All language subtitles for La Tour 2 contrôle infernale (2016) VOF 1080p BluRay DTS-HD MA 5.1 x265-k7

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Original subtitles

...

-Soldats, débriefing !

-Je t'aime.

Tu es le meilleur.

-Maintenant, c'est eux qui le savent.

Pas vrai, Jean-Loup ?

- Ça s'est pas bien passé ? - 3e, c'est bien.

Je suis sur le podium.

-Mais tu fais pas du vélo !

-Oh ! "Jean-Lose" !

Débriefing ! C'est pas possible !

Même à pied, t'es le dernier. Pas de course !

Oh, la porte, merde !

Après cette journée d'évaluation, deux pilotes sont sortis du lot.

L'un de ces 2 pilotes participera à la mission de lancement

du 1er satellite

de télécommunication français.

Je ne vous garantis pas que ce pilote prendra place

dans la fusée Ariane.

Cependant, si c'est le cas, cela fera de lui

le premier spationaute français.

Bachir Bouzouk ?

-Oui. "Bachi", en revanche. C'est un "r" muet.

-Désolé, je ne savais pas. Ernest Krakenkrick ?

-Oui ! Ça se prononce "krakène", c'est un "krick" muet.

-Un "krick" muet...?

Jamais de "krick" ?

-Pas de "krick", à ma connaissance.

-Jean-Loup Muselim.

-"M" muet.

- Jean-Loup "Useli" ? - Non,

le "m" de la fin.

- C'est Jean-Loup Museli ? - Oui, dans ma famille...

-On s'en fout.

Vous n'êtes pas pris.

Petits rires

Mon cher Kraken... - Oui ?

-Vous et l'officier Bouzouk

passerez les ultimes tests d'effort qui vous départageront.

Soldats !

C'est le test de la centrifugeuse.

Il y a 2 boutons dans chaque cabine.

Un vert qui augmente la vitesse,

un rouge qui signale que vous voulez vous arrêter.

Et non, je n'ai pas de perruque, ce sont mes vrais cheveux.

-Vous êtes prêts ?

-Non, il y a un problème.

Ça doit être la cabine de Kraken, il y a le bouton arrêt, ici.

-Il fait quel temps, en Guyane ?

-Mon général.

Allez, ma Titine.

-Mon général, on les fait tourner

de par l'avant

ou de par l'arrière ?

-De... par l'avant.

Même si je ne suis pas sûr

qu'on dise comme ça. - Si, ça se dit.

-Allez !

*Musique d'ambiance jazzy

-Mon général ?

...

...

Ça tape, à l'intérieur.

-Ils sont surentraînés.

Vous pouvez y aller. C'est l'élite.

...

-Sans trop vouloir m'avancer,

pour avoir perdu 2-3 pilotes en testant la machine,

je pense qu'on arrive au max, là.

Je coupe ?

-Coupe !

Arrête !

-On sera pas là, dans l'espace. Laissez-les s'en sortir.

-Très bien.

Il crie.

...

Jamais vu ça, moi.

-C'est l'élite, l'avenir.

-Il faudra placer des caméras à l'intérieur.

-On vous a pas demandé de penser, mais d'exécuter.

-OK. Je...

-Ah non !

Arrête !

-Ils demandent que ça.

Je vais les choisir tous les deux.

-La seule fois

où on a poussé la centrifugeuse à cette vitesse, c'était avec Nguyen.

-Oui, Nguyen ! Qu'est-ce qu'il est devenu ?

Ah oui... C'est devenu un singe ?

-C'était déjà un singe. Mais vivant.

-Ah, OK. Bien.

-Le général Mangederme !

-Soldats, comme vous le savez déjà,

notre base aérienne détient un nouveau record mondial

de vitesse de rotation de centrifugeuse

avec des humains dedans.

Mais nos vainqueurs ne pourront participer à cette mission

car ils ont du mal à récupérer.

Nous allons nommer deux nouveaux candidats

pour le programme Ariane.

Oui, Jean-Loup ?

-Juste pour savoir... Les deux pilotes, ils sont vivants ?

-Affirmatif.

Vivants, mais... différents.

-Ils étaient les meilleurs d'entre nous,

nos meilleurs pilotes.

Ils sont maintenant des légumes, nos meilleurs légumes.

-Général ?

- Oui, Jean-Loup ? - Leur a-t-on trouvé quelque chose ?

-Oui. ils resteront dans l'aviation.

Mais au sol, côté bagages !

Il balbutie.

...

-Comme... Comme vous êtes un petit peu...

C'est parce qu'il y avait un petit peu de chocolat dessus.

Un chapeau !

-Pointu !

-Oui, chapeau pointu.

-Non... un... une tente !

-Avec une fermeture dans le mauvais sens.

-Bien joué.

Non, un bec !

-Avec une fermeture dans le mauvais sens.

-Avec une fermeture dans le mauvais sens.

Non ! Un œil qui regarde et qui fait : "Euh..."

- À l'envers. - Un œil de cyclope, seul.

-Un tipi ?

- Oh, yes ! - Oui, un tipi !

-Avec une barre pour faire entrer que les petits Indiens.

Ils rentrent comme ça. Si les gros Indiens rentrent, bing !

-Non, un cornet de frites retourné.

-Oh, yes !

-Avec un compartiment pour la sauce.

-Un compartiment pour la sauce.

Tu peux retourner ton cornet, la sauce, elle tombe pas.

-Les frites, mais pas la sauce.

-Un verre de Martini qui est renversé et gelé.

Et ils ont coupé le haut du verre.

-Il y a encore une olive, on la voit.

-C'est un couloir infini.

Et il y a une barre au milieu. - Comme un train qui passerait.

-C'est le fameux couloir du train.

-C'est un examen individuel.

L'un de vous pourrait se rasseoir ?

-Oh oui. Pardon.

Désolé.

-Messieurs,

l'un de vous deux doit se relever.

-Ah, oui, pardon.

En plus... je crois que j'ai trouvé la réponse.

Je pense...

Je pense... Ma réponse, c'est que ça serait...

-J'ai le trac à ta place.

-Voici ma réponse.

Je vois plus rien.

Je vois... Ah !

Désolé.

Alors donc, voici ma réponse :

une pyramide... Une pyramide avec un balcon.

-Mais oui, c'était ça.

Bien vu !

-Je sais.

La pyramide au balconnet.

-C'est vrai : à l'époque,

les Égyptiens avaient des pyramides fermées.

Ils ont mis des balcons pour prendre le soleil.

-Ils étaient tout blancs, à l'époque.

-On disait : "Blanc comme un Égyptien."

- Comme un cachet d'Égyptien. - Et ils disaient...

-"Allons au soleil de mon balconnet !

"C'est par ici. Ah non, par là !

-"Je sais plus !"

-"Je suis tout blanc comme un cachet égyptien."

-"Dis donc, il y a du monde au balcon !"

-Oui, à l'époque,

les Égyptiennes avaient de gros tétés.

-Elles mettaient les mains comme ça.

-Vous savez lire ?

-Ben oui.

-Quand même.

-Je me disais : "Il a pas mis de lettres ?"

-Il sait pas lire.

-Ce sont des lettres.

-Pour vous, ça serait quoi, comme lettre ?

-"A."

Ce sont toutes des lettres. - Toutes ? Même le "Z" ?

- Oui, c'est une lettre aussi. - Non.

Le "Z", c'est pour exprimer le sommeil.

-Exactement.

C'est un bruit.

-Ou alors, pour dire...

Souvent, ils l'écrivent comme une lettre

pour dire qu'il y a une mouche.

Ils imitent une mouche.

Kenny Loggins : "Forever"

...

-Comment ça se passe, avec mes nouveaux ?

