All language subtitles for Tire, Django, tire

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Original subtitles

Je croyais te trouver mort, Stark.

Personne ne résiste plus de dix jours là-dedans.

Tu as la peau dure, hein ? Félicitations, mon ami.

Mais je ne pense pas que tu t'échapperas,

car la prochaine fois...

je te laisserai pourrir seul !

Debout, Stark !

La lèpre !

- Stark ! - Salut, Warner.

Excuse-moi d'entrer par la fenêtre,

mais je pensais que l'autre côté était un peu occupé.

Content de te trouver en bonne santé et en charmante compagnie.

- Qu'est-ce que vous voulez ? - Tais-toi, idiote !

Je suis content de te voir.

Je sais qu'ils t'ont transféré à la prison de Yuma.

- En effet. - Ça n'a pas duré longtemps !

Huit mois.

Un séjour plus court que tu pensais.

Ne dis pas ça, Stark.

Quand j'ai su qu'on t'emmenait à Yuma,

j'ai cherché un moyen de te sortir de là !

Je le jure, Stark !

Mais je vois que tu as réussi tout seul.

Tu en as mis du temps, Warner.

Non, écoute !

Nous étions amis, nous sommes amis, et le serons toujours !

Les amis s'entraident. Tu as besoin de quelque chose ?

Tu veux de l'argent ?

En voilà !

On a tué Warner !

On a pris Stark, Votre Excellence. L'évadé de Yuma.

Il est revenu à Pueblo Roco pour tuer Warner,

un desperado qui l'aurait trahi.

Il a tué quatre autres hommes, et un des nôtres.

Un sacré dur, Votre Excellence.

On a dû s'y mettre à quinze.

Qu'allons-nous faire de lui, Excellence ?

Stark...

Tu t'es enfui de prison.

Tu as tué cinq hommes, dont un des miens.

- Ne compte pas sur ma générosité. - Je ne vous demande rien.

Allons-y.

Il a donc refusé de vous suivre ?

Oui, monsieur... euh, Excellence.

Il nous a chassés, en nous menaçant avec son fusil.

Nous ne pouvions rien faire, Excellence.

Il est bien décidé à rester avec ces gens.

Et si vous en envoyez d'autres pour le convaincre,

il a dit qu'ils ne reviendraient pas.

Il est sur le territoire des États-Unis, vous comprenez ?

Attendez !

Amenez-le à l'intérieur !

Vous pouvez y aller.

Reste.

Tu te reposeras plus tard.

Détache-le.

Détache-le !

Vous avez changé d'avis ?

J'ai besoin d'un homme comme toi. Suis-moi.

J'ai un travail pour toi.

Une affaire toute à ton avantage. Assieds-toi.

Whisky ou tequila ?

Vous prenez quoi ?

- Tequila. - Whisky.

Ma femme et moi, nous avons un fils, Fidel.

Il est parti...

rejoindre une bande dirigée par un certain "major".

Fidel est une tête brûlée

qui a préféré la vie de hors la loi

à la richesse et aux commodités

que son rang lui aurait accordées.

Sa mère ne vit plus, elle se désespère.

Elle pleure jour et nuit,

attendant en vain qu'il revienne à la maison.

Je t'offre cinq mille dollars, et la vie sauve

si tu le ramènes.

Le "major", Charlie Doneghan, je le connais bien.

Mon fils a été trompé, abusé par quelqu'un

qui lui a fait miroiter une vie aventureuse de délits et de vols !

Mais nous...

Nous ne pouvons pas vivre sans lui.

- Vous voulez des bonbons ? - Oui !

Prenez.

Et je mange celui-là !

Je vais vous montrer comment on tire.

Et alors, mon garçon ? Les doigts te démangent ?

Non, shérif !

Je jouais simplement avec ces garçons.

C'est à mon tour !

Bonjour !

Vive les mariés !

Vive les mariés !

J'aime beaucoup cette fête !

Vive les mariés !

Major ! Votre chapeau !

- Que personne ne bouge ! - Allons, les enfants !

Le jeu devient sérieux.

Monty ! Sors l'âne de là !

Pourquoi mourir si jeune ?

Mes compliments. Un grand spectacle, major.

Sans cette comédie, vous n'auriez jamais pu me voler cet argent.

