All language subtitles for Le Roi des Zombies (Jean Yarbrough, 1941)

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Original subtitles

LE ROI DES ZOMBIES

AIlo, ici McCarthy.

Ici McCarthy, allo ?

Toujours rien ?

Non, pas même le bulletin d'informations.

Où est-on, d'après toi ?

Aucune idée. Voilà des heures qu'on tourne.

Probablement entre Cuba et Porto Rico.

- C'est mauvais ? - Ce n'est pas bon.

Je savais que j'étais pas fait pour voler.

Si tu avais pris le matériel, on n'en serait pas là.

Rejoindre la base navale relèverait du miracle.

Dites, M. Bill,

c'est pas ici que l'amiral Wainwright a disparu la semaine dernière ?

Si.

Attention, amiral, on arrive !

Essaie encore de les contacter, Mac.

AIlo, ici McCarthy.

Ici l'avion C108.

Pourquoi vous ne répondez pas ? Nous sommes perdus. Perdus !

Pas le moindre mot.

- Et le carburant ? - Pas terrible non plus.

Il y a des tas d'îlots dans le coin.

Essaye d'atterrir sur l'un d'eux.

C'est ce que je...

Un instant, j'entends quelque chose.

C'est du chinois pour moi, je ne comprends rien.

Une station de radio ?

Vu la réception, on doit survoler l'émetteur.

Voilà qui est bien !

Je descends jeter un œil.

Accrochez-vous.

Une clairière. Je crois pouvoir y arriver.

Vous croyez ?

REPOSE EN PAIX

Repose en paix. Si ça veut dire ce que je pense,

ils ne perdent pas de temps ici.

Un moment !

Un moment ! Ils peuvent pas me faire ça !

Laissez-moi partir ! Laissez-moi partir !

Laissez-moi partir ! Laissez-moi partir !

- Qu'y a-t-il ? - Dieu vous garde.

C'est vous, M. Bill ? Ils vous ont eu aussi ?

Mais qu'est-ce que tu racontes ?

- On n'est pas morts ? - Certainement pas.

J'étais un peu foncé pour être un fantôme.

Les fantômes n'existent pas.

Et ça, c'est quoi ?

Ce n'est pas un fantôme. Viens.

Je peux pas, j'ai pris racine.

Tu cherches à nous faire mourir de peur ?

Mais tu es blessé !

Je vais bien. Juste un coup sur le ciboulot.

Où est-ce qu'on est ?

Je ne sais pas. C'est plein de marbres.

Un cimetière ? Drôle d'endroit pour un crash.

Allons jeter un œil. Il doit y avoir des habitants.

Du calme. Tu veux réveiller les morts ?

Tu as entendu du bruit ?

C'est mon cœur qui veut se faire la malle.

- C'est des tambours. - Des tambours ?

C'est le signal que j'attendais pour filer.

Regardez.

- Quel endroit inhospitalier ! - Oui.

- C'est habité, vous croyez ? - Dans cette bâtisse ?

Ils doivent dormir sur des pierres tombales.

Allons vérifier.

Moi j'entre pas dans ce mausolée.

Je reste ici tant que j'aurai pas changé d'avis.

Attendez, j'ai changé d'avis.

Sonne, Jeff.

M. Bill, vous avez voulu venir, à vous l'honneur.

On dirait le marchand de glaces.

Il n'y a personne.

C'est qui ?

Bienvenue dans ma modeste demeure.

- Merci. Nous sommes juste... - Je sais.

Votre avion s'est écrasé dans la jungle.

Comment le savez-vous ?

II se passe peu de choses ici dont je ne sois pas au courant.

Momba.

Des invités. Prépare la bibliothèque.

Fais venir les bagages de ces messieurs.

Excusez-moi. Permettez que je me présente.

Je suis le Dr Mikhail Sangre, de Vienne.

Suivez-moi.

- M. Bill, fichons le camp. - Ne sois pas stupide, Jeff. Avance.

Ce type n'est pas docteur. Ça sent le roussi ici.

Il ressemble à Svengali.

Pardonnez-moi, ce n'était pas prévu.

Les visiteurs sont rares.

C'est nous qui devons nous excuser de vous déranger.

Pas du tout. C'est un plaisir.

Je suis Bill Summers et voici M. McCarthy.

- Enchanté. - Mon domestique, Jefferson.

Jefferson Jackson. Ça vient de mon grand-père.

Il était président des chevaliers... de la légion d'horreur.

- Vous êtes blessé. - Ce n'est rien, juste une bosse.

Rien ?

La moindre blessure sur cette île peut être fatale.

- Comment ça ? - Pour le climat entre autres.

- Quoi d'autre ? - Les mauvais esprits,

prêts à s'emparer du moindre blessé.

- Quelle foutaise ! - Peut-être.

- Un peu de brandy ? - Parfait.

Momba.

Mon domestique vous intrigue ?

C'est un de ces esprits dont vous avez parlé.

Pas Momba.

Il reflète l'ambiance de cette maison, certes,

mais il n'est pas aussi sinistre qu'il en a l'air.

Messieurs, le meilleur brandy de toute l'Europe.

Je l'ai ramené personnellement.

À votre venue.

Un accident bienvenu pour moi.

Je crains que ce ne soit pas un accident.