-Ils sont toujours à la lettre "A".

-D'accord.

Vous me suivez ?

-Avec plaisir. Monsieur...?

-Mac Calloway.

Jean-Peter Mac Calloway. - Ça vous va bien.

C'est le prof de sport d'Aurly Ouest.

-Ils ont un prof de sport à Aurly Ouest ?

-Mais oui, réfléchis.

Musique inquiétante

...

-Qu'est-ce que c'est que ça ?

...

-M'EN ALLANT PROMENER

J'AI TROUVÉ L'EAU SI CLAIRE

QUE JE M'Y SUIS BAIGNÉ

-Oh non !

Qu'est-ce que c'est que ça ? Qu'est-ce que c'est que ça ?

- Bonsoir. - Bonsoir.

-L'aéroport ferme. Le personnel est en grève.

- Ils exagèrent. - C'est pas grave, mon chéri.

On peut toujours attendre à la station-service.

-OUAIS !

-On est une famille formidable.

-Tu as bien raison, Jean-Jacques.

-D'autant plus qu'en ce moment,

avec un plein acheté, ils offrent une BD.

-WAOUH ! TROP BATH !

Musique inquiétante

Ballade au ukulélé

...

...

*Au personnel de fret, le vol A77-89

attend son déchargement allées 5, 6 et 174.

Merci de vous munir de vos chasubles.

-Où est notre chef ? Ce soir, je dois rendre mon bébé.

-Comme moi. Je dois le rendre à la DDASS.

-Moi aussi, à la DDASS : point commun !

- Point commun. - Oh, yes.

Soi-disant, je m'en occupe plus très bien.

- Comme moi ! Re-point commun ! - Oh, yes !

-T'as dit "yes" ?

Point commun !

On a rigolé. - Ouais : point commun.

Je commence à en avoir marre, d'avoir des points communs.

-Moi aussi, j'en ai un peu marre.

-POINT COMMUN !

-Je vais m'asseoir.

-Attends, tu peux pas...

Musique inquiétante

Alarme

-Oh !

Lumière.

Discothèque, ça fait comme ça.

-Kraken, où tu vas ?

Kraken !

-Wouah !

-Kraken ! Il est dans la discothèque.

Arrêtez ! Il faut arrêter la...

Ouais ! Bien. - Bachi !

C'est bon ! C'est bon !

-Bachi !

-Waouh.

C'est comme des bagages filantes, mais pas rapides.

- Bachi ! - Oui.

*Au personnel de fret, zone tarmac,

zone bagages, T1, T2, T3, procédure d'urgence.

Rendez-vous en zone de sécurité.

-Ouais, une corde molle.

*-...procédure d'urgence. Rendez-vous en zone de sécurité.

-Mais pourquoi ça fait ça ?

J'ai pas commencé le piratage.

-C'est à cause du vol qui arrive d'Allemagne

avec les satellites pour la Guyane.

-Tu as toujours réponse à tout, même si, des fois, c'est faux.

-T'as raison. Merci.

-Bon. Les gars,

respectez mes tops. Si on fait n'importe quoi,

la mission va foirer.

Grésillements

...

Ça appelle une réponse.

*-OK. 3 minutes.

*-Qu'est-ce que tu fous ?

C'est trop tôt. Enlève ton masque.

Respectez les tops, merde !

Quand je dis oui, c'est le masque. D'accord ?

Sinon, c'est non la sécurité, oui, Xavier ?

Tu comprends la France ?

-Voilà, il y a un problème avec les tops.

-Je dois me rendre à Londres pour affaires.

Il faut absolument que j'y arrive.

-C'est général.

-Couvrez-vous, ils annoncent de la grêle.

Xavier, tu peux mettre ton masque.

Ton masque.

L'autre masque.

*-Mesdames, messieurs,

bienvenue à Aurly Ouest.

Nous sommes les Moustachious,

un groupe de terroristes d'une toute nouvelle génération

qui utilisent les ordinateurs ainsi que les gaz endormants.

À ce propos, bonne nuit.

Ronflements

Musique dramatique

...

Il crie.

-Tiens bon ! Tiens bon !

J'arrive !

Grognements d'effort

...

Viens !

Ils crient.

-Waouh.

Oh, merci !

C'était mon plus beau voyage en élastique.

-En l'an 2000, tout le monde voyagera en élastique.

Quoi ? - C'est bizarre

qu'ils se reposent par terre.

-Je crois que c'est peut-être

parce que j'ai appuyé sur tous les boutons.

-Mais t'es...

-Je savais pas. C'est indiqué nulle part.

J'ai appuyé sur un bouton endormeur. Tous les gens sont endormis.

-Quoi ?

-C'est écrit nulle part pour dire où il faut appuyer.

-Mais pourquoi ?

-J'allais pas te laisser seul sur ton tapis mouvant.

-Quoi ?

-Arrête.

-Mais pourquoi ?

-On est où, ici ?

- Dans un aéroport. - Il y a quoi, dans un aéroport ?

- Des aérodromes. - T'es pas idiot, quand même.

- Non, il y en a, là-dedans. - Ben, alors...

-Tu parles à une tronche.

Donne-moi des calculs.

-5 plus 5 ?

-55.

-Hein ?

- Tu me prends pour un imbécile ? - Jamais de la vie.

-Tu sais combien j'ai de QI ? J'ai 40.

- Ouais... Ah bon ? - Ouais, 40.

-Tu fais plus, tu fais 45.

- Merci. - Je t'en prie.

Souvent, ils disent : "T'as au moins 50."

Et je dis : "Non, désolé, j'ai que 40."

-Tu sais c'est combien, le maximum ?

- Je crois que c'est 1 000. - Exact.

Et tu sais qui c'est ?

- Genstein. - Alfred Tangstein.

-Ganstein.

- Alfred Tangstein. - Ganstein.

-"GANGNAM STEIN."

Ils chantonnent "Gangnam Style".

-Alfred Gangnam Stein

Eh bien, je pense...

...

- Alfred Bekelstein. - Je pense qu'il y a forcément

un bouton réveilleur.

-Bien joué, Aurly Ouest.

-On devrait partir.

Qu'est-ce que t'en penses ?

-Peut-être qu'ils sont venus nous aider.

-Peut-être, mais peut-être pas.

Ça fait 1 heure que je travaille ici, et je les ai jamais vus.

-Moi, je me sens pas très, très bien.

-Ah, regarde !

Sifflement de l'air

-Wouah !

-On pourrait enlever

les masques, maintenant, chef ?

-Faut prévenir la police. Tout ça, c'est pas normal.

-C'est pas normal du tout, du tout, même.

Ils se dirigent vers la tour de contrôle.

-Exactement.

Et ça fait quoi ?

-C'est là-bas qu'il y a la salle de muscu antique.

-Mais ça voudrait dire... Que quoi, en fait ?

-Que quoi...?

-C'est là que nous allons, messieurs.

-Tu en comptes combien, toi, des gens à moustache ?

-1, 2, 3, 4...

-Vous voulez savoir

ce qu'on fait ?

- C'est pas à vous que je parlais. - Désolé.

-T'es pas en position de choisir les gens avec qui

tu parles.

-Si. Là, j'ai choisi de parler avec mon ami.

-Comme mon ami dort, moi, ça m'intéresse.

-Tu comprendras rien.

T'as l'air plus con que l'autre.

Ce que vous devez savoir, c'est que nous sommes...

Les Moustachious. - Les Mousta qui ?

-On pourrait enlever les masques, chef ?

Accent américain -Ça fait plaisir d'atterrir à Paris.

J'adore cette ville.

Rappelle-moi qu'il faut que j'achète une mini tour Eiffel, du camembert

et une baguette avant de redécoller.

