All language subtitles for Les.Yeux.Fermes.2023.S01E01.FRENCH.1080p.WEB.DD5.1.H264-TFA

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

(cris d'enfants qui jouent)

(téléphone)

- Maman, j'ai faim!

Maman?

(pleurs en sourdine)

Maman!

(pleurs)

Maman? Qu'est-ce qu'il y a?

(pleurs)

C'est Simon?

Il est où?

- Au ciel...

(pleurs)

- Il est mort?

Maman, tu m'étouffes! Tu m'étouffes!

(cris étouffés)

- Excuse... Excuse-moi. Excuse-moi.

- J'ai faim, je peux avoir des biscuits?

- Va-t'en.

Va-t'en!

(respiration haletante)

(bips, déverrouillage électrique)

- Lorraine?

Lorraine?

Maman?

(respiration haletante)

Oh mon Dieu, tu m'as fait peur!

- Je me suis barré le dos. Aide-moi donc s'il te plaît.

- T'aurais pu me répondre!

(soupir)

- Es-tu pressée? - Non, pourquoi?

- Il faut que je me lave.

Ça fait 2 jours que la fille du CLSC se pointe pas.

- Crisse d'innocente!

Je vais te faire couler un bain,

il me semble que ça va te faire du bien.

- Non, non. Non, non, une douche, ça va faire la job.

(soupir)

Bon, attends, attends, attends.

OK...

Es-tu allée à l'épicerie? - Hum, hum.

- La commande est où? - Sur le comptoir.

- Mais là, tu l'as pas rangée?

- Non, je suis venue voir si t'étais correcte.

- On laisse pas du lait puis du yogourt sur le comptoir!

Voyons donc! - T'as raison.

La prochaine fois, je vais dépaqueter

avant de vérifier si t'es morte.

(soupir)

Eh, c'est quoi, l'enveloppe pour Simon?

C'est donc bien bizarre!

- Ouais...

Une invitation aux retrouvailles de sa cohorte.

- Franchement!

- Non, il est temps que je déménage.

- Mais là, il y a rien qui presse.

Donne-moi ça.

Je vais te trouver quelqu'un pour t'aider.

Puis, si on la paie,

elle va peut-être se pointer, elle!

Tiens.

- J'ai réussi à avoir une place dans une résidence.

Un petit studio.

C'est beau, c'est propre.

Puis, il y a tous les services sur place.

- C'est pour les vieux, ces places-là.

- Je suis vieille.

- T'as 72 ans. - Je suis surtout maganée.

J'aime mieux partir

pendant que je suis encore capable de le faire.

- Bon, bien, si ça te fait plaisir,

on ira visiter un petit appartement

puis on va s'en reparler, OK?

- C'est déjà fait.

On est allées visiter la résidence l'an passé.

- Qui ça, "on"?

- Bien, Françoise puis moi. Il y avait des portes ouvertes.

- OK, parce que ta soeur à qui tu parles jamais

est au courant, puis pas moi?

Quand je viens te voir,

au lieu de parler des spéciaux de la circulaire,

t'aurais pu me dire que tu voulais quitter la maison.

- Je le savais que ça se finirait de même.

Hum. Veux-tu un pain?

Attention...

- Je vais devoir travailler en fin de semaine.

- Mais non, t'es pas sérieux? - Hum, hum.

Il faut absolument qu'on ait fini

de poser le Gyproc à la grandeur,

les gars du plâtre rentrent lundi.

- On avait dit qu'on allait au chalet, là!

- Je le sais. Eux sont bookés pour les 3 prochaines semaines.

- Maman, regarde!

- Mais la fête de ton gars, ça, c'est pas important?

- Maman? - Une minute, ma pinotte, OK?

- Bien oui, c'est que là, le client est déjà en crisse

après nous autres parce qu'on a du retard.

- Regarde mon pain! - Ça sera pas long.

- Non, mais c'est pas grave!

On peut rester ici. - Toi, mêle-toi pas de ça, OK?

