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1 Allez
Putain, j'ai encore oublié un truc.
Qui vous êtes ? Qu'est-ce que... Ah !
Ce sont des conneries.
Je ne plaiderai pas de cette façon.
Bon
24 février 2017 - Durham
{an8}Tu veux quoi ? Tu veux un nouveau procès ?
{an8}Hum ?
Il s'agit pas de ce que je veux,
mais ce dont j'ai besoin.
Pas question de dire que j'ai tué Kathleen.
C'est dingue, Michael.
Michael, il faut que tu penses à l'argent !
A toutes ces années que tu vas perdre
- à te battre dans ce procès ! - Je suis pas non plus demeuré !
- Je sais ce que ça implique ! - Michael,
- si on leur tient ce discours... - Si je tiens.
Si tu leur tiens ce discours, tu éviteras la prison !
Tu veux que je leur balance que je suis responsable
de la pire nuit de ma vie ? Que je suis responsable
- des souffrances de Kathleen ? - Est-ce que t'as écouté
ce que je viens de te lire ? Il est écrit noir sur blanc
- que tu n'as rien fait de mal ! - Sauf à la fin
ou je dis que je suis responsable de tout.
Je dirai pas que je suis coupable.
Je peux pas.
J'aimerais éviter autant que possible
tout ce qui pourrait entraver de près ou de loin ta liberté.
Je veux que tes enfants cessent de s'inquiéter.
T'inquiète pas, ils comprendront !
Ils sont à mes côtés !
Mike.
Regarde autour de toi.
Ceux qui te supportent sont ici.
C'est moi qui leur ai dit de pas venir !
J'ai pas envie qu'ils entendent leur père se parjurer !
Tu risques d'être déclaré coupable.
- Une fois de plus. - Ah, oui ? Avec quelles preuves ?
Tout ce que le procureur avait jusque-là est irrecevable !
Tu oublies tes mensonges, Michael.
Ta personnalité.
Tout ça pèse encore dans la balance.
C'est compliqué de revenir en arrière après avoir menti.
C'est comme ça que les gens te voient.
J'accepte pas ce plaidoyer.
Pas question.
Juin 2010 - cinq ans plus tôt
Le cours se passe bien.
Mes élèves semblent plus à l'écoute.
Je suis désolé, Sophie.
Mes journées ne sont pas
aussi passionnantes que je le voudrais.
Je vais retourner à Paris.
Jean a besoin de sa muse.
On a quelques soucis avec le 3e acte.
Donc...
Quand est-ce que tu reviendrais me voir ?
- Je sais pas trop. - Je veux pas te donner de date.
On espère terminer le film assez vite,
mais ça reste flou.
Te dire quand, ça rime à rien.
J'aimerais savoir ce que tu penses.
Ce que je pense sur quoi ?
Tu le sais bien.
Ce que tu penses de moi.
- Pff ! - De nous.
De tout ça.
Bah je vais retourner à Paris,
et...
je reviendrai,
et ensuite...
- Et c'est tout ! - Tu vas rentrer à Durham.
Je suis pas bien sûre que Durham devienne un jour
mon chez-moi. C'est pour toi que je suis ici,
- uniquement pour toi. - Wow
Ça me touche.
Ça va aller.
En touchant sa main, je sens le pouls de la vie.
De la passion.
Tout me plaît en elle.
J'aime ses cheveux, ses lèvres,
cette peau que je n'ai pas encore vue.
Mais le destin a refusé le plaisir charnel,
me laissant comme seule tentation et satisfaction
l'aspect spirituel,
éthéré, la simple pureté de ses mots et de son esprit.
Mais cela ne suffit pas.
Ça m'est venu hier soir.
Des remarques ?
A Margie,
ma grande sœur,
je suis fière de toi.
- Je vais bientôt avoir 30 ans. - Je suis divorcée,
et je me sers d'un carton comme table basse.
Je te félicite d'être partie.
Lucas était un mec bien.
C'était un mec bien, ouais.
J'espère qu'il va bien.
Il va falloir que t'apprennes
à garder toute cette énergie que tu dépenses pour les autres,
et l'utiliser pour toi-même.
- C'est-à-dire ? - Bah...
quand tu vas commencer à faire gaffe à ta petite personne,
tu pourras plus te cacher aux yeux du monde.
Ouais. Y a sûrement un truc qui m'échappe, je crois !
Lucas disait le même genre de connerie.
On a pas mal morflé
et jamais je t'ai entendu en parler.
Tu vois ? On n'a jamais vraiment...
Deux solutions : soit le passé nous bouffe,
soit on va de l'avant.
Je peux pas changer ce qui s'est passé, et toi non plus.
C'est pas faux, mais on peut quand même
essayer de comprendre.
Je sentais qu'il y avait un truc qui allait pas.
Et pour ça j'ai pas attendu ce qui s'est passé ce soir-là.
Tu vois, c'est pour ça que je vais retourner à la maison.
Retourner à la maison ?
Tu veux m'expliquer, s'il te plaît, je comprends rien.
J'ai économisé assez pour retourner en Allemagne.
J'ai parlé à Patty.
Elle m'a dit qu'elle vivait dans le même quartier
que celui ou on a grandi.
Elle m'a dit aussi qu'elle m'emmènerait
à la maison de maman, et qu'elle en parlerait à Agnes.
- Tu vas aller en Allemagne ? - Oh, Margie, s'il te plaît !
Je savais que ça te foutrait les boules !
Je le savais, mais j'ai plus envie
de te cacher les choses, tu vois ?
La prochaine fois, évite de débiter toutes ces conneries
sur l’auto-exploration !
Je te rappelle que t'étais censée m'aider,
et je me retrouve à me faire du souci pour toi !
Putain merde ! Faut toujours que je t'ai à l’œil !
Tu comprends que j'en ai marre de ces conneries ?
