Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- "Maggie Poirier.
"Surveillez les magazines
"car vous risquez bientôt de voir Mag sur leurs couvertures.
"Elle rêve d'tre actrice, chanteuse
"ou encore radiologiste
pour voir à travers les vêtements des gars."
(♪Whatta Man par Salt-N-Pepa ♪)
- Hé, est-ce qu'on va voir s'il y a des bleuets aupitde sable?
- Bien là, toi, il est bien trop de bonne heure!
C'est pas avant la fin juillet!
- On peut aller checker pareil, d'un coup!
- Je peux pas.
Faut que j'aille laver le char à mes parents.
- Là, l?
- Bien, faut que je le fasse avant demain
si je veux avoir un bonus sur mon allocation.
- Maudit que t'es chanceux d'avoir une paye!
J'ai pas de cash, ça me fait chier!
Ma mère veut que je donne mon nom pour travailler à l'hôpital.
- Les filles, mes parents nous laissent le chalet
pour la fin de semaine.
- Qu'est-ce qu'il y a à faire à part des feux de camp?
- Des activités de plein air!
- Je vais apporter mon système de son.
On va pouvoir mettre de la musique au bout dehors
puis faire des chorégraphies.
- Qu'est-ce que vous faites?
- On mange de la crème à glace. Vous autres?
- On fête ma fte. - Bien, bonne fête!
- Merci!
- Bonne fête!
Bon, je vais y aller, moi. - Où, ça?
- Bien, chez nous.
Tu peux venir si tu veux.
- Pourquoi? Tu veux lui faire laver ton char?
- T'es cave!
- Hé, salut, là!
- Hum, on s'en va à la rivière si jamais ça te tente.
- Bien... ouais!
- Fumes-tu?
- Euh, bien des fois, ouais.
(♪Whatta Manse poursuit ♪)
(vibration de cellulaire)
- Oh merde!
(soupir)
Hum...
♪ ♪
(brouhaha des conversations)
- Élise! - Hé!
- Tellement désolé pour ta mère! Comme elle va?
- Ah, quelques bleus, mais rien de grave.
- Bon, tant mieux!
Pour la réunion d'hier,
j'ai commencé la rédaction du plan d'intervention.
Quand j'aurai fini, tu pourras mettre tes notes
directement dans le document.
- OK, parfait!
Oh.
On se reparle.
- Dis bonjour à ta mère pour moi, OK?
- Oui.
(conversations entremêlées)
- Élise! Attends, ma pinotte!
Hé, hé, hé!
Hé!
On va être bien ici! Hein?
Puis as-tu vu la grande cour en arrière?
On va pouvoir se mettre une table puis des chaises cet été.
Puis il y a un beau parc juste à côté!
- Il y a juste 2 chambres!
- Ah... On va s'arranger, OK?
- Je dors pas avec Simon, il pue le matin, je vais être malade!
OK, sais-tu ce qu'on va faire?
Toi puis moi, on va se partager la grande chambre.
- D'habitude, tu veux même pas que j'aille dormir avec toi!
- Bien là, j'ai changé d'idée.
Regarde, ma pinotte,
moi non plus, ça me tente pas de déménager, OK?
J'ai pas les moyens de garder la maison.
- Je veux que papa revienne habiter avec nous autres.
- Hum... Moi aussi, j'aimerais ça.
- T'as juste à lui dire!
- Ça marche pas de même.
Hum?
Allez, viens!
On va aller voir le parc, OK?
- Papa! - Ah, la belle visite!
Viens-t'en ici!
(petit rire)
Comment ça va, la cocotte?
- Ça va bien. Toi?
- Allô, all! - Ça va. Salut, salut!
- Veux-tu aller nous attendre sur les marches?
(raclement de gorge)
Euh, tiens! Ça, c'est de la sauce à spag, comme tu l'aimes.
Ha!
(raclement de gorge)
T'as arrangé les marches? - Bien ouais!
Puis Simon, lui?
- Bien, il va bien.
Mais moi, ça va pas.
Ah!
Je m'en veux, là!
J'ai tout gâché!
- On s'en allait là de toute façon.
- Non, c'est pas vrai, ça.
Je t'aime.
Puis je le sais que tu m'aimes encore.
J'aimerais ça que tu changes d'idée!