- Tu sais ce que ça implique, Lorraine, si tu vends la maison.

- Oui.

C'est une bonne affaire, on aurait dû le faire avant.

(♪Heypar Pixies ♪)

(brouhaha)

(petit rire)

- Eh! - Eh!

- Ça va? - Oui, toi?

- Oui! Qu'est-ce que tu deviens?

- Je suis rendue à Montréal. - Ah, cool!

- J'enseigne le français dans une école secondaire,

rien de très original!

(rire)

Toi? - Ambulancière.

- Ah? - Ici.

- Cool.

Eh, excuse-moi, est-ce qu'on se connaît?

- Je sais pas! - OK!

- Mais moi, je te replace pas!

- Non, non! Mais c'est normal, j'étais pas dans votre cohorte!

- Ah OK!

- Euh, mais tu devais connaître mon frère Simon.

Simon Dénommé.

- Ah, est-ce que c'est lui qui s'était noyé?

- Oui.

- Oui, je le côtoyais souvent dans mes cours...

Hein!

Je me souviens pas lui avoir vraiment parlé.

- Qui, ça? - Simon Dénommé.

C'est sa soeur. - Ah!

- Salut! - Salut! Hugo.

- Euh, Élise, mais... - Enchanté.

Simon... Oui, je me souviens de ton frère.

Bien oui, c'était une bolle en géo.

- Ah oui!

- C'est vrai? - Oui.

Il connaissait toutes les capitales du monde par coeur.

- Il se tenait avec Berge... - Oui!

- Puis l'autre... c'est quoi son nom?

- Bolduc! - Bolduc.

- Bolduc... Je l'avais oublié, lui!

- Te souviens-tu de la fois

où on va l'avait soûlé à la crème de menthe?

Inoubliable! Inoubliable!

- C'est ma 48e rentrée.

À 50, je prends ma retraite. - Incroyable!

Tu sais que c'est en grande partie grâce à toi

que je suis devenue prof, hein?

J'aimais tellement ton cours!

- Je t'appréciais beaucoup,

t'étais une élève attentive avec un regard intéressé.

J'en ai pas croisé souvent dans ma carrière.

- Arrête!

- Mme Savoie? - Bonsoir!

- Philippe Drolet.

- Mais mon doux! Mais je t'aurais jamais reconnu!

- Mais toi, t'as pas changé du tout!

- Ah, Philippe était animateur de pastorale.

- Ah OK!

- Est-ce que je t'ai eue comme étudiante?

- Non, j'étais en morale. - OK.

- J'ai appris pour ta nomination.

- Oui? - Monseigneur!

Félicitations! - Merci!

- Bonsoir, bonsoir, tout le monde!

(cris d'enthousiasme)

Merci! Merci, merci d'être là!

Bon! La scène où je me trouve

a été le théâtre de performances mémorables

lors du fameux concours de lipsync!

(clameur de la foule)

Spécialement pour vous,

voici le grand gagnant de l'édition 1994,

Carl "Berge" Bergeron!

- Bien non!

- Salut, la gang!

♪ L'homme rose que je suis est mort aujourd'hui ♪

♪ Eh, je le sais pas pourquoi qu'elle est partie ♪

♪ Je la respectais au lit

♪ Je faisais le ménage, la popote, la vaisselle aussi ♪

♪ J'étais son mari

♪ Les femmes préfèrent les ginos ♪

♪ Les machos, les Camaro

- Méchante bête de scène!

- Ha! Eh, merci!

(petit rire)

- Tu me reconnais pas, hein? - Non.

- Hum...

- Élise!

Sérieux? - Bien oui!

- La dernière fois, t'étais unkidavec des lulus!

- Oui! Puis, toi, t'étais... - Un jeune tata!

- Oh, oh... un beau grand tata!

Ça va bien? - Oui.

Euh, ça, c'est le coat à Simon?

- Oui! Tu l'as reconnu! - Bien oui.

- Eh, à Simon! - À Simon.

