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Tout est fait pour vous émerveiller.
Dans tous les mariages de Game of thrones
il se passe quelque chose.
On s'amuse beaucoup.
L'atmosphère était vraiment étouffante.
C'était absolument incroyable.
Il fait très chaud là-dedans.
On commençait à devenir un peu folles,
mais on s'est bien amusées.
Salle des neuf, prise un.
La salle des neuf est vraiment
un décor incroyable.
C'est une espèce d'escargot.
C'est le premier décor qu'on a construit
et dans lequel on a tourné.
Ça change radicalement des décors habituels
de Game of Thrones. Le serpent de mer
a fait fortune et a pu se construire
un nouveau château, bien mieux que l'ancien.
Notre idée était d'imaginer
à quoi ressemblerait ce nouveau château.
Jim Clayton et son équipe
on fait un travail admirable.
La salle des neuf est à l'image du caractère
du serpent des mers et de ses voyages
autour du monde.
Il y a mis tous les objets qu'il a rapporté.
C'est une sorte de musée de sa vie.
C'est la première chose qu'on a tournée.
C'est très éprouvant
de devoir finir dans les temps.
Dans tous mes boulots, les délais sont toujours serrés,
celui-là n'a pas fait exception.
On a commencer à travailler
alors que la peinture était encore fraîche sur les murs.
Terminer à temps a été un vrai combat.
C'était le début d'un tournage de plusieurs mois.
et si on avait échoué,
je suis sûr qu'ils nous auraient collé
un décorateur Targaryen sur le dos.
Peut-être suis-je allé trop loin avec lui.
Je l'ai trop poussé.
Mon cousin a choisi d'affronter cette tempête.
C'était indigne du roi de venir ici quémander la main de Laenor.
À travers ce décor,
on voulait montrer la richesse de cette famille.
Contrairement à d'autres intérieurs
qu'on avait ailleurs, celui-ci devait être
plus coloré et flamboyant.
C'est sa salle de trône,
mais également son bureau,
c'est une pièce multi-fonctions.
Elle devait être grandiose,
presque aussi impressionnante
que la salle du trône du Donjon Rouge.
Les salles de Marée Haute m'impressionnent toujours.
Avec ses plans, Jim m'a donné un bonne idée
de ce qu'on avait à accomplir.
Je voulais une entrée avec un grand escalier
un peu comme celui de la grande salle
du Donjon Rouge.
On a donc décidé d'un escalier qui tourne, en spirale.
Ça nous a permis de mettre
un couloir derrière celui-ci.
La façon dont il descend en spirale
depuis le balcon est vraiment géniale,
mais également assez difficile à construire.
En architecture,
quand c'est circulaire, plutôt que plat et carré,
c'est toujours un peu plus difficile
à mettre en place, mais ça vaut vraiment le coup
parce que c'est magnifique.
Comparé aux différentes pièces
qu'on trouve à Port-Réal,
celle-ci est plus détaillée.
Jim voulait qu'on pousse au maximum
le style architectural.
La série s'inspire beaucoup
de l'esthétique Byzantine.
Avec pour référence la basilique Sainte Sophie,
on a essayé de reproduire
la même architecture
avec les grandes arches et les fenêtres.
De la façon dont c'est peint.
L'autre élément central de la salle
est cette magnifique fresque peinte par Steve Mitchell.
C'est un hommage aux neuf voyages
de Corlys Velaryon.
Elle montre son navire, le Serpent de Mer.
C'est assez logique pour moi qu'on y retrouve une carte
des endroits qu'il a conquis.
Ça serait bien d'en peindre une,
si le temps le permet.
La peinture est superbe,
c'est une belle évocation
de ce que représente cette famille.
Elle a subi plusieurs modifications.
Visuellement, il est assez difficile
de reproduire ce style
inspiré des peintures médiévales.
