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Ohé ?
Ohé ?!
Ohé !
Je suis là pour la voiture.
Il y a quelqu'un ici ?
Il y a quelqu'un ?
Ohé ?
Allez !
Ouvert toute la nuit... mes fesses, oui !
Vous êtes bien sur Sunset Rental.
Votre appel compte pour nous. Nous vous rappellerons dans un instant.
Putain de merde !
Ohé ?
Ah !
Ohé ! Je suis dans le coffre !
Au secours !!!
APPEL ENTRANT JOHN
APPEL MANQUÉ JOHN
CODE INVALIDE
URGENCE
911, veuillez indiquer la nature de...
-Je suis coincée dans un coffre. -OK.
-Aidez-moi, je vous en prie. -Du calme, Madame.
Vous vous êtes enfermée ?
Non, j'ai été kidnappée.
D'accord, mais vous avez votre téléphone sur vous ?
Sinon, comment j'aurais pu vous joindre ?
D'accord Madame, je vais vous demander de garder votre calme.
Je suis calme.
C'est Mademoiselle. Aidez-moi, je vous en prie.
On fait tout notre possible.
En attendant, dites-moi en plus. Quel est le modèle de la voiture ?
C'est une Sedan. Je ne suis pas sûre.
-Et la couleur ? -Je ne sais pas, je suis dans le noir.
-Une Sedan noire. -Non, il fait noir à l'intérieur.
C'est une blague, Madame ? Pendant un appel aux urgences ?
Non, je ne plaisante pas. Désolée, je suis terrifiée.
Connaissez-vous l'homme qui vous a kidnappée ? L'avez-vous déjà vu ?
Non, je ne l'ai pas vu sur le moment.
D'accord. Et quel est votre nom, Madame ?
Amanda, Mademoiselle Amanda Jennings.
Vous êtes toujours à l'appareil ?
D'accord...
Votre localisation indique que vous êtes quelque part au nord de Houston.
On va regarder la liste des personnes enfermées dans un coffre.
-Il y a une liste ? -Il y a une liste pour tout, Madame.
D'abord, vérifiez s'il y a un système d'ouverture d'urgence dans la voiture.
-Un quoi ? -Chaque nouveau modèle en est équipé.
C'est une petite poignée phosphorescente en plastique,
avec un symbole "SORTIE" clairement affiché dessus.
Je ne le vois pas du tout.
Elle doit être quelque part sur le capot.
Non, elle n'y est pas.
-Peut-être qu'il l'a retirée. -Je crois bien.
Essayez de bien pousser le capot vers le haut avec vos mains ou vos pieds.
J'ai déjà essayé, putain !
Je vais vous demander de prendre de grandes inspirations.
C'est bien.
Vous êtes très stressée. On fait tout notre possible vous pour sortir de là.
Tous les policiers de votre zone ont été prévenus.
-Ils sont tous à votre recherche, Amanda. -OK. Merci.
Bon... on va travailler sur votre profil.
Où étiez-vous quand le kidnapping a eu lieu ?
-À Houston. -Et plus précisément ?
Un magasin de location de voiture, Sunset... Je ne sais plus.
Dans le centre-ville.
D'accord. Vous êtes arrivée d'où aujourd'hui ?
-De Dallas. Je viens de Dallas. -Huh-huh.
Et quand étiez-vous censée rentrer ?
J'en ai pas l'intention.
-Vous voulez dire... -Jamais. Je ne reviendrai jamais. OK ?
-Entendu. Et pour la voiture ? -La voiture ?
Vous étiez pas censée la rendre à Dallas ?
C'est un aller simple.
Après avoir payé, on dépose la voiture où l'on veut.
-Je vois. C'est intelligent. -Oui, j'imagine.
Avez-vous reçu des menaces récemment, Amanda ?
-Quelqu'un vous voudrait-il du mal ? -Non, je... non.
Qu'est-ce que vous pouvez me dire d'autre sur vous ?
Sur moi ? Je suis enfermée dans un coffre, vous vous souvenez ?
Amanda, je veux juste prendre un peu de recul.
Du recul...
Je fais de la gestion dans une banque.
Je vis seule, j'ai des amis, mais pas beaucoup.
J'adore les sushis et les longues balades à la plage. Ça suffit ?!
Ça ira.
Mais laissez-moi clarifier quelque chose.
Vous dites que vous avez quitté Dallas aujourd'hui, sans l'intention de revenir.
Quelqu'un d'autre sait-il où vous êtes ?
Non.
Pourriez-vous me décrire votre tenue ?
-Ma tenue ? -Votre tenue.
-Ce que vous portez, Amanda. -Ce que je porte ?
Putain ! C'est un numéro de rencontre ?
C'est pour votre profil.
Une robe. Une putain de robe de mariée blanche.
Une robe de mariée.
Amanda...
Est-ce que vous essayez de fuir quelque chose ?
C'est quoi ce délire, putain ?
Vous devez être le pire opérateur d'appel d'urgence du monde.
