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[le lion rugit]
["Autobahn", SCH]
♪
[forte accélération de voiture]
♪
♪
[homme] Cours ! Cours ! Vas à droite !
♪
[homme] Allez, cours !
[tir, cris]
Appel à toutes les unités, j'ai un 10-91, rue du Poirier.
♪
[femme] Je répète : J'ai un 10-91 rue du Poirier.
Envoyez des renforts.
Oh, c'est quoi encore, 10-91 ?
Animal errant sur la voie publique, je crois.
Quel genre d'animal ?
[tirs]
Genre sweat à capuche et 9 mm, trou du cul !
- [cris] - [voleur 1] Baissez-vous !
C'est bon, ça va !
Souriez, ça va !
C'est quoi ces trompettes-là ?
[voleur 2] Va au port !
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
[voleur 2] Allez, accélère !
[homme] C'est simple,
restez bien accrochés, après, c'est que du bonheur.
Vous allez vous éclater.
Qu'est-ce tu fais, toi ? Oh, putain !
♪
[ils crient]
[moniteur] Une fois au large,
on accélère, OK ?
- Vous... - [femme] Police ! C'est une réquisition.
♪
♪
♪
♪
Elle est là, prends à droite !
[hurlements]
♪
[le couple crie]
♪
♪
♪
[tirs]
Baisse-toi !
Saute ! Saute !
[explosion]
Alors, les gars,
on fait trempette ?
["Autobahn", SCH]
[forte accélération de bateau]
♪
[les voleurs] Oh, oh, oh !
[policier 1] C'est des malades, oh !
[il souffle]
[policier 2] Allez, bouge pas !
Samani ! Qu'est-ce que tu fous !?
Mon boulot, commissaire.
Et mon nom, c'est Bencherif. Vous avez pas reçu mon mail ?
- Je m'en bats les couilles de ton nom ! - C'est Bencherif.
Je vais encore avoir le maire sur le dos.
Qui va payer ? Toi, Samani ?
Non, c'est Bencherif.
La ferme ! Enfin, j'ai une bonne nouvelle.
Tu vas pouvoir foutre le bordel ailleurs.
Genre, je suis virée ?
Mieux, j'ai eu le préfet. Tu es détachée sur Paris.
Pour une enquête.
C'est mort, je vais pas à Paris.
Les gens sont moches, là-bas.
Ils puent de la gueule !
Ils ont même pas d'étoile. Je vais pas à Paris !
Ça va me faire des vacances, d'accord ?
Chef... Chef !
- Y a que des fatigués là-bas ! - [chef] Je m'en bats les couilles !
[thème électro rap]
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
[tir]
[explosion]
[femme] À l'échelle nationale,
le nombre de braquages diminue,
en Île-de-France, on est à 7 fourgons en 3 ans.
Tu m'expliques !
On est dessus, tu crois quoi ? Les Bogaert, c'est des vrais pros.
On passe pour des amateurs et les élections sont dans deux mois.
L'objectif, c'est sauver le cul du ministre ?
C'est faire ton boulot, Franck. Et comme tu ramènes aucun résultat...
- Tu veux me virer ? Vas-y. - On nous envoie une recrue
aux méthodes peu conventionnelles, mais qui, elle, obtient des résultats.
Ben voyons.
- Je vais la mettre avec Hugo. - Hugo...
Ton neveu ?
Non, me fous pas des bâtons dans les roues.
Il est jeune, brillant.
- Il est nul, sans expérience. - Justement.
Il va innover. Et tes gars arrêteront de le bizuter.
[musique hip-hop]
[guetteur] Les gars je me nachave.
[policier] Gare-toi et mets tes lunettes, on voit rien.
Voilà, c'est mieux quand même.
[policier] Bombe le torse, t'es un bonhomme. Regarde pas derrière.
Prends l'escalier à gauche.
Premier checkpoint. C'est pas le vigile du Duplex.
Il va te laisser rentrer normalement.
Portable.
[policier] À toi de jouer, Beaumont.
[homme] Avance.
[policier] C'est qui ces deux connards ?
Il est où Nitro ?
Il est pas là, ma gueule. Ça se fait avec nous.
[Beaumont] C'était pas prévu comme ça.
Ben, maintenant, c'est prévu. T'as quoi pour nous ?
[policier] Laisse tomber, Hugo. Nitro leur a laissé la boutique.
Ça sert plus à rien.
T'as quoi dans ton sac ?
[policier] Fais pas le con, Beaumont.
T'as déjà merdé la dernière fois.
Ben, voilà. Là, on est polis.
[policier] Putain Hugo, tu me reçois ? On lève le dispositif !
[Hugo] Tu vas où ?
- Je veux voir la came. - Il est fou.
Moi, je suis pas Nitro.
Lâche ce sac ou je te baise ta mère !
[policier] OK, on déclenche !
Non, je gère !
Tu parles à qui, frère ? Oh, tu parles à qui, frère !?
[policier 2] À terre !
["Longue vie", Sofiane]
Nitro, y a les keufs !
♪
♪
♪
♪
- [policier] Hugo, tu vas où ? - Je poursuis Nitro. Il a un sac à dos.
[policier] Arrête-toi, t'as déjà tout niqué. Tu vas jouer au yamakasi ?
♪
♪
♪
♪
♪
Nitro, arrête !
♪
[Hugo] Ohh !
[Hugo] Aïe !
♪
♪
♪
♪
♪
♪
[jeune] Hé, y a les keufs !
♪
[jeune] Fils de pute de condé !
- [les jeunes tapent] - [coups d'accélérateur]
C'est quoi, ça ?
Putain !
- Hamilton, tu fais un arrêt aux stands ? - Ta gueule.
Fais chier !
- Putain... - [policier] Bravo.
Tu t'es surpassé, cette fois. Trois mois de planque foutus en l'air.
Tu vas te faire défoncer.
[policier] On remballe.
Bouge pas, toi.
Fais chier !
C'est bon, je sais ce que tu vas dire. J'ai merdé.
Charrier veut me virer, c'est ça ?
Non, tu vas reprendre
l'enquête sur les attaques de fourgons.
Les fourgons ? Non merci.
Je vais pas me pointer avec une enquête confiée par ma tante.
Le ministre m'a chargée du dossier, fais ce que je te dis.
[téléphone]
- [femme] Votre rendez-vous est là. - Faites entrer.
C'est ta coéquipière.
Ma quoi ? Je fais pas équipe avec une meuf.
Garde ton couplet de macho.
Puis elle a de meilleurs états de service que toi.
Une Marseillaise en plus ? C'est une blague ?
Inspecteur Samani, bienvenue.
- Asseyez-vous. - Ce sera "Bencherif",
- madame la préfète. - Très bien.
[préfète] Le ministre m'a chargée
de l'affaire des braquages de fourgons.
Vous en prendrez la tête avec l'inspecteur Beaumont.
Hm !
[thème électro rap]
♪
Pardon, j'ai jamais travaillé
- en binôme. - Super.
Ça vous fait un point en commun.
Vous vous entendrez à merveille. Briefing au 36 dans 30 minutes.
Vas-y.
♪
Bonne chance.
Sérieux ?
♪
Samani... Samani...
- Je connais ce nom. - Mon nom, c'est Bencherif.
- C'est pas ce que dit ta fiche. - Ma fiche, elle t'emmerde.
Sujet sensible, c'est ça ?
- C'est quoi l'histoire, divorce récent ? - Raté, ducon.
C'est le nom de ma mère. On passe à autre chose ?
OK, rejet du père, alors.
Mais attends, Samani, c'est pas le braqueur des années 90 ?