Il y a un certain style à respecter
pour bien la réussir, bien adapter l'époque
pour ne pas que les perspectives soient faussées ou éronnées.
Ils ne savaient pas comment respecter
les perspectives en ces temps-là.
Il n'y avait rien de précis.
Je voulais juste quelque chose de puissant.
À l'époque j'étais allé voir
l'expo Turner au musée Tate
Pour voir les peintures des paysages maritimes.
Elles étaient si puissantes.
Ça a été un bon point de départ
pour présenter Corlys.
Tous ces merveilleux objets sont un hymne à la vie
du Serpent de Mer. C'est sa fierté.
Ils signifient : "J'ai fait ça. Et ça... Et ça aussi.
Et toi ? Né dans la royauté ?
Moi, je me suis fait tout seul."
Tous ces merveilleux objets sont des souvenirs
de ses voyages, les neuf voyages légendaires.
On a fourni à Clare et Jim
tout ce qu'on savait au sujet du Serpent de Mer,
et ils se sont débrouillés.
Une bonne collaboration avec le décorateur
est essentiel pour toute production.
Et avec Clare, elle a été très harmonieuse.
On a littéralement fouillé dans le passé de Corlys.
Ça nous a beaucoup aidé
à créer tous les objets du décor.
Il est composé des différents trésors
rapportés de chaque endroit.
On a beaucoup réfléchi à tous ces objets,
à quoi ils allaient ressembler.
On a visité des expos d'art au British Museum.
Et on s'en est inspirés pour concevoir
les objets qui allaient représenter la vie de Corlys.
Comment ça va ?
- Ça va. - Je fonds sur place.
Avant le tournage,
j'ai demandé à Ryan des informations concernant
les voyages, ou du moins quelques souvenirs
pour le Serpent de Mer
puisse se les remémorer lorsqu'il les regarde.
Rien qui n'apparaisse dans le scénario,
juste quelque chose pour moi.
On avait pour référence le Hearst Castle
que William Randolph Hearst
a fait construire avec la fortune de sa famille,
et a rempli de trésors
et d'objets qu'il avait pu acquérir.
C'est pareil avec le Serpent de Mer,
sauf qu'il les a gagnés ou achetés
lors de ses nombreux voyages.
Un peu comme un Sinbad de son temps.
Il faudrait que la caméra filme
toutes les choses présentes dans le décor,
tous ces détails incroyables, c'est vraiment magnifique.
La salle des neuf est incroyable.
On a des accessoires fantastiques.
C'est une chance de travailler
avec des gens si talentueux.
On reçoit beaucoup de concepts
et on se demande toujours comment les réaliser
mais l'équipe a trouvé une bonne harmonie de travail.
On a fait des tas de choses
jamais vues, des choses vraiment uniques.
C'est un boulot incroyable.
Tout a été créé à partir de rien.
Que de l'inédit, mais très inspiré
d'objets existants dans le monde.
On a copié plein de choses
mais en les améliorant.
La cité suspendue devait paraître légère
tout en ayant l'air d'être faite d'ivoire.
Il a fallu de longues réflexions
pour la concevoir et trouver un moyen
de la suspendre facilement.
En fin de compte on a opté pour des panneaux d'isolation.
On a profité des différentes épaisseur.
pour tout sculpter et ensuite les assembler
et créer une structure qui paraisse résistante tout en restant légère.
On ne sait pas vraiment où on va quand on commence.
Bien souvent, c'est beaucoup d'essais
et d'erreurs pour y arriver,
mais avec le recul, quand on voit le résultat final,
c'est une vraie récompense.
J'adore l'astrolabe avec ses serpents entrelacés
Une fois peint, il est impossible de s'apercevoir
qu'il est en polystyrène.
Je suis surpris en permanence
des choses qu'on est capables de faire.
"C'est vraiment nous ça ? On a réussi à faire ça ?"
La réponse est oui.
Le trône de bois flotté est très intéressant.
C'est le trône ancestral du serpent de mer.
