y en a-t-il?

Dix-sept.

C'est le jour d'Hildebrand aujourd'hui.

Lequel est-ce ?

Celui-l�. Timide, mais t�tu.

Je peux ?

Il aime �a.

J'ai perdu 17 enfants.

Certains n'�taient pas form�s

certains sans vie...

et j'ai eu certains avec moi pendant tr�s peu de temps.

Oh ma ch�re.

Aujourd'hui c'est le jour d'Hildebrand.

Le jour o� vous l'avez perdu.

Oui.

Chaque fois, que l'un meurt, part un peu de moi-m�me.

Aimeriez-vous vous joindre � moi?

Oh..le beau g�teau.

Miam.

Tu aimes �a?

C'est bon. - Ils aiment �a.

Bonjour Sussy

Bon anniversaire.

Viens. Il y en a pour toi aussi.

Ne mange pas le pied de maman.

Quelle tenue.

Merci.

Je pensais que c��tait peut-�tre trop.

Vous venez me s�duire ou me violer?

Je suis un gentleman.

Me violer donc.

Non.

Non, vous �tes...

Vous m'avez intrigu�.

Vous aussi.

Je suis intrigu�e de savoir ce qu'il y a l� dessous.

Vous �tes beau.

C'est pour �a que vous vous camouflez

Qui �tes-vous ?

Pas une servante ordinaire.

On peut affirmer que j'ai fait mon chemin.

On peut dire que je vous pourchasse.

Ahaaa!

Je pourrais vous le permettre.

Mais maintenant, bonne nuit, monsieur.

Du progr�s ?

Euh ... Elle, euh ...

Elle m'a mordu. - Ah.

Cette perruque est ridicule.

Un homme doit �tre attirant.

On ne peut pas dire que c'est ce qu'elle pense.

Essayez encore � votre mani�re, mon ami.

Toutes mes excuses pour avoir envoy� Abigail � ma place.

Elle a �t� parfaite, ma ch�re.

Hildebrand la vraiment appr�ci�e.

Le lapin ?

Anne, tu es trop sensible.

Et toi, indiff�rente et m�chante, parfois.

Mais certains jours adorable. Ne pensons qu'� ceux-l�.

Anne

Tu es une enfant.

IV

UN CONTRETEMPS

Finalement les viols ont �t� les plus difficiles.

Ils m'on fait sentir que j'�tais leur chose.

Que je n'�tais rien.

Vous n'�tes pas rien. Vous m'�tes ch�re.

Je vous remercie.

Vous �tes si belle.

Ne dites pas �a. Vous vous moquez de moi.

Pas du tout.

Si j'�tais un homme, je vous enl�verais.

Vous enl�verais. - Ca suffit !

Je suis d�sol�e. ...Je suis d�sol�e.

Oh regardez.

Faites-les arr�ter.

Quoi?

Arr�tez!

Assez!

Arr�tez!

Allez vous-en !

C'est un ordre !

Partez !

Je ne veux pas entendre �a !

Votre Majest� ? - Maintenant je dois me reposer.

Dois-je ... - Laissez-moi !

Donnez le moi.

Donnez le moi.

Votre Majest�.

O� suis-je?

O� suis-je?

Votre Majest�, vous �tes dans l'aile ouest.

Ne me parlez pas comme �a !

Votre Majest�.

Esp�ce d'idiote ! O� �tiez-vous? - Je suis d�sol�e.

Ramenez-moi.

Peut-�tre devrions nous danser.

Vous vous moquez...

Non, je crois que vous pouvez.

Et que ce serait tr�s gai.

J'aimerais tant danser avec vous.

En arri�re.

Mains jointes. ...Et on tape.

Lancez !

Arri�re, avant, arri�re.

Lancez !

Mouvement de t�te mouvement de t�te.

Lancez !

On tourne, on tourne, on tourne...

12 � 11.

Vous tirez exceptionnellement bien, Abigail.

Vous m'avez bien appris.

J'esp�re que vous ne trouvez fastidieux le temps pass� avec la reine.

Oh pas du tout. Et si cela vous accorde un r�pit, j'en suis heureuse.

Avez-vous bien dormi? - Comme un loir.

Tr�s bien.

La reine est une...

personne extraordinaire...

m�me si ce n'est pas �vident.

Elle a �t� frapp�e par la trag�die.

Elle me parait tr�s attachante.

Je ne vous d�l�guerai plus cette charge.

Je suis tr�s contente de ... - Je sais que vous l'�tes.

Elle se f�chera si je ne parais pas bient�t.

C'est � vous de tirer..

Lancez.

