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1 De quoi voulez-vous parler, Michael ?
De baseball.
De baseball ?
Nous avons tout le temps.
Dites-moi pourquoi on est là, Michael.
Ça y est, j'ai tout dit.
Jean, on est amis, pas vrai ?
Han-han !
S'il vous plaît, ne dites rien à Sophie.
Laissez-la regarder.
Bien sûr.
Viens là !
A la une, à la deux, à la trois !
Mais t'as froid, Jefan.
J'ai le droit d'enlever mes brassières ?
Oui, je vais t'enlever tes brassières.
9 décembre 2011 Veille de l'audience du nouveau procès
9 décembre 2011 Veille de l'audience du nouveau procès
OK ! Donc, toujours la pêche et la forme.
Ici Durham, Caroline du Nord, pour vous servir !
Comme vous pouvez le voir...
pas de régime Cabo ce soir.
Je mange jamais de burgers d'habitude, mais...
je suis à la maison avec mon frère.
On fait un voyage de famille super important.
- Non ! - Clay ! Clay, dis bonjour !
Casse-toi avec ton truc.
Bon. Il a toujours été plus timide que moi.
Enfin bref. Merci à tous de vous être connectés.
Et on espère de bonnes nouvelles bientôt.
Y a combien de gens qui regardent ça ?
Oh, je sais pas, y a un peu plus de 100 vues par post.
Il faut de la régularité et de la quantité pour attirer des followers.
C'est pas pour papa qu'ils regardent ?
Si, évidemment que si.
La plupart aiment les trucs scientifiques et... les dossiers criminels.
Et même s'ils aiment pas papa, ils sont contents que je m'en sorte.
Tu t'en sors super bien.
Hum ! Merci, Clay.
Tu lis le livre de papa ?
Ouais.
Ma psy m'avait conseillé de le lire y a des années,
mais je le commence juste.
Y a un tas de trucs à disséquer dans ses bouquin.
Ouais, je me doute.
»
Tu veux voir ?
Toi, regarde.
D'ac'.
Elle est mignonne.
Ah ouais ?
Fais voir.
Hum !
Pourquoi tu souris ?
J'en sais rien, comme ça.
Tu me l'avais jamais dit avant.
- Ouais... - Fallait demander.
Personne m'a jamais demandé. Je te l'aurais dit.
Ouais, j'en sais rien,
Je me suis dit que tu voulais pas en parler.
- Ouais, c'est bien ça, le putain de problème dans cette famille, Margie.
Genre, personne... Personne demande rien !
On demande jamais rien ! On s'en fout.
Genre, mon voyage en Allemagne, tout le monde s'en tape !
On m'a rien demandé !
Si ! T'as même dit que ça t'avait ouvert les yeux.
- Ouais, peut-être, mais vous avez pas envie de savoir pourquoi ?
- Oh Martha, mais pourquoi tout est toujours aussi compliqué avec toi ?
C'est mon putain d'anniv', demain !
Est-ce qu'on peut faire la fête comme deux filles
qui ont une chambre d'hôtel pour la première fois sans leurs parents ?
S'il te plaît.
Je sais.
C'est juste que...
J'ai envie qu'on marque cet événement.
Et comment tu comptes t'y prendre ?
Merde.
7 décembre 2001 Un jour avant la mort de Kathleen
7 décembre 2001 Un jour avant la mort de Kathleen
- Allô ? - Salut, Candy.
Salut.
- Je sais qu'on s'est pas parlé depuis Thanksgiving, mais, pour être honnête
j'avais la tête sous l'eau.
Ouais, tout pareil.
Ouais... Euh...
Je t'appelle pour te dire...
merci pour tout.
Pour nous avoir reçus.
- Je t'en prie. - J'étais contente de voir Mike.
J'espère que j'avais fait assez à manger.
Et ton travail ? Ça va mieux cette semaine ?
Non.
Il faut que je parte à Toronto
pour une réunion d'urgence.
Comment ça va, toi ?
Ça va.
On s'agite pour les fêtes de fin d'année.
Je suis chez le docteur, là. J'ai...
Ça va ?
Oui ça va, c'est un contrôle de routine.
On n'est jamais trop prudents.
Est-ce que ça va, toi.
Je me suis beaucoup inquiétée pour toi.
Eh !
Et si je leur disais que Toronto, c'est pas possible
et que tu laisses Ash avec Mark, on pourrait prendre un vol
pour les Carabes ?
De quoi est-ce que tu parles ?
Je sais pas,
ou pour Aruba. Je veux dire...
On l'a mérité, pas vrai ?
C'est une blague ?
Bien sûr, oui.
Ouais ! C'est drôle.
-OK, bon. Je me remets au travail.
D'accord.
Embrasse Ash et Mark pour moi.
Oui. Merci du coup de fil.
Bye.
Michel Peterson
Michel Peterson
Je nous ai dégoté des billets pour le bal de Noël de Durham Herald.
Je nous ai dégoté des billets pour le bal de Noël de Durham Herald.