-Il y a un spectacle, ce soir.

C'est le mime Marceau,

sur la place Ratatouille.

Quelqu'un veut venir avec moi ?

-Pourquoi on parle français avec un gros accent ?

-Eh bien voilà, on y est.

-Non.

Je... y est.

Voilà, rangé.

-What the fuck ?

Je n'ai plus le contrôle de l'avion.

-Ça te contrôle n'importe quel gros-porteur à moins de 20 bornes.

-Excellent système.

-Bientôt aussi pour les sous-marins.

-Du coup, il faut habiter pas loin de la mer.

Avec celui-là, on peut rester sur Paris,

et c'est beaucoup moins... contraignant.

-Qu'est-ce que vous foutez là ?

Vous avez terminé avec les deux cons ?

-Je veux assister au crash.

Ça arrive qu'une fois dans la vie, ça.

Bon...

-Bon. Messieurs, place au spectacle.

Ça va arriver de par là-bas.

- Ça va arriver de là-bas. - C'est ce que je viens de dire.

-Vous avez dit : "De par là-bas."

-Bon. Comme je disais

avant que notre collègue ne décède,

ça va arriver de par vers là-bas.

Du dessus.

OK ? - OK.

-Il croit qu'il va pas schlinguer, l'autre ?

En plus, sur les boutons, ça va tout dérégler.

Chasse d'eau

Où sont les deux cons ? - Ah, merde !

Musique originale de Terminator

...

-Là-bas, viens.

...

- Quoi ? - Rapproche tes poignets.

Allez.

- Aïe ! - Oh !

Allez, vas-y. Aïe !

Aïe aïe aïe.

Aïe aïe aïe.

-Ça va. Moi, ça va.

Et moi, ça va ? - Toi, ça va.

Et toi, ça va ? - Moi, ça va.

Ça fait du bien aux poignets, parce que là...

Tu perds beaucoup de sang.

-Avec un petit pansement, ça ira.

Qu'est-ce qu'on... - Par ici, Bachi !

-Oh là là, tout ce sang !

-Ça va, ça va.

-On a le droit

de perdre combien de litres ?

-Il paraît que les femmes peuvent perdre jusqu'à 15 I par mois.

-Je peux pas te laisser comme ça, là.

Oh là là...

La chance ! Pour soigner tes trous de balles :

un liquide.

Non.

Chut !

Yes ! Yes ! Double yes ! La chance !

Des graines !

*-Groupe d'intervention. On entre dans la tanière.

Obscénités en anglais

-C'était pas un train d'atterrissage, ça ?

-Aurly Ouest, on vous entend plus !

À mes amis de la police : je vous invite

à quitter l'aéroport. Je vous demande

*de transférer 50 millions de francs,

sur des comptes numérotés que je vous faxerai

dans l'immédiateté.

Sans quoi,

un avion s'écrasera toutes les 30 minutes.

Et autant vous prévenir

que cette fois-ci,

ce sera avec des passagers.

-Et dire qu'ils "croivent" que ma motivation, c'est l'argent.

-Ils "croivent"

n'importe quoi. - Ils se cassent

de par les sorties.

-C'est ironique, là ?

Toi, ta façon de dire "de par les sorties" ?

-Ah non, pas du tout.

Je pensais qu'on disait comme ça.

On dit pas comme ça ?

-Si, justement.

-C'est cool, alors.

-C'est super cool.

-On pouvait "croiver" qu'il se moquait.

-"Croiver" ? Carrément ? Mais toi, tu te fous de ma gueule !

-Non, non.

Non !

-"Croiver"...

N'importe quoi.

-Que demandent-ils ?

-Beaucoup d'argent, selon un schéma bancaire

si compliqué qu'on ne pourra pas

retrouver sa trace.

-On m'avait promis la Culture. J'aurais eu tous mes week-ends.

-Et moi, un congé maternité.

-On a tous nos petits soucis.

C'est quoi, ce boîtier

qui radio-télécommande tout ?

-C'est une console identique à un pilote automatique.

-Ils semblent être à la pointe, en ordinateur.

-Oui. Je crois, monsieur,

que c'est une toute nouvelle forme de terrorisme

qu'on pourrait appeler le "cyberterrorisme".

-N'importe quoi.

Appelez ça I "'ordinateur-terrorisme".

- Ah oui ? - Oui.

Ils détournent avec des ordinateurs ?

-Eh ben oui.

-Voilà, c'est logique.

"Cyber", on comprend pas. On se demande pourquoi "6"...

On va déployer un périmètre de sécurité autour de l'aéroport.

-Déjà fait.

-Des otages ?

-Le personnel et les voyageurs ont été gazés.

Ils sont dans un coma qui peut durer des heures.

-Il y a pas une seule personne valide ?

-Non.

-Faites venir le général Mangederme.

Le téléphone sonne.

-Oui ? Oui. Ah oui, d'accord.

Avant de se retirer,

un de nos groupes d'intervention aurait repéré deux...

deux bagagistes réfugiés sur le toit de la tour de contrôle.

On fait quoi ?

Il chantonne.

...

-Si je vous dis "fête de la Musique" ?

Pas "faites de la musique", vous êtes nulle.

Non, "la fête de la Musique", ça vous évoque quoi ?

Moi, je vois des gens qui dansent dans la rue.

Des saltimbanques, des tambourins, avec des enfants,

des pompiers qui bloquent les rues...

Tout d'un coup, la pluie. Oh non, pas la pluie !

Pas la pluie, pas la pluie Pas la pluie

Pas la pluie, pas la pluie

Pas la pluie

-C'est une réflexion que je dois avoir maintenant ?

-On était sur quoi ?

-Bagagistes.

-Les 2 bagagistes au-dessus du groupe d'ordinateur-terroristes.

Entrons en contact avec eux.

-Vous pouvez me laisser un petit moment, rapport à mon accouchement ?

J'hésite entre Stéphanie et Marie-Joëlle.

Qu'en pensez-vous ?

-Moches, les deux.

Vous restez discrète,

sur mon idée.

Chut !

-La quoi ?

-La main gauche. Tu l'as trop serrée.

- Ah bon ? - Oui.

Oh, désolé. C'est bon, là ?

-T'as pas compris quand j'ai dit "la main gauche".

-Je pensais à la "résuvergence".

-C'est quoi ?

-C'est quand tu "résuverges".

-Ah oui.

-Je "résuverge" souvent après un repas.

-C'est ça ? Je connais.

On peut sortir.

-N'y va pas, non !

Si ça se trouve, ils font semblant,

et après, ils nous tuent ! Coup classique.

-Classique, évidemment, bien vu !

-Mais j'ai pas trop de mérite.

J'avoue, j'ai lu "Les 100 Coups classiques jamais utilisés".

-Ils ont jamais été utilisés ?

- Si, justement, jamais. - D'accord.

-Ils avaient été utilisés une fois. Tous utilisés.

-Jamais une fois ? Combien ?

Grincement

-On dirait que tu "résuverges".

- Non. Écoute. - Ça fait "groud, groud".

-C'est pas moi.

-C'est la boîte qui a faim.

-Non. Il y a quelque chose, dedans.

Il y a quelque chose. Va voir.

Va voir.

-J'y vais. T'inquiète pas.

-Je m'inquiète pas. Vas-y.

- T'inquiète pas. - Non.

-Non, il faut pas que tu t'inquiètes.

-J'espère qu'il t'arrivera rien.

-T'inquiète pas.

- Courage. - J'y vais.

-Vas-y.

Tu t'inquiètes ? - Un petit peu.

T'inquiète pas, toi. - J'ai peur pour toi.

-T'inquiète pas, j'y vais.

-Vas-y.