On voulait vraiment lui rendre honneur,
car le serpent est quelqu'un de très fier.
Jim et Clare l'ont littéralement construit en bois flottant.
C'est une pièce magnifique.
Et la seule personne dont les pieds touchaient le sol,
lorsqu'elle était assise dessus, c'était Steve Toussaint.
Le serpent de mer en personne.
Au fil des semaines, la salle des neuf prenait forme,
et à un moment, on y entre et on se dit
qu'elle est enfin prête au tournage.
Et là on se dit :
"Ça y est, Game of Thrones est de retour."
Le banquet du mariage est incroyable.
Quand j'ai vu mon épisode, je me suis dit :
"Cool, un mariage."
Tous les projets sur lesquels j'ai travaillé
comportaient un mariage,
mais celui-là était différent.
Un mariage classique, avec de la musique,
de l'alcool, des discours, des bagarres.
Génial !
Lord Corlys, de la maison Velaryon.
Quand les portes s'ouvrent et qu'on pénètre
dans cette gigantesque salle remplie de figurants,
c'est vraiment incroyable.
J'ai dû me pincer
pour réaliser que je n'étais plus dans mon petit Kansas.
Quand toutes les familles
descendent les escaliers
au milieu de cette scène de mariage.
C'est à ce moment précis, que j'ai vraiment réalisé
l'ampleur de cette série.
J'étais époustouflée en découvrant toutes les bannières des familles
On a bien rigolé, on a dansé,
on parlait en Haut Valyrien avec Matt.
Il y a eu de la bagarre.
Un bon mariage.
Je me suis assis avec les scénarios,
je les ai lus, j'ai réfléchi à comment les tourner,
puis finalement je les ai confiés à quelqu'un d'autre.
Et quand je l'ai vu pour la première fois,
ça a été un choc de voir
que quelqu'un l'avait réellement fait.
Le souci du détail
dans la création du mariage est extraordinaire.
Toutes les tables étaient remplies de viandes et de fruits.
L'agencement du décor
avec la nourriture et tous les accessoires
était fabuleux. L'équipe d'accessoiristes
a dû avoir des semaines assez difficiles.
Je ne me rappelle plus le nombre de fois
qu'on a dû démonter et remonter les tables
pour toutes les prises nécessaires.
Notre conseillère culinaire a été indispensable
dans ce décor.
C'est l'un des mes plus gros projets.
On avait huit tables pleines de nourriture,
une table principale et beaucoup de tables secondaires.
Un travail énorme, filmé sur 10 jours,
donc il a fallu tout donner.
On voulait vraiment se limiter à trois couleurs,
noir, or et rouge, pour donner au décor
une atmosphère un peu sinistre.
Ils ont dit : "Voilà comment on voit ça."
Ils voulaient un truc viscéral, sombre et plutôt gore.
On avait de l'agneau rôti,
des steaks tomahawk, des poulets géants,
des poulets rouges, des poulets noirs,
des tas de cailles, des pigeons entiers,
des têtes de moutons, des pieds de veau, de la soupe...
J'ai dit : "C'est du faux, c'est sûr."
Ils ont répondu : "Non, tout est vrai." C'est pas possible.
On avait un très bon boucher.
On l'appelait pour lui dire :
"Il nous faut ça pour tel jour,
et ça pour tel autre jour."
Et puis on le rappelait pour lui dire qu'il en fallait plus.
On a dû passer des commandes spéciales
pour des viandes spécifiques,
et on a réussi à tout avoir.
C'est assez horrible, mais je voulais montrer
la sauvagerie des personnages,
quand ils ont trop bu et qu'ils se relâchent.
Prêts ? Et action !
Je vous félicite, Sire.
Quel beau parti pour la princesse.
On la refait.
Quand j'ai commencé à lire l'épisode cinq,
les pages défilaient et à un moment, je me suis aperçu
que la scène faisait 25 pages. La moitié d'un épisode...