Vous êtes venus ici expressément ?

Non, pas tout à fait.

On survolait les Bahamas quand la tempête a dévié notre course.

On a entendu votre message et nous voilà.

Mon message ?

Vous vous trompez. Il n'y a pas d'émetteur sur cette île.

Vos oreilles vous ont joué un tour.

Il n'y a aucune radio dans le périmètre.

En revanche, des bateaux passent souvent par ici.

- Souvent ? - Le prochain est dans deux semaines.

D'ici là, vous êtes mes invités.

Bien obligés. Merci.

Bien. Je vais vous montrer vos chambres.

Il n'était pas dans la bibliothèque ?

II voulait s'assurer du confort de votre chambre.

Il se déplace vite, non ?

M. Summers, c'est votre chambre.

M. McCarthy, votre chambre est à côté.

- M. Le docteur, vous n'oubliez rien ? - Je ne crois pas.

- Non ? - Non.

Et moi ?

- On va s'occuper de vous. - C'est ce que je craignais.

Chez les domestiques. Momba va vous conduire.

Momba ! Ce farfadet ?

Faut que je l'accompagne, seul ?

Si vous lui plaisez, il ne vous fera rien.

Et sinon ?

M. Bill, je pourrais pas rester avec vous ?

Non, comprenez-moi, je ne voudrais pas être grossier,

mais ce serait un mauvais exemple pour mes domestiques.

- Certainement. Ça va aller, Jeff. - Pour qui ?

Momba.

Ne seriez-vous pas un des mystiques chevaliers de la légion d'horreur ?

Non ?

Ils étaient tous comme vous.

Le dîner est à 20 h. Faites comme chez vous.

- Je m'occuperai de votre tête. - Merci, docteur.

- Qu'en penses-tu ? - Je ne sais pas trop.

On survolait vraiment cette île quand on a reçu le message ?

Je le jure sur la Bible. Tu l'as entendu parler à ce fantôme ?

- Même langue ? - Pas de doute.

C'était le même charabia et peut-être la même voix.

Pardon, j'aurais dû frapper.

M. McCarthy, votre tête sera bientôt comme neuve.

Si je pouvais choisir, je serais blanc en ce moment.

Samantha.

Ça alors ! Ça va, beaux yeux !

- D'où tu viens ? - D'Alabama.

D'Alabama ? C'est chouette, ça !

Après avoir été avec ce croque-mort,

quelle agréable surprise pour la vue.

Tu essaies d'être aimable ?

Si je le suis pas, j'essaie en tout cas.

C'est qui, Mathusalem ?

Tahama.

Je connais un musée qui paierait cher pour l'exposer.

- C'est quoi un musée ? - Où on garde les choses mortes.

Ah, comme ici.

- Qu'est-ce qu'elle cuisine ? - Un breuvage.

Un breuvage, de nos jours ?

Vous savez pas que la Prohibition, c'est terminé ?

Goûtez.

Avec plaisir.

- C'est bon ? - Je sais pas, mais c'est pas casher.

C'est quoi ?

De la potion magique pour éloigner les mauvais esprits.

Les mauvais esprits ? Bon sang ! Y en a par ici ?

Bien sûr, plein. Et ce n'est pas tout.

- Il y a plus de choses ? - Plus ?

- Vous avez pas encore vu les zombies. - Zombies ? C'est quoi ?

Des morts qui se baladent.

- Ah bon ? Ici ? - Surtout ici.

- Pourquoi ici ? - C'est ici qu'ils poussent le mieux.

Il y en a de partout ici.

Tapez dans vos mains et ils viennent aussitôt.

C'est qui ceux-là ?

Des zombies.

Vous en avez mis du temps.

Monsieur Bill ! Monsieur Bill !

- Qu'y a-t-il, Jeff ? - Je les ai vus.

- Quoi ? - Il y en a de partout.

- Mais quoi ? - Des grands noirs, le visage figé.

Leurs yeux vous fixent mais ne voient rien.

- De quoi il parle ? - Des zombies !

M. Bill, partons. C'est un vrai cimetière ambulant, ici.

Une minute, Jeff. C'est quoi, un zombie ?

Les zombies, ils... M. Bill, c'est...

Un mort-vivant.

- Des morts-vivants ! - Oui, c'est ça.

Des morts trop paresseux pour se coucher.

Votre domestique apprend vite.

J'aimerais bien oublier aussi vite.

- Sans doute une hallucination. - C'est pas vrai.

Où avez-vous vu ces... zombies ?

M. Bill, je les ai vus dans la cuisine.

Ils sont entrés comme s'ils étaient chez eux.

Peut-être des domestiques.

Non, ils avaient l'air d'avoir fui de la morgue.

S'il dit vrai,

ce serait amusant de les voir par nous-mêmes.

- Dans la cuisine, vous dites ? - Oui.

- Nous allons vérifier ? - Oui, c'est tellement dingue.

- Qu'en dis-tu, Mac ? - Oui, ça m'est égal.

Les superstitions sont très présentes chez les indigènes.

En avant.

Voici notre cuisine.

Austère et vieillotte,

mais qui suffit à nos modestes besoins.

- Samantha. - Oui, monsieur ?

Avez-vous vu des zombies par ici ?

Non, monsieur.

Et vous, Tahama ?

