Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- Et si tu t'embourbes ?
- J'en ai pas l'intention.
*-C'est ce que disait Napoléon et la campagne de Russie a échoué.
Ses soldats ont fini par bouffer leurs chevaux.
Je suis pas très viande chevaline.
- Ne t'inquiète pas. Ma stratégie est 100 % vegan.
Je t'explique.
"Le Monde" fait sa une sur moi.
Sur mon hypothèse de dissolution.
La présidente s'interroge.
Comment gouverner avec une majorité relative sans user du 49-3 ?
On dramatise sur le moment de la décision.
Les heures où s'est joué le tournant du quinquennat.
Trois jours
où personne ne savait où elle était.
- A partir de là,
les socialos chocottent à l'idée de perdre leur siège.
- Absolument. En cas de dissolution,
le PS subirait une vraie boucherie.
- Tu vas dire ça au "Monde" ?
- Ce sera attribué à un proche de la présidente.
- Bon. Ils sont censés faire quoi?
- Des noeuds de cabestan dans le cerveau.
Assez vite, ils arriveront à la seule conclusion possible :
proposer eux-mêmes
que le PS conclue un accord avec toi.
Tout sauf la dissolution.
Ils vont penser avec leur ventre.
- Là, j'entre en scène. *-Après Chistera.
Lors d'un déplacement, il fera un geste vers toi.
Une main tendue,
une invitation à prendre tes responsabilités dans la majorité.
Mirmont embraye en disant que c'est une bonne idée.
- Je réponds : "Chiche." La droite m'insulte de traître.
*-Exactement.
Plus rien n'empêche Kalhenberg d'engager le PS dans un accord.
La digue a sauté.
*Et on fait entériner l'accord par un vote au conseil national du PS.
Ensuite, je remanie le gouvernement
qui disposera d'une majorité absolue.
- Entériner l'accord par un vote au conseil national du PS ?
- C'est tout l'intérêt de la manoeuvre.
Faire avaliser la nouvelle alliance par le PS.
*-Les instances du PS,
c'est le triangle des Bermudes.
Tu sais jamais quand t'en sors.
Pas envie de finir comme le Manureva.
*Et si Dupraz empêche l'accord ?
- Au pire, elle n'assemblera que son aile gauche.
25 % du conseil national.
Je miserais même plus sur 15 %.
La peur de la dissolution est universelle.
*-Au mieux ?
- Au mieux, elle quitte le parti et on clarifie enfin.
*Le PS devient un parti de gouvernement réformiste
*et plus une machine à créer de la déception en vendant du rêve.
On va gagner ce vote, Stéphane.
On pourra gouverner sans guérilla permanente.
*On aura un boulevard devant nous et je te nommerai Premier ministre.
- Il y a un point que je ne comprends pas.
- Tu le fais exprès ? *-Explique-moi encore.
J'aime quand tu m'expliques.
- L'audience a été annulée.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Report pour raison médicale.
- Putain !
- Un malaise apparemment. Il n'a rien besoin de justifier.
- Malaise, mes couilles, ouais !
- On aura une date demain.
- Je vais reprendre 3 mois ? Que veut-il ?
Me laisser pourrir sur le banc de touche ?
Il s'en fout, c'est un vieillard. Il est fini.
On va reprendre le dossier à la pince à épiler.
- Tu devrais en parler avec Benjamin.
- C'est qui, ça ?
- Maître Benjamin Dutilleux.
- Le jeune gland de ton cabinet?
- Non, c'est un excellent professionnel.
Son tarif horaire sera plus abordable.
Moi, j'ai un cabinet à faire tourner.
Je serai à l'audience, mais je ne peux plus gérer la procédure.
- Tu me lâches ?
- Ah non. Je ne te lâche pas. Je clarifie.
- Salut. Ca va ?
- Ca va. - Et toi ?
- Alors, c'est bon ?
T'as donné ta démission ?
- Pas encore.
On s'en fout.
- Non, on s'en fout pas. Tu te sous-estimes, comme souvent.
T'es identifiée comme proche d'Amélie. Ca compte.
Le PS négocie un accord avec Thorigny.
On doit se battre.
Ta démission peut peser lourd.
- Y a pas de bataille.
- Tu trouves ?
- Tout le monde se couche.
- Pas Dupraz. Dupraz, elle se bat.
- Enfin bon, Dupraz...