On voulait tout : de la danse, des discours
des conspirations, des menaces.
Une scène très compliquée à tourner.
Je me souviens en avoir parlé à Clare
mais elle m'a répondu :
"Je vois aucun problème"
et là j'ai pensé :
"Tu sais pas dans quoi tu t'embarques."
J'ai un peu peur, en fait.
Beaucoup de choses se passaient en même temps.
Notre directeur artistique
a tout donné dans ces plans.
Sur le papier, le mariage était génial à lire.
J'ai commencé par diviser le scénario
pour lui donner différents rythmes.
J'ai ensuite parlé à Clare et Alejandro
de la liste de plans pour toute la séquence.
Et de là j'ai fragmenté le tournage pour chaque jour.
Même si on découpe le tournage,
on a toujours un nombre de prises à respecter.
On raconte une histoire.
C'est très bien écrit, mais en tant que réalisateur
on s'inquiète quand on voit 25 pages de mariage.
Comment maintenir l'intérêt des spectateurs ?
Quel rythme et quel ton donner à la scène ?
Comment faire monter la tension ?
Ça a pris des jours pour tout
mettre en place et répéter.
Et... action !
Ce soir, nous n'en sommes qu'au début.
Nous honorons le plus vieil allié de la couronne.
On a mis des mois à décider
comment éclairer le plateau,
pendant autant de temps.
Comment l'éclairage allait évoluer pendant la soirée.
On devait avoir comme éclairage, le feu et la lune.
En tant que réalisateur,
je dois m'adapter aux éléments.
On a fait des tas de tests d'éclairage différents.
Et arrive enfin le moment du tournage.
Et... action !
J'ai adoré tourner la mariage.
C'était la première fois que je travaillais
avec Clare et Alejandro.
Un baptème du feu, car le tournage a duré
quinze jours avec presque 200 acteurs.
Sans mentir, ce genre de scène est très difficile à tourner.
Il y a beaucoup de découpage
et une réelle approche tactique.
Ils l'ont soigneusement divisé en trois parties
et chacune d'elles a été traitée séparément.
En tant que narrateur,
on se demande où l'histoire va aller,
comme elle va se termier. Dans le cas du mariage
on allait passer d'une caméra statique,
à une caméra en mouvement, puis flottante,
jusqu'à un final cahotique.
Soyez les bienvenus pour fêter cette union. Avec la maison Targaryen...
Au beau milieu du discours,
son regard se fixe
au bout de la salle,
et tout le monde suit son regard.
Et là, on voit Alicent, vêtue de vert.
La scène a été amusante à tourner.
La puissance que j'ai ressentie à ce moment
est incomparable. C'est un moment très important
dans la série.
C'est le passage à l'âge adulte d'Alicent.
C'est la première fois qu'elle se dresse
contre le patriarcat.
Ce jour-là, je n'y pensais pas trop. J'avais déja tourné
mes scènes les plus importantes
des épisodes 4 et 5, mon personnage était déjà
monté en puissance.
C'était presque une libération.
Félicitations, ma belle-fille.
C'est une bénédiction.
On a beaucoup joué avec son look
pour cette scène, il fallait représenter
cette force nouvellement acquise
après sa sortie de l'adolescence.
Son maquillage est plus prononcé, plus sérieux.
J'avais peur que sans ton père
tu dépérisses sous le soleil de Port-Réal.
C'est une collaboration, elle doit montrer sa force
à tout le monde, et tout le monde
a son rôle à jouer pour la visualiser,
dans le costume, la coiffure,
le maquillage. Quand elle fait son entrée
on doit se demander ce qui lui est arrivé.
Elle force les portes du mariage,
arrive en retard, défie toutes les règles.
Tanya a réalisé cette belle coiffe.
Elle était superbe. Ça disait clairement :
"Je fais mon entrée, regardez-moi."