Tu étais ravissante hier soir. On aurait pas dû aller au chinois.
Tu étais ravissante hier soir. On aurait pas dû aller au chinois.
Faisons la paix ce soir. Michael.
Faisons la paix ce soir. Michael.
Kathleen ?
Kathleen ?
Oh !
T'es déjà rentré ?
Tiens, ferme ma robe.
Merci.
Oh, merci beaucoup !
- Eh ! Diane ! - Quel plaisir de te voir !
Je suis contente.
T'es rayonnante !
Oh oui ? C'est peut-être parce que je suis enceinte.
Mon Dieu...
Les steaks sont durs
comme de la semelle, cette année encore ?
- Santé. - Comme de la semelle ?
Je pensais que c'en était, moi.
De toute façon, on sera déjà bourrés.
Santé ! Joyeux Noel !
- Santé, messieurs ! - Joyeux Noel.
NOUS N'OUBLIONS PAS 11/09
NOUS N'OUBLIONS PAS 11/09
Je te l'avais dit.
Ah !
Oh !
Ah !
J'adore votre maquillage.
Merci beaucoup.
Profitez de votre prince charmant.
Oh ! Ouais.
Merci, joyeux Noel ! Et plein de belles choses.
Vous permettez ?
C'est l'heure, Peterson.
On vous transfère pour votre audition.
Je prends mes affaires ou je reviens ?
Vous vous sentez en veine ?
2011 Audience du nouveau procès
2011 Audience du nouveau procès
- C'est sa petite amie. - Pauvre petite imbécile.
Levez-vous !
Oyez, oyez, oyez !
L'honorable cour du comté de Durham est désormais ouverte
et prête à rendre justice.
L'honorable juge Orlando Hudson présidera la séance.
Dieu bénisse cet État et cette honorable cour.
Veuillez vous asseoir.
2017 Déclaration d'Alford
2017 Déclaration d'Alford
Ou est-ce qu'ils sont tous passés ?
Ils ont enfin ouvert les yeux.
Vous vous sentez bien ?
Oui. Bien sûr.
Plus d'hésitations ? C'est sûr ?
Bien je suis là, non ?
Alors ?
Bien.
Avant de débuter,
y a-t-il quelqu'un, monsieur le procureur,
qui souhaite s'exprimer ?
Oui, Votre Honneur.
La famille de Kathleen souhaite être entendue.
J'aimerais appeler
Candace Zamperini.
- Bonjour. - Bonjour.
Je suis Candace Zamperini,
une des sœurs de Kathleen.
Peu de temps après la mort de ma sœur,
j'ai rencontré pour la première fois le procureur Jim Hardin.
Naturellement, j'avais refusé de croire.
Évidemment, j'avais refusé de croire que ma sœur avait été tuée.
J'étais sûre que c'était un accident.
Pendant cette entrevue, Jim Hardin a proposé
de me montrer l'autopsie et la scène de crime avec des photos.
Ce visionnage a ouvert ma boîte de Pandore.
Tous les démons
de la mort de ma sœur m'ont sauté aux yeux.
L'horreur de ce qu'a subi ma sœur s'est révélée à moi. Et à cause de toi,
ma sœur n'est plus de ce monde depuis bientôt
dix longues années !
Dix ans
que notre chère sœur est morte,
de 35 lacérations, blessures et hématomes,
contusions...
Et, oui, elle a été étranglée.
Ajoutez à ça ces sept blessures mortelles
par lesquelles elle s'est lentement vidée de son sang.
Ma sœur est allongée dans sa tombe depuis seize ans.
Dix ans ! Dix ans que ces deux sœurs vivent sans Kathleen
et dix ans que sa fille doit vivre toute seule.
Tu as pris la vie
de la femme qui te soutenait financièrement...
et qui a élevé tes enfants.
Elle vous aimait tous !
Elle t'aimait tellement.
Kathleen est la meilleure chose qui te soit arrivée.
Michael Peterson
a été justement condamné
et aujourd'hui il plaide lui-même coupable.
Qu'est-ce que c'est, ce plaidoyer ?
Un moyen d'éviter de passer aux aveux ?
C'est pathétique. Honteux !
Un innocent ne plaide pas coupable.
Un coupable, oui.
Et c'est pour ça que je vous demande,
monsieur le juge, d'annuler immédiatement
cette audition pour un nouveau procès.
Par pitié,
par pitié...
ne donnez pas à ce tueur une chance d'être libre.
Merci, Votre Honneur.
C'était très émouvant, madame Zamperini.
La cour ne déshonorera pas la mémoire de votre sœur.
Allez... Allez...
La cour décide que cette audition pour un nouveau procès
ne sera pas annulée.
Oh !
La cour entendra votre plaidoirie.
- Monsieur le juge, j'appelle la témoin Evelyn Ivis à la barre.
Je me suis particulièrement concentrée sur Greg Taylor,
qui a été condamné à tort.