Avec combien d'opérateurs avez-vous discuté ?
Allez vous faire foutre. Je veux parler à votre responsable. Maintenant.
Navré, Amanda. Il n'y a que moi.
Vous n'êtes pas vraiment...
Un opérateur d'appel d'urgence, hein ?
Disons que ça dépend de comment on voit les choses.
Vous avez bien appelé le 911, et je suis réellement en ligne.
Mais en fait, n'importe qui avec un téléphone et un ordinateur
peut être un opérateur d'appel d'urgence, techniquement.
Comment vous vous sentez, Amanda ?
J'ai un putain de mal de tête.
C'est à cause du chloroforme.
Ça vous passera d'ici une heure... ou deux.
Qui êtes-vous ? Et qu'est-ce que vous me voulez ?
Quoi ? Vous avez peur que je vous coupe en morceaux
et que je vous mette dans le congélateur ?
Ou que je vous enferme dans mon sous-sol pendant 20 ans ?
Si j'étais vous, ça m'inquiéterait aussi.
Alors, Madame...
Qu'est-ce qui vous fait fuir Dallas ?
C'est Mademoiselle.
Au secours !!
Qu'est-ce que vous faites ?
Donnez-moi ça !
Oh, regardez-moi ça !
Pourquoi feriez-vous ça, Amanda ?
Vous feriez mieux de rester tranquille, maintenant.
Et pas un mot, d'accord ?
-Tout va bien, mec ? -Oui, oui, ça va.
-Juste un petit... -Une panne ? Besoin d'aide ?
Non, tout va bien, merci. Tout va bien.
Oh, en fait... à vrai dire...
Vous auriez pas une corde ? J'arrive pas à fermer ce truc.
-Attendez une seconde. -Merci, mon gars.
Silence, ma jolie.
-Ça vous ira, ça ? -C'est parfait.
Alors... voyons voir.
Voilà. Combien je vous dois ?
-Oh, rien du tout. -Non, non, j'insiste.
J'arrive dans une minute.
Hé, mon pote. Il y a quelque chose qui tape là-dedans.
C'est rien, ne vous inquiétez pas.
Rien ? Ça m'a l'air plus que ça.
-Vous avez attrapé quelque chose ? -Ouais.
Ouais, quelque chose.
C'est pas bien de garder un animal enfermé.
Que Dieu me pardonne.
Il faut bien achever l'animal, avant de le mettre dans le coffre.
Il faut leur donner un coup sec, vous voyez ?
Bon conseil, merci. C'est ce que je vais faire.
Besoin d'aide ? J'ai un bon vieux pied-de-biche dans le coffre.
Non merci, je me débrouillerai.
Bon, comme vous voulez.
Non, non ! Ne partez pas, pitié !
-C'est pas un animal. -Et vous avez raison.
Pitié, aidez-moi !
Mon Dieu, qu'est-ce qui se passe ?
Non, non !
Beau travail, Amanda.
Putain !
Non, stop !
Non, non, pitié, arrêtez ! Arrêtez !
JÉSUS AIME LES ARMES
Pitié, ne me tuez pas.
Tout va bien là-dedans, Amanda ?
Mes excuses pour le trajet mouvementé.
On devait partir vite, et je n'avais pas envie de revenir sur l'autoroute.
Aucun problème, je comprends que vous soyez fâchée.
Je pense qu'on devrait parler de ce qui s'est passé.
C'était pas ce que je voulais, vraiment.
Contrairement à ce que vous devez penser, à juste titre,
je ne suis pas un homme violent. Vraiment pas.
Vous ne m'avez pas laissé le choix, d'accord ?
Vous comprenez ?
C'est...
vous voyez...
Ce sont les conséquences. Voilà le mot que je cherchais.
Amanda ?
D'accord, évitons d'en parler alors.
Le passé, c'est le passé. Il fallait bien que vous essayiez, non ?
Sans rancune.
Allez vous faire foutre.
Non merci. Restons amis, d'accord ?
Et si on essayait de discuter un peu ?
Vous savez, je meurs de savoir ce qui se cache derrière cette robe.
Qui loue une voiture et conduit dans cet accoutrement ?
Racontez-moi tout. Entre amis.
Vous n'êtes pas mon ami.
Et si on faisait un marché ?
Je vous donne quelque chose en échange.
Quoi ? Vous allez me laisser partir ?
Ah, non.
Vous n'avez rien qui m'intéresse.
Ce n'est pas tout à fait vrai, si vous réfléchissez bien.
Il n'y a rien qui me vient.
Ah bon ?
Et si je vous donnais le code de votre téléphone ?
OK.
Dites-moi.
Navré ma chère, ce n'est pas comme ça que ça marche.
Je veux d'abord l'histoire.
Bien sûr.
Eh oui.
La confiance.
C'est un cul-de-sac.
Je digresse de toute façon.
Où en étais-je ?
Les conséquences, blabla...
