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Original subtitles

Inspiré d'une histoire vraie

Tu l'as achetée ?

Donc elle est à nous ?

J'adore !

Je te l'avais dit ! La cheminée, la bibliothèque...

Tu veux la laisser à ta soeur ?

Y a du fric à se faire !

C'est ici ?

Oui, entrez !

J'ai perdu une heure de boulot pour venir voir ce taudis ?

- Ça pue, non ? - Oui, ça sent le pipi.

Ça vous convient pas, partons.

Un peu d'imagination !

Portes-fenêtres sur le jardin,

on déplace l'escalier, on abat ces murs,

on ouvre sur la cuisine,

il y a un vitrail sublime ici...

La structure est bien.

Tu parles pas des 12 000 $ de réparation des fondations pourries ?

Oublie, on la retape et on la revend.

Il y a un parc en face

et des écoles super, si vous avez un bébé.

Pardon, Kimmy.

Quand vous aurez un bébé.

On va avoir un bébé. C'est sûr.

Tu vois ? Ça s'appelle convaincre l'univers.

Pour rigoler, l'univers me fait cracher 26 000 $ de FIV d'abord.

- T'es un sale con. - Je plaisante.

Si cette maison est si bien, habitez dedans.

Ils feraient quoi de 5 chambres et d'un parc ?

Ils auront jamais de gosses.

Regarde-les, aucune carence affective à combler.

Je dis pas que nous...

Ferme-la, Russ.

C'est quoi, cette tête ?

Quand il a dit que vous auriez jamais d'enfants,

t'as fait une tête, clair et net.

Oui, c'était quoi ? T'as essayé de m'impliquer dedans.

- J'ai pas fait de tête ! - Grave.

- Pas du tout. - On a foutu le bazar.

- Pas du tout ! - Future engueulade ?

- Pas du tout ! - On s'en va.

J'y crois pas ! Vous allez faire des gosses.

Mais non ! J'en sais rien...

T'es si compétitive,

tu vas me narguer avec ton utérus parfait.

Comment tu sais qu'il est parfait ? On l'a jamais essayé.

- Je sais pas s'il marche. - Mais si, il est parfait, c'est le tien !

Il est sûrement intérieur cuir.

Partez pas !

Désolé, Pete. Bonne engueulade.

À plus.

- J'ai pas fait de tête. - Tu la fais encore.

Pas du tout ! Mais toi, oui.

J'ai peut-être fait une tête.

L'entendre dire

qu'on aura jamais d'enfants... C'est vrai ?

J'ai arrêté d'en parler, tu dis toujours "c'est pas le moment".

On était toujours fauchés.

Après, ça a été la folie quand on a monté la boîte.

On a rénové cinq maisons cette année, je refuse même du boulot.

Je pensais être mère un jour.

- Je suis prête. - Super.

Quand l'enfant aura 16 ans,

je serai vieux, comme le père de Brian Hendrickson.

- Salut, papa. - Salut, fiston.

M. Hendrickson ! Passe longue !

Papa ?

T'as tué mon père !

Réveille-toi !

Tu n'as pas tué M. Hendrickson.

Et t'es pas vieux.

Une idée : on adopte un gamin de cinq ans,

comme si je l'avais eu à 36. Ça te dit ?

Garde-le bien droit.

Tu réfléchis trop. Moi, j'avais rien prévu.

Le gosse se pointe, tu fais avec. Fastoche.

- T'en as combien ? - Le 4e est en route.

Y a rien de compliqué.

Suffit de passer du temps avec.

L'important, c'est que les mères s'entendent bien.

Boulette ! Salut, mon gars.

Je t'ai manqué ?

Toi aussi.

T'es un bon chien.

Ellie ! J'ai les torchons que tu voulais.

Ça va ?

Qu'est-ce que t'as ?

Rien. J'ai pensé à ce que t'as dit, adopter un enfant de cinq ans.

J'ai dit ça ?

- Je plaisantais ! - Je sais.

Mais j'ai réfléchi. Y a plein d'enfants en foyer d'accueil.

Ils arrêtent pas d'être déplacés, ils ont personne.

C'est super triste.

Une agence d'adoption fait une réunion d'info dans huit jours.

Non, me montre pas leurs bouilles !

Tu veux me briser le coeur ?

Les assistants familiaux sont des gens exceptionnels.

Genre, ils font du bénévolat toute l'année.

On n'en fait même pas les jours fériés !

Imagine qu'il y ait une catastrophe...

- Une bombe sale ? - Peu importe.

Une petite fille échoue à notre porte.

On la renvoie parce qu'on n'est pas assez exceptionnels ?

Ça dépend. Y a plein de facteurs :

nos réserves de nourriture, la zone irradiée...

Une remarque en passant

peut pas devenir un choix de vie !

C'était une blague.

Je sais. Mais...

T'as raison. Je veux pas te forcer.

L'idée était belle, c'est tout.

Bonne nuit.

Je ferai plus de blagues de ce genre.

D'accord ?

On se mate Total Rénovation ?

- Ok, bisou. - Bisou.

NOM : EMILY ÂGE : 08

"J'espère que ma future famille aura un chien ou un chat."

NOM : ASHLEY ÂGE : 15

"Je voudrais aller camper avec ma nouvelle famille."

NOM : GRAYSON ÂGE : 09

"Je veux juste des parents qui écoutent."

NOM : ELEANOR Âge : 15

"J'aimerais un lycée fixe."

NOM : KATE ÂGE : 04

C'est pas juste. Pas juste du tout.

N'achète plus ces chips, elles sont trop épicées.

J'ai le nez qui coule...

Plus d'1/2 million d'enfants sont en structure d'accueil.

Le système est en surcharge.

Il n'en peut plus.

Donc pour qu'un enfant soit placé, il faut du lourd.

Souvent, maltraitance ou négligence grave.

Certains enfants dépérissent au sein du système

à moins qu'une famille formidable comme la vôtre ne se porte volontaire.

Nous ! On en prend un tout de suite.

Parfait ! Je vais voir derrière ce qu'on a en stock.

Elle plaisante, bien sûr. Nous n'avons pas de stock

et tu le sais.

Mais nous pouvons vous proposer une formation de parent d'accueil,

sanctionnée par un agrément,

et vous confier des enfants

jusqu'à ce qu'ils soient adoptables.

Mais ce ne sera pas facile.

Ces enfants entameront votre volonté,

mettront votre couple à l'épreuve,

et provoqueront des tensions inédites.

J'en vois parmi vous qui ne le supporteront pas.

Moi, je crois que ce groupe a les épaules

pour faire face...

- Pardon. - Vous sortez ?

D'accord, merci. Au revoir.

- C'est ma faute. - Tout à fait.

- On en a déjà parlé. - C'est vrai.

C'est un problème.

Si vous nous disiez votre nom

et le type d'enfants que vous désirez.

Nous sommes Dana et Dirk McCann.

Le Seigneur nous a guidés pour adopter un petit garçon... ou une fille !

Le Grand Patron nous a tellement gâtés.

On veut partager avec un enfant qui a besoin d'un foyer.

Et vous, alors ?

Je m'appelle David et voici ma femme, Jessie.

On essaie d'avoir un bébé depuis trois ans.

Mais, quoi qu'on fasse,

je n'arrive pas à...

Pardon. Quelqu'un d'autre ?

Je m'appelle Kit et lui, c'est Michael.

Nous aussi, on essaie de concevoir

depuis le premier soir, pas vrai ?

C'est exact. Ça ne marche pas.

On cherche un enfant, sexe et origine indifférents, neuf ans ou moins.

Bonjour, mon nom est October Ross Jennings,

et j'aimerais être la mère célibataire d'un adolescent sportif

que je pourrais aider à décrocher une bourse athlétique en 1re Division.

De préférence afro-américain.

Comme The Blind Side, le film ! C'est ça ? Génial !

Elle plaisante pas.

Vous plaisantez pas ? Je suis désolée !

Comme le couple gay a blagué sur la conception...

C'est vraiment l'histoire de The Blind Side !

Je ne l'ai pas vu, alors... C'est votre tour.

- Ne m'adressez plus la parole. - Elle est tarée.

Pardon. Je m'en veux.

Je m'appelle Ellie, bonjour. Mon mari, Pete.

J'hésite.

Mais je comprends, on a adopté notre chien Boulette et on l'adore...

- Compare pas avec des chiens ! - Non.

Je dis juste qu'avant c'était mal vu, un chien de fourrière,

mais un chien de refuge...

Parle pas de fourrière ni de chiens.

Tout ça fait un peu peur, non ?

Mais si vous parliez d'enfants de refuge,

ça brancherait plus de gens,

personne ne partirait,

et ça marcherait mieux.

- Je dis juste... - Tais-toi !

Voici notre intervenante, Brenda Fernandez, et ses parents.

Merci de les accueillir.

Quand j'avais huit ans,

ma mère et son copain

ont décidé de fabriquer de la méth dans notre garage.

Ils m'ont fait livrer de la drogue,

ils m'ont maltraitée,

et des clients m'ont abusée sexuellement.

Quand j'avais 11 ans,

notre garage a explosé. On m'a mise dans le système.

J'ai été ballottée de foyer en foyer.

J'ai eu 14 ans.

Personne ne veut d'adolescent, bientôt l'âge limite.

Plus de 50 % de ceux qui sortent du système à 18 ans

sont SDF, drogués, incarcérés ou morts dans les deux ans.

C'était mon destin.

J'allais commencer ma vie d'adulte

sans famille pour m'aider à choisir une fac,

avec qui passer les fêtes,

ou me consoler quand mon mec me quitterait pour Missy Howard.

Mais ces deux... personnes exceptionnelles sont arrivées.

J'ai pas été facile avec eux.

Mais j'ai eu beau les repousser,

ils ont toujours été là, ils m'ont toujours nourrie et accompagnée.

Merci.

Viens là, papa. Toi aussi, maman.

CENTRE DE PARENTÉ

Excusez-moi, pour The Blind Side.

J'adore ce film !

Salut, Brenda. Bravo, magnifique.

Salut, Kit.

Dirk ! On se voit en classe. Salut à tous.