- Quoi ? Quoi, "Bon, Dupraz" ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
C'est un argument politique ? - Philippe.
Elle m'a traité d'identitaire populiste.
- On choisit ses ennemis, pas ses alliés.
L'ennemi, c'est Thorigny.
Donc faut faire Dupraz. - Faire Dupraz ?
Elle n'est pas au niveau. - C'est clair.
- Ca se travaille.
Tu vois quelqu'un d'autre ?
- Ben... - Elle est l'opposition de gauche.
C'est la seule qui peut préserver le PS.
- Et Thorigny sur la question de la laïcité ?
- Quel est ton problème ? T'es syndicaliste de la laïcité ?
Sors de ton couloir.
On est au début d'une tectonique
qui peut mettre la gauche hors-jeu pour 20 ans.
En toute amitié, vous êtes dans le cirage.
On vit l'étrange défaite.
Les Allemands passent les Ardennes et vous discutez des généraux.
Faut se réveiller. Faut masser les troupes et se battre.
- OK. - Attends.
Tu compares Thorigny et Hitler ?
- Ca va, tu m'as très bien compris.
Je sais, Dupraz, c'est pas Byzance. On fait avec ce qu'on a.
Comme allume-feu, ça ira très bien.
Si on la drive bien, elle fera bouger le centre du parti
et là, on fait échouer le plan d'Amélie.
Je les connais, les socialos. Il suffit
d'un petit rien pour qu'ils se réveillent.
- Ils sont en train de négocier l'accord,
de peur de la dissolution.
- Y aura pas de dissolution. Elle les enfume, c'est du bluff.
Tu la vois en cohabitation ?
Retournons Kalhenberg. C'est une flipette, mais de gauche.
Il tiendra pas longtemps sous la pression.
Quoi ? - Daniel...
il bougera plus. - Ah bon ?
Pourquoi ?
Explique.
- J'ai une histoire avec la flipette depuis l'élection.
Voilà. On s'est parlé. Tu peux me croire sur parole.
Il bougera plus.
- T'étais au courant?
Allez, j'ai une maison à vendre et des avocats à payer.
Ciao, les copains.
- Véro.
- J'aurais pas dû venir jusqu'ici.
- Allons prendre un verre.
- Je sais ce que tu vas me dire.
Que tu construis un bon accord.
Qu'il n'y aura pas de tournant libéral.
Que je dois rester auprès d'Amélie sans écouter Philippe.
J'ai pas encore démissionné, si ça t'inquiète.
- Rien ne m'inquiète quand je suis près de toi.
Je prends ma mallette et on va boire un verre.
La porte se referme.
- C'est quoi, le casse-noix ?
- C'est Vidal d'un côté.
Amélie de l'autre,
et moi au milieu. En mille morceaux.
Tiens, regarde.
Regarde la pression qu'il me met.
*-C'est une fracture irrémédiable avec leur propre histoire
*que viennent de provoquer les dirigeants solfériniens
*en entamant des négociations
*avec les centristes,
*qui ne sont qu'une famille de la droite.
*Ainsi, le parti socialiste
*achève son naufrage idéologique.
Tous les socialistes authentiques
qui n'acceptent pas cette négation de leur raison d'être
ont une maison. La nôtre.
*Nous leur ferons de la place. Moi-même, je montrerai l'exemple.
*A partir d'aujourd'hui, à chaque réunion publique,
*ily aura un siège réservé spécialement pour Aurore Dupraz.
*Chère Aurore,
*il faut tout faire ensemble. Marcher, frapper,
*et à l'occasion, boire un café.
- Et ?
- Intéressant de se sentir désirée.
- C'est ce que veut Amélie. Te dégager du parti.
- J'ai rien contre, j'en ai marre de faire du témoignage de gauche.
- Vidal te siffle, tu rappliques ?
Sors ton nez des séquences. Regarde le temps long.
Tu peux reprendre la vieille maison.
- Tu sais ce que donnent mes pointages pour le conseil?
13 %. Et encore, j'ai des copains qui me baratinent.
- T'es la 5e colonne de Vidal. Ca donne pas envie.
Chistera, Kalhenberg,
le centre du parti s'est aligné sur la droite.
C'est cet espace que tu dois prendre.
Faut élargir ton socle.
Prends leur place. Parle comme une socialiste.
- Me recentrer pour les presser ?
