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Original subtitles

Handel. Terrick Handel.

Je prends ces bottes, mais j'aurai du mal � les mettre.

Vu leur �tat, tu les auras pour trois fois rien.

C'est un brave gar�on. Il dit peut-�tre la v�rit�.

Non. Il veut m'escroquer sur la commande.

S'il ne paye pas sous peu, je lui brise le cr�ne.

- Je lui trouverai un autre mari. - Tue-le, oui,

et tu n'auras plus de commandes.

Terrick, on te demande. Le Grand Mambo.

- Que veut-il ? - Je l'ignore.

Il est juste sorti

et a cri� ton nom. Je t'ai cherch� partout.

J'y vais.

- Il vient chez toi ce soir ? - Bien s�r.

Tu veux bien t'en occuper ?

Je suis responsable de lui. D�sormais, il est sous ma coupe.

Et celle de madame.

Entre, mais laisse le chien dehors.

Assieds-toi. Je suis � toi dans une minute.

Parlons de ton dernier rapport.

La bande de l'Antre du Diable a �t� arr�t�e.

Selon toi, ils sont nerveux et nos indics se taisent.

C'est exact.

Les gens sont calmes pour une fois,

alors tu en d�duis qu'ils ont peur.

- Qui t'a racont� �a ? Le chef ? - Non.

- Un sorcier, alors ? - Non.

- Mais qui ? - Personne. Je l'ai senti.

Tu l'as senti ?

Il y avait quelque chose dans l'air.

Tu es l� pour ramener des faits. Pas pour humer l'air.

Et ces idioties � propos d'un homme tout blanc

qui dit �tre la r�incarnation d'un chef africain ?

- Pourquoi "tout blanc" ? - Je ne l'ai pas dit ainsi.

- Il est albinos ? - C'est possible.

- Tu y crois vraiment ? - Oui, j'y crois.

J'en ai transmis une copie au pr�fet de police.

Il veut se voir confier l'affaire.

- Les choses en resteront l� ? - Oui. Faute de faits.

Que fais-tu ici ?

Je viens chercher Terrick.

J'arrive dans 5 minutes.

5 minutes. Pas plus.

Je te le promets.

Continue.

Une nouvelle forme de terrorisme nous menace.

Plus puissante. Plus sournoise.

Ils se livrent � des c�r�monies encore plus ahurissantes.

Bien, je ne suis pas tout � fait convaincu

mais il y a suffisamment de preuves.

Tu es un civil d�sormais

- alors laisse-moi faire. - Merci.

Mon royaume pour un homme libre !

Je le serai jusqu'au jour

o� tu me tra�neras �plor� � l'autel.

Mets tes affaires dans l'enclos.

Sally et moi allons au cottage.

Pourquoi as-tu confi� le service � ce sauvage sanguinaire ?

Les hommes le respectent. Et moi aussi.

Tu r�ves encore ?

Notre cottage sera-t-il comme �a, un jour ?

On n'en est qu'au d�but.

Je vais tous les tuer.

Ces satan�s politiciens !

Ils sont � des ann�es lumi�res de nous

et ils nous disent comment agir !

C'est insens�.

Je me suis battu contre la maladie et les inondations

mais jamais contre personne.

J'ai jamais rien vol�.

Mais si un b�tard veut me d�loger,

j'en d�coudrai avec lui.

J'ai pass� pr�s de 40 ans dans cette ferme.

J'y mourrai, de vieillesse ou d'un coup de fusil,

peu importe.

Sers-moi un cognac. Un grand verre.

La m�me chose ?

Un petit, seulement.

Ces bonimenteurs ne peuvent pas comprendre

ce qui se passe sur ces terres.

Ce que c'est de tout faire soi-m�me,

poser les briques, couper le bois.

Moi je l'ai fait.

Avant, c'�tait une terre sauvage.

Personne ne m'a aid�, sauf Izake.

Ressasser, c'est bon pour sa tension.

Ma tension va tr�s bien !

Je suis boiteux, pas sourd.

Quand j'ai travers� la route Limpo, j'avais 15 shillings en poche

et tous mes biens dans un chariot. Tu m'as tout pris.

