All language subtitles for I.Escaped.from.Devils.Island.1973.fre

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American) Download
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Davert. Davert.

Oui?

Aide-moi. Je vais tuer ce garde.

Ils ne tireront pas.

Ils devront me rejuger.

Et tu seras mon témoin.

Lebras, je te l'ai dit 100 fois.

Je suis contre le meurtre.

Moi aussi.

Mais là, il s'agit de moi.

Peloton, halte. Cellule 18. Prisonnier Lebras.

N'entrez pas, il va vous tuer.

Va au diable, Davert.

Salopard!

Prisonnier Lebras, C'est l'heure.

En avant!

Attrapez-le.

Prisonniers... A genoux...

...devant la guillotine.

Le condamné est prêt pour l'exécution, Sergent.

Assassins! Toute exécution est un meurtre!

Les armées de France

et leurs alliés

sont victorieux.

Un armistice a été proclamé.

L'amnistie générale de tous les condamnés à mort a été a été proclamée.

Sur ordre du Président français et du ministre de la Justice.

Votre sentence est commuée en emprisonnement à perpétuité.

Salopards.

Salopards inhumains.

Tous les prisonniers préalablement condamnés à mort

sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité

dans les quartiers de haute sécurité du bagne,

sur l'île du Diable.

Allez, on y retourne.

Non, je n'ai pas fini.

Laissez-moi finir!

Il n'y a rien à voir.

Assez bâfré vos sales gueules.

Tous au boulot. Demi-tour gauche. Allez.

En avant marche!

Lebras, boucher. Un couteau.

Davert, boucher. Un hachoir.

Lebras, tu t'es trompé de cochon.

Ne répond pas, Lebras.

Ce cochon-là est un ami du Sgt Grissoni.

Un très bon ami.

Tu t'y connais en cochons, hein , Brescano?

Ta mère en a élevé plein.

Sans la peau, je comprends mieux pourquoi Grissoni aime les porcs.

Ouvre-le, qu'on voit s'il a des tripes.

Il lui manque peut-être l'estomac... comme son ami.

Fils de pute.

Je vais pas me battre avec toi.

Mais je connais un gars

qui pourrait te rabattre ton caquet.

Amateur de cochons.

Fais-en venir deux, s'ils sont comme toi.

Les miens tuent les cochons, toi tu leur fais des calins.

Prisonnier Caballe.

Je parie 20 francs sur mon poulain,

si le tien a le cran de l'affronter.

Du fric à gagner, boucher.

Lebras, tu le bats,

ou bien je te mets une semaine au frigo.

Fous-lui une raclée, ou c'est moi qui t'en mettrais une.

Le joueur a 17.

Il mène pour l'instant.

Ça fait mal au cul.

Une carte.

Ouille, ça craint Tommy.

La banque paye. N'est ce pas, mon chou?

On arrête.

C'est quoi le problème? Y a que toi qui

a le droit de gagner?

Je joue pour le fun, qu'importe.

Allons bavarder autour d'un verre.

Deux verres sur la maison.

Je vois un homme qui veut gagner à tout prix.

Un homme qui ne sait pas s'amuser.

Il ne boit pas et ne fume pas.

Il ne parie pas sur nos amis à plumes.

L'homme dont je parle est condamné à perpétuité sur ce caillou.

Alors je me dis,

pourquoi cet homme a-t-il besoin d'argent?

Pour ses vieux jours?

Bah, c'est comme dans la fable. La cigale et la fourmi.

Jamais entendu parler.

Celui dont je parle n'a qu'une chose en tête.

S'évader.

Un voeu pieu. Personne n'a jamais réussi à s'évader d'ici.

Quelques-uns ont essayé.

On les a rattrapés et enterrés au sommet de la colline.

Personne ne s'échappe de l'île du Diable.

Les requins, la mer, la jungle auront ta peau avant.

Tono Lebras...

est trop malin pour tenter cette folie.

Je n'en ai pas l'intention.

