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- L'audience est ouverte !
VOUS POUVEZ VOUS asseoir.
Nous n'avons aujourd'hui qu'une affaire,
celle de M. Philippe Rickwaert.
M. Rickwaert, pouvez-vous décliner votre identité exacte
ainsi que vos date et lieu de naissance ?
- Philippe Rickwaert, né le 27 mars 1964 à Dunkerque.
- Cyril Balsan, un collège de votre circonscription
situé dans la cité des Bernardins
est occupé par un collectif de mamans
et une partie des enseignants. Que demande
ce collectif ?
- Des Blancs. - Pardon ?
C'est une plaisanterie ? - Absolument pas, c'est sérieux.
Leur premier slogan, c'est "On veut des Blancs". Il n'y en a plus.
Ce collège accueille quasi exclusivement des élèves
d'origine maghrébine et africaine. D'accord ?
Ces mamans veulent
*simplement que l'école apprenne à leurs enfants
*à vivre avec des gamins différents d'eux.
*Qu'ils ne soient plus sur la défensive quand ils sortent,
*qu'ils aient confiance en eux et en la République.
*Des collèges de ce type, il y en a des centaines, en France.
*Il faut les fermer et redéployer les élèves alentour.
*-Vous voulez fermer cent collèges ? *-Bien sûr. Il faut
remettre la mixité sociale au cœur de l'école républicaine.
- Vous dites mixité sociale, mais vous parlez de mixité ethnique.
- Parce que malheureusement, les deux se superposent.
- Et un changement de carte scolaire, en faisant venir d'autres élèves ?
- Vous y mettriez vos enfants, vous ?
- Je sais pas si c'est la question. - Si, c'est même la seule.
C'est pas un reproche.
*Les parents de ces quartiers cherchent aussi à éviter
*ces collèges. Les Blancs ne reviendront jamais dans ces écoles.
*C'est une réalité.
*-Passons par le standard de France Inter,
le premier appel sera celui d'une responsable politique.
Bonjour, Aurore Dupraz,
députée de Seine-Saint-Denis, vous avez quitté
le Parti Socialiste pour rejoindre Debout le Peuple.
- Je suis accablée. On connaît les propos douteux
de Cyril Balsan visant des élus et leur travail auprès des minorités,
et il annonce qu'on ne réussit
*en banlieue qu'en la quittant. - N'importe quoi.
- Laissez-la finir.
- Quel renoncement? Quand on est de gauche, on ne répond pas
à la demande de service public en supprimant un service public.
On ne défend pas la mixité en stigmatisant des gens
et en faisant mine de s'étonner que la banlieue fasse peur.
- Merci, Aurore Dupraz, pour cette intervention.
Réaction, Cyril Balsan ?
- Je vais tenter de garder mon calme, mais c'est très agaçant.
Ces amalgames sont dangereux. Certains
quartiers ghettoïsés font peur. Y a une violence propre aux ghettos
qui explique l'absence de mixité.
Se battre contre la violence et pour la mixité,
ça va de pair.
Souvenez-vous de ce que disait Yitzhak Rabin au moment des accords
de la paix d'Oslo. - Rabin, maintenant?
- Il faut combattre
le terrorisme comme s'il n'y avait pas de processus de paix,
et le poursuivre comme s'il n'y avait pas de terrorisme.
- Vous comparez ce qui se passe en Palestine
avec ce qui se passe ici dans les quartiers ?
- Mais non.
Je dis que la lutte contre la violence
doit être menée avec la même intensité
que celle pour la mixité.
- Vos propos sont forts, ils vont susciter la polémique.
On vous retrouve bientôt après la revue de presse.
- Mme Laugier, que vous a dit votre ex-mari
en vous remettant cette somme ?
A-t-il justifié la provenance de cet argent?
- Francis était résolu à ne prendre aucun risque dans cette campagne,
il a choisi son trésorier pour son extrême rigueur.
Son expression favorite en parlant d'argent était :
"ceinture et bretelles".
- Ceinture et bretelles ?
Laugier ? - M. Rickwaert !
- Désolé, c'était plutôt "bazooka
"et nunchaku" !
Sauf votre respect, M. le président, madame est obligée de mentir.
Sinon, elle tombe pour complicité de recel et de détournement
de fonds publics. N'est-ce pas ?
- M. Rickwaert, comprenez bien.
Nous ne sommes pas ici pour interpréter les mobiles
de chacun, ni pour évaluer la sincérité
ou le cynisme de tel ou tel.
La justice ne sonde pas les âmes, mais établit patiemment les faits.
Poursuivez, madame.
- Merci, M. le président.
- Ces deux lettres...
- On va y arriver. - OUI, ON VA Y ARRIVER !
Courage ! - Merci.
- Yitzhak Rabin ?
- Les gens ont rien compris ou pensent que je parle d'une colonie,
cette conne de Dupraz m'a bien chauffé.