Treize.

La reine ?

Je viens tout de suite.

La reine... l'a demand�e... elle.

J'ai command� des homards. Je veux qu'ils fassent la course avant de les manger.

Oh, bonjour. - Bonjour.

J'esp�re que tu en auras trois.

Tu as demand� Abigail pour essayer de me rendre jalouse, je pense.

Ils vont apporter les homards.

Tu as peur ?

Je crois que c'est une mauvaise id�e.

C'est... C'est trop d�mod�.

Vos homards, madame. O� dois-je les mettre?

Euh... ici.

Bonsoir. Vous vous souvenez de moi?

Monsieur Harley.

Vous me surprenez toujours.

Alors qu'est-ce qu'il se passe?

La reine et milady vont faire courir des homards avant de les manger.

Vous voulez que je vous frappe ?

La reine va annoncer le doublement de la taxe fonci�re au parlement.

Vous plaisantez?

Mais je ne crois pas qu'elle y tienne vraiment.

Cependant Lady Marlborough l'y incite.

Oui.

Et ?

C'est tout.

Pourquoi est-ce que je sens que ce n'est pas tout ?

Je fais de mon mieux.

Vraiment.

D'accord, s�chez vos larmes. Merci. Passez une bonne soir�e.

Puis-je prendre la parole un instant si vous le voulez bien , Majest�.

J'aimerais convier la chambre � lancer un puissant hourra pour Sa Majest�

dans sa brillante d�cision de ne pas augmenter les taxes fonci�res.

Hourra!

Doubler cette taxe aurait �t� un d�sastre.

Nos champs se seraient couverts de sang

quand nos campagnes se seraient dress�s contre nos amis de la ville,

ajoutant ainsi � nos fils d�j� morts au cours de cette guerre.

Encore une fois, � notre reine, qui par sa sagesse profonde,

sait comment maintenir notre pays uni.

Car il ne sert � rien de gagner une guerre � l'�tranger,

si nous devons en commencer chez nous.

Hourra ! Hourra !

Je m'excuse pour cette interruption, Votre Majest�.

La parole est � vous, bien s�r.

Nous sommes impatients d�entendre ce que vous avez � dire.

Les hommes ne doivent pas surprendre les dames.

Vous semblez effray�.

Je suis mortifi�.

Attendez, attendez.

Embrassez-moi d'abord comme il se doit.

Je viens � l'instant de d�cider de vous �pouser, Masham.

Je ne peux �pouser une domestique.

Mais je peux en jouir.

Je sais que cela vous ruinerait de m'�pouser.

Mais je vais arranger �a pour nous.

Ne pensez-vous pas que nous faisons un beau couple ?

Un tr�s beau couple.

Je suis pass�e pour une imb�cile.

Ils me fixaient tous, n'est-ce pas?

Je le sais, sans m�me le voir.

J'ai aussi entendu le mot "grasse".

Anne. - Grasse et moche.

Personne, sauf moi, n'oserait, et je ne l'ai pas fait.

Je le regrette Il a tendu un pi�ge. C'est notre faute.

Je ne savais que faire. Je ne pouvais pas m'en sortir.

Ce n'est rien, Anne. Rien du tout.

Il �tait bien pr�par�.

Il a probablement suppos�

que tu avais convaincu la reine.

Juste un contretemps.

Nous allons red�finir une date.

Que faites-vous l� ?

Oh, Votre Majest�.

Lady Marlborough m'a demand� de vous attendre, et j'�tais ...

Le lit est si beau, et j'�tais perturb�e

par ma sottise. Je suis d�sol�e.

Eh bien, vous pouvez sortir maintenant.

Toutes mes excuses, Votre Majest�.

Qu'est-il arriv� � votre robe?

Des loups.

Ses jambes.

Frottez mes jambes.

Ca fait mal ?

Ca me tue.

Oh, cette douleur.

Marlborough a �crit.

Il est en position.

La bataille peut commencer � tout moment.

Il vaincra.

Bien s�r.

Je crois que vous ne dormirez pas cette nuit.

Je peux vous tenir compagnie.

Ca ira bien.

Bonjour, Lady Marlborough.

Avez-vous vu le livre de po�sie de Dryden?

Ouille ! Non... Je ne l'ai pas...

Non !

Non.

Non !

Non.

Non...

Je ne comprends pas.

L'avez-vous pris? Mon livre.

Non. - Je crois que vous mentez.

que j'ai mal jug�e.

Je ne voulais pas en arriver l�.

La reine, en impose...

Je vous renvoie de mon service.