C'est ta famille ? Je comprends mieux. Ils voulaient l'avis d'une experte.
Et Beaumont, c'est pas le nom de la préfète ? Dur à porter, non ?
- Je suis pas policier grâce à elle. - Oh, sujet sensible.
- T'es une comique, Samani. - Hé, tu m'appelles plus Samani.
Tu me braques, là ?
Pose ton arme sur le capot avant que je fasse un rapport.
Neveu et balance.
Tu devrais bosser à l'IGPN, toi.
Vas-y, répète.
Que de la gueule.
[on frappe au carreau]
Sauvé par tata.
- T'as de la chance. - Merci, tata.
- T'en auras pas tout le temps. - Merci, tata.
[homme] T'as pas été suspendu ?
- Avec tout le bordel que t'as foutu ? - Va t'asseoir.
On recrute au physique, maintenant ? Enchanté, moi, c'est Simon.
- Dès que je t'ai vu, j'ai pensé un truc. - Qu'on allait finir ensemble ?
Non, que t'avais l'air con. C'est fou l'instinct !
Boss, je peux pas bosser avec cette meuf, elle est complètement tarée.
Je suis pas là pour vous trouver une partenaire.
C'est la police, ici, pas Tinder. Asseyez-vous.
Bon, suite au braquo
de la semaine dernière, on récupère l'affaire Bogaert.
Les Bogaert sont suspectés d'avoir commis
sept attaques de fourgon
en trois ans.
Voici Tony Bogaert,
le patriarche. Son casier est aussi vierge qu'une pute.
Waouh, poète, le type.
C'est son premier jour.
Joss et Stan Bogaert, ses fils,
aussi cintrés que papa.
L'attaque a laissé
un convoyeur sur le carreau.
Il y a donc obligation de résultat.
Ce qui veut dire ?
Vous êtes dispo 24h/24.
Fini les dimanches au lit avec madame.
Vous vous démerdez,
mais je veux voir ces enfoirés en taule avant que le ministre me fasse sauter.
- On est avec qui sur cette affaire ? - Alors...
Hugo et Alia prennent la direction des opés.
C'est une blague ?
Vos gueules ! Simon et Dugravot en suppléants.
Mais patron, ce mec fait foirer toutes les affaires.
Ordre du ministre, Simon.
Vous pouvez écrire une réclamation, mais sur du papier doux,
car j'irai me torcher avec sans la lire.
- Patron, je peux vous voir ? - J'arrive !
- C'est compris, Simon ? - Oui, patron.
Putain de pistonné.
J'ai jamais été pistonné, OK ?
Et je suis sorti major de ma promo.
[Simon] Et alors ?
C'est sur le terrain qu'on prouve qu'on est un bon flic.
Et toi, sur le terrain, t'es personne.
- On dirait un sosie raté de Belmondo. - Tu sais ce qu'il te dit Belmondo ?
- Vas-y. - [Charrier] Rangez vos bites !
Beaumont et Samani, filez à la Scientifique.
Briefing terminé, on bouge.
[brouhaha]
Alors, on a quoi ?
Deux millions d'euros en billets disparus.
Le convoyeur sur le carreau. Et aucune empreinte sur le véhicule.
- [Hugo] Et pour le mode opératoire ? - [policière] Toujours le même :
embuscade, mitrailleuse lourde.
Pour l'explosif, on attend
- le résultat des analyses. - [Hugo] OK.
[Alia] Pas besoin d'attendre.
C'est du C4 linéaire concentré dans une coupole à charge creuse.
À Marseille aussi, on a des attaques.
Et la balistique ?
Balles au mercure, fabrication artisanale.
Quant aux images de surveillance, vu l'angle, ce sera pas fifou.
En fait, t'as juste deux infos éclatées.
- Comment elle me parle ? - Les Marseillais sont soupe au lait.
[Alia] Je fais juste mon taf.
Contrairement à ces geeks de la Scientifique,
ils trouveraient pas un poil de cul.
- [policière] Elle insinue quoi ? - Je dois me la taper sur l'affaire,
plus vite, tu m'aides, plus vite, je m'en débarrasse.
Et elle rentre chez elle.
- Oui. - Merci.
J'ai la deuxième balle.
Elle est venue se loger derrière la première.
- Elle est identifiable. - [Alia] C'est marrant.
- Un coup de pression et voilà. - Samani, t'es pas à Marseille.
[Alia] Je t'ai dit quoi ?
Arrête de m'appeler Samani.
OK, Bencherif. Ça va, détendue ?
Tu t'amuses bien ?
Hm...
[grincement, le monte-charge s'arrête]
Fais-moi suivre le rapport de la balistique.
OK.
- Et les vidéos. - Ouais.
On bouge !
Faites vite, ça vous changera.
Hm, hm...
- Pourquoi t'es agressive ? - J'ai mes méthodes, c'est tout.
- Tu vas te mettre à dos tout le monde. - Jusqu'ici, ça m'a réussi.
Tu me fais penser à mon chien.
- Quoi ? - Je te jure.
Il était hyper agressif. Il avait perdu confiance en l'homme.
- Tu me compares à ton iench ? - Oui, t'es pareil.
Tu aboies, tu te méfies des gens. Mais c'est une carapace.
Va dans un refuge pour chiens, tu en apprendras beaucoup sur toi.
OK, Freud.
Quand tu auras fini d'analyser ma vie, va te faire foutre.
J'y penserai.
- Tu crèches où ? - Stalingrad.
Y a que les camés et les putes là-bas. Quel hôtel ?
C'est chez ma tante, pauvre con.
Ben...
Après, c'est bien desservi.
[il soupire]
- [Hugo] Y a pas d'ascenseur ? - J'ai pas besoin d'aide.
- Pourquoi je porte, alors ? - T'as insisté.
[coup de sonnette]
[tante] Oh...
Ma chérie !
- Comment vas-tu ? - Je suis contente de te voir.
Tu m'as manqué, ma puce.
Me serre pas comme ça, j'étouffe.
Tu es venue avec ton petit fiancé ? T'es une cachottière, toi.
Je suis pas son fiancé.
- Qui, alors ? - Mon Uber.
Très drôle. Hugo, son collègue.
Formidable. Allez, entrez, j'ai préparé un truc à manger.
- Venez. - Merci, mais non merci, il a pas faim.
Elle est sérieuse, elle ?
Ben oui.
Lâche.
- Quoi ? - Merci.
À demain.
Je t'ai fait le plat que ta mère te faisait quand tu étais petite.
[thème mélancolique]
♪
Elle me manque
chaque jour qui passe.
À moi aussi, elle me manque.
Mais elle est là.
Tu lui ressembles, tu es aussi belle qu'elle.
Si elle était encore là, elle serait très fière de toi.
Je suis si contente de te voir.
Tu pourrais venir plus souvent.
Toi aussi, tata, Marseille, c'est pas si loin.
J'ai quelque chose pour toi.
Ça vient de ton papa.
- Tu peux la garder. - Prends le temps de la lire.
C'est important, hein ? Qu'est-ce que ça te coûte ?
Tata, je sais que c'est ton frère.
Je te suis reconnaissante
pour ce que tu as fait depuis la mort de maman.
Mais pour moi, ce type, c'est un inconnu.
OK ?
Ça m'a coupé l'appétit. Je n'ai même plus faim.
Alia, attends, on vient juste de se retrouver.
J'ai une grosse journée demain. Je vais me reposer.
[thème électro rap]
♪
[bips]
♪
[perceuse]
♪
♪
- Ton frère est où ? - À ton avis ?
Il est chez sa danseuse.