Regarde, maintenant, je me fais traiter de facho.
- Rabin a quand même été prix Nobel de la paix.
- Peu importe, ça embrouille.
Bientôt, va falloir que j'explique le conflit israélo-palestinien.
- J'y retourne. - Oui.
- Le contrat de travail unique, c'est la suppression des CDD
contre la simplification des procédures de licenciement.
Ils se foutent de nous ! - A dire vrai...
je les y ai un peu aidés.
- Raconte-moi ça.
- L'augmentation sensible des indemnités de licenciement,
10 % des salaires versés avec le contrat unique,
contre 1/5 actuellement.
- Et ?
- Hier, j'ai laissé entendre qu'on pourrait grimper jusqu'à 13%.
- On arrive presque aux 15% demandés par la CFDT.
- Nos amis patrons étaient hystériques.
- Je te suis. La priorité, c'est de ramener la CFDT
à la table des négociations.
- Seulement si je suis pas obligé de retirer mon projet de loi.
Tu as vu le dernier sondage dans Closer ?
- Closer ?
- Oui, Closer. Je te laisse découvrir.
"Quel mari pour la présidente"?
- C'est moi. - Oui.
- Nous sommes le couple exécutif le plus glam de toute la Ve.
Je suis à 5 points devant Jean Dujardin
et à 6 points devant Griezmann. Pas mal.
- J'aime bien le footballeur.
Enfin, à part les tatouages.
- Pourquoi, c'est quoi, le problème des tatouages ?
Moi aussi, je suis tatoué.
- Non, pas toi...
- Un pari de jeunesse.
Pas de photos ! Nous sommes pris au piège.
Vous détenez l'image de la France à l'étranger.
Je vous conjure d'oublier cet incident.
- Mais quel incident?
- Le contrat de travail unique
est l'évident symbole du changement de cadence
que nous fait franchir le gouvernement
dans la mise aux normes de la France aux canons
aux canons de l'ordo-libéralisme européen.
Et... On coupe !
Bon sang, on coupe.
Eh, eh, eh, les copains,
faites-les vous-mêmes, vos machins Youtube,
ça fait 7 fois que je recommence.
Je vais finir par égorger le cameraman, un chic type.
- Désolée, on y va.
- Chère auditrice de la matinale, on prend un café ?
- Avec plaisir.
- Vous me laissez 5 minutes de répit?
Bien joué.
Les médias, il faut rentrer dans leurs codes, surgir,
déranger leur mise en scène.
- J'ai l'impression de sortir de prison.
Je dis enfin ce que je pense.
Je ne mens plus.
Je ne me mens plus. Merci.
- C'est ça, le danger.
La régression gauchiste.
On se fait plaisir.
- Tu viens de me dire "bien joué"
- Sur la méthode. Mais politiquement, c'est une faute.
- Se faire Balsan, une faute ?
La scène est reprise par les copains par tous les réseaux.
- Mais les copains devaient reprendre
l'argumentaire sur le contrat unique.
Il faut respecter les séquences.
C'est l'organisation, la discipline, qui font qu'on se fait entendre.
Là aussi, après le PS, il faut réapprendre.
- Bien, je vais twitter toute la journée sur le site
histoire de réorienter le truc.
- Très bien. Aurore, mollo, avec les socialistes.
Solférino va vraiment crever.
Qu'est-ce qu'on fera quand Thorigny n'aura pas l'accord des syndicats,
même de la CFDT,
qu'il passera en force
par ordonnance ?
Tu as vu l'état d'exaspération de ce pays ?
Tu sais comment ça va finir ?
Y a plus une seule manif qui ne se termine sans casse,
bientôt, il n'y aura plus un seul abribus dans ce pays.
Alors il faudra bien trouver
une solution, un débouché, une force calme, responsable,
prête à gouverner. Nous.
Il faut élargir, Aurore.
Tu n'es que la première des transfuges.
D'autres socialistes suivront. Il faut pas les insulter.
Balsan moins qu'un autre.
Il s'est abstenu au conseil national.
Un jour, Aurore, dans ces locaux,
on prendra le café du matin avec Daniel Kalhenberg.
- Balsan ! Balsan !
Fils de chien !
- Viens ici, toi, descends !
Descends !
*-... la permanence du député Cyril Balsan a été saccagée,
*le jeune député du Val-de-Marne s'était illustré par sa position
*sur la mixité sociale et ethnique, qui passe
*pour lui par la fermeture de certains collèges.
*Cyril Balsan était allé sur notre antenne jusqu'à comparer
*la situation de ces ghettos avec celle des territoires occupés
*en Palestine, des propos...
- Ils comprennent que nous avoir laissé la laïcité était une erreur.
Qu'ils nous reprennent pas le trophée.
- Ca risque pas.
Tu peux noter, s'il te plaît?
Communiqué de Lionel Chalon, président du Front National.