- Lorraine...
- On s'ennuie de toi.
Moi,je m'ennuie de toi!
- Je peux pas. - Denis!
Je passerai pas à travers!
- Regarde...
Il y a quelqu'un d'autre dans ma vie.
Ça fait pas longtemps,
mais j'ai envie de savoir où ça va me mener.
- OK. Viens, Élise, on s'en va.
- C'est correct, là? Tu lui as dit?
(soupir)
- Envoie, rentre dans l'auto!
- (voix éraillée): Oui...
(raclement de gorge)
Bonjour, c'est Élise Dénommé.
C'était juste pour dire
que je pourrai pas aller enseigner aujourd'hui,
j'ai fait de la fièvre toute la nuit.
(raclement de gorge)
Donc, désolée. Merci!
(soupir)
- Es-tu mariée? As-tu des enfants?
- Non!
Je me suis juré
que je ferais pas la même erreur que ma mère.
- Laquelle?
- Vivre en fonction des autres.
- Dans mon souvenir, elle avait quand même un bon caractère.
Elle savait où elle s'en allait.
- Oui.
Mais après la mort de mon frère,
elle... elle a tout fait pour arrêter le temps.
Aujourd'hui, elle se rend compte que le temps a passé quand même,
qu'il reviendra pas.
Pas plus que mon père ni Simon.
Toi aussi, t'as choisi de vivre seul.
- En fait, j'ai choisi
une vie qui implique d'être seul.
Comme ça, ça permet de garder mes énergies pour ma mission.
- Les églises sont vides, Philippe.
- Oh, mais je cherche pas à attirer les foules.
Moi, mon but,
c'est juste de pouvoir transmettre
un message d'espoir aux gens que je croise.
À la limite, j'ai même pas besoin d'église pour ça.
- J'ai pas juste des bons souvenirs de cette époque-là.
- C'est pour ça qu'on t'a pas vu au conventum?
- Non. J'ai deux de mes employés
qui se sont pas pointés ce soir-là,
fait que fallait que je reste ici.
- OK. C'est dommage, parce que c'était une belle soirée.
Mais la réussite, c'est la meilleure revanche.
- Ha! - C'est ce qu'on dit.
Toi, t'étais là, mais c'est pas ton année.
- Non, non.
Je voulais rencontrer les amis de mon frère,
puis entendre parler de lui, tu sais?
- Ton frère...
Bien moi, ton frère,
on s'est connus début secondaire.
On avait quand même pas mal de cours ensemble.
Puis il a travaillé pour mon père.
- À la cafétéria de l'hôpital? - Oh non.
On avait un dépanneur pas loin de l'école.
- C'était à tes parents, ça? Tu m'as jamais dit ça.
- Ma mère était fonctionnaire
fait que c'était vraiment mon père
qui s'en occupait tout seul.
Puis moi, après l'école, j'étais pogné pour l'aider.
J'haîssais ça!
- Ha!
- Mais quand j'ai su
que ton frère cherchait une job, je l'ai plogué.
- As-tu déjà vu ça? Ha!
Une "plotte" carotte! Ha, ha!
- Ha!
Hé, tu peux pas rester ici.
(petit rire étouffé)
- Hé!
(tintement de bouteilles)
- Ça, là, tu vas me faire un rabais là-dessus?
- J'ai pas le droit.
- Bon, bien si c'est de même, je vais aller ailleurs.
- Ça me dérange pas.
- Tiens, embarque ça avec.
- Ça va faire 25$.
- Puis...
quand est-ce que tu vas venir à la pêche au chalet?
- Je sais pas trop, là, j'ai pas le temps.
- On a pogné du beau doré la semaine passée.
On pourrait se faire des fish and chips.
- C'est qui, elle?
- Une amie.
Bye!
- Ha! Esti!
Une rousse!
(rire)
Une rousse!
(♪Rockstar for a Day par Bumblefoot ♪)
- Ç'a pas duré longtemps.
Disons que ton frère puis le service à la clientèle,
ils étaient pas faits pour s'entendre.
- Hum.
- Hé, toi, par exemple, j'en reviens pas!
T'étais tellement timide plus jeune!
- C'est toi qui m'as aidé à sortir de ma coquille.