(♪ Runaway Train par Soul Asylum ♪)

On n'a jamais eu la chance d'en discuter...

mais toi, tu savais pas qu'il avait des idées noires?

- Quand il est mort,

ça faisait des semaines qu'on s'était pas parlés.

- Ah oui? Vous étiez en chicane?

- Non, non, on avait pris chacun notre bord.

Moi, j'avais commencé à porter des perruques,

puis lui, il voulait rien savoir.

(rire)

Ça fait que, t'as jamais su comment il s'était rendu là?

- Bien... je pense que, quand on est ado,

on pense tous à ça à un moment donné.

(rire)

(♪ Silent Lucidity par Queensryche ♪)

♪ ♪

♪ ♪

(chant des oiseaux)

- Bon matin! - Eh!

Excuse-moi, je voulais pas te réveiller.

- Non, c'est correct, voyons.

Tu peux prendre une douche si tu veux.

- Ah...

- Après, on peut aller bruncher. - C'est un tout-inclus!

(rire)

Euh, non.

Mon taxi m'attend.

J'ai déjà des plans.

- OK.

Euh...

On peut se voir... plus tard, une autre journée peut-être?

- Ça ira pas plus loin, Hugo.

- T'as pas aimé ça?

(rire)

- Non, c'est pas ça. C'est contre mes principes.

Mais c'était le fun.

Bye! Bonne journée!

(chant des oiseaux)

(bruissements)

- Eh, tu sais pas qui j'ai croisé?

- Non, qui ça? - Carl Bergeron.

- J'ai jamais compris pourquoi ton frère se tenait avec.

Eh, c'était pas fort dans le temps, ça.

- Bien, en tout cas, là, il est marié, il a un enfant,

puis il travaille dans une microbrasserie.

- Bien, c'est ça!

Il a commencé bien jeune à tester ses produits.

Il a embarqué Simon dans ses conneries,

puis on sait comment ça a fini, hein.

- Oui, puis le fait que papa était alcoolique,

ça, ça a rien à voir peut-être?

- Bon!

(raclement de gorge)

Tiens, ça, c'est pour toi.

C'est tous mes beaux bijoux.

Bien, les appartements sont pas grands,

puis lestaffvole les vieux dans ces places-là.

- Je comprends pas pourquoi le feu est pris tout à coup.

- Ah, regarde...

les papiers sont déjà signés, OK?

J'emménage dans 2 jours.

Je suis souffre, Élise. T'as pas idée.

- Ça fera pas moins mal dans un endroit déprimant

où les gens font la file pour mourir.

- Que c'est que ça change dans ta vie à toi?

- T'as raison, Lorraine, ça change rien.

De toute façon, tu vas en faire à ta tête comme d'habitude.

(ouverture d'une porte)

(♪ fredonnement )

- Bien voyons, t'arrives bien de bonne heure!

- Le prof nous a laissés partir avant le temps.

- Ah oui? En quel honneur?

- Euh, à quelle heure on mange?

- Bien, ton père devrait appeler avant de partir, là,

ça fait que le temps qu'il arrive,

qu'il prenne sa douche, sa bière...

Après, il faut juste qu'il fasse griller

la viande sur le charcoal.

- Mais ça me dit pas à quelle heure.

- 6h00, 6h30.

- On joue au Skip-Bo? - Non, j'ai pas le temps.

Il faut que j'étudie pour mon test de géo.

- Un vendredi soir?

Voyons, c'est ta fête! Relaxe un peu, là!

- Eh, Simon! - Eh, sors d'ici!

- Qu'est-ce que tu veux faire avec tout ça?

- On va donner ce qui est encore bon et jeter le reste.

(téléphone)

- Oui allô?

C'est qui qui parle?

- On dit pas ça, c'est pas poli, là.

- C'est pour toi. - Oh non!

C'est qui, là? - C'est l'hôpital.

(soupir)

- Allô?

Là, l?

Bien oui, c'est la fête à mon gars,

on s'en allait souper dans pas long!