C'est avec horreur, consternation et peine...
Oui, oui, peine.
Que j'apprends la vandalisation de la permanence du député
Cyril Balsan dans sa circonscription du Val-de-Marne.
Je veux l'assurer de toute ma solidarité
face à cet attentat à la République.
- La photo n'est pas de bonne qualité,
mais on voit une différence entre le châssis et la béquille.
Différence de teinte due à l'utilisation d'un vernis médiocre.
*-On a d'abord vu une défense agressive avec Rickwaert.
*-C'était la 1re journée d'audience.
*-Depuis 2 jours, c'est l'inverse, comme une résignation. Depuis,
*on a un Rickwaert sonné, pris au piège de ses aveux,
*encaissant les coups plutôt mal que bien.
*-C'est surtout que pour Rickwaert, y a plus de politique.
*C'est pathétique, car pendant qu'un ancien socialiste du Nord
*se débat en audience, la politique est ailleurs,
*autour du contrat unique, avec une présidente et un 1er ministre,
*qui assument leur libéralisme,
*et de l'autre, un offensif.
*Il mobilise la rue en flirtant avec les théories conspirationnistes,
*alimentées par les agences russes.
Sonnerie
- Ca va, Philippe ?
On parlait hier avec Amélie de l'audience, elle est écoeurée.
- Entre le fromage et le dessert? Ca devait être dur.
Les agences d'infos russes, Sputnik, Russia Today, t'as jeté
un coup d'oeil récemment?
- J'ai vu passer des trucs, ouais.
- Ca t'inquiète pas ? Tant mieux.
Pourtant, ils ont tout compris.
Ca monte fort sur les réseaux sociaux.
Surtout côté Vidal. - Tout compris quoi?
- Le coup d'Etat. Ben oui, Martin.
Parce que l'autre jour, je réfléchissais,
et je me suis dit: "Si je racontais le dessous des cartes ?"
Ca intéresse toujours les gens.
Je te pitche ? - Oui...
- La destitution de Laugier, c'est un crime parfait.
Un meurtre politique au service d'un putsch orchestré de mains de maître.
Amélie m'a utilisé pour faire tomber Laugier.
Au moment de son offensive en Europe. Un coup d'Etat ordo-libéral.
D'où maintenant Thorigny avec son contrat de travail unique,
réforme comme par hasard réclamée par la Commission européenne
depuis un bail.
- Très amusant.
- Et Obama qui serait né en Afrique, c'est amusant?
Et la fille cachée d'Hillary Clinton ? C'est tordant !
Tellement qu'ils ont élu Trump.
- Philippe, où tu veux en venir ?
- Je prends mes responsabilités.
Je fais un entretien ou un bouquin, voire les deux,
et je raconte tout.
Amélie m'a utilisé, m'a manipulé,
elle avait besoin de moi pour faire tomber Laugier
et elle m'a jeté dès qu'elle a pu faire Thorigny.
- Tu vaux mieux que le conspirationnisme pour ado, non ?
- Comme quoi? Retourner en taule ?
Avec l'odeur de pisse du matin au soir ?
Faut vous bouger le cul. Sinon, à côté du bordel que je vais mettre,
Kerviel, c'est Casimir.
- La justice est indépendante.
- Et mon cul, il est indépendant?
Pourquoi je suis devant le juge ?
Parce que la justice n'est pas indépendante.
Elle a agi sur instruction politique
au moment de l'élection pour faire chuter Laugier.
Tout commence par une manip.
Par exemple, le dircab du ministère de la Justice,
tu vas le voir et tu lui dis: "Bijota, on a un problème."
Tu lui expliques l'histoire du putsch.
Il s'agit de protéger la France
d'une tentative de déstabilisation russe.
Après, il parle au procureur général,
qui croise le président de la 12e chambre correctionnelle,
Valoton, cet énorme fils de pute
qui me dézingue toute la journée du haut de son estrade.
- J'ai lu
les compte-rendus d'audience, c'est hallucinant.
Valoton, quel salopard.
- Pense pas à ça. Ce qui compte, c'est toi.
T'as eu un coup de fil de Solfé ? Kahlenberg va faire un communiqué ?
- Ca vient de tomber. Un truc a minima.
- Aucune référence à tes positions ? - Non, tellement alambiqué,
j'ai dû relire 3 fois.
- Voilà. Bien. T'es un homme seul, menacé,
agressé, t'as eu les couilles de tenir tête à des femmes de merde,
des grosses couilles, même. C'est bien. Un vrai chef doit s'imposer.
- Ouais...
Je serai toujours l'islamophobe de service.
Tiens, regarde ce que j'ai reçu après son communiqué.
Ca fait plaisir.
Ca te fait marrer, toi ?
Tu veux prouver que t'es de gauche ? - Je suis vraiment de gauche.
- Affronte Chalon. Défonce le facho et personne te traitera de facho.