Il me casse les couilles avec cette gonzesse.
♪
Ouais.
[il siffle]
- [frère] T'es en retard. - J'étais avec Sylvia.
On s'en fout de tes histoires de cul.
Vas-y, il t'attend.
Salut.
Il y a plus que prévu, là.
C'est le moment de faire une pause, tu crois pas ?
- [frère 2] C'est toi ? - Oui.
Ça sort d'où ?
Je la garde pour me rappeler
qu'une femme peut tuer plus vite qu'une balle.
L'amour pousse toujours à faire des conneries.
Et qui a fait une connerie, là ?
Celui qui a plaqué sa famille pour une fille.
Vous savez lire ?
"L'impénétrable trésor caché de Guetz."
- C'est quoi, ça ? - Ça...
- C'est le coup d'une vie. - [frère 2] "Le collectionneur
"est décédé ce mercredi à l'hôpital américain.
"Il a emporté dans sa tombe le code de son coffre.
"Il sera ouvert par des experts de la Banque de France."
C'est quoi le délire ?
Le coffre de Guetz, c'est le graal du braqueur.
Gorgé de diamants.
Pour l'ouvrir,
ils vont le transporter par fourgon. Et les fourgons, ça nous connaît.
OK, mais après, tu l'ouvres comment ?
On dirait toi, il a mille ans.
[frère 2] On sait pas l'ouvrir.
Joss a raison.
J'ai quelqu'un qui peut nous l'ouvrir.
[thème mélancolique à la guitare sèche]
♪
♪
♪
♪
T'aurais pas dû te déplacer.
Dis pas de bêtises.
Assieds-toi.
♪
Tu as vu Alia ?
Hm.
J'ai essayé de lui donner ta lettre, mais elle est têtue.
[thème mélancolique]
C'est pas facile pour elle, tu sais ?
Elle est flic, son père est en prison, c'est pas facile pour Alia.
Et c'est facile pour moi ?
J'ai une fille dehors qui porte mon nom et je la connais même pas.
Justement, par rapport à ça...
Qu'est-ce qu'il y a ?
Elle a décidé de changer de nom.
♪
♪
Si tu avais dit au juge ce qui s'était passé dans cette banque,
t'en serais pas là, rhoya.
T'en serais pas là.
♪
- [préfète] Oui ? - Dis.
Je me suis renseigné sur ma coéquipière.
C'est la fille d'un ancien associé des Bogaert.
[Hugo] C'est quoi le piège ?
Y a pas de piège. Puis j'allais t'en parler.
C'est un atout
pour l'enquête, si tu t'en sers bien.
[préfète] À toi de jouer.
Hein ? Bon, je dois te laisser.
[thème électro rap]
♪
[tirs]
♪
20 balles à celui qui lui fait des yeux.
Me chauffe pas, ma couille.
- [homme] Je suis. - [femme] Moi aussi.
♪
♪
Bon, là, y a pas débat.
[Simon] Eh non.
Je peux jouer moi aussi ?
- Le pistonné veut faire son numéro. - On s'écarte, merci.
Place aux professionnels.
Fais pas ton malin, vas-y.
Regardez bien, je le ferai pas deux fois.
♪
[tirs]
♪
♪
[Hugo] Voilà.
[il déglutit]
Là, y a pas débat.
Pardon.
Qu'est-ce que c'est bon, ça.
- En plus, j'étais pas en forme. - Tu le vois, celui-là ?
Mets-le bien dans ton cul.
Simon, tu veux doubler la mise ?
Bousculade et tout.
Sérieux, vous partez ?
- Ta gueule, Beaumont. - Dommage.
Je me bande les yeux si vous voulez.
[Alia] 100 balles.
Cible à 20 m, on tire sur la même. Faut être le plus proche du crâne.
Tu viens d'arriver, je te laisse une chance de te retirer.
Ici, c'est Paris, on joue pas à la pétanque.
Toi, tu te retires peut-être avant la fin, mais moi, c'est droit au but.
Ah ouais ?
Tu sais quoi ?
Tu veux jouer, on va jouer.
[Hugo] Allez.
Première leçon.
♪
♪
[tir]
Alors, c'est qui le patron ? Ouh, ça sent la bonne journée.
[tir]
Waouh !
[rires]
Droit au but, on t'a dit.
[Simon] Après vous.
Je vous en prie.
Eh ben, mon Beaumont, bien ouej.
Oh, c'est bon.
Hé, Alia, attends !
T'as triché, là, rends-moi mon oseille.
J'ai pas dit la même arme.
Les Marseillais, ça s'arrange avec les règles.
- Et puis, braqueuse comme papa. - Quoi ?
J'ai rien à voir avec ce type, il existe pas pour moi.
La balistique,
ça donne quoi ?
Ils ont utilisé les mêmes armes pour les 3 fourgons.
Mais la balle qui a tué le convoyeur vient d'une arme plus ancienne.
- J'ai demandé aux archives. - Et on a les vidéos ?
Oui, justement.
Je t'attendais.
À deux, on trouvera plus facilement quelque chose.
- Tu fais quoi, là ? - Rien, je te montre les vidéos.
Hm ! Regarde.
Avec leurs masques,
comment prouver que c'est eux ?
En même temps, on sait d'où vient le matos, regarde le 4x4.
- Tu remarques rien ? - On voit pas la plaque.
- Les pneus. - Tu veux acheter la caisse ?
Ils sont plus larges. Ça permet un meilleur équilibre.
Et le 4x4 à l'arrière, il est surélevé.
Les amortisseurs ont été gonflés.
Bien, Auto-Moto.
Ça nous aide en quoi ?
Le seul qui fait ces prépas sur Paris, c'est Jacky.
Et lui, il sera facile à faire parler.
OK, mais comment ils ont su où taper ?
Ils ont peut-être piraté le serveur de la Bling's.
Ou un mec transfère des données pour arrondir ses fins de mois.
Pff !
Tu fais quoi, là ?
- Je mange, ça se voit pas ? - Si, ça se voit.
Mais tu manges pas dans ma bagnole. Je viens de la faire aspirer.
C'est autre chose que tu devrais te faire aspirer.
C'est fou les gars et leurs bagnoles...
T'occupe pas de savoir ce que je me fais aspirer.
- Ça va. - Comme on dit :
Grosse bagnole...
Tu veux jouer à ça ?
OK, mets ça.
- Sérieux ? - Oui, ou t'y vas à iep.
[thème électro rap]
♪
Ben, voilà.
T'es parfaite comme ça.
Ta gueule.
♪
[un chien aboie]
♪
[Hugo] Bon, on fait le coup du gentil flic et du méchant flic.
La méchante, ça te va ?
Non, on fait le coup du flic qui parle et le flic sans couilles.
Celui sans couilles, ça te va ?
[Hugo] Jacky ?
Oh non, mais tu me veux quoi ?
L'équipe du fourgon, la semaine dernière, il me les faut.
Quoi ? J'ai rien à dire.
- Je suis pas au courant. - Le 4x4 préparé, t'es pas au courant ?
Aujourd'hui, je casse des voitures. Je suis devenu chef d'entreprise.
- J'ai arrêté tout ça. - Le 4x4 portait ta signature, Jacky.
Quelle signature, frérot ?
Mes préparations sont sur YouTube.
J'ai rien à te dire.
Et là, t'as rien à dire ?
- Oh, c'est qui, elle ! - Nouvelle recrue, nouvelles méthodes.
- [Hugo] Allez. - Sur la tête de mes enfants, je sais pas.
Jacky, t'as pas d'enfants !
J'aurais pu. Mais j'ai rien à te dire.