Ça fait des années que ça dure ! Je m'inquiète
de savoir si t'es défoncée quelque part,
ou si t'as du boulot, si tu vas être capable
- de te prendre en charge ou pas ! - Ça va m'aider d'aller là-bas !
Pourquoi tu t'inquiètes autant ?
Pourquoi tu te mets dans un état pareil ?
A chaque fois que je te parle du passé, tu pètes un plomb !
T'es comme papa !
N'y va pas, s'il te plaît.
Je te le demande.
S'il te plaît.
- Je suis désolée. - Il faut que j'y aille.
Va te faire foutre.
{an8}Association Programme Innocence Caroline du Nord
- Ah, John ! - Tu peux venir une seconde ?
- Le Bureau d'Enquête a menti ! - J'en suis certaine.
Donnez-moi un peu de temps, et j'arriverai à démontrer
que des preuves conséquentes ont été dénaturées
ou dissimulées.
Ils ont caché les résultats de certains tests !
Et vous avez cet homme qui se retrouve en prison à vie,
loin de sa famille, de tous ceux qu'il aime !
Donc Durham devient l'élément central ?
- Exactement. - On va te parachuter là-bas.
Faut qu'on arrive à prouver leurs magouilles
et savoir pourquoi ils l'ont fait.
Vous devriez jeter un œil.
Le corps est déjà à la morgue.
C'est pas vrai.
J'y crois pas.
Rapport d'autopsie
Alors, ma chérie, comment ça se passe à Paris ?
- Tout va bien ! - Génial !
Comment va Jean ?
Euh... Jean ?
Il est plutôt stressé, mais bon, il survivra.
Transmets-lui mes amitiés,
j'espère qu'on pourra se voir bientôt.
Michael, il faut que je te laisse.
On se rappelle vite.
Bye.
{an8}Institut de Médecine Légale Comté de Durham
J'ai été surprise de recevoir votre mail.
Quel mail ?
Celui qui parlait du meurtre.
Hum ?
Les blessures correspondaient à des coups donnés.
OK. Je sais pas qui vous a envoyé ça,
mais c'était pas moi.
Vous... Vous avez un truc là.
Oh !
Bon. Un homme a été tué.
La police est à la recherche d'un suspect.
La presse leur a emboîté le pas.
Il semble que le mobile soit clair.
Et l'arme du crime serait une lampe de poche.
Et ou est le lien ?
La cause de la mort est bien un traumatisme crânien.
C'est un homicide.
OK.
Le crâne ne comportait aucune fracture.
- Vous me suivez ? - Non.
La nature de la mort de Kathleen Peterson
n'a rien d'une anomalie.
Qu'est-ce que vous faites de tous ces rapports d'autopsie ?
Chaque affaire ou il y a traumatisme crânien
mentionne aussi des fractures du crâne !
Jusqu'à aujourd'hui.
Et vous avez parlé de mobile.
Officiellement, c'est une effraction pour vol.
Mais l'inspecteur Holland pense
que les deux hommes se connaissaient.
Excusez-moi. Docteur, je peux vous montrer quelque chose ?
Veuillez m'excuser.
- C'est au sujet d'un patient. - Oui.
Dans la 342.
Lequel ?
L'autopsie a révélé quelque chose de bizarre.
En effet, c'est pas très clair.
Je vais voir ce que je peux faire.
{an8}Rapport d'autopsie
{an8}Défunt : Dennis Wayne Rowe
- Rowe ? - Vous êtes sûr du résultat ?
- Oh, merde ! - C'est Dennis Rowe !
- Dennis Rowe. - R.O.W.E.
Notre source dit que l'homme boîte.
Il boîte ?
Hum...
Il dit que vous avez couché 4 ou 5 fois avec lui.
- Quoi ? - Vous vous foutez de moi ?
- C'est ce qu'il a raconté. - Oh, putain, je rêve !
Et cette grande histoire d'amour,
elle est censée avoir eu lieu à quel endroit ?
Allô ?
Jean ?
Je suis toujours à Durham.
Je suis désolée, je peux pas partir
D'accord.
- Euh... - Tu te souviens de Dennis Rowe ?
Dennis Rowe ? Bien sûr que je m'en souviens de Dennis Rowe !
Michael était...
vraiment mal à l'aise.
Dennis est mort.
Mort ?
Il a été frappé à la tête sans fracture du crâne,
exactement comme Kathleen.
Wow !
OK
Tu crois que...
Michael a menti au sujet de... Dennis ? Il a couché avec lui ?
Évidemment.
5 décembre 2001 quatre jours avant la mort de Kathleen
{an8}Les grandes enseignes de décoration
{an8}baissent les prix à moins 50 %
{an8}durant toute la période de Noel.
{an8}N'hésitez pas, il y a des quantités de nouveautés...
Je vais vous les prendre.
Et je... je vais payer sur ces deux cartes.
Très bien.
- Alors ? - Des projets pour ses vacances ?
Oui, j'en avais.
Mais mon petit copain a décidé de rompre,
alors je vais simplement me lamenter.
- Oh ! - Juste avant les vacances ?
Y a des gens qui ont de ces idées !
Noel, ça l'a peut-être stressé, non ?
Stressé, ouais, ça doit être ça.
Alors du coup, il est allé baiser en ville.
- Hum... - Bah, c'est comme ça
- C'est pas facile. - Vous pouvez lever les yeux ?
Mon premier mari, qui s'appelait Fred,
passait son temps à me mentir.
Je me disais plus jamais ça,
mais alors, plus jamais, d'accord ?
Je veux plus qu'on me mente ! Que la vérité soit laide ou pas.
Parce qu'en fait,
quand je me mets à imaginer ma propre vérité,
c'est souvent bien pire que la réalité.
- Vous vous êtes remariée ? - Ouais !
Avec un sacré bonhomme !