Il fait l'émission politique la semaine prochaine.
Propose-toi pour faire l'invité débat. Ils seront
ravis. T'es une machine à buzz. Jeune député de banlieue,
laïque de gauche, beau gosse, en plus,
je te promets, niveau audience, ça vaut The Voice.
- The Voice...
- Ici...
Ici...
Merci.
- Stéphane ?
Je peux te parler un instant?
- OK.
- Faut que je rappelle l'Élysée. Ca bouge encore sur le CTE.
- Les morbacs ! Qu'est-ce qu'ils veulent ?
- On les a convaincus que les cotisations de chômage
en fonction des licenciements accélérerait les faillites...
- Mais ils vont accélérer la faillite.
- Pas de dividendes l'année d'un licenciement collectif.
- C'est pire.
- Ca ciblerait les grosses boîtes.
Par contre, le signal donné aux investisseurs étrangers
est catastrophique.
- On cède.
- T'es sûr ?
- J'ai besoin de temps, Marion.
J'ai besoin de sa confiance.
J'ai besoin de résultats. Et après ?
- D'accord, mais là... - On ne change pas de stratégie.
On n'est qu'au début de la 1re phase,
lune de miel entre l'Élysée et Matignon, décontraction.
- Sauf si elle a le même plan que nous.
- C'est pas mon sentiment.
On bosse dur, on se marre bien, je crois qu'elle est conforme.
- Tu sais que je suis très proche de Bijota.
- C'est qui, Bijota ?
- Mon homologue à la chancellerie.
Son aîné est dans la classe de mon fils.
L'Elysée l'a appelé hier à propos du procès Rickwaert.
- C'est-à-dire, un coup de fil?
- Bijota m'a dit: "L'Elysée me fait chier sur Rickwaert."
Comment elle peut prendre ce risque ?
Elle peut tout perdre sur un coup comme ça.
C'est pas son genre, une intervention sur la justice.
Si elle le fait, c'est pour faire revenir Rickwaert.
Autrement dit pour moi, elle masse des troupes à la frontière.
- T'as eu Bijota ?
- Il m'a rien promis mais m'a donné des conseils pour éviter la prison.
L'inéligibilité, ce sera plus compliqué, mais bon.
- Du genre, les conseils ?
- La force de ton dossier, c'est tes aveux.
Tes avocats doivent le marteler.
- C'est tout ?
- Exactement. C'est tout.
Personne ne veut plus entendre parler de la perquisition.
- Pourtant, c'est ce qui va se passer.
On ira en Cassation, s'il le faut.
- Non, Philippe. Si tu reparles de politique, tu vas le payer cher.
Tu veux sauver ta peau ? Dis rien.
Dans ce genre d'histoires, y a pas de garantie possible.
Mais quand le type qui tient la chancellerie te conseille,
je te dirais de l'écouter.
- Oui. Je fais le canard et tout ira bien, quoi.
- Le canard ?
- Bec dans l'eau, humilité et soumission.
- Institution judiciaire "sauve la face".
Et tu peux même aller plus loin, Philippe.
Déclarer publiquement que tu ne fais pas appel.
Dans les affaires politiques, c'est en 1re instance
que ça tape le plus fort mais si toi, d'emblée,
tu te remets entre les mains des juges,
tu vas les valoriser et les responsabiliser.
- Sauf que j'ai plus qu'à me mettre mon honneur dans le cul.
- Ton dossier, c'est pas l'affaire Dreyfus.
Y a encore 5 minutes, tu risquais de retourner en prison.
- Y a 5 minutes, j'avais l'espoir de pouvoir me défendre à la barre.
Pour Salomé, c'est comme si j'avais étranglé Joël.
J'aurais aimé qu'elle puisse lire ma version dans la presse.
OK, on part comme ça. Je vais parler à mes avocats. Merci, Martin.
- Alors, "BFF" ? "Best Friends Forever" ?
Truc de jeunes.
- Désolé, j'ai plus ma fille pour me tenir à la page.
- Bonsoir, Mme la présidente. - Bonsoir.
Bonsoir, messieurs. - Bonsoir, Mme la présidente.
Bien. Expliquez-moi.
- Richard ?
- Ce matin, le raid a perquisitionné un box à Viry-Châtillon.
A été trouvé du matériel de fabrication d'explosifs,
mais aussi un gaz toxique
du type T44 qui, en cas de fumigation active,
a une puissance léthale sur 1000 mètres carrés en milieu semi-clos.
- On peut décimer un centre commercial
avec cette saloperie.
- On a une datation des résidus ?
-36 heures maximum.
- Le box ? Vous avez une piste ?
- Sous-loué en liquide à un certain Sami Zaïdi.
Il est interrogé mais reste muet.
- Fiché S, incarcéré depuis novembre.
- Et le jour même de son incarcération,
toujours en Essonne,
une cellule djihadiste sous surveillance de la DGSI
a cessé d'émettre tout signal.