Tahama cuisine pour les vivants, pas pour les morts.

Vous voyez ?

Tu as besoin de lunettes, Jeff.

J'en ai pas besoin. Je les ai vus de mes yeux vu.

Samantha, t'étais là quand ils sont entrés.

La seule personne qui est entrée, c'est toi, mon gros.

- Vous avez rêvé. - Rêvé ?

Je rêverais jamais de ça même dans mes pires cauchemars.

M. Bill, ils étaient réels.

Il a bu de mon bouillon. Il est peut-être saoul.

Ne l'écoutez pas, j'ai pas bu. Vous devez me croire.

Tu devrais éviter ce breuvage, Jeff.

À présent, nous savons qu'il n'y a aucun zombie ici.

- Retournons à la bibliothèque. - Je vous suis.

Non. Vous, vous restez ici.

D'autres zombies pourraient venir.

Ma belle, tu as menti.

C'est toi le menteur. T'as vu aucun zombie.

- Tu les as imaginés. - J'ai pas autant d'imagination.

Je les ai vus et toi aussi.

Tu as dit que j'avais juste à faire...

- Arrêtez ! - Ne fais pas ça.

C'est bien ce que je pensais.

Monsieur, il y a des choses qu'il vaut mieux ne jamais faire.

Surtout aller répéter partout ce qu'on vous raconte.

M. Sangre n'aime pas qu'on sache qu'il y a des zombies ici ?

Exact.

Pourquoi ? II les élève ?

Non, mais il les cultive

- Pour quoi faire ? - Ça le regarde.

Et si t'es malin, ne t'en mêle pas.

Si tu le dis.

Alyce,

tu es descendue tôt.

Si vous permettez. Ma femme, Mme Sangre.

M. Summers et M. McCarthy, nos invités.

- Enchanté, Mme Sangre. - Enchanté.

Mon épouse ne va pas très bien.

Elle souffre d'une étrange maladie que j'essaie de soigner.

Un étrange cas, à la différence des zombies

que votre domestique dit avoir vus.

Eux, ils sont censés être morts,

mais ils continuent d'être actifs.

Elle, elle vit, mais elle marche

dans l'au-delà.

Pardonne-nous de t'avoir interrompue.

J'ignorais que tu préférais boire seule.

J'étais nerveuse, j'ai pensé que ça me calmerait.

Certainement.

Si tu permets, voici M. Summers.

Et M. McCarthy.

MIle Barbara Winslow, ma nièce.

Par alliance.

Le docteur...

Mon oncle m'a parlé de votre accident.

Combien de temps tarderont les réparations ?

Barbara.

Tu leur parles de départ alors qu'ils viennent juste d'arriver.

Désolée, je ne l'ai pas demandé dans ce sens.

Ma nièce n'aime guère cette île.

Elle ne songe qu'à la quitter.

Quand un endroit ne me plaît pas, je m'en vais.

Plus facile à dire qu'à faire.

Personne ne peut quitter cette île, même s'il le veut.

Quoi ?

Je parle pour moi et ma famille.

Voyez-vous, je suis un réfugié autrichien.

J'ai dû fuir sans passeport.

- Nous n'avons pas le choix. - C'est différent pour nous.

Naturellement. Sans cet accident, vous ne seriez pas ici.

- N'est-ce pas, M. Summers ? - Je suppose.

Je commence à croire que ces îles portent la poisse.

Je ne comprends pas.

Il y a une semaine, un de nos avions a disparu dans le coin.

- Quelqu'un d'important ? - Oui.

L'amiral Wainwright. L'un de nos meilleurs hommes.

Il se dirigeait vers Panama, en mission pour le gouvernement.

C'est malheureux.

Bien entendu,

j'en informerai les indigènes dès demain matin.

S'ils apprennent quelque chose, je vous le ferai savoir.

- Merci, docteur. - Excusez-moi.

Je vois que ma collection vous intéresse.

Oui, c'est singulier.

Ça me passionne. Ils viennent du monde entier.

Les reliques, les symboles de magie noire,

la lycanthropie, le vaudou...

- Ah oui ? - Oui.

Vous êtes irlandais, non ?

Oui, ça se voit, non ?

Cet objet devrait vous intéresser.

- Pourquoi ? - Il vient de votre pays.

Ce masque cérémonial était porté par les anciens grands prêtres

- ...pendant le rite de la transmigration. - Transmigration ?

Oui, le passage de l'âme d'un mort à un corps vivant.

Pas facile pour les vivants, non ?

Probablement.

Mais j'en connais à qui une nouvelle âme ne ferait pas de mal.

Les gens ne croient plus à ces sottises.

Sur cette île, ils y croient.

J'en sais rien.

Le dîner est servi !

- Très intéressant, n'est-ce pas ? - Très.

Le corps matériel a toujours besoin d'aliments. Quel inconvénient !

Viens, ma chère.

Qui aurait dit que je finirais dans la cuisine ?

C'est pas un boulot pour quelqu'un qui fréquente la haute.

Ne sois pas dupe.

La seule grosse pointure du coin c'est le Dr Sangre.

Et je crois pas que toi et lui deveniez potes.

J'en ai pas l'intention.

Le Dr Sangre n'est qu'un demi-sel comparé à M. Bill.