Nous sommes la fine fleur des prisons de France.

Nous sommes des lions. Eux des moutons.

Aide-moi à récupérer mes impayés, tu auras un pourcentage.

Comme avec le Belge au bon vieux temps, hein?

T'en dis quoi?

Je vais d'abord y réfléchir.

Mais méfie-toi de cette crapule de Jo-Jo.

Et de l'arabe. Ils portent la poisse, voire pire.

Impossible d'être un lion sans des moutons.

Pelliserre.

Tu n'apprendras jamais, hein?

Bon,

coupe de cheveux comme à ton arrivée, d'accord?

Pas un mot, Pelliserre.

Tu la fermes.

Le soleil finira par te mettre du plomb dans le crane.

Le code pénal n'interdit pas aux prisonniers de parler.

Celui-ci connaît les règles mieux que nous.

C'est peut-être intéressant.

Voyons ça.

On t'écoute, enfoiré.

Et toi, sale coco, arrête de mater.

Partage ta sagesse avec nous.

Que disent les règles à propos d'un enfoiré trop bavard?

Je t'écoute.

Pourquoi nous frapper, camarade?

Pourquoi faire le sale boulot à la place des autorités?

On devrait se serrer les coudes.

Ensemble.

Sommes-nous si différents?

Même soleil. Même temps qui passe.

Et ça, tu peux le faire?

Tu peux me frapper? Réponds, enfoiré!

Tu sens ça?

L'un de nous est un garde, l'autre un prisonnier.

Pas sorcier de faire la différence.

Silence! Silence!

Notre guide de la Révolution a la parole.

Que diraient nos camarades

si on s'écrasait à notre retour en Europe, hein?

Est-ce qu'on gagne les révolutions

en léchant le cul des capitalistes

et en demandant pardon?

Il parlait des capitalistes.

Ah, j'emmerde ce Rosenquist.

Je veux voir Davert.

Seul.

Va lui dire ou je massacre ton pote.

Ne soyez pas naïfs, camarades. Le gouvernement déformera

nos propos et les considéreront comme une trahison.

Et ceux qui ont trahi la révolution seront traités comme tels.

On élimine les opposants maintenant, Rosenquist?

Comme le gouvernement qui nous a amenés ici?

Nous devons être fermes.

Lebras.

Lebras.

Dégage.

Je te dois une explication pour ma trahison.

J'ai été sauvé. C'est grâce à toi.

Si j'avais tué ce garde, j'étais bon pour la guillotine.

Sans possibilité d'amnistie.

Tu as eu de la chance.

On en a eu tous les deux.

Mais tu m'a sauvé la vie.

Tono Lebras paie toujours ses dettes, à ses amis

comme à ses ennemis.

Ecoute-moi bien. On se barre d'ici, et tu viens avec moi.

J'ai tout prévu.

Tu es mon porte-bonheur.

Lebras, je ne peux pas partir maintenant.

On... on essaie d'obtenir notre grâce.

On est en train de rédiger une pétition.

Foutaises.

Tu seras mort avant.

Lebras, si je m'évade maintenant, mes chances d'être grâcié

seront nulles.

Je ne peux pas trahir mes amis.

Tes amis? Quels amis?

Je pourrais te crever de suite si je voulais.

Et qui viendrait te sauver, hein?

Ce n'est pas aussi simple.

Bien sûr que si.

Alors réfléchis bien.

Prends ton temps.

Et, Davert...

tu m'as porté chance.

A mon tour.

Tiens-le bien, tu veux?

Si je me loupe, on va morfler.

Pourquoi diable on continue ce boulot de merde?

Ton pote ne viendra pas.

Qu'est-ce que t'en sais? Je peux encore le convaincre.

Bla bla bla. On ne fait que ça, causer.

S'il ne vient pas, faut s'assurer qu'il la ferme.

Ecoute.

Il a des contacts chez les cocos.

Il peut nous obtenir des papiers et nous faire passer en France.