Volatilisée. - Quelle est votre hypothèse ?
Les types connaissaient Zaïdi et ont foutu le camp ?
- Avec le T44. Ils sont trois.
Karim Liza, Paul Botillon et Mourad Adjaoui.
- Je vois, oui. Ils étaient sur Courcouronnes.
- Absolument.
Courcouronnes et Viry-Châtillon sont à 10 km de distance.
- On a mis toute la DGSI sur le coup.
- Toute la DGSI ?
- Bien sûr. On fait notre maximum pour attraper ces malades.
- Si j'ai bien compris, vous reliez Zaïdi et les 3 de Courcouronnes
parce que Zaïdi a été interpellé au moment où la cellule a disparu.
- C'est exactement ça.
- Qu'est-ce qui vous permet d'exclure une coïncidence ?
Vous évoquez une concentration des forces.
Il faut plus que des conjectures.
- Certaines notes confidentielles de la DGSI
relatives à la cellule de Courcouronnes font état
de projets d'attentats dans les tunnels. C'est cohérent.
- Cette cellule...
J'ai le souvenir d'éléments indiquant un départ en Syrie.
- C'est exact, Mme la présidente.
- Il n'y a rien en ce sens dans le dossier.
- Le dossier n'est pas à jour.
- J'ai vérifié. La DGSI n'a jamais évoqué
de départ à l'étranger, même à l'état de projet.
- C'est quoi, cette histoire de départ en Syrie ?
On a des preuves tangibles ?
- Une source syrienne. J'ai un contact direct.
- Et vous n'avez rien communiqué à la DGSI ?
- Pas encore.
- Depuis 6 mois ?
- Monsieur, les 3 de Courcouronnes sont certainement en Syrie.
Je peux rien vous dire de plus à ce stade.
- Écoutez, si je... - Bon, nous savons
par la datation des résidus que les complices de Zaïdi sont actifs.
La probabilité qu'il s'agisse des 3 de Courcouronnes
étant quasi nulle, il faut exploiter d'autres hypothèses.
Je vous écoute.
- Un supérieur, c'est ça qui te manquerait.
- Merci, Gaël. Je comprends, oui.
Mais pour mon collège, c'est simple. C'est une fermeture, les élèves
doivent être répartis ailleurs. Ce que je propose,
c'est de généraliser le principe.
- On va pas fermer toutes les écoles, Cyril.
- On prend la carte scolaire, on lui fait un dernier bisou
et on la fout à la poubelle. On en fait
une nouvelle basée sur un principe prioritaire :
la mixité. - Sociale ?
- Sociale, territoriale.
Là où une adresse correspond à un établissement,
elle correspondra à 4 établissements.
On aura un plus gros secteur et plus d'élèves socialement différents
pour organiser une vraie mixité.
- Une sorte de quota. - Non, une clé de répartition.
Pas plus de X % d'élèves défavorisés dans une même école.
De la maternelle à la terminale, dans tous les établissements
sur le territoire. Je nique Chalon.
J'aborde la question de l'intégration de face
et en plus, je la résous.
- Tout le monde va se barrer. - Pourquoi ?
- Y aura une fuite vers le privé avec tes X %.
T'affaiblis le public.
Les gens veulent de la mixité si les autres s'en chargent.
- Ma mesure n'a aucun intérêt sans le privé.
C'est pour ça que j'inclus le privé sous contrat.
Et là, mon chiffre tombe à 25. C'est raisonnable, non ?
Evidemment, toutes les écoles privées
qui ne respectent pas les 25 %
ne bénéficient plus des subventions de l'Etat.
- T'es au courant qu'en 84, y a eu un mouvement pour l'école libre ?
- Y a 35 ans, et alors ?
- Tu veux rallumer la guerre scolaire ?
- C'est plus raisonnable que la guerre civile de Chalon.
- T'es prêt.
- Amélie ?
S'il te plaît.
C'est quoi, cette embrouille ?
Vous nous prenez pour des débiles ?
Y a des mecs prêts à faire un carnage.
- Lambret sait ce qu'il fait. Courcouronnes, oubliez.
- Attends, Amélie. On peut rien se cacher.
Surtout dans un moment pareil. C'est grave.
- Je suis bien d'accord. Je ne te cache rien.
- C'est Balsan. - Oh !
- Cyril, Cyril ?
- Tu vas où, comme ça, Balsan ? - Attends-nous !
- Attends, tranquille ! - C'est quoi, le problème ?
- Y a pas de problème.
- Tu fais quoi, toi, avec ça ?
- Cyril, Cyril, Cyril ! - Tu fais quoi, avec ça ?
Allez, éteins ça, maintenant.
- Touche pas. - Eh, c'est filmé !
- Calme-toi, toi.
- Balsan, Balsan ! - Pourquoi tu stresses ?
- Je suis pas votre ennemi, vous vous trompez. Reste à ta place.