Ce qui m'a amenée à Duane Deaver
et au fonctionnement du SBI de l’état de Caroline du Nord.
Qu'en avez-vous retenu ?
Pendant des années,
le SBI s'est compromis dans
des agissements illégaux,
comme cacher certaines preuves à décharge pour la défense,
dans le but d'assurer la victoire de l’état.
Merci, madame Ivis.
Et pourquoi devrait-on vous croire ?
Eh bien parce que j'ai produit
plus de 200 exposés sur les projections
et étudié au moins 500 scènes.
- Vous avez eu l'occasion d'étudier tous les documents compilés par l’état
concernant les 20 ans de carrière de l'agent Duane Deaver ?
En effet. Il y avait plus de 100 000 pages.
Et vous les avez toutes étudiées ?
Malheureusement !
Oui, d'accord !
Dans combien d'affaires, au total,
l'agent Duane Deaver a simplement observé des projections de sang,
que ce soit sur la scène, au laboratoire du Bureau d'enquête
ou par visionnage de photos ?
Cinquante-quatre, seulement.
Dans combien de ces affaires l'agent Deaver
a fourni un témoignage après une analyse de ces projections ?
- Trente-six. - En aucun cas 200.
En aucun cas 200.
Dans combien de ces affaires l'agent Deaver
a effectué lui-même des tests ou des expériences
avant l'affaire Peterson ?
- Trois. - Seulement trois.
Monsieur Guérette,
quand quelqu'un prétend avoir travaillé sur des centaines d'affaires
pendant ses vingt ans de carrière, bien qu'il n'en ait seulement supervisé
un peu moins de cinq, comment appelez-vous ça ?
- Un mensonge ! - Objection, monsieur le juge !
- C'est un mensonge. - Retenue !
Plus de questions, monsieur le juge.
Comme
Mme Zamperini l'a évoqué plus tôt,
ce jour marque les dix ans de la mort tragique de Kathleen.
Il y a dix ans, jour pour jour,
Michael et Kathleen Peterson
passaient la soirée ensemble devant un film, un blockbuster :
Couples de stars.
Après qu'elle a téléphoné à son bureau,
ils sont allés s'asseoir au bord de la piscine,
pour boire du vin.
Ils ont parlé des enfants,
de Noel, ils organisaient leur avenir ensemble.
Et puis, elle a dit bonne nuit,
Michael est resté au bord de la piscine...
et plus tard, en rentrant dans la maison,
il a trouvé sa femme...
l'amour de sa vie,
étendue, respirant à peine, au bas des escaliers
après avoir fait une chute.
Un tragique accident.
Mais, en grande partie
à cause de Duane Deaver,
le procureur a convaincu le jury que c'était un meurtre.
Et nous savons maintenant que Deaver avait pour habitude
de préparer des rapports falsifiés
et de présenter de faux témoignages sous serment à la cour.
Nous ne réclamions pas un procès parfait...
nous avions droit à un procès juste.
C'est pour cela que je demande à la cour de bien vouloir
accorder à Michael Peterson un nouveau procès.
Un procès dans lequel les preuves seront présentées
de manière équitable et impartiale.
Et là...
laissons le jury et le juge...
prendre une décision.
Merci, Votre Honneur.
Merci.
Très bien.
Que le prévenu se lève à sa place.
Vous comprenez, monsieur, que vous avez aussi le droit
à un nouveau procès en plaidant non coupable ?
Oui, monsieur.
Monsieur Peterson,
vous plaidez coupable d'homicide volontaire
en vertu de la jurisprudence
Alford contre l’état de Caroline du Nord.
Vous comprenez, monsieur ?
Oui.
Monsieur Peterson a-t-il prouvé
que Duane Deaver a trompé cette cour ?
La réponse à cette question est
oui.
Monsieur Peterson a-t-il prouvé
que Duane Deaver a trompé le jury sur la validité de ses conclusions ?
La réponse à cette question est
oui.
Le faux témoignage de Duane Deaver
a-t-il eu un impact significatif sur la condamnation de M. Peterson ?
La réponse à cette question est
oui.
Très bien. Vous comprenez que, conformément
à la jurisprudence du plaidoyer Alford, vous serez jugé coupable
et ce même si vous clamez votre innocence de ce crime a posteriori ?
Oui.
Alors, monsieur Peterson,
pour les charges d'homicide volontaire causant la mort de Kathleen Peterson,
que plaidez-vous ?
Coupable.
Je plaide coupable.
La cour décide que le prévenu
recevra un nouveau procès au moment que l’état jugera opportun.
M. Peterson est libre
de quitter ce tribunal immédiatement.
La cour décide que M. Peterson a rempli
les conditions pour bénéficier du plaidoyer Alford
et n'a plus aucun contentieux avec l’état de Caroline du Nord.
Vous êtes libre.
La séance est levée.
Oh ! C'est pas vrai !
Merci.
Félicitations.
Félicitations.
Vous avez un couvre-feu à 22 h qui sera vérifié en permanence.