C'est quoi ça ?
Une superbe armoire. C'est l'armoire du comptable.
Il range les fiches de paye, les papiers.
OK. On peut regarder ?
Oui, mais c'est lui qui a la clé.
Il l'a dans son trousseau.
- [Hugo] T'as pas les clés ? - Non.
Alia, c'est dommage, ça.
C'est con.
- [Jacky] Vous faites quoi ? - [tir]
C'est quoi, ça ?
[Jacky] T'y crois ?
Le mec, je lui loue mon armoire et il fait ça ?
Je pensais que c'était des fiches de paye, je suis réglo.
C'est un système de coworking. J'ai pas les clés.
Il me donne une rente.
Il m'a dit que c'était des fiches de paye. C'est mon ami, le parrain de mes gosses.
T'es bon avec les gens et...
Allez, tu m'as saoulée.
- [Jacky] Aïe ! - Alia, tu vas où ?
Vous faites quoi ? Hé, c'est dangereux !
- [Hugo] Alia ? - Nouvelle recrue, nouvelles méthodes.
Je vais porter plainte ! Je connais du monde !
[Alia] Putain.
Nooon !
Jacky, parle ou tu finis avec tes couilles en boucles d'oreilles !
Hugo, parle-lui !
- [Jacky] Je sais rien ! - Je peux rien faire.
[Jacky] J'ai des gosses ! Putain, elle est ouf !
Hugo !
Arrête-moi ça ! Ah !
Sortez-moi de là !
OK pour le 4x4, mais je savais pas ce qu'ils allaient faire !
Voilà, quand tu veux.
Ils crèchent où ?
Je sais pas ! Je livre dans des lieux publics.
Sortez-moi de là !
OK, descends-le.
- Il a compris. - Il y a une livraison de prévue ?
Je sais pas !
J'en sais rien !
Te fous pas de ma gueule !
[Jacky] J'ai des gosses, salope !
- Alia, sors-le. - Ta gueule.
Demain soir au "Penalty" ! Arrête !
Comment ils ont su pour l'itinéraire ?
Sors-le.
Ils ont une taupe ! Arrête, merde !
Arrête ce bordel.
Le nom de l'indic !
Tu vas le broyer !
Pat ! Il s'appelle Pat !
J'ai son adresse.
Je te la filerai.
Coupe ce truc.
Là, je coupe, je coupe.
[Jacky] Hugo !
- Ça marche pas. - [Hugo] Comment ça ?
- Coupe cette merde ! - J'arrive pas à couper !
Comment ça ?
Tourne la clé, putain !
Jacky, putain !
Jacky, ça s'arrête comment ?
Le bouton, tourne...
[Hugo] Dépêche-toi, Alia, bordel !
Le bouton du dessus !
Là, bordel !
Aaah !
T'es cinglée ou quoi ?
Ça va. Il est pas mort.
- [Jacky] Je vais le faire. - Ça va ?
Je vais porter plainte, tu vas voir.
- Bouge pas, on te sort de là. - Je bouge pas ? T'es con, toi.
[Alia] Surtout, dis pas merci
pour les infos !
[une grille s'ouvre]
S'il y a un problème, je suis derrière la porte.
- Pourquoi il y aurait un problème ? - Ce mec n'est pas noté dans le registre.
C'est qui ?
Je sais pas, mais pour faire ça, il doit avoir le bras long.
[thème suspense]
♪
♪
♪
♪
♪
[interphone] C'est toi le mec qui as le bras long ?
J'aurais dû m'en douter.
Qu'est-ce que tu fous là ?
[inaudible]
Ça fait un bail, vieux frère.
18 ans.
18 putain d'années.
Écoute...
J'ai pas encore eu l'occasion de le faire, alors, voilà...
Je voulais te remercier.
J'ai fait ce que j'avais à faire.
Tu aurais pu m'écrire.
Tu as un emploi du temps chargé ?
Vas-y, accouche.
Pourquoi t'es là ?
Pour te faire sortir.
Me faire sortir ?
Il me reste deux ans à tirer.
Tu arrives après la guerre, Bogaert.
Attends !
Tu as toujours été un frère pour moi.
[thème mélancolique]
♪
Je suis venu pour payer ma dette.
♪
On peut pas changer le passé,
mais on peut le rattraper.
♪
J'ai besoin de toi pour un coup.
Le coffre de Guetz.
On en a toujours rêvé, tu te souviens ?
[thème suspense]
♪
Je me souviens que j'ai pris 20 ans pour sauver ton petit cul.
Et la seule fois où tu viens me voir,
c'est pour me parler d'un coup.
T'as pas changé, hein ?
Tu penses vraiment qu'à ta gueule.
Rentre chez toi, va.
[thème électro rap]
[Samani frappe]
[Samani] Gardien, j'ai fini.
♪
♪
[homme] Je transfère tout.
Votre fourgon est libellé "transport exceptionnel".
[Alia] Vas-y, gare-toi, c'est ici.
Tu fais encore la gueule ?
Faut qu'on s'équipe.
C'est un employé de la Bling's, pas Al Capone.
Non, c'est un indic. Je le sens pas.
- T'as quoi ? - J'ai presque rien.
Vas-y...
- Presque rien ? - Ben ouais.
OK, moi, je m'équipe.
Tu t'équipes.
- Ouais. - Bouge pas.
Ce sera mieux avec ça.
- J'avoue. - Ben oui.
Voilà.
Mets ça aussi, on sait jamais.
Il te manque un truc.
Voilà.
Là, t'es équipée.
- Tu te fous de ma gueule ? - Tu voulais t'équiper, non ?
- Mets ça ou tu vas prendre une balle. - Oh, la lourdeur.
Et tu m'expliques pourquoi tu as des lance-grenades ?
Parce que j'aime bien.
Hm.
[l'homme tape sur un clavier]
[claquement de porte]
Merde, y a les flics.
Tu les as prévenus ?
Hein ?
Arrête, Joss.
On est chez toi entre amis,
les flics débarquent et tu sais rien ? Tu veux nous baiser ?
[Stan] Joss, ça urge, là.
- [Hugo] On respire pas dans ce bordel. - [Alia] Ça va.
[Hugo] Ça va...
Joss, si je parlais aux flics, ça me grillerait !
Vas-y, prends la clé !
Qu'est-ce tu fais ?
Je sors mon arme, c'est la procédure.
N'importe quoi. Tu vois ça ?
Tu vois ça ?
Ça va aller vite, regarde.
Hop.
[sonnette]
Ça, c'est la procédure. "Je sors mon arme..."
[Joss] OK. Donne.
[Hugo] M. Janbier ?
- On repassera. - Attends.
- [cliquetis] - T'entends rien ?
Sur le balcon, une échelle donne sur les toits.
C'était un fusil à pompe.
N'importe quoi.
Pourquoi pas un tank ?
Ouh...
- On a adoré travailler avec toi. - Joss, non !
[tirs]
[tirs]
Hugo ! Réveille-toi !
Tu vois à quoi ça sert le gilet pare-balles ?
Hugo !
Vas-y, rattrape-les !
[thème rapide]
[Alia] Demande de renforts rue Claudel.
♪
♪
♪
Oh...
♪
- Tu fais quoi ? Saute. - Je peux pas.
- Quoi ? - J'ai le vertige.
- Pourquoi t'es venue ? - Mais cours !
- Je faisais quoi avant que tu flippes ? - Attends !
Ils sont partis par là.
T'es sérieuse, là ?
Pff !
♪
♪
[Joss] Vas-y, avance !
Plus vite !
♪
♪
♪
♪
- [Alia] Hugo ? - [Hugo] Je poursuis Stan.