Cet argent ne vous appartient pas, York.

Il appartient à ceux qui vous l'apportent tous les soirs.

Comme propriétaire du casino, vous serez sûrement heureux

de payer une petite taxe aux vétérans de guerre, non ?

Fouillez-le bien, qu'il ne reste dans ses poches.

Bien sûr...

Même ma montre, si vous voulez.

Prenez-la !

Hé major ! Je n'ai jamais vu une montre comme ça !

Du toc !

Qu'est-ce que vous vouliez faire ? Me tuer ?

York, vous ne savez pas qu'on ne tire pas dans le dos d'un vieux soldat ?

J'aurais dû savoir que ce coup de pistolet était un signal !

Merci, mon garçon !

Je la porterai toujours sur moi.

J'aime les montres qui sonnent le glas !

Dépêchez-vous ! Prenons l'argent et à cheval !

Adieu, York.

Treize ! J'ai gagné ! Quelle chance !

J'ai gagné, major ! J'ai gagné ! Gagné...

Arrête, Pik !

Mais je veux jouer encore un peu !

J'ai gagné...

J'ai gagné !

Allez, les gars, mettons un peu d'ambiance !

Hé, Fidel ! Allons-y !

Fidel... Allons-y !

Salut, mon ami.

Fidel, allez, on y va !

Vous en voulez ? Une petite gorgée ?

Non ?

Je voudrais bien... Mais je n'ai pas le temps.

Ne me dis pas que tu les préfères à moi ?

Non...

Jamais, ma petite !

Où est Sheila ?

Marco, pourquoi tu ne reprends pas un petit coup ?

C'est du bon, du spécial !

Sheila ! Où t'es ?

Sheila !

Viens ici !

La demoiselle est très bien là où elle est.

Tu te prends pour qui, mon garçon ?

Un qui n'a jamais aimé les frimeurs comme toi.

Je dois admettre que tu as du cran, mon ami.

Mais je vais te faire manger tes tripes !

Vite ! Va chercher le shérif ! Dépêche-toi !

Qu'est-ce qui se passe ? Fidel ! J'arrive !

J'arrive, Fidel ! J'arrive !

C'était sûrement une erreur !

Paix ! Arrêtez ! Arrêtez, messieurs !

Vous cassez tout !

Et même ma figure !

Du calme, messieurs !

Du calme !

Arrêtez, vous tous ! Arrêtez, j'ai dit !

Si vous n'arrêtez pas, vous irez tous en prison !

- Allons-nous en ! - Qui êtes-vous ?

Un qui n'aime pas les frimeurs.

- On ne peut pas sortir par la porte. - Par là !

Arrêtez, j'ai dit !

Mettons une chose au clair : ce canard est à moi !

Et personne ne le mange ! C'est compris ?

Regardez donc...

Mon vieil ami Stark !

- Tu t'es échappé, hein ? - Ça m'a pris un peu de temps, Charlie.

- Tu as toujours ce vieux fusil. - Oui, et toi ta caresse !

Ouais.

La guerre n'est pas finie pour toi, Charlie ?

Comme je vois, tu as une petite armée privée.

Je suis un soldat-né !

Mais ce poivrot de Grant n'a même pas fait caporal !

J'ai fait la guerre pour enrichir le gouvernement.

Maintenant, je me bats pour moi !

Où l'as-tu trouvé ?

Je l'ai trouvé à mi-chemin entre la vie et la mort.

Oui, c'est sa spécialité !

Tu peux rester avec nous, Stark. Je te nommerai lieutenant.

- Capitaine ? - Non merci.

Je ne peux pas te faire major, c'est mon grade !

J'ai d'autres plans, Charlie.

Bon, on laisse tomber. Tu veux boire quelque chose, l'ami ?

Trompette !

Sonnerie !

On va voir si vous méritez votre paie !

- Je tire aussi, major ? - Pas besoin, Gunther.

Vous avez déjà tué trois hommes pendant l'exercice.

Un dollar !

Redcliff !

Feu !

Mauvais !

Vraiment mauvais !

Désolé, mais tu ne pourras pas te payer du tabac et des femmes !

Trois !

Merci beaucoup.

Quatre.

- Sept ! - Merde !