- Ah! T'étais sportif aussi, hein?
Tu faisais des poids et haltères, je pense.
- C'est drôle que tu me dises ça parce qu'avec Berge,
on fait du CrossFit de temps en temps.
- Avec Berge? - Ouais.
- C'est drôle! Je pensais pas que vous étiez...
- Ç'a mal commencé, là, mais...
Berge, c'est un bon gars.
Non, non, chaque fois qu'il est dans le coin,
on s'organise pour se faire un petittrainingentre hommes.
- Ça me fait tellement plaisir
de savoir que ce petit groupe là t'a aidé!
Encore aujourd'hui.
- Moi, j'ai été chanceux.
- J'aimerais tellement ça, comprendre!
- Tu sais, le suicide, moi, dans ce temps-là,
j'y ai pensé une couple de fois.
- Tu sais, quand on te met une étiquette, là,
pis que tout le monde continue à taper sur le clou,
c'est pas évident!
- Tu penses que c'est ça qui lui est arrivé?
(soupir)
- Les profs l'aimaient pas, il était fendant,
il dérangeait tout le monde!
(sonnerie de cellulaire)
- Ouais, mais c'est un mécanisme de défense, hein.
- Tu vois, avec le recul,
je me dis que son allure detough,là,
c'est parce qu'il était complexé.
- De son apparence physique?
- Ça. Les filles.
Puis me semble qu'il avait pas des bonnes notes non plus.
- Il a déjà eu une blonde?
- Je me rappelle pas.
(sonnerie)
- Ah! Je suis désolée, faut vraiment que je le prenne.
Oui, Sébastien?
- Sinon, es-tu resté en contact avec d'autres gars de la gang?
- Non.
Là, moi...
j'ai été témoin de quelque chose dans le temps,
mais je sais pas s'il faut que j'en parle.
- Par rapport à Simon? - Puis son père.
- Tu viens chercher ça?
Hein?
- Tu fumes?
- Relaxe, là!
- Ta mère est au courant?
- C'est pas de vos affaires.
- Hé! Hé, hé, change de ton quand tu me parles.
- Tu peux bien capoter pour une cigarette, hein!
- Toi, mon petit gars, t'es vraiment mal parti dans la vie.
- Je m'en fous.
En autant que je finisse pas comme toi.
- Répète-moi donc ça ici pour voir.
- T'es rien qu'un crisse d'alcoolique
qui est tout le temps en tabarnac.
T'es un crisse de cave, hein!
-Puis c'était pas juste
une petite claque en arrière de la tête.
-Tu penses que son père le battait?
-Regarde, moi, j'ai jamais osé lui en parler.
Il sait pas que je les ai entendus.
Je me suis dit qu'il devait tellement se sentir cheap,
je voulais pas en rajouter en plus.
-Peut-être qu'il aurait eu besoin
d'une main tendue pour l'aider.
-Comment j'étais supposé savoir ça, moi?
-Non, c'est pas un reproche que je te fais.
- Ça me surprend qu'il t'en ait pas parlé à toi.
- Je savais que la relation était tendue avec son père,
mais pas à ce point-l.
- Bien, tu sais, la honte, là...
ça fait faire bien des conneries.
- Je pars pour Calgary la semaine prochaine.
- Bien, voyons donc! En quel honneur?
- Je m'en vais travailler pour un entrepreneur.
C'est payant puis il manque de monde.
- OK. Pour combien de temps?
- J'ai signé un contrat pour 6 mois.
Mais ça pourrait être plus.
- Bien là, les enfants, qu'est-ce que t'en fais?
- Ils passent leur temps
à se trouver des raisons pour pas venir me voir.
- C'est pas une raison pour les abandonner, Denis!
- S'ils veulent venir à Calgary cet été, ça va me faire plaisir!
Je les emmènerai au Stampede. Hum...
- Me semble qu'on aurait pu en parler.
- C'est mieux pour tout le monde.
Puis...
pour la maison...
tu peux la garder.
Je te demanderai pas ma part.
Je te suis tanné de la chicane.
- Qu'est-ce qui se passe, Denis, là?
Est-ce que c'est à cause de ta nouvelle blonde?
- Non, non! J'y vais tout seul.
Je...
J'ai juste besoin de tourner la page.
Il est beau, ton bracelet!