Retournez voir Mme Meg et dites-lui de vous mettre � la cuisine.

dites-lui que c'est parce que vous �tes une chienne d�loyale.

Oui, votre ladyship.

Ce fut un honneur et un privil�ge...

Si vous n'y allez pas,

Je vous fait donner des coups de pied et je ne vais pas m'arr�ter.

Tu t'es rapproch�e d'Abigail. - Elle m'est ch�re. Oui.

C'est dommage, parce que j'ai d� la renvoyer pour vol.

C'est une menteuse et une voleuse.

Tu semble avoir perdu ta langue.

Oh je t'ai entendue.

Elle n'est pas renvoy�e. C'est ma servante.

J'ai fait d'elle, ma femme de chambre.

N'as-tu pas entendu ce que j'ai dit?

Si, pour toi, c'est une menteuse et une voleuse.

Oui. - Moi pas, de toute �vidence.

Tu vas la renvoyer.

En aucun cas.

J'aime quand elle met sa langue en moi.

V

QUE SE PASSERAIT-IL SI JE M'ENDORMAIS ET M'ENFONCAIS ?

Ca fait bizarre d'�tre l� dedans.

C'est bon pour vous. Le docteur dit que �a �limine les toxines.

Que se passerait-il si je m'endormais et m'enfon�ais ?

Pense simplement que c'est du chocolat chaud.

Oh, alors je mourrais contente.

Apr�s votre d�part, je me suis dit: "Un bain de boue... quelle bonne id�e."

Pour enlever les poisons qu'on porte avec soi.

Abigail, pourriez-vous m'apporter un rafra�chissement ?

J'aimerais bien s�r, mais...

je me dois de rester � la disposition de la reine � tout moment.

C'est ma fonction.

Quel d�vouement.

C'est toujours bon de d�velopper

un nouveau trait de caract�re.

Ne l'ennuie pas.

Monsieur Freeman.

Monsieur Morley.

Oh, que vous �tes s�duisant.

Que vous �tes s�duisant, Mr. Freeman.

Oh... mais je...

J'ai oubli� mes lunettes.

Vous retournerez dans la rue.

Tu te souviens quand on �tait jeunes,

et qu'on n'avait pas le droit de sortir dans la neige,

on avait ouvert toutes les fen�tres de la salle de bal

et on s'�tait assises l� o� la neige s'engouffrait.

Et quand ta gouvernante est entr�e,

on fabriquait un bonhomme de neige et on avait les mains toutes bleues.

Oh, que j'ai aim� �a. - C'�tait merveilleux.

On a fait tant de choses ensemble.

J'adore les vieilles histoires.

D�sol�e, Abigail, qu'as-tu dit ?

Oh, je chantais.

Je ne peux sortir un air de ma t�te.

C'est qu'il y a tant de place pour lui.

Lady Marlborough, vous avez de l'esprit.

Oh, Abigail, nous vous appr�cions.

Je crois que je vais aller me reposer.

Dois-je pr�parer votre lit, Reine Anne?

Ou bien allons prendre une liqueur dans vos appartements ?

Oh!

La liqueur me semble parfaite.

Bonne soir�e, Abigail. - Oui, bonne soir�e, ch�re Abigail.

Tu aimes �a, hein, pas vrai ?

D'�tre adul�e ? Bien s�r !

Et de voir que essaies de me reconqu�rir.

Pourquoi, si ce n'est pour m'aimer, ma ch�re ?

Alors arr�te ce ridicule entichement.

Tu as marqu� un point.

Peut �tre que ce n'�tait pas mon but.

C'est sans doute d� � mon pass�,

peut �tre une malformation de mon c�ur...

J'en veux � mon p�re bien s�r. Ce couillon.

Je dois retrouver la ma�trise de moi-m�me.

Je dois agir � la limite de la morale, toujours dans ses limites.

Mais si je termine dans la rue � vendre mon cul � des soldats syphilitiques

cette moralit� rigide ne sera plus qu'un foutu non sens qui rira de moi sans cesse.

Je ne te suis pas.

Shh.

Excuses-moi. Mais "shh" quand je pense.

Vos cheveux sont si brillants.

Les gens en parlent � la cour.

Vraiment ? - Mm-hmm.

J'ai toujours consid�r� que c'�tait un �pouvantail.

Pas du tout.

Lady Marlborough.

Je vais faire du th�.

Bonne id�e. Merci, Abigail.

De rien. - Dis bonjour aux enfants.

Bien s�r.

Tu annonceras au parlement l'augmentation de la taxe la semaine prochaine.

J'ai r�v� d'un borgne sur le c�t� de la route.

Quel borgne ?