Quand tu as commenc� � flirter avec Sally,

je t'ai men� la vie dure ?

- Plut�t. - Tant mieux.

Tu me visais avec ton fusil quand tu le nettoyais.

Merci de le rappeler !

Mais il n'�tait jamais charg�.

Je n'en �tais pas si s�r.

Moi, si.

Ta m�re et moi avions un r�ve ici.

Mais elle est n'est plus l�.

Comme tes fr�res. Morts pour l'Angleterre.

Tout ce qui me reste, c'est cette ferme et Sally.

Alors prends garde, Terrick. Rends-moi fier de toi.

Le troupeau est � l'abri, l'enclos est calme

et tous les fermiers sont rentr�s.

Tr�s bien, Izake.

- C'est l'heure de te coucher. - Laisse-moi finir mon verre.

Pour qui tu te prends ? Ma nourrice ?

Mambo, il est tard.

Et demain est un autre jour.

Vide ton verre !

Sally, tu viendras dire bonne nuit.

Je vais prendre une grande gorg�e. Une tr�s grande !

Sergent-chef,

gardez l'�il riv� sur lui.

On va bien s'en occuper. Je m'occuperai de ma ch�rie demain !

- Tout va bien ? - Ne me materne pas !

D'accord. Les b�b�s ne fument pas au lit.

Moi non plus. Que Dieu veille sur ton homme !

Je le lui dis tout le temps.

Bonne nuit, Papa. Dors bien.

Ne veille pas trop tard.

Sois heureuse.

Mon alliance.

On allait venir te chercher.

Donnez-lui un verre. Allez !

Je dois te dire... Cet apr�s-midi...

- Quoi ? - Je ne t'entends pas !

Je m'�loigne un peu des affaires.

On m'a envoy� pour te prot�ger.

Bien.

Si toi et tes petits amis, vous trouviez une id�e

comme lancer du riz ou attacher des canettes � l'arri�re de la voiture ?

Et si on r�glait �a par un jeu ?

Je prends la t�te des �trangers et toi, celle des Anglais.

Tu plaisantes !

Pour me marier avec une minerve ?

Je reviens dans une seconde.

A l'aide !

Non, laissez-moi partir ! Non !

Fermez les fen�tres !

A terre !

Va voir ce qui se passe.

Restez � terre.

Extinction des feux !

Il y a des terroristes dans le coin.

J'ai essay� de te le dire. Cet apr�s-midi.

Un message vient d'arriver. C'est Sally.

- Elle est bless�e ? - On l'ignore.

On a vu un incendie chez toi.

- Des terroristes ? - Je pense, oui.

Allumez les lumi�res !

Tout le monde � sa place d'ici 3 minutes !

Rassemblez les armes.

Soyez tous arm�s.

- O� est l'officier de service ? - Ici.

Occupez-vous du transport.

J'utiliserai la communication standard "Charlie".

Si tout va bien, j'utiliserai le code

"Jour", et vous r�pondrez "Cr�puscule". Compris ?

- "Cr�puscule". - S�curit� activ�e.

C'est vrai ? Madame est bless�e ?

- Qui a fait �a ? - On l'ignore.

Surveillez la zone.

Les b�tards !

Ici l'Avant-garde. Appel � la base.

Base � Avant-Garde.

- John ? - Oui, monsieur.

Ici, "Jour". Tu sais quoi faire.

Oui, monsieur. Cr�puscule.

- Dites � Terrick que... - La ferme !

Je sais.

Laisse-moi seul, je t'en prie.

Je suis d�sol�.

Il me faut plus d'hommes. Beaucoup plus.

Je suis responsable de la s�curit� dans cette zone,

un terroriste peut frapper � tout moment.

Bien, monsieur... Je ferai mon possible.

Je n'ai presque plus de ressources.

Bien, monsieur.

Oui, monsieur. Merci.

"Nous sommes confiants."

"Vous pouvez contr�ler la situation."

On capturera ces hommes.

On leur fera ce qu'ils ont fait � Madame.

En pire.