Ouais. Il est à la fois le plus étrange
et le plus...
excitant des hommes que j'ai jamais rencontrés.
Un rêve, ce monsieur.
Et on a un peu de mal à y croire.
C'est ça ! On sait jamais à quoi s'en tenir avec Michael !
- Michael ? C'est son nom ? - Ouais.
A moins qu'il ne m'ait menti sur son nom !
Ça...
Celle-ci fait 300 dollars de plus ?
Oui. Les diamants sont une valeur ajoutée !
Euh...
OK, mais je vais quand même prendre la moins chère.
- Et je voudrais un paquet cadeau. - Oui, bien sûr.
Ils se foutent du monde !
Allô ?
M.P ! Comment ça va, mec ?
Excusez-moi, qui êtes-vous ?
Simon !
Ton agent !
Oh ! Simon ! Bien sûr !
- Charlie two shoes. - Tu te souviens de ce bouquin ?
Bien sûr. Je l'ai écrit !
Ouais, bon, OK. Bref !
Je viens de raccrocher et je t'annonce
que j'ai d'excellentes nouvelles pour toi !
Grafenhausen, Allemagne
Salut, Patty.
Oh ! Comment vas-tu, Martha, ma puce ? Ça fait plaisir !
T'as fait bon voyage au moins, j'espère ?
- En avion, c'est vite fait. - Ouais.
En tout cas, c'est gentil de me recevoir, merci.
C'est normal, allons.
Qu'est-ce que tu en penses ? On pourrait aller visiter
la maison de ta maman cet après-midi
OK.
Ça me fait tellement plaisir de te voir !
Entre, viens te reposer
Il y a eu tellement de joie dans cette maison,
mais aussi tellement de chagrin.
Enfin, j'imagine
que l'un ne va pas
sans l'autre
Merci beaucoup, en tout cas. C'est très gentil à vous.
Je vous en prie.
J'ai appris ce qu'il s'est passé.
Prenez votre temps.
Ce salaud ment comme il respire.
Bonjour. Freda Black ?
Je m'appelle Evelyn Ivins ?
Vous avez quel type de linge à nettoyer ?
Mes collègues et moi, nous filmons...
On filme les interviewés
pour les besoins de notre documentaire.
Ça se fait au fur et à mesure
pour assurer le suivi au cours des années.
- OK. Intéressant. - Ça vous ennuie de le rentrer ?
- OK -Le fil.
- Ça va comme ça ? - Très bien.
OK.
Bon. C'est parti.
Merci de vous être déplacée.
Que pouvez-vous me dire au sujet de votre ancien employeur ?
Tu sais ma belle, j'ai pas eu qu'un seul employeur
Je parle de votre poste d'assistante du procureur
Merci.
Je suis pas du genre à faire des confidences.
Même si vous travaillez maintenant dans un pressing
et que Jim Hardin est devenu juge ?
On peut dire que cette affaire était pas simple,
mais, au final,
tous les indices menaient au meurtre.
Kathleen Peterson a été visiblement
tuée au pied de cet escalier.
Avez-vous quand même envisagé qu'il ait eu une alternative ?
Pour être honnête, pas vraiment, non.
J'ai pas... Enfin, je connais bien les faits.
Je veux parler des dettes, du boulot stressant,
de la maison vide,
l'infidélité et la découverte de tous ces mensonges.
J'aimerais croire que le meurtre ne soit pas prévisible, mais...
il l'est.
Donc... imaginons que ce soit bien un meurtre.
OK.
Continuez.
Michael a couché avec cet homme. Dennis.
Vous avez entendu parler de Dennis Rowe ?
Vous pouvez me dire quel est le vrai sujet de cette interview ?
J'aimerais que vous m'en disiez davantage
sur les relations entre le procureur de Durham
et le Bureau national d'Enquête.
Vous voyez de quoi je parle.
Le Bureau d'Enquête est une agence indépendante
qui apporte des conclusions sur des bases objectives
d'après les preuves à disposition.
Il n'y a aucune relation entre les deux.
D'accord, mais ce que j'ai trouvé
suggère que ce n'est pas vraiment le cas.
Dans les faits,
le Procureur évalue les performances de ce bureau
et de ses analystes chaque année.
Bon, et ou tu veux en venir ?
Eh bien, c'est plutôt difficile d'être objectif
quand votre augmentation annuelle
est déterminée par l'accusation.
Ah, non ! Ça non !
Le bureau du procureur et le Bureau National d'Enquête
ne cachent rien. Il n'y a aucun secret !
Ça peut sembler un peu problématique,
mais y a rien d'illégal.
Oui, jusqu'à ce que cet aspect problématique comme vous dites
n'encourage le Bureau d'Enquête a caché certaines preuves
afin de plaire au procureur.
- OK, allez-y. - Continuez.
Dennis glisse à l'oreille de quelqu'un
qu'il connaît un homme très riche,
avec une grande maison, et...
sans le vouloir, il... il fait naître une idée
dans la tête de cette mauvaise personne.
Et cette mauvaise personne fonce au 1810 Cedar,
et c'est cette personne qui tue Kathleen.
Kathleen et Dennis ont les mêmes blessures.
Donc, on peut supposer que c'est le même homme qui les a tués.
Si je vous comprends bien, ce serait Rowe
qui aurait parlé de Peterson à Tyrone Lacour.
Tyrone Lacour ?
Je ne connais pas ce monsieur, qui est-ce ?
Lacour est l'assassin de Rowe.
Il a un casier
- En fait, il avait pas... - Oh, une seconde !
Y a un problème. C'est le micro. Attendez.
Quoi ?
Tu sais, j'ai démarré ma carrière
en tant qu'avocate de la défense.
Dans ma famille, certains ont eu
quelques démêlés avec la justice.
Alors je me suis dit que si un jour, j'en avais l'occasion,
j'aiderais ceux qui en ont vraiment besoin.