Mais... c'est qui qui est pas rentré, là?

(soupir)

Ouais... c'est bien parce que c'est elle, hein!

Oui.

Bien, donne-moi une demi-heure puis je suis là.

OK, bye!

(soupir)

Simon...

Simon, viens donc ici 2 minutes.

Il faut que j'aille travailler.

- Hein? - Oui.

Gina fait 102° de fièvre,

puis ils sont à court de personnel.

- OK, puis ma fête? - Je sais.

Je m'excuse, mon grand.

(soupir)

On... on va se reprendre demain, hein?

- Je veux pas me faire garder par lui!

- Ça tombe bien, moi non plus j'ai pas le goût de te garder!

- Bon, de toute façon,

votre père devrait arriver bientôt, hein.

Attends une minute!

Toi, là...

tu vas pouvoir te commander de la pizza, hein!

Je veux de l'extra bacon! - Tout ce que tu veux.

- Puis desonion rings. - OK...

Desonion rings!

(rire)

- Maman? T'as fait graver ton nom sur ta pierre tombale?

- J'ai toujours dit que je voulais être enterrée avec.

- Pourquoi t'as fait ça?

- Là, l, ça fait au moins un an

que j'ai fait rajouter l'inscription.

Toi, t'es pas allée voir ton père

puis ton frère depuis ce temps-là?

- Passe-moi donc les allumettes, là!

- Je vais peut-être avoir une nouvelle revue à te passer!

Mon frère m'a dit qu'il m'en achèterait une.

- J'ai checké ça.

- Puis? - Pas pire.

- Eh, as-tu vu Pamela Anderson?

J'ai jamais vu des aussi grosses boules!

- C'est qui, Pamela Anderson? - Personne!

- Dans le fond,

elle aurait même pas besoin de planche pour flotter!

(rire)

- Ah, il manque 3 chandelles, mais c'est pas grave.

♪ Je me lève à chaque matin ♪

♪ Je suis pas sûr que c'est moi ♪

Osti que t'es cave! - Moi, je trouve ça hot!

- T'as pas le droit de sacrer! - Ta gueule, sacrament!

(rire)

- Tiens.

♪ On passe à travers sa vie à coups de journées ♪

♪ La seule chose qu'on veut garder ♪

♪ C'est le droit de rêver ♪

♪ La gourmandise des uns fait la famine des autres ♪

♪ Puis on se met à chialer ♪

♪ Quand cette famine c'est la nôtre ♪

Bonne fête, le grand!

(rire)

♪ Quand on regarde vers son passé ♪

- J'espère que mes parents vont m'acheter

un plus beau cadeau cette année

parce que ma fête est scrappe, là.

- Qu'est-ce que t'as demandé?

- Du cash pour mon système de son.

- Moi aussi, j'en veux!

♪ On passe à travers sa vie à coups de journées ♪

♪ La seule chose qu'on veut garder... ♪

Un gros morceau comme vous autres!

- Bien, c'est ma fête, c'est moi qui décide!

- Va chier!

- Mange de la marde d'abord!

♪ Un jour je vais sauter sur un train ♪

♪ Disparaître au bout du chemin ♪

- Voyons, êtes-vous sourds, tabarnac?

(soupir)

♪ Et ceux qui pensent que je vais me noyer... ♪

- Maudit mongol!

(rires d'enfants)

- Merci.

Don Juan, lui, il prend les enfants des fois?

- S'il te plaît...

- Désolée. Olivier.

- Bien oui, il les prend.

Mais il y a pas de place chez sa soeur.

- Il aurait peut-être dû penser à ça avant de te tromper.

Hum! Donne-moi ton bras!

- Ah!

(rire)

- C'est pour Sophie.

- Oh non,my god! Ça existe encore?

- J'ai pogné ça au conventum, là.

- C'était comment? - Hum...

Bien, un peu pathétique, là.

- Je comprends toujours pas

qu'est-ce que t'es allée faire là.

- Je voulais entendre parler de lui, je pense.

D'un coup que... - Hum.