Avant de mourir,

Joseph m'a dit que le chef de ces hommes

�tait blanc.

Et cet homme dans le camp,

il parlait d'un albinos.

Les r�servistes s'alignent dehors.

Comment se sentent-ils ?

D'une humeur massacrante. Comme moi.

�a, je ne veux pas le savoir.

Messieurs, � partir de maintenant,

vous serez soumis � la m�me discipline que les engag�s.

Vous ne devez pas agir par vengeance.

Je sais ce que vous ressentez.

Mais un seul faux pas an�antirait ce qu'on a mis des ann�es � b�tir.

Le pouvoir, la confiance et le respect des Africains.

Ces actes de terrorisme sont des provocations

pour vous faire perdre votre calme.

Je vous pr�viens,

je serai sans piti�

envers ceux qui se feront justice eux-m�mes.

Au travail.

Laisse-la. Tu vas la tuer.

Il faut qu'elle parle.

Elle l'aura quand elle dira o� ils sont.

Ils se r�unissent dans les rochers ce soir

pour une grande c�r�monie.

L� o� il y a beaucoup d'esprits et une pierre magique.

Je connais cet endroit.

Tu as peur de mourir, Katimo ?

- Quand part-on, Mambo ? - Ce soir.

Et toi, quand pars-tu ?

Comment le sais-tu ?

Ce sauvageon a rechign� toute la journ�e.

Prends Izake et son plus jeune fils avec toi.

Nous deux, �a suffit.

Izake ne ferait que nous g�ner.

Il est vieux, mais il chassait avec moi avant ta naissance.

Tu auras besoin de toute l'aide que tu peux trouver.

Il est ancien, mais il tiendra la route.

Prends-le, j'aurai l'impression d'�tre avec toi.

Un tir � courte port�e, et ce type sera coup� en deux.

Ton fils et toi, postez-vous derri�re ce rocher.

Ne tirez pas avant mon signal. Compris ?

Je vous retrouve l�-bas.

Du sang neuf, Mambo.

Qui est cet esprit devant toi ?

La mort triomphante.

- Pourquoi ce nom ? - Il est immortel.

- Qui doit mourir ? - Les blancs ! Les blancs !

Cette femme blanche, par exemple.

A mort !

A mort ! A mort !

Meurs.

A petits feux...

L'albinos �tait � deux doigts de mourir.

Fallait-il tout ruiner pour l'homme en noir ?

Il a tu� mon fils. Mon premier-n�.

Seul un p�re est en droit de tuer son premier-n�.

Et d'en supporter la souffrance.

O� est Sean ?

Avec son fr�re. Une balle dans la gorge.

Tu peux t'en aller.

A l'aube, je les enterrerai. Puis je retournerai � la ferme.

C'est bon d'�tre rassembl�s dans ces moments-l�.

Et lui ?

Les vautours s'en chargeront, comme du reste.

En route, Mambo.

J'ai retrouv� leur piste.

4 hommes sont sortis des rochers.

Ils portaient un autre homme.

Comment sais-tu que c'�tait un homme ?

C'en �tait un. Il mesurait largement plus de 2 m.

Tu ne viens pas si t�t seulement pour prendre de mes nouvelles.

J'avoue. O� est Terrick ?

- Je ne sais pas. - Et Katimo ?

- Aucune id�e. - Et ton Izake ?

- Je l'ignore. - Terrick est mon meilleur ami.

Je veux savoir o� il est.

Il m'a dit qu'il partait. Je n'ai pas demand� o�.

Et c'est mieux ainsi.

Vous saviez ce qui se tramait...

Pourquoi n'avoir rien dit ?

Ces hommes sont forts et arm�s.

On l'est plus. Vous nous faites confiance ?

Pas � trois heures du matin

quand un homme vient m'arracher les l�vres !

Vous me faites confiance

car un de mes hommes

a son arme point�e sur ce type.

Quand les terroristes seront l�, vous filerez

au sud ou en Europe.

Mais o� se r�fugiera ma tribu ?

Vous resterez. Et nous resterons.