C'est comme ça que je suis allée au contact.
J'ai rencontré des gens,
des hommes en majorité,
qui avaient fait...
des choses horribles à des femmes. Et...
en tant qu'avocate de la défense,
j'ai donné le meilleur pour les sortir de là.
Je vais sûrement t'étonner,
mais dans les affaires de femmes battues,
c'était pas nécessaire d'y mettre beaucoup d'énergie.
Frapper une femme, lui donner une bonne...
Si vous n'avez pas de chance, vous prenez...
Quoi ? Trois mois d'incarcération et encore !
Mais attention, quand vous volez une voiture !
Hou, vous passez devant la cour d'assises !
Lacour avait quelques loyers de retard.
Ça devrait aller, là.
Il est allé chez Peterson pour voler quelques affaires
qu'il pourrait revendre. Il est tombé sur Kathleen,
et d'une chose à l'autre,
on aboutit à une scène de crime qui mérite de devenir un film.
C'est tout à fait ça.
Le souci, c'est qu'on a trouvé aucun signe d'intrusion.
Vous êtes peut-être passé à côté.
Non, on a rien raté parce qu'y avait rien à trouver.
Parce que...
Parce que Lacour connaissait Peterson.
Eh, oui.
Tout comme Dennis Rowe connaissait Peterson.
Michael connaissait Lacour ?
Euh... Quand on a interrogé Rowe, il nous l'a dit.
Il nous a dit que Peterson avait un petit béguin
pour Lacour lui aussi.
Lacour avait pas besoin d'entrer par effraction
parce qu'il était déjà venu chez Michael. Avec lui.
Michael a couché avec ces deux hommes ?
Michael Peterson a couché avec beaucoup de monde.
Mais cette histoire avec Lacour,
c'est plutôt une bonne chose, Sophie.
Une très bonne chose.
Ça vaut le coup de suivre ça de près.
Je me suis épuisée à aider les mauvaises personnes.
Alors j'ai décidé de changer de camp finalement.
Quand je me retrouvais dans mon bureau, c'était compliqué.
Ça se passait bien la plupart du temps.
Mais il m'arrivait de craquer.
- Vous ne trouviez pas ça juste. - La vie n'est pas juste !
Et la loi n'est que le reflet de tout ça !
Si je sais que quelqu'un a fait quelque chose de mal,
comment j'arrive à me regarder en face
si je fais pas tout ce qui est en mon pouvoir
pour empêcher que ça recommence ? Hein ?
Freda, trois hommes ont été exécutés dans cet État
sur la base de preuves erronées
fournies par le Bureau d'Enquête.
Ils ont été tués pour des crimes qu'ils n'ont pas commis.
Ah, ouais ?
Moi, je travaille sur un cas précis.
Il y a cet homme en prison qui ne devrait pas y être.
Il va falloir que j'y aille, le travail m'appelle.
Freda, êtes-vous prête à témoigner
sur la relation ambiguë entre le Bureau d'Enquête
et celui du procureur ?
Ouais, tu sais ou me trouver, ma belle.
J'ai du mal à me souvenir d'elle.
Ta maman était un ange.
Elle aimait tellement ses filles.
Après la mort de papa, comment elle était ?
Une vraie loque.
Elle ne comprenait pas pourquoi
une chose pareille lui tombait dessus.
Et sur vous aussi.
Votre émotion était si grande.
Vous piquiez des crises de colère.
Et ces crises, ça rendait Michael complètement dingue.
Il avait aucun contrôle sur vous.
Et ça, il détestait.
Alors il s'est mal comporté.
Est-ce que tu l'as vu me frapper ?
Non.
Je l'ai pas vu te frapper, mais j'ai vu le résultat sur toi.
Tous ces bleus sur tes bras, sur ton visage.
C'était insupportable.
Tu étais trop jeune pour t'en souvenir,
mais Margaret, elle te le dirait.
- Elle le sait. - Non. J'y crois pas, non.
Tante Blair pourrait te le dire.
Michael était horrible avec vous,
il vous trimbalait d'une maison à une autre.
Michael et Patty vous confiaient à des différentes personnes.
Comment ça nous confiaient ?
Il y avait ce couple d'Allemands
qui voulait vous adopter, Margaret et toi.
Mais ça n'a pas collé avec eux.
Alors il y a eu le Texas.
Puis Memphis. Et Tante Blair.
Mais de quoi ce que tu parles ?
Michael voulait garder Margaret
et te confier à une famille.
Tu avais perdu ton papa et ta maman déjà.
C'était trop. Mais tu t'imagines ?
Vouloir séparer deux sœurs comme ça ?
Je comprends pas, qu'est-ce qui allait pas chez moi ?
Oh, Martha.
Tu as réagi comme une enfant qui a perdu son père
et puis sa mère.
La foudre t'a frappée deux fois en plein cœur.
Tu étais devenue ingérable.
- Rien de plus. - J'avais à peine trois ans !
Tu piquais vraiment de grosses colères,
tu te donnais des coups,
tu avais des bleus sur tout le corps !
On n'arrivait pas à apaiser ta...
Ce qui te tourmentait !
Michael et moi, on t'aimait beaucoup,
mais c'est comme si notre amour n'était jamais suffisant.
C'est pour ça que vous nous avez confiées
à quelqu'un d'autre ?
Dis-moi que c'est pas vrai, Patty.
Je vis chaque journée en essayant de faire de mon mieux.
Et en essayant de penser que...
que chacun essaie de faire pareil.
Je crois que c'est bien la seule chose à faire.
La seule chose qu'on peut attendre les uns des autres.
J'ai appliqué cette philosophie pour chacun de mes enfants.
Ça vaut aussi pour Michael.
Lorsque je suis déçue par la vie,
je me dis que...
que c'est l'espoir en une réalité qui n'a jamais existé
qui est déçu.