C'est une déclaration.
Elle porte beaucoup de vert,
qui s'accorde parfaitement avec sa couleur de cheveux.
Dans le livre, on a ce moment charnière où Alicent
porte sa robe verte lors d'un tournoi.
On a décidé de transposer ce moment au mariage.
Votre majesté.
Il n'y avait pas que la robe, mais aussi la couleur.
Comment rendre le vert encore plus vert ?
On a dû trouver un tissu
au vert très intense.
Et j'ai aussi dû trouver un tissu au vert brillant.
C'est vert, vert, et toujours plus vert.
Cette robe a dû nous prendre
quantre semaines du début à la fin.
Avec plusieurs séances d'essayage.
La tâche la plus ardue aura été de trouver les bons tissus.
Une fois trouvés, on savait que ça allait être fantastique.
On avait aussi un incroyable departement
textile et teinture qui nous ont crée des tissus
bien supérieurs à ce qu'on
aurait pu acheter ailleurs,
car ils ont été faits sur mesure pour la série.
Il y avait tellement de dorures
et de brillant dans la scène du mariage
il fallait que ce soit le plus vert possible.
Tout tournait autour de la robe.
Mais pour que la robe se démarque
il fallait habiller avec attention
tous les autres personnages de la scène.
À part les Hightower,
il ne devait absolument pas
y avoir de vert dans la salle.
Le phare de Grand-Tour
tu sais comment il brille quand Villevieille
- se prépare à la guerre ? - En vert.
En lisant le scénario, on se dit :
"Il vaut mieux ne pas la rater celle-là."
Aucune pression.
Le plus important avec une scène
aussi longue, c'est ne ne pas perdre le fil
des séquences à tourner.
Si je n'ai pas d'objectif à atteindre
ou si je ne comprends pas le planning
alors je ne peux pas m'assurer
qu'on va y arriver.
Je savais qu'au deuxième jour de tournage du mariage,
il fallait commencer les danses.
Et un, deux, trois, quatre, cinq, six et sept.
Et un, deux, trois, quatre, cinq, six et sept.
On l'a tellement répétée et préparée avant le tournage.
On avait un chorégraphe formidable
avec qui j'avais déjà travaillé avant.
On a dû entièrement créer
cette danse du dragon, sans aucune référence.
Je me suis alors rendu compte
de l'énorme responsabilité.
Je tenais absolument à ce qu'elle soit crédible.
Les mouvements doivent accompagner le dialogue.
La chorégraphie a beaucoup évolué
pour un meilleur résultat.
On ne la voulait pas trop moderne,
mais dans certaines cultures, depuis très longtemps,
la danse est quelque peu chorégraphiée.
On a pensé à des images
et mouvements remarqués
chez certains oiseaux préhistoriques.
Au début, la chorégraphie
semblait trop moderne, il a fallu la retravailler.
On ne voulait pas qu'elle soit trop compliquée.
Mais je crois que le résultat est intéressant.
On l'appelait tous la danse du pet.
À un moment Laenor et moi
on se place comme ça et...
on se penche et...
tout le monde se marre.
Milly a été géniale. Reussir à faire ça
dans un espace aussi restreint.
Quand on a répété, on n'était pas plus
de cinq personnes dans la pièce.
Et là, on est avec tous ces danseurs,
et on se dit : "Ils regardent !"
Il y avait beaucoup de danse,
et c'était assez difficile de se rappeler les placements,
mais une fois en rythme,
on a tout tourné dans la foulée.
Une seule prise à la Steadicam,
uniquement avec les danseurs.
Il y avait trois danseurs dos-à-dos
qui entraient et sortaient
et il fallait bien garder ses positions
en essayant de ne bousculer personne.
On s'est beaucoup amusés.
Il a fallu également réfléchir
aux mouvements dans les costumes.
Les costumes n'étant pas vraiment
étudiés pour cette activité.