- On est à la hauteur, finalement ? - Peut-être.

En fait, c'est notre truc.

On repère du potentiel et on rénove. Comme eux.

Ils ont trouvé cette fille délabrée,

ils l'ont repeinte, viré le faux-plafond émotionnel,

retapé son amour-propre...

Je dis pas que c'est une maison, comme le coup du chien,

mais c'est un job pour nous !

Mais c'est pas une maison, Pete.

Je viens de le dire, tu m'écoutes ?

D'accord !

J'ai hâte, pas toi ?

Je crains seulement

que tu croies que ce sera plus facile que ça ne l'est en réalité.

- Pas du tout ! - Mais si.

C'était ton idée, je suis chaud et pas toi ?

Au contraire !

Ça se voit pas.

C'est un moment crucial, faut être chaud !

On va faire un truc dingue.

Tu l'as entendue ?

- C'était géant ! - Je sais.

Allez, fais-moi yee-ha !

Nul. Vas-y.

Plus fort, plus fou.

Tu vas être maman !

Programme des 8 semaines de cours d'accueil

- Rajoute un ballon. - Bien, asseyez-vous.

C'est fini.

Ça, ce sont vos enfants imaginaires.

Ce ne sont pas les vrais.

Allez, Jessie ! Vous allez la perdre.

Pete ! Ça urge, M. Muscle !

C'est pas comme ça que vous allez le ranimer.

- Les vrais seront très différents. - Ineffaçables.

Très bien, Michael.

Bon, October.

On arrête là. Le vôtre est mort.

Effaçons ces idées-là dès à présent.

Presque fini.

Presque...

Merci.

FÉLICITATIONS PARENTS D'ACCUEIL CERTIFIÉS !!

Vous allez imaginer que vous avez un super boulot.

Un vaste bureau agréable,

une salle de sport, et un distributeur de yaourt glacé.

J'adore le yaourt glacé.

Mais au fond, vous savez que vous êtes sous-qualifié.

Vous sentez intimement

que vous êtes dépassé.

Et vous allez être renvoyé.

Comme de vos trois précédents boulots.

Vous pourriez démissionner, pour reprendre votre vie en main.

Ou même renverser cette foutue machine à yaourt

et vous tirer.

Pour clarifier,

Karen ne préconise pas le vandalisme sur le lieu de travail.

Tout ça pour dire que c'est pareil

pour un enfant déraciné

qui sait que vous n'en voulez pas.

Mais au lieu de souffrir

de la perte d'un emploi,

l'enfant va perdre ses liens

avec tout et tout le monde.

Le seul et unique lien qui peut rester,

est celui de la fratrie.

Parfois, l'adaptation est plus facile en fratrie

car l'enfant n'est pas seul.

Vous pourriez envisager de prendre une fratrie.

Dirk.

Vous envisageriez ça ?

Le Grand Patron approuverait.

Il faut qu'on...

On va prier.

On priera.

Le Grand Patron ne demande jamais trop.

Je m'inscris en faux.

Foire d'Adoption

Vous êtes venus.

Inscrivez-vous,

notez ici le nom des enfants qui pourraient vous intéresser.

Vraiment ? Ça marche comme ça ?

Ça ressemble un peu à du shopping,

ça fait bizarre, je sais,

mais ces journées permettent d'accélérer le processus.

Regarde les grands, là-bas.

Ça me fend le coeur.

La plupart des gens fuient les ados.

Mais si vous pensez pouvoir accueillir un grand...

Je suis désolée... On est nuls. Désolée.

Vous n'êtes pas nuls.

Allez vous trouver une famille !

C'est trop bizarre.

Normalement, si t'abordes un gosse, tu te fais arrêter

et là, on doit le faire.

On va voir ce petit qui est tout seul ?

- Pardon ! Désolée ! - Pardon, c'est occupé.

On est juste allés au buffet, alors bas les pattes !

Regarde, on a à manger.

- Viens, Lucas. - Tu veux des chips ?

Hé, attention, attrape !

C'est pas grave, merci.

Lance-le en visant la bouche.

Presque. Tu veux essayer ?

Bonne journée !

- Bravo ! - Tourne le moulinet !

Faut attendre ton tour.

Viens, on s'en va.

Ça se passe bien ?

C'est zarbi.

Oui, ça peut être délicat.

Mais y a-t-il des enfants qui ont piqué votre curiosité ?

On a vu une petite fille qui était assise toute seule,

très mignonne, réservée. Comme entourée d'un mur.

Petite pour son âge, peut-être un problème d'alcoolisation foetale.

Là, la petite triste avec des nattes,

genre martyre enchaînée au radiateur.

- C'est ma fille. - La martyre ?

Quoi ?

Oui, c'est ma fille.

Je suis navrée !

Pas besoin. Je suis très fière d'elle.

Si elle se tient à l'écart, c'est parce qu'elle a une famille.

Une famille très heureuse.

Je n'ai pas bu une goutte durant ma grossesse.

Et je n'ai pas de radiateur.

- Bien sûr. Vous devez être fière. - Je le suis.

J'en ai marre de voir ça ! J'y vais.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Regarde !

Tout le monde les évite comme des bâtons merdeux.

- Je vais dire bonjour. - Chéri... Pete, attends.

C'est vrai, c'est terrible. Mais c'est des ados !

Ils se droguent, ils se masturbent,

ils matent des jeux sur YouTube.

On sait pas gérer !

- Gérer quoi ? Je vais dire bonjour. - Je crois qu'on devrait pas.

Pour info, on vous entend.

Bâtons merdeux, masturbation, et le reste.

C'est pas la peine d'avoir pitié de nous.

On est pas naïfs.

C'est bon,

allez jouer avec les petits et vous tracassez pas.

Bonne journée, messieurs dames. Merci, salut.

Lizzie 15 ans

Alors, vous vous êtes trouvé une ado, finalement ?

- La rencontre a été brève. - Mais marquante.

Lizzy est une fille super.

Très brillante à l'école...

Suivez-moi.

Elle a été placée il y a 4 ans, à l'âge de 11 ans.

Elle a eu du mal à accepter d'aller dans une famille d'accueil.

Sa mère...

A mis le feu en fumant du crack.

- J'allais dire, avant... - Que je sois honnête ?

...que tu m'interrompes,

que sa mère a fait beaucoup de promesses

qu'elle n'a jamais tenues.

Elle en est où ?

Elle doit vendre des clopes à ses codétenues.

Je suis sûre que c'est inexact.

La mère de Lizzy est effectivement en fin de peine à la prison locale.

Qui l'a annoncé ? Qui l'a dit ?

Toi.

Elle n'a jamais tenté de récupérer

ni de contacter ses enfants en 2 ans.

Elle ne sera pas un obstacle.

C'est affreux. Et le père ?

Vous dites quoi ? Un père ?

Vous faites le comique, maintenant ?

On a eu de nombreux pères qui ont assuré,

mais dans ce cas, aucun père n'est identifié.

La mère de Lizzy est un produit du système,

elle n'a jamais appris à s'assumer, et encore moins ses 3 enfants.

- Trois enfants ? - Oui, trois.

D'un coup ?

Lizzy a... un petit frère et une petite soeur, Juan et Lita.

Donc on aurait 3 enfants ?

Deux à la limite, mais trois, c'est pas possible.

- Pourquoi nous montrer ça ? - C'est dégueulasse !

Pourquoi faire ça ? Trop mignons ! C'est mal.

On ne va pas édulcorer.

Lita est une enfant turbulente et dissipée,

Juan est parfois fragile et assez émotif,

et Lizzy est têtue et plutôt méfiante.

On la comprend.

On ne validerait pas ce choix

si on ne pensait pas qu'en étant cadrés et aimés,

ces enfants pourraient s'épanouir. N'est-ce pas ?

On espère les sortir de leur placement actuel.

- Les Muskie perdraient leur gagne-pain. - Karen, s'il te plaît.

La plupart de nos familles d'accueil sont formidables et bienveillantes.

Certains ne le font que pour le chèque,

mais les Muskie ne sont ni violents ni méchants,

- juste un peu... - Consanguins.

- Karen, rien ne permet de... - Tu les as vus.

On dirait des frère et soeur. Je les confonds.

Quoi qu'il en soit, j'aimerais organiser une visite

sauf si vous avez un autre souci.

C'est jamais qu'une visite.

C'est un problème, le côté "sauveur blanc" ?

Comme dans Avatar.

Les Bleus pouvaient pas se défendre

jusqu'à ce qu'un Blanc prétende être bleu ?

Je dis juste qu'un couple bien blanc qui prend des Latinos,

les gens vont critiquer, non ?

Vous savez quoi ? On va les rebalancer dans le système

et je vous note "Blancs seulement".

C'est pas ce qu'il voulait dire.

Pas du tout.

Votre sensibilité vous honore,

mais on a des gamins de toutes les couleurs

et des parents de toutes les couleurs.

- Mais pas assez. - Pas du tout assez de parents.

Écoutez, vous aurez des regards de travers

et des commentaires débiles.

Mais si vous êtes prêts à aimer ces gamins,

s'il y en a un que ça gêne,

demandez-lui combien il en a adoptés.

- Exactement. - Merde !

Flûte.

Je voulais aborder le sujet Avatar, c'est fait.

Parfait !

- On va voir ces 3 enfants ? - 3 !

On organise ça.

Comment ça va ?

Bien ! Ça va très bien.

Oui, on sait. Entrez.

Bonne chance avec celle-là. Elle se croit supérieure.

Les deux autres font les cons derrière.

On va dans l'atelier.

Lizzy ! Ça va ?

M. et Mme Wagner...

Non, Ellie et Pete.

Dis pas Monsieur et Madame, appelle-nous Ellie et Pete.

- Faut les excuser... - C'est rien.

- Ils ont juste l'air... - D'être frère et soeur ?

Arrête ces conneries, on est pas parents.

Pas parents !

Ils vont me manquer.

- Enfin, si... - On est ravis.

Tu nous as fait grande impression.

On a voulu faire connaissance, voir tes frère et soeur.

Ils sont juste à côté, dehors.