Je m'en voudrais de t'avoir déçue, Martha.
Je me demande si...
Si tout ça nous était jamais arrivé...
comment je serais ?
Si les choses avaient été différentes,
tu serais sans doute différente.
Prends-le comme tu veux,
mais j'aime beaucoup ce que tu es devenue.
Et il me tarde de connaître la Martha que tu vas devenir.
Tu es magnifique.
Une femme magnifique mérite de bonnes nouvelles.
- Ah, oui ? - Hum-hum.
Simon a appelé.
- Simon ? - Mon agent.
Oh ! OK.
Tu te souviens de Charlie Two Shoes ?
Oh, oui, j'ai aimé ce livre.
Eh bien, ce livre vient d'être mis en option par un producteur,
qui veut en faire un film. Pour le cinéma.
- Vraiment ? - Ouais.
Michael.
Tu dis pas ça pour que je me sente mieux, rassure-moi ?
Vérifie mon téléphone.
Non. Simon a appelé. Et l'option est garantie.
Ce qui va se passer ensuite, je n'en ai pas la moindre idée.
- Mais ça semble prometteur. - Wow !
- Combien ? - 10 000 $.
OK.
Super. Demain, on fête ça comme il se doit.
Un dîner en tête à tête.
Je vais pouvoir acheter à Caitlin
la montre dont elle rêve.
Elle a toujours eu très bon goût.
Comme sa mère.
Oh, non.
Faut allumer les bougies et partir.
Merci.
Il y a eu du changement chez Nortel.
- Tu m'avais pas dit. - Je sais pas.
Kathleen !
Excusez-moi.
- Bonsoir, Devon. Ça va ? - Oui.
Ils ont mis les petits plats dans les grands.
- Un peu trop grands peut-être. - Ouais.
Ah, ça oui, j'en suis sûr.
Excusez-moi, ma femme m'attend.
- Eh ! Tu sais quoi ? - Tu te souviens de CommTech ?
La société que Nortel a rachetée ?
- Oui, bien sûr. - J'en reviens pas,
- ils viennent de la revendre. - Quoi ?
Quand je dis ils, c'est nous.
C'est Nortel qui a vendu. Pour une bouchée de pain.
- Qui t'a dit ça ? - Amber. L'assistante d'Ethan.
Elle a vu un truc sur son bureau.
J'ai un peu de mal à comprendre.
Pourquoi on revendrait
une entreprise qu'on vient d'acheter
à un prix largement inférieur ?
J'en sais rien, mais quelle que soit la raison,
on pourra rien y changer. Alors...
Désolée de te gâcher la soirée.
Pourquoi t'irais pas draguer quelqu'un
avec qui c'est interdit ?
Ton cocktail.
T'as vu cette queue ?
J'ai dû passer de la pommade au barman pour passer devant.
Il est mignon.
Je peux avoir son numéro.
Pour qui ?
Bonjour, Sophie.
Les nouvelles sont mauvaises ?
La théorie Lacour était bonne, très bonne,
Sophie.
Comment vous êtes sûr que c'était pas lui ?
Tyrone Lacour a un alibi en béton.
Vérifiez encore.
Le soir ou Kathleen a été tuée, il était en prison.
Il ne pouvait pas être au 1810 Cedar.
Du moins pas en décembre 2001.
Mais bon, vous êtes allée sur place.
Vous savez bien qu'elle est pas tombée toute seule.
Non.
Personne peut le dire. Personne peut l'affirmer.
Dans ce genre de cas, une femme est victime d'un accident
ou non.
Je dis ça, mais je ne me fie qu'à mon expérience.
Eh bien, si je me fie à la mienne,
je me suis toujours rendu compte
que la vie était beaucoup plus complexe que oui ou non,
blanc ou noir.
Une chouette peut venir changer ce que vous aviez imaginé.
Sophie, la vie peut être moins compliquée qu'on le croit.
Les réponses sont juste là, devant son nez.
Il suffit d'ouvrir les yeux et de bien regarder.
Je crois que je n'ai plus besoin de vous.
Ah... OK.
Prenez soin de vous, Sophie.
Je ne savais pas que t'étais de retour.
Hum !
Tout va bien ?
- Les enfants ? - J'ai jamais quitté Durham.
Hum...
Bon.
T'avais pas besoin de me mentir.
- Pourquoi tu l'as fait ? - Dennis Rowe.
T'as couché avec lui.
Dennis a été tué.
OK.
Traumatisme crânien par objet contondant.
Pas de fracture du crâne.
Non.
A peine croyable.
C'est pourtant pas la partie la plus difficile à croire.
L'homme qu'il l'a tué
est également une de tes connaissances.
Lacour.
Tyrone Lacour.
Tu as aussi couché avec lui.
Michael,
tu vois, je pensais enfin avoir trouvé la réponse
concernant ce meurtre, c'était ce mec.
C'était lui qui avait tué Kathleen.
Que tout ça n'était qu'une affreuse erreur judiciaire.
Mais tout ce que j'ai réussi à faire,
c'est rien de mieux qu'ouvrir la boîte de Pandore.
J'en reviens toujours pas.
Michael !
Tu vas rester comme ça sans rien dire ?
Oui, c'est vrai, j'ai menti au sujet de Dennis.
Mais je ne connais pas ce Tyrone.
Enfin, en tout cas, je ne m'en souviens pas.
Je ne dis pas que c'est impossible.
Sophie.
Je ne veux pas être celui qui t'empêchera
d'avoir la vie que tu veux.
Si tu as besoin de plus... enfin, de moins...
Quelque chose de différent quoi, de quelqu'un d'autre,
je comprendrai.
Mais tu es celle que je veux.
Je suis pas elle.
Je suis pas Kathleen.
Je le sais bien.
Mais je veux la vérité, comme elle la voulait.
Et...
je veux pas te partager, pas de cette façon-là.