En allant en ville.

Il m'a regard� d'un tel air que �a m'a glac� le sang.

Merci.

Abigail, penses-tu que les gens sont en col�re ?

Anne, elle n'en sait rien.

On devrait demander au peuple. En faire venir des villages, et leur demander.

Ce n'est pas ainsi qu'on traite les affaires de l'Etat.

Le peuple est dirig� il ne dirige pas.

Laisserais-tu Marlborough en difficult� ?

Il lui faut un bataillon, en renfort, et �a co�te cher.

Ne me sermonne pas. Je suis la reine.

Alors, agis comme telle, cette fois.

La reine ne montera pas aujourd'hui ?

Ne me parlez pas.

J'ai repens� aux termes de notre amiti�.

Je croyais que s'�tait de l'amour inconditionnel.

Je vous aurai une audience avec la reine, en �change d'une faveur pour moi.

Sans vergogne, vous...

Harley, voulez vous que je sois votre ennemie.

Comme vont les choses, je peux les rendre tr�s d�sagr�ables.

Moi aussi. - Vous me fatiguez, � agir ainsi.

La reine me fait confiance,

et je peux lui distiller du poison � votre �gard

jusqu'� ce qu'elle soit folle de haine pour vous... Ou bien...

cette amiti� pourrait �tre mutuellement avantageuse.

Je compte jusqu'� trois. Oui ou non ?

Vous, si proche de la reine pourquoi ne pas demander

cette faveur vous-m�me ?

Je ne veux pas qu'elle pense

que je veux tout obtenir d'elle.

L'avez-vous conseill�e en notre faveur ? - Non.

Le futur du pays est en jeu.

Mm-hmm. Mon int�r�t n'est pas celui l�.

Vous vous en moquez ?

Je vous croyais de notre c�t�.

Je suis de mon c�t�.

Toujours.

Quelques fois cela peut �tre avantageux pour vous.

Comme maintenant. Vous allez avoir la chance de sauver ce pays.

VI

STOP INFECTION

Je ne pensais pas vous trouver dans le parc. Quelle chance.

Je prenais l'air.

Vous d�sapprouvez la guerre je le sais

Je n'aime pas la guerre, mais nous devons nous battre pour ce en quoi nous croyons.

Godolphin et Lady Marlborough semblent guider vos choix,

et donc vous n'�coutez gu�re votre loyale opposition.

Je me tiens inform�e.

En d�tail et personnellement je suppose.

Je suis souvent malade. - C'est vrai.

Malheureusement vrai.

La guerre contre la France nous saigne � blanc, m�me si nous gagnons.

Nous les ma�trisons � pr�sent,

mais si Marlborough perd la prochaine bataille,

nous pourrions tout perdre.

Le peuple hait la guerre, il est facile de comprendre

qu'il commence � vous ha�r aussi.

Lady Marlborough ne vous a rien dit des r�voltes � Leeds ?

Non, pas � ce stade.

Je m'adresse � votre c�ur. - Absolument.

Pas � celui de lady Marlborough, mais au v�tre.

Il faut aussi que je vous parle de votre chambri�re.

Abigail ? - Je crois que c'est son nom.

Il semble que le colonel Masham s'en est �pris. Il d�sire l'�pouser.

Ce n'est qu'une servante.

Ce n'est ni dans les normes, ni explicable,

mais comme je suis sentimental, je suis port� � les aider si possible.

Que voulez-vous dire par "on ne l'a pas vue".

Elle a pris un cheval, Votre Majest�. Il n'est pas rentr�. Elle non plus.

Je vais envoyer des �cuyers.

Non.

Elle veut me vexer. N'envoyez pas d'�cuyers.

Mais si elle est tomb�e...

Elle est trop bonne cavali�re pour �a.

Je sais ce qu'elle est. Ne la cherchez pas.

O� suis-je ?

Au paradis.

Ca, c'est Dieu. Tu le verras plus tard.

Je dois partir. - Je crains que ce n'est pas possible.

Rallonge toi.

Ca d�sinfecte.

Allez chercher lady Marlborough.

Tout de suite ! Conduisez-moi � elle !

Trouvez la...

Trouvez la !

Il y a des loups l� bas, n'est-ce pas ?

Non votre majest�. Je ne crois pas.

Elle est peut �tre partie chez elle � Blenheim.

Il n'y a encore aucune construction que des bois.

Il faudrait interroger les arbres, pour �a.

Mr. Harley! - Pardon.

J'esp�re qu'on la trouvera et pas morte dans un foss�.

Les affaires de l'Etat, ne peuvent attendre.