Ce sont nos terres. Nous les prot�gerons ensemble.

Mambo. Ils se sont arr�t�s ici.

Ils doivent avoir une raison de l'avoir emmener si loin.

Ils s'essoufflent. Ils n'ont pas assez creus�.

Il n'en a plus pour longtemps.

Ils sont � deux heures de nous.

On se repose vingt minutes ?

Dix.

On a ramass� 17 cadavres

et 2 hommes � l'article de la mort.

La meilleure nouvelle de la journ�e !

Les meneurs se sont enfuis.

S�rement vers les rochers. Terrick les poursuit.

Arr�tons-le avant qu'il n'en tue d'autres.

Et alors ?

Il sera accus� de meurtre.

Vous me connaissez. Je suis Vern Sata.

Je parle mal votre langue, mais �coutez-moi s'il vous pla�t.

On m'a dit : "Viens traquer les terroristes."

Et je suis venu. Maintenant on me dit :

"Traquons Terrick : Il a tu� les terroristes

qui ont tu� sa femme et br�l� sa ferme."

Ecoutez-moi : On ne peut pas se faire justice soi-m�me.

Tant que j'aurai le contr�le ici,

aucun blanc ne tuera d'Africains.

Terrick savait ce qu'il faisait. Il �tait policier. Il conna�t la loi.

- A bas la loi ! - Vous n'avez pas le choix.

C'est un ordre.

Arr�tez-moi si vous voulez, mais je rentre chez moi.

Tu as tent� l'impossible, Bill. Comme toujours.

Je te citerai comme r�f�rence aupr�s du chef.

Ils sont en difficult�. Ils ont ralenti.

A ce rythme, ils devront achever le bless� ce soir.

- Tu peux continuer ? - Bien s�r.

- Ils ont fait quoi ? - Ils sont tous rentr�s chez eux.

Ce n'est plus de votre ressort.

Le Capitaine Turnbull est en route avec une unit� de parachutistes.

Ils seront l� dans quelques heures.

Incroyable.

Hier, le commandant ne m'aurait accord� aucun renfort,

- et l� j'ai une arm�e. - Et un h�lico.

Nettoie la piste d'atterrissage.

Quand Turnbull sera l�, aide-le autant que possible.

Bien, Monsieur. Puis-je conna�tre ses ordres ?

Arr�ter Terrick Handel, par tous les moyens.

Lui tirer dessus si n�cessaire.

D�sol�, Bill, je dois y aller. R�union avec le Ministre.

Cr�ve !

Allons-y.

Ne le tuez pas, il peut nous apprendre des choses.

Il faut te mener � l'h�pital.

J'ai plein d'entailles.

Tu peux le porter ?

- Pourquoi ? - On l'emm�ne.

D'accord.

Mes hommes se retirent apr�s les traqueurs.

Vos hommes doivent partir � l'aube.

Bien s�r. C'est vous qui commandez.

Il me faut quelqu'un du coin.

Je vous accompagne.

D�sol� mais nous devons aller vite.

Je vois.

C'est un gars de la c�te est qui interrogera Terrick.

- Il semble comp�tent. - Il faut quelqu'un d'autre.

Prenez Peter, mais c'est son meilleur ami :

Il risque de vous mener en bateau.

Laissez-le-moi, je m'en charge.

Que savez-vous de Terrick ? Il va se battre ?

S'il trouve l'albinos en premier, vous n'aurez pas de probl�me.

Pas de souci. Je le ram�ne d'ici 12 heures.

Le b�tard !

204. Appel � l'Unit� Kenuge. Termin�.

Mon �quipe a une voiture. Nous partons demain.

Je viendrais, pour m'assurer que vous ne tuerez pas Terrick.

Si vous faites �a, il vous arrivera malheur.

- C'est une menace ? - Non, une promesse.

Ecoute, je ne suis pas l� pour tuer ton ami.

Je suis l� pour maintenir l'ordre.

Viens.

Fais-moi le topo. Je m'occupe de l'h�lico.

On a perdu beaucoup d'hommes.

Pour chaque homme qui tombe, un autre se rel�ve.