(profonde inspiration)

- Il est arrivé de quoi defucked up.

J'ai trouvé ça dans mon parebrise.

- "On a tous joué un rôle dans la mort de Simon."

"Certains plus que d'autres."

Qu'est-ce que ça veut dire?

- Que quelqu'un sait quelque chose,

puis qu'il a pas osé m'en parler en pleine face?

- Mais comme quoi?

(soupir)

- Je me suis toujours demandé

si Simon s'était vraiment suicidé.

- Attends, là...

ça fait quoi, presque 30 ans de ça?

Puis, c'est maintenant que tu me dis ça?

Ça sort d'où?

-Gut feeling.

Ça a toujours été flou.

Il a jamais laissé d'explication.

Encore au conventum, plusieurs personnes m'ont dit

qu'elles l'avaient jamais vu venir.

-♪ Bonne fête, Simon ♪

- (Tous):♪ Bonne fête, Simon ♪

- Chante, Élise! Chante! - Envoie, Élise!

- ♪ Bonne fête ♪

♪ Bonne fête ♪

♪ Bonne fête, Simon ♪

- Vas-y, vas à côté de ton frère.

Vas-y, ma pinotte! Colle-le un peu!

- Donne-lui un bec! - Colle! Donne-lui un petit bec!

- Bouge pas! Non, je l'ai pas eu!

- Encore, encore!

(rire)

- Ah, c'est bon!

- J'espère que tu vas en laisser aux autres cette fois-ci, toi!

- Bien, tu peux le couper toi-même si tu veux.

- Parfait! - J'en veux un gros!

- Toi, tu t'occupes des cadeaux!

- Un gros pour... ma pinotte!

- Ça vient de qui?

- Euh, grand-maman Fleurette.

- Elle est riche!

- Tu l'appelleras pour lui dire merci, hein!

- Tiens, ça, c'est de ton parrain.

- Rien que ça? - Voyons, t'es pas gêné!

- Il est bien cheap! - As-tu lu la carte au moins?

- Bien, il a juste écrit "mononcle".

- Tiens, regarde...

ça, ça devrait te faire plaisir.

Puis? Qu'est-ce que t'en penses?

- Bien, c'est pas ce que j'avais demandé...

- Ouais, mais c'est une surprise!

- Non, mais je hais ça, le base-ball!

- Comment, tu hais ça, le base-ball?

T'as joué souvent avec tes cousins!

- Eh, vous faites chier! - Woh, woh! Ton langage!

-Ce gant-là, c'est pas de la scrappe!

Je l'ai payé cher. - Bien, justement!

C'est du beau gaspillage!

T'aurais dû me donner le cash à la place!

- Bon, on va manger le gâteau,

après on va aller se "pitcher" la balle.

- OK, Denis, c'est bon!

De toute façon, tu peux pas

aller jouer au base-ball avec un dos barré, là!

- Hum!

(petit rire)

-Ça t'a pas pris de temps renier tes principes!

(rire)

- Euh...

non, c'était vraiment le fun...

mais c'est juste

que je veux rien de plus que ça pour l'instant.

- Je vais essayer de pas le prendre personnel.

- Non, mais ça l'est pas! - Oh, ça l'est pas?

- Bien...

(rire)

Je peux te poser une question, Hugo?

- Hum, hum.

- Est-ce que c'est toi qui as écrit ça?

(sirène lointaine)

- Non.

- Tu peux me le dire.

- C'est pas moi, Élise. Je te jure.

Je le connaissais pas tant que ça, ton frère.

Puis, contrairement à toi, bien...

il m'intéressaitfuck all.

- J'ai trouvé ton nom puis ton numéro dans son agenda.

- Ouais, on a peut-être fait un travail d'équipe une fois,

mais ça m'a pas marqué.

Je m'excuse, là, mais j'avais autre chose à faire

que manger des sandwichs dans un local de pasto le midi.

- Il faisait ça?

- Ouais.

- Hop!

- Ayoye! - Voyons, franchement!