- Qui dit ça ? - Moi. Tu sais pourquoi ?

- Je t'ai demandé quelque chose ? - C'est un secret.

Je te le dis si tu le répètes pas à âme qui vive.

Je le dirai pas, et moins à un vivant.

Quoi ? Tu serais pas acoquinée à un zombie ?

J'ai l'air d'une veuve ? C'est quoi le secret de M. Bill ?

II est en mission pour le gouvernement.

Ah bon ?

Oui, c'est pour ça qu'on l'a envoyé aux Bahamas.

Samantha.

Tahama.

Y a un problème ?

II est presque minuit, l'heure des sorcières.

- Comment ça ? - Au lit, sinon elles t'emportent.

Des sorcières !

C'est l'heure de leur repas, et elles aiment la viande brune.

Pas la peine de me le dire deux fois.

- Où est le lit ? - Vous restez ici.

Monsieur, j'ai un rêve qui m'attend.

Vous restez ici.

On peut pas le faire à pile ou face ?

Ne faites pas attention à ce que vous verrez ou entendrez.

Faites de beaux rêves.

Bonne nuit, mon mignon.

N'oubliez pas.

Comment je pourrais oublier !

T'en fais pas, je sortirai pas d'ici même si je le voulais.

Je suis pétrifié.

Tant qu'y a de la lumière, y a de l'espoir.

Et j'ai besoin de tout l'espoir que je pourrai dégoter.

Si seulement je savais allumer une bougie par les deux bouts.

C'est mieux comme ça.

Si j'avais de la compagnie,

ou un lampadaire, je pourrais dormir.

L'heure du dîner des sorcières, et je suis dans la cuisine !

Mon Dieu ! Aux abris !

N'approchez pas. Je suis pas un filet mignon.

- Bonne nuit, messieurs. - Bonne nuit.

M. Bill, M. Bill, ils me persécutent !

- Quoi encore ? - Les zombies essaient de m'avoir.

Encore ?

II est toujours comme ça ?

C'est pas de la blague, docteur.

Vous m'avez eu une fois, mais c'est fini. Je les ai vus.

- Il semble avoir des hallucinations. - Non, monsieur.

C'est les zombies, mon problème.

Vous savez quoi, M. Bill ? Ils ont voulu me manger.

Quelle sottise, les zombies ne mangent pas de viande !

- C'est pas ce que j'ai entendu. - Ce doit être le choc de l'accident.

Ça ira mieux après une nuit de repos.

Oui, j'ai besoin de sommeil, mais en bas je pourrai pas dormir.

Tu n'as qu'à rester avec nous.

Voici la chose la plus agréable que j'ai jamais entendue.

Pas besoin de le garder ici. Il y a tellement de chambres.

- Je lui donnerai un calmant. - Vous ne me donnerez rien.

Mais ça ne se fait pas.

Qu'il reste. Je le comprends.

Pardonnez-moi, j'oubliais. C'est votre domestique.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Quelle chance pour moi !

- Cet endroit me rend nerveux. - Tout à fait d'accord.

Rester ici ne me réjouit guère, mais on n'y peut rien.

C'est ce que tu crois. On ne peut pas quitter l'île, hein ?

- Moi je partirai. Même à la nage. - Je vous suis.

Ce docteur nous a fichu le mauvais œil.

Vous auriez peur de votre propre ombre.

À la cuisine, c'était pas des ombres.

M. Bill, c'est plein de zombies ici. Pour de bon.

Laisse tomber.

Il dit peut-être vrai. J'en ai entendu parler.

Allons, quand quelqu'un meurt, il est mort.

Et si le mort ne sait pas qu'il est mort ?

- Laisse tomber, va au lit. - Où je dors ?

- Dors sur le canapé. - Ici ?

Qu'est-ce que c'est ?

Un générateur, aussi sûr qu'il y a des trèfles en Irlande.

- Peut-être pour la lumière. - Tu vois de la lumière électrique ?

Ils l'ont peut-être pas encore installée.

Ce générateur ne peut servir qu'à une chose, une radio.

Je ne comprends pas. Pourquoi nous ment-il et puis...

C'est ce qui m'intrigue. Mais je vais te dire un truc.

Si on passe la nuit et que notre radio fonctionne,

je ne bougerai pas tant que je n'aurai pas contacté un bateau.

Ça c'est le comble ! M. Bill, M. McCarthy !

- Que se passe-t-il ? - Des tas de choses.

Des zombies, des sorcières,

et maintenant un fantôme qui a traversé ce mur.

Un peu ça va, mais ensuite ce n'est plus amusant.

Je vous assure, elle a traversé le mur.

- C'est ton imagination. Au lit ! - Mon imagination ?

J'ai pas autant d'imagination. Je...

Mon imagination n'aurait pas laissé ça.

Qu'est-ce que c'est ?

Un pendant.

- Où elle est allée ? - À travers le mur, comme si de rien.

Je mens pas. Je vais vous montrer.

À travers ce mur. Me demandez pas comment.

Aussi solide qu'un roc.

Une idée de qui c'était ?

J'ai pas demandé. J'étais trop occupé à la regarder.

- Alors, tu le crois encore fou ? - Je te le dirai demain.

La prochaine fois, attrape ce que tu vois.

Faudra m'attraper pour ça !