Juan,

Lita,

je veux vous présenter Pete et Ellie.

On va habiter chez vous ?

Ben... on a rencontré ta soeur, et elle est super,

elle nous a parlé de vous.

Tu joues au restaurant avec moi ?

Avec plaisir ! Où est ton restaurant ?

- Là-bas. - Ta poupée s'appelle comment ?

Chips.

- J'adore les chips. - C'est mon plat préféré.

Super.

- On peut être les Clippers ? - Je préfère les Lakers.

Désolé.

T'excuse pas, ça va.

Va pour les Clippers.

Je tire et tu chopes le rebond, d'accord ?

Mince !

- T'as fait exprès ! - Quoi ?

- À cause des Clippers ! - Les Clippers sont géniaux.

On adore les Clippers ! Tu veux rire ?

C'était malin, le transfert de Blake Griffin.

On est obsédés par les Clippers. Jour et nuit !

Ils sont extraordinaires.

- On joue à cache-cache ? - T'es sûr ? Tu saignes.

- J'adore. - Que nous, pas de filles.

C'est sexiste, mais d'accord. Lita, on va jouer au restaurant ?

Je me cache et tu comptes, d'accord ?

T'es sûr, ça va ?

- Oui. Vas-y, compte. - D'accord.

Jusqu'à 20.

Me fais pas honte au restaurant !

Chips est pas sage aujourd'hui ! Vilaine fille !

Vilaine, vilaine !

Réponds pas, sale petite métèque !

Je vais vous dire, elle entend ça à la télé.

Me fais pas ton regard, toi !

- Faut pas l'appeler comme ça. - Je traite ma gosse comme je veux.

Tu te crois supérieure ?

Pete, si tu veux pas d'eux, je te forcerai pas.

Je vais être franc...

je m'attendais à une évidence cosmique

en les rencontrant. Tu vois ?

Savoir en un regard, comme pour nous.

Carrément.

T'as pas su ?

- C'est pas vrai ! - Quoi ?

T'as pas su tout de suite ?

Tu m'as plu,

mais je suis plus prudente que toi.

Ça alors ! T'as mis combien de temps ?

Quelques mois.

Quelques ? Combien ?

- Genre, quat... - 4 ?

- ...torze. - 14 ?

La vache !

- J'ai su avant notre mariage. - Justement !

On a pas un an de fiançailles, là.

Si on dit oui, ils sont là dans 8 jours.

T'as eu l'évidence cosmique ?

Non, j'ai eu l'impression de...

garder les gosses de quelqu'un d'autre.

Je suis d'accord.

- Avec quoi ? - Avec toi !

Pour accueillir les gosses ou pas ?

- Comme tu veux. - C'est pas une réponse !

Donne-moi 14 mois de réflexion.

Allez, tout le monde !

Chéri, viens.

Allez, tout le monde, les mains.

Les mains !

On ferme les yeux.

Je rends grâce pour mes magnifiques petits-enfants,

y compris ceux qui auront bientôt

la grande chance d'être adoptés par deux merveilleux parents.

Je rends grâce pour ça aussi,

c'est très inspirant. Bravo.

À propos de ça...

On a décidé d'un commun accord d'abandonner le projet famille d'accueil.

On n'y avait pas assez réfléchi, en fait.

Nom de Dieu ! Super nouvelle !

On vous soutenait, officiellement...

On vous trouvait tous cinglés.

Je ne disais rien, mais je rends grâce d'entendre ça.

Quoi ? Pourquoi ?

- Ellie, évitons de... - Je rendrais grâce de savoir

pourquoi ça vous pose problème.

Moi, ça m'en pose pas.

C'est assez malin. Avoir des gosses sans grossesse, ni hormones,

- ni crise de nerfs. - Arrête de parler.

Ellie, je dis simplement que nous rendons grâce

que vous puissiez éprouver

l'amour de vos enfants à vous plutôt que...

- Que quoi, Jan ? Accouche ! - Je le dis, moi.

Que risquer la loterie

d'un rejeton de criminels ou de drogués.

On s'inquiétait pour la sécurité de nos vrais enfants.

- Quoi ? - À côtoyer les vôtres,

- s'ils sont... - Des racailles ?

Là où j'ai grandi,

plein de gens pensaient ça de moi.

On parle pas de toi,

on parle de gosses toxicomanes à la naissance, harcelés sexuellement...

Harcelés ?

Les parents disent des obscénités ?

Tu m'as compris !

Ouvre les yeux, idiot !

- Vous les aviez ouverts ? - Kimmy,

et si t'étais stérile ?

Ne suggère pas ça à l'univers !

Tu ferais quoi ?

Si vous arrêtez pas ce délire,

je retombe enceinte cet après-midi

pour vous embêter.

- J'en suis capable. - C'est vrai ?

Pardon de pas être politiquement correct,

mais notre bébé, c'est notre sang.

Oui, absolument !

Notre sang ? Ce sang-là ?

- Tu insinues quoi ? - Jerry, ton avis ?

Je rendrais grâce de manger.

Tu passes 30 min sur les complotistes

mais rien à dire sur ta famille ?

- Ça me regarde pas. - Merci, papa.

Et sachez que des milliers d'enfants

passent Thanksgiving seuls.

Et là, je les envie.

Mais je sais que vous m'aimez,

et je sais où aller pour manger et rendre grâce,

mais plein d'enfants n'ont pas ça.

C'est pas leur faute et c'est pas des racailles !

Oubliez ce que j'ai dit. On le fait !

- Si ça te va, chéri. - Yee-ha.

On va adopter une chiée de gosses !

Et ceux que ça gêne, je les emmerde !

Amen.

Encore un Thanksgiving.

T'es folle.

On est là !

Entrez, visitez.

Lui, c'est Boulette.

Un sapin de Noël !

Alors le père Noël vient ici ?

Oui, tous les ans.

- En fait, vous êtes riches. - Quoi ? Riches, non. On n'est pas riches.

On est à l'aise.

Ici, c'était un taudis.

C'est notre métier, on rénove. Ellie a fait toute la déco.

Tout vient de vide-greniers ou des puces,

c'est pas cher du tout.

- Ça, c'est du cristal ! - Je m'excuse !

C'est moi qui m'excuse.

J'aurais pas dû le laisser sorti.

On visite vos chambres ? Vas-y ! Va voir ta chambre.

- Regarde ! Un lit et un lapin ! - Ça te plaît ?

J'adore parce qu'elle a une jupe.

- C'est les jouets de qui ? - À toi, à vous deux.

Des Lego !

Je peux mettre mes ours là ?

Bien sûr.

- T'en as plein, dis donc. - C'est mes ours de tribunal.

Ils en ont un à chaque audience.

Tu peux m'aider ?

Je te montre ta chambre ?

C'est là.

Désolée que t'aies rien d'autre que ces horribles sacs.

Non, c'est pas grave.

Anecdote : c'est à ça qu'on reconnaît un enfant placé.

Toute sa vie tient dans un sac-poubelle.

C'est de l'humour de foyer.

Installe-toi.

Oui, c'est chez toi.

Si tu veux mettre des posters au mur... Ou repeindre.

C'est notre métier ! Ça prend 20 min,

on va acheter la peinture de la couleur que tu veux.

N'importe laquelle.

- Choisis une couleur. - Tu veux quoi ?

Choisis.

- Choisis, on le fait. - Vert, ça t'irait bien.

T'en penses quoi ?

La plus foncée des nuances de noir.

- Elle a choisi. - "Noir chaudron".

J'aime bien. C'est puissant.

Je vais faire le dîner.

- Elle aime pas. - Si, elle adore.

Tu la connais mieux que moi.

Vous avez fini ?

Elle adore.

Super ! Je suis ravie qu'elle adore sa chambre toute noire.

Alors, j'irai inscrire Juan et Lita à l'école demain matin,

et t'emmèneras Lizzy au lycée.

T'as vu leurs chaussures ? Faut faire des courses.

Les enfants, à table !

Quoi ? C'est fou d'entendre ça.

- On a des enfants ? - Oui, trois.

C'est dingue ! J'y crois pas !

Tu savais pas ? Ils sont là pour de vrai.

Merde alors !

Ils sont là.

Je t'aime.

- Quoi ? - Encore un bisou !

- Il était bien, non ? - Encore !

Il va être long. Ce sera pire.

Alors ?

Viens, Gloussinette. Je vais servir.

Super ! On a de tout. Steaks hachés, pâtes, légumes.

On peut avoir des chips ?

On se prépare pour le bain.

C'est pas un jouet de bain !

J'en veux pas !

Arrête !

C'est pas juste !

T'as tiré la chasse ?

Bonne nuit.

Bonne nuit !

- Faut leur faire un bisou ? - Je sais pas.

Tu demandes ou on attend ?

- Je demande. - Vous réfléchissez trop !

Désolé, les enfants.

Faut en faire un à Lizzy ?

C'est bon !

Bonne nuit.

Groupe de soutien des parents d'accueil 14 h

Quoi qu'on fasse, Jake reste dans sa chambre.

Il parle au téléphone, il jure, il blasphème,

et il écoute ses chansons obscènes jusque tard.

Il s'est encore battu à l'école.

Sans blesser d'autres petits, heureusement.

On peut envisager qu'un enfant de 5 ans ait un portable,

mais il a beaucoup de contacts ?

On a voulu lui confisquer, mais sa mère biologique lui a offert...

alors si on y touche...

Pardon, vous avez tout à fait raison.

Il n'a pas besoin d'un téléphone.

- On va réessayer. - Bonne idée.

Bien... Pete et Ellie ont accueilli 3 enfants, il y a 10 jours,

- dont une adolescente. - Ça se passe bien.

On s'est aperçu qu'on s'ennuyait, avant.

Enfin, c'était plutôt la routine, quoi,

boulot, salle de sport, resto, bar, cinéma...

- Vous voyez. - Non, on ne voit pas !

Ce qu'elle veut dire,

c'est qu'on avait besoin d'un nouveau défi, de briser la monotonie.

Entre autres choses à briser !

Je sais, ça paraît... Vous en bavez tous,

mais les nôtres sont sages. On a eu du bol.