Un, deux, trois...

À mon tour de tirer, major. L'as de pique.

- Mais tu es un tireur à un dollar ! - J'ai besoin de cent dollars, major !

Je dois les envoyer à mon fils à Westpoint !

Je dois vraiment tirer l'as de pique ! Regardez bien, major !

Préparez les cent dollars !

Maintenant, tu as même manqué ton dollar.

Si un seul de mes hommes pouvait toucher cet as de pique...

Charlie !

Tu me dois cent dollars !

Je vais te payer.

- Pik ! - Oui, monsieur !

- Continuez ! - Oui, monsieur !

Allez, les gars !

Tu auras tes dollars plus tard. C'est impossible pour le moment.

La caisse est presque vide, et je dois payer les hommes !

Tu sais, Stark,

maintenir une bande comme celle-là

coûte les yeux de la tête !

Et si on ne paie pas les hommes, au revoir, la discipline !

Charlie, aimerais-tu gagner un million de dollars

sans perdre un seul homme ?

- Tu as de la fièvre ? Ça ne va pas ? - Je me sens bien, très bien.

C'est un coup auquel je pense depuis un certain temps.

Il me faut dix de tes hommes.

Continue !

Il y a un train qui va de Tulsa à El Paso.

Un train spécial, Charlie.

Composé d'un seul wagon, et d'une escorte. Aucun passager.

Non, Stark.

J'y ai pensé, et plus d'une fois.

Tu parles du train qui transporte l'or des mines de Tulsa, non ?

- En effet. - Et tu ne veux que dix hommes ?

Je ne prendrais pas le risque, même avec tous mes hommes !

Écoute mon plan.

Entre les gares de Glenn et de Cedar Rock, il y a 50 miles de désert.

À un endroit, les rails tournent dans les montagnes

pour mener directement au pont sur la rivière Cedar Rock.

Nous ferons ainsi :

nous enlèverons les rails, et à la place nous en mettrons des faux.

Et au lieu d'aller sur le pont, le train finira dans le lac !

Aucun de l'escorte ne survivra.

Et nous aurons tout le temps pour nous emparer de l'or.

Deux millions de dollars, Charlie.

Un pour toi, et un pour moi.

Salut, Stark.

Qu'avez-vous dit au major, pour le faire courir comme un fou ?

Tu as raison.

Nous devons poser les faux rails ici.

- Des faux rails ? - Tais-toi et écoute !

D'accord, Charlie. Mais il y a un problème.

Le train d'or passera dans moins d'un mois.

Et nous devons faire deux choses : moi, inspecter l'endroit à fond.

- Et toi, te procurer 200 mètres de rails. - C'est un jeu d'enfant, non ?

J'ai besoin d'un seul homme.

Mais un qui sait utiliser sa tête, pas seulement son arme.

Fidel est ton homme ! Venez !

Salut, Sydney !

Ça me parait bien pour se reposer.

Au-delà de ces montagnes, c'est la voie ferrée.

Tu dois avoir un derrière en fer, mon ami !

On a galopé toute la journée, et tu as l'air plus frais qu'au départ !

Je suis crevé...

On va manger, et bien dormir.

Demain matin, on examinera les rails.

Si tu ramasses un peu de bois, je ferai du café.

Non, je vais dormir tout de suite !

Je ne veux même pas manger !

- Mais, qu'est-ce que...? - Reste calme.

Ne bouge pas. Plus tu bouges, plus la corde se resserre.

- Qui m'a attaché ? - C'est moi. Cette nuit.

Café ?

Tu as tort, mon garçon.

Rien de mieux pour commencer la journée qu'une bonne tasse de café.

Si tu cherches ton pistolet, il est enterré.

On n'est donc pas venus inspecter les rails.

C'est une histoire que j'ai imaginée

pour t'attirer loin de Charlie.

Je comprends, maintenant.

- C'est mon père vous envoie ! - Tu as deviné, mon garçon.

J'ai également vu ta mère.

Pourquoi ne pas vous occuper de vos affaires ?

C'est exactement ce que je fais. Tu vaux beaucoup d'argent !

Tu devrais me remercier ! À la maison, tu pourras profiter de la vie !

Merci !

D'accord, Fidel.