- Personne. - Même les portes s'y mettent.

Je veux éclairer tout ceci maintenant.

Vous croyez que c'est nécessaire ?

- Tu peux rester ici, Jeff. - Non, j'irai où vous irez.

- Mais pas trop loin, j'espère. - Ouvre bien les yeux.

Allons voir en bas.

- Aussi silencieux qu'une tombe. - Une tombe ?

- Mac. - Oui ?

- On devrait se séparer. - Pas tous les trois ?

- En deux ce serait mieux. - Où as-tu vu toutes ces choses ?

Z'allez pas aller en plein nid des zombies ?

- Où était-ce ? - Dans la cuisine.

- J'y vais. - Je chercherai par ici.

- D'accord. Viens, Jeff. - Moi ? Non...

M. Mac, j'ai rien perdu moi, là-dedans.

- Tu dois me montrer le chemin. - Je pourrais pas vous faire un plan ?

Allez, Jeff, le temps presse.

Je sors de la poêle pour sauter dans la friteuse.

- C'est pas ma nuit ! - En avant.

Je savais même pas que ça existait.

Ah, c'est vous !

Vous vous faufilez toujours comme ça ?

Pas toujours. Mais c'est de coutume ce soir, on dirait.

Je pensais vous rendre la visite. Je peux ?

Quelle visite ?

Un peu tard pour des recherches, non ?

Je devais vérifier quelque chose.

Je vois.

Quand vous avez une idée en tête, vous foncez, hein ?

Pouvez-vous me dire où vous voulez en venir ?

Non.

Qu'est-ce que vous cherchez, à marauder ?

C'est ma tante, je suis très inquiète.

- Elle est sous hypnose ? - Je ne sais pas. Je le pense...

Vous croyez que c'est moi ?

Je ne suis pas en position d'accuser qui que ce soit.

M. Summers, je dois sortir ma tante de cette île.

Elle est comme ça depuis qu'elle est ici.

Si on ne fait rien, je crains le pire pour nous.

Il faudra bien que j'aie confiance en quelqu'un.

Mais vous aussi devrez nous aider.

Je ferai n'importe quoi. Dans la mesure du possible.

Bien.

Nous pensons que le Dr Sangre cache un émetteur radio.

Je m'en doutais.

Je ne sais pas où il le cache mais je sais qu'il reçoit des messages.

- Pourriez-vous le trouver ? - J'essaierai.

Parfait.

On devrait regagner nos chambres. Autre chose ?

Pas pour le moment.

À demain matin.

D'où venaient ces zombies ?

De nulle part. Ils ont poussé comme des champignons.

Avec ça, ça va être facile de les retrouver.

C'est ce qui me fait peur.

- Examinons les lieux. - Pas moi. Je bouge pas d'ici.

Les tropiques, ça donne de jolies couleurs !

Faites pas ça, M. Mac. J'ai le cœur fragile, vous savez.

Vous savez quoi, M. Mac...

M. Mac ! M. Mac ! Regardez !

M. Bill, les zombies ont attaqué M. Mac.

- Ça va ? - Oui. Encore un coup sur la tête.

Ce n'est rien, juste une bosse.

Deux coups sur la tête en une nuit !

- J'ai entendu crier. - C'était moi, et je rêvais pas.

On a entendu du bruit, on est venus voir.

Et ?

Je me suis frotté à l'un de vos gorilles qui a eu le dessus.

J'aurais dû vous prévenir. Certains de mes serviteurs gardent, la nuit.

- Ce n'était pas un zombie, plutôt ? - C'est ridicule.

Il le sait bien. C'est de notre faute.

On aurait dû vous écouter et rester en haut.

- Enfin quelqu'un de sensé. - Retournons nous coucher.

Désolé, ça ne se reproduira plus.

Ce n'est pas si mal ici, de jour.

Oui, comme s'il ne s'était rien passé cette nuit.

Ne te réjouis pas trop vite. Le pendant est réel.

Je commence à croire qu'il n'est pas tombé par hasard.

- Bonjour. - Bonjour.

- Vous avez perdu ceci, cette nuit. - Ça ? Non, c'est à ma tante.

Je suis contente de vous voir. Je dois vous parler.

- À quel sujet ? - Cette nuit...

Bonjour. Une conversation intéressante ?

- MIle Winslow nous parlait de l'île. - Exact.

C'est gentil de sa part.

Avez-vous bien dormi ?

Aussi bien que possible avec la tempête et le reste.

Bien. Je vous ai fait monter le déjeuner.

- Ça ne vous dérange pas ? - Pas du tout.

Ses pendants vous plaisent ?

J'étais seulement...

Mon cadeau de mariage.

- Ils sont originaux. - En effet.

Il n'en existe pas deux paires semblables dans le monde.

Vraiment ?

Ce sont pratiquement les seuls biens que nous avons pu sortir du pays.

Si vous le dites.

Ne vous gênez pas, faites ici ce que bon vous semble.

- Que ferez-vous aujourd'hui ? - Je veux examiner l'avion.

Oui, on voulait évaluer l'ampleur des dommages.

Je vois.

- Vous venez avec nous, MIle Winslow ? - Volontiers...

Non, c'est impossible.

Ma nièce est aussi ma secrétaire.

Nous avons du travail.