Je reviens tout de suite.
- Tu veux prendre une douche ? - Faire la sieste ?
- Non. - Non ?
Non ! Absolument pas !
Non, pas pour moi.
Merci.
Non non, c'est pour moi.
Merci, monsieur.
- Alors ! - Je vous apporte le reste.
- Dis-nous papa. - Ou est-ce que tu veux fêter ça ?
- Oh ! Clayton. - Allons chez Amalfi.
Je pourrais manger un énorme, un gigantesque,
plat de spaghettis boulettes. Tu t'en occupes ?
Je les appelle.
Bienvenue chez Amalfi, je peux vous aider ?
- Oui, je voudrais faire une réservation pour un groupe de douze.
Pour ce soir.
Bien sûr. A quel nom ?
C'est pour Michael Peterson.
Michael Peterson ?
Oui.
- Oh ! D'accord ! - Un instant, ne quittez pas.
Allô ?
Vous appelez pour Michael Peterson ?
Ouais.
- On venait souvent chez vous. - Oui, oui.
Mais nous ne servons pas les meurtriers dans ce restaurant.
Merci.
En 2011, Michael Peterson est sorti de prison
et s'est vu offrir un nouveau procès à cause d'un vice de forme.
C'est bon ?
Amalfi refuse de nous prendre, on est trop nombreux.
Ça vous dit d'aller dîner au Baja Palace ?
Ah super.
Mais le nouveau procès
n'a jamais eu lieu.
Après des années de négociations
entre l’état et les avocats de Peterson,
il s'est avéré que ce nouveau procès serait trop compliqué.
Aujourd'hui, Michael Peterson a accepté de plaider coupable
par le biais du plaidoyer Alford,
mettant fin à 16 ans de bataille juridique.
Ne ratez pas ce soir notre interview
avec Michael Peterson en personne.
On continue ?
Désolée, donne-moi une seconde.
Bien sûr, pas de problème.
Clayton Vidéo jointe
Clayton Vidéo jointe
Salut, tout le monde !
Vas-y, Nate !
Allez !
L'équipe a l'air top !
L'équipe a l'air top !
Vous avez vu que papa a signé ?
Vous avez vu que papa a signé ?
Martha : Oui heureusement
Martha : Oui heureusement
Enfin
Enfin
Clayton : Tu penses qu'on aurait dû y aller ?
Clayton : Tu penses qu'on aurait dû y aller ?
Non, c'est dur pour moi de le voir.
Non, c'est dur pour moi de le voir.
N'ayez pas peur de prendre l'espace que vous voulez
pour exprimer vos sentiments. Vous êtes en sécurité.
C'est votre espace !
Martha : on a autre chose à penser.
Martha : on a autre chose à penser.
Todd : Merde pour ce soir, Martha. Envoie des photos !
Todd : Merde pour ce soir, Martha. Envoie des photos !
Je devrais atterrir juste à temps pour le lever de rideau.
Je devrais atterrir juste à temps pour le lever de rideau.
Ça va ?
Ouais.
C'est bon, on s'y remet.
D'accord.
Quel a été le pire moment ?
On doit vraiment voir mon visage ?
Non, bien sûr.
Je veux que vous soyez à l'aise.
Attendez.
Salut, tout le monde,
c'est Todd !
Tous les matins je me réveille si reconnaissant !
Reconnaissant d'être en vie, en pleine santé.
De pouvoir vous parler !
Vous avez senti que j'étais perturbé la semaine dernière,
et c'est pour ça
que certains d'entre vous m'ont appelé.
Vous êtes venus prendre de mes nouvelles.
Et ça me touche énormément.
Je sais pas, Candy.
Moi, je ne ressens plus rien.
Alors, c'est moi
qui dois avoir un problème,
parce que je suis toujours en colère.
Ça fait six ans qu'on attendait ce nouveau procès.
Tu dois passer à autre chose.
On le savait.
Je le savais.
Quelque chose clochait chez lui.
Pourquoi... Mais pourquoi on n'a rien dit à Kathleen ?
Par politesse ?
On ne pouvait pas demander
à notre sœur de quitter son mari
parce qu'on trouvait que c'était un sale con arrogant.
Non.
Non, il était pire que ça.
Je le sentais.
On peut pas arrêter le destin.
C'est le jour ou elle l'a croisé que Kathleen est morte.
COUPLE DE STARS
COUPLE DE STARS
Heures avant la mort de Kathleen
Heures avant la mort de Kathleen
A quoi tu penses ?
Euh... Je me disais que je voulais aller à Aruba.
Ou à Paris.
Ou à Paris et à Aruba.
Puis je me suis rappelé qu'on ne pouvait plus rien se permettre.
- Chérie, on peut encore s'offrir des pâtes et un bon film.
Ah !
Vous savez ce que vous voulez ?
- Oh, peut-être qu'ils ont du... - de la vraie nourriture.
Ah oui, mais c'est pas gratuit.
C'est bon.
Je doute de la qualité.