L'autre va rue des Martyrs !
OK, je fais boucler le quartier.
♪
♪
♪
[Hugo gémit]
[Hugo] Chier...
- Hugo, t'es où ? - [Hugo] À ton avis !?
- [sirène] - Sur les toits.
Faut bloquer toutes les issues. Hugo est sur le toit.
- Hugo est sur les toits ? - T'as pas compris quoi ?
Les renforts, je les envoie où ?
Pourquoi elle me parle comme ça ?
♪
[Hugo serre les menottes à son poignet]
Le problème, c'est pas le suspect,
c'est la nouvelle connerie que le pistonné
- va inventer. - Ça veut dire quoi ?
♪
[Hugo] Ah !
♪
Ah !
Aaah...
Voilà ce que ça veut dire.
[Hugo] Les gars !
Oh, putain...
- Magnez-vous ! - [Simon] Quelle galère, ce mec.
Fais chier.
Allez, donne ta main !
♪
[Hugo] Tu fais quoi ?
Je suis pas un tueur de flics.
[Hugo] Stan, qu'est-ce tu fais ?
Reviens-là, putain !
[rires]
[Hugo] Pas vous...
[Simon] Putain, Belmondo. Qu'est-ce tu nous as fait, là ?
T'as cru que t'étais dans un film ou quoi ?
Il est où, Stan ?
À ton avis, il est où ?
T'avais juste à courir.
T'avais qu'à le faire !
Hé, sans le gilet, tu pourrais pas l'ouvrir.
- C'est bon. - Vos engueulades de lune de miel,
gardez-les pour le boss.
La vue est belle, mais détachez ce guignol.
Qu'on se casse d'ici.
Allez.
C'est bon !
[thème électro rap]
♪
♪
Qu'est-ce tu foutais ?
Ben, du tourisme.
J'avais les flics au cul à cause de ce con.
[Tony] T'as la clé ?
- Pourquoi tu l'as buté ? - C'était une balance.
- J'ai rattrapé tes conneries ! - On a 20 flics de plus sur le dos.
On avait déjà les flics au cul. Au moins, moi, j'ai les couilles d'agir !
C'est bon !
Ton frère a fait ce qu'il fallait.
Les flics n'ont jamais réussi à nous remonter.
Là, c'est une gamme au-dessus.
On devrait passer sur ce braquo. Je le sens pas.
Pour te casser avec ta pute ?
Répète un peu !
- Tu veux quoi, là !? - Putain !
Tu t'énerves dès qu'on parle d'elle. Calme-toi.
On est une famille, bordel !
Une famille, nous ? Laisse-moi rire.
On est juste tes pions.
Sylvia avait raison.
J'aurais dû me barrer il y a longtemps.
[Tony] Stan !
Stan !
Je veux que tu suives ton frère.
Je veux savoir ce qu'il raconte à sa meuf.
Ces nouveaux flics, je veux savoir qui c'est.
[Joss] OK. Je m'en occupe.
[déclics]
[quelqu'un monte l'escalier]
[bips]
[Simon] Putain, sérieux, Beaumont.
Plus d'infos, plus d'indic. On n'a plus rien, là.
Le patron va être content.
T'as vu leurs gueules ?
Ouais, c'était Stan Bogaert. L'autre, ça devait être son frère.
[policière] On a terminé.
On vous envoie le légiste.
Et touchez à rien.
[Simon] On décolle.
Tu gères ta merde.
Ah, on a trouvé ça.
C'est à toi, non ?
Fais attention, la prochaine fois.
[Hugo] Alia, faut pas toucher.
- Aide-moi, c'est un ordinateur. - Je touche pas aux morts.
Aide-moi.
Je touche pas, il est mort.
Non, il dort, il se repose.
- Tu fais chier. - [Alia] Attrape-le.
- [Alia] On le tourne. - À gerber.
1, 2, 3.
- [Alia] Tu vois ? Je te l'avais dit. - Putain...
C'est dégueulasse. J'en ai plein les pompes.
Chier...
Oh, putain.
- [bips] - [Hugo] Là, c'est abusé.
- C'est abusé. - [Alia] Il dort.
[Alia] Je le savais.
[Hugo] T'as trouvé un truc ?
Les fichiers qu'il leur a filés.
Fais voir.
Il y a forcément le fourgon du prochain casse.
[Hugo] Il y a tous les fourgons de la Bling's. 90 itinéraires.
On progresse.
Je te laisse éplucher ça.
Je vais aux archives vérifier si l'arme du braquage n'est pas répertoriée.
Ce sera plus utile.
- Et je rentre comment ? - En métro.
T'auras moins le vertige sous terre.
[thème électro rap]
♪
♪
- Hi ! - [Stan] Bonsoir.
[brouhaha]
[Stan] Salut.
Salut, Stan.
[Stan] Tu vas bien ?
Stan ?
Qu'est-ce tu fais là ?
Tu as raison, j'en peux plus de vivre comme ça.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
T'as parlé à ton père ?
Écoute, ce coup, c'est le dernier.
Après, j'arrête.
On aura assez de fric pour partir loin d'ici.
Là, c'est trop tard pour les planter.
Tu sais quoi ?
Fais ta vie de ton côté.
Tant que t'es avec eux, je veux plus te voir.
- Sylvia. - Casse-toi, s'il te plaît.
Je dois me préparer.
J'ai un vrai taf, moi.
[thème mélancolique]
♪
Je vais lui parler.
Je trouverai le bon moment.
♪
[un portable sonne]
Ouais ?
Il sort du Paradis Latin. Il est allé pleurer chez sa meuf.
- T'attends quoi ? - Je vais pas lui offrir un café.
Elle dira rien.
[Tony] Je veux savoir ce qu'elle sait.
- Des nouvelles des flics ? - Le mec, c'est Hugo Beaumont.
Le neveu de la préfète. La meuf arrive de Marseille, Samani.
Samani ?
Ouais, Alia Samani.
T'es sûr de toi ?
- Ben ouais. Je m'en occupe ? - Non.
Fais ce que je t'ai demandé.
Les flics, je gère.
[thème hip-hop]
♪
♪
♪
♪
♪
♪
♪
[Sylvia] Salut, les filles.
[Sylvia] On se voit à la salle demain.
♪
[Sylvia] Bonne soirée bisous.
♪
♪
♪
♪
♪
Putain.
♪
♪
[claquement]
T'as dormi ici ?
[Hugo soupire]
T'as pas de meuf.
Non, j'ai pas le temps pour une meuf.
Viens à la salle.
Tu me raconteras tes trouvailles. J'ai trop hâte.
Oh...
[il souffle]
Vas-y, accouche.
T'as appris quoi ?
L'arme qui a tué le convoyeur a servi sur un braquo il y a 20 piges.
- Et c'est quoi la découverte ? - Ben, c'était celle de ton père.
Et alors ?
Comment ça ?
Comment elle a pu servir il y a cinq jours ?
C'était peut-être pas l'arme de ton père, il est peut-être en taule pour rien.
- Il est peut-être innocent. - Innocent ?
Il nous a abandonnés pour braquer des banques.
Arrête de parler de mon père.
Il t'a pas abandonnée, il s'est fait serrer.
- Ça reste ton père. - Mon père...
Doucement !
- Je veux juste faire avancer l'enquête. - Ah bon ? Ben, moi aussi.
T'es cinglée ? Tu confonds tout, je me casse.
Tu vas nulle part, j'ai pas fini.
[Hugo a du mal à respirer]
Je confonds tout ?
Tu crois mieux le connaître que moi ? Il pense juste qu'à sa gueule.