Votre Majest�, nous sommes sans nouvelles du front depuis deux semaines.

Il n'y a aucun doute, Marlborough est en difficult�.

Nos devons imm�diatement envoyer une division � sa rescousse.

Qui co�tera une fortune, � cause de votre parano�a, et vos d�ductions erron�es.

Nous devons attendre.

Je vais y r�fl�chir.

Cela ne peut attendre.

Nous devons agir maintenant.

C'est un peu comme arriver tard � une f�te.

Si la f�te va bien, nul n'a besoin de vous, et votre intrusion d�range.

Mais si elle va mal, alors vous ne pouvez la sauver,

et vous regretterez avoir mis votre plus belle robe.

Ce n'est pas une f�te.

Ce n'est qu'une image, M. le Premier Ministre.

Je pense que c'est comme une f�te.

Une analogie parfaite. - Nous attendrons.

Assurez-vous qu'ils aient leur plus bel uniforme, le moment venu.

Envoyez une division � la c�te, et tenez un bateau pr�t.

Abigail.

J'ai peur que quelque chose ne lui soit arriv�.

Il fait nuit. Et toute seule dehors.

Elle est forte.

Elle s'en sortira. - Oui.

Toute ma vie, elle m'a sauv�e.

Sans elle, je ne suis rien.

Cela n'est pas vrai.

Vous �tes la reine. - Je suis fatigu�e.

J'ai mal. Tout me fait mal.

Ils m'abandonnent tous.

Ou ils meurent.

Et finalement elle.

Si elle n'est pas morte, je lui trancherai la gorge.

Elle fait �a pour me blesser,

pour que je m'inqui�te et panique. Eh bien non !

Elle reviendra. Ils la trouveront.

Je m'en moque.

Toi, tu es une femme superbe.

Tu rayonnes de beaut�.

Nous te marierons.

Quoi ? - Le colonel Masham d�sire t'�pouser.

Il veut... - Oui, tu l'as bien envout�.

C'est absurde.

Je n'ai rien � lui offrir.

Je suis une servante sans le sou.

Ca briserait sa carri�re.

Ta premi�re pens�e est pour lui. Oh, que c'est touchant.

Je me soucie pour lui.

Pas de la m�me fa�on que pour vous,

mais assez pour l'�pouser.

Je ne le cache pas, j'aimerais �tre de nouveau �tre une dame.

Oui, oui, cela est juste. Pendant son absence.

Si nous attendons son retour, elle hurlera et tr�pignera.

C'est ton droit. C'est mon cadeau, et je te demande de l'accepter.

Bien s�r. Quand...

Maintenant... Tout de suite.

Moi, Abigail Hill, je te prends toi, Samuel Masham, comme �poux.

Moi, Samuel Masham, je te prends toi, Abigail Hill, comme �pouse.

C'est tr�s g�n�reux. J'en suis toute retourn�e.

On nomme �a "Dettes de jeu", Mr. Harley ? - Tr�s bien.

Oh, vous allez vous installer dans l'aile Est.

Merci, Votre Majest�. - Merci.

Ah, C'est bon d'�tre reine parfois.

Hmm. On peut tout imaginer.

Nous cherchons du mauvais c�t�.

O� est-elle pass�e? Tu as envoy� des �cuyers � sa recherche.

Je te l'ai d�j� dit.

Elle a peut-�tre �t� malade.

mais elle peut �tre sur pied maintenant.

Elle est probablement retourn�e � Southampton.

Pour faire quoi ? Planifier quoi ? Se tenir pr�te ?

Je suis aussi dur qu'un roc, et c'est notre nuit de noce.

Reste tranquille.

Maintenant qu'elle n'est pas l� je me sens plus expos�e que si elle l'�tait.

Parce qu'elle peut frapper de n'importe o�, n'importe quand,

sans que je voie rien venir.

Je dois rester calme.

Elle est partie.

Je suis mari�e.

Je dois �tre pr�te. Mais, comment �tre pr�te,

si on ne sait pas o� est l'ennemi ?

Ma vie est un labyrinthe d'o� je crois �tre sortie

avant de me rendre compte qu'il continue plus loin.

Laquais, appelez moi un coche.

Mae a dit que non.

Je m'en vais. Aidez-moi.

Mae a dit que non.

Tu vas mieux, il semble.

Mon cheval est vivant, ou bien vous l'avez mang� ?

Je l'ai vendu.

Mais tu m'es toujours en reste.

A partir de maintenant, tu peux sucer pour tes repas.

Je prends 20%.

Tu as de la classe. Les hommes aiment �a.