- "Du bol". - Vous avez touché le gros lot !

S'il vous plaît...

En quoi c'est drôle ?

Ils reconnaissent la phase de "lune de miel".

Non, on y a pensé ! Ça n'a pas l'air d'être une phase.

Enfin, c'est pas parfait.

Lita ne mange que des chips.

Mais on a un plan d'action.

Je dis pas qu'on est parfaits.

Tu es sûr ?

Là, je reconnais une pointe de jalousie.

C'est moche.

Alors, qu'est-ce que c'est ?

Noël !

Une machine à coudre ! Ça te plaît ?

Ça lui plaît pas ? Pourquoi ?

- Un robot ! - Lita, t'as vu le gros carton ?

Il marche et il parle.

- Ça me fait un casque ! - Et les cadeaux ?

J'aurais kiffé un robot ! J'y jouerai.

Et ça, le vaisseau spatial.

- Je peux aller dedans ? - Oui.

Hé, les enfants ! Vous aimez vraiment les cartons.

Ça branche personne, la maison de poupée

que j'ai mis 3 h à assembler ?

Elle était dans un carton ?

Oui. Un gros carton à 200 $.

Viens !

Allons chercher le carton.

Un Noël de cartons...

Tiens, Lizzy, ça, c'est pour toi aussi. Joyeux Noël.

Encore un !

Joyeux Noël.

Vous étiez pas obligés d'acheter tout ça.

Mais ça nous fait plaisir.

On était enthousiastes. On a exagéré ?

Non !

Pardon, je suis contente, je t'assure.

Ça fait plaisir pour Juan et Lita,

ça change des cadeaux des bonnes oeuvres.

Si tu veux parler, je suis là.

C'est Noël, tu dois avoir des souvenirs, tout ça.

Non.

Ça va.

En fait, j'ai juste pas bu mon café du matin.

Je vais m'en faire un.

T'en veux ?

On remercie Dieu pour notre 1er Noël ensemble,

et on veut Le remercier pour ce bon repas,

et aussi cette...

abondance de cartons super rigolos.

Amen.

On attaque !

Elles sont où, mes chips ?

On mange pas de chips ce soir, Poucinette.

Je veux mes chips.

On s'est donné du mal pour ce dîner,

il y a plein de bonnes choses.

Lizzy, non, je gère.

Pourquoi tu cries ? Je t'aide !

Je crie pas ! Pardon, là, si, je criais.

Lita, fais pas ce que Lizzy a dit.

T'as dit cuatro ? Va dans ta chambre ?

Non, elle a parlé de verre de lait.

"Tu n'auras pas de chips mais tu boiras ton lait."

En tout cas, on gère. Tout va bien.

Très bien.

Goûte un peu de pain de viande.

- Je veux mes chips ! - T'en auras pas.

Je crois qu'elle adhère pas au plan, chérie.

J'en veux pas, de ça !

Tu veux pas lui donner des chips ?

Pas question ! Elle peut pas...

Bouge pas !

Pardon, pardon !

C'est rien, pleure pas.

Attention à tes pieds.

J'ai pas fait exprès !

Donne-moi ça.

- Calme-toi. Ne pleure pas. - Je veux mes chips !

Reste là, Juan.

Délicieuses, ces pommes de terre.

Lita, baisse-toi !

- Tu fais quoi ? - J'éteins le feu !

- Ça marchera pas ! - Éteins-le !

Lita ?

Attends, c'est quoi ce bruit ?

Elle grogne ?

On a pas appris ça en cours, je sèche.

Elle a un couteau.

- Un couteau Bob l'Éponge. - Quand même.

Pose le couteau, chérie.

Pose cette arme.

Vous voulez que je m'en occupe ou vous gérez toujours ?

Tu la laisses intervenir ?

Bon, d'accord !

Faut te mettre à l'espagnol.

Quelle idée, un gobelet en verre !

Désolée...

Pourquoi elle a fait ça ? Je la déteste !

Ça a pas traîné. Ils nous détestent.

Soyons précis, elle a dit qu'elle te détestait.

Je veux une Barbie !

C'est même pas une vraie.

T'en as eu une vraie à Noël.

C'est une Barbie grosse. Je veux une mince !

Pas grosse, "proportionnée".

Si tu ranges la poupée, je te paye une glace.

Tu récompenses son attitude ?

- Ça va pas ? - Occupe-t'en.

- Juan, sors de là. - Me frappe pas, pardon !

Quoi ? Je l'ai pas frappé ! Jamais ! Je ferais jamais ça !

Lita, arrête, sinon t'es privée de repas.

On laisse pas les gens mourir de faim, nous. Je maîtrise.

Lizzy, espèce de pute proportionnée.

Ça suffit ! Donne-moi ça.

Donne-la-moi tout de suite !

Tu gères, ça se voit.

Scannez-la ! Vite !

Pas question !

- Vous filmez ? - Pete, t'es où ?

Où il est ?

Super, t'es là. Merci infiniment.

Chérie, j'ai rapproché la voiture pour t'aider.

- On était tout près. - Là, encore plus.

Regarde ma belle poupée neuve.

- T'as cédé ? - Non, je n'ai pas cédé.

C'est moi. C'était que 4 $.

Démarre, espèce de lâche.

Merde alors ! Les voilà.

Jan, Jerry, ils sont arrivés.

Le petit a cogné une Porsche !

- Tu fais quoi, là ? - Pardon !

C'est pas grave, pleure pas.

Faut laisser un mot.

Aide à décharger.

Ellie a l'air déshydratée. Elle a mauvaise mine.

On a la pizza !

Juan, tu fais quoi ?

Pose ça.

Pose la pizza. La tiens pas comme ça.

Bonjour, papa.

Tu dois être Lizzy.

C'est ça, je suis Lizzy.

Je vous présente Lita et Juan.

Bonjour, Lita.

Bonjour, Juan.

Je suis mamie Wan et voici papy Werry.

Maman, tu peux parler normalement ?

J'aime bien sa prononciation des J.

- S'il te plaît. - C'est raffiné.

J'en reviens pas. On dirait des gosses normaux.

Tu t'attendais à quoi, Russ ? Des petits pirates ?

Je sais pas. Ils sont super mignons.

Ça va, le nouveau lycée ?

Ça va, c'est un... lycée, quoi.

Génial.

Et côté garçons, il se passe des trucs ?

Laissez-la tranquille,

elle est pudique.

Allez-y mollo.

Quoi ?

En fait, il y a un mec, Jacob.

C'est mignon, comme prénom. J'aime bien "Jake".

Non, chérie, c'est... Wacob, c'est ça ?

Non, c'est Jacob, tout simplement.

Et il est pas mignon.

Il est plutôt artiste, genre vieux sage.

Les mignons m'ont jamais plu.

Mignon, c'est surfait.

Moi non plus, j'ai jamais eu de mec sexy...

Tais-toi !

T'as la même tête qu'un singe

La même odeur aussi

On range le portable aux repas,

comme on a dit.

- Lizzy, s'il te plaît. - Obéis.

Regardez, ça va chier.

Lizzy, portable. Maintenant.

C'est sa vraie mère ? C'est brutal.

Si t'avais lu le règlement,

tu saurais que t'as pas le droit de confisquer mes affaires.

Elle fait son regard. Je vais chercher du ketchup.

Pete, tu devais lui parler en face quand elle est chiante.

J'ai jamais dit chiante !

C'est toujours moi la sévère, t'es jamais là.

Excuse-moi de bosser !

Faut gérer le taudis que t'as acheté.

T'as flashé aussi ! Peu importe.

Même quand t'es là, t'es laxiste.

J'ai engueulé Lizzy hier soir !

Le parent parfait.

C'est drôle, Kit ?

Ça nous amuse tous un peu.

- Pardon. - C'est pas grave.

Je me lasse pas des engueulades de Blancs.

Moi non plus.

Essayez de vous calmer

et de nous dire, sans rejeter la faute, quels sont les problèmes.

Lita est constamment...

Je veux ! Je veux pas !

Juan a pas de jugeote.

- La fenêtre ! - Et si je dis quoi que ce soit...

Pardon, c'est pas ma faute.

- Quant à Lizzy... - Lâche-moi !

Merci pour le retard.

Connasse.

Faut surtout pas qu'on essaie d'éduquer les petits !

C'est son domaine.

Quand Lizzy avait 10 ans,

sa mère disparaissait pendant des semaines

et la laissait seule en charge de Juan et Lita.

Elle a du mal à vous laisser prendre le relais.

On devrait la laisser faire ?

Un peu de sérieux !

Elle a 15 ans, ce serait catastrophique.

C'est une enfant.

C'est à vous d'assumer et de devenir parents.

- Mais elle nous laisse pas faire. - En effet.

Vous avez été très précieuse,

mais là, vous m'énervez.

Vous n'arriverez à rien sans accorder vos violons.

Exact.

La prochaine fois qu'elle se montre hostile,

essayez les trois R.

D'accord ? Numéro 1 : Régulation.

"Lizzy, respire à fond et compte jusqu'à 10."

Numéro 2 : Relation.

"Je comprends,

ressentir ça est dur pour tout le monde."

- Bonne idée. - Numéro 3 : Raison.

"Lizzy, tu as le droit d'être en colère.

Tu n'as pas le droit

de menacer de nous égorger en pleine nuit, quand on dort."

Pardon, je me suis... ?

Ça, c'était nous. Notre histoire,

la dernière fois.

Le petit n'est pas passé à l'acte.

Pas encore !

Pardon, on devrait pas rire.

Au contraire, c'est important de prendre ces choses avec humour.

Absolument, il faut rire sinon vous n'y arriverez pas.

À propos, c'est le tour d'October,

à qui on n'a pas encore trouvé d'enfant.

Enfin une bonne nouvelle.

On va décider ensemble quelles tâches on veut faire

et chaque semaine, on change.

- Je peux prendre "Nourrir Boulette" ? - Oui !

- Je veux nourrir Boulette ! - Tu le feras la semaine prochaine.

J'espère qu'elle plaisante.

C'est pas elle, mais nous. Et on ne plaisante pas.