Si tu me promets d'être un bon garçon, tu peux te détacher !

Dans deux jours, nous serons chez toi, et au revoir !

Non, je te dis au revoir tout de suite !

Si tu veux aller chez mon père, tu y vas tout seul, compris ?

Parce que je vais te laisser ici.

Je vais te laisser... et je vais rejoindre le major !

Il n'y qu'une façon de m'arrêter :

me tirer dans le dos.

Et tu porteras un cadavre à l'hacienda de mon père.

Il doit être presque sept heures.

En voyageant toute la journée, je serai chez le major ce soir.

Voyons l'heure qu'il est.

D'après ma montre, il est...

deux balles avant huit heures.

Allez.

Ramasse.

Courage.

Sans te presser. Lentement.

Prends-le par le canon.

D'accord, Stark.

Mais je te préviens :

le major ne va pas apprécier la plaisanterie.

- Et il ne pardonne jamais. - Moi non plus.

On y va ?

Quoi ?

Viens !

Au revoir, Stark.

Si tu veux un conseil, ne te présente plus devant le major.

Il n'est pas aussi généreux que moi pour laisser les blessés derrière lui.

Tu as raison.

Il ne le ferait jamais, et moi non plus.

On ne laisserait pas saigner un homme à mort comme tu le fais.

Allez, garçon.

Un autre coup ! Donne-moi le coup de grâce !

On le fait même pour les bêtes, non ?

Vas-y !

Très bien.

Bien, Stark.

Tu m'as sauvé la vie au saloon.

Je vais t'emmener à un médecin.

Oh, oui, nous devons amputer ici !

Amputer tout de suite !

- Mais que voulez-vous amputer ? - Comment ça ?

Le mal est dans la jambe ! Le mal est là !

Mais il va mourir !

Madame, combien d'hommes se baladent avec des jmbes de bois !

Il suffira de fabriquer une jambe de bois pour le porc !

On croyait qu'il était dérangé de l'estomac, il ne voulait plus manger !

On croyait que vous lui donneriez le même médicament

- qu'à la mule ! - La mule !

La mule, c'est autre chose ! Vous voyez...

le point d'infection est ici.

Là, dans la fesse gauche.

Je fais un travail de précision, hein ?

- Que voulez-vous ? - Mon ami a besoin d'un docteur.

Mon mari est chez les Greenwood, la dernière maison de la ville.

Il revient bientôt ?

- S'il commence à bavarder ... - Mon ami peut s'asseoir, madame ?

Entrez ! Mettez-vous à l'aise !

Mettez-le là, sur cette chaise.

Je vais chercher le docteur.

Ton pistolet, mon ami.

Au revoir !

- Vous êtes le docteur ? - Pourquoi, jeune homme ?

Un de mes amis a besoin de votre aide.

Ce n'est pas... l'heure des visites !

De nuit, je ne suis disponible que pour les clients !

Votre ami n'attend pas un enfant ?

Mais vous revenez d'une visite, non ?

Quel rapport ? La nuit, je suis vétérinaire !

Docteur, mon chat s'est fait mal à la patte !

Pauvre petit ! Les chats ne pleurent pas !

Continue comme ça, James.

Et personne ne te disputera le poste de shérif !

James ! C'est un de la bande du major !

- Vous êtes sûr, M. York ? - Absolument ! Il a mon derringer !

C'est lui !

Rattrapez-le ! Aux chevaux, vite !

Poursuivez-le !

Dépêchez-vous, Docteur. Sortez-moi la balle.

Allez sur le canapé.

Nous allons extraire cette balle.

Allons-y.

Laissez-moi voir.

Ce n'est rien !

C'est une toute petite balle !

- Ces balles... - Allez, perdez pas de temps !

Ces balles vont et viennent, entrent et sortent.

Il est là-bas !

Descendez de cheval !

Il est piégé ! Il ne peut pas s'échapper !

Oui, mais on est coincés nous aussi.

Si on se découvre, il nous tire dessus !

Arrêtez, idiots ! Ça ne sert à rien de tirer sur un rocher.

Tu te rends, bâtard ? Qu'est-ce que tu attends ?

Que la foudre vous frappe tous !

Au pied du rocher !

Plus un geste ! Lâche ton arme !