Avez-vous jamais vu 10 souverains d'or ? - Seulement en r�ve.

Allez � la fontaine de Hyde Park � 09h00 du matin

vous y verrez un homme promener un canard.

Que s'est-il pass� ? Vous allez bien ?

Cette salope d'Abigail m'a drogu�e,

Marie Madeleine que voici m'a trouv�e.

Ils vous ont viol�e ?

Non, �a non.

Mais elle m'a offert un emploi r�mun�r� en cas de besoin.

Abigail a fait �a ?

Oui.

Comment va le royaume ?

Lady Marlborough.

Oh, ma ch�re.

La servante est habill�e comme une dame.

Quelle... fac�tie.

Ma ch�re amie et cousine,

quelle joie de vous voir de retour...

De l'enfer...

l� o�, je suis s�re vous y irez un jour ou l'autre.

Vous avez manqu� quelques �v�nements.

Mon mariage.

Tr�s simple, mais superbe.

Sortez tous.

Si vous m'offrez du th�, pardonnez-moi, je ne pourrai l'accepter.

J'ai fouill� mon c�ur, mais je n'y ai pas fait confiance. Je le regrette.

Je ne pouvais pas vous laisser me d�truire.

Vous m'aurez au moins appris �a.

Mais c'est fini � pr�sent.

J'ai gagn� et je suis en s�ret�.

Nous n'avons plus � nous affronter. N'est-ce pas un bon point ?

Si vous me pardonnez, nous pourrons �tre heureuses toutes les deux.

Je vois que vous �tes toujours en col�re.

Je vous pardonne cette fois.

F�licitations pour votre succ�s conjugal.

Ta figure.

Je suis si laide ? Si j'�tais un homme,

�a me rendrait plus attirant... une cicatrice pareille.

O� �tais-tu Sarah ? Pourquoi es-tu partie ?

Je chevauchais...

Des brigands m'ont attaqu�e.

J'ai d� m'en d�barrasser.

Oh, ton pauvre visage.

Tu devrais les voir, eux.

On a bien pris soin de toi, je crois.

On m'a dit que des hommes ont �t� envoy�s � ma recherche.

J'�tais inqui�te pour toi. J'ai cru...

Tu n'as pas fait �a pour me blesser ?

Je ne joue pas avec toi.

Non, je sais. Je le sais.

Regarde moi.

A toi ma tr�s ch�re, je vais le dire fort et clair.

Tu dois renvoyer Abigail.

Du fond de mon c�ur, Mme. Morley, fais le.

Je ne veux pas.

C'est une vip�re.

Tu es jalouse.

Tu feras ce que je dis.

Le Premier Ministre, et M. Harley. - Qu'est-ce qu'il y a ?

Mille excuses, Votre Majest�. Une d�p�che du front.

Qu'est-ce qu'il se passe ? - Marlborough est pr�t. Il les a d�bord�s.

Il a besoin de troupes pour attaquer la c�te.

Envoyez les � la f�te maintenant.

Bien, Votre Majest�.

Quelle f�te ?

Rien, c'est parce que tu n'�tais pas l�.

Merci Messieurs. Tenez moi inform�e.

C'est bon de vous voir de retour et en bonne forme, Lady Marlborough.

Tu as tr�s bien agi avec les divisions.

Oui, je sais. - Mais les deux adjoints au cabinet

doivent rester avec leur parti.

Je suis la reine. Ne te m�le pas de �a.

N'essaie pas de faire ce dont tu n'es pas capable.

Je sais que tu suis Harley, et qu'Abigail vient dans ton lit.

Ca suffit ! A partir de maintenant, tu feras ce que je dis.

Tu comprends �a ?

Anne.

Non, ne fais pas �a.

Non, ton visage m'effraie. Non.

Bonne nuit, Lady Marlborough.

VII

LAISSEZ CELA. J'AIME BIEN

Bonjour...

Bonjour.

Quelle �trange allure tu as, ma ch�re.

Mais c'est mieux.

Je crois que je deviens sentimentale avec l'�ge.

Je ne pensais pas que tu avais du sentiment.

Je ne le croyais pas non plus.

mais beaucoup de choses me surprennent derni�rement,

J'ai relu certaines des innombrables lettres que tu m'as �crites.

"Je d�sire ton �treinte".

"Je d�sire la chaleur de ton corps sur le mien".

C'est tr�s fort, explicite.

J'ai cru avoir �gar� certaines lettres. J'en ai �t� effray�e.

Que se passerait-il, si ce fils de pute, Jonathan Swift, s'en emparait ?

Dans son journal, d�s le lendemain.

Ce serait ta ruine.