Où tu vas, là? - Je sacre mon camp!

- Ah! Eh, il va falloir

que tu t'endurcisses un peu, mon gars,

sinon tu feras jamais rien de bon dans la vie!

- Pfft!

(soupir)

Oui, bonjour!

Est-ce que je peux parler

à Monseigneur Philippe Drolet s'il vous plaît?

(téléphone)

- Oui? - Oui, bonjour!

Je m'appelle Élise, on s'est croisés

aux retrouvailles de la polyvalente.

Je suis la soeur de Simon Dénommé.

Je sais pas si vous vous rappelez de lui, il est décédé.

- Bien oui, je m'en souviens très bien.

- On m'a dit que vous étiez proches.

Est-ce que...

En... en fait...

j'aimerais ça que vous me parliez de lui.

- Quand est-ce que vous voulez faire ça?

(♪ musique en sourdine )

- C'est bien plate

qu'on n'ait pas pu aller au chalet en fin de semaine...

On se reprendra.

- C'est correct.

- J'ai...

oublié ça dans ta carte.

- Pour vrai?

Merci.

- Puis, ton épaule, ça va?

- Toi, ton dos?

- Hum.

(soupir)

(bips)

(démarrage du moteur)

- Tu me niaises?

- Je vais passer mon tour

pour le jugement gratuit à matin.

- Osti! Il te trompe, puis toi, tu le reprends

comme si de rien n'était après 10 jours de purgatoire!

- J'ai pas envie de scraper ma vie pour une erreur.

- Une erreur? Voyons, Mylène! Ça a duré des mois!

Si tu veux mon avis, l'erreur,

c'est de continuer de mourir à petit feu

à côté d'un gars qui se crisse de toi.

- Venant de toi...

- Ah...

C'est à ça que ça sert, les amis, non?

C'est de se dire la vérité qu'on s'applique à pas voir.

- Laisse-moi donc méditer là-dessus 2 secondes!

- Moi, je pense que t'as peur de vivre autre chose.

- Dit celle qui a peur de vivre tout court!

Des fois, j'ai l'impression

que t'as la maturité émotionnelle d'une adolescente!

Non, mais c'est vrai!

Est-ce vraiment ça que tu veux dans la vie, toi?

Prendre des gars pour des kleenex,

éviter de penser au futur?

Se méfier de tout le monde,

mais obéir aveuglément à ta mère dysfonctionnelle?

- De quoi tu parles?

- Mais c'est ça le problème.

Toi, t'es habituée de contourner les épreuves.

Puis, moi, bien, j'ai décidé de passer au travers.

J'ai passé la fin de semaine

à corriger vos productions écrites.

D'ailleurs, quelques-uns d'entre vous

me l'ont fait regretter,

mais dans l'ensemble, vous vous en êtes bien sortis.

- Euh, c'est quoi la moyenne? - C'est... 69.

Alors, Jade.

Alexis.

Mathis.

Sophie-Rose. Très bien.

- Moins 20% pour les fautes? C'est une joke?

- OK, mais là, on est dans un cours de français,

alors la moindre des choses, c'est de soigner son français.

Amélie... Où tu vas, Shany? - Aux toilettes.

- OK, mais la prochaine fois,

tu y penseras 10 minutes avant le cour.

Amélie.

(sanglots)

(femme au haut-parleur, indistinct)

Shany?

- Quoi?

- Ça va? - J'arrive.

- Es-tu correcte? - Mais oui!

- C'est parce que ça fait 10 minutes

que t'as quitté le cours.

- Je savais pas

qu'on était chronométrés quand on va pisser!

(fermeture d'une porte)

(pas se rapprochant)

- T'étais où, donc?

- Ah, je... je suis retourné sur le chantier.

- À 9h30 le soir?

- Ouais... j'ai pas vu le temps passer.

- Ah, t'aurais pu me le dire avant de partir, quand même.

- T'étais au téléphone avec ta mère,

j'ai pas osé te déranger.