Ce soir, on doit coffrer un des Bogaert qui va voir Jacky.
Alors, arrête de me saouler avec mon père.
[Hugo soupire]
Ça va, Hugo ?
[Hugo soupire]
[une porte se déverrouille]
[interphone] Ça m'intéresse toujours pas.
Mais ça intéressera ta fille.
Les affaires sont les affaires.
Que ce soit ta fille ou pas, elle est flic et elle m'emmerde.
Tu la touches et t'es mort.
Alors, fais ce que je te demande.
Comment ? Je suis encore en taule.
Tu vas demander à ton avocat
une permission de sortie pour le 21.
Dès que tu l'as,
tu m'appelles à ce numéro.
Et si je l'obtiens pas ?
Il vaudrait mieux pour ta fille que tu l'obtiennes.
[voix étouffée] Gardien ! J'ai fini.
[une porte claque]
Le fumier. Fumier, va. Fumier, va !
- Qu'est-ce qui t'arrive !? - Tiens !
Calme-toi !
- Tu vas finir au trou ! - D'accord.
Je me calme.
Je me calme.
Dégote-moi un téléphone et vite.
T'inquiète.
[il tape sur ses fesses]
[clameur du stade, chant des supporters]
Arrête de bouffer ces merdes.
Mon coach m'a dit de faire une prise de masse.
Il est pas belge comme toi ?
Toi, t'as pas besoin de coach pour dire des conneries.
[Hugo] Qu'est-ce qu'il fout ?
On va passer la nuit ici ?
Non, il va venir.
Il vient pas, je le broie.
[Hugo] Regarde, c'est lui. Il est tranquille, en plus.
[Hugo] Jacky vient d'arriver dans le bar.
Soit son contact est à l'intérieur, soit il va pas tarder.
Et c'est quoi ton plan, Beaumont ?
On intervient dès qu'ils sont isolés, OK ?
Pourquoi on les serre pas tout de suite ?
Tu comprends rien.
Faut les choper avec le matos.
[Alia] Et voilà le fils Bogaert.
OK, tu sais quoi ?
Il t'a pas vue chez l'indic. Tu y vas.
Mets ça.
T'es sérieux ? Jamais de ma vie, je le mets.
Si tu le mets pas, tu vas te faire cramer. Dépêche-toi.
- Tu fais chier. - Allez.
[Alia] Putain...
- [Hugo] C'est bon ? - [bip]
Ouais, c'est bon.
Alia, attends !
Pour tes collègues.
- Va te faire foutre. - Parfait.
[il ricane]
- [frottements] - Alia, ton micro est ouvert.
- [musique électro] - [brouhaha]
♪
[commentaires du match]
- [Joss] Ça va ? - [Jacky] Et toi ?
- T'as le matos ? - Ouais.
[Jacky] Le parking à côté, niveau -2.
Un 4x4 noir, place 247.
Tout est dans le coffre.
[tous] Marseille, Marseille, on t'encule !
Marseille, Marseille, on t'encule !
Sérieux, c'est PSG-OM, ce soir ? Tu me dégoûtes.
[Hugo] T'as le maillot des vainqueurs.
OK, bon match.
[cris, encouragements]
- J'ai perdu Joss avec tes conneries. - [Hugo] C'est de ma faute ?
Putain, Alia !
Attends, je l'ai.
Reste avec Jacky, je vais voir.
- [commentateur] Neymar gêne l'OM... - [huées]
[thème suspense]
♪
Je suis entré dans le parking.
Niveau -2.
- [brouhaha] - Répète, j'entends rien.
[commentateur] L'appel de Verratti...
[Hugo] Niveau -2.
Tu m'as reçu ?
♪
♪
[commentateur] Le ballon est récupéré par les Parisiens.
[klaxon]
♪
♪
♪
♪
[tirs]
[tirs]
Je me fais allumer !
[commentateur] Quelle intervention défensive !
Alia !
On arrive, Beaumont !
[Hugo] Laissez-moi gérer.
[thème suspense]
♪
[tirs]
Il va tout foutre en l'air à se la jouer perso.
♪
[tirs]
J'y vais, c'est mort.
Tu vas où, là ?
On serre Joss, que ça lui plaise ou non !
Alia, tu bloques toute la ligne. Coupe ton micro, putain !
[commentaires du match]
Mais tire, bordel !
[tirs]
Mais je tire !
[Hugo] Alia, rejoins-moi.
[Hugo] Alia, tu m'entends ?
- Corner ! - Con de toi.
- [Alia] Ta race... - [Hugo] Quoi ?
Alia, tu parles à qui ? Alia !
Ah...
Hm...
[Hugo] Alia !
[tirs]
Il sort du parking !
[Simon] OK, on va le serrer.
Pas au milieu des supporters, vous le suivez.
Va te faire foutre.
[crissements de pneus]
[Alia] Putain.
Le lâche pas !
- [Alia] Qu'est-ce tu fous ? - Quoi ? Il s'est barré avec le 4x4.
[thème suspense]
C'est fini !
[Dugravot] Sors de là, les mains sur la tête !
[accélération]
[tirs]
♪
Aïe !
On est de la maison, bordel !
Et moi, je suis Beyoncé !
[commentateur] Payet...
[femme] Mais non ! Non !
[commentateur] Au deuxième poteau !
Oui !
Oui !
Parigots de mes couilles !
- [Alia] Putain, oui ! - [protestations]
[Alia] Quoi ? Ça va, c'est bon.
[Alia] Ça va.
[protestations, huées]
- Ça va, ça va. - [tous] Marseille, on t'encule !
Marseille, on t'encule !
- [commentateur] Une superbe passe... - Merde !
[Hugo] Dégagez, personne ne filme !
C'est bon, lâchez-le !
Je vous avais dit
de pas bouger ! Putain...
[CRS] Prévenez-nous
quand vous êtes en opé.
- Je vais t'envoyer un fax, connard ! - Prévenez-nous quand vous êtes en opé !
OK, les baltringues, on garde bien ses mains derrière le dos.
Et on répète : "Aux armes !"
[tous] Aux armes !
- Nous sommes les Marseillais ! - [ils répètent]
Et nous allons gagner !
- [tous] Et nous allons gagner ! - Là, j'aime.
Alia, putain, il est où Jacky ?
- Il est parti avant mon cours de chant. - Vous me faites tous chier, ce soir.
On reprend.
Aux armes !
[thème funky]
[un homme souffle]
Hm...
♪
Hm !
♪
[il souffle]
Ah...
♪
[il souffle et respire profondément]
♪
♪
♪
[de l'eau coule]
♪
♪
- T'es sérieux ? - T'étais pressé.
J'ai fait au plus vite.
♪
♪
Ah oui.
♪
[il sent]
Oh, putain.
Désolé.
Va te coucher. Casse-toi.
[il ferme son blouson]
♪
Y en a pas un pour relever l'autre !
Des amateurs !
Vous tirez au milieu d'une foule de supporters !?
C'était Joss Bogaert, on le tenait.
"On le tenait". Et il est où, Bogaert ?
Je vois personne, à part une bande d'abrutis !
- On a identifié son véhicule. - [Charrier] Faites profil bas.
Faire mumuse avec les supporters
pendant que vos collègues se font canarder,
je pourrais vous renvoyer à Marseille à coups de pompes dans le cul !
C'est pas vrai, bon sang !
Et je vous parle pas des réseaux sociaux, toute la France se fout de notre gueule !
Des flics qui arrêtent des flics ? On passe pour des baltringues !
[machine à café]
[le café coule]
Dis-moi.