T'inquiète pas.

Comment tu fais ? - Il faut tourner la tête,

pour que ça ferme.

-Moi, il se ferme pas.

-Si t'es comme ça, ça ferme pas, tu fais comme ça, ça ferme.

Si tu veux fermer l'autre, ça fait comme ça.

T'inquiète pas.

-Et merde...

-T'inquiète pas.

-Courage.

-Regarde.

Des éperviers !

Yes, on est sauvé, yes !

-YES ! YES ! YES !

-Hé, attends.

Pourquoi on est sauvés ?

-L'épervier est également appelé "la fourmi volante".

Elle peut soulever jusqu'à 10 fois son poids.

-Ils vont pas aller nous chercher un avion ?

-Tu réfléchis décidément jamais.

Il y en a plus là-dedans.

-J'ai l'impression.

-À mon signal, tu tires sur la tige,

ça ouvre la trappe, j'ouvre la cage,

j'attrape les oiseaux et je pars en volant prévenir la police.

-D'accord.

- Bonne soirée. - Merci.

-À tout à l'heure.

T'es prêt ?

-OK. Prêt.

-Parce que quand je vais ouvrir la cage,

ça va partir très, très vite.

À 3.

Go !

-Tu as même pas attrapé les oiseaux.

-Quoi ?

T'as pas ouvert ! J'ai attrapé les oiseaux.

Après, j'ai fait : "Non, il a pas..."

J'ai dit : "Bachi, Bachi ! Ouvre la trappe,

"sinon je vais m'écraser !"

J'ai lâché, je suis retombé là, après.

-Mais, si t'avais dit "3"...

- J'ai dit "3". - Non, t'as dit "go".

-J'ai dit "Go ! 3."

-La prochaine fois, tu devrais dire :

"3 ! Go."

-En fait, j'ai fait exprès, au cas où les oiseaux écoutent.

-Les oiseaux, les éperviers, ça écoute pas.

-Ah bon ? Et les perroquets, ça parle pas ?

- Si. - Eh ben, c'est des perroquets muets.

Une sorte de perroquets écouteurs.

-Mais fallait me le dire !

-Mais n'en disons pas plus. Les perroquets ont des oreilles.

Vérifions quand même qu'ils soient bien endormis.

-Ben là, il écoute plus.

-Parce que j'ai mis la chaussure sur son oreille.

-Bien joué.

-Comme ça, je peux m'avancer

et nous préparer un petit épervier aux petits oignons.

-Le général Mangederme est sur place.

-Détournez les vols commerciaux sur Le Bourget.

On a des nouvelles des deux bagagistes ?

-Non.

-Parfait. C'est encore loin, ce foutu QG ?

-A priori, on l'a dépassé depuis déjà 5 m.

-D'où le mur...

-Monsieur le ministre ! Ici.

-Pas de nouvelles ?

- Négatif. - D'où puis-je leur parler ?

-D'ici, monsieur.

Appuyez ici et parlez ici.

-Ici, c'est le ministre de la Cult... C'est le ministre de l'Intérieur.

Il faut arrêter le massacre : vous avez causé la mort de 3 pilotes,

et la mort... la mort...

La mort...

"C'est une surprise que l'inconcevable fait au concevable".

François Valéry.

-Paul Valéry.

-Oh... Sûre ?

-Oui, quasi certaine.

-Alors c'est pour ça qu'ils m'ont pas filé la Culture.

Vous avez quoi, avec votre ventre ?

-Je suis toujours enceinte.

-C'est le moment ?

-J'avais pas prévu tout ça il y a 9 mois.

-Ah, voilà, voilà, hein.

C'est la base du métier : prévoir l'imprévisible.

-Au bout de 9 mois, on accouche.

- Vous verrez ça avec mon assistante. - C'est moi.

-Arrêtez d'accoucher, maintenant.

Dites-nous vos revendications.

Ici, on a des problèmes avec madame mon assistante

qui accouche tous les 6 mois.

-Non. C'est 9 mois,

et c'est une seule fois. - Mais oui, bien sûr...

Elle est sotte.

- Ah bon ? - Oui.

Grésillement strident

...

*-Je vais vous faire une brève présentation de qui nous sommes,

monsieur le ministre.

-Quel trucage. On dirait le masque qui parle.

*-Par politesse, je vais commencer de par moi.

-Il me dit quelque chose. Soldat !

Est-ce qu'on peut tenter de démoduler sa voix ?

*-Je me suis intéressé, très jeune,

à un système développé par l'armée américaine appelé l'Arpanet.

Je vois d'ici vos visages ahuris.

"L'Arpanet, qu'est-ce que c'est ?

"Je comprends pas, j'ai... J'ai peur."

Ah, la France...

La France, comme d'habitude,

en retard sur tout ce qui peut bousculer son ordre établi.

Le vieux pachyderme napoléonien n'a donc pas daigné prêter attention

à ce qui, pourtant, préfigurait déjà l'avenir.

Oui, messieurs, une révolution était en marche,

et vous, peuple bourgeois et moyenâgeux,

vous ne la regardiez pas passer, vous ne saviez pas qu'elle "existât".

-On dirait du Balzac.

Il est payé au mot ?

-Il n'a pas bossé son intervention.

*-Si, général Mangederme. J'entends.

-Comment il connaît mon nom ?

*-Inutile d'appuyer sur le bouton.

-Bouton... Voilà.

La somme que vous exigez va être compliquée à réunir en une nuit.

-Ben non. On a une caisse noire

pour les opérations spéciales.

-Vous êtes conne.

-C'était exprès pour vous faire chier.

*-Ne m'enlevez pas le plaisir que j'ai

de faire ce speech préparé...

-Je connais cette voix.

*-Adolescent,

je n'étais pas taillé pour le sport.

Et Molière...

me faisait vomir encore plus que les cours de handball.

Je conchie Baudelaire.

Les maths me fascinaient.

Un véritable terrain de jeu, pour moi.

-Allez, envole-moi.

Envole-moi, allez.

Dommage, ils sont pas réveillés en même temps.

Tu vas te réveiller, petit oiseau. Regarde ton frère.

Il est réveillé.

Allez, tu peux...

Aïe aïe aïe !

Aïe aïe aïe !

Aïe aïe aïe !

-À 20 ans, je décide

de faire mes études dans les States.

Ah, les States...

Plus grands, plus larges, plus longs...

-Oh, Jean-Peter...

-Tu as un problème de visette.

-Jean-Peter ?

Jean-Peter ! Jean-Peter !

Jean-Peter !

C'est moi,

le nouveau bagagiste !

Jean-Peter !

Ouvrez-moi.

Il y a des types qui...

Son dos sonne comme une cornemuse.

...

- Ça va, Bachi ? - Ça va.

-T'es sûr ?

-Ça va, ça va.

- T'as des flûtes dans le dos. - Ça part.

-Qu'est-ce qui se passe ?

-C'est très, très grave.

Des gens déguisés font écraser des avions.

-Écraser des avions ?

- Pas des, un. - Un ?

- Un, oui. - Un quoi ?

- Un avion. - Qui s'écrase ?

- Qui s'est écrasé. - "Sept écrasés" !

Ils prévoient d'en faire écraser six autres ?

-Ils vont en faire écraser six autres ?

-Ils peuvent même faire péter l'aéroport.

Il faut se barrer.

Allons-y.

-Donc, à 20 ans,

fraîchement inscrit à l'université de Yale,

je travaille en binôme avec John Givens

sur le développement des connexions entre ordinateurs

*personnels et méga computers.

-J'espère qu'il a pas 55 ans.

*-Je vous entends toujours, là. Oui, j'ai 55 ans.

-Je ne parlais pas de vous, je parlais de mon assistante.