On vous lave les pieds aussi ?

C'est des conneries !

Attends.

Essayons autre chose. On fait une pause,

on se calme et on respire à fond.

S'il te plaît.

Essaye.

Super.

On comprend que le tableau te contrarie.

Oui, je suis contrariée.

Tu as le droit d'être contrariée. Ça nous arrive à tous.

La prochaine fois, essayons de mieux nous exprimer.

Peut-être que la prochaine fois,

si vous me refaites le coup des 3 R,

je gerberai par terre tellement ça pue !

J'en étais sûr, ça prend pas.

Formidable, vous êtes là.

Maman. Je t'ai dit d'appeler avant.

Tu m'as dit de te laisser quelques semaines.

Les semaines sont passées, je veux voir mes nouveaux petits-enfants.

Tu dois être Lizzy. Viens là.

- Non, elle aime pas... - Viens là.

Je suis mamie Sandy.

Si quelqu'un vous emmerde, il aura affaire à moi.

On est une famille, je vous protège. Compris ?

Maman, vas-y doucement.

Mais quelles merveilles !

Juan et Lita, voici Sandy, la maman de Pete.

Vous êtes à croquer !

Et comment va mon bébé ?

Bonjour, ma chérie.

Accorde-nous 2 min.

On est en plein conseil de famille.

Parfait ! Je suis de la famille.

Mamie Sandy a une annonce à faire.

Je nous ai pris des billets pour Six Flags !

C'est quoi, Six Flags ?

Tu connais pas ?

Écoute, c'est très généreux

mais c'est un peu le chaos

et on a besoin de trucs normaux.

Ce qui est pas normal, c'est que tes enfants connaissent pas Six Flags.

"Tes enfants"...

C'est pas le moment, on va pas y aller.

On va pas y aller ? On est raccord, rapport à la structure ?

Chérie ?

- Je n'ai pas cédé. - Si,

Lizzy t'a lancé son regard et t'as cédé.

J'avais envie d'être le parent sympa

pour une fois.

Tu m'as pas laissé être sévère !

C'est vrai, pardon. Mais regarde comme ils s'amusent.

Même Lizzy sourit. C'est dingue !

Ça t'a plu ?

T'es pas obligée de faire les petits manèges.

J'adore les grands manèges ! Tu veux...

Ça va ?

Kylie, Savanna, je vous présente mes...

accueillants.

C'est ça, on est les accueillants.

À plus, d'accord ?

On allait faire le truc sur l'eau...

Laisse-la !

Elle a pas envie de rester avec des croulants comme vous.

Elles veulent faire les folles et mater les garçons.

Je te donne 100. Achetez-vous des souvenirs et de la bouffe.

Merci, mamie Sandy.

Rendez-vous devant.

À quelle heure on retourne chez vous ?

On rentre chez nous, où nous vivons tous, à 19 h.

D'accord, à tout à l'heure.

Maman, tu peux pas faire ça !

Le petit Juanny dégobille dans la poubelle.

Tout va bien, poussin ?

T'as mangé trop de gâteaux.

Je sais qu'elle les reçoit, je vois les petits points.

Si c'était une fugue, ou un accident ?

Non, elle nous traite juste comme des accueillants parmi d'autres.

Merci de m'avoir ramenée, bisou !

Je fais le sévère. Regarde.

T'étais où ?

Au cinéma. Le film était long, c'est tout.

Tu pouvais pas prendre 5 secondes

pour dire que t'étais pas morte ? Tu sais quoi ?

- Privée de sortie. - Je suis privée de sortie ?

T'es punie, parce que je t'ai punie.

Tu l'étais pas,

après je l'ai dit, maintenant t'es punie.

- Ça fait 1 h qu'on t'attend. - C'est moi le sévère.

Tu sortiras plus.

- C'est réglé. - Réglé.

- Discute pas. - Vous savez,

à 9 ans, j'habitais un squat de toxicos,

je pense que le multiplexe est plus sûr.

Ne nous sors pas ton joker Cosette.

Ça va barder, mademoiselle.

- Mamie Sandy, j'oubliais. - Quoi ?

Je t'ai acheté...

Doux Jésus !

Regardez-moi ça. Je vais le mettre tous les jours.

Viens là !

Ça me rappelle quand Pete

et ses copains dégénérés ont volé un camion à pizza.

Elle est forte. Très forte.

Vous passez la nuit ici,

ou on couche ces enfants à une heure décente ?

Tu te souviens quand j'avais des doutes ?

- On était bien. - T'as dit qu'on s'ennuyait.

On n'appréciait pas,

c'était facile et calme. Ça me manque.

Mais t'as voulu être maman.

Qui a eu l'idée d'aller parler aux ados ?

On aurait eu un bébé, sans opinions ni string.

Tu nous as compliqué la tâche.

Ne devenons pas ennemis.

En restant calmes et soudés,

on arrivera à virer ces petits merdeux de chez nous.

Ça, c'est un plan !

C'est exactement ce que je me disais.

- Je les déteste. - Moi aussi, c'est l'horreur.

Des ingrats. On fait tout pour eux.

- Et ils s'en tapent ! - T'as vu ?

Tu sais...

Ils sont pas encore adoptés.

En effet.

On pourrait...

les rendre.

On passerait pour des ordures, mais...

C'est vrai. Là, on passe pour des saints.

Oui, j'adore cet aspect-là.

C'est le seul avantage.

Suggestion :

si on disait que des cousins se sont manifestés ?

Décision du juge. On n'y peut rien.

On verse quelques larmes, on joue les inconsolables.

C'est bon, ça.

Et on récupère une maison propre et des soirées libres.

Et tout le monde nous plaint.

On aurait peut-être des cadeaux.

On fera jamais ça.

C'est tentant, mais on est...

on est coincés, non ?

Oui. Il faut assumer qu'on a commis une terrible erreur

et que notre vie va être pourrie.

Bonne nuit, chérie.

Alors, un clou à chaque bord de la latte,

aux deux extrémités, d'accord ?

- "Regarde". - Oui, très bien.

Allez, continue. Lis-moi les mots.

Quoi ? Tu veux entrer ? Dire bonjour à Lizzy ?

Quand on parle du loup...

Qu'est-ce qu'elles font ici ?

Tu me l'as pas interdit.

On reçoit pas d'amis quand on est privé de sortie !

Tu le sais

puisqu'elles sont entrées par la fenêtre.

C'est une porcherie ici, en plus.

- Quelle salope nazie ! - Pardon ?

Vous êtes vraiment une salope nazie.

Dégagez ! Maintenant.

Dehors ! Toutes les deux, allez !

Toi, sors de ma chambre.

Non. Moi, je reste dans ta grotte. Elles, elles partent.

Par la fenêtre, les Pussy Riot !

La vache !

- Qu'est-ce qui se passe ? - Je te rappelle que tu es punie.

- Où tu vas ? - Appeler mon éducateur ASE.

Bonne idée !

Préviens l'ASE, tes frère et soeur embarquent leurs ours,

et retour en pleine nuit chez les Muskie.

- Ce sera bon pour eux. - Mieux que vous !

Pas mieux que moi !

J'en peux plus. Occupe-toi d'elle, toi.

On est des gens bien !

On essaie de vous donner un foyer. C'est mal ?

T'es une Blanche qui fait ses bonnes oeuvres

pour se valoriser !

Pete, dis-lui mes origines.

Elle a 1/8 de sang...

Je suis 1/8 comanche ! Pas si blanche que ça !

Et j'ai l'air de me sentir valorisée ?

Alors dis-moi pourquoi t'as soudain eu besoin de recueillir des enfants ?

Parce que c'était...

"Pete, s'il te plaît ?" Voilà.

Reste là !

Stop, n'ouvre pas cette portière.

Ne monte pas, tu m'entends ?

Ne ferme pas, je suis sérieux !

Bien. On peut rentrer et parler ?

Juan, lâche ça !

Mais faut l'enlever !

Non, vaut mieux le laisser.

Ça va aller, promis.

Tout va bien.

Bouge pas, faut l'envelopper.

Détends-toi, on sera vite à l'hôpital.

T'inquiète pas.

On prend leur voiture.

Sortez ! Bougez-vous !

Ça va aller.

Ceinture, tout le monde !

T'es courageux. Regarde-moi.

T'es très courageux.

Tu t'en sors très bien. On y est presque.

Quelqu'un ! Aidez-nous, s'il vous plaît.

Il a un clou dans le pied.

J'ai préféré pas l'enlever.

Bon réflexe. Mettez-le sur le brancard.

Ça va aller, mon grand.

Vous êtes la mère ?

Oui, la mère d'accueil.

Par ici, le papa. Comment tu t'appelles, mon grand ?

On va nettoyer ça et faire une petite anesthésie

avant de retirer le clou.

Prends ma main, ça va pincer.

- Serre ma main. - Ça pique !

C'est presque fini.

Ça y est.

C'est fini.

Lita serait mieux dans le hall.

Tu veux y aller ou rester avec Juan ?

Emmène-la.

- Je suis là. - Ça va aller.

T'es très courageux.

T'assures, mon grand.

Il n'aura pas de plâtre,

juste des points de suture ?

Bonne nouvelle.

Et comment est-ce arrivé ?

C'est ma faute, je me suis éloigné,

j'ai laissé le cloueur, Juan l'a pris...

C'est pas leur faute, c'est la mienne.

Je voulais partir en voiture, j'avais pas le droit,

ils ont été distraits, j'ai crié,

Juan a lâché le cloueur...

Dis pas de bêtises, j'aurais pas dû le laisser.

Tais-toi, c'est une cause de retrait !

C'est pas eux, ils ont rien fait.

C'est moi qu'il faut engueuler.

Si tu venais avec moi à côté ?

Excusez-moi.

Raconte-moi tout.

Il n'y aura pas de retrait.

C'est quoi, le problème ?

Aucune idée. En me réveillant...

Rien à faire !

Attends, je crois que je peux t'aider.

J'ai un super démêleur, j'essaye ?

D'accord. Oui, si tu veux.

Assieds-toi.

- Comment ça se fait ? - Je sais pas.