Tu ne ferais pas cela. - Non, mais...

tu n'as pas id�e de ce que je ferais pour mon pays...

et pour toi.

Me ruiner ? Tu ferais �a ?

Je vais utiliser ces lettres,

sauf si tu annonces l'augmentation des taxes,

modifie le cabinet comme il me pla�t,

et renvoie Abigail.

Tu ne veux pas savoir ce que j'ai d�cid� ?

Je veux savoir que tu es heureuse,

et que cela se voit sur toi.

La reine demande la restitution de votre clef.

Vous devez la rendre, et quitter la cour aujourd'hui.

O� est-elle ?

Vous devez rendre la clef.

La reine ne vous accordera pas d'audience.

Anne?

J'ai restitu� ma clef.

Mme. Morley, je sais que tu es en col�re.

J'en suis navr�e.

J'ai perdu l'esprit un instant.

Ouvre moi la porte.

S'il te pla�t, seu... Peux-tu me...

Mme. Morley, ouvre la porte.

J'ai br�l� tes lettres. Je les ai br�l�es.

Oh, fais ce que tu veux.

Mais je ne reviendrai pas.

Tu comprends �a ?

Je pars sans espoir de retour.

C'est la faute � Abigail.

Elle ne t'aime pas.

Est-ce que quelqu'un le pourrait ?

Elle n'attend rien de moi, elle.

Elle n'attend rien de toi,

car c'est maintenant une dame, avec 2.000 souverains par an,

et qui s'assoit sur tes genoux la plupart des nuits.

J'aurais aim� que tu m'aimes comme elle le fait.

Tu veux que je te mente ?

Oh.

Tu ressembles �... �...

un ange tomb� du ciel, Votre Majest�.

Non.

Quelques fois, tu ressembles � un blaireau.

Et tu peux me croire. - Pourquoi ?

Parce que je ne mens pas ! C'est �a l'amour !

Je dois m'occuper de ma charge.

J'ai...

Je n'ai pas ces derniers mois, �t� satisfaite par le gouvernement.

Lord Godolphin a perdu ma confiance.

J'annonce donc aujourd'hui un nouveau Premier Ministre...

Ce sera M. Harley.

Godolphin,

je vous remercie pour votre service.

Nous allons faire la paix avec la France imm�diatement.

C'est mon dernier mot !

Sortez tous !

Laissez cela. J'aime bien.

Les miroirs aussi.

Mon Dieu. Vous croyez vraiment avoir gagn�.

Ce n'est pas le cas ?

On ne joue pas au m�me jeu.

Tout ce que je sais, c'est que votre carrosse attend,

et que ma servante va m'apporter ce qu'on appelle un ananas.

On y va ?

Allez.

VIII

J'AI REVE DE TE POIGNARDER DANS L'�IL

Refaites-le !

Je suis l�.

Peux tu t'occuper de mes jambes s'il te pla�t ?

Bien s�r.

Des serviettes chaudes, maintenant.

Es-tu saoule ?

J'ai bu du vin.

Du tr�s bon vin.

Tu devrais le go�ter. J'en fais venir. Il te d�tendra.

Non.

Je ne comprends pas ces documents.

Je ne me sens pas bien.

Excuse moi un instant, s'il te pla�t.

D�sol�e. Je ne vais pas bien.

Allonge-toi. J'appelle le docteur pour toi, mon c�ur.

Merci, merci.

Docteur.

Comment vont les affaires? - Ils ont marchand� la paix avec la France

� notre d�savantage, �videmment.

Evidemment.

Marlborough revient dans une semaine.

Harley fera en sorte qu'il soit remplac�.

A pr�sent que la paix avec la France est faite...

Le retour de Marlborough est imminent. Je me demande, Votre Majest�

s'il est justifi� qu'il reste � la t�te de nos forces.

Je vais lui arracher le sourire du visage. Vous devez l'arr�ter, Godolphin.

C'est un h�ros � qui nous devons la paix.

Mais il nous aurait entra�n�s dans une guerre sanglante,

qui nous aurait ruin�s. C'est aussi simple.

Il me serait plus facile de tirer les ficelles, si vous �tiez � la cour.

Une nouvelle �re de paix et de prosp�rit�, un nouveau jour,

une porte vers le futur.

Les m�taphores abondent.

Je suis fatigu�e. Je vais y r�fl�chir.

Je vous remercie.

Vous avez �videmment choisi

de me cacher les raisons de votre renvoi.

Je vais faire une pause dans cette conversation

pour que vous y rem�diez.