-J'hallucine sur la méchanceté du mec.

J'ai 36 ans. - Oh, menteuse ! Oh là là.

La reine des connes ! Saluez vos sujets, vieille conne.

-Bon, OK. 39.

-39 ?

*-Je reprends. - Allez-y.

-Je ne savais pas, à ce moment-là, que je rentrais dans l'ère

*de la cybercivilisation.

-Ah ! Bouton.

J'imagine que vous voulez parler de l'ordinateur-civilisation.

*-N'importe quoi !

-Pas si conne, la vieille conne.

-Vous êtes fière de réfléchir comme les terroristes ?

-C'est le bon sens.

-Le bon sens, ça aurait été de ne pas devoir accoucher maintenant.

Ou d'être un homme.

Ça, c'est le bon sens.

-Jongleur de rue, va ! Saltimbanque !

Vous savez ce qu'il a comme grand projet ?

- Fantine... - Karine.

Il veut faire une "fête de la Musique".

-Je ne m'étais pas arrêté sur l'appellation, n'importe comment.

-À l'aide !

À l'aide ! À l'aide !

À l'aide !

Non. Pas par là.

*-Il est encore en vie, celui-là ?

Mais tu fais chier, à la fin, merde !

Faut combien d'essais

pour abattre 2 gogols ? - Janouniou.

Colonel Janouniou,

c'est vous ?

-Je vous recontacterai "en ultériorité".

-Jean-Jacques Janouniou !

- Le fils de Jeannine et Jean-Jean ? - Oui.

-Merde, il a capté que c'était moi.

-Ce vocodeur d'occasion marche très, très bien.

-5 ans de prépa, 1 an de répétition, et voilà !

Je risque de me faire gauler parce qu'on a pas acheté la bonne machine.

J'hallucine, quoi.

Faire des économies de "coups" de chandelle

pour cet appareil...

-Ça faisait une différence de 200 F.

-Arrête. Tais-toi.

Merde ! 200 balles.

-Ce n'est pas une économie de bouts de chandelle.

- "Coups" de chandelle ! - Si vous voulez...

-Ça se dit comme ça, point.

-Cette économie de...

-"Coups" de chandelle...

-Elle nous a permis de venir en taxi et pas en métro.

-Hé oh !

On est les Moustachious !

On est pas là pour faire rire, on est là pour faire peur,

avec des voix déformées, avec des symboles :

masques... - Guitare, batterie...

-C'est quoi, la vanne ? Je l'ai pas.

-C'est le nom, Moustachious.

-Quoi ?

Action directe, Brigades rouges, Sentier lumineux,

c'est des vieux noms, tout ça.

Moustachious, ça fait moderne.

-Quand j'en parle à des amis, ils disent tous

que c'est des gros Mexicains à moustache.

-"À des amis" ? Des amis ?

Tu parles de notre coup à des amis !

-Pas vraiment parlé. J'ai testé le nom sur des proches,

et c'est ce qui ressort.

J'ai dit que c'était le nom d'un groupe.

-"Le nom d'un groupe" ?

-En fait, non...

J'ai dit un nom de cirque.

Et ils ont tous trouvé ça bien.

Ça m'a fait chier.

Je dis ça pour vous, pour nous, pour le groupe.

-Les bras me tombent.

-M'en tombent.

Téléphone

-Oui, d'accord.

Chef, oui alors, on a repéré 2 individus, oui. Alors non,

il faut pas, s'ils sont... ils doivent être sans doute

bloqués au rez-de-chaussée. Serait-il oui, ou...?

Quel est votre avis, ou... ou plutôt non ?

-Quelqu'un a compris ?

-Oui, je, moi. Disons moi.

-Disons quelqu'un d'autre, surtout ?

-Oui, d'accord. C'est non, pour moi.

-Je...

comprends pas, là.

Kenny Loggins : "Forever"

...

-Ça va. Ça saigne plus.

Il faut attendre un petit peu que le sang revienne.

Mon petit copain m'a trop serré les boules.

-Ton petit copain

t'a trop serré les boules ?

-Mais ça va.

Non, ça va super.

- Tu vois ça ? - Oui.

-C'est un putain de mélange hyper-protéiné.

J'achète ça en Russie.

C'est à base de kiwi, si tu vois ce que je veux dire.

Allez.

...

-J'ai oublié d'aller récupérer mon bébé.

-Tu as des enfants ?

-Oui...

Ça te gêne, toi ? - Non.

Moi aussi, j'ai un petit.

Je l'ai appelé Peter.

-Peter Mac Calloway, dis donc.

Il s'entendrait bien avec mon gamin.

Jean-Peter !

Jean-Peter !

Jean-Peter... Tu me déboules pas les pieds ?

...

Il parle allemand.

-Nous entamons notre descente

vers la base militaire de Villacoublay.

Les jumeaux sont bien au chaud.

*-Posez ça en souplesse.

Ces satellites vont nous changer la vie.

-Je suis allemand,

donc vous aurez un atterrissage des plus propres, car je...

J'ai perdu le contrôle.

Nous changeons de cap. Pourquoi je parle en français ?

Musique originale de Terminator

...

La musique déraille.

...

-Alors, comme ça... Incroyable !

Vous retournez à votre "éperviertrie" plutôt que de m'écouter ?

Moi, j'ai un bébé qui m'attend à la maison, vous, non.

Vous avez même pas de maison, vous avez une maison en fer.

Je suis pas content, content.

Oh non.

Et on va voir, maintenant, qui est le chef des éperviers.

Vous m'écoutez ?

Vous regardez n'importe comment.

Un coup, vous regardez comme ça, après...

Ici.

T'as vu...?

Il a vu ? Qu'est-ce que t'as vu ?

-2 bricks à l'œuf, 2 bricks au thon,

2 chawarmas, 1 poulet et 1 bœuf, des cornes de gazelle...

Je peux avoir un peu de silence ?

Je vous remercie.

Non, pas de sauce à l'ail, parce que je voyage derrière.

Je vous paierai comme d'habitude, lundi en 8.

Eh ben, en 15. Voilà.

Vous me raccrochez ça.

On était sur quoi, là ? Ah ben, Janouniou !

Vous l'avez reconnu ? - Quasi.

-Comment, "quasi" ?

-Je vais confirmer mon hypothèse.

-Eh ben, faites.

-J'espère me tromper. Vraiment.

Ça sonne.

-Mais c'est moi, ça.

Si, si. Si, c'est moi.

J'ai pas l'habitude.

Ça se met toujours dans des endroits impossibles, ces trucs.

-Il entend pas.

-Je suis con. Il s'était glissé derrière mon passeport.

Allô ?

*-Allô, colonel Janouniou ?

- Qui m'appelle ? - Ici le général Mangederme.

Je peux savoir où vous géolocaliser ? - Bien sûr.

Je fais des petites courses.

*-Vous êtes avec votre femme ?

-Affirmatif. *-Je peux lui parler ?

Colonel ? - Oui, bien sûr.

C'est juste qu'elle est partie

au rayon chips avec les enfants.

Chips. Nous sommes très chips, dans la famille.

Ce sont des chips... personnelles.

Basile, mon petit, tu peux aller chercher ta mère au rayon chips ?

-Quoi ?

*-Colonel ? - Bon...

Tiens, la voilà, mon général.

Je vous la passe. Chérie, c'est le général Mangederme.

Il veut te parler.

-Oui ?

-Bonjour, Anne-Séverine. *-Bonjour, général.

-C'est bien elle. (-Prends une voix de tête.)

*-Ça se passe bien, Anne-Séverine ?

-Très bien. Nous venons d'acheter des chips personnelles...

(-Faites des bruits d'enfants.)