Nous, on gère la première phase, d'accord?

Lui, il peut gérer la deuxième.

Très bien.

Voici Mr. Crachat.

Occupe-le le temps qu'on finisse cette peau.

T'as qu'à chanter son air favori.

Il faut que je vous dise un truc.

A propos du nouveau copain à tétons du Sgt Zamorra.

Ne joue pas avec moi, merdeux. Allez, crache!

Vous êtes si fort, Sgt.

Tous les Corses sont pareils.

Ils ne connaissent pas leur force.

- Tu t'en sors? - Bien, Lebras. Tiens.

Merci. Jo-Jo, surveille nos arrières.

Quatre peaux ne suffiront pas.

Il nous en faut une autre.

Je te dis qu'il ne viendra pas.

Quatre suffiront.

Brescano va se douter de quelque chose.

On a des réserves de viande pour 3 semaines.

Ça commence à puer avec cette chaleur.

Ça pourrait être pire. Rester et devoir la manger.

On dirait qu'il y a de la lumière là-derrière.

Eteins la lampe.

Bravo, Lebras!

Dégage. Fous-moi le camp.

Tu t'es trouvé une jolie copine.

Ton larbin Britons.

Lebras, il faut abandonner. Il va nous balancer.

On sera traités comme des évadés.

On ira dans les mines de sel avec les prisonniers politiques.

Oui, il faut tout ramener.

Il va revenir.

Ce sale fouineur va vite comprendre.

Il va découvrir le pot aux roses.

Trop léger. Trop léger.

Punition.

Un coup dans le dos.

Davert,

donne-le lui.

Sois tu lui en donnes un.

Soit je lui en donne dix.

Et du costaud.

Allez vas-y.

Je m'en tire bien.

Fais pas ta mijaurée.

Vas-y!

Frappe-le.

Ou c'est moi qui le ferai.

A toi de jouer, l'ami.

Vous aurez besoin d'entraînement.

Car le jour de la révolution, tout le monde aura un bâton.

Un vieux taulard comme toi ne se cache pas

dans un trou juste pour tirer un coup.

On a parfois des surprises en pêchant, hein?

Je me suis dit: qu'est-ce que mijote Lebras?

Peut-être que si je lui demande,

il va me mettre sur un gros coup.

Si tu vises un trop gros poisson, tu risques de tomber à l'eau.

Mais si tu fais pas le malin, tu l'attrapes et tu manges peinard.

Joue pas au plus malin, Lebras.

Allez, allez!

Videz bien vos assiettes. Les porcs vous remercieront.

Réfléchis bien à ma petite histoire.

Avant de tomber à l'eau.

Je sais pas ce que tu mijotes, mais je trouverai bien.

Tu distilles de l'alcool, peut-être? C'est ça, hein?

Quoique ce soit, c'est sûrement bonnard.

Et laisse-moi te dire une chose.

Je suis pas le seul qui se demande ce que Lebras

trafique au clair de lune.

Bon voilà ce qu'on va faire.

Je vais consulter mes associés

et voir s'il y a une place pour toi.

D'accord, mais je veux d'abord savoir ce que c'est.

Tu le sauras vite, t'inquiète.

A bien y réfléchir, il y a une place pour toi.

Une place toute particulière.

Allez magne-toi, on va pas y passer la journée.

Tu as voulu les aider.

Ils t'aident, eux?

Ils veulent pas être à ta place.

Un peu trop salé à leur goût.

Ils en discuteront tranquillement ce soir.

Bla bla bla. On va faire ci, on va faire ça.

Ce sera trop tard pour toi.

Environ 100kg trop tard.

Pose-le.

Prisonnier Pelliserre. Pose-le sur la pile

C'est un ordre.

Pose-le.

C'est un ordre.

Je t'avertis.

Les prisonniers peuvent être fusillés pour désobéissance.

Pose-le.

Debout.

Levez vos culs.

Bordel de merde.