Me le donnes-tu?
Tu vas écouter ta mère, hein?
- Pourquoi tu t'en vas? Elle t'a dit qu'elle t'aimait encore!
- C'est juste un contrat.
Ça va donner des sous, puis...
ça va me permettre de réfléchir.
- Réfléchir à quoi?
- Élise...
fais-moi confiance.
- T'as dit à maman que tu pouvais rester là-bas
aussi longtemps que tu voulais.
- "Pouvais". Oui, oui.
J'ai dit "pouvais", j'ai pas dit "voulais".
(Elle soupire.)
Hum?
Tu sais que t'es ma préférée, hein?
Puis que je peux pas vivre sans toi, moi.
Tu le sais, ça? Hum?
Je vais revenir, je te le promets.
- Je te le donne, mais faut pas que tu l'enlèves.
- OK.
- Là, je sais pas.
Elle, est-ce qu'elle a vécu le même traitement?
- Ouais, je comprends. - C'était l'école.
Désolée, ils trouvaient pas mes copies d'examen.
- Ah! Bien, je vous présente ma femme,
Maggie.
L'abbé Philippe.
Il s'occupait de la pastorale à la polyvalente.
- Ah, mon Dieu, bien oui!
Vous aviez remplacé la soeur!
Celle qui passait son temps à siffler!
- Soeur Guylaine.
- Vous vous rappelez pas de moi, hein?
- Rappelle-moi ton nom de famille.
- Poirier. - Maggie Poirier, oui! Allô!
- Ça, c'est Élise Dénommé, la soeur à Simon.
Tu te souviens, on était à l'école avec.
- Salut!
- Allô!
- Ça, c'est Jeanne, elle est en 2e année.
Puis Édouard, qui vient juste de commencer.
- Ah,cute! - Des beaux enfants!
Ils ont l'air heureux!
- Vous êtes ensemble depuis le secondaire?
- Non, non.
On a eu une petite amourette juste avant le secondaire 5,
mais après ça, on s'est complètement perdu de vue.
- J'étais sur le point de me marier,
puis je suis tombée sur Stéphane par hasard.
- Oups! - Sur le bord des écluses.
- Fait qu'on rattrape le temps depuis 10 ans.
- (Philippe): Hé, ça, c'est le destin, hein?
- Euh, je reviens.
- Comment ça se fait
que t'as décidé de te lancer en restauration?
Ça t'a déjà intéressé?
- Bien non, pas pantoute!
On se cherchait un projet en commun.
À un moment donné...
♪ ♪
(murmure des conversations)
-Ça fait 2 jours que j'essaie de lui parler.
C'est clair qu'elle m'évite.
-Pourquoi elle ferait ça?
-Parce qu'elle a quelque chose à se reprocher.
Toi, t'as rien vu?
- De quoi tu parles?
- Bolduc et Maggie étaient ensemble pendant l'été.
En fait, ils étaient dans un triangle amoureux, avec Simon.
Quand il l'a su, 3 jours plus tard,
il s'est jeté en bas du pont!
- Élise, si c'est ça...
moi, j'ai rien vu.
Mais je comprends
que t'aies besoin d'aller au fond des choses.
T'as pas peur de perturber leur vie
ou même celle de leur famille?
Je sais pas, ça fait tellement longtemps!
Est-ce que ça vaut vraiment la peine?
- Ah, parce que la vie de ma famille
a pas été perturbée peut-être?
Je veux juste qu'elle me dise ce qui s'est passé.
Me semble que j'ai le droit de savoir.
- Ils ont rien à voir avec la mort de Simon.
C'est à cause de ton père.
- Hein?
- Mais tu le sais, ton père était alcoolique,
il était violent.
Il...
Il frappait Simon.
- Quoi?
- C'est ton frère qui me l'a confié.
Mais il avait tellement honte,
il voulait pas que j'en parle à personne.
- Pourquoi tu m'en as pas parlé avant?
- Bien, je voulais pas ternir l'image que t'avais de lui.
- Je suis une grande fille,
je suis capable de faire la part des choses.
- Toi, est-ce qu'il t'a... - Non!
Non, jamais!
Jamais de la vie!
- OK, les enfants,
il vous reste 30 minutes pour compléter votre examen.