- Balsan, t'es notre ami. - Reste à ta place !
- C'est un petit film entre amis, stresse pas.
- Les mecs étaient masqués, je porterai pas plainte.
Les faits divers, terminé.
- Et c'était qui ?
Des mecs de la cité ?
- Non, des militants.
- Des fachos.
- Des rouge-brun.
- On l'a dépeint comme
un manipulateur, un marionnettiste, un expert en coups tordus.
On se dit que son aventure politique ne pouvait
que mal se terminer. Pourtant, Philippe Rickwaert
n'a jamais rien calculé.
Il a tout donné sans compter à une cause en laquelle il croyait.
Il s'est donné sans retenue à l'homme qui incarnait cette cause.
Francis Laugier.
Philippe Rickwaert
a été trahi par sa sincérité brute,
son dévouement total.
Alors ne faisons pas de lui aujourd'hui un exemple
alors qu'il est au contraire, par ses origines,
son implication, et oui, j'ose le dire, sa naïveté,
une exception, une anomalie politique.
C'est pourquoi je vous demande de ne pas vous tromper de cible.
Ne jugez pas aujourd'hui la corruption ou le cynisme.
Vous jugez un homme qui a eu le courage de rompre la loi du silence
et d'en assumer les conséquences.
Merci.
- M. Rickwaert, vous avez la parole si vous le souhaitez.
- Mon client ne souhaite pas...
- Merci, maître.
La naïveté, en politique...
J'aimais Laugier. Eh oui, pour lui, j'ai agi comme un con.
Maintenant, il est plus là. Et quoi que vous décidiez aujourd'hui,
le divorce pourri, c'est loin derrière.
Mais ce qui est là, ce qui sera toujours là,
c'est Joël.
Je sais que c'est indécent de ma part de parler de lui,
je m'en excuse auprès de ceux qui l'ont aimé
et qui l'aiment encore.
Mais je voudrais rappeler ceci :
Joël ne voulait pas témoigner officiellement. Mais le parquet,
a envoyé les flics l'interpeller à son usine, devant ses camarades,
déclenchant sa fuite
et sa chute tragique.
Ils ont voulu en faire un petit mouchard.
Sur instruction politique, dans l'entre-deux-tours
d'une présidentielle.
Je vous le dis, y a pas de naïveté en politique.
Chez les juges non plus.
Il a fallu des saloperies de pas mal de monde pour que Joël
se jette du haut d'une cuve.
J'en prends ma part sans discuter.
Mais vous, messieurs les magistrats,
la justice a cédé au pouvoir politique.
Elle a avalisé un faux en écriture.
Sans ce faux, la perquisition à Dunkerque n'aurait jamais eu lieu.
Et Joël serait encore vivant.
Murmures
- Code D456,
sur ce PV, l'officier de police Joncourt
déclare avoir reçu un appel anonyme
pour dénoncer des malversations au sein de l'OHL.
Aujourd'hui, nous savons qu'il s'agit
de Joël... - Ce point a été écarté
par la chambre d'instruction. Vous n'avez pas la parole.
- C'est tout ce que vous répondez ? - La procédure
m'autorise à vous laisser conclure.
- Dans ce cas, j'en resterai là. Merci.
- La séance est levée, le tribunal va délibérer, merci.
- M. Rickwaert... - M. Rickwaert !
- C'est pas le moment. - Allez-vous arrêter la politique ?
- Ca va ?
- J'ai pas pu m'empêcher d'ouvrir ma grande gueule.
- Ca arrive.
- En fait, j'en avais besoin.
Ca me touche énormément que tu sois venue.
- Je sais.
- Bien sûr que tu sais.
- C'était courageux de dire que tu ferais pas appel.
- C'est pour ça que t'es venue ?
- Je me suis dit que t'avais compris.
- Fallait que ça s'arrête. Définitivement.
- Philippe ?
- Ca va aller. Allez, j'y vais.
- Allez.
- Allez, en route. C'est parti.
- VOUS POUVEZ VOUS asseoir.
Après en avoir délibéré, en vertu
des dispositions de l'article 432-15 du Code pénal,
le tribunal déclare M. Philippe Rickwaert
coupable des chefs de prévention, et en répression,
le condamne à la peine de six mois d'emprisonnement ferme
et prononce une peine
complémentaire d'inéligibilité de 18 mois.
La séance est levée.
- Je retourne directement en taule ? - Non. Pas sans mandat
d'arrêt prononcé, c'est pas possible.
- On va demander un aménagement de peine.
On va tout faire pour t'éviter ça, et peu importe ce que t'as dit.
On va faire appel.
- Non. Je peux pas.
- Philippe, vous avez marqué un grand coup.
Cette histoire de faux PV, tout le monde l'a entendue.
*-Cyril Balsan ? Eh, ça, c'est cadeau, mon pote !