- Veux-tu que je t'en fasse un, sandwich, là?

- Han, han.

- Voyons, t'as eu bien chaud!

- Ouais, bien, j'ai charroyé

quasiment 40 boîtes de tuiles au 2e étage.

- Tout seul?

- Oui.

- Bien coudonc. Il y a rien que toi qui se tape del'overtime.

- Ah, c'est ma compagnie, c'est normal.

- C'est celle de ton frère aussi.

- Je vais aller prendre une douche.

(brouhaha)

- Élise.

- Bonjour! - Bonjour!

- Merci, hein.

- Je m'attendais pas... à recevoir ton appel.

Ça fait remonter

beaucoup de souvenirs à la surface.

- Ah oui, je comprends. Moi aussi.

Quand j'ai vu les amis de mon frère,

puis où ils étaient rendus...

c'est venu me chercher.

Je pensais que j'avais réglé ça dans ma tête, mais...

- Le deuil, c'est pas une ligne droite.

On peut rester pris dans la même étape,

ou même revenir en arrière.

- Bien... c'est parce que je me suis toujours demandé

pourquoi il avait pas...

laissé de lettre ou d'explication.

On dirait que ça a pas de sens, disparaître comme ça.

- Je me souviens de toi aux funérailles.

T'avais une robe bleue

avec des ailes d'ange accrochées dans le dos.

(rire)

- En fait, c'était des ailes de fée!

C'était un costume d'halloween que ma mère m'avait fait.

- OK... En tout cas, ça m'avait ému.

- Il paraît que j'avais dit à ma mère

que je voulais aller au ciel, moi aussi.

- Cet événement-là...

c'était assez difficile à comprendre pour un adulte,

j'ose même pas imaginer

ce que ça pouvait être pour un enfant.

- Vous le connaissiez bien, Simon?

- De toute évidence, pas si bien que ça,

parce que... j'ai même pas remarqué

à quel point il pouvait être...

tourmenté.

- Simon!

- Qu'est-ce qu'il y a?

- La vaisselle à essuyer.

- Bien, t'as même pas commencé!

- Tu peux la laver aussi si t'es pas content!

Voyons donc!

C'est quoi, ça?

- Notre nouveau charcoal.

- Que c'est que t'avais d'affaire à acheter ça, l?

- Il était en spécial.

- Aux dernières nouvelles,

celui qu'on a fonctionne très bien, là.

- Bien non, il est vieux et trop petit

quand on reçoit de la visite.

- Excuse-moi, c'est quoi cette niaiserie-là?

Il nous a jamais parlé de ça, lui!

- Eh, j'ai bien le droit

d'avoir un barbecue qui a de l'allure!

- Parfait!

- Euh, je vais aller faire mes devoirs avec Berge, OK?

- Moi, là, ça fait un an

que j'ai un rond de poêle qui fonctionne à moitié,

mais ça m'empêche pas de faire à manger pour autant.

- Si t'es pas contente,

rien qu'à prendre ton cash et t'en acheter un autre!

- Bien, parfait!

- Je m'en suis toujours voulu.

- De?

- J'aurais dû voir ça venir.

- D'après vous, Philippe, pourquoi mon frère a fait ça?

- Ça peut être un mélange de plusieurs raisons.

Je sais que le divorce de vos parents

l'a profondément affecté.

- C'est vrai?

Ah, dans mon souvenir,

ça avait pas l'air de le déranger.

Au contraire, je pensais que ça faisait son affaire,

comme il s'entendait tellement pas bien avec mon père.

- Simon parlait pas beaucoup.

Il gardait beaucoup de choses en dedans,

mais il y avait une violence dans lui,

une rage sourde.

- (Simon):23 mars 1994.

Je me suis planté dans le test

sur les maudits participes passés.

Le prof a lu nos notes à voix haute,

ça m'a fait chier, là, puis pas à peu près.

2 mai 1994.

On était supposés aller chez mon père

pour la fin de semaine,

puis il a cancellé à la dernière minute.