Simon?
Les réponses, c'est sur la copie, pas sur le bureau. OK?
Je le transporterai pas chez moi ce soir
pour le corriger.
-Anyway,j'ai pas étudié.
Pas eu le temps.
- Bien, les examens sont pas en option.
- Je sais comment me servir de mon système reproducteur.
Pas besoin de savoir le nom de toutes les parties pour ça.
- Tiens.
Il te reste 30 belles minutes pour le compléter.
- T'as toujours aimé ça, faire ça.
Quand t'étais petite, tu crémais les mains de ton père.
- Est-ce qu'il a toujours été correct avec toi?
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Tu sais, quand il buvait une bière, il étaitsmooth,
mais le reste du temps...
il avait l'air comme enragé.
Des fois, il me faisait peur.
- Il était pas de même quand je l'ai rencontré.
Mais...
la dernière année avant qu'on se sépare, c'était...
dur.
- Est-ce qu'il a déjà été violent?
- Bien non!
C'est quoi, cette question-là?
- Il a frappé Simon.
- Où tu vas chercher ça?
- Bien, il l'a dit à l'abbé Philippe.
- Franchement, c'est n'importe quoi!
Ton père avait un sale caractère,
mais il était pas violent.
(soupir)
- Je te le jure, Élise.
S'il avait touché un seul de vos cheveux, je l'aurais tué.
- Bien pourquoi Simon aurait dit ça?
- Bien parce qu'il avait besoin d'attention.
Puis le curé lui en donnait.
- Fait qu'il aurait inventé ça, lui?
- Oui.
-Est-ce qu'on attend M. Dénommé?
- Non.
- Habituellement,
je préfère rencontrer les 2 parents au même moment.
Comme ça, on est tous sur la même longueur d'onde.
- Il est à Calgary.
On est séparés.
- Depuis quand?
- C'est récent.
- Ça explique peut-être bien des choses.
- Qu'est-ce que vous voulez dire au juste, là?
- Votre fils a besoin d'encadrement, de constance.
- Oui. Je vais être constamment sur son cas
à partir de maintenant.
- Ce que je veux dire, Mme Dénommé, c'est...
- Bédard.
- Mme Bédard.
Ce que je veux dire,
c'est que vous pouvez pas tout faire toute seule.
Simon est clairement en réaction.
- Il vous a dit quoi au juste?
- Rien.
- Mais depuis que je travaille avec les jeunes,
je peux faire la différence entre une révolte passagère
ou un volcan qui est sur le point d'exploser.
- Est-ce qu'on peut en venir au fait?
Il est suspendu pour combien de temps?
- Ça fait 3 fois que je le suspends
depuis le début de l'année.
Je pense qu'il est temps de passer à une autre étape.
- C'est quoi, ton voeu?
- Quoi?
- Je t'ai vue lancer une pièce.
- Si je le dis, il se réalisera pas.
Écoute, c'est pas que je voulais pas te parler, là,
mais j'étais pas prête.
Puis t'avais pas besoin de venir questionner Stéphane,
il sait rien de toute façon.
- Ah, je l'ai rencontré
parce qu'il était dans le groupe de pastorale de mon frère.
C'est tout. - Vous avez pas parlé de moi?
- Non.
T'étais importante pour Simon, tu sais.
- Ah ouais?
- Ouais.
Il parlait souvent de toi dans son journal.
Une fois, entre autres,
où vous êtes allés manger de la crème glacée au parc.
- À ma fête. Ha!
- Il était amoureux.
- Tu sais, c'était spécial, Simon.
C'était mon premier.
- Je lave la vaisselle,
mais des fois, je beurre des toasts,
je prépare des bols de soupe.
Des affaires de même. - Aimes-tu ça?
- Bien, plus que de vendre des guenilles
au centre d'achats, mettons.
- Ha!Cheap shot,ça!
- Léa? Viens!
- Bien, j'ai tellement ri, hier!
Un gars qui s'appelle Réal. Il est trisomique.
- Hein? Il travaille avec toi? - Oui.
On était à la pause de midi, à la cafétéria.
Puis il y a un gars qui arrive, là,
gros bonhomme, avec plein detatoossur les bras.
Tête de mort... des dragons.
Puis là, quand il voit ça, mon Réal,
il commence à capoter bien raide!