*Cris
*-Tu fermes bien ta gueule, y a plus de Balsan, là !
*Bouge pas, mets-toi à genoux !
*-Enculé !
Sonnerie
- Oui ?
*-Mme la présidente, j'ai du nouveau.
- Oui ?
- Zaïdi a utilisé le portable d'un de ses co-détenus.
*On a réussi à identifier ses complices.
*On peut faire un point demain matin ?
- Non, je vous écoute.
*-On a triangulé leur téléphone.
- Elle m'a envoyé un texto.
"Cher Philippe, je pense très fort à toi en ces heures difficiles."
Alors que je me fais crucifier. c'est quoi, cette femme ?
- T'as vu la vidéo ? - Quelle vidéo ?
- C'est pas encore repris par les médias
mais très vite, on verra plus que ça.
C'était avant-hier soir.
“Mets-toi à genoux !
- Merde...
- Ils lui ont fait croire que le portable
sur la tempe, c'était un flingue.
*-Y a plus de Balsan ? Ca, c'est cadeau, mon pote.
- Les enculés...
Pourquoi il m'a rien dit?
- Fanny est très inquiète.
Cyril dort plus, il est super bizarre...
Elle a peur qu'il parte en vrille. Il remue ce truc de Rabin.
Il s'en veut à mort.
T'as toujours dit qu'un homme politique
devait pouvoir s'imposer physiquement,
qu'il faudrait mille ans pour que l'humanité se débarrasse
d'un besoin de virilité et on a une victime.
La pitié, ça attendrit, ça convainc pas.
- T'es dure.
- Je suis pas dure, je répète ce qu'a dit Cyril à Fanny.
- Il a porté plainte ?
- Oui, il s'est décidé à le faire quand la vidéo est sortie.
Et il a annulé son débat contre Chalon. Il a proposé
de se faire remplacer par un député pour défendre ses idées, Duvalier,
mais les mecs le connaissaient pas.
Ils ont dit qu'on allait lui reprocher d'avoir favorisé Chalon
en lui opposant un petit débateur.
Mais du coup, je te le donne en mille:
la chaîne a décidé d'inviter Dupraz.
- Dupraz ? C'est la double peine, Dupraz !
Il pense le contraire de Cyril. Faut appeler la chaîne.
- Pour lui dire quoi?
- Que j'y vais, moi. Faut pas laisser tomber Cyril.
Je le laisserai pas.
- Tu viens de prendre six mois de prison ferme.
- C'est de la téloche. Le débat entre le taulard et le facho.
Du grand spectacle. Audience garantie, polémique assurée.
Je lui propose de venir et dis à Dupraz de mettre un plaid
et de mater une bonne série. - Chalon va te démonter sur l'OHL.
- Et alors ? je me mange de la merde, je déglutirai,
mais je repartirai à la baston.
On lui a craché à la gueule, Véro !
Donc j'y vais et j'explique que le mec qui s'est fait cracher dessus
a eu la meilleure idée depuis la sécurité sociale.
*-Malgré toutes les caricatures dans lesquelles on m'enferme,
*je n'ai jamais refusé une discussion avec qui que ce soit.
*-On peut en attester,
du moins pour ce soir. Vous l'avez compris, Lionel Chalon,
c'est le moment du face-à-face qui va vous opposer
à celui qu'a désigné Cyril Balsan pour le remplacer
suite à sa défection pour des raisons de santé.
On va donc accueillir Philippe Rickwaert,
ancien député-maire de Dunkerque et ancien ministre du Travail.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- M. Rickwaert. - Bonsoir, M. Chalon.
- Philippe Rickwaert, bienvenue.
- J'espère que M. Balsan va mieux.
- C'est un dur à cuire.
- Vous lui transmettrez mes voeux.
- Ce sera fait. - M. Rickwaert,
quelle est votre question à M. Chalon ?
- M. Chalon, est-ce que vous avez un problème
avec les Noirs et les Arabes ?
- Vous êtes fantastique.
- C'est très gentil mais vous pouvez répondre ?
- C'est que la situation est un peu cocasse.
Vous m'interrogez à la manière d'un procureur
alors que vous êtes condamné
à 6 mois de prison et 18 mois d'inéligibilité
pour avoir volé dans la caisse... - C'est vrai.
C'est vrai et j'accepte ma condamnation.
Comme je l'avais annoncé, je ne ferai pas appel.
Ce qui me donne un avantage sur vous dans ce débat,
je suis désormais un homme libre.
Malgré ma peine de prison.
- Vous m'avez perdu.
*-Je suis inéligible, M. Chalon.
*Je ne demande rien aux Français. Ni de m'élire,
*ni de m'aimer.
*Désormais, je peux seulement donner, offrir,
*et ça me va très bien.
*-Et qu'avez-vous
*à offrir, M. Rickwaert ?
*-Une vision politique, celle de Cyril Balsan.