- Voilà ! - Et aussi le derringer !

N'essaie pas un de tes tours !

Une belle corde t'attend à Glenn !

- Allez, descend ! - Mais non, shérif.

Pas de corde et pas de procès !

Nous allons le tuer sur place !

Si vous voulez, monsieur York.

Il est à vous.

Non, il est à moi !

Tu n'abandonnes jamais, hein, Stark ?

Non, et tu devrais me remercier !

La blessure n'était pas si grave, si tu bouges aussi bien.

J'ai insisté pour que tu m'emmènes chez un médecin.

Allez. Ton père et mes 5.000 dollars nous attendent. Ramasse.

C'est bon, Stark.

Je te suis.

Oui, oui, mais je suis méfiant de nature.

Le Derringer !

D'accord.

Mais garde les yeux bien ouverts, Stark. Si tu clignes des yeux, je m'enfuirai !

Je ne veux pas manquer les 5.000 dollars !

Ça complique les choses, d'être venu ici, Fidel.

Un des quatre que j'ai dû tuer pour toi était shérif.

Ça veut dire que nous aurons la police fédérale à nos trousses.

Et s'ils nous prennent, ils nous mettront en prison avant un procès.

Donc, il vaut mieux s'en aller.

Quel chemin proposes-tu ?

Le col des Vautours. Ensuite, nous passons la frontière

en traversant le désert.

T'es devenu fou ?

On ne pourra jamais traverser le désert !

C'est ce que tout le monde pensera. Allons-y.

On a cherché partout, major.

Et on a de mauvaises nouvelles. À Glenn, ils cherchent quelqu'un

dont la description correspond exactement à Fidel !

Et Stark ? Ils n'étaient pas ensemble ?

On n'a pas de nouvelles ! Étrange, non ?

Il paraît que Fidel a été reconnu et poursuivi par le shérif !

Le gamin a dû se mettre dans une belle galère !

Du balai !

Alors,

il faudra nous diviser en trois groupes.

Tu commanderas le premier groupe, toi le deuxième, et moi le troisième !

- Et... et moi, major ? - Tu me suivras !

- Maintenant, file ! - Bien, major.

Bon, il a pu aller à Cedar Rock City...

après avoir quitté Glenn. Mais il pu aller vers le sud,

à San Antonio. Où est mon canard ?

Il a pu aller encore ailleurs, major.

Il a pu prendre la piste des Comanches.

Par le col des Vautours ? Tu es fou ?

Il est trop malin pour faire ça.

Tu suivras la rivière. Et toi, Gunther,

tu fouilleras dans toute la zone autour de Glenn.

Et moi, je ferai toute la zone nord.

On se retrouve tous au pont de chemin de fer.

Mais où est mon canard ?

Les hommes sont prêts, major !

- Tu as vu mon canard ? - Non, major, je ne l'ai pas vu.

Pitié, major ! Je ne le ferai plus !

Redcliff !

Si tu touches à une seule de ses plumes, je te tue !

Le pont devrait être derrière ces rochers.

Qui diable a voulu construire un pont dans le coin ?

Quelqu'un qui avait un shérif aux trousses, comme nous.

Et si le pont n'existe plus ?

Qu'est-ce qu'on fait ? Demi-tour ?

- On ne peut pas rebrousser chemin. - Magnifique !

On ne peut ni avancer ni revenir en arrière !

Alors qu'est-ce qu'on fait ? On s'installe ici ?

Le pont est là !

Il est assez solide pour nous, mais pour les chevaux ?

- On les laisse ici. Descend. - Quoi ? On continue à pied ?

- Tu veux aller à pied au Mexique ? - S'il le faut.

C'est plus pratique de monter à cheval !

Je sais, mais c'est impossible pour le moment. Enlève la selle.

Après toi.

Qu'est-ce que tu attends ?

Marche !

Au revoir, Stark !

Au secours !

L'eau fait du bien, après tout ça.

Tu es retourné au pont, pas vrai ?

Je le savais.

C'est pour ça que je l'ai détruit.

Et je savais aussi que tu viendrais ici.

Le seul refuge dans un rayon de cent miles.

Et il appartient à un ami.

- Que comptes-tu faire ? - Toujours pareil.

Rien n'a changé. Je te ramène à ton père, Fidel.