- Non, bien sûr. - Bien sûr que non.
C'est à toi que je donnerai tout.
Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?
J'ai...
J'ai besoin d'un peu de temps.
Jean.
Sophie ?
- Oh ! - Tu vas bien ?
Monsieur Gaillon ?
Capitaine Beaumont, police judiciaire.
Les amis de votre épouse nous ont signalé sa disparition,
on vient juste de s'assurer qu'y a pas de problème.
Qu'est-ce que t'en penses ?
Y a du boulot.
On a déjà connu ça.
Oh, je suis désolée, c'est...
J'étais absente, donc je vais me rattraper, promis.
Si on ne vit pas la vie, comment on peut la représenter ?
Toi, comment...
Comment va la vie en ce moment ?
Avec Michael, c'est...
Je sais plus.
C'était tellement simple au départ.
Ouais, bah...
c'est ça l'amour, Sophie.
On peint...
toujours les gens sous leur meilleur jour.
Et puis la lumière du jour décline, alors...
Parfois on arrive à la retrouver, mais parfois non.
Hum-hum.
Mais tu vois, il est si loin.
Tu vois, si je peux pas être avec lui,
si je peux pas le comprendre...
bah, il faut au moins que je...
je sache ce qui s'est passé cette nuit là, tu vois.
Pourquoi cette femme ?
Pourquoi cet homme ?
Pourquoi eux ?
Peut-être que c'est pour ça qu'on souffre.
Parce qu'on pense que...
que l'amour, même compliqué,
c'est mieux que pas d'amour du tout.
Pff !
Fait chier.
Faut que je rentre embrasser les enfants.
Avant qu'ils aillent au lit.
Est-ce qu'il y a quelqu'un dans cette pièce
qui pense qu'elle n'était pas au courant ?
Mike dit que Kathleen savait.
Donc, c'est qu'elle devait savoir.
Pas vrai ?
Est-ce que quelqu'un dans cette pièce
a déjà réussi à cacher quelque chose à sa femme ?
Continuons.
Grâce à l'aide de Freda, on peut prouver
qu'ils n'avaient pas les résultats pour le condamner.
Et qu'ils ont enterré les preuves auscultatoires.
Avant de rendre ça public, vous êtes sûre à 100 %
que c'est pas ce type qui l'a fait ?
Il est innocent.
Mais y a autre chose.
Le problème est davantage systémique.
Je pourrais difficilement vous dire à quel point il est...
corrompu, mais y a une chose dont je suis sûre,
c'est que ce n'est pas du tout un cas isolé.
Il n'est pas la seule victime.
OK, est-ce qu'on a un mobile ?
Un mobile ?
Ouais, ouais, je dois avoir ça.
Je suis pas sûre qu'il y ait quelque chose à trouver.
Continuez à chercher.
Affaire 432.
Ça donne quoi cette tondeuse à gazon ?
Mains en l'air ! Allez, tout le monde les mains en l'air !
Éloignez-vous de cette tondeuse !
Reculez, restez pas là !
Lâchez cette clé ! Tout de suite !
Qu'est-ce qui se passe ?
A genoux. Allez, allez, tout le monde à genoux.
- Expliquez-nous. - Regardez droit devant vous.
Les preuves montrent maintenant clairement
que le Bureau d'Enquête de l’État de Caroline du Nord
{an8}CORRUPTION JUDICIAIRE
a manqué à ses devoirs.
Les conclusions du projet Innocence Réelle
ont révélé que ce Bureau d'Enquête
a fréquemment caché les résultats des tests
qui contredisaient le réquisitoire du procureur.
Et c'est ainsi que Greg Taylor a passé 19 ans en prison
pour un crime qu'il n'a pas commis.
Taylor a été condamné en 1993
pour le passage à tabac de Jacquetta Thomas.
La seule preuve matérielle était une tache de sang
retrouvée près de la roue de son 4X4.
Mais d'autres tests effectués par le Bureau d'Enquête
ont révélé que la substance ne correspondait pas
à du sang humain.
Le second test n'a jamais été communiqué ni au tribunal
ni à la défense de Taylor.
Evelyn Ivins, une avocate du projet Innocence Réelle
de Caroline du Nord, a dirigé l'enquête
au sein du Bureau National d'Enquête.
Nos conclusions dans l'affaire Greg Taylor
suggèrent que les laboratoires du Bureau d'Enquête
ont intentionnellement caché des preuves auscultatoires,
{an8}Avocat Association Programme Innocence Caroline du Nord
preuves qui auraient pu l'innocenter.
Une enquête plus approfondie nous amène à penser
que la corruption entre les procureurs de l’État
et l'unité d'enquête soi-disant indépendante
est un tissu de mensonges d'une grande complexité.
Nous sommes donc particulièrement satisfaits
de vous annoncer un audit complet
de toutes les affaires du Bureau d'Enquête à ce jour,
pour que d'autres hommes
et d'autres femmes condamnées à tort
voient leur procès révisé.
Putain, c'est pas vrai.
- Monsieur. - Non, je vais entrer.
- Vous ne pouvez pas. - Oh, si.
Appelez donc la sécurité. C'est un copain.
Il sera ravi de me voir.
J'avais parié
que vous débarqueriez demain, mais ce soir, c'est bien aussi.
David, cette histoire de Bureau d'Enquête,
c'est une folie, je...
J'arrive pas à y croire.
Quelle bande d'enfoirés !
OK. Calmez-vous, Bill.
On savait qu'ils racontaient des conneries.
Maintenant on a la preuve. Mais vous,
c'était votre boulot de savoir
qu'ils étaient corrompus jusqu'à l'os.
- Bien sûr que je le savais. - Ils sont tous corrompus.
C'est bien pour ça qu'on a fait faire nos propres tests.
C'est aussi pour ça que je coûte si cher.