[la machine s'arrête]
Ça va, on te dérange pas ?
Un café, patron.
Fous-moi le camp.
Désolé.
Simon et Dugravot, vos plaques.
C'est une blague ?
Magnez-vous !
- Putain. - Les gars...
Prenez ma plaque.
Mes hommes n'ont fait qu'obéir à mes ordres.
Vous me faites chier, Beaumont.
Neveu de la préfète ou pas, je pourrais vous virer.
C'est à moi d'assumer mes erreurs,
pas à mes hommes.
Reprenez-moi tout ça.
[Charrier] Je ne vais pas vous les retirer
au moment où vous devenez un vrai flic.
Enfin.
Y a plus le choix.
Soit on stoppe les Bogaert, soit vous niquez vos mères.
Pourquoi il nous couvre ?
Pour sauver vos culs, bande de nazes.
[Alia] Vos têtes, là...
Ma mère, elle a rien à voir. La vérité, rien à voir.
[le téléphone sonne]
Allô ?
[policier] C'est pour Alia. Un type a des infos sur le braquage.
Passe-le-moi.
- [Hugo] Inspecteur Beaumont. - Je veux parler à Alia.
Elle est pas là. Je suis son collègue, donnez-moi vos infos.
Je parle pas aux flics.
Et t'appelles un commissariat ? T'es un génie.
- Je veux parler avec ma fille. - [Hugo] Ta fille ?
Samani ?
Samani, c'est toi ?
Écoute, je sais que c'est pas toi qui as buté le vigile.
D'où tu sais ça, toi ?
Le procès a été bâclé.
L'arme a refait surface.
T'as pris 20 piges pour quelqu'un d'autre, tu le sais.
Je peux te faire sortir.
De quoi tu parles ?
Le rapport dit que le vigile a déclenché l'alarme.
Mais vu sa position, c'est une mise en scène.
Celui qui l'a buté,
il a déplacé le corps et après, il a déclenché l'alarme.
Et t'es resté bloqué dans le coffre. Il t'a mis le meurtre sur le dos.
Il s'est débarassé de toi.
Samani ?
Samani ?
T'as intérêt à avoir des preuves.
J'ai tout. Si tu as des infos sur les Bogaert, c'est maintenant ou jamais.
Il est venu me voir au parloir.
[quelqu'un entre]
Pour me proposer une affaire.
- C'est-à-dire ? - C'est qui ?
[il chuchote] Personne.
Hé ! Ils vont s'en prendre à ma fille
si je fais pas ce qu'ils demandent.
Assure-toi qu'il lui arrivera rien.
Eux, je m'en occupe.
[il raccroche]
Allô ? Allô ?
- Quoi ? - C'est qui ?
Une erreur, j'ai pas compris.
[tonalité]
[Tony] Allô ?
Je vais te l'ouvrir ton coffre.
Sylvia ?
Mais qui t'a fait ça ?
Qui t'a fait ça ?
[Sylvia] Joss...
Quoi, "Joss" ?
C'est lui ?
Sylvia, réponds, c'est Joss ?
Il me tuera si on se revoit.
Mais...
Je veux pas élever notre bébé toute seule.
[elle sanglote]
Pourquoi tu m'as rien dit ?
Moi aussi, j'attendais le bon moment.
Stan ?
Stan !
Pourquoi elle nous convoque ?
Je la connais bien, vu nos avancées, c'est pour nous féliciter.
Je vous retire l'enquête.
Tu peux pas nous faire ça.
Waouh, tu la connais bien.
C'est bon.
Suite au succès
de vos vidéos au Parc des Princes, le ministre a confié l'opération à la BRI.
- J'ai pas le choix. - [Hugo] Ah non ?
Et nos avancées sur l'enquête, ça compte pas ?
Non, toi, tout ce qui compte, c'est d'avoir ton cul bien au chaud.
Waouh.
Reprends vite tes esprits, Hugo. C'est grâce à moi si tu en es là.
Grâce à toi, hein ?
[Hugo claque la porte]
[Alia] Alors, quoi ?
- Ça s'arrête là ? - Je peux rien faire de plus, Bencherif.
Vous repartez à Marseille dès demain.
Madame la préfète ?
Quoi ?
Nos réaffectations ne seront que demain midi sur nos bureaux.
Donc, techniquement,
on a encore 24 heures sur cette affaire.
- Vous voyez ce que je veux dire ? - Je vois, oui.
[bip de voiture]
Pourquoi tu lui as parlé comme ça ?
C'est ta tante mais aussi la préfète !
Depuis que tu es là, je fais que des conneries.
- Je vais me faire virer, c'est sûr. - Ça va, détends-toi.
Tu as dû dire un truc qui a fait effet, et elle nous laisse 24 heures.
Ah bon ?
- Hm. - Ben oui.
Je la connais, je t'ai dit. Faut lui montrer qui est le bonhomme.
OK, The Rock. Bref, on a 24 heures, mais aucune piste.
Si.
- Il y a celle de ton père. - Hugo.
- Arrête avec mon père. - Écoute.
Il a appelé hier pour te parler.
Bogaert le menace de s'en prendre à toi s'il les aide pas sur le prochain coup.
Il a forcément une info.
OK.
Il a appelé hier et tu me le dis que maintenant ?
Tu fais chier, Hugo.
J'ai jamais eu besoin de mon père pour m'aider ou prendre soin de moi.
Il m'a abandonnée et je vis très bien comme ça, ça va ?
Il t'a pas abandonnée, c'est Bogaert qui l'a piégé.
S'il avait pas été en prison, il se serait occupé de toi.
Écoute.
On va lui proposer un marché.
Il nous aide à coffrer les Bogaert et nous, on fait rouvrir son dossier.
[thème dramatique]
Je me suis construite en le détestant.
Je vais jamais pouvoir le regarder dans les yeux.
Je serai là, avec toi.
[Hugo] Je vais pas te lâcher, Alia.
Ça va bien se passer.
♪
♪
♪
Hm.
Tranquille.
L'accolade, carrément.
J'ai vu que t'allais pas bien, c'est pour te donner un peu de soutien.
[Alia] Qui va pas bien ?
- Tu as gainé. "Oui, j'ai des muscles..." - [Hugo] J'ai rien gainé.
Je fais un jeûne intermittent, j'ai pas gainé.
[thème apaisant]
♪
♪
♪
Je t'ai amené tes jouets.
T'inquiète, ça va aller.
[gardien] Oui ?
Inspecteur Beaumont.
On a une requête pour interroger Samani.
On vient de lui accorder une permission.
- Il vient de sortir. - Quoi ?
On vous a pas prévenus ?
Il est avec eux.
Putain.
|tonalité]
- [Simon] Allô ? - Un numéro a appelé
le poste d'Alia hier, à 23h30.
Trouvez la géoloc. On peut coffrer les Bogaert.
[Simon] On n'a plus la main, Hugo.
Charrier va nous défoncer. La BRI a pris le relais.
Les gars, me lâchez pas maintenant.
Je t'ai évité la circulation, toi.
Passe-moi ton pote, baltringue.
On s'en branle de la BRI. On est avec toi.
Bougez-vous le cul.
Au fait, quelqu'un a reconnu Stan Bogaert
à la Salpêtrière.
- Il est allé voir une femme enceinte. - [Alia] T'es devenu sage-femme ?
Envoie ce putain de signal GPS.
Ceinture de merde !
Dépêche-toi, frérot.
Samani, 23h, qui l'a appelée ?
[thème suspense]
♪
[coups de klaxon]
[Hugo] T'as la géoloc ?
[Alia] Ouais, je l'ai.