"Le monsieur est sale! Le monsieur est sale!"
(rires)
Fait que là, il est allé prendre une bouteille destuff
pour laver le bonhomme!
"Attention, monsieur, Réal va te laver!"
Ha!
Il est nono, Réal, là, mais il me fait bien rire!
- OK, mais le gars, il a pas dû la trouver drôle!
- Bien, il était pas content, mais...
il a bien vu que Réal était pas tout là non plus.
- Ouais.
- Je lui ai expliqué que c'était destatoos,
puis il m'a demandé de lui en faire un sur le bras.
- Toi? - Hum.
Un chat avec... des lunettes soleil.
- OK. Fait que?
- Je lui ai dessiné un chat avec des lunettes de soleil.
(rires)
(♪Drivepar R.E.M. ♪)
♪ ♪
♪ ♪
♪ ♪
- À quelle heure il faut que tu rentres?
- J'ai pas d'heure. Toi?
- 9h00.
- Hum. Je pense que t'es en retard.
- Oui, je le sais.
Mais ma mère est même pas là de toute façon,
elle a un nouveau chum.
- Tes parents sont divorcés?
- Oui, ça fait longtemps.
Toi?
- Ah... Mon père est rendu en Alberta.
- C'est loin!
Tu...
T'ennuies-tu?
- Des fois.
Il était rushant dans les derniers temps.
On faisait des affaires cool quand même.
- Comme quoi?
- Bien, on construisait des affaires.
Puis...
bien, je me servais de ses outils.
(sirène au loin)
(♪Drivese poursuit ♪)
♪ ♪
♪ ♪
-Je pensais pas que Simon m'aimait.
Ça avait fini en queue de poisson, notre affaire.
Mais...
moi aussi, je l'aimais bien.
- Merci de m'avoir raconté ça.
Pourquoi il t'appelait Magnolia?
- De quoi tu parles?
- C'était ton surnom?
- Non.
Non. Le monde m'appelait Maggie ou Mag, mais pas Magnolia.
(soupir)
(coups à la porte)
- Allô, all!
- Allô!
- Oh! Aîe, ale, aîe! Belle tornade!
Ha, ha! Salut!
Ça va?
Comment ça va avec Olivier?
- Ça va.
- Pas plus que ça, hein?
- On essaye de se réparer, c'est compliqué.
- Oui. Des fois, quand c'est trop brisé.
- J'ai pas besoin que ça revienne comme avant.
Juste de retrouver un équilibre,
un petit coin tranquille dans ma tête.
- Avec ces deux-là, ça va être compliqué!
- Ah.
- Hé, vous autres!
Hé-oh!
Venez, on va donner une petite pause à maman,
on va aller au parc.
Ça te tente?
- Crème solaire.
- Oui, madame. À vos ordres.
Oh, je pensais avoir trouvé la fille
qui a brisé le coeur à Simon, tu sais, Maggie.
- Ah...
- Puis finalement,
bien, c'était pas ça, c'était juste une affaire d'un soir.
- Pourquoi tu t'acharnes?
- Bon! C'est bon, ça!
Va chercher ton frère, OK?
- Ça te vire à l'envers, cette histoire-là.
Tu dis toujours que ta mère vit dans le passé,
que les morts prennent toute la place.
Je sais pas si tu t'en rends compte,
mais tu fais la même affaire.
- J'essaie juste de comprendre.
- Tu cherches un coupable.
- Simon!
Simon!
Tu sais, toi puis moi, on est pareils, là.
-No way!
- Quand ça explose, ça revole partout.
Dans le fond, on a le coeur à la bonne place.
- Je suis pas un trou de cul, moi.
- OK, c'est correct.
J'ai perdu les pédales, je m'excuse.
Tu m'avais provoqué toi avec, avoue.
Regarde, j'ai ça pour toi. Après ça, je te sacre la paix.
C'est toujours pratique d'en avoir un.
- Merci!
J'ai pas eu le temps
de te montrer tout ce que j'aurais voulu.
Je suis pas inquiet, t'es débrouillard.
- C'est quoi, ça?
- Viens-t'en, Élise,
on va être en retard chez le dentiste.
- Bye, cocotte!
- Bye, papa!