Quand l'audit se penchera sur votre affaire,
ils ne trouveront aucune faute du Bureau d'Enquête.
On les surveille de près. On les tient à l’œil.
Vous croyez que Tom Maher est du genre à laisser passer
une connerie pareille ?
On peut pas abandonner comme ça.
Bill, personne n'a jamais dit ça.
Pas question d'abandonner.
C'est pourtant ce que vous avez fait.
C'était y a trois ans.
Vous avez laissé mon frère pourrir là-bas.
Je vous en prie, asseyez-vous.
S'il vous plaît, Bill.
Allez.
Asseyez-vous. S'il vous plaît. Asseyez-vous.
S'il vous plaît.
Revue de droit Les dix meilleurs avocats de 2003
Je garde pas ce magasine parce que je suis dedans,
je le garde parce que précisément, j'y suis pas.
Je le regarde et je vois Michael.
Les erreurs que j'ai faites.
Celles qu'on ne voit qu'avec du recul.
Je n'aime pas perdre.
Et je n'aime vraiment pas voir mes clients en prison.
Surtout s'ils s'avèrent innocents.
Mais nous avons déjà fait quelques recherches.
Ce n'est pas le Bureau d'Enquête qui nous a foutu dedans.
Eh bien, allez-y, je vous écoute.
C'est un de ses agents.
Un certain M. Duane Deaver,
qui a menti sur sa propre expérience.
Il a menti sous serment à la barre.
Il s'est présenté comme expert.
En disant qu'il avait supervisé
près de 500 affaires de ce type.
Alors qu'au moment ou il a témoigné,
il en était à 54 tout juste.
- Deaver se serait parjuré ? - Oui.
- Ça change quoi en fait ? - Eh bien,
on connaît déjà la chanson,
avec l'histoire des ordinateurs.
Il va falloir qu'on prouve
que le témoignage de Deaver a bien influencé le jury,
que si ce témoignage n'existait pas,
le verdict aurait sans doute penché dans l'autre sens.
- Et alors donc ? - Donc, peut-être que...
Je dis bien peut-être qu'on peut tout à fait espérer
obtenir une audience pour un nouveau procès.
Attention, pas un nouveau procès,
non, j'ai bien dit une audience pour un nouveau procès.
Si ça se passe comme nous le voulons,
il peut sortir.
C'est super. Ouais.
C'est super.
Ce serait formidable.
Je sais pas ce qu'il en coûtera,
ni combien de temps ça prendra.
Mais vous devez rattraper vos erreurs.
Vous allez trouver le moyen de faire sortir mon frère.
Et vous allez le faire gratuitement.
Il ne veut pas entendre raison.
Vous devriez changer vos billets pour demain,
je pense que c'est mieux.
Il a refusé la plaidoirie ?
- Je vais aller lui parler. - Je vous en prie.
Vous avez carte blanche.
Et dites-lui bien que c'est un idiot. OK ?
Un sombre idiot.
Ce sont des années de préparation
pour monter ce dossier.
Il a de la chance d'être là aujourd'hui.
Il pourrait très bien retourner en prison.
Et je peux vous dire que ça n'a jamais été aussi sérieux.
Laissez-moi simplement lui parler, David.
Je sais que c'est pas ce qui était prévu.
M'en veux pas.
On en avait pourtant parlé.
Tu dois mentir à propos de cette nuit-là.
Pour obtenir ce que tu veux.
Ce qu'on veut tous les deux.
Je ne veux plus mentir.
Je suis pas parfait. Comme aucun homme d'ailleurs.
Mais je ne veux plus mentir.
Les enfants,
l'argent.
C'est vrai que si je ne signe pas, tout recommencera.
Hum-hum. Et si tu acceptes cette plaidoirie,
tu peux quitter Durham dès demain.
Oui, finalement, j'en verrais le bout.
Quelle que soit ta décision, je serai là.
Mais il faut que tu saches quelque chose :
le procureur se moque complètement
de ce qui s'est passé.
Tous ces gens qui te croient coupable
se moquent complètement de la vérité, tu peux me croire.
La table est bancale, Michael.
Peu importe les circonstances,
ils ne diront jamais qu'ils avaient tort.
Et pourquoi pas, merde ?
Il suffit simplement d'ouvrir les yeux.
Ils ont fait une connerie.
Il suffit de revenir dessus et de corriger.
Faut réparer le passé. Y a pas d'autre choix.
Aujourd'hui...
on a le choix.
Il faut que je parle à Jean.
Seul à seul.
Bureau de Kathleen Peterson.
Bien sûr.
Kathleen ?
Kathleen ?
Ils veulent te voir.
Je te rappelle que tu dînes en tête-à-tête
avec Michael ce soir.
Celui-là en tout cas, c'est fait.
Ouais, c'est déjà ça.
C'est un peu brutal, mais...
on n'y peut pas grand-chose.
Merci de nous avoir rejoints au pied levé, Kathleen.
Pas de souci.
Asseyez-vous.
J'aurais aimé vous convoquer dans ce bureau pour...
de meilleures nouvelles, mais...
il semblerait que nous ne soyons pas en mesure de vous donner
votre prime de fin d'année.
Oh...
OK. D'accord. Oui, disons...
C'est plutôt une mauvaise nouvelle.
D'ailleurs, aucun d'entre nous recevra de prime en fin d'année.
Les troisième et quatrième trimestres ont été...
plutôt laborieux.
Donc y aura aucune prime de fin d'année, c'est ça ?
Exact.
Y a deux minutes, j'étais devant mon ordi
et j'ai vu les actions de la société chuter brutalement.
Près de 27 % en moins de quatre minutes.
Euh...
Ça n'arrêtait pas de chuter. Ça doit d'ailleurs continuer.
Alors franchement, vos primes de fin d'année...
Je viens de perdre ce que j'avais mis pour ma retraite.