Merci, oui. Les conséquences, ou la causalité.
Le fait qu'une action entraîne une réaction. Une conséquence.
Vous laissez couler l'eau, et votre maison est inondée.
Si votre PIN est votre anniversaire,
quelqu'un risque de le trouver, non ?
Vous faites tomber une assiette
et votre père vous enferme dans le sous-sol, la lumière éteinte.
N'est-ce pas ?
-N'est-ce pas ? -Oui.
Ou peut-être...
Vous hurlez à la mort après qu'on vous a dit de vous taire,
et quelqu'un se fait assassiner.
Ou...
Et si...
Un psychopathe fou à lier kidnappe quelqu'un
et passe les 40 prochaines années de sa vie à la prison fédérale ?
C'est exactement ce que je veux dire.
Vous avez compris.
Et un dernier pour la route :
vous abîmez la voiture de quelqu'un sans raison,
sans vous rendre compte du prix pour remplacer une serrure de coffre.
Quoi ? Vous voulez me punir pour la putain de voiture ?
Vous punir ? Oui.
La manifestation pure d'une conséquence.
Le prix à payer, pour ainsi dire.
Et ça vous dissuade de récidiver, n'est-ce pas ?
Qu'est-ce que vous voulez exactement ?
Oh... oh je vois où vous voulez en venir.
Une pénétration ?
Le pire des cauchemars pour une femme.
Pourtant, je me dis que qu'il y a d'autres choses plus graves.
Mais, de fait, je ne suis pas une femme.
Comme je vous disais,
je ne sais pas si j'aurais le courage pour ce genre de choses.
Mais...
j'ai invité un ami,
dont c'est l'activité favorite.
Attendez une seconde.
OK, nous voici.
Encore un petit instant.
Il est un peu timide. Allez, viens.
C'est un scorpion à écorce rayée.
Merde !
Espèce endémique de notre État du Texas.
Putain ! Faites-le partir d'ici.
Mais n'ayez crainte.
Sa piqûre est rarement mortelle, sauf si vous en êtes allergique.
Dans ce cas, l'aide d'un médecin est nécessaire, ça reste très douloureux.
Les neurotoxines provoquent une paresthésie et des spasmes.
Il faut aimer lire Wikipédia, hein ?
Apparemment, ce sont des animaux sociaux.
Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais je vous laisse le découvrir.
Vous voulez quoi ?
L'histoire de la robe ?
Oui, si vous voulez bien.
OK. Oui, oui.
Je me suis enfuie de mon propre mariage, OK ?
-Vous vous êtes enfuie ? -Oui.
J'étais là, avec les invités, les cadeaux, la musique et la putain de robe.
Et je me suis rendue compte que tout ça c'était pour mon père et ses amis.
J'ai fui.
-Il suffisait de ne pas se marier, non ? -Non.
Pourquoi avoir fait tout ça ?
Trop tard, j'avais déjà coupé le gâteau.
Vous ne connaissez pas mon père. J'aurais jamais pu le regarder en face.
Alors j'ai craqué !
Je me suis enfuie, j'ai trouvé une voiture et j'ai conduit.
Voilà pourquoi je l'ai louée.
Voilà toute l'histoire.
Merci beaucoup, Amanda.
C'était très instructif.
OK, maintenant dégagez ce scorpion à dos argenté d'ici.
À écorce rayée, pas à dos argenté.
Un dos argenté serait un gorille mâle.
S'il y avait un grand primate dans le coffre, je l'aurais vu.
Enfin, en y repensant, je pense...
Je m'en fous ! Faites-le partir d'ici !
Oh, je suis navré.
C'était pas ce qu'on avait convenu.
Le scorpion, c'est pour la voiture.
Amusez-vous bien.
Non, pitié, ne partez pas !
-Urgences 911, quel est votre... -Allez vous faire foutre.
Oh, c'est vous ! Ça va ?
Mon ami ne vous embête plus ?
C'était quoi ça ? Espèce d'enfoiré.
Je pensais avoir été clair sur cette question.
Vous êtes pas net du tout. Qu'est-ce que je vous ai fait ?
À part le fait que vous avez abîmé cette voiture sans aucune raison ?
Oui, à part ça.
Je crois qu'il est normal que vous pensiez que c'est de votre faute.
Oh, c'est pas ma faute ?
-Laissez-moi vous raconter une histoire. -Mon Dieu.
-Il était une fois une petite... -Sérieusement ?
Amanda !
Il était une fois une petite famille.
Maman, papa, et même un petit enfant.
Bien évidemment, une petite famille a besoin d'une maison.
Maman et papa sont donc allés à la banque.
Les banquiers étaient très gentils, et ils les ont aidés.
Ils ont juste signé quelques papiers. Ils ont pu avoir leur maison.
Tout était parfait.
Et là...
Un jour, maman est tombée malade.
Elle a dû aller à l'hôpital.
Et pour des raisons qui nous échappent,
sa mutuelle ne prenait pas en charge les frais.