- Peut-être une autre fois. - Certainement. On y va, Mac ?

- Avec plaisir. - Amusez-vous bien.

- Et n'oubliez pas le déjeuner à midi. - Merci, docteur.

Bill, fais-voir ce pendant.

C'est bien le même.

L'unique paire au monde, hein ?

- Je ne comprends pas. - Moi non plus.

S'ils ne sont ni à Barbara ni à Mme Sangre, à qui sont-ils ?

C'est l'affaire la plus étrange que j'ai connue.

Essayons de quitter cette île le plus tôt possible.

Allons réparer la radio.

Bill, regarde.

- Quoi ? - Une tombe fraîchement creusée.

Et alors ? Dans un cimetière, c'est normal.

Oui, mais celle-ci a été creusée après la tempête.

Tu crois aux zombies maintenant ? Tu fais une sacrée paire avec Jeff.

Tu ne vois rien ? Regarde la pierre tombale.

La mort remonte à plus d'une semaine. Quelqu'un l'a déterré.

Viens.

Je serai content quand on partira d'ici.

Ça aurait pu être pire.

- Mac, viens voir. - Quoi, elle est cassée ?

- Super ! - Quelqu'un l'a démontée.

Quel prochain tour nous réserve cette île diabolique ?

J'ignore pourquoi mais quelqu'un essaie de nous retenir ici.

De nous retenir, hein ?

Ce Dr Sangre et ses satanés zombies !

Qu'il n'essaie pas sa magie noire sur moi !

Allons, ça ne nous avance à rien.

- Je vais aller le trouver. - Tu es devenu fou ?

Tu vas éveiller ses soupçons et Dieu sait ce qu'il fera.

Sachons d'abord ce qu'il manigance.

Tu as raison, mais il y a une chose que je dois faire.

Reste calme, j'ai dit.

Je trouverai ce générateur qu'on a entendu.

Bonne idée. S'il y a une radio quelque part, on pourra l'utiliser.

Allons-y.

Laisse. Il ne faut pas éveiller ses soupçons, tu l'as dit.

À deux, on va se faire repérer.

OK. J'essaierai de savoir ce que Barbara avait à nous dire.

Tu te débrouilleras ?

Parfaitement. Ça me connaît.

Mon vieux était policier.

- Tahama. - Oui, monsieur ?

- C'est pour quand ? - Bientôt. Très bientôt.

La magie vaudou, c'est lent mais sûr.

L'amiral s'est évanoui.

Votre magie n'est pas bonne. Ça l'a endormi.

Je suis Mama-Lay, grande prêtresse vaudou.

Je l'ai fait entrer en transe pour qu'il parle.

Trop lent ! II détient d'importantes informations. Il me les faut !

Nos trois invités sont peut-être des agents secrets.

Vous devez le faire parler, Tahama.

- Encore une part, mon agneau ? - J'en ai déjà repris.

Oui, six fois. Mais tu en veux encore ?

Si tu insistes.

T'es l'homme le plus gourmand que j'ai jamais rencontré.

C'est pas vrai.

Jamais une Hollandaise te ferait une tarte aussi bonne.

Je sais pas.

T'es pas aussi chic que ça. J'ai été fiancée une fois.

Et c'était pas un simple domestique !

Ah oui ?

- Un ex-porteur. - Exportateur ?

- Exactement. - C'est très bien.

- Quelles marchandises ? - Des valises, dans les trains Pullman.

- Et qu'est-il devenu ? - Il a été tué. Par une grue pivotante.

Une grue pivotante !

II y a des oiseaux drôlement féroces chez vous.

- Il te manque ? - Pas tellement.

- Je le vois de temps en temps. - Ici ?

C'est ce zombie que tu as vu hier soir.

Ce type ?

Jeff.

Ah, c'est vous. Vous m'avez fait peur.

Tu n'as pas vu Mac ? II a disparu ce matin.

Non. Il ne lui sera rien arrivé ?

Je ne sais pas.

Vous en faites pas pour moi. Je suis de votre côté.

- On devrait le chercher. - Oui.

Monte chercher mon revolver.

- Vous allez descendre quelqu'un ? - Ne pose pas de questions.

- On se retrouve dans la bibliothèque. - Bien.

Désolé, Dr Sangre, je me suis trompé de chambre.

Non, c'est la chambre de M. Bill. Pourquoi vous fouillez son sac ?

Jeff, je vous cherchais.

Moi ? Là-dedans ?

J'ai quelque chose à vous montrer.

- À moi ? - Exact.

Désolé, mais on m'attend ailleurs.

Balivernes. Ceci est beaucoup plus important.

Pas pour moi. C'est à quel sujet ?

Voyons, docteur !

Regardez.

C'est par là que la dame est partie.

Quelle dame ?

Le fantôme.

Le fantôme ?

Oui... Elle est passée par là.

- Venez. - Un instant, docteur !

Un instant, M. Sangre !

M. Bill ne va pas apprécier. Où vous m'emmenez ?

Silence.

Où est-ce qu'on va ?

Jeff, bouge-toi. On doit...

Encore vous. Que faites-vous ici ? Où est Jeff ?

Comment le saurais-je, monsieur ?

II n'y est plus. Rendez-moi ce revolver.

- Je n'ai pas de revolver. - Mensonge !