- Quoi ? - Allez !

-Maman, maman...

-C'est le colonel Janouniou qui est derrière tout ça.

-Vous êtes sûr ?

-Catégorique.

Sa femme...

s'appelle Maurisse.

-Sa femme est un homme ?

Alors, moi, je vais vous avouer un truc.

Kenny Loggins : "Now and Then"

-C'est le début de l'été, je marchais...

-Non, Maurisse, "sse".

C'est une femme. - Bien, d'accord. Voilà...

Ben, voilà.

-J'ai cru que vous alliez avouer quelque chose.

-J'aurais adoré avouer... rester, mais là, on est vendredi,

je dois emmener un ami à Marrakech.

Donc, Caro... - Karine.

Catherine, vous me tenez au courant si ça bouge,

parce que là, ça risque d'être long

et la Mamounia, c'est "once in a lifetime".

Bon week-end à tous !

-Mais qu'est-ce que c'est

que cette "Scheisse" ?

On est en pleine campagne.

Ici le commandant von Strudel.

C'est quoi, ce bordel ?

Où suis-je ?

Allô ?

*-Commandant von Strudel ?

Restez dans l'avion. Nous venons sécuriser la zone.

Encore une fois : restez dans l'avion.

-Nous ? Qui "za", nous ?

"Ki za nou" ?

"Kizanou" ?

*-...à la hauteur de nos ambitions.

Et donc, me voilà reparti avec la Givens team,

dont je vous ai parlé "en antériorité".

-Merde !

La clé est dans la serrure, mais de l'autre côté.

-C'est bon !

C'est bon.

-Yes !

-Well, well, well...

Votre petite balade s'arrête ici.

Mais il a gonflé, le petit.

Il est devenu gros. - D'où je suis gros ?

-Il faut vous faire la bise, parce que c'est le moment...

de se dire au revoir.

Il rit.

Il éternue.

...

-Il peut vous soulever.

-Comme ça, je serais plus haut et je pourrais lui tirer...

Une balle !

-Maintenant, c'est terminé, les guili-guili.

Je suis pas content, content.

Maintenant, tu vas te diriger où est-ce que je te dis.

-Bonne nuit,

les enfants.

Il crie.

...

-Vous avez un oiseau dans le pied.

-Parfaitement, et ça s'appelle un épervier puni,

qui a été étiré, plumé et ensuite durci

parce que j'étais pas content.

- Kraken, c'est toi ? - Oui.

Et je te présente son petit frère. Salut, Mickaël.

Bon voyage !

-C'est le plan Épervier.

-T'as des éperviers dans le pied.

-T'AS DES ÉPERVIERS DANS LE PIED !

-Eh ben, eh ben, eh ben !

On dirait que tu es vraiment bon à rien, toi.

Tu n'as pas pu les abattre.

-Là, j'allais les...

-Tout à fait.

-Oh non...

-Voilà ! J'en pouvais plus, de ce boulet.

-Chef, je ne veux pas dire contre vous,

mais c'était un boulet avec un brevet de pilote, quand même.

Et sinon, c'était oui pour le voyage, quand même.

Ou non ?

-Ah ouais, merde !

-Moi, je sais piloter.

-Toi, tu sais piloter ? Un Noir ?

- C'est un peu raciste, quand même. - Un peu ?

Mais c'est complètement raciste, Bamboula !

Saint-Exupéry,

c'était Le Petit Prince, pas le petit prince de la sape.

-Je peux vous être utile en tant qu'otage.

Posez-moi des questions.

-"Posez-moi des questions" !

Il est bon, le gros.

-Et s'il connaît une sortie discrète pour partir d'ici

et rejoindre la zone de fret

sans se faire griller par les flics, chef ?

-Parfaitement.

Je voulais lui demander. C'est mon idée.

Donc...

Y a-t-il une sortie pour partir d'ici et rejoindre la zone de fret

etc., etc. ?

-À la salle de muscu, il y a un passage secret.

-Je vous l'avais dit : il est bon, le gros.

T'es mon gros préféré.

*Trois mois plus tard,

je me rends compte que les connexions entre les systèmes

sont trop lentes, et qu'un réseau à base de fibres

ou autre serait plus performant et à la hauteur de nos ambitions.

Et donc me voilà reparti avec la Givens team,

dont je vous ai parlé "en antériorité".

En labo, avec quelques essais sur des rats, nous avons prouvé...

-Et si, depuis tout à l'heure,

on écoutait un enregistrement, comme des cons ?

Et si les ombres qu'on voit, là, c'étaient des leurres,

comme des pantins articulés ?

-Maman...

Heureusement, j'avais mes plaques militaires

de quand j'étais pilote et qu'il y en avait là-dedans.

Ça a dû bloquer les balles, la chance !

-Ah ouais !

La chance !

-La double chance, yes !

Merci, mon Dieu, Tu es de toute bonté.

-Kraken !

On doit aider Jean-Peter. Ils vont l'abattre

et le prendre en otage. Viens.

Oh ! Oh !

Cris de joie

...

-Allez ! Allez !

-Il y a une bagnole. Vous allez la vider.

Bravo ! Pile à l'heure.

-Énorme coup de bol. J'ai galéré.

Ils ont coupé l'accès à l'aéroport, ces cons !

-Mais t'es con, ou quoi ? C'est nous.

Vous, montez dans le camion,

moi, je prends la bagnole. Vous me rejoignez.

-Allez !

Désolé, mais c'est vraiment pas ton jour.

-Je pourrais encore...

-Je vais tirer à côté.

- D'accord. - OK ?

Il crie.

Putain, t'as abusé, au niveau du cri, là.

-C'était quoi, ce cri ?

-Tout va bien. Il est mort.

- C'était quoi, ce cri ? - Ça va.

-Aïe, aïe, ouille !

-Voilà. Là, il est mort.

Comme toi, dans pas longtemps.

-Bien, bien, bien. Il faut voir le bon côté des choses.

On a encore les valises,

il fait plutôt doux, pour la saison.

-Arrête, Jean-Jacques.

C'est nos premières vacances avec elles depuis ma dépression.

-Carole, ça fait 2 ans que je te trompe.

Alors, le mauvais côté des choses ?

Pleurs

...

Voilà, doucement, vas-y. Chiale.

Chiale encore, chiale toujours.

Quelle famille de merde.

...

-Heureusement, j'avais mon lingot d'or porte-bonheur.

-S'il vous plaît !

S'il vous plaît, s'il vous plaît ! Monsieur !

Bonjour.

Vous n'auriez pas vu... La honte, elles pleurent.

Vous n'auriez pas vu un gros

avec beaucoup de charme, goût kiwi ?

-Un gros Noir ? Il est dans le talus.

-Oh, merci.

-Ils l'ont abattu.

-Jean-Peter ?

Oh non ! Non !

Non !

-Pourquoi tu dis "Non" ?

-Parce que c'est Jean-Peter.

-Qu'est-ce qu'il a, Jean-Peter ?

-Il est dans le fossé !

-C'est pas grave, d'être dans un fossé !

-Si, quand on est mort.

- Il est mort ? - Oui !

Non ! Non ! Non ! Non !

Non ! Non ! Non ! Non !

Non ! Non ! Non ! Non !

Non !

-Heureusement, j'avais mon haltère porte-bonheur.

-Jean-Peter ? Jean-Peter ?

Jean-Peter, t'es vivant.

Jean-Peter !

Jean-Peter !

Kenny Loggins : "Forever"

Je suis trop content.

...

Eh ben, dis donc ! - Jean-Peter !

-YES ! YES ! YES !

...

...

-On a eu beaucoup de chance, tous les trois.

Le mieux, c'est qu'on rentre à la maison.