Tout ce que j'ai économisé.
Il y avait presque un million de dollars.
Putain.
Désolé pour le retard.
- T'arrives de la gym ? - Ouais.
- Tiens. - Merci.
T'es passé à la maison ?
Non, trop occupé.
Quelqu'un m'avait laissé une liste d'achats pour Noel.
Qu'est-ce qu'on commande ?
Oh, j'ai... j'ai déjà commandé, on mourra pas de faim.
Il faut fêter ça.
Hum...
Je suis sérieux, avec cette option sur mon bouquin,
on peut faire pas mal d'argent.
Tu vas pouvoir enfin te reposer.
Laisser de côté tes soucis avec Nortel.
C'est super, c'est super.
C'est super, Michael.
Il faut que je te parle.
Je t'écoute.
Je pensais que tu le savais déjà, mais...
nos actions...
de Nortel...
Il en reste rien.
La chute libre.
Kathleen, de quoi tu parles ?
Tout ce qu'on avait pour la retraite.
L'appart à Paris dans 10 ans, tout ça.
Tous nos rêves, quoi, tout. Tout, c'est...
c'est fini.
Il faut plus y compter.
La bulle a éclaté.
Tu me fais marcher ?
On est pauvre ?
- Toutes ces... - toutes ces heures de boulot.
Tous ces voyages d'affaires, ces...
sacrifices.
Pour rien. Tout ça...
c'est du gâchis.
J'ai foutu en l'air des années de ma vie.
Et je me retrouve là,
assise dans ce putain de restaurant chinois
sans même savoir si je vais pouvoir payer
tout ce que je viens de commander.
Hé, avec ce bouquin, le film sera un succès.
- Hein ? - Oh...
Quoi ?
Tu crois vraiment qu'un producteur d'Hollywood
va débarquer comme ça et faire de toi un millionnaire ?
Mais tu plaisantes ?
C'est toi qui te fiches de moi, Michael.
- On va s'en sortir. - Ça va bien se passer.
La seule façon pour que tout se passe bien,
c'est que moi, je fasse que tout se passe bien.
Et tu sais quoi Michael, j'en ai plus l'énergie.
Tu n'es pas seule.
Des fois, je me demande si ce serait pas plus simple.
Oh...
Je vois.
- Quoi ? - Qu'est-ce que tu vois ?
Jeanne d'Arc qui brûle en face de moi.
- Quoi ? - Tu sais,
t'étais plus drôle avant.
Ce que je voyais dans tes yeux,
cette petite lumière qui brillait,
mais maintenant tout ce que je vois, c'est ça,
une femme stressée qui a oublié comment sourire,
comment profiter de la vie.
Va te faire foutre, Michael.
Avant, tu faisais gaffe, tu prenais soin de toi.
T'avais l'habitude de prendre du bon temps.
Du bon temps, moi ?
Et comment je pourrais prendre du bon temps
avec les journées que je me tape ?
Je passe mes journées à bosser.
Je passe mes journées à être là pour tes gosses.
Parce que Margaret et Martha,
elles vivaient à l'envers avant que j'arrive.
On parle de tes fils ? Tes deux bons garçons.
C'est encore moi qui les ai portés à bout de bras.
C'est moi qui ai rendu visite à Clayton en prison. Et Todd ?
Il était tellement perdu à attendre ta bénédiction,
je sais pas s'il retrouvera le chemin de la maison un jour.
Et toi, tu te balades dans la vie, tranquille,
tu vas à la gym, tu grondes les chiens de temps en temps.
Tu dépenses mon argent,
en faisant miroiter de beaux rêves comme Paris.
Sauf que tu fais rien pour qu'ils se réalisent.
Je pensais avoir épousé un homme.
Et tout ce que j'ai, c'est un enfant.
Un gosse de plus.
Qui n'est bon qu'à enchaîner les verres d'alcool au comptoir
à longueur de journée.
Allez, réponds-moi.
Michael.
T'es là, oui ou merde ?
Bien sûr que je suis là.
Et bien là.
Pour toi.
Pour les enfants.
Pour mes parents.
Pour mes hommes. Au combat.
J'ai toujours été là.
Peut-être que c'est toi qui as disparu.
Ouais, c'est peut-être ça le problème.
La vie que tu as n'est pas celle que tu veux.
Je te préviens, je ne veux plus être ton souffre-douleur,
tu m'as compris ? Alors, trouve une solution !
Ou passe à autre chose.
Je te félicite.
T'es bouleversée.
Tu ne devrais pas conduire.
Je veux écouter la chanson jusqu'au bout.
Elles vont voir ce qu'elles vont voir, ces sales bestioles !
Attends un peu ! Ah !
Ouais !
Excusez-moi, je peux vous aider ?
9 décembre 2011 Veille de l'audience de révision
- Salut, Joyeux Noel. - Joyeux Noel, Marty.
- Salut, belle inconnue. - Salut.
Wow !
Il est trop fort, votre papa.
- C'est le plus fort, ouais ! - Viens, ma chérie.
Comment ça va, ma beauté ?
A-tcha-tcha-tcha !
- Ça va ? - Ouais. Et toi ?
- Contente de te voir. - Ouais, moi aussi.
Mon Dieu comme elles ont grandi !
Ça va, frangin ?
- Et toi ? Bien ? - Ouais, cool.
Fais un bisou à Tatie.
Ah ! T'es lourde.
Vous avez tellement changé, je vous ai pas reconnues.
OK, vous êtes prêtes ? Allez ! On y va.
- Comment tu vas ? - Bien. Ouais, ça va pas mal.
- Et toi ? - Un peu nerveuse.
Normal.
- Ça va bien se passer. - Ouais.
Il est l'heure d'aller au lit, les filles.
Qui veut piquer une tête avec moi ?
A la mémoire de Cory Scott Allen 27 avril 1983 - 13 décembre 2021
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