Merci.
C'est lui à l'autre table.
Oh ! Mon Dieu !
Vous prenez une entrée ?
Demain, tu dis ?
On devrait dire quelque chose, non ?
Non, laisse tomber, on n'a rien à cacher.
Vous avez choisi ?
Non, pas encore.
T'as besoin d'aide, papa ?
Merde...
Clayton, choisis pour moi.
Ouais, OK.
J'ai l'impression que j'ai pas mangé
- depuis des siècles. - Je t'en prie.
Il va prendre un steak burrito, s'il vous plaît.
Excusez-moi.
Je voudrais une double tequila, pure, s'il vous plaît.
Bien sûr.
-Papa !
J'ai une surprise.
Tada !
- Qu'est-ce que c'est ? - Qu'est-ce que c'est ?
C'est une... coupe idiote que Kathleen et moi avions achetée.
Je l'ai cachée pour pas qu'elle soit vendue.
Qui en voudrait ?
Papa.
- Non, je t'en prie. - Tu as...
Ne commence pas par moi.
OK...
Sophie.
Merci de...
d'avoir été présente pour notre père.
De t'être battue pour lui.
T'as jamais abandonné.
Et...
je ne crois pas que mon père dînerait ici sans ton aide.
A Sophie !
A Sophie !
Wô !
Tu lui passes ?
C'est ton tour.
- A Margaret. - Non.
Tu dois prendre quelqu'un d'autre.
Oh, d'accord.
D'accord.
A Martha.
Depuis les premières images que Jean a envoyées à Paris, je t'ai vue briller.
Tu es si sensible.
Ça n'était pas facile,
avec ces caméras sur toi tout le temps,
mais tu as été courageuse jusqu'à la fin.
Alors, merci de nous avoir ouvert ta porte.
A Martha !
A Martha !
Et...
sachez tous que, maintenant,
Paris est votre deuxième maison.
Super.
Merci ! C'est bien noté !
Martha.
Évitez juste de tous venir en même temps.
Merci.
Tiens.
A Patty.
Merci pour ta gentillesse.
En t'observant, j'ai appris à avoir plus d'empathie
et de compassion.
Et ça m'a beaucoup aidée.
A Patty.
A maman.
- Ça va ? - Ça va aller.
Faites passer à Patty.
A mon aîné.
Un mari,
un père
et un héros pour son père pendant toutes ces années.
Tu as complètement repris ta vie en main.
Et j'allais vous le dire plus tard, mais j'ai décidé
de m'installer à Durham.
Pour être près de toi, Michael.
Et aussi plus près de vous tous.
C'est génial ! Quelle surprise !
Surprise !
A mon frère.
Mon meilleur ami.
Tu es ma source d'inspiration,
comme pour tous ceux qui regardent tes vidéos.
Merde !
Désolé.
Euh... la même chose, s'il vous plaît.
Pardon, Clay. Continue.
Bien c'est tout.
A Todd !
A Todd !
T'en veux ?
Ouais.
Hem-hem ! A papa.
Bienvenue, tu nous as manqué.
Tu as fait de moi l'homme que je suis.
Merci.
A papa.
A papa.
A tout le monde.
Eh bien...
il y a un moment ou...
Je veux dire...
après tout ce temps...
Kathleen aurait...
Je vais aux toilettes une minute.
Je t'accompagne.
Tu crois que j'ai besoin d'aide ?
Je peux encore pisser tout seul.
Non, mais sérieux !
C'est tellement stupide !
Vous êtes là ?
Eh !
Ah ! Salut, les amoureux.
Eh.
Qu'est-ce que vous faites ?
On regarde une connerie géniale.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Je vais à la soirée de Noel de Nate, avec Christina.
- Ah ! - Je pensais revenir dormir ici.
Christina Tomasetti ?
Elle est fiancée.
Ouais.
Comme ton père.
Allons à la cuisine.
La bouteille est vide.
D'accord.
Ça va ?
J'ai lu tes livres, tu sais ?
Oh ! Sans rire ?
T'en penses quoi ?
Je me demandais lequel de vous allait me lire.
Tes... tes personnages, ils te ressemblent tous.
Le soldat, le père,
l'homme de la Renaissance, pareil.
Même la nonne !
Tu sais, Kathleen, elle me disait la même chose.
tu es tous tes personnages ? >»
Y a aussi ce personnage gay.
Il a l'air tellement crédible.
Le moment ou il fait son coming-out, c'est si douloureux.
Finalement, je commence à comprendre
ce que t'as dû vivre plus jeune,
à cette époque.
Ah oui ?
Oui.
Dans quel bouquin il est ?
Une Paix amère.
Oh ! C'est pas mon meilleur.
Hem-hem !
On a tellement de choses à se raconter, papa.
Alors, qui veut un dessert ?
Oh oui ! Moi !
Moi aussi !
Si on prenait une petite douceur ?
C'est ton anniversaire, c'est toi qui choisis.
Pour tout le monde ?
Quelle pression !