-Je les ai entendus parler. Je sais ce qu'ils veulent faire.

-Moi, je pense que Jean-Peter est sous le choc,

et le mieux, c'est de prévenir la police.

Ne me touchez pas.

-Ils ont détourné deux satellites de télécommunication

qu'ils vont revendre aux USA.

On sera à jamais en retard sur la téléphonie mobile.

-Vous dites : "On sera 'jamais' en retard",

donc c'est pas grave.

-"À jamais", c'est une expression.

Ça veut dire "pour toujours".

-Mais non. "Jamais", ça veut pas dire "toujours".

C'est "toujours" qui veut dire "toujours", aussi.

-Parfois, face à des situations difficiles,

il faut faire passer l'intérêt général avant l'intérêt personnel.

C'est grave, un retard sur la téléphonie mobile à jamais.

-Ouais, je m'en rends compte, mais... C'est quoi, téléphonie mobile ?

-Tu sais pas ?

Un mobile-home, c'est une caravane sans roue.

Et un téléphone dans un mobile-home,

ça fait un téléphone mobile-home.

- C'est ça ? - Oui.

-C'est pas très grave, alors.

Il y a pas beaucoup de mobile-homes en France.

Sauf chez les romanichels.

Mais on s'en fiche, d'eux.

- Non. - Ben si. Je les aime pas trop.

- Personne les aime. - Donc ça va.

-Il a raison, mon ami Kraken.

-Demande-lui.

-Si les romanichels n'ont plus le confort,

ils vont repartir dans leur pays.

-Eh ouais. Comme ça, on sera peinards.

Mais c'est le principal prédateur du hérisson.

S'il y a plein de hérissons parce qu'ils les mangent pas,

impossible de marcher.

Imagine, tu veux aller à la tour Eiffel.

-AÏE AÏE AÏE !

- Je vais sur la Côte d'Azur. - Jean-Peter !

-Sors de là.

Allez, barre-toi.

-Jean-Peter, attends-moi.

-Attends. Et pour ton bébé ?

-Dans deux heures, tu lui donnes trois cuillères,

et pareil pour Peter, le petit de Jean-Peter.

-Trois cuillères de quoi ?

C'est des biberons !

Trois cuillères de biberons ?

*Monologue de Janouniou

...

-Mon général !

Mon général !

- Soldat. - Les radars

ont repéré un Transall en provenance d'Allemagne

détourné de sa trajectoire.

-Merci.

Quel rapport avec notre affaire ?

-Ben, c'est un avion détourné.

Comme l'avion américain qui a été détourné.

-Oui, c'est simpliste. Et...?

-Ce Transall transportait des satellites.

Ils ont été détournés sur un aérodrome à moins de 50 km d'ici.

Et il y a également à bord une...

(une charge nucléaire.)

-Une charge nucléaire qu'on avait commandée ?

Non. Que d'autres avaient commandée ?

Ces terroristes pourraient anéantir Paris ?

-Exactement.

-On va donner l'assaut de la tour de contrôle... Oui ?

-Ce que j'essaye de vous expliquer,

c'est que la voix qu'on entend

et les ombres dans la tour ne sont que des leurres.

Ils détournaient l'attention pour mener à bien cet autre projet.

Tu vois le rapport, là ?

-Là, oui.

Des hommes parlent allemand.

...

-Ah, enfin !

-C'est nous !

-"Kizanou" ?

-Colonel Janouniou.

On vient récupérer les satellites. Sont-ils dans l'avion ?

-Non. ils gambadent dans la prairie.

Évidemment, ils y sont toujours.

-Fais des vannes.

J'aurai toujours du mal avec l'humour allemand.

Nous ! "Kizanou" !

Rires

On se retrouve dans le grand hangar pour le grand final.

-Avec ta grand-mère pour faire du grand huit ?

-Pardon ?

Pépiement d'oiseau

Croassements

-Non, je disais... direction le grand hangar.

Comme on a un gros camion.

Comme on avait dit que...

-Oui, oui.

Fais très attention de vers toi.

-Merde !

-Messieurs, chapitre 3.

La "résolvation" !

- Je pense que c'était la révolution. - Profitez

des derniers moments de ces beaux satellites.

Car à partir de maintenant, ça va aller très, très vite.

Désolé, la France, mais tu resteras toujours à la traîne

en termes de téléphonie mobile,

vu que je fais

de la bouillie de tes satellites.

Et comme ça, tu l'as dans le cul !

Cris énervés

...

-Pourquoi il a pas fait écraser l'avion ?

C'est nul. On a aucune envergure.

-Oui.

Oui, j'aurais pu le faire écraser, et on était chez maman à 20 h.

Mais où est le plaisir ?

Le plaisir du beau geste.

Petits cris énervés

-Pas super beau, le geste.

-Qui d'autre

veut faire des vannes ?

N'importe comment.

J'avais aussi prévu de les balancer sur Paris

avec cette petite boîte.

C'est comme une boîte à chapeau en forme d'attaché-case

avec une bombe dedans,

tout simplement.

Pour le symbole.

Comme ça, il y a le symbole, le beau geste

et un gros trou.

Et comme ça, tout le monde

est très content.

Rires

Oh !

Coup de feu

-Il en a tué deux en quatre minutes.

Il en reste cinq, donc, dans 17 minutes,

il aura abattu tout le monde.

On pourra l'encercler. - Et on aura l'effet de surprise.

-Au bébé, je lui donne

trois cuillères de quoi ?

-Comment t'as fait ?

-Comme moi, il a eu une prise de conscience.

J'ai autant de raisons que vous de nuire

à ce groupe dont le chef

ne respecte pas ses membres.

Il m'a chié dessus depuis le début de l'opération.

-Non, il vous a tiré dessus.

-C'est pareil.

Mais on a un énorme avantage, ils croient qu'on est tous morts.

-Alors qu'on est même pas morts.

*-Sauf si t'as laissé ton talkie ouvert tout le temps, machin.

Et on dit : "Qu'ils croivent." Coup de feu

-Oh non !

-Dites...

à mon jeune frère jumeau que je l'aime.

-D'accord.

-J'aurais aimé fêter ses 40 ans qu'il aura en 2001.

- Non... - Non !

-Le pauvre. Il aura même pas eu le temps

de voir son frère jumeau avoir 40 ans en 2001.

C'est pas "yes".

-Mais qu'est-ce que t'as branlé ?

-Vous l'aviez déjà flingué.

Je me suis dit : comme il était déjà mort...

-C'était notre 2e chance. C'était notre pilote.

-C'était pour le beau geste.

Le symbole,

avec la "résolvation"...

-Ici, les 2 cons !

-Il connaît nos prénoms.

Hé, point "con-mun".

Parce qu'il a dit "cons". - Hé !

- Oui, oui. - On arrive.

-Et les deux autres qu'on a déjà tués ?

-Jean-Peter, tu viens ?

-Non, il m'a pas vu.

-Il a dit tout le monde, donc tu viens.

-Il a dit "les 2 cons".

-C'est pas grave. Nous, on y va déjà,

et s'ils ont besoin d'un autre otage, on dira qu'il y en a un caché.

-Mais non, ils croient

que je suis mort.

-Mais enfin, on est une famille. Aurly Ouest en force.

-Non.

Je suis pas homo.

Kenny Loggins : "Forever"

...

-C'est pas grave, t'inquiète pas.

-De toute façon, il sent trop le kiwi.

-Désolé.

Excusez-moi, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Moi !

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Il y a un otage caché derrière la passerelle.

Tu viens, c'est bon, il t'a vu.

Il t'a vu, désolé. Il est là, c'est lui.

C'est le gros. - Salut.

-Ben... C'est mon gros préféré, génial !