Au boulot.

Debout.

Retournez au travail.

Debout.

Dis-leur de se lever.

Dis-leur de travailler.

C'est une insurrection?

Tu sais ce que ça signifie?

La peine de mort.

La peine de mort. Dis-leur. Debout!

Dis-leur de se lever.

Dis-leur.

Allez au diable.

Sales enfoirés. Pédales de merde.

Sales pédales.

Je le dirai au Barbier.

Il est déjà au courant.

C'est pourquoi on est là. Fallait pas emmerder les copains, Blassier.

Il faut avertir le garde.

Le pauvre Blassier s'est suicidé.

Dans les chiottes.

Prisonnier Davert. Êtes-vous Davert?

Maurice Davert.

Amenez-lui une chaise.

- J'ai dit une chaise. - Bring, amenez ces sacs de sel.

Vous, restez où vous êtes.

Prisonnier Davert.

Vous êtes accusé d'incitation à l'insurrection.

Cependant, compte tenu de certains faits.

Des faits bien regrettables,

vous souhaitez peut-être réfuter ces accusations.

Il est interdit de forcer un prisonnier à en punir un autre.

Je vous suggère de vous défendre vous-même.

Souhaitez-vous réfuter l'accusation?

Oui.

Oui.

Je vous accuse vous.

Vous et vos supérieurs.

Vous ne vous salissez pas.

Vous vous servez des gardes.

Ils appliquent vos consignes

afin que vous gardiez les mains propres.

- Emmenez-le. - Emmenez le prisonnier.

C'est votre zoo.

Vous traitez les hommes comme des bêtes.

Vous les rendez sauvages.

Mettez ça dans votre rapport.

Mettez ça dans votre rapport.

Je vous accuse, Commandant.

Je vous accuse!

Je vous accuse!

Mettez-le au frigo. Ça le fera réfléchir.

Mettez-y aussi cet imbécile.

On ne peut pas permettre aux prisonniers de devenir gardes.

Mais on peut faire d'un garde un prisonnier.

Entre donc.

On t'attendait.

Maintenant on est au complet.

Vaudrait mieux qu'on y retourne, Sgt,

car on en a pour la nuit, vous savez?

Te fous pas de ma gueule.

Tu me mènes en bateau.

Tu travailles toutes les nuits.

Je veux savoir à quoi.

Maintenant c'est vous le boucher, Sgt.

T'es un petit malin, Lebras.

Malin comme un singe.

Tes relations t'ont permis d'avoir un boulot peinard à ton arrivée.

Mais c'est fini.

Celui qui essaie t'entuber Brescano

le paie au centuple.

Je te laisse une dernière chance.

Que fais-tu dans les fourrés la nuit?

Et me raconte pas de craques sur ce giron.

Blassier m'a dit que tu mijotais quelque chose.

Sûrement un gros coup.

En tout cas assez pour le faire buter, hein?

Vous savez bien que c'est le Barbier le responsable.

Foutaises.

Assez de mensonges.

Arrête de mentir.

Ecoute, Lebras.

Je veux pas savoir ce que tu trafiques mais je veux ma part,

une part bien généreuse,

dès demain.

Je me fous que tu t'en mettes plein les fouilles.

Mais Brescano veut sa part.

Ou bien il t'en cuira.

J'en fais mon affaire.

Toi aussi tu seras gentil, hein?

Bon...

Je suis sûr que tout va bien se passer.

On va former une belle équipe.

Lebras, détache-nous.

Lebras, il faut le calmer.

On n'a qu'à lui donner le fric de l'évasion.

Faut l'amadouer avec quelque chose.

Je sais comment, moi.

Il va tâter de ma lame, bien profond.

Emmenez-les.

A bientôt, camarade.

Depuis quand les chats parlent aux souris?

Depuis qu'on lèche plus le cul des chiens.

Enfermez-le.

Qui est-ce?

Tais-toi.

Davert, que fais-tu?