(brouhaha des conversations)
- Ah! C'est ça, là!
- Sept, huit, neuf, dix!
- Vas-y! Ah!
- Je veux un Mr Freeze, s'il te plaît!
- Ah... Ha, ha! Oui, je comprends.
Hum, j'ai une autre idée.
On va aller voir ce que maman a préparé pour souper, OK?
(sonnerie)
On va ramasser tranquillement.
Oh, j'ai manqué un appel.
Faut que je prenne ça, OK,
mais veux-tu aider ton frère à ramasser?
-Euh, Élise, c'est Maggie.
Écoute, je repensais à ça, l.
Je t'ai dit que je n'avais plus réentendu parler de Simon
après ma fête,
mais c'est pas vrai.
Mon père est policier,
puis c'est lui qui était allé l'arrêter.
- Chut, chut, chut!
- Chut, chut!
(petit rire)
- Oh!
(coup)
(paroles chuchotées indistinctes)
OK, ha!
OK!
Chut!
- Chut...
(rires et paroles indistinctes)
(paroles indistinctes)
(paroles indistinctes et rires)
(coups à la porte)
- Allô.
- Salut! Agent Poirier.
C'est toi, Simon Dénommé?
- Ouais, monsieur.
- On peut te parler 2 minutes?
- Oui.
- Simon, on aurait une couple de questions à te poser.
Es-tu tout seul?
- Est-ce que c'est moi que vous venez chercher ou...
- Hé, Simon, as-tu sorti les poubelles?
- Bonjour, madame! - Bonjour!
- Bonjour!
Ah, est-ce que c'est à cause des pneus crevés?
C'est pas mon auto. - On le sait.
C'est à Simon qu'on est venus jaser.
Des voisins t'ont vu tourner autour du véhicule
vers 2h00 du matin.
- Hein? Voyons donc, ça se peut pas,
il était couché, il dormait.
- Je dormais pas. Tu faisais tellement de bruit!
- Ah...
- Simon, est-ce que c'est toi qui as crevé les pneus?
- Dis-moi que t'as rien à voir avec ça, toi.
C'est quoi, ces niaiseries-là?
- On va te demander de nous suivre au poste.
- Juste une minute s'il vous plaît.
Qu'est-ce qui t'a pris?
- Est-ce que je reste en pyjama, ou...
- Mais j'ai jamais eu conscience de ça, moi.
- T'étais peut-être pas chez vous quand c'est arrivé.
- Mais ça veut dire
que mon frère avait un casier judiciaire?
- Non, je pense pas. Les accusations sont tombées.
- Pourquoi?
-Mon père se souvient pas.
Mais il m'a parlé d'un détail, par exemple.
Quand Simon était au poste de police,
il a demandé si ça coûtait quelque chose,
faire des appels interurbains.
Je pense qu'il voulait parler à son père.
- Ah oui?
Est-ce qu'il l'a appelé?
- Ouais, mais il avait pas réussi à le rejoindre,
puis ça l'avait bien démoralisé.
(coups à la porte)
- Tout est beau avec la police.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Il y aura pas d'accusations.
- Impossible, j'ai dit que c'était moi.
- J'ai payé des nouveaux pneus à Jean. Il va retirer sa plainte.
Puis c'est une maudite chance, parce que la DPJ s'en mêlait.
Hé!
Ça m'a coûté une beurrée, là!
Toi, tu vas me rembourser jusqu'à la dernière cent, OK?
- Osti que je t'haîs!
(soupir)
- Fait que j'ai pilé sur mon orgueil,
puis j'ai appelé ton père pour lui emprunter de l'argent.
Je me suis arrangé avec ton oncle Claude,
puis Simon est resté chez lui une couple de semaines.
Il a travaillé avec le temps qu'il rembourse ses dettes.
- Tu l'as vraiment envoyé là?
- Je le sais que c'était pas l'idée du siècle, là,
mais il était en train de me rendre folle.
J'étais sur le bord de craquer. Puis je pouvais pas.
J'étais monoparentale, fallait que je m'occupe de ma famille.
- Mais pourquoi il faisait ça, hein?
Il voulait encore attirer l'attention?
- Cette fois-là, il voulait juste me faire chier.
En tout cas, c'est ça qu'il a dit à la police.