Dis-moi si ça tire.

C'est bien.

- C'est mieux, non ? - Oui, merci.

Je vais lisser un peu.

Merci.

De rien. Tout est parti.

- Tu as tout ? - Oui.

- Merci pour le déjeuner. - De rien.

C'est lui, Jacob ?

Qui a ramassé le papier ?

- Pas la peine de flipper. - Pourquoi je flipperais ?

Il a l'air artiste, comme t'as dit.

- Tu trouves ? - Absolument !

Il a une bonne tête.

Et il est consciencieux. Il ramasse.

Oui, il l'est.

Bonne journée.

À toi aussi.

Attention à ton pied, Juan. À plus, Lita.

Vous avez vu ?

Elle me déteste un peu moins, non ?

Peut-être.

- Salut, Lizzy. - Salut, Charlie.

Salut, Jacob.

Quoi de neuf, bébé ?

Rien. Comment tu vas ?

Bien. Je ramasse vos saletés.

Rentre, tu vas m'attirer des ennuis.

D'accord.

Envoie-moi un texto.

Salut, chérie.

- Elle se débrouille ? - Bien.

Et tiens-toi bien, j'étais en avance, Lizzy m'a vue,

et elle est venue parler !

Avec toi ?

Pas du papotage de fille, mais pas le silence non plus.

Elle m'a parlé de Jacob.

Il est très secret, elle sait pas si elle lui plaît,

et du coup, j'ai fait la maman qui donne des conseils.

"Avec les timides, faut faire le 1er pas..."

Quoi, t'as dit ça ? Tu lui as dit de draguer ?

Ce gamin est inoffensif, crois-moi.

J'aurais cru qu'elle préférait les voyous.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Juan a cassé Chips.

Je vais la réparer.

Merci, papa.

T'as entendu ? J'ai eu mon premier "papa".

Saleté !

C'est pas juste, j'en veux !

Lita, je peux t'aider à faire un truc ?

Quoi ? Tu m'as parlé ?

- Je suis qui ? - Ellie.

Viens, mon grand.

Viens, fils.

Ton pied, ça va mieux ? Je peux t'appeler fils ?

D'accord.

- Où est Lizzy ? - Là, tu la vois ?

Ah oui, là.

AU Cas OÙ tu EN AUraiS beSOIN.

Elle vient, elle sort tout,

elle se donne pas la peine

de fermer un placard ou ranger le moindre truc !

Qu'est-ce qui s'est passé ?

J'ai trouvé ma brosse dans les WC.

- Quoi ? - C'est pas moi !

Si, c'est toi ! Je te l'ai laissée dans la salle de bain.

Et Juan et Lita dorment.

Plus maintenant, Madame Boucan.

Pardon, ma puce.

Je pensais qu'on se rapprochait.

J'avais laissé un mot, avec des coeurs.

- La vache ! - J'ai rien fait.

Tu mets ça ? T'es strip-teaseuse ?

Je suis pas une vieille ringarde, moi.

Parle pas à ma femme comme ça !

Va t'habiller, mets plusieurs couches,

c'est moi qui t'accompagne.

C'est pas vrai ! Vous êtes super pénibles.

- Va te changer. - C'est bon !

Je suis ringarde ?

Qu'elle monte dans mon camion.

- Au revoir, papa. - Au revoir, ma puce.

C'est pas vrai !

C'était quoi ?

Ça va ?

C'est pas de chance.

Qu'est-ce qu'on fait ici ?

Viens.

Je vais être en retard au lycée.

Suis-moi.

Tu me punis avec du travail manuel.

- J'ai bossé plus dur... - Je sais, t'es un caïd.

C'est pas une punition.

Je m'appelle Stewart, tu dois être...

Ça va bien ou bien ?

Stewart. Ne lui parle plus jamais.

- Va déjeuner. - Il est 8 h15 !

Va pour le déj.

Viens.

- Mets ça. - Quoi ?

Mets-les, c'est tout.

Je sais que t'es en colère.

Contre nous, contre l'univers,

peut-être un peu contre toi.

Je sais pas, tu dis rien.

Quand je suis en rogne, j'aime pas parler non plus.

Tu sais ce que j'aime faire ?

Casser des trucs.

Sérieux ?

Tout ce que tu veux ici.

Défoule-toi.

- Alors ? - Ça fait du bien !

T'as vu ? Je te l'avais dit.

Gâche pas, d'accord ? Fais-moi plaisir,

pense à un truc qui te rend vraiment vénère.

- T'as trouvé ? - Oui.

- T'es sûre ? - Oui, j'ai.

Défonce tout.

Voilà ! Ça te plaît ?

Allez, on y va.

Voilà !

C'est l'éclate !

Ça t'a plu ?

C'était cool.

Pas cours aujourd'hui ?

Pete m'a emmenée au chantier.

On a fait de la démolition.

Attends !

À propos de la brosse à cheveux...

Ma mère avait l'habitude de... me brosser les cheveux,

et... Je m'excuse.

C'est pas grave. Moi aussi, je m'excuse.

- Non, y a pas de raison. - Je suis vraiment désolée, pardon.

Je vais me doucher.

La brosse est dans la cuvette.

Très drôle.

Où est ta mère ?

LA ZONE DE PETS

Papa !

Tiens.

Crache !

- De l'eau ! - Non, de la glace !

De l'eau, de l'eau.

Mon grand.

C'est rien, mon chéri. T'as fait un cauchemar ?

Tout va bien, tu es en sécurité dans ton lit.

Bonne nuit, mon grand.

Bonne nuit, maman.

Quoi ?

T'as dit quoi ?

Juan, t'as dit quoi ?

T'as parlé ?

Juan, t'as dit quoi ?

T'as parlé ?

Juan, t'as dit quoi ?

Bonne nuit, mon grand.

- Ça rend bien. - Ça te plaît ?

J'ai aménagé l'îlot central comme t'avais suggéré.

- Super idée. - C'est top.

Aide-nous à poser le carrelage.

Il y a...

un truc que j'aimerais faire, vous m'aideriez à l'organiser ?

- C'est quoi ? - Ce que tu veux.

J'ai parlé à Karen et Sharon

et elles...

Ma mère est sortie il y a quelques mois.

Je l'ai pas vue.

J'aimerais bien la voir.

Oui, bien sûr.

Cool, merci.

Pas de problème. Super.

J'attends dehors.

Maman !

Juan, Lita, venez.

Venez !

Qu'est-ce qui va pas ?

Je veux rester avec maman.

Ta maman est là-bas.

Tout va bien, ma puce.

On est là.

On t'accompagne.

Moins vite.

Mes bébés, comme vous avez grandi !

Viens, mi amor.

Je suis l'assistante sociale de Carla,

vous êtes Pete et Ellie ?

- Voici Carla. Elle est... - Leur maman.

Moi, c'est Ellie. Enchantée.

Je vous remercie de les avoir gardés pendant que j'étais...

Pas de problème.

Ils vont très bien. Juan a commencé le piano.

Lita a eu un A en dictée.

Lizzy cartonne au foot.

On se retrouve à 16 h ?

À tout à l'heure.

On revient.

- On revient vite. - J'ai été ravi.

Ça va ?

"Merci de les avoir gardés" ?

On a pas fait 5 mois de baby-sitting !

Elle n'est pas comme j'imaginais.

Elle a l'air normale.

Je me sens mal, comme si on brisait une famille.

On lui a pas pris ses enfants.

C'est le juge. Et y a une raison.

Ils vivaient dans une fumerie de crack.

Je sais, mais elle a l'air

d'aller bien.

Elle est clean depuis 4 mois.

Parce qu'elle était en prison !

Comment Lizzy la regarde...

C'est encore sa mère.

On lui a pas pris ses enfants.

J'ai dit : "Jeune fille,

si tu continues à jeter la nourriture à la cantine,

tu ne mangeras plus seule."

Le lendemain, elle a recommencé.

Alors on est allés la rejoindre à la cantine.

On a papoté avec toutes ses copines.

Je leur ai raconté mes plus belles anecdotes d'ornithologie.

Ça ne les a pas passionnées.

Mais elle ne jette plus de nourriture !

Vous annoncez la nouvelle ?

L'incendie de canapé ?

Non, l'audience de déclaration de délaissement parental.

Le tribunal nous a officiellement déclarés...

parents adoptifs.

On adopte Tina et Ryan !

C'est génial.

Félicitations.

C'est une super nouvelle. Je suis ravie pour vous deux.

Passons à Pete et Ellie.

Nos enfants ont rendu visite 4 fois à leur mère biologique.

Et à chaque fois, ça les agite pendant des jours.

Et quand le calme revient enfin,

ils ont une nouvelle visite.

Oui, on se sent tellement rejetés...

Ça fait sans doute de moi un monstre

mais j'en arrive à souhaiter que leur mère retourne en prison.

Vous n'êtes pas un monstre.

Quand quelqu'un maltraite les enfants qu'on aime,

c'est dur de compatir.

Mais il faut essayer.

Quelle que soit l'issue,

le temps qu'ils ont passé avec vous

a fait une énorme différence dans leur vie.

Je sais, mais on est censés...

Attendez.

- Vous avez dit "a fait" ? - Oui, elle l'a dit.

On en parlera après.

Elle a parlé au passé.

Je veux savoir ce qui se passe.

Comme la mère a respecté toutes les étapes de reprise des liens,

le juge a transformé votre audience en réexamen de placement,

pour décider si les enfants sont prêts à la retrouver.

Sympa.

Très sympa.

Vous alliez nous en parler ?

On a supporté toute cette merde !

Les caprices, le désordre, l'insolence...

J'ai fait 150 parties de Candy Land avec Lita !

Vous y avez déjà joué ?

- C'est barbare ! - C'est nul.

On a créé des liens.

J'ai appris à Lita à faire du vélo.

Avec Juan, on a adoré Rocky 3.

Et là, "Maman est prête" ?

Je comprends votre frustration.

Mais il ne faut jamais oublier que jusqu'à l'adoption,

l'objectif premier du système est de préserver la famille.

Et notre famille, alors ?

Rien n'a encore été décidé.