OK !
Chérie, t'as besoin d'un coup de main, peut-être ?
Non. Ça va. Je vais...
Je vais prendre le cheese-cake.
Qui prend
un putain de cheese-cake dans un resto mexicain ?
Eh bien que quelqu'un d'autre choisisse !
Oh, Margie la Martyre.
C'est pas un drame. Prends le cheese-cake.
J'aime pas les cheese-cake !
Je pensais que ça plairait à tout le monde,
c'est pour ça que je l'ai choisi.
Je m'excuse d'avoir pris le mauvais dessert.
Ça a été une journée éprouvante pour tout le monde.
Oh, de toute façon,
on n'a pas le temps de prendre un dessert.
Couvre-feu.
- Quelqu'un a trop bu. - Ouais.
J'ai jamais vu papa aussi patient.
- OK ! - C'est sûrement la fatigue.
Je t'appelle demain, d'accord ?
- Merci. - Ouais.
OK.
- Je t'aime. - Je t'aime.
Ça peut prendre des années, d'après David.
Et s'ils me renferment ?
Mais non.
Comment je vais survivre ?
Je suis ruiné.
Je suis là.
Les enfants sont là.
On prendra soin de toi.
Tu es libre. C'est la seule chose qui compte, maintenant.
Viens là.
OK.
Tout va bien.
Je suis la dernière des merdes, Clay.
- T'as trop bu, c'est tout. - T'as trop bu.
Mes garçons chéris.
Ça a été une très longue journée.
Viens.
Viens avec ta maman.
- Clayton, aide-moi. - Ouais.
- Viens. - Holà !
Allez, viens.
Viens.
Je suis une merde, maman.
Mais non. Mais non. T'as besoin de dormir, c'est tout.
- Oh merde, j'ai oublié. - J'ai un cadeau pour toi.
Ah oui ?
Tu ne diras plus qu'on t'offre rien.
C'est quoi ?
C'est la vue de notre chambre, en Allemagne.
On voyait ça tous les matins quand on était petites.
Ça a l'air tellement paisible.
Ça te fera un bon souvenir.
Je te demande pardon.
Pour quoi ?
- T'es la seule dans cette famille qui soit honnête avec moi.
Et je te mens en retour.
Je te mens pas, mais...
Mais...
Disons que je t'ai caché quelque chose.
Papa a essayé...
de nous séparer, au tout début.
Il voulait te laisser et... et me garder.
Et j'ai...
j'ai eu une telle trouille
que ça lui joue des tours si ça venait à se savoir
que...
j'ai pas du tout pensé à toi.
Je te le confirme.
Je suis désolée.
T'as pas besoin de me protéger.
Ni moi ni personne, Margie.
Tu n'as plus besoin.
C'est pas grave.
Je veux que tu me promettes...
Non, on va se promettre ensemble, qu'à partir de maintenant...
on va vivre nos propres vies.
T'es d'accord ?
Oh ! Pleure pas !
C'est pas grave.
Ça y est.
Très joli.
Oui.
Très joli.
Mince.
Merde. C'est coincé.
Laisse-moi t'aider.
Presque !
C'est bon.
Ça y est. Ça y est.
Ça fait longtemps.
Pour moi aussi.
On a plein de trucs à faire avant de partir.
- Nous avons pu interviewer Michael Peterson quelques jours avant son plaidoyer Alford.
Comment ça se passe pour vous depuis votre libération ?
Eh bien, je dois dire que ça se passe bien.
Je passe beaucoup de temps avec mes petites-filles et...
j'ai un peu voyagé quand ils m'ont enlevé mon bracelet électronique.
T'en as pas marre de te regarder ?
Alors qu'il était prêt à passer sa vie en prison...
Allez ! Tu peux regarder et faire les cartons.
Qui a permis à la défense de Michel Peterson
d'arguer que l'agent Duane Deaver avait falsifié
des rapports au bénéfice de l'accusation
et d'obtenir finalement un second procès.
- Tu l'as déjà pris ? - Quoi ?
- Mon passeport. - Je le trouve pas.
C'est à ce moment que votre avocat et le procureur
ont décidé que le plaidoyer Alford arrangerait tout le monde.
C'est moi qui voulais continuer à me battre.
La chose que je ne voulais surtout pas dire. c'était ce... mot.
Mais il fallait...
Ou tu l'as mis ?
Que je pense aux gens qui m'entourent.
Je l'ai mis nulle part !
Vous savez, j'ai 73 ans.
Il fallait que je pense au temps qu'il me reste.
Et le risque de perdre était trop grand. Donc...
Vous avez passé huit ans en prison.
Comment ça s'est passé ?
L'expérience de la prison
est peut-être encore plus déshumanisante que l'expérience du procès lui-même.
Il était près du lit.
Je vois que vous portez toujours votre bague de mariage.
Oui.
Fait-elle toujours partie de votre vie ?
Oh oui.
Oui, je pense à Kathleen tous les jours.
Tout le temps.