[Alia] Prochain carrefour, prends à droite.
[la voiture démarre]
♪
[coup d'accélérateur]
- [Alia] À droite, là, c'était là ! - [Hugo] Tu peux pas le dire plus tôt ?
- T'as pas compris quoi dans "À droite" ? - Mais dis-le avant, je sais pas !
- [Hugo] Et là, c'est où ? - [Alia] Tout droit. Ça va aller ?
♪
[Alia] Là, c'est en face.
- [Alia] Fallait prendre le tunnel ! - Putain !
[Hugo] Ben, dis-moi : "Prends le tunnel".
♪
♪
♪
[crissement des pneus]
Putain, bélier, bélier ! Bélier !
Ah, putain !
Mais roule !
[grincements]
[cris]
[Joss] Colis livré.
4 minutes. C'est parti.
[brouhaha]
[thème suspense]
♪
[Tony] Magne-toi.
[cris de panique]
♪
♪
♪
Ils sont sur les quais.
[Alia] Tu me fais visiter Paris ou quoi ? Avance !
Là-bas, on fait ça calmement.
T'as pas trop chargé, hein ?
Tu me connais : finesse et doigté. Attention.
[explosion]
Tu disais quoi ? "Calmement" ?
♪
Tu as 3 minutes.
♪
[clics]
♪
[Alia] Bougez ! Barrez-vous !
Il veut quoi avec sa main ?
[cris]
- [Hugo] Ça passe pas, là, Alia ! - [Alia] Ça putain de passe !
- Ça passe ? - Tu sais pas conduire.
Tu veux le faire !?
[tirs]
Putain !
[fusillade]
- Fais gaffe à mon père. - J'attends qu'ils nous butent ?
[fusillade]
[tirs, bris de glaces]
Putain, ma caisse ! Tire au-dessus de la voiture pas à travers !
Elle est déjà bousillée !
[tirs]
[Tony] T'en es où ?
C'est un système pendulaire.
Le coffre doit être à la verticale.
À quoi tu joues ? À l'époque, tu l'aurais ouvert d'une main.
Pourquoi t'as déclenché l'alarme ?
De quoi tu me parles ?
- Couvre-moi. - J'ai une meilleure idée.
[Hugo] Tu fais quoi ?
♪
Fait chier !
♪
Ouvre ce putain de coffre ou je te fume.
Pourquoi t'as fait ça, Tony ? On était comme des frères.
Des frères ?
Tu as volé la femme que j'aimais !
Elle a jamais voulu de toi.
C'était moi ou personne !
Ils vont se barrer en bateau.
[Alia] J'y vais.
Viens là.
Laisse-moi gérer, je te dis.
[il soupire]
Putain, t'étais où ?
J'étais où !?
Putain, mais tu fais quoi !?
[tirs]
[thème suspense]
♪
Tu parles trop avec ta meuf ! Elle t'a retourné le cerveau !
C'est un avertissement !
Tu vas me buter ?
♪
Écoute-moi bien. Ta fille est juste là.
Si tu m'ouvres pas ce putain de coffre, elle va rejoindre sa mère.
♪
[cliquetis de menottes]
Chacun son tour.
Où est Joss ?
Il est passé par là.
Occupe-toi de lui.
Tu balances ton frère ?
♪
Cet enfoiré a tabassé ma femme enceinte.
Le mec de la Bling's, c'était lui ?
Le convoyeur aussi.
[thème suspense]
♪
Casse-toi.
Quoi ?
Je te laisse une chance. Casse-toi.
Mais pourquoi ?
Je veux pas laisser un gosse grandir sans son père.
Barre-toi.
[cris, chocs]
[cris de lutte]
[thème suspense]
♪
♪
[Tony] Putain.
Je vois que vous avez causé.
C'est fini, Bogaert.
[Hugo] Allez, lève-toi.
[thème dramatique]
♪
[elle souffle]
♪
[Joss] Posez vos flingues !
Allez ou je fais sauter la fliquette !
T'inquiète, je gère.
- Il a un lance-roquettes pointé sur moi. - Je le laisserai pas partir.
À trois, je le fume.
Non, je gère.
[thème suspense]
Fais pas ça !
Alia, bordel !
Qu'est-ce tu fais ?
Alia !
Avance, putain, avance !
Avance.
♪
[Tony] Putain !
♪
♪
Hé, ducon !
C'était dans ton sac. Tu sais à quoi ça sert ?
Te prends pas les couilles, j'ai une idée.
Droit au but.
♪
[déflagration]
[thème western]
♪
♪
♪
[coup de feu]
♪
[Samani suffoque]
♪
[Tony] Ah !
♪
♪
♪
♪
[Samani souffre]
Ça va.
- [Samani] Alia... - Les secouristes arrivent, c'est bon.
Ça arrive, ça y est.
- Ma... fille. - Tu vas pas mourir, tu vas pas mourir.
Regarde-moi, tu vas pas mourir. Tu vas pas mourir, OK ? Ça va.
Ah...
[Samani] Ça va aller.
[sirène]
[Simon siffle d'admiration]
[Simon] Il se passe quoi ici ?
Quel sens du timing. Ça fait une plombe que j'ai fini.
- Tu résous les affaires sans nous ? - Tu veux ta médaille pour toi seul.
- Bougez votre cul. - [Dugravot] Ça va, ça roulait mal.
[brouhaha]
[infirmière] Vous inquiétez pas.
La balle n'a pas touché d'organes vitaux. Il est hors de danger.
Tu entends, papa ? Ils vont bien s'occuper de toi, OK ?
Comment tu m'as appelé ?
"Papa".
[Charrier] Inspecteur Bencherif. Alors ?
On fait évader son père de prison ?
C'est pas Bencherif. C'est inspecteur Samani.
Cardera m'avait prévenu
qu'il y aurait un peu de tôle froissée.
Il voulait me ménager.
Bizarre, on l'a fait calmement.
Ouais, c'est vrai.
J'ai reçu ton rapport et tes conclusions.
- Ça mérite un procès en révision ? - T'es une tête de mule.
Ça tombe bien, on a besoin de têtes de mules.
Je déteste qu'on s'occupe de ma vie.
Mais merci.
Après tout ça, j'ai droit à un merci pourri ?
Quoi d'autre ?
Je sais pas.
Tu fais quoi, là ?
- Tu m'as embrassé. - En mariage ? Tranquille.
Ça n'a rien à voir.
- On se mariera pas. - Attends.
Je veux pas vivre dans un pavillon.
[Hugo] Tu m'embrasses ! C'est le retour du chien méchant ?
[Alia] Arrête avec ton chien. Un bisou, t'as fermé les yeux.
[Hugo] C'est toi qui es venue en me sautant dessus.
[Alia] T'as voulu sortir ta langue, tu me dégoûtes.
- [Hugo] T'avais un truc dans les cheveux. - T'as fermé les yeux.
- [Hugo] C'est les Marseillais, ça. - [Dugravot] Faut bouger la bagnole, là.
[Dugravot] C'est pas à vous ? C'est à qui ?
[Dugravot] La police... Ah, putain...
[Simon] Les gars, on a une voiture qui nous bloque, on peut pas sortir.
["California soul", Marlena Shaw & Ya Boy]
♪
♪
♪
[infirmière] Monsieur ?
J'ai besoin de votre nom pour l'hôpital.
Ils étaient vraiment pas loin,
il restait plus qu'à...
"Sésame".
Appelez-moi "Sésame".
"Sésame" ?
♪
Le trésor de Guetz, c'était une légende.
[Simon] Encore un plan de Beaumont.
Désolé.
♪
♪
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