Et papa a dû passer tout son temps
à téléphoner à des putains d'avocats, d'agents et des fonctionnaires
et à cause de tout ça, il a perdu son travail.
Et bien sûr, maman a fini par mourir,
et là, à la toute fin de l'histoire, les banquiers reviennent en force.
En fait, tous les papiers que Maman et Papa ont signé disaient :
"Ne vous inquiétez pas, si votre vie s'écroule, on reprendra les morceaux !"
Vous diriez que vous avez été mal conseillé ?
Mal conseillé...
Vous devez vraiment aimer ce mot, Amanda.
Un vendeur de voitures d'occasion
n'est pas un conseiller.
Mais dans les banques...
les vendeurs sont formés pour faire ami-ami et mieux vous arnaquer.
Bref...
Maman est morte, papa s'est effondré,
et une fois adulte, l'enfant a quitté la maison.
Et papa a eu d'un coup plein de temps pour ne pas avoir de famille,
pour ne pas avoir de maison, ni de travail, ni d'argent.
Tout est bien qui finit bien.
Fin de l'histoire.
Navrée, mais en quoi c'est ma faute ?
Je ne travaille pas dans le conseil.
Non, ce n'est pas de votre faute.
Je trouvais que c'était une histoire intéressante.
Qu'est-ce que vous me voulez ?
De l'argent ? Vous pensez que mon père va payer ma rançon ?
Vous trouvez ça fou ?
Nous verrons bien, j'en suis sûr.
On a le temps.
J'imagine que vous vouliez votre code.
-Quoi ? -Le code PIN.
C'était notre marché. Le code en échange de l'histoire.
-Mais je dois dire que... -Oui.
Bien sûr, donnez-le-moi.
OK, vous avez de quoi noter ?
Bien sûr que non.
Vous pensez le retenir ?
Oui, je pense pouvoir le retenir.
Vous êtes sûre ? Vous avez droit à un nombre d'essais limité,
-on peut attendre. -Je m'en souviendrai.
D'accord. Vous êtes prête ?
-Prête. -OK.
Alors, le code est : 1...
-Compris ? -Oui, 1.
-Suivi de 2. -2...
Hm-hm. Excusez-moi.
Puis 3... et 4 !
Vous avez compris ?
APPEL EN COURS PAPA
-Bonjour, Stephen Jennings. -Allô, Papa ?
Je ne suis pas disponible, veuillez ne pas laisser de message.
LES SERVICES DE LOCALISATION NE SONT PAS DISPONIBLES
APPEL DE PAPA FAITES GLISSER POUR RÉPONDRE
Papa ?
-Manda, c'est toi ? -Oui.
Salut, Papa.
Où es-tu, bordel ? Tu sais quelle heure il est ?
Non, je ne sais pas.
Je suis dans la merde.
Ça, tu peux en être certaine.
J'ai renvoyé les invités chez eux.
Personne ne savait où tu étais.
C'est vraiment le bordel, là.
Et la famille de Johnny.
Tu sais comment ils réagissent.
Je te jure que ta belle-mère brillait dans le noir
-tellement elle était furieuse. -Je suis dans un coffre.
Une voiture ? Quelle voiture ?
Je ne sais pas, je suis dans un coffre.
Quoi ? Tu t'es enfermée ?
Non, quelqu'un m'a enlevée.
Quelqu'un a quoi ?!
-Tu veux dire que tu as été kidnappée ? -Oui.
-Par qui ? -Je ne sais pas.
Je ne l'ai pas vu. Il a dû me droguer.
Il t'a fait du mal ?
Non.
Si c'est le cas, je le jure devant Dieu,
-je vais le... -Non, c'est pas ça.
OK, d'accord.
OK, tu as appelé la police ?
-Non, je ne peux pas, j'ai essayé mais... -Parfait.
C'est le genre de choses qu'on doit gérer nous-mêmes.
Tu comprends ?
-Hm-hm. -Où es-tu ?
Je ne sais pas, quelque part à Houston.
Quoi ? Comment ça se fait ?
Comment tu t'es fait kidnapper lors de ton propre mariage ?
Il y avait au moins 100 personnes.
Peut-être parce que personne ne faisait attention à moi.
Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Je suis sortie pour prendre l'air, seule.
Et après ça, je me suis réveillée dans un coffre avec un putain de mal de tête.
-À Houston ? -Oui.
-Et c'est tout ? -Hm-hm.
Putain Amanda, tu sais que je sais quand tu mens.
-Je ne mens pas ! -Bien sûr que si.
Je sais toujours quand tu mens, toujours.
Tu n'es pas sortie pour aller prendre l'air, n'est-ce pas ?
Tu fumes toujours !
Oui, Papa. Je fumais. Désolée.
Tu n'es pas censée me mentir.
Tu as raison. On pourrait parler de ça plus tard ?
Oui, d'accord. Entendu.
Donc, tu es dans le coffre.
Quel est le modèle ?