6 juin 1994.

Mon erreur, j'aurais dû aller lui parler après le cours

à la place de l'envoyer chez le diable.

- Eh, me ferais-tu un massage?

(raclement de gorge)

(soupir)

- T'as encore mal?

- Ça vient puis ça repart.

- Tu devrais aller voir un chiro,

ça serait pas mal plus efficace que ça.

- Oh, ça fait pas si mal...

(gémissements)

(raclement de gorge)

- Il y a des élections pour le syndicat

la semaine prochaine,

puis je pense me présenter.

- Toi, ça?

- Bien oui, pourquoi pas?

- Je pensais pas que ça t'intéressait.

- Je suis toujours rendue aux réunions.

De toute façon, il y a pas rien que ça:

plein de monde aimerait ça que je m'implique.

Je m'entends aussi bien

avec mes boss qu'avec mes collègues.

- OK... ça veut dire quoi, ça?

Tu vas être en réunion

tous les soirs puis les fins de semaine?

(soupir)

(ruissellement du robinet)

- Eh, t'es pas gêné, Denis Dénommé, hein!

Toi, c'est rendu que tu retournes travailler

presque tous les soirs!

Puis encore, je sais pas

si c'est vraiment ça que tu vas faire.

- Ah bien tabarnac!

Elle est bonne, celle-là!

Qu'est-ce que tu veux que j'aille faire d'autre?

Eh, je me fends le cul pour faire vivre ma famille!

- Moi, ma job, c'est quoi, tu penses?

Une façon de passer le temps entre 2 brassées de lavage?

Voyons donc! Moi aussi, je me démène pour vous autres!

Puis là, l, j'ai décidé

que j'avais besoin d'un nouveau défi.

Ça fait que, que ça fasse ton bonheur ou non,

je vais me présenter aux élections.

- OK, puis qui c'est qui va s'occuper des enfants

quand on va être tous les deux partis?

(rire)

- Si t'étais là plus souvent, tu te se serais rendu compte

qu'ils sont assez vieux pour se garder tout seuls.

(coups à la porte)

- Qu'est-ce qu'il y a?

- C'est toi qui as raison.

Il est peut-être temps que je commence

à regarder les choses en face.

- Hum, c'estweird...

C'est comme un journal intime, mais pas vraiment.

- Ouais, comme un genre... d'exercice d'introspection.

Il était dans un groupe d'entraide.

Donne-moi. Donne.

(raclement de gorge)

"16 août 94.

"On a été au parc manger un cornet,

"je filais pas, j'étais sur les nerfs."

Non, mais attends...

Ah!

"18 septembre 94.

"J'ai dit à ma mère

"que j'avais pogné une retenue, mais c'est pas vrai,

"il fallait que j'aille voir M au parc."

- C'est qui, M? - Aucune idée.

Il écrit jamais son nom au complet.

-Anyway,on s'entend que ça veut pas dire grand-chose.

- Bien, je sais pas,

ça a été écrit 3 jours avant sa mort.

- OK...

- Puis, j'ai aussi trouvé un joint dans son sac à dos.

- Ça fait que...

il prenait de la drogue, puis M, c'était sonpusher?

- Bien non, franchement!

C'était juste du pot!

Mais c'est parce que j'imagine

qu'il devait le fumer au fur et à mesure.

En fait, c'est

comme si son geste avait pas été prémédité.

- Il s'est suicidé sur un coup de tête.

- Ou... peut-être qu'il se faisait intimider par M...

puis qu'il est arrivé de quoi qui a précipité les choses.

Sous-titrage: MELS

- Es-tu rendue détective privée dans tes temps libre?

- Non, mais d'un coup que la réponse est dans les cahiers?

- Je me suis posé les mêmes questions que toi,

j'arrive toujours à la même conclusion: ça changera rien.

- Penses-tu me pardonner un jour?

- Si on s'était pas séparés, il serait encore en vie.

- C'est pas de ma faute

si papa est parti puis si Simon s'est suicidé!

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.