Maintenant que j'y pense... Quelque chose a changé.

Il y a une petite différence : maintenant,

tu vas continuer ligoté.

Allez !

- Je n'en peux plus. - Allez, debout !

C'est encore loin.

Oui, c'est facile pour toi, à cheval.

Tu as décidé de me faire confiance ?

Tu n'iras pas loin, avec ce que te ferai porter.

Lève-toi !

Je marcherai aussi, Fidel.

Il reste juste assez d'eau pour nous. Et mort, tu ne me sers à rien.

Pourquoi on ne se repose pas un peu ?

Si on perd encore du temps, on se reposera pour toujours !

Allons-y !

Par ici.

Dans cette direction.

- Où est Fidel ? - J'espère qu'il n'a rien !

La ferme ! Ne nous porte pas malheur !

- Une trace ? - Rien.

Et Gunther ?

- Vous l'avez vu ? - Non, mais il ne va pas tarder !

Gunther arrive ! Il vient de là-bas !

Major !

Major, Fidel a été vu à Glenn et

suivi par quatre hommes, dont le shérif !

Mais deux jours plus tard, ils ont ramené quatre cadavres !

Le garçon est encore en cavale !

Pas de nouvelles de Stark ?

Pour moi, Stark a dû convaincre Fidel

de faire un coup !

Que cet escroc essaie, d'accord.

Mais le gamin ne me trahirait pas !

Allez, on retourne au sud !

C'est l'heure de dormir.

Si je te donne ma parole que je n'essaierai pas de m'échapper,

tu me laisseras dormir une nuit en paix ?

Je veux pas t'offenser,

mais...

c'est juste...

que je me sens plus tranquille comme ça.

Bonne nuit !

Et dors bien !

Oh non...

C'est pas possible...

Non, Stark !

Tu ne peux pas me tuer !

Tu ne renoncerais pas à cinq mille dollars!

Lache la gourde...

et reviens !

Non.

Non, je garde l'eau !

Mais tu peux me suivre si tu veux !

Une gorgée à ta santé, et puis au revoir !

Tu es fou !

On va mourir tous les deux !

Mais c'est moins triste de mourir en compagnie.

Celui-ci a repris connaissance, papa !

Bien, Jocelyn ! Et comment va l'autre ?

- Il dort ! - Maman !

Comment ils vont ? Ils sont réveillés ?

Oui, David. Ils vont bien !

Vous avez passé un mauvais moment, hein ?

Oui, très mauvais.

Quand on vous a trouvés, on vous a cru morts.

C'est de la folie de vous aventurer dans le désert à pied.

Au moins, nous ne sommes pas les seuls à être fous.

Pour nous, c'est différent.

Nous allons vers Cimeron, en Californie,

où nous avons une concession.

Pour éviter un détour de plusieurs jours,

nous sommes passés en bordure du désert.

Mais avec deux chariots, dont l'un chargé d'eau,

pour nous et pour les chevaux.

- C'est votre fils ? - Oui.

Je suis veuve, malheureusement.

Quand ils ont décidé de nous chasser de notre ranch au Texas,

et que nous avons refusé de partir, des pistoleros nous ont attaqués.

Je comprends.

Voilà pourquoi nous allons en Californie.

Excusez-moi d'interrompre la conversation, mais

puis-je avoir un peu d'eau ?

Merci.

Bois.

Donc, nous avons dormi cette nuit-là,

et le lendemain matin, nos chevaux et l'eau avaient disparu.

Et où alliez-vous, si je peux savoir ?

Nous allons à Casaqua.

Fidel a hâte de revoir son père.

Et les pistolets ? Pourquoi toi, Stark, tu en as deux, et ton ami aucun ?

En marchant dans le désert, j'ai fait tomber le mien,

Stark l'a ramassé, et a oublié de me le redonner.

N'est-ce pas, Stark ?

Oui, c'est vrai.

Voilà, Fidel.

Puisque vous allez à Cimeron, on peut vous accompagner au prochain relais ?

Nous y achèterons deux chevaux.

Pourquoi on ne les accompagne pas jusqu'à Cimeron ?

- On n'est pas pressés ! - Oh oui, venez !

Comme ça, quelqu'un pourra me montrer comment tirer avec un vrai pistolet !