Je ne sais pas.
-À quoi elle ressemble ? -Je ne sais pas, je suis dans le coffre.
C'est vrai. Merde. Merde !
-Quand j'aurai attrapé ce psychopathe... -Papa, concentre-toi, s'il te plaît.
-Il t'a pas fait de mal ? -Non, pas comme tu penses.
Pas comme je pense ?
Il ne m'a pas fait de mal.
Tu sais ce qu'il voulait ?
De l'argent, peut-être. Ouais, de l'argent.
-Donc, tu lui as parlé ? -Oui, au téléphone.
-Mais tu ne l'as pas vu ? -Je te l'ai déjà dit !
Putain, Amanda !
Je dois savoir qui il est. Je dois savoir qui se paye ma tête.
-Qui se paye ta tête ? -Tu vois ce que je veux dire.
Oui, je sais. Ne fais pas ça, s'il te plaît.
-Quoi ? -Faire comme si c'était ton problème.
Amanda, tu sais qui je suis.
Ma fille a été kidnappée en échange d'une rançon, bien sûr que ça me concerne.
Parce que c'est moi qui suis coincée dans le putain de coffre.
-Quelle somme veut-il ? -Pour voir si l'affaire est bonne ?
Non, je dois savoir quel genre de type j'ai... on a affaire.
S'il veut 10 000 dollars, c'est un imbécile.
S'il veut 100 millions, c'est un fou furieux.
-Tu vois ? -Il n'a pas précisé.
-Tu ne lui as pas demandé ? -Non.
-Manda... -Tu sais quoi ? Rien à foutre.
Je vais lui demander combien il veut exactement.
Alors, "Manda".
J'imagine que vous êtes toujours la fille de votre papa, hein ?
Comment... vous nous écoutiez ?
Vous avez déjà conduit la nuit au Texas ?
Quoi d'autre vous vouliez que je fasse ?
J'adore la façon dont vous avez contourné le problème de votre fuite.
Alors, il avait raison ? C'est de lui dont il s'agit.
C'est pour ça que vous m'aviez donné le code ? Pour que je l'appelle ?
Pourquoi ne pas l'appeler vous-même, comme un homme ?
-Parce que j'aime vous parler. -Vraiment ?
Vous enfermez tous les gens à qui vous parlez ?
Oui, comme ça, je suis plus sociable.
Il veut connaître le montant.
J'ai bien entendu.
-Alors, combien ? -J'ai pas encore décidé.
Un montant entre "imbécile" et "fou furieux".
Vous vous foutez de moi ? Quel genre de kidnappeur vous êtes ?
Dites-lui d'apporter ce que vous valez, selon lui. On ne va pas chipoter.
Il y a un parc relais près de l'intersection 105 à Plantersville.
-Il nous y trouvera. -OK.
Dites-lui de mettre l'argent dans un sac de sport noir.
Et je veux des billets sans numéro de série.
Sans numéro de série ?
C'est pas une réplique d'un film ?
Non.
-À Plantersville, d'accord ? -OK.
Qui êtes-vous ? Qui êtes-vous vraiment ?
-Papa vous a dit de trouver mon identité ? -Non.
Enfin, vous savez ce qu'il a dit.
C'est pas le cas.
On dirait pas que c'est votre métier.
Non, avec la crise, le marché du kidnapping n'est plus ce qu'il était.
Mais...
Qui êtes-vous ?
Ce serait un peu trop facile, non ?
De vous le dire comme ça. C'est vraiment ce que vous voulez ?
Oui.
Vous savez quoi ?
La route est encore longue. Vous devez rester éveillée.
Et si on faisait un jeu ?
Je vais vous accorder 10 questions pour deviner mon identité.
Je vous promets de répondre sincèrement.
Disons que vous avez jusqu'au lever du jour.
Si vous répondez correctement, je vous laisserai partir, ça vous va ?
Et sinon ? Qu'est-ce qui se passe au lever du soleil ?
Eh bien, nous sommes au Texas, Amanda.
Il n'y a pas de climatisation à l'arrière.
C'est comme ces chiens qu'on laisse dans les voitures.
Quand le soleil se lève, Amanda, vous mourez.
-Il vous reste 9 questions. -Quoi ?
C'était pas une question. C'est quoi ce jeu ?
-Eh bien, Amanda, en fait... -C'était pas une vraie question.
Oui.
-OK, alors je lui ai reparlé. -Bien. Tu sais quelque chose ?
-Son identité ? À quoi il ressemble ? -On n'était pas face à face.
-Quoi ? -Attends. Papa, attends.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Manda ? Ne pose pas le téléphone.
Manda, qu'est-ce que... Manda ?
Putain.
Manda, qu'est-ce qu'il se passe ?
Je lui ai reparlé de la rançon.
Oui. Combien il veut ?
-C'est ça le problème, il... -Quoi ?
-Il quoi ? -ll veut 100 000 dollars, papa.
Tu peux trouver cette somme ?