On l'a pris. Où est Jeff ? Et qu'est-il arrivé à Mac ?

- Je ne sais pas, monsieur. - Dis-le-moi ou...

Je vous répète que je ne sais pas, monsieur.

Même si tu le savais, tu ne dirais rien.

Je le trouverai même si je dois fouiller toute l'île.

Oui, monsieur.

Fixez cette montre.

Suivez son mouvement.

Fixez-la.

Vous n'avez rien vu.

Vous ne savez rien.

Répétez après moi.

Je n'ai rien vu. Je ne sais rien.

J'ai rien vu. Je sais rien.

- J'ignore même mon nom. - J'ignore même mon nom.

- Je suis mort. - Je suis...

- Je le suis ? - Répétez.

- Je suis mort. - Je suis mort.

Je suis mort. Je reviens parmi les vivants.

Je suis un zombie. Je suis un zombie.

Je suis un zombie.

Je suis un zombie. Je suis un zombie.

Je suis un zombie.

- Va rejoindre ta place. - Bien, monsieur.

Poussez-vous, les gars. Je fais partie de la bande maintenant.

Mac ! Jeff !

Mac ! Où es-tu, Mac ?

Jeff !

Non !

Non !

Non !

Non !

Non !

Tante Alyce, réfléchis. Réfléchis profondément.

Souviens-toi. Essaie de te rappeler.

Il faut que tu te sortes de là.

Tu dois me parler. Tu dois !

Non.

- Vous aussi êtes mêlée à ça ? - Non, j'essayais juste...

Je sais. Dire que je soupçonnais le Dr Sangre.

- Mais c'était vous. - J'essaie d'inverser le processus.

- En l'hypnotisant davantage ? - C'est le seul moyen, croyez-moi.

Je ne crois plus personne ici.

- C'est moi votre prochaine victime ? - La prochaine ?

Vous savez ce qui est arrivé à Jeff et à Mac.

Mais non, je...

Regardez !

Mac !

Servez-lui un brandy.

Que s'est-il passé, Mac ? Où étais-tu ?

Ça n'a aucun effet. Vous êtes contente ?

Non, je...

Je l'ai vu sortir de la jungle. Il va bien ?

- Qu'en pensez-vous ? - Examinons-le.

C'est ce que je craignais.

Il a attrapé une forme rare et fatale de la fièvre de la jungle.

Vraiment ?

Elle a paralysé les fonctions motrices de son cerveau.

Il faut le traiter d'urgence.

- Vous êtes médecin. Faites-le. - Désolé, je ne saurais pas.

J'aurais dû l'imaginer. Vous allez le laisser mourir ?

Pas du tout.

Il y a un médecin au village qui connaît mieux la maladie.

- Je l'appelle tout de suite. - Bien.

Cherche Momba, et envoie-le chercher le Dr Couillie.

Bien.

Nous devrions l'allonger.

- M. Summers ? - Voici le Dr Couillie.

- Enchanté, M. Summers. - Enchanté.

Le Dr Couillie a étudié chez vous, en Amérique.

Précisément. C'est le patient ?

Oui, faites vite, je vous en prie.

- Navré, je ne peux rien faire. - Rien ?

- Certain ? - Oui. Il est mort depuis ce matin.

La mort de votre ami me navre profondément.

Ça devait arriver. Mais était-ce nécessaire de l'enterrer aussitôt ?

Ça ne dépend pas de moi.

C'est la loi ici,

à cause du climat, et d'autres choses pires encore.

Les zombies et le culte vaudou, hein ?

La magie vaudou est plus réelle que vous ne le pensez.

Vous avez entendu le Dr Couillie.

Mais c'est impossible, mort depuis ce matin !

De telles choses se sont déjà vues sur cette île.

II y a même une rumeur qui circule dans le village.

- Il aurait été ensorcelé. - Ensorcelé. Pourquoi ?

Peut-être pour mettre son nez où il n'aurait pas dû.

Excusez-moi.

- Qu'y a-t-il ? - La radio.

Ils veulent les informations de l'amiral immédiatement.

Il faut le faire parler.

Nous pourrions organiser une cérémonie.

Le rite de la transmigration.

Prépare le nécessaire.

Préviens Tahama.

- Et conduis Mme Sangre en bas. - Mme Sangre ?

Dépêche-toi !

J'arrive.

Je dois partir.

Nourris les zombies.

Moi ? Je les supporte pas, tu le sais.

Fais-le.

Et rajoute une assiette.

Il y a un invité.

Un invité ? Un nouveau ?

Exact.

L'Irlandais, de là-haut.

Qui l'eût cru !

Un zombie blanc à dîner !

Compagnie, halte ! Un, deux !

- Jeff ? - Laissez passer le zombie.

- Qu'est-ce que tu fiches avec eux ? - Pas de questions.

- Tu vois pas ce que je suis devenu ? - Un zombie ?

Oui et me demande pas mon nom parce que j'en sais rien.

J'en sais foutre rien.

T'es pas un zombie. Les zombies causent pas.

- J'y peux rien si je suis bavard. - Comment t'es devenu comme ça ?

Je peux rien dire, sauf que je fais partie du club.

Et en tant que membre, j'ai des privilèges.

- Quels privilèges ? - Je suis nourri.

Ça change rien, alors.