*C'est uniquement dans cette optique que je vous demande :
*avez-vous un problème avec les Noirs et les Arabes ?
Sonnerie *-Question provocante.
*-A laquelle je réponds sans gêne.
*-Allez-y. *-Je suis un patriote, M. Rickwaert.
*Un patriote.
- Oui ?
Merci de me rappeler, maître.
Non, la vidéo est toujours présente.
Facebook, Twitter...
Première page de recherche Google sur mon nom.
- Je défends le modèle d'assimilation à la française.
- Alors comment relancer l'assimilation ? Expliquez-moi.
- L'école.
*-Attendez, mais quelle école ?
*-L'école sanctuaire...
- Rien à foutre, c'est la vidéo qui compte.
Très bien. Très bien, je compte sur vous, maître.
-...où chacun peut se transcender par l'excellence.
Par le mérite. Par le regard du maître.
Vous savez, ce regard qui exige et qui grandit.
- Bravo. Vraiment, bravo, j'adore.
Mais est-ce que ça marche
dans les écoles qui ont 95% de Noirs et d'Arabes ?
- Apparemment, c'est vous qui avez un problème avec ça.
- Un problème, non. Une mémoire, oui. Je peux vous parler un peu de moi?
Permettez ? - Développez votre argumentaire.
- J'ai grandi dans un ghetto.
Pas ethnique, mais social.
*Les Rickwaert étaient des pauvres, comme tous nos voisins.
*Mais il y avait l'école,
*à 300 mètres au-delà de mon quartier ouvrier,
*à la frontière d'un autre monde,
un monde de maisons arborées avec un garage pour la voiture,
les skis qu'on entrepose entre les vacances d'hiver.
C'est là que se faisait le mélange.
*Je revois mes copains dont les parents avaient plus de sous.
*J'aimais déjà lire, mais l'idée d'avoir des milliers
*de livres, toute une vie de lecture et d'émotions,
*c'était fascinant. Aujourd'hui,
*quand je regarde mes étagères de bouquins,
*je pense au jour où la mère de mon meilleur ami,
*me voyant fasciné par sa bibliothèque, m'a dit:
"Prends ce que tu veux."
Donc oui, y a des bons profs, bien sûr,
mais l'école qui émancipe, ou comme vous l'avez dit, transcende,
grandit, ça commence d'abord par le mélange, les rencontres,
*la découverte des autres.
- Bonsoir, Mme la présidente. - Bonsoir.
Bonsoir.
- Bonsoir, Mme la présidente.
- La sécurisation du voisinage est en cours.
Le pavillon est sur la zone d'un transformateur.
- Le pavillon est cerné ?
- Absolument. A moins que les cibles ne tentent quelque chose,
on engagera l'assaut d'ici 20 minutes.
- Très bien.
- Puisque vous n'avez pas de problème avec les Noirs et les Arabes,
pourquoi ne pas accepter la proposition de Cyril Balsan ?
- Quelle proposition ?
-25 % maximum d'enfants issus de milieux défavorisés
dans chaque classe, y compris
dans les établissements privés.
- Pour relancer la guerre scolaire ?
- Une France minée
*par les ghettos n'est pas la France.
*-En 1984, il y a eu 2 millions
*de gens dans les rues pour défendre l'école libre.
*Le libre choix, pas l'école privée.
*Revenir sur cette liberté de choix, c'est affaiblir cette autorité.
*La famille française ne saurait
*se soumettre
*à vos délires soviétisants à moins que votre amie,
*vous comprenez qui...
- J'ai ma petite idée. - Mme la présidente...
- On a 4500 tweets.
*-C'est pas une lubie. C'est une proposition de loi prête.
*-Elle est prête ?
*-Elle a été rédigée par Cyril Balsan.
*Reste à obtenir les 2 millions
*de signatures de citoyens pour que les Français
*décident par référendum.
*-Rien que ça !
*-c'est vrai.
Je connais la présidente, je respecte son courage.
Sa philosophie politique, c'est d'abord l'exemplarité.
*Je me souviens de la proposition 64 de son programme,
“assouplir les conditions d'obtention
*"du référendum d'initiatives partagées,
*"100 parlementaires et 2 millions de signatures citoyennes."
Je n'ai aucun doute sur la rectitude de la présidente,
elle fera ce qu'elle a dit.
Quant à obtenir 2 millions de signatures,
*les supporters du PSG
*qui voulaient rejouer le match retour contre le Barça l'ont fait.
*Ce serait possible pour du foot et pas pour refonder notre école ?
*-Pose ton arme ! Au sol ! Les mains !
*On fixe !
*-On menotte, on avance. Sécurité.
*Sécurité, on avance.
*Ils sont neutralisés.
- Rickwaert
vient de nous faire un truc de dingue face à Chalon.
- Il a annoncé que tu le suivrais
sur le référendum.
Et tout en direct.
Sous-titrage : HIVENTY
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