Oui, je crois bien.
OK mais tu dois te dépêcher, on a jusqu'au lever du soleil.
Il veut que tu viennes à Plantersville.
Il veut que tu viennes au parc relais.
Plantersville ? Ça va être un peu juste.
Peut-on avoir plus de temps ?
-Oui. -Manda ?
-Non, on ne peut pas avoir plus de temps. -Tu peux essayer d'en gagner ?
-Reste en ligne, Papa. -Arrête ça.
-Manda, tu es là ? -C'est quoi ce bordel ?
Manda ! Tu m'écoutes, oui ?
-OK, Papa ? Écoute-moi. -Oui.
Je vais t'envoyer quelque chose. Quand tu l'as, je veux que tu m'envoies...
-Le prénom de notre premier chien, OK ? -De quoi tu parles, putain ?
PAPA ON N'A JAMAIS EU DE CHIEN !
Papa ? Il est quelle heure ?
Il est 16 h, Fruitloops.
John...
Désolée, je crois que je me suis assoupie.
Ça fait tellement du bien d'entendre ta voix. Comment...
Je veux dire... ça va ?
-Ça va, enfin, je suis pas blessée. -Tant mieux.
Je suis... inquiet, tu sais.
-T'as parlé à mon père ? -Oui.
Je ne comprends toujours pas comment ça a pu arriver, avec tous les invités.
Il a bien fallu 2 ou 3 heures avant qu'on se mette à ta recherche.
C'est ce que je me suis dit.
T'étais déjà partie depuis un bon moment.
-T'as reçu les photos ? Celui du gars. -Oui.
Comment t'as fait ?
C'est compliqué. Tu le reconnais ?
Pas vraiment.
Des collègues vont lancer une recherche faciale.
-Tu peux faire ça ? -Beaucoup de choses, mais...
C'est pas la meilleure photo,
parce qu'il est de profil.
T'as pu le prendre de face aussi ?
Je lui ai pas demandé de poser.
Ça pourrait vraiment nous aider dans notre recherche.
-Stephen a dit que tu lui as parlé ? -Oui.
Seigneur. Pendant combien de temps ?
On a discuté longtemps.
-Il a dit quelque chose ? -J'essaye de le faire taire.
Quelque chose d'utile.
Je ne sais pas... Il est sûrement client chez une banque.
La banque de Stephen ? First Capital ?
On peut trouver son dossier.
Peut-être que c'est du pipeau, j'en sais rien.
Et son accent ? Tu peux nous dire d'où il vient ?
Pas vraiment.
Il pourrait venir de n'importe où.
Il aime utiliser des gros mots, comme "pénétration".
-Quoi ? -Non, non, c'est pas ce que je veux dire.
Il aime le son de sa propre voix.
Seigneur.
Tu peux respirer et bouger au moins ?
-Je suis désolé, vraiment. -John...
-Je n'aurais jamais dû... -John.
Si tu... quand tu reviendras, je te quitterai plus jamais des yeux.
-Je suis désolé. -Ça va aller, je vais m'en sortir.
Désolé.
Écoute, John.
Je dois vraiment trouver son nom.
C'est vraiment important, son nom.
-Bien sûr, je vais le trouver. -Super.
Merci.
Je dois y aller là, d'accord ?
Où ça ?
Je...
-On se rappelle bientôt, d'accord ? -Bien sûr.
Fruitloops ?
Oui ?
Je t'aime.
Moi aussi.
APPEL EN COURS 911
Bonjour, Fruitloops. Comment allez-vous ?
Ça va très bien.
Vous pensiez que j'allais vous reposer la question, et en perdre une.
Il fallait bien que j'essaye.
-Vous comprenez ? -Vous êtes un crétin.
Je sais bien. Bien joué pour le tuyau, je l'avais pas vu venir.
Donc... John, hein ?
Il m'a l'air d'être un type bien.
C'est un type bien.
Il veut retrouver mon visage ?
"C'est un SEAL ? Il travaille pour la NSA ?
Non, gestion de crédits. Le bureau en-dessous du mien.
Il a tout de l'homme parfait, on dirait !
Si les femmes rejettent ce genre d'hommes, je sais pas ce qu'il advient des autres.
Il y a toujours le kidnapping.
J'aimerais utiliser certaines de mes questions.
Oh, génial ! C'est parti.
-Première question. -Oui ?
Je voudrais savoir le modèle de la voiture.
Sérieusement ?
Normalement, on commence par : "où habitez-vous ?"
Sérieusement.
OK, très bien. C'est une Sedan.
-Ouah. -Qu'est-ce que vous voulez de plus ?
C'est une Sedan que je conduis.
De taille de moyenne, blanchâtre, avec un logo chinois je crois.
-Plus que 8 questions. -9.
-Pardon ? -Je n'ai pas encore posé de question.
J'ai dit : "J'aimerais savoir." C'est votre problème.
Pas mal.
Vous êtes l'otage le plus marrant que j'aie jamais eu, et de loin.