Ils étaient assez serrés
et on a demandé à l'équipe des costumes
de relâcher les dessous de bras
de chaque costume, de sorte que les danseurs
puissent lever les bras dans les prises.
Alors qu'on travaillait la chorégraphie,
j'ai demandé à Ramin
quel genre de musique on pourrait utiliser.
Il a proposé quelque chose d'utilisable
pendant la danse mais aussi pendant le tournage de la scène.
Cette musique... rien que de l'entendre,
j'en avais la chair de poule.
Entendre ces tambours et les regarder
effectuer cette danse du dragon,
c'était très hyptnotique.
J'adore travailler avec la musique.
C'est bien mieux pour les acteurs,
pour pouvoir mémoriser
le rythme et les gestes.
Ça m'a beaucoup plu de filmer cette séquence,
car une fois les acteurs en mouvement,
j'ai sorti la steadicam et j'ai pu déambuler parmi eux
afin de créer un mouvement de caméra original.
On devait avoir quatre ou cinq caméras
qui tournaient simultanément.
On voulait vraiment retranscrire l'effet de grandeur.
La danse est magnifique
et s'intègre bien dans la scène.
Elle donne un rythme à toute la séquence
et inspire tout ce qui va se produire par la suite.
Après 6 ans de prospérité, les tensions sont maximum.
On en sait pas d'où va partir l'explosion
et elle se produit d'un endroit plutôt inattendu
quand Criston Cole dévisse complètement.
J'ai vraiment voulu utiliser
une longue focale pour cette scène.
On voit nos personnages à travers d'autres personnes.
Ils ont tous des intentions différentes.
On ne sait pas d'où ça va partir.
On est un peu chez Agatha Christie,
avec toutes ces petites situations explosives.
Cette séquence joue avec les attentes des spectateurs
qui sait que dans les mariages de Game of Thrones,
tout ne ne passe pas toujours bien.
Rowley, notre chef cascadeur, est extraordinaire.
Je n'avais qu'à lui demander :
"Je peux avoir un peu de bagarre ici ?"
et d'un seul coup,
c'est une explosion de violence super réaliste.
On a utilisé une Steadicam et des caméras portées
car le matériel plus encombrant est plus délicat.
Il fallait rendre le tout plus réaliste.
Rowley comprend bien la réalisation.
Il sait comment filmer les scènes.
C'est souvent le plus difficile
pour les coordinateurs de cascades,
intégrer la cascade à l'histoire racontée.
Il sait comment augmenter ou diminuer l'intensité.
Ce combat a été très facile à tourner
grâce aux nombreuses répétitions
qu'il a effectuées.
Beaucoup de choses se passent hors champ,
comme Fabien qui frappe un petit matelas.
Le nombre de coups qu'il a donnés
quand j'étais là, du style : "C'est fini ?"
Encore !
Du point de vue de Viserys c'est une marée humaine
qui va d'un coté à l'autre de la pièce
Je n'avais pas énormément de cascadeurs
peut-être une vingtaine,
il devait y avoir 300 personnes dans la pièce.
C'est beaucoup de gens à gérer.
On voulait cette sorte de vague,
un peu comme dans les concerts,
quand ça entraine tout le monde.
On a essayé de faire ça,
en surveillant bien les gens
pour s'assurer que personne ne se blesse.
On a mis des heures et des heures
à perfectionner les combats
pour les rendre le plus fluide possible.
Nos cascadeurs sont vraiment géniaux.
Clare ne coupait pas,
et moi je criais...
j'avais les yeux fermés, mais j'essayais de voir
quand ils allaient arriver.
Un chaos complet, mais très amusant.
Il y a beaucoup de choses
dans ce mariage, c'est un évènement important.
Petit à petit, on peaufine
pour obtenir le résultat voulu.
C'est une scène géniale. L'une dont je suis le plus fier
dans House of The Dragon.
Traduit par jordan2delta www.addic7ed.com
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