- Evidemment. Faut qu'ils aient du mal à faire voter leurs mecs
au conseil pour l'accord. - Comment ?
- Tu refuses pas l'accord. - Mais non !
- Du calme. Attends.
Tu valides le principe d'un accord, mais tu veux des garanties.
- Ca n'existe pas au PS.
- Des précisions.
Tu entres dans les détails sur le terme de l'accord.
Les détails les font chier.
Trouve des choses excluantes. - Comme ?
- La réforme du droit du travail.
Tu dis OK, mais... - Hein ?
- Attends. Oui, tu dis OK,
mais aussi : "Pas de contrat de travail unique."
C'est pas maximaliste, mais c'est vicieux.
On sait qu'Amélie et Thorigny bandent pour ce truc.
Pour le socialo moyen, c'est légitime.
C'est pas une obstruction.
On peut voter oui, non, mais aussi oui avec tes conditions.
- Mes troupes vont pas être contentes.
- Elles ne te suivent pas complètement.
Autant chasser sur d'autres terres.
Comme Cyril et ses mecs.
Ca fait 12 voix au CN. Pourquoi t'en priver ?
Ajoute des trucs sur la laïcité, ils viendront.
- Je suis pas sur la ligne de Cyril.
- T'as besoin de voix, Aurore.
Si le refus de l'accord rassemble 30 % du CN,
tout change. C'était les Ardennes en 1940,
et ça devient le bourbier de Stalingrad.
- Une fois qu'Amélie a mis le pays à feu et à sang, je fais un congrès.
- Très beau congrès. Pour de très belles primaires.
Là, c'est toi qui mettras un siège pour Vidal dans tes meetings.
- Merci d'être venu aussi vite, Alain.
Tu sais le respect immense que j'ai pour toi. Ton parcours.
Ta loyauté. Ton intégrité, ta finesse.
- Tu veux ma démission pour Thorigny ?
Jamais tu n'as évoqué ce cas de figure.
- Je tenais... - Non. Tu nous as tous baisés.
- Je t'explique. - Arrête.
Tu nous as trahis et poussés à négocier avec lui.
Tu veux le mettre à Matignon ? Tu nous prends pour qui?
Des serpillières ? Des torche-cul ?
Tu crois qu'on va se laisser faire ? - Oui.
Qu'allez-vous dire ?
Vous avez demandé cet accord.
Vous l'avez négocié et signé.
Vous refusez car Thorigny devient Premier ministre ?
Tu diras que ton problème, c'est de ne plus être à Matignon ?
La recomposition, oui, mais que si tu gardes ton poste ?
Un an à gouverner à la godille, c'est trop et tu le sais bien.
J'ai tenu à tout te dire
avant que l'accord soit signé par respect pour toi.
- Par respect? Tu continues à te foutre de moi ?
- Tu pourrais divulguer cette information.
Et faire échouer le processus.
Ou bien tu peux le garder pour toi
pour préserver la recomposition que j'engage.
Je connais déjà ton choix. Ton sens de l'Etat te guide.
- Ne t'inquiète pas. Je ne dirai rien.
Parce que oui, j'ai le sens de l'Etat.
Mais ne compte plus sur moi pour rien.
D'aucune façon que ce soit.
Je ne te souhaite pas bonne chance.
Ce ne serait pas sincère.
- Salomé, tu l'as pas croisée ?
- Je te l'aurais dit.
- Elle rase les murs de la ville.
- T'as parlé avec sa mère ? - C'est une dépression.
C'en était une. C'est une autre phase.
Mais c'est un peu la dépression.
Une histoire de décompensation.
- C'est-à-dire ?
- Salomé a fait 2 jours en HP en début d'année.
Florence a parlé au type. Tu sais ce qu'il a dit?
Que Salomé était une enfant soldat.
- J'ai vu des trucs là-dessus.
Des enfants enrôlés dans des milices en Afrique.
- La milice, c'est moi.
Salomé se serait sentie obligée de me protéger
au point de s'oublier. De faire corps avec ma cause.
Y compris ce qui est arrivé avec Joël.
Quand j'étais en taule, ça a craqué.
- C'est du délire.
Tu dois lui parler.
Salomé, c'est une Rickwaert.
- Je vais pas lui parler.
Salomé a besoin de temps, je vais lui en laisser.
- C'est lui.
- Il a 370000 boules pour payer ma baraque ?