Pour commencer, je vais te montrer comment dormir ! Allons-y, David.

Merci pour le repas et la chemise, M. Londonderry.

Je vais dormir.

Un cigare, Stark ?

Oui, merci.

M. Londonderry, vous montez la garde la nuit ?

Je ne crois pas que ce soit nécessaire.

Si un coyote se faufile ici, les chevaux nous réveilleront.

Peut-être avez-vous raison. Mais je suis méfiant.

Je dormirai demain, pendant le voyage.

Très bien. Hé, Ma !

M. Stark sera de garde toute la nuit !

Comme ça, je dormirai plus tranquille !

Si vous voulez, je vous donne une flasque de whisky !

Je ne vous le conseille pas ! Elle le fabrique elle-même...

Ne le refais plus, David. Surtout la nuit.

David !

Ne fais plus ça ! Et va dormir.

Une seule fois dans ma vie, j'ai vu

quelqu'un dégainer aussi vite.

C'est quand mon mari est mort.

Que voulez-vous dire ?

Je crois que vous avez compris.

C'est vrai.

Vous avez raison, je suis un pistolero.

Savez-vous ce que ça signifie ?

Que je suis engagé pour faire des choses que d'autres n'ont pas le courage de faire.

Vous parlez comme ça pour vous trouver des excuses.

Pourquoi ?

Nous sommes peu nombreux à faire ce que je fais.

Je fais tout ce que je veux, et je suis très bien payé.

Vous n'avez jamais pensé à ... arrêter ?

Si, plusieurs fois.

Peut-être que ça suffirait pour abandonner le pistolet.

Peut-être.

- Bonne nuit, Stark. - Bonne nuit.

Un moment ! Jocelyn !

Oui ?

Rien. Bonne nuit.

Nos chemins ... se séparent ici.

Nous achèterons deux chevaux et partirons immédiatement.

Vous êtes si pressés ?

Oui, vraiment.

Je veux que vous le gardiez.

Mais il est en or !

- Je ne peux pas accepter. - Vous devez le prendre !

C'est pour vous dédommager de ce que vous avez fait pour nous.

Mon ami est toujours très généreux, madame.

- Au revoir, Mme Londonderry ! - Au revoir !

- Au revoir ! - Salut, David !

- Au revoir, Peter ! - Adieu, Stark !

- Au revoir. - Au revoir.

Et ainsi finit un grand amour !

Allons-y.

Écoute, Stark.

j'ai bu de la sueur dans le désert.

Ces bonnes gens n'avaient que de l'eau.

Je boirais bien une bière. Allez, Stark.

Ça te fera du bien, aussi. C'est moi qui offre.

D'accord. Prenons une bière.

Avance.

- Jaquito ! A boire ! - Oui, j'arrive.

Regarde-les.

On dirait le cinquième de cavalerie.

Si je ne me trompe pas, toi et Charlie étiez avec eux.

Quelle surprise.

Regardez qui est là. Stark !

Le héros de la bataille d'Atlanta !

Venez, les gars !

Vous ne le connaissez pas, hein ?

Mais cet homme est l'un des plus célèbres déserteurs

et une des plus belles charognes de tous les États-Unis d'Amérique !

- Toi, ne bouge pas ! - Je ne pensais même pas à bouger !

Tu n'aurais pas dû faire ça, Stark.

Ce coup de poing me fera encore mal

quand je t'aurai criblé de balles contre un mur.

Allez, debout !

Ils seront contents de te voir, à Fort Walt...

où t'attend une belle exécution de dos !

Tant mieux, comme ça je n'aurai pas besoin de te voir !

Avance !

Sergent, votre chapeau !

Tu veux un peu de café, Stark ?

Tiens !

Trop sucré.

Tu ne joueras plus au héros longtemps, Stark.

Dors, maintenant, si tu peux.

C'est ta dernière nuit.

Tu dors bien, hein ?

Malédiction !

Vite !

Venez avec moi ! Vite !

Vous, gardez les chevaux !

Que penses-tu de ça, Stark ?

Ce n'est pas encore fini ! Dépêche-toi !

Non, non ! Par ici !

Le prisonnier s'est échappé ! Aux chevaux, suivons-les !