Entendu. 9.
OK.
-J'aimerais savoir... -Non.
Posez une question, cette fois.
D'accord.
Où habitez-vous ?
Je crois qu'on est sur la bonne voie.
J'habite dans la périphérie de Houston, au Texas.
Et vous faisiez quoi avant de perdre votre emploi ?
Je travaillais à Sunset Rental.
L'entreprise qui m'a loué la voiture ?
Exactement.
Comment m'avez-vous kidnappée ?
Dans le sous-sol, après avoir rendu la voiture.
Je vous ai droguée avec du chloroforme, et je vous ai enfermée dans le coffre.
Mais l'accès au sous-sol est privé. Il faut être employé dans l'entreprise.
-C'est une question ? -Attendez une seconde.
Vous avez dit que vous avez perdu votre emploi.
C'est pour ça qu'il vous fallait de l'argent.
Parce que vous avez tout perdu.
Hm-hm.
-Vous avez promis de dire la vérité. -Bien sûr.
Quand on a commencé le jeu, j'ai dit d'autres choses avant.
5 questions.
Donc...
Votre femme, votre enfant, votre maison... tout ça, c'était faux ?
Je parlerais plutôt de parabole.
Mon histoire était porteuse de vérité, vous voyez ?
Je parlerais plutôt de saloperies !
Voyez ça plutôt avec les salopes.
Plus que 4 questions.
Donc...
Vous ne saviez pas qui...
Pourquoi moi ?
Sincèrement ? Pour la robe.
Quelle femme rend une voiture de location dans sa robe de mariée, toute seule ?
J'étais vraiment curieux.
Et vous êtes très petite.
Je ne kidnappe pas les grands, ils ne rentrent pas dans le coffre.
Donc...
Est-ce qu'on se dirige vers Plantersville ?
Non, je ne pense pas, Manda.
Oh, merde.
Taisez-vous, à l'arrière. Je ne plaisante pas.
-Je ne rigole pas. -Je suis sérieux, Amanda.
Vous avez déjà un décès sur la conscience.
Vous m'entendez ?
IL TRAVAILLE À SUNSET RENTAL, À HOUSTON !!!
Ouvrez, s'il vous plaît.
Monsieur, éteignez le moteur s'il vous plaît.
Bien sûr, quel est le problème ?
Votre feu arrière est cassé.
Ah bon ? Ça arrive dans la vraie vie ?
Eh oui.
Permis et immatriculation ?
Oui, les voilà.
En fait, on dirait que vous avez percuté un cerf,
en plein dans le cul.
Oui, je pense que c'était un élan.
Oui, l'élan du Texas. Un gros problème à cette période de l'année.
Tout à fait.
-Où allez-vous ce soir, Monsieur ? -À Whitehall.
D'accord, c'est juste au coin de la rue. Je vous laisse avec un avertissement.
-Merci. -Mais vous devez réparer votre feu
-avant de pouvoir repartir, d'accord ? -OK, c'était ce que j'avais prévu.
Bien.
WHITEHALL, PAS PLANTERSVILLE
C'est bon pour moi.
Vous avez juste à ouvrir le coffre, puis vous pourrez repartir tranquille.
Est-ce que c'est vraiment nécessaire ? Je...
J'ai vraiment eu du mal à le verrouiller, il est complètement cassé.
-C'est rien. C'est juste la procédure. -Merci.
Eh, vous savez... J'ai fait mes marques ici.
-Oh, vraiment ? -Ouais.
-Je suis une vraie fille de la campagne. -Oh, certainement.
Bref, je me demandais si on connaissait les mêmes personnes.
Vos parents sont à Whitehall ? Est-ce qu'ils y vivent ?
-Non, non c'est pas le cas. -Oh.
Oh, désolée.
Vous voulez dire qu'ils ne vivent pas... à Whitehall ?
Je pensais qu'ils étaient peut-être...
Je pensais que j'avais fait une boulette. Je peux être idiote parfois.
Ouais, ouais.
Bref.
-Vous avez sûrement à faire. -Hm-hm.
Bonne nuit et bonne route.
Je ferai attention, merci beaucoup, Madame.
BATTERIE FAIBLE RECHARGEZ VOTRE PORTABLE
Il y a quelqu'un ?
Restez dans la voiture, cowboy ! Reculez !
Gardez les mains bien en vue !
Je suis désolée.
Papa, je ne pense pas que je vais survivre.
Vous m'écoutez ? Vous m'écoutez espèce d'enfoiré ?
-Quoi ? -Je sais où vous êtes, salopard.
Je ne sais pas que ce vous voulez, mais je vais vous donner un avertissement.
-Vous m'entendez ? -Papa, il t'entend pas.
Personne, j'ai bien dit personne, ne s'en prend à moi comme ça !
Si vous touchez à ma fille, ma parole, vous allez payer.
-Papa ?! -J'ai votre argent, juste là.