- Femme, où est mon repas ? - Ici. Sers-toi.

À table, la compagnie !

Et où est le blanc ?

- Quel blanc ? - Celui qui pilotait l'avion.

C'est aussi une nouvelle recrue.

Tous ceux que je connais, c'est les gars de mon bataillon.

- T'as rien de meilleur ? - Meilleur ?

Pour les zombies, c'est un repas de luxe.

Être zombie n'a pas que des avantages.

- Où est le sel ? - Mange-le tel quel et sois content.

Les zombies n'aiment pas le sel.

- T'avais pas dit... - J'ai changé d'avis.

Ce sera plus à mon goût.

Doucement, je suis pas une morue !

Mange.

T'essaies de m'empoisonner ?

- Comment tu te sens ? - Comment je devrais me sentir ?

Pas mort, non ? Sinon, tu es un zombie.

- Et si je le sens pas ? - T'es pas un zombie.

Si un zombie mange du sel il se dessèche et meurt à nouveau.

J'ai l'air comment ?

J'ai l'air de quoi ?

Regarde toi-même.

J'ai pas l'air mort là-dedans.

C'est ce que je voulais savoir. T'es pas un zombie.

Comment tu le sais ?

Quand un zombie se regarde dans la glace, il se voit pas.

C'est bien moi, là.

Je suis pas un zombie, alors !

Si j'en suis pas un, qu'est-ce que je fiche ici ?

Eh, où tu vas ?

Jeff, où étais-tu ? Que faisais-tu là-dedans ?

Ne me demandez pas. Je viens juste de me réincarner.

- Quoi ? - Je viens de me dézombifier.

C'est un fait, M. Bill. Le reste, j'ai oublié.

Tu dois te souvenir. Tu as encore vu des zombies ?

- On a dîné ensemble. - L'un d'eux était blanc ?

Pourquoi ? Samantha m'a posé la même question.

Je pensais à Mac. Ils étaient pressés de l'enterrer.

De l'enterrer ? II est mort ?

Nom de Dieu !

C'était peut-être lui qui...

Continue. Qui quoi ?

J'ai creusé dans un cimetière.

Vous m'imaginez ?

Quel cimetière ?

Non, ça pouvait pas être moi.

Mais, Jeff, tu dois...

- Qu'est-ce que c'était ? - Une femme qui hurlait.

- Quelle femme ? - Barbara ? Je prends la lampe.

Nous y revoilà !

- Ça venait d'en bas. - Je viens, mais j'ai pas trop envie.

Par ici.

Mme Sangre !

Elle a dû essayer de nous prévenir.

- Le tueur ne doit pas être loin. - Trop près, vous voulez dire.

Regarde, Jeff.

Mes yeux, si vous regardez,

je ne serai pas responsable de ce que vous verrez.

- M. Bill, c'est pas un cercueil ? - C'est celui de Mac.

Il a rejoint les zombies ?

Je ne sais pas, mais si le Dr Sangre pense se servir de lui...

- Qu'est-ce qu'il se passe ? - Écoute.

Qu'est-ce que c'est, d'après toi ?

Je sais pas, mais c'est pas Gene Krupa.

Les mêmes tambours que l'autre soir. Des tambours vaudous. Trouvons-les.

M. Bill, ça suffit pour aujourd'hui !

Qui sait ce qu'il prépare...

- Viens. - J'arrive.

- Il faut vraiment le faire ? - Tais-toi, Jeff.

J'ai rien dit.

C'est là.

Impossible. Tu y es entré. Tu te souviens comment ?

- Je me souviens pas. - Essaie, on doit entrer là-dedans.

Laissez-moi réfléchir.

Qui es-tu ? Parle.

Dis-moi qui tu es.

Je suis... Je suis...

l'amiral... l'amiral...

Amiral Wainwright, quels étaient vos ordres ?

Aller... Aller...

Arrêtez, arrêtez !

Momba, tu es un imbécile. Elle allait parler.

Des non-croyants. Des étrangers sont entrés.

Attrapez-les !

Mac, arrête.

C'est moi, Bill Summers, ton copain. Arrête !

Arrière, Mac !

Arrière ! Arrêtez !

Arrêtez !

Vous avez appelé les gardes-côtes, amiral ?

Ils viendront nous chercher demain matin.

- Comment va votre ami ? - Les balles n'ont rien arrangé.

Il va avoir besoin d'un bon rafistolage.

Après ça, il sera d'attaque.

Au fait, comment ce fou vous avait-il attirés sur cette île ?

II nous a attirés ici grâce à un faux message radio.

Il a massacré l'équipage et m'a torturé pour me soutirer des informations

sur la zone alliée pour son gouvernement.

Au début, il a échoué.

Il a donc décidé d'essayer en utilisant ses trucs vaudous.

Ces rites et ces transmigrations dont il parlait ?

Exact.

Il a essayé de transférer ces informations à mon cerveau

en utilisant l'hypnose. La moitié de l'île était hypnotisée.

Il s'est d'abord servi de Mme Sangre comme sujet.

Elle ne l'a pas supporté, il s'est alors servi de Barbara.

Si les zombies ne s'étaient pas révoltés, ça aurait été terrible.

S'il y a un truc que j'aimerais pas être deux fois,

c'est deux fois un zombie.

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