Merde !

C'est le moment de se dire au revoir, Stark.

Je t'ai sauvé de ce sergent parce que je le trouvais antipathique.

Je pense que tu sauras te débrouiller tout seul !

Tu veux bien descendre ?

Je lacherai ton cheval un peu plus loin.

Adios...

... amigo.

Tu pensais que je partirais sans prendre quelque chose d'utile ?

Redonne-moi mes affaires.

Tu es un salaud, Stark. Un sacré salaud !

Allez, mon beau.

Je n'ai pas tout donné aux chevaux.

Je prends ça aussi.

Pas mal !

Il vaudrait mieux retourner chez nous, major.

D'après moi, c'est inutile de continuer à chercher.

Si ce garçon est encore en vie, je le trouverai.

Si seulement on n'avait pas croisé ces maudits Confédérés !

On doit se reposer, major.

Les chevaux n'en pourront plus avec double charge !

Major ! Regardez ces chevaux !

- Salut ! - Salut.

J'ai besoin de trois chevaux.

- Pas question. - Oh, je les paierai !

Vous voyez que ce sont des chevaux de trait...

Ça m'ira quand même.

Je vous donne vingt dollars pour les trois.

Ou préférez-vous une autre monnaie ?

Rangez ce fusil et partez !

- Ou je vous tue ! - Major ! Ce pistolet !

Tu as raison !

- C'est le derringer de Fidel ! - Oui, monsieur !

D'où vient ce pistolet ?

Qui vous l'a donné ?

M. Quintana...

Votre fils.

Je te remercie.

Aidez le fils de Dona Sola à descendre.

Gonzalez !

Fidel ! Fidel ! Non !

Que signifie cette réception ?

Ça signifie que ta mission est accomplie, pistolero.

Voilà ton argent, et va-t'en !

Le reste ne te regarde pas !

Vous vouliez votre fils pour le battre comme ça ?

Ce bâtard n'est pas mon fils !

Cette femme l'a eu d'un autre !

Un Américain.

Un ingénieur qui est venu travailler pour moi.

Et elle, quand elle a consenti à m'épouser,

un des hommes les plus riches et puissants du Mexique,

avait déjàen elle la semence d'un autre !

Une honte !

- Une honte. - Pardonne-moi ! Pardonne-moi.

Je n'aurais jamais dû en parler.

Mais tu m'as obligée à le faire.

Aie pitié de nous !

Laisse-nous partir, moi et mon fils !

Tu ne nous reverras jamais, je te le jure !

Laisse-nous partir !

Non, tu resteras ici ! Et lui aussi, pour toujours.

Tu le verras agoniser, heure après heure.

Laisse-nous partir !

Non !

Tu devras le regarder attaché sur cette croix jusqu'à sa mort.

Je te couperai les paupières, pour que tu ne puisses pas fermer les yeux !

Je suis désolé pour le garçon.

Mais comme tu l'as dit : ce ne sont pas mes affaires.

- Adieu ! - Adieu !

Tuez l'Américain !

Mon fils !

Mon fils !

Arrêtez de tirer !

Ne tirez plus ! Arrêtez !

Sortez, vous deux, vous n'avez aucune chance !

Je ne veux pas tuer Fidel d'une balle, je veux le voir mourir sur la croix !

Dis-lui, Américain, si tu veux sauver ta peau !

Je te laisser partir avec ton argent et ton cheval !

Tu ne voudrais pas mourir toi aussi ?

Fidel !

Les bottes de paille !

Allume-les !

Viens !

Attention, Stark !

Stark !

Que veux-tu ?

Je veux te tuer.

Je vais compter jusqu'à trois.

Avec ça.

Un !

Deux !

Deux.

Non, Charlie ! Non !

C'était un grand soldat, seulement ...

Le général Grant ne l'avait pas compris.

Adieu, major.

Qu'est-ce tu fais ?

C'est fini.

Tout est fini.

Je suis fatigué de tuer.

Qu'est-ce qui te prend, Stark ?

Ne me dis pas que tu vas à ce ranch en Californie ?

Bonne chance, mon garçon !

Stark !

Tu crois qu'il y a de la place pour moi dans ce ranch ?

Pourquoi pas ?

Allons-y, Fidel !

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