Si on ne me rend pas ce qui m'appartient, sain et sauf, vous êtes cuit.
Vous m'écoutez ? Je vais vous trouver, M. Bell...
-Quoi ? Papa, tu as son nom ? -Ouais.
-Et s'il... -Papa, dis-le.
C'était tout simple.
Putain, Papa ! Dis-moi son nom !
Bellerose. Michael Bellerose.
J'arrive, Amanda ! Accroche-toi bien.
Vous devriez regarder les étoiles dehors.
Le soleil va bientôt se lever, et elles disparaîtront. Mais maintenant...
Elles sont vraiment très belles.
Je les ai vues.
On dit que l'heure la plus sombre est celle avant le lever du soleil.
Et donc ?
C'est des conneries, évidemment.
L'heure la plus sombre est celle au milieu de la nuit, mais quand même...
Ces étoiles sont vraiment très belles.
Vous savez quoi ?
Je pense qu'on est dans un sacré pétrin.
D'habitude, ça se passe beaucoup mieux.
Bordel, qui se fait arrêter pour un feu arrière dans la vraie vie ?
C'est pas la première fois, hein ?
C'est une question ?
Non.
Bref, il vous en reste 2.
Le soleil se lève bientôt. Il faut penser à conclure.
Oh, ne pleurez pas.
Toutes les bonnes choses ont une fin.
-Je ne pleure pas. -C'est bien.
Qu'est-ce que vous voulez savoir ?
Votre emploi. Quel être votre rôle dans l'entreprise ?
-Mon rôle ? -Ouais.
OK. OK, je conduis. C'est tout.
Quand on me rapporte une voiture qui a été louée ailleurs,
comme Houston, dans votre cas,
en échange d'un aller simple, je suis le gars qui utilise son temps
insignifiant pour ramener la putain de voiture au bercail.
Les journées sont longues, croyez-moi.
Oui, c'est ce que je pensais.
Quoi ? Vous avez deviné, hein ?
Non, mais je me disais que c'était ça que vous faisiez.
Il vous reste une question.
Non, j'ai pas envie d'en poser.
Sérieusement ?
Vous n'allez pas me poser des questions sur mes motivations ?
Non.
Désolée. Je suis sûre que vous aviez préparé tout un discours.
Mais...
Je sais déjà qui vous êtes.
Michael Bellerose.
Je vois.
Et le "pourquoi" ?
Laissez-moi vous raconter une histoire.
-Sérieusement ? -Sérieusement.
Il était une fois...
Une petite famille parfaite.
Un mari, une femme, un enfant, et tout ça.
Mais vous n'étiez pas le mari.
Vous étiez l'enfant,
celui qui a perdu sa mère, qui a été abandonné par son père.
Mais non...
Papa ne vous a pas abandonné parce que c'était un crétin.
Il est parti à cause des riches...
Ceux qui peuvent se payer de belles robes et louer des voitures.
Vous faites pas ça pour l'argent.
Ou pour mon père.
Ou pour moi.
Vous êtes juste...
Un homme seul et en colère,
qui se défoule sur des innocents pendant des trajets longs et ennuyeux.
Dans le fond, c'est triste.
Sauf que...
Vous êtes quand même un meurtrier.
J'ai raison, n'est-ce pas ?
Bien trouvé ! Et très bonne prestation.
Honnêtement, je vous aurais laissée partir.
Je suis un homme de parole.
Vous m'auriez laissée ?
Sauf que vous vous êtes trompée sur mon nom.
Votre nom ?
Michael Bellerose.
C'est le nom qu'on trouve avec ma photo sur le site de l'entreprise.
Tout compte fait, je suis un peu déçu.
Vous pensiez que j'étais aussi stupide ?
Enfin, utiliser son vrai nom, c'est pas vraiment une couverture.
-Comment j'aurais pu savoir ? -Justement, vous n'auriez pas pu.
J'avais aucune chance depuis le début.
Je n'ai jamais dit que le jeu était en votre faveur.
Vous auriez pu être un peu plus respectueuse à l'égard de mon père.
-Allez... -Il s'est bien fait avoir, vous savez.
-C'était pas sa faute. -Des soucis ?
Cassez-vous !
Bref !
Il s'en est fallu de peu.
Et je peux encore vous présenter un autre ami.
J'avais vraiment hâte de vous le présenter.
Bon, il est temps de se dire au revoir.
C'était un vrai plaisir.
Quoi ? Vous ne dites rien ? Après tout ce temps ?
Allez en enfer.
Bon.
Amusez-vous bien !
C'est quoi ce bordel ?
Restez dans votre véhicule !
C'est mon dernier avertissement !
-Oh, Manda, qui avez-vous appelé bordel ? -Ça doit être mon père.
C'est pas un banquier ?
Il possède la banque ! Qui tu crois kidnapper putain ?
-Oh, on est vraiment dans le pétrin là. -Ouais.
N'appuyez pas sur la pédale, ou vous allez le regrettez.
Bonjour