- À cause du divorce?
- Avant, Simon, il se pognait tout le temps avec ton père.
Mais quand Denis est déménagé,
il l'a juché sur un piédestal.
- Ah, bien ça, c'est de famille, hein?
Les absents ont toujours raison.
- Je sais pas s'ils ont raison.
Mais je sais qu'en s'enfargeant dans les détails, là,
on ne voit plus clair.
(soupir)
-Aimes-tu le sport?
- Ça dépend.
- Tiens!
- C'est ça, ta thérapie? On joue au basket?
- J'ai pas de problème avec ça, moi. Toi?
- Non.
- Vas-y!
J'ai l'impression que tu passes des messages,
mais ça se rend pas aux bonnes personnes.
- Ah ouais, hein? C'est quoi, le message?
- Tu veux être compris sans te faire juger, mais le problème,
c'est que tu sais pas comment parler de toi-même.
-Bonjour, ici l'école secondaire de Saint-Jean.
Si vous connaissez le numéro de poste
de la personne que vous voulez joindre,
composez-le maintenant.
-Vous avez rejoint le bureau de Sandra, infirmière.
Laissez-moi un message
et je vous rappellerai le plus vite possible.
(bip)
- Ah...
- Ehboy!Elle a fait la guerre! - Ouais! Ha, ha!
Elle était à mon père, mais il s'en est jamais vraiment servi.
Il l'a donnée à mon frère, puis dans mon souvenir,
il répétait les mêmes accords non-stop!
(rires)
- Bon écoute, c'est pas fameux,
mais étant donné l'état de ma flotte...
J'ai pas vraiment de budget, par contre.
- Hé, bien non, voyons, je te la donne!
- Je vais changer les cordes.
- Mais...
me jouerais-tu ça, s'il te plaît?
- Oui.
(♪ quelques notes )
- Est-ce que ça te dit quelque chose?
- Non.
Non.
- Élise, je peux te parler 2 minutes?
- Oui.
Ah! J'ai complètement oublié de réviser le plan d'intervention!
Je m'excuse! Je fais ça ce soir, promis.
- Hum, hum.
Étais-tu vraiment malade avant-hier?
- Hein?
Bien voyons, Seb! Ha!
T'es sérieux?
- Oui. Quand je t'ai appelée,
t'avais pas l'air d'une fille qui dormait.
T'avais même pas l'air d'être chez vous.
- OK, tu me surveilles? - Ha, ha!
Franchement, Élise!
- Bon, bien la prochaine fois,
je te ferai un FaceTime dans mon lit.
- Ha!
Tu sais que ça va me prendre un papier de ton médecin. Hum?
- Pour vrai?
Pas de ça entre nous, là.
- C'est la même procédure pour tout le monde, sans exception.
- Euh, j'étais pas vraiment malade physiquement.
Je ressasse des grosses affaires ces temps-ci,
puis j'ai beaucoup de remises en question.
Puis c'esttough.
- Mais veux-tu en parler?
- Je saurais même pas comment.
- Élise! Élise, je peux pas.
J'ai... J'ai une famille.
- Même pas...
Excuse-moi.
- Ah!
Le numéro de poste doit avoir changé depuis 25 ans.
- Tu surestimes la capacité du réseau de l'éducation
à se renouveler.
(petit rire)
- OK, mettons que ça se peut... - Hum, hum.
- ... comment t'expliques le numéro personnel?
- Maman! - Ah...
J'arrive!
Pourquoi une infirmière donnerait son numéro à un jeune?
- OK, écoute ça. Ça, c'était dans l'album de finissants.
"Nathalie, infirmière.
"Nathalie est toujours disponible pour un conseil,
un pansement, et plus encore."
Je sais ce que tu penses.
Mais là, j'ai vraiment l'impression
d'être proche d'une explication.
Sous-titrage: MELS
C'est quoi, cette histoire-là?
-Mettons qu'elle a fait l'objet de rumeurs...
persistantes.
-Il y en a qui se seraient fait becquer bobo.
- La soeur de Simon Dénommé est sur mon cas.
Ça fait 2 fois qu'elle me relance.
Elle est pire que la police.
- Elle veut quoi? - Savoir pourquoi il est mort.
- À ta place, je laisserais le passé tranquille.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.