Je peux très bien être
dans la cuisine, et d'un coup
j'ai l'impression qu'elle va entrer d'un instant à l'autre.
- Voilà, Jim. - Pour le moment,
Michael Peterson semble heureux de vivre seul chez lui
et à jouer au grand-père...
- Allez. - Faut s'y mettre, Mike !
Je peux respirer une petite minute ?
Nom de Dieu !
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Je m'excuse, je suis fatigué.
Je m'excuse.
Peut-être que tu pourrais partir avant moi.
Et je te rejoins plus tard.
-Que j'aille à Paris sans toi, toute seule ?
Ouais.
Non !
J'ai pas envie !
J'ai besoin de respirer !
Toute cette histoire se passe trop vite. Trop vite.
Trop vite ?
T'as pas envie d'y aller ?
Je... suis trop fatigué pour déménager.
Je ferai mes valises cette semaine.
Restons là et profitons de la soirée.
Hein ?
Je veux pas me précipiter.
On prépare ce moment depuis des mois.
Des années !
- Oui. - Donc ça peut attendre.
Si tu veux pas vivre à Paris,
ça me va.
Mais dis-le-moi.
Écoute, c'est pas que j'ai pas envie d'y aller,
mais j'ai peur de laisser mes enfants et mes petits-enfants.
Ils ont besoin de moi.
Tes enfants ?
Ah !
Aucun des quatre a besoin de toi !
C'est clair !
Aujourd'hui, il étaient pas là !
Je leur ai demandé de pas venir.
T'avais pas besoin de leur demander quoi que ce soit.
Et cette interview, là. Elle t'a demandé
ce que tu faisais depuis ta sortie de prison.
Tu as parlé de n'importe quoi, mais jamais de moi.
Tu aurais pu dire que j'ai voyagé avec ta famille,
que je m'occupais de toi.
Tu leur parles de tes putains de fantasmes
de voir Kathleen passer la porte !
Celle qui passe la porte tous les jours, c'est moi !
Ils ont pas besoin de connaître ma vie.
Pourquoi ça t'embête autant ?
- C'est moi la monteuse. - Pas toi.
Oh !
OK ?
Moi, je peux me couper au montage,
toi, t'as pas ce pouvoir.
Alors... alors, c'est ça ?
Le contrôle ? Toi et Kathleen,
vous voulez toujours tout contrôler !
Tout contrôler ?
Je me suis occupée de toi !
Kathleen s'est occupée de toi !
Tu parles comme si tu connaissais toute ma vie.
Avant ce documentaire,
j'ai eu une vie que tu ne connais assurément pas !
Est-ce que tu pars avec moi demain ?
Non.
C'était toi qui as dit que...
que tu rêvais de Paris.
Paris, Paris, Paris, Paris, Paris.
Je t'ai donné tout ce que j'avais !
Tout !
J'ai bâti mon avenir autour de toi !
Tais-toi.
- Pourquoi ? - Pourquoi ?
J'en ai marre, des femmes, je n'en peux plus ! OK ?
C'est si dur à comprendre, ça ? C'est fini !
Vous me faites chier !
Est-ce qu'au moins, tu m'as aimée ?
J'en sais rien.
J'en sais rien.
Calme-toi.
Sophie.
Sophie.
De quoi voulez-vous parler, Michael ?
De baseball.
De baseball ?
Nous avons tout le temps.
Dites-moi pourquoi on est là, Michael.
Je jouais au baseball quand j'avais onze ou douze ans.
Et... un soir je fantasmais sur cette fille,
la fille de mon voisin,
Melany.
Et tout d'un coup, il était là aussi,
dans mon fantasme.
Ça m'a beaucoup perturbé.
On jouait dans la même équipe.
Pardon, excusez-moi, qui était là ?
Le capitaine.
C'est à ce moment que j'ai compris que
j'avais de l'attirance pour les filles,
mais aussi pour les garçons.
Et j'ai compris que j'allais devoir le cacher.
Est-ce que vos parents l'ont découvert ?
Un soir, mon père l'a découvert.
On expérimentait.
Ça l'a rendu malade.
Et violent.
Je me rappelle être assis dans la voiture, devant le garage,
à écouter la radio.
Rien que moi, ma mère, Mahler, cinquième symphonie,
et mon œil au beurre noir.
J'ai compris ce jour-là que c'était plus simple de mentir.
Puisque...
C'est tout ?
Est-ce qu'il y a autre chose que vous vouliez dire ?
J'ai toujours senti
que vous cachiez quelque chose pendant le premier procès.
Je ne sais pas ce que c'était, mais je l'ai senti.
- Oui, c'est vrai. - Vous avez raison.
J'ai menti pour Kathleen.
Elle en savait rien.
Je lui ai jamais parlé de cette facette de ma sexualité.
Au début,
quand tout le monde m'a demandé,
vous savez, si elle était au courant pour...
pour les hommes, j'ai pas...
j'ai dit : elle savait qui je suis ! >»
Et puis j'espérais qu'on n'en parle plus.