October, il n'y a plus que vous.

J'ai obtenu un placement.

Il a 14 ans, il fait partie de l'équipe de basket du lycée,

mais il fait 1m55.

Et il est blanc. Et roux.

Aucun critère fondamental rempli. Pas un seul.

Je vois. Mes problèmes paraissent idiots.

Pourquoi je passe toujours en dernier ?

C'est pas du tout professionnel.

C'est le contraire d'un groupe de soutien.

À quoi je vais ressembler ?

Tu vas ressembler à une belle princesse.

Je ressemble à une fleur ?

Bonsoir, ma chérie.

- Maman ! - T'inquiète pas, c'est lavable !

C'est un marqueur.

Descends du plan de travail, s'il te plaît.

- C'était comment ? - Super marrant.

On a une nouvelle.

- T'es enceinte ? - C'est pas vrai !

- Pourquoi tu me fais ça ? - Pardon. Non ?

C'est pas grave. Dis-leur.

On va adopter en faisant famille d'accueil, comme vous !

On a pas compris, au début,

et ensuite, on les a rencontrés et on a vu que c'était formidable.

Et moins cher que la FIV !

C'est pas la raison, mais c'en est une, quand on fait le bilan.

On va faire le stage !

Vous en dites quoi ?

J'en dis...

que j'ai envie de faire caca.

C'est pas la réaction espérée.

Elle est jalouse !

Qu'est-ce qui se passe ?

Mon téléphone !

Elle prend des selfies à poil !

Des selfies à poil ? D'elle-même ?

J'efface tout. Supprimer !

T'en as pris combien ? Qu'est-ce qui t'a pris ?

Tout le monde le fait, ça va !

Ça va pas du tout !

À 15 ans, on doit pas être nue !

- Tiens la porte. - Lis pas mes textos ! Ouvre !

"Si tu me montres rien, je lâche l'affaire" ?

Quoi ? Qui est cette personne ?

Non ! Selfie de bite ! Y a un selfie de bite !

Venez, les enfants, on va dans le salon.

C'est Jacob, du lycée ?

Il t'envoie des photos de son zoziau ?

La vache, c'est un python !

Casse-toi !

- Lizzy ! - Sors immédiatement !

Donne-moi le téléphone. Lâche !

C'est inacceptable.

Je suis plus forcée de t'obéir, fausse maman !

Vous êtes toujours tentés ?

Les nôtres feront pas ça. C'est votre faute.

C'est quoi exactement, un "selfidbite" ?

À ton avis, maman ?

Essaie de deviner. Selfie. Bite.

Ma chérie, quand je traversais des moments comme celui-ci,

je faisais de l'introspection

pour me rappeler

pourquoi j'avais voulu des enfants, à l'origine.

Et ça m'aidait.

C'est chez Jacob, ici ? C'est là qu'on va ?

Calme-toi.

Dis-moi où on est. Je veux pas me faire arrêter.

Fais-moi confiance.

Vous nous remettez ? On s'est vus à l'agence d'adoption.

Bonsoir, comment ça va ?

On peut vous aider ?

Elle veut revenir et refaire la maman.

Et elle a ses chances !

Lizzy nous traite comme des ennemis.

On sait plus quoi faire !

Comme votre fille s'en est super bien sortie...

Elle révise là-haut ?

Brenda, tu descends ?

On pourrait lui parler, elle nous regonflerait le moral.

- Ce serait possible ? - Ce serait super, elle est géniale.

On a besoin d'être remotivés.

Brenda est retournée... en désintox.

- Comment ? - Elle a replongé récemment.

Vous déconnez ?

C'est son discours touchant et inspirant

qui nous a poussés à plonger dans ce merdier !

Et vous me dites que...

Écoutez-moi, espèce de folle !

Brenda est tombée dans la drogue

quand son beau-père l'a initiée, à 11 ans.

Parfois, elle trébuche.

Mais c'est une fille bien,

elle fait l'effort de se désintoxiquer.

L'avenir est incertain

et ça vous rend comment ?

Déçus, effrayés, perdus ? C'est ça ?

Oui. J'ai un peu peur de parler, mais oui, en gros, c'est ça.

C'est ce que vos enfants ressentent tous les jours.

Quand vous vous êtes lancés,

ça vous a valorisés car vous saviez que c'était important.

Mettez-vous ça en tête :

quand c'est important, c'est difficile.

Je vois de qui Brenda tient son éloquence.

Aujourd'hui, vous êtes tout pour eux.

Votre boulot, c'est de les protéger, qu'ils le veuillent ou non.

Il a le don, lui aussi.

C'était génial, merci.

- Pardon de vous avoir crié dessus. - Pardon de vous avoir giflée.

C'était dingue !

Excusez-moi.

J'en avais besoin.

Ça m'était pas arrivé depuis longtemps.

C'était un poil agressif, un peu excessif.

Allez, on s'en va.

Il faut qu'on y aille.

Vous êtes sur Facebook ?

Rentrons tout de suite. Dépêchons-nous.

Au revoir, Lizzy. Bonne journée !

Emmène-les à l'école,

moi, je trouve Jacob et on règle ça.

Attends, Pete, c'est lui !

Lui ? Le petit roux, là ? L'élève modèle ?

Je m'en occupe.

Hé, toi ! Selfie de bite !

Ça va, mec ? Tu cherches la bagarre ?

Selfie de bite !

Tu trouves ça cool ? D'envoyer ça à une fille de 15 ans ?

Tu mériterais que je te bute, Poil de Carotte.

J'ai vu ce que tu lui as écrit :

"Si tu me montres rien, je lâche l'affaire",

c'est du harcèlement. C'est dégueulasse !

Tu fais moins le fier, là !

Vas-y, montre tes grosses prunes rasées !

On va prévenir ta mère, le proviseur et la police.

- T'en dis quoi, Jacob ? - Je m'appelle pas Jacob.

- Quoi ? - Je m'appelle Charlie.

- T'as dit qu'il s'appelait Jacob. - Sérieux ?

Et mes prunes sont pas rasées.

Ni grosses.

Je suis vraiment navrée.

Remets-toi, c'est qu'un malentendu.

Allez, viens là, Charlie.

Regarde-moi.

Tu connais un Jacob

qui traîne avec notre fille, Lizzy Viara ?

Le gardien ? L'adulte, là ?

On va se le faire.

Je suis vraiment navrée.

Merci infiniment.

Il a rien fait !

Rien du tout !

Pardon, Charlie !

Je crois qu'on va être en retard à l'école.

Il est sur la machine.

S'il te plaît, je te parle.

- T'as quel âge ? - Ça vous regarde ?

- Rendez-moi ça. - Il a 22 ans !

- Ouais, et alors ? - Alors t'es majeur.

Si tu touches, contactes, ou penses à notre fille,

t'es mort.

Vous êtes même pas ses parents !

Ses "non-parents" feraient ça ?

Mlle Peppers !

De quoi s'agit-il ?

Cet homme envoie des obscénités à notre fille.

- Tu vas en taule, Jacob ! - Appelez la police.

Vite.

Mlle Peppers !

Fils de p...

Je l'ai pas touchée !

- Adieu, ordure. - Sale pédophile.

T'auras un casier toute ta vie.

Vous nous arrêtez ? Il a envoyé des photos cochonnes à une mineure !

Bravo. Bon travail, les gars.

Entre nous, on m'a raconté ce que vous avez fait,

vous vous occupez bien de vos enfants.

- J'aurais fait pareil... - Les enfants !

Pardon !

Que c'est propre ici !

Voilà mes petits gangsters.

Payer la caution de mon Pete chéri,

ça m'a rappelé le bon vieux temps.

- Merci, au fait. - Où sont les enfants ?

En placement temporaire pour la nuit.

C'est la 1re fois que l'ASE retire des enfants

à leurs adoptants la veille de l'audience.

À propos,

j'ai trouvé votre lettre au juge sur l'imprimante.

Il faut retravailler.

Trop tard, on l'a envoyée.

Renvoyez-la !

"Nous voulons le meilleur pour les enfants,

que ce soit rester avec nous ou retrouver leur mère biologique."

Et si le juge lit ces âneries devant Lizzy ?

Justement, on y a pensé.

Si on critique sa mère dans la lettre,

elle nous haïra encore plus.

Elle ne vous hait pas, elle croit que vous ne l'aimez pas.

Et ça, ça aidera pas.

Lizzy t'a dit ça ?

Voyons, Ellie. Mon enfance ressemble à la sienne.

Quand on te traite en permanence comme une merde,

tu finis par penser

que personne ne peut t'aimer.

Tu sais qu'on t'aime, nous ?

Mais c'est pas votre faute.

Je viens de l'expliquer !

Mais je vous aime tous les deux.

Allez dormir, les enfants.

Après avoir arrangé votre lettre pourrie.

C'est vraiment propre et calme, ici.

Je déteste.

Moi aussi.

TRIBUNAL DES AFFAIRES FAMILIALES DE TERRANCE COUNTY

On est désolés.

Pardon, les enfants. Ça va ?

Devine quoi ? On a été dans la voiture de police.

C'est vrai ? Ça t'a plu ?

Vous étiez en prison ?

Non ! Juste au poste.

Venez.

Maman est là.

Cette audience est désormais un réexamen de placement

concernant Mlle Carla Viara.

- Vous êtes Mlle Viara ? - C'est elle, M. le juge.

Sont aussi présents Juan, Lita et Elizabeth Viara ?

- Présent. - Présente !

Vous avez eu vos nounours ?

Ils sont jolis.

- Vous êtes Elizabeth ? - C'est Lizzy, monsieur.

Je veux dire, M. le juge.

Lizzy, vous avez soumis une lettre.

Les parents d'accueil, M. et Mme Wagner,

sont présents également ?

M. et Mme Wagner, est-il exact

que Juan et Lita sont restés seuls

pendant que vous étiez arrêtés pour agression ?

Oui, mais pour notre défense...

Je veux juste savoir si Lizzy ment ou non.

Elle ne ment pas.

Et avant cette agression,

avez-vous accosté un brillant élève de 14 ans du lycée

en lui suggérant de... "montrer ses grosses prunes rasées" ?