On a enfin notre pilote.

Bon. Tu descends,

tu vas nous faire décoller mon zinc pour lâcher une caisse sur Paris.

OK ?

-Vous avez l'heure ?

-Quoi ?

-Il a à peine détérioré les panneaux des satellites.

On donne l'assaut.

-Il y a encore deux otages à l'intérieur.

-Vous savez ce qu'on risque, avec cette charge nucléaire ?

-Bon. Ben... OK.

-Attendez.

J'ai peut-être une idée.

Ce serait sympa d'avoir votre confiance dès le début.

C'est fatigant de nager à contre-courant.

Respectez-moi. Je suis enceinte, merde.

- On bouge plus. Police. - J'ai rien fait !

J'ai rien fait !

- Contre le mur. - Me faites pas de mal.

-C'est une clope.

-Une dernière volonté ?

-Oui : avoir mille dernières volontés.

-Je suis pas un génie.

-ATTENDEZ !

-On a chacun un bébé. Il faut leur donner un biberon dans 1 h.

-Oui. Et moi, la chance, c'est que j'ai le biberon, ici...

- Moi aussi. - Avec moi.

Si ça vous dérange pas,

faut juste vérifier s'il est pas trop chaud.

-C'est brûlant.

Hé, arrête.

Moteur d'avion

...

-Qui a mis l'avion en route ?

Vous deux, suivez-moi.

Allez, montez.

-Un, deux, trois...

-Oh là là, montez !

-Deux minutes, hein.

Presque...

-Deux saumons, deux vieux saumons.

-Il n'y en a que 3 dans le monde,

dont une pour les sous-marins.

-Je peux ?

-C'est très sensible.

Il rit.

-C'est bien.

- Vous faites quoi ? - Je sais pas.

-C'est l'avantage de l'armée, j'ai eu tous mes permis gratos.

-LA CHANCE.

-Vous allez nous faire comme à votre ami, après ?

-C'était pas mon ami, mais certainement.

-À nous 2, colonel Janouniou.

-S'il vous plaît,

détruisez pas Paris.

-Et pourquoi je ne le ferais pas ?

-Non, c'est vous, dites-nous pourquoi je ne le ferais pas.

-Je vais vous raconter une histoire.

Il y a 15 ans, ma mère était très malade,

atteinte d'un rhume incurable.

J'ai jamais pu la joindre : sortie acheter des mouchoirs.

Impossible de laisser un message,

vu que cette pourriture de législation française

n'avait pas encore homologué

les appareils high-tech venus des States appelés "répondeurs".

- Y en beaucoup, dans les théâtres. - Non.

-C'est un appareil qui enregistre des messages sur des microcassettes.

-LA CHANCE !

-Oui, mais si ma mère en avait eu un...

-Ce serait mon oncle.

-Bref !

Quand ma mère est rentrée, elle s'est effondrée.

Et elle est partie avec l'image d'un fils indigne,

qui ne laisse pas de message.

- Elle est partie où ? - Elle est partie...

de morte.

-Du rhume ?

-De morte de rhume.

-Morte de rhume. Elle était morte de rhume.

La pauvre. Mais alors si je comprends bien,

vous voulez détruire Paris et la France,

car vous avez pas pu laisser de message à votre mère

qui est morte du rhume du cul ?

-Oui. Tout à fait.

C'est un peu maigrelet, mais...

- Mais dans ce cas, M. Ouniou... - "Jeanne."

- C'est une femme ? - Oui.

-Mme Ouniou,

montez une société d'import-export de répondeurs.

Il y aura des répondeurs grâce à vous.

-Mais oui.

-Bonne idée.

Ah oui. "Janouniou Express."

-C'est bien, ça.

-"Transjanouniou."

- Ça a l'air sérieux. - J'aime beaucoup. J'en prendrais 4.

- Si je peux me permettre ? - Quoi ?

-Je me demande s'il faut pas commander le camion directement.

Vous voyez le petit bitoniau ?

Si vous le tournez sur la droite,

on pourra contrôler le camion.

-Vous êtes sûre ?

-Non. Je n'ai jamais vu de télécommande de camion,

mais quand je vois le petit symbole, je me dis : ça se tente.

-"Speed Janouniou."

-Je peux aller plus vite.

-Ça a l'air sensible, et il y a la charge nucléaire.

-Qui ne fonctionne pas. À moins qu'ils foncent

dans des citernes

de kérosène.

-J'ai vu des citernes de kérosène dans le hangar.

-Ah oui ? Mince.

Je gère. Merde. J'ai pété le bitonio.

-Arrêtez ce camion de folie.

-On fonce droit dans le hangar.

On va exploser toute la région parisienne en beauté.

Rire

-Barrez-vous !

-Jean-Peter,

derrière toi, il va vous découper en rondelles.

-Quoi ? J'ai compris "rondelles".

-Ah bon ? Moi, j'ai compris "derrière toi".

-J'aime pas trop ça.

-Merci.

Heureusement que j'avais mon cliché raciste porte-bonheur.

-Jean-Peter, derrière toi.

Ils crient.

...

-Maman !

-Comment vous vous en êtes sortis ?

Parce qu'avec l'avion, le kérosène,

le camion à pleine vitesse...

- C'est complètement fou. - Tout à fait.

-Le problème, c'est que moi, je me suis endormi.

Ça arrive. Ça arrive aux plus grands.

-Ça s'est passé très vite...

Je crois que le Noir... Pas le Noir, dans le mauvais sens du terme.

Non, le Noir...

-"AVEC LES BANANES."

-Le Noir, quand il a eu peur, il a jeté toutes ses bananes en l'air,

et le camion, il a glissé sur les bananes, a évité le hangar,

et il a fini par atterrir où ça ? Dans l'usine de papier à bulles.

-"À bulles."

Il siffle.

Ils sifflent.

-C'est votre seule expérience professionnelle ?

-Euh... oui.

-Euh... oui.

- Moi, une. - Moi aussi. Ça fait point commun.

-Point commun.

- Impressionnant, quand même. - Merci.

-Écoutez, ça fait 4 heures qu'on discute.

Vous allez pouvoir commencer

les carreaux dès cet après-midi.

- Non ! - Wouah !

- Oh, merci, monsieur. - Merci.

-Passez à côté

chercher vos accessoires et vos raclettes.

-On va manger maintenant ?

-Il a dit "accessoires".

- Non, non. Il a dit "raclette". - Ouais.

Au revoir, monsieur. Merci beaucoup.

-Qu'est-ce que t'as ?

-On lui a pas demandé pour nos bébés.

-C'est vrai. Vas-y, va demander.

N'aie pas peur.

Vas-y.

-Excusez-moi ?

C'était pour savoir : pendant qu'on travaille,

qui pourrait s'occuper de nos bébés ?

Parce qu'il a un bébé, moi aussi, on a deux bébés.

-Laissez-les à l'accueil.

À la tour Montparnasse, on est une grande famille.

Les enfants des laveurs de carreaux sont mes laveurs de carreaux.

-Oui.

- Au revoir. Bonne soirée. - Merci beaucoup.

Attends. - Mais qu'est-ce que tu fais ?

- Il est toujours là. - Mais c'est nous qui partons.

- Ah oui, désolé, désolé. - Y a pas de mal.

C'est super qu'on travaille sur la tour Montparnasse.

La hauteur, ça nous rappellera quand on était pilote.

-Incroyable, cette peau de banane qui a fait glisser un camion

direct dans l'usine de papier à bulles. La chance.

-Mais je sais pas.

Je pouvais pas leur dire que je m'étais endormi, moi aussi.

Gérard Lenorman : "Si j'étais président"

...

Sous-titrage : Eclair Media

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