Je ne connais pas grand chose aux femmes et � leurs sentiments,

mais je sais qu'elles soignent leurs blessures comme pleurent les nouveau-n�s.

Godolphin, je sens le d�sir soudain de vous briser le nez.

Qu'en dites-vous?

Votre Majest�,

puis-je aborder le th�me de Lady Marlborough ?

Non, vous ne pouvez pas.

Une d�chirure dans une amiti� ch�re

doit certainement pouvoir se soigner.

Certaines blessures ne se referment jamais.

Je sais de quoi je parle.

On les �vite en les contournant,

et quelques fois on peut les sentir se remplir de sang.

Une lettre. Des excuses quelconques qui faciliteraient votre retour.

Il y a des limites � ce qu'on peut accepter.

Elle pourrait vous �crire, et nous essayerions d'arranger

au moins une blessure chez notre reine ?

Je ne peux l'en emp�cher.

J'imagine que ce sera inutile,

que je jetterai sa lettre au feu,

mais je ne peux l'en emp�cher.

Toi... salope.

Mon Dieu,

que tu me manques.

Vous �tes s�r que c'est l� tout le courrier ?

Vous attendez quelque chose ?

Non, euh... Un morceau de tissus de mon cousin � Florence.

Je suis s�re que cela arrivera.

J'ai r�v� que je te poignardais

dans l'�il.

Cela ne peut �tre tout.

Si, madame. - Pas de courbettes!

Ne devrions nous pas demander un autre morceau

� votre cousin de Florence ?

Il a pu se perdre ou �tre d�vor� par les souris dans un si long voyage.

Non, je veux seulement m'assurer que tout mon courrier est l�.

Bien s�r. - Valet, allez v�rifier de nouveau.

Tout de suite.

Incapable.

Ma tr�s ch�re...

Mme. Morley...

Je...

Je suis devant un dilemme...

et tu es mon seul recours.

Je ne sais si je dois en parler.

Dis-moi. Qu'y a t-il ?

Je ne suis pas certaine. - Je n'aime pas �a.

Tu vas introduire des doutes dans ma t�te,

et je vais me consumer dans d'horribles d�fiances.

Ce n'est pas horrible, ch�re Anne.

Ce n'est que de l'argent.

De l'argent ?

J'ai relev� dans les livres...

que de grosses sommes semblent avoir �t� confi�es � Marlborough,

mais rien n'apparait dans les registres de comptes des arm�es.

Quoi ?

Il a disparu.

Dois-je demander qu'il le rende � son retour ?

Gentiment bien s�r ?

Es-tu en train de dire que Sarah a d�tourn� de l'argent ?

Il semble bien.

Quelques 7.000.

Elle n'aurait pas fait �a.

C'est juste que... - Non, pas �a.

J'ai pu me tromper dans la comptabilit�.

Parfois les chiffres donnent le frisson et sont aussi instables que les humains.

On le d�couvre souvent lors d'une deuxi�me ou troisi�me v�rification.

Il doit y avoir une explication que je ne vois pas encore.

Mais chassons cela de notre esprit.

Pourquoi ne pas emmener les enfants se promener dans le jardin ?

Non, merci. J'ai besoin de repos.

Tu peux y aller.

Merde !

Merde ! Merde ! Merde!

Merde !

Je dois la remettre.

Allez y.

Marlborough est � Southampton. Nous attendons votre d�cision.

Votre Majest�, si je peux...

Il n'y a eu que tr�s peu de courrier aujourd'hui.

C'est vrai. Euh, la situation avec Marlborough?

Il me vole.

Quoi ?

Votre Majest�, c'est ridicule.

Lady Abigail, n'est-il pas vrai

qu'ils ont vol�, dans ma bourse priv�e ?

Et ainsi, port� pr�judice ?

Si .

C'est �crit noir sur blanc.

Il faut les ruiner,

les chasser d'Angleterre.

Ils ne sont pas loyaux.

Ils veulent nuire � leur reine,

Votre Majest�, puis-je... - Non, vous ne pouvez pas !

Ils vont �tre condamn�s, et bannis.

C'est mon dernier mot. Sortez !

Ah, voil� le courrier.

J'en ai soudain plus qu'assez de l'Angleterre, mon amour.

Peut �tre devrions nous aller ailleurs.

Anne?

Ma ch�re Anne...

Je vais t'installer sur la chaise.

Comment oses-tu toucher la reine ainsi !

D�sol�e. - Je ne t'ai pas demand� de parler.

Frotte ma jambe.

Tu devrais t'allonger. - Tu parleras quand je te le dirai.

J'ai le tournis.

Je dois m'appuyer sur quelque chose.

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