- S'il sait que t'es pressé, il sera gourmand.
- Je suis très pressé.
Je suis très pressé.
Salomé a toujours adoré cette maison.
Tu te souviens quand elle faisait ses aquarelles ?
Elle était douée.
On y va.
- Stéphane.
- Je pensais à du champagne, mais j'ai mieux.
On m'a forwardé ça tout à l'heure. Ce sera public demain.
74 % d'opinion favorable à un accord PS-Centre
chez les sympathisants de gauche.
Un bon gros score de dictateur.
Je plaisante.
- Je ne suis pas douée en vannes, mais je sais rire.
- Mais là, t'as pas ri.
- J'ai parlé avec Chistera, aujourd'hui.
- Aïe. - Excuse-moi.
Oui ?
*-Tu sais ce que j'ai ? - Dis-moi.
Kalhenberg.
*-Un bel accord.
Un très bel accord. On signe demain. *-Formidable.
Bravo. Bravo et merci.
*-T'as le temps de célébrer ? Je peux passer ?
On se retrouve à Matignon ? Chistera a une bonne cave.
- La cave de l'Élysée est 3 crans au-dessus.
J'aurais bien aimé, mais j'ai encore 5 kg de notes à lire.
Demain ?
- Je t'embrasse, Mme la présidente.
*-Moi aussi.
Encore bravo.
- Je trouve que t'en sors grandie.
Ta main ne tremble pas. Tu fais ce que tu dois faire.
Mais tu tires aucune jouissance de ton influence.
Tu prends tes responsabilités et tu gardes ton humilité.
Tu es la présidente que j'ai envie d'avoir.
*Sanglots de bébé
*..-
Le bébé pleure.
Klaxon
*-Le mouvement anti-euthanasie
*ne relâche pas sa mobilisation depuis le vote de la loi Santé.
La député LR Corinne Alba les a rejoints à l'hôpital où est soignée
Rose Lavigne dont la famille refuse l'arrêt des soins.
*-Pour le parti socialiste,
*la mort relève tristement du seuil biologique.
*Dans cet hôpital, Rose Lavigne, 15 ans,
victime d'un accident de plongée, est entre la vie et la mort.
Ses parents, ici présents, ont choisi la vie.
Les médecins veulent imposer la mort.
*Mais la France, c'est une civilisation.
*C'est d'abord et avant tout une façon de mourir.
*-Merci Estelle. On retourne immédiatement
à Solférino où Aurore Dupraz ne devrait plus tarder à apparaître
pour sa déclaration très attendue.
- La voilà !
- Mme Dupraz, une question !
Questions mêlées
- Allez-vous quitter le PS ?
...
- La direction du PS s'est entendue avec celle des Centristes
sur un projet d'accord de gouvernement commun.
Je dis "projet" car c'est le conseil national
qui aura à le ratifier.
Voix mêlées des journalistes
En l'état, ce projet d'accord n'offre pas assez de garanties
pour que j'appelle les membres du conseil national à voter oui.
J'ai décidé de soumettre 7 conditions.
*Quelles conditions ?
*-Le PS n'appartient pas à ses dirigeants, mais aux idées.
- Très bien, non ? - Si, ça va.
*-Les étiquettes peuvent mourir, pas les idées.
- Cyril, sois beau joueur. C'est propre, carré.
Et c'est malin.
- Le PS a toujours été notre maison commune.
Il s'agit de la préserver par-delà les modes.
- C'est mieux que bien.
*-J'invite chaque membre du conseil
*à le dire samedi en votant pour les sept conditions.
*Le PS vit.
*Le PS vivra.
- T'as vu le drapeau derrière ?
T'es un cérébral. T'écoutes les mots.
Mais les gens sont visuels. Qu'est-ce qu'ils ont vu ?
Le bandeau du parti derrière la petite courageuse à Solfé.
Elle tient la vieille maison.
C'est ça qu'ils ont vu. - Ca marche.
- On en était où ? -6e condition, république laïque.
On ne s'enferme pas dans le défensif.
Le socialisme la rend concrète pour les citoyens.
Sur la laïcité, ça donne quoi ?
On force pas les consciences. - Attends.
C'est trop long. - Quoi ?
- Dupraz, faut pas trop lui en demander.
On demande des précisions. On n'écrit pas une thèse.
On va pas faire une page par condition.