Mais on me demandait encore et encore, sans cesse.
Mais non. Nous n'avons jamais parlé de ça.
C'était impossible de faire le premier pas.
De lui dire :
Ce premier pas est toujours le plus dur à faire.
Et je ne l'ai pas fait avec Kathleen.
Je me sentais certainement coupable.
Mais quand on se tire une fois d'affaire, et puis et puis encore une fois,
bien on se dit : c'est facile. >»
Vous voyez ?
J'aimerais lui avoir dit.
Qu'est-ce qu'elle en aurait pensé ?
Ça aurait tout changé.
Avez-vous tué Kathleen ?
Kathleen est morte par accident.
Ce type c'est...
c'est un menteur !
Sur toute la ligne, il a menti. Sur tout !
Depuis le début il a menti.
Peut-être que là, il est en train d'essayer d'arrêter.
Ah oui, tu crois, oui ?
Moi non plus, je...
je sais pas quoi penser de lui.
Je sais pas.
Mais je sais...
que tu seras plus heureuse sans lui.
Jean.
Il a pas pu.
Il aurait pas pu.
Salut, maman, salut, Mike.
Je suis trop contente de vous voir bientôt.
Je pensais venir en voiture s'il pleut pas trop ;
comme ça, je passerais voir des potes en route.
J'ai hâte d'être là à Noel.
J'ai besoin d'une nouvelle montre au fait. Juste comme ça.
Je vous aime !
Bonsoir Kathleen.
Pardon d'appeler aussi tard, mais il faut absolument
qu'on organise une visio demain pour s'assurer qu'on est raccord
avant Toronto.
Je sais, t'es en week-end, c'est nul, je suis désolée,
mais j'ai besoin de t'envoyer cette présentation.
Rappelle-moi, s'il te plaît.
Allô, Helen ?
Ah, tu dormais ? Pardon !
Ouais, OK. Tu disais ?
Ah, merde. J'ai oublié mon ordi au bureau.
Oh, j'ai vraiment la tête ailleurs.
Bon, tu sais quoi ?
Envoie-le sur le mail de Mike.
Oui, c'est...
Mike ?
Mike, c'est quoi ton adresse mail ?
Quoi ? Pourquoi ?
- Parce que... - C'est pour le travail.
Bon. D'accord.
C'est MPWriter@gte.net.
MPWriter@gte.net.
Ouais, c'est ça. D'accord.
D'accord.
Merci, Helen.
Hem-hem ! Qui c'était ?
C'était Helen.
- Helen ? - Prislinger.
Elle travaille pour moi. Il faut que je relise
une présentation. Donc je vais la recevoir sur ton mail.
Bon.
D'accord.
Ça te dérange ?
Pas du tout.
Pas maintenant.
Tu regarderas demain matin.
Ça presse pas.
Restons là et profitons de la soirée.
Caitlin a appelé.
Ah oui ? Elle a dit quoi ?
Elle vient en voiture à Noel.
Elle vient avec le bébé.
Il est tout grassouillet.
T'as parlé à Margie ?
Pas encore.
J'attends qu'elle aille mieux.
Il faut que tu lui parles, Mike.
Elle est vraiment énervée que tu lui ai pas parlé de son divorce.
Tu peux pas zapper le sujet.
Je lui parlerai.
Martha s'en sort mieux, c'est déjà ça.
Elle fait enfin ce qu'elle aime.
Ce soir elle va à son récital de danse.
Margie y sera.
Elles sont toutes les deux.
Comme elles devraient l'être.
Ah oui ?
Je croyais qu'elle travaillait.
Elle m'a dit qu'elle pouvait pas venir.
Elle aurait jamais raté le show.
Ils s'en sortent tous bien.
Tu t'en sortiras aussi.
Pourquoi tu me l'as pas dit ?
Il y a eu un moment...
ou j'ai su qui j'étais.
Mais ça n'a duré qu'un moment.
Ensuite je suis devenu ceci et puis cela
et puis je me suis éloigné de ce moment, de plus en plus.
Et tu es arrivée...
bien trop tard après ce moment.
Je ne t'ai pas menti.
Je t'ai pas tout raconté.
Est-ce que deux personnes peuvent vraiment se connaître ?
En réalité,
on n'est que des miroirs.
Les gens ne voient pas avec qui ils vivent.
Allô. J'ai essayé de vous joindre,
mais j'imagine que vous êtes tous très occupés.
Bref, je ne vais plus à Paris.
C'est mieux pour tout le monde.
Je sais que ça fait longtemps, mais on pourrait peut-être tous se revoir.
Je vous embrasse.
Bien qu'il puisse aller n'importe où, Michael n'a jamais quitté Durham.
Bien qu'il puisse aller n'importe où, Michael n'a jamais quitté Durham.
Il clame toujours son innocence dans la mort de Kathleen Atwater Peterson.
Il clame toujours son innocence dans la mort de Kathleen Atwater Peterson.
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