Ne me laisse pas.

Davert. Davert.

Te voilà vengé du garde, hein?

Tu vas encore être condamné à mort.

T'auras pas un meilleur sort si on nous reprend.

On est dans le même sac.

Comme avant dans les couloirs de la mort.

J'ai sauvé ta peau et tu m'es redevable.

Tu nous seras utile.

Je n'en ai pas l'intention.

Ah oui?

Attention, Lebras.

Prends ça. S'il s'enfuit, je te fous à l'eau.

Allez, on rame. Faut s'éloigner d'ici.

Lebras.

Lebras.

Lebras, réveille-toi.

On s'enfonce.

On est trop lourd. Il aurait fallu une peau de plus.

Ou un homme de moins.

Oui.

Lebras, aide-moi.

Y a un bout qui se détache.

Tire-le.

C'est bon, je l'ai.

Ce qu'il y a de bien avec un radeau,

c'est que c'est pas compliqué à rafistoler, hein?

Bon sang, tout fout le camp.

Je l'ai.

Bon, détachez les peaux.

C'est comme à cheval, hein?

Je n'ai jamais chevauché.

Moi non plus, mais c'est mieux que la nage.

Ça aussi, j'avais jamais essayé.

Terre!

Terre! Terre!

Regardez!

J'ai pied.

J'ai pied.

Un requin!

Un requin!

Un requin!

Vite! Vite!

Non!

Mon Dieu.

Allez viens, Jo-Jo.

C'est malin.

Bien joué.

Cette nuit, le vent et le courant venaient de l'ouest.

Impossible de savoir jusqu'où ils ont pu aller.

Ça peut être tout à côté ou à 15 km.

- Sergent. - Monsieur?

Envoyez les pisteurs fouiller la jungle à 300m d'intervalle.

Oui, Mr.

Allez! Allez!

Et fouillez toute l'île, pas seulement les côtes.

Alertez tous les postes militaires

jusqu'à la frontière du Brésil.

Après tout, personne ne s'est jamais échappé de l'île du Diable.

Hé. Hé.

Révéillez-vous! Allez!

Vite, il faut se barrer d'ici.

Allez, debout.

Les pisteurs nous ont sûrement repérés, ils vont revenir.

Il va falloir fuir.

On pourrait leur tendre un piège.

Un piège? Tu veux dire les tuer?

Je n'aime pas être traqué.

Hé!

C'est quoi, ça?

Suivez-moi, les amis. Vite.

On nous traque.

Nous aussi.

Suivez-moi. Vous n'avez pas le choix.

Suivez-moi.

C'est sans danger.

Allons-y.

Restez dans l'eau, il n'y a pas de pièges.

Vite, vite.

Ça mène à notre cachette.

Ce sont des amis.

Le sentier.

Surveillez le sentier.

Par ici, s'il vous plaît.

Par ici, manger. Venez.

Asseyez-vous.

Nous sommes vos amis. Vous êtes en sécurité ici.

Nourriture. Mangez. Nous sommes vos amis.

Il y a pire que la lèpre, mes amis.

La pitié, la tuberculose, la folie,

c'est tout ce qu'on a à attendre du gouvernement.

Vous arrivez à vivre aussi près d'eux

sans vous faire prendre?

Nous apprécions l'isolement.

Les lépreux forment une société de reclus.

Une vraie aristocratie.

Nous sommes ainsi. Nous préférons vivre libres,

ici dans la jungle. Comme vous, ils nous traquent

pour nous ramener.

Quel est votre plan?

Il n'y a qu'une issue. Couper à travers la jungle.

C'est la seule direction où ils pensent que nous n'iront pas.

Tout au Sud, des rivières mènent directement au Brésil.

On suivra l'une d'entre elles.

Mon ami, chacune de ces rivières

a sa tribu d'indiens et ils sont méfiants.

Et pas du tout accueillants.

Longez la rivière par la droite.

Vous finirez pas déboucher sur un affluent de l'Amazone.