J'ai dit ça,

mais je pensais qu'il avait envoyé...

Et Mme Wagner, avez-vous forcé des amies de Lizzy

à sortir de chez vous par la fenêtre ?

- Au rez-de-chaussée. - Un bon point pour vous.

Et à cette occasion,

avez-vous dit à Lizzy de demander à l'ASE d'emmener les enfants ?

- Elle ne le pensait pas. - Pas du tout !

Le ton était monté.

- M. le juge, j'ai une lettre... - Je l'ai lue, merci.

- On en a écrit une autre. - Pardon, mais je l'ai.

On y a passé du temps.

Je vous la lis très vite.

"Un jour, Lizzy a demandé ce qui nous motivait.

On n'a pas su lui répondre..."

Madame, s'il vous plaît, asseyez-vous.

Laissez-moi lire la réponse.

Asseyez-vous.

Cette audience ne vous concerne pas.

Vu ce que dit Lizzy, vous serez peut-être bientôt jugés,

votre discours pourra resservir.

Mlle Viara,

vous avez respecté les visites,

c'est bien.

Je vois que vous avez 5 mois d'abstinence.

Ça tient toujours ?

Excellente nouvelle.

Et si je devais vous confier les enfants,

votre domicile pourrait les accueillir ?

Je crois.

C'est petit, mais ça irait.

Et Mlle Viara,

vous sentez-vous capable d'assumer la charge de Juan, Lita et Lizzy ?

Oui, M. le juge.

J'en suis capable.

Préparez-vous pour le dîner.

Tiens.

Et si, quand on vivra avec maman,

elle sait pas faire les nouilles comme je les aime ?

T'inquiète pas, Lizzy lui montrera

et ta maman pourra le faire.

Allez... soyez pas tristes pour le dernier soir.

Vous savez, on devrait dire merci à Pete et Ellie.

Pour tout ce qu'ils ont fait.

Merci.

- Merci à toi. - Merci à vous tous.

Je veux rien dire.

Oh, chérie...

Je vais m'occuper de Lita.

Enfin, sauf si tu veux le faire.

J'aimerais bien. Merci.

Allez, mon grand,

t'as rien mangé. Je les réchauffe ?

Ça va aller, mon grand.

Bonne nuit.

Je t'aime.

Moi aussi.

Tous vos ours de tribunal sont là, même les nouveaux.

À propos de tribunal,

je voulais m'excuser pour ce que j'ai écrit au juge.

Tout était vrai.

Un peu sorti du contexte, mais on t'en veut pas.

Je voulais te donner la lettre

qu'on n'a pas pu lire à l'audience,

comme ça, tu l'auras.

Maman est là !

Allez, debout ! On y va !

Lita, viens. Prends tes affaires.

Au revoir, Boulette.

J'ai un siège auto pour Lita, si besoin.

C'est vous qui nous emmenez ?

Où est maman ?

On devait se retrouver au bureau

et elle n'est pas venue.

Elle ne répondait pas au téléphone.

Vous êtes allées voir si elle va bien ?

On y est allées.

Elle avait vraiment honte, elle a dit que... elle peut pas.

Non, elle a pas dit ça. Pourquoi elle aurait...

rempli tous les formulaires de retour en famille ?

Elle dit que c'est toi qui les as remplis.

Je l'ai aidée !

Elle a eu l'impression d'être forcée, elle n'est pas prête.

Je l'ai pas forcée, elle est prête !

Laissez-moi lui parler, ensuite...

on trouvera une solution

et elle me ramènera à la maison.

Quand on l'a vue, c'était évident

qu'elle a replongé.

Elle ne viendra pas.

Chérie, on est désolées.

J'y vais. Surveille les petits.

Attendez ici !

Partez, vous êtes pas mes parents.

Non, mais tu sais quoi ? On est là.

C'est vrai, on est là et on t'aime.

Quoi ?

Non, vous me connaissez pas.

C'est quoi, ce bazar ?

Laissez-nous un moment, s'il vous plaît.

Oh, pardon.

Lizzy, ma chérie, on te connaît.

On sait que tu détestes le fromage,

mais que tu adores les cheeseburgers.

Que les jours où tu te sens bien,

tu te maquilles moins que les mauvais jours.

Et que le plus important pour toi,

c'est d'offrir à Juan et Lita la protection que t'as pas eue.

On sait ça sur toi.

Vous assurez.

- Pardon. - On ne sait pas tout,

mais n'aie pas peur, on encaisse tout, même les trucs graves,

je te le promets.

Oui, balance tout ! Tout ce que tu as, on prend,

parce qu'on t'aime.

Arrêtez de dire ça !

Allez-vous-en, s'il vous plaît.

- Lizzy va bien ? - Elle est un peu triste, là.

- Toi, ça va ? - Oui.

La voilà.

J'ai pensé à une solution.

Comme Juan et Lita correspondent mieux à l'idée

que vous aviez au départ,

je crois que le mieux, c'est que vous les adoptiez,

et moi, je demanderai à Karen de me trouver un autre placement.

Ce sera bien.

Non, on a besoin de toi pour Juan et Lita.

On le fait pas sans toi.

Je viendrai souvent, vous m'appellerez en cas de besoin.

J'ai pas envie qu'on se dispute.

Ça m'est égal. J'ai dit non, il en est pas question.

Tu restes avec nous.

Tu sais pourquoi ? On a une évidence cosmique.

Absolument.

Vous avez pitié de moi, là, mais il faut pas.

Rien à voir.

Tu as la lettre qu'Ellie t'a donnée ?

Tu vois ça ? Lis-le.

"Un jour, Lizzy a demandé ce qui nous motivait.

On n'a pas su répondre.

Quelque chose manquait à notre vie,

on ne savait pas quoi.

C'était Juan, Lita et Lizzy."

Tu vois ?

Ce qui manquait, c'était toi.

Maintenant que t'es là, t'es coincée avec nous.

On sera là à tous tes matchs de foot.

On t'emmerdera pour tes notes.

On t'achètera ta robe de bal.

Elle sera ravissante.

Pas trop décolletée, super mignonne,

pas trop sexy,

le parfait équilibre.

À ta remise de diplôme,

on te fera honte au 1er rang.

On sera là aussi à la fac,

et même si tu n'y vas pas.

Mais t'iras, parce que c'est important, t'es brillante,

ça t'ouvrira des portes.

Quoi qu'il arrive...

on sera là pour toi.

Un jour, je te conduirai à l'autel.

Même si je pense que ton fiancé est un nigaud indigne de toi.

Oui, un jour dans longtemps. Un jour dans un très...

très, très lointain avenir.

Lizzy, on peut rentrer à la maison ?

Oui, on peut.

Je sais que t'aimes pas,

mais faudra t'y faire de temps en temps.

Et moi ? J'ai pas encore eu un seul câlin.

Je connais pas tout le contexte,

mais je me demandais

si je pouvais participer au câlin ?

Sans façon, merci !

Pardon, j'aurais pas dû. C'est tout moi. Je vous laisse à votre câlin.

J'ai passé les bornes.

Tout va bien se terminer.

Je le sens.

Vous êtes avec eux ? Vous les connaissez ?

Oui, pourquoi ?

Vous voulez entrer ?

J'ai fait une tarte.

Y a de la tarte. J'adore ça.

Formidable ! C'est que...

je ressens tellement d'émotions.

QUATRE MOIS PLUS TARD

Va au petit coin, mets tes chaussures, on y va.

Où tu vas ?

Pas de baskets aujourd'hui, faut être élégant.

Maman, t'as pas vu mon portable ?

Celui que tu as à la main ?

Lita, t'as été au petit coin ?

- Oui ! - Super.

- Tout le monde au petit coin ! - C'est fait.

- Tu as le paquet ? - Oui, je suis prête.

- Allez, on se dépêche. - On y va.

Je vais gagner !

Papa, je peux conduire ?

Conduire tu es ?

Donne-moi ton portable.

Pas de distractions.

Elle va conduire.

Mais j'ai son téléphone et je vais devant

pour intervenir si besoin.

Sandy, vite, ça a commencé !

C'est encore bon ?

Qu'est-ce que c'est, ça ?

Lizzy me l'a fait. T'en as pas eu ?

Tu as eu un tee-shirt ?

Tu as eu un tee-shirt ?

Asseyez-vous.

Bonjour à tous.

- Les Affaires Familiales... - Attendez !

Mamie Sandy est dans la place. On peut commencer.

Tu vois, c'est bon. Arrête !

- C'est réservé. - Oui, pour moi.

Poussez-vous.

Arrête !

- Allez-y, M. le juge. - Merci, mamie Sandy.

Elle a eu un tee-shirt.

Les Affaires Familiales, c'est important,

mais éprouvant.

On traite chaque jour des problèmes

qu'aucune famille ne devrait subir.

Les rares fois où on a l'occasion de sourire

sont très précieuses à nos yeux.

Et je le cache bien, mais je suis très fleur bleue.

J'adore ça.

Ronit ?

J'adore cette chanson.

Nous sommes ici pour créer officiellement une nouvelle famille.

Peter et Elinore Wagner,

souhaitez-vous adopter Juan, Lita et Lizzy au sein de votre famille ?

- Oui, M. le juge. - Oui, M. le juge.

C'est la chanson, elle m'émeut un peu.

Juan, Lita, Lizzy,

aimeriez-vous que Peter et Elinore soient vos parents ?

D'accord.

- Oui, merci. - Oui !

Dans ce cas,

en vertu des pouvoirs qui me sont conférés,

je vous déclare unis par les liens de la famille.

Vous voulez une photo avec le juge ?

- Volontiers, merci. - Allons-y.

Ce sera nous, bientôt.

Je fais partie de cette famille.

Moi aussi !

- J'aimerais être sur la photo. - T'es sûr ? On n'est pas...

Allons-y tous. Ça leur plairait.

Personne d'autre ?

Oui, vous aussi !

On oublie personne.

Dites "famille" !

APPRENTIS PARENTS

12-07-17 TOUJOURS LÀ POUR TOI

24 mai 1991, 52 kg

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