On �crasera les imp�rialistes. On terrassera les blancs.

Comment nous d�barrasser du blanc

lanc� � nos trousses ?

Ce n'est pas lui, la menace.

C'est l'homme noir avec son savoir. On le tuera lui, d'abord.

Tu t'es finalement r�veill�.

Mon nom est Katimo.

Je ferais m�me parler une pierre.

Pourquoi faire �a � tes semblables ?

Tu es tordu. Tu es malade.

Je veux r�cup�rer notre pays.

Et comment nous le rendras-tu ?

Je suis contre ces mutilations, ces meurtres de femmes et d'enfants.

Je suis soldat.

Je suis sous la Convention de Gen�ve.

- La quoi ? - Vous ne devez pas me torturer.

Emmenez-moi � l'h�pital.

Et ma femme, tu l'as emmen�e � l'h�pital ?

Mon ami, tu vas me dire o� est ta base.

Tu parleras quand ton estomac sera en flammes.

Non ! Non !

Ce grand esprit va te battre, j'en ai bien peur.

Pour la derni�re fois :

O� est votre camp ?

Non, par piti� !

Quand tu as br�l� ma maison et tu� ma femme,

j'ai tout perdu.

M�me la piti�.

- �a suffit ! - O� est le camp ?

A l'est, il y a un fleuve.

Longez-le sur 40 km jusqu'� Kobe.

Sur la rive Ouest, il y a une grotte.

L�.

Pourquoi ?

On est venus porter secours.

On ne vous a rien demand�.

Tu dois tuer l'homme blanc.

Tu me prends pour un sauvage.

On est de la m�me couleur, mais pas de la m�me esp�ce.

Je veux l'albinos.

D�sol�, le sang a laiss� une tra�n�e.

Sers-toi de ma chemise pour te faire un garrot.

Quand le soleil sera � son z�nith, je ferai un rem�de.

Oui, je connais tes concoctions.

Laissons refroidir dix minutes.

Il faut l'appliquer.

�a suffit.

Prends une flamme et br�le la chair malade.

On peut faire autrement.

Maintenant. Bient�t, je n'aurai plus la force.

On y va ! Je prends l'arme.

Terrick Handel.

Rendez-vous !

On va vous attraper.

Trouvons une autre cachette.

Pas trop loin.

Posez-moi l�. Je vais traverser.

On a perdu leur trace.

Regardez !

Arr�tez.

Je trouve cela �trange...

Cette fa�on de dormir.

- C'est un pi�ge ? - Je crois.

Ils ont tu� quelqu'un en chemin.

Pour dissiper le doute, mieux vaut tuer sa proie deux fois.

Allons-y.

- Attendez l�. - D'accord.

Il vous en a fallu du temps.

Vous vouliez ce bouseux.

Ils �taient tous entass�s

et ils n'ont pas cess� de vomir dans le cou du pilote.

Cela vous amuse, hein ?

J'aurais manqu� �a pour rien au monde.

Sergent, faites sortir les gars !

D�s que j'ai entendu l'explosion, j'ai tir�, par r�flexe.

Qui est ce type ? Il va faire sauter tout le pays.

Si seulement...

En route !

Les soldats sont apr�s nous.

Ta fi�vre va mieux ?

Fuis. Je vais les retarder.

- Non, on va se planquer. - Ils nous trouveront.

Fichue pluie.

Explorez la zone.

Des tireurs avec des jumelles en hauteur.

- Bloquez les issues. - Il y en a trop.

- Et tout s'assombrit. - Je sais.

Ils en profitent pour fuir.

Il pleut, bon sang. C'est pas le moment !

Dans 10 minutes, on les mettra � d�couvert.

Il faut fouiller le moindre recoin.

Allons-y.

Dieu merci.

La presse s'est empar�e de l'histoire.

Parmi les titres : "Tuerie - un policier forcen�"

ou "Meurtriers en libert�, Militaires d�cha�n�s"

Et il faut que tu saches :

Il y a une collecte de fonds pour les familles des terroristes.

Qu'est-ce que �a peut faire, si �a fait vendre les journaux ?