Nous n'avons pas d'autre choix.

Si nous suivons la côte, on se fera repérer tôt ou tard.

C'est pareil pour nous, mes amis.

Aujourd'hui,

demain,

espérons plutôt demain.

Les lépreux.

Ils nous ont laissé de la nourriture.

Ils nous ont suivis.

Jo-Jo, non!

Jo-Jo, stop! Attention!

Hé.

J'ai été évanoui longtemps?

On est venus ici en canoé.

Tu as tué son mari.

Ça va être notre tour.

Suis-là.

Je crois qu'elle t'a choisi comme remplaçant.

Bon d'accord, jouons.

Ah d'accord!

Alors c'est comme ça, hein? Très bien...

Fous les canoés à l'eau sauf un. Je vais chercher Lebras.

Lebras!

Oui?

Jo-Jo nous attend aux canoés. Vite, allons-y.

Comment ça, allons-y?

Je ne viens pas.

Attends, écoute-moi.

Ici, je suis traité comme un roi.

Un mari comblé.

T'es dingue ou quoi?

Ces gens sont dangereux, Lebras.

Tu parles comme moi, Davert.

Laisse-moi te dire une chose.

Ce n'est pas pire ici qu'en France.

Là-bas je récupérerais les dettes pour le Belge,

ou bien je serais un voyou.

Ici au moins, je suis quelqu'un.

Je crois en la chance. Tu sais ça.

Et bien elle est là.

Couchée là.

Bonne chance.

Merde.

Au voleur! Au voleur!

Salut, mon beau. On boit un verre? Tu viens t'asseoir?

Je sais ce qu'il te faut.

Comme tu veux.

Jo-Jo s'est fait pesquer.

En train de voler au marché.

Il a perdu la main, hein?

Jo-Jo de Montmartre se faire prendre dans ce trou.

Tu sais, il était doué. Pas la peine de sourire.

Jo-Jo avait deux talents.

Ses doigts et son cul. Il a choisi le mauvais, c'est tout.

Puisqu'un prisonnier politique est parmi eux,

on vous a prévenus de suite.

Nous savons que la rapidité est essentielle dans ce genre d'affaire.

Je suis venu dès que possible, Capitaine.

Certes, celui-ci est un criminel de droit commun.

En principe, il devrait être à l'étage dans une cellule ordinaire.

Maintenant, si vous me montriez les résultats

de votre enquête préliminaire?

L'interrogatoire...

- n'a rien donné. - Rien?

Il était bizarre. Il ne disait rien.

On a procédé à son identification.

Un de nos indics l'a vu avec des maquereaux

rue Sainte Thérèse. Une pédale.

Notre description va circuler partout.

Le bagne sera averti

et enverra des hommes nous chercher.

Il va encore nous falloir un coup de pot, hein?

Assez avec ta chance.

Il va falloir filer d'ici.

La police va faire le rapprochement avec Jo-Jo.

Et bien t'as qu'à filer,

car j'en ai ma claque de fuir et je me plais ici,

alors je vais y rester.

Ici, on m'estime.

Elle est là, derrière.

Oh elle...

Elle te plaît, hein? Assez pour risquer la guillotine?

Enfoiré!

Si elle me plaît? Si elle me plaît?

Ce qui me plaît, c'est d'avoir sauvé ta peau au bord de la rivière.

J'aurais aussi bien pu te laisser tomber

et filer le parfait amour avec ma dulcinée.

Alors pourquoi tu ne l'as pas fait?

Je n'ai pas voulu m'évader.

Tu m'as emmené pour te servir de moi.

N'essaie pas de me faire croire que tu m'as sauvé la vie.

On est quitte. Je ne te dois

absolument rien.

Alors, ces papiers?

Les voilà.

Travail d'orfèvre.

On part ce soir.

A moins que vous ne restiez pour le carnaval de Sainte Lucie.

Un beau feu d'artifice et tout. Génial, hein?

On n'est plus que deux.

L'un de nous s'est fait prendre.

Personne ne m'a suivi.

Voilà ce que je vais faire.

Je vais en parler à mon chef.

C'est trop de risques pour deux hommes seulement.

Ecoute-moi bien...

Je ne les vois pas.

Venez, on va passer par derrière.

Si vos hommes sont dans le coin, Commandant,

qu'ils se mettent à leur recherche.

On les dénichera bien.

On est mal barrés.

J'essaierai de les soudoyer demain.

Pour ce que j'ai en tête, l'argent ne servira à rien.

Mais je ne retournerai pas en prison.

Je vais te dire, Mama.

Tu vas aller les aguicher.

Si c'étaient des femmes, j'en ferais autant pour toi.

Je maudirai quiconque vous fera du mal.

Au revoir, les Français.

Vous voulez qu'on continue, Commandant?

Elle finira par craquer.

Inutile. Ce sont eux.

Elle ne sait rien de plus.

Elle ne ferait que mentir.

Le porc, c'est deux cruzados.

La boisson est offerte.

Toi aussi, pour moins cher.

Vous voulez manger?

Qu'est ce qu'il a?

On essaie d'atteindre la rivière.

Fais-nous sortir de là.

Aide-nous.

Et merde.

Vous n'avez plus le temps. Entrez là.

Si vous entrez là-dedans,

vous n'aurez plus envie d'en sortir.

C'est un resto ici, pas un boulevard.

Dégage!

Hé, si tu prends un bout de ma viande,

je prends un bout de la tienne.

Sortez!

Sortez d'ici!

Merde! Vous pouvez pas me foutre un paix la paix?

D'abord vous voulez de l'argent, et maintenant mon cul.

Foutez le camp.

Bordel!

Fais-moi des bandages.

Oui.

La police est partout.

Oh merde.

Dieu merci, ça pourrait être pire

Le bateau attendra jusqu'à minuit.

Vous avez les papiers, je vous en fais cadeau.

Je ne peux pas vous aider. La police...

Je ne peux rien faire. Le bateau est sur le quai.

- Je dois y aller. - Une minute!

Il n'y en a pas pour longtemps. Je ne peux pas le laisser

et j'ai encore besoin de toi!

C'est pas mes oignons.

Ils sont partis.

Ils ne reviendront pas.

Tu vas mourir.

Ils ne m'ont rien donné alors que je les ai sauvés.

C'est pas sympa, hein?

C'est pas grand chose mais ça ira.

Adieu, l'ami.

Lebras.

Je te croyais plus malin.

Pourquoi es-tu revenu?

Et bien...

Je pense qu'on a encore une chance de s'en sortir.

Non. Ce que je veux m'attend pas loin d'ici.

Toi, sauve les gens, mon ami.

Sauve les tous.

Tu verras comment ils te remercient.

Moi, je vais sauver Lebras.

Lui sait être reconnaissant.

Dis donc, t'es violent pour un pacifiste.

Lebras, on peut encore prendre ce bateau.

On doit se séparer.

Que veux-tu dire?

On n'y arrivera jamais ensemble.

Tout le périmètre est cerné.

Lebras, écoute-moi. On peut...

Toi, écoute. Tiens.

Je vais tâcher de les retenir. Tu piges?

Je ne te demande qu'une chose.

Ne rate pas ce bateau.

Les hommes sont en position, commandant.

Il est dans le coin.

Ecartez-vous!

Il y a un tueur parmi vous!

Ecartez-vous!

Vous l'avez raté mais mes hommes l'auront.

Mes hommes, vos hommes...

A vous entendre, nous ne sommes pas du même bord, Capitaine.

Très bien.

Dites à vos hommes d'avancer.

Avancez!

Avancez!

Avancez!

Surveillez l'allée au fond de la rue!

Nous ne l'aurons jamais s'il se perd dans la foule.

Et bien, Commandant, il y a toujours une première fois.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.