Si on commençait... Sonnerie
C'est Chistera.
Qu'est-ce qu'il a ?
Comment tu vas ?
C'est quoi, l'adresse, ici ?
- Tu es au courant?
- De quoi ? - Après le CN,
elle vire Chistera et nomme Thorigny à Matignon.
- Quoi ?
- J'ai l'impression de sortir d'un gang-bang dans une cave.
Qu'est-ce que je vais faire ?
Je peux pas refuser un accord que j'ai négocié.
Tu veux que je te dise...
Où tu vas ? Attends !Véro !
'Je Peux te parler ?
Ce sera très rapide.
Je quitte mes fonctions.
- Je refuse ta démission.
- Mon désaccord est profond.
Je suis totalement contre cet accord.
Thorigny à Matignon... - Ca change quoi?
- Mais tout. Ca change tout, Amélie.
C'est plus un choix guidé
par les élections. C'est une position politique.
- Quelle est l'alternative ?
Le FN est très haut. Le système à bout de souffle.
Je vais pas attendre qu'il craque en emportant la démocratie.
La seule force que j'ai, c'est d'être là où je suis.
Avec l'autorité de ma fonction. Si on attend d'être dans l'opposition,
ce sera la course à la...
- Et la manière ? - Quoi, la manière ?
- On est tous ici.
- J'avais le choix ? Qu'est-ce que tu me reproches ?
D'avoir tout fait pour gagner ?
C'est la règle du jeu. C'est pas moi qui l'ai inventée.
Un homme aurait appliqué ce plan, on aurait parlé de coup de maître.
J'accepte ta démission.
- Merci.
- Comment ça va ?
- Laugier est mourant.
Cancer de l'estomac mal soigné.
Il a été négligent sur le traitement.
Laugier sans la politique, il n'a pas supporté.
Amélie l'a tué.
Rien d'autre à dire.
Oui, je sais, tu as ta part dans tout ça.
Mais tu devais sauver ta tête. Il fallait que tu parles.
Alors qu'elle...
Une sale gosse trop gâtée.
J'ai su que tu t'occupais d'Aurore.
Ses pointages, ça donne quoi? - Tu veux l'aider ?
- Pourquoi pas ? J'ai rien à perdre.
- Amélie t'a demandé ta démission ?
Putain, la salope !
- Elle m'a coincé. Mais la maladie de Francis,
ça change la lecture des événements. Radicalement.
Amélie deviendra une tueuse. Une liquidatrice méthodique.
Aujourd'hui, Laugier,
et bientôt, le parti.
- Laugier qui crève, ça raconte une autre histoire.
C'est une charognarde. Une hyène.
Les camarades l'accepteront pas.
Faut que tu t'exprimes pour que tes mecs te suivent au CN.
- Impossible.
Il faudrait que la maladie de Laugier soit publique.
La famille veut garder le secret.
- Qu'est-ce que ça peut foutre ?
- Philippe. - C'est qui, la famille ?
C'est qui, la famille ? Son ex-femme ?
C'est à cause d'elle qu'on en est là. Elle l'a fait chanter.
C'est à cause d'elle que j'ai tapé le pognon.
Ses consignes, rien à foutre.
Écoute, Alain. Amélie vous manoeuvre avec la dissolution.
Si on reste debout,
si on la nique au CN, elle craquera la première.
Elle lâchera, elle n'a pas de couilles.
- Et si elle dissout quand même ?
- Tu t'en fous. Derrière, tu vas aux primaires.
- Contre Dupraz ? - Contre Amélie.
Dupraz, c'est une allumette sur une cagette.
J'avais rien d'autre.
Pour que le feu dure, il faut une grosse bûche.
Toi.
- On y va.
- Voilà !
- Thank you very much. Goodbye.
- L'AFP a sorti une dépêche sur l'hospitalisation de Laugier.
Cancer.
- Je suis pas prévenue avant?
- La famille voulait garder le secret. Impossible d'aller contre.
On ne sait pas qui a fait fuiter. J'ai parlé au chef de service,
Laugier aurait refusé de prendre son traitement.
- Je devrais y aller ?
- Le chef de service a bien dit que la famille ne le souhaitait pas.
- Ca va ?
- Mes gosses sont chez leur mère une semaine sur deux.
Une préado et deux adolescents.
A côté, Chistera et Dupraz, c'est Jésus et Gandhi.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Laugier ?
On est d'accord, le timing n'est pas bon.
Faut juste trouver le contre-feu.
- Une idée ?
- Il est juste là.
On sait pourquoi elle est là.
Gagner le congrès de LR avec le soutien des cathos.
Faut les dégager. Envoie les flics.
- En termes de sécurité civile, c'est délicat.
Y a des enfants, une parlementaire.
- Bien sûr, elle va se victimiser.
Toi, ça va te gauchiser. Surtout si tu assumes en clivant.
L'expulsion des vigies sature le débat, rétrogradant Laugier.
La nouvelle séquence, c'est toi contre Alba.
Ces grenouilles de bénitier
sont en projet pour la France.
- J'assume... T'as quelque chose de précis en tête ?
- Un enfant, la nuit, ça dort.
Combien de fois Alba l'a répété aux gamins de banlieue ?
Ressors le truc, ça les rendra fous.
- Surtout venant de moi.
- Ils vont t'attaquer.
Formidable. La gauche sera obligée de te soutenir.
Et l'accord sera entériné au conseil de manière triomphale.
- De ton côté, t'as des députés opposés à l'euthanasie.
- Dufaut, Picard, Klein. Mais bon débarras !
Je les supporte plus. Qu'ils partent, je m'en fous.
J'ai le droit de clarifier, moi aussi.
- Ca nous met à combien ?
- Fourchette basse : 32 %. Fourchette haute : 43 %.
- Faut aller chercher la majorité.
J'hésite encore.
Il est Premier ministre, putain !
- Pour l'instant, c'est une rumeur.
Elle l'annoncera après le vote.
- Et alors ? On en parle à la presse,
on fait des vrais-faux off. On ment avant.
On s'en fout, c'est la vérité.
- Tu sais ce qui nous aiderait?
Que tu réduises le nombre de conditions. 7, c'est trop.
Sur l'Europe, on peut pas être sur la même ligne
que Vidal, c'est un repoussoir.
Restons plus positifs.
- Plus flous, quoi. - Je parle stratégie.
Uniquement stratégie.
- Quand tu négociais ton accord, j'étais au combat. Je recule pas.
- Si on fait 40 %, Amélie va reculer. Pas besoin de majorité.
- Pas besoin...
Je suis venu car Alain m'a parlé de logique majoritaire.
J'ai jamais été aux marges du parti. Je vais pas commencer.
- L'Europe, c'est non. Je bougerai pas.
- Dont acte sur l'Europe. Mais sept, ça reste trop.
Aurore, j'ai l'expérience, fais-moi confiance.
- Il a raison.
- Et la laïcité ?
Si on vire ça, je vous ramène au moins 15 votants.
Ah non.
Casser les ghettos ? Franchement?
On parle des quartiers populaires.
- Je suis d'accord. - Parfait.
- Sans la laïcité, on perd...
- Ton Cyril ?
- Par exemple.
- Il n'a pas sa carte du FN ?
- Allez, je le préviens moi-même.
Ca t'évitera d'avoir à lui faire passer la pilule.
Allez.
Sirènes
...
- Messieurs.
Nous sommes là pour assurer la sécurité de l'hôpital.
En raison de l'implantation illicite d'un campement.
Votre objectif est d'empêcher toute tentative d'intrusion du bâtiment.
- Oui, Martin ?
- Chalon a rejoint l'hôpital Pasteur.
Les chaînes d'infos sont là.
- Comment il a su pour l'intervention ?
*-On était partis
sur une action de sécurité civile,
on va avoir des images de Chalon embarqué de force.
- On annule l'opération.
*-M. Chalon ! *-Bonjour. Vous allez bien ?
Ca va ? Ca pique un peu, ce matin.
Bonjour.
- M. Chalon, pourquoi êtes-vous là ?
- Bonjour, brigadier-chef.
- M. Chalon. - C'est pas trop dur ?
Bon courage. - M. Chalon !
*-Ne soyez pas impatients. Je répondrai tout à l'heure.
*Laissez-moi. Pas d'impatience.
- Un mot, s'il vous plaît.
- Mme la députée. - Bonjour.
- Je tenais à venir vous exprimer mon admiration pour votre combat.
Si vous estimez, pour une raison ou une autre, ma présence inopportune,
*dites-le-moi franchement. J'en prendrai pas ombrage.
Vous prendrez une chouquette ?
- D'accord.
Voix mêlées des journalistes
*-Je soutiens le combat admirable de la députée Alba.
- Cette chouquette est une bombe politique.
- Je vous ai réunis pour remettre au cœur des valeurs de la gauche
la seule laïcité qui vaille.
Celle qui émancipe les citoyens. Qui les protège.
Les réseaux de défense de la laïcité que vous représentez
sont éparpillés.
Alors que unis et coordonnés, ce serait une force considérable.
Cris
Excusez-moi un instant. - Rappelle-moi, c'est important.
Je t'embrasse. - Je peux pas, là.
- T'es plus avec Dupraz ?
- Vous avez tout supprimé sur la laïcité.
- Ferme ta gueule avec ça. Tu nous les brises.
- C'est bon ?
Moi, je sais pas discuter comme ça.
Viens, je vais t'expliquer.
- Explique-moi, j'ai hâte de comprendre.
- Putain, Philippe ! - Je t'écoute.
- Ca va au-delà de la laïcité.
C'est la situation. - Quelle situation ?
- Alba et Chalon.
- Ils ont bouffé des chouquettes, et alors ?
- La droite rompt le tabou de l'union avec le FN.
Tout est reconfiguré. Il y a 3 pôles.
La droite réactionnaire, le centre réformiste et la gauche radicale.
- Tu pourrais faire éditorialiste. Et ?
- La dissolution devient très dangereuse.
Si on revenait à des accords droite-FN aux législatives ?
Comment ça? "La faute à qui" ?
- Pourquoi il est venu draguer Alba ?
Parce qu'il a compris, lui.
C'est peut-être un nazi, mais il réfléchit.
C'est une réponse à l'alliance Amélie-Thorigny.
Elle a lancé la tectonique des plaques. C'est sa clarification.
Ca fait envie ? - Oui, c'est de sa faute.
Mais maintenant qu'on y est,
faut... - Qu'on continue à creuser ?
Faut arrêter tout ça. Voilà ce qu'il faut faire.
Pour ça, faut la baiser au CN.
- Personne ne prendra le risque
quand Alba et Chalon se rapprochent.
Même Chistera votera oui.
- Mais t'es con ? - Calme-toi.
- Elle va pas dissoudre. Elle n'a jamais voulu.
C'est du bluff. Du poker menteur. Faut faire pareil.
Tenir notre ligne. Qu'elle pense qu'on explose tout.
Le PS, elle, son gouvernement. L'assemblée, le pays.
- Le pays ?
Moi, je joue pas avec l'extrême-droite.
- Parce que c'est ce que je fais ?
Hein ?
- Lâche-moi, Philippe.
*-L'hôpital de la Pitié-Salpêtrière a confirmé
*l'hospitalisation de l'ancien président,
*Francis Laugier.
*Sa famille ne souhaite pas communiquer sur sa santé.
*Plusieurs sources ont confirmé que Laugier
*souffrirait d'un cancer de l'estomac
*mal soigné. Ses jours sont comptés.
- Bonjour, Philippe. Ca va ?
On va dans mon bureau ? - On prévient Léa ?
- Léa est encore au Palais. Désolé.
L'audience devrait avoir lieu au plus tard
la première quinzaine de mai. - Je serai le seul à comparaître.
C'est pas une bonne nouvelle ?
- Judiciairement, si, bien sûr.
Plus de contradicteur, donc...
Tout est plus simple. - Mais ?
- Mais c'est une affaire politique.
Tout est une question d'opinion. De perception collective.
- Apparemment, il s'est pas soigné. C'est presque un suicide.
- Ah.
- Ca va pas m'arranger ?
- Avant, vous pouviez passer pour la victime d'un président cynique,
maintenant...
- C'est lui la victime d'un parvenu de province.
Faut un coupable et il va prendre bonbon.
- Exactement. - Franchement,
je peux retourner en taule ?
- Oui, il y a un risque.
Pardon,
j'imagine que c'est une idée saugrenue,
mais j'ai lu ce que je pouvais sur vous et Laugier.
Vous avez compté l'un pour l'autre. Vous étiez amis.
On peut dire ça ?
- On peut dire ça sans se tromper.
- Le judiciaire ne compte plus. Il ferait un geste ?
- Un geste en ma faveur ? - Dire la vérité.
Vous saviez pas pour le divorce.
- Zéro espoir, il le fera pas.
- Allez lui parler.
- Mon contrôle judiciaire me l'interdit.
- Le jeu en vaut la chandelle.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour.
- M. Laugier a été descendu en chambre mortuaire il y a une heure.
- Ca se présente très mal pour nous.
Parmentier est cloué au lit avec une fièvre.
Michadier viendra pas non plus. Gros événement dans sa circo.
Aurore, j'ai l'impression que tout le monde nous lâche.
- Excuse-moi.
J'ai besoin de prendre l'air.
On se rejoint au CN.
- Comment ça va ?
- Je te préviens, j'ai 3 minutes.
- J'imagine que Chistera et ces courageux t'ont lâchée.
- Avec Chalon, la peur de la dissolution tourne à la panique.
- Combien vont faire tes conditions ?
10%? -10,5.
Je suis une combattante. Je me défile pas.
- Ca t'honore.
Avec Thorigny, Premier ministre, il y a trois forces.
La droite nationaliste,
le centre social-libéral et Debout le Peuple.
Toi, tu seras quoi? La gauche du social-libéralisme.
Ca n'existe pas.
- Leur ligne va s'effondrer d'elle-même.
La base finira par les haïr.
- Tu seras haïe avec eux car tu auras eu le courage de dire non,
mais pas celui de dire au revoir.
N'y retourne pas, ils savent plus pourquoi ils se battent.
Avant, ils faisaient semblant. Ce parti n'est qu'un vieux cloaque.
- Mais c'est mon parti.
- Je comprends, je suis passé par là.
Des mois de tempête intérieure.
Mais une fois la décision prise,
tu retrouves la joie de militer comme quand tu avais 15 ans.
Tu interroges tout, même les mots. Socialisme, gauche.
Plus de tabou. T'as le droit de ne pas être d'accord.
T'as le droit de t'opposer. De te challenger.
Tu m'aurais dit que je serais pour la sortie du nucléaire !
C'est sain de partir. C'est sain et salvateur.
- C'est pas la première fois que le PS meurt.
Il renaîtra. Sous une autre forme. Un autre nom.
- T'as raison.
Ca s'appelle Debout le Peuple.
- Tu veux quoi?
- Te demander pardon.
- Je l'ai vu dans tes yeux. T'allais me frapper.
J'arrête.
- T'arrêtes ?
- Le baron noir, c'est fini.
Je me plante depuis longtemps. J'ai fait Laugier, Dorendeu...
Dupraz, Chistera...
Manquait plus que Zavatta.
J'ai fait n'importe quoi.
Depuis le début. - C'est pas vrai.
Regarde Dunkerque. - J'ai refilé la ville à la droite.
La seule chose que j'ai réussie, c'est toi.
Je sais plus faire de la politique autrement
qu'en choisissant un canasson.
Toi, tu sais encore. T'as mis des idées d'abord.
- C'est ce que tu m'as appris.
- Tu sais ce qu'on dit?
Quand s'use un programme, s'usent ceux qui l'ont porté.
C'est à toi, maintenant.
- On va commencer. Allez.
Tu vas voter ? - Les fossoyeurs
de la laïcité contre ceux du droit du travail?
Tout ça pour un résultat décidé à l'Élysée ?
Non, merci. Abstention des deux lois.
*-Mesdames et messieurs les députés,
*un jour viendra, et ce sont les mots de Victor Hugo,
*un jour viendra où nous, la France, vous Russie, vous Allemagne,
*vous toutes, nations du continent,
*vous constituerez la fraternité européenne.
*Les Etats-Unis d'Europe.
Voilà notre but.
Un but: les Etats-Unis d'Europe.
Une méthode : l'exemplarité.
Un calendrier: 18 mois,
à l'issue desquels je ne serai plus votre Premier ministre.
*Vous me connaissez, je suis simple, franc, direct.
*Je ne peux demander des efforts aux Français
*si je n'ai pas de période d'essai.
*Si je ne suis pas aussi exemplaire et jugé sur mes résultats.
*Comme la présidente de la République,
*je crois qu'il y a une nouvelle manière de faire de la politique.
*Se fixer une règle et s'y tenir.
*C'est ma manière de servir mon pays
*et c'est sur cette base que je vous demande
*de m'accorder votre confiance comme Premier ministre de la France.
Sous-titrage : HIVENTY
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.