Il est peut-�tre dans les buissons,

dans l'attente des vautours.

Tu aurais d� rester � la ferme.

Je dois savoir !

Qui est-ce ?

S�rement Turnbull.

Tu le conna�tras bien assez t�t.

- Officier ? - Monsieur ?

Pourriez-vous nous apporter du caf� ?

Ne te fais pas mal voir.

S'il fait son travail...

La pluie nous a fait perdre leur trace.

D�sol�.

Vous pouvez parler devant lui,

c'est un tr�s bon ami.

- Vous �tes le p�re de Sally ? - Je l'�tais.

Si cela peut vous r�conforter, ils ont �chapp� � mes hommes.

Je recommencerai d�s que la pluie s'arr�tera.

- Bien. - Vous ne l'aurez pas.

Pas avant qu'il n'ait fini ce qu'il a � faire.

Je deviens fou.

Quand l'homme est mort, il s'est empar� de son �me.

Quand les soldats nous trouveront...

Ils me pendront. M�me toi, tu risques pire que la prison.

Ils te pendront

pour avoir tu� le meurtrier de ta femme ?

J'ai enfreint la loi.

As-tu peur de mourir ?

Quand j'aurai tu� l'albinos, non.

On s'occupe de ce bras ?

- Pas la peine. - C'est tr�s douloureux ?

Loin de l�.

Mambo, la fum�e !

- Les soldats vont nous voir. - Tu seras vite � l'h�pital.

On se reverra ?

Non.

Pas encore.

Je veux lui parler.

Mets-le � terre.

Tu as vu tes yeux.

Ils sont emplis de haine.

Comme ceux d'un homme au bord de la folie.

C'est � cause de ta femme ?

Tu es surpris par la qualit� de mon anglais ?

J'ai fr�quent� une excellente universit�.

Tu me d�go�tes.

Elle �tait tr�s belle.

Elle avait la peau si douce,

la poitrine, si ferme.

Et quel courage !

Au d�but, elle a eu peur,

puis elle s'est mise � crier, encore et encore.

Tu aurais d� l'entendre, c'�tait beau et tr�s excitant.

Terrick,

c'est toi, n'est-ce pas ?

Elle n'a pas cess� de crier ton nom.

Sans rel�che.

Mais tu n'�tais pas l� pour l'aider.

Tu es un homme mort, je vais te tuer.

C'est toi et toute ton esp�ce qui allez p�rir.

Nous balayerons ce pays comme un immense incendie.

Tu ne seras plus l� pour le voir.

Je ne te vois plus.

Ni toi, ni Mambo.

Il n'y a plus que la douleur. Et l'obscurit�.

On a bien chass� tous les deux.

Bient�t, on chassera � nouveau.

Je t'attendrai.

Tu te souviens de Sarah, ma femme.

Sa famille est venue ici pour fuir les gens comme moi.

De bons vieux africains. On s'est souvent affront�s.

Une fois, j'ai gagn�. Leur fille.

Une fois, j'ai perdu

quand ils m'ont appel� Johannes au lieu de John.

Pour vous, Monsieur.

Allez, Bill.

Ils se rapprochent.

Il leur a donn� du fil � retordre.

Combien en reste-t-il ?

Un, selon le traqueur.

Le deuxi�me se vide de son sang.

Mais ton ami n'est pas mort ?

Non, pas encore.

Cours !

Cours !

Allez, fuis, b�tard !

R�duis-moi en miettes.

Vas-y, si tu veux m'arr�ter.

Cours.

- J'ai presque r�ussi. - Presque.

Me tuer ne changera rien.

Sally ?

Sally ?

Seigneur, aidez-moi.

Dieu voit ton visage.

Il n'y a rien.

Plus rien.

Je monte tout seul. C'est la fin.

Laissez-moi juste lui parler.

Bon sang, pour qui vous prenez-vous ?

Juge et partie ?

Combien de morts faudra-t-il encore ?

Terrick !

J'arrive.

Un, deux, trois, quatre, cinq,

six, sept, huit, neuf, dix.

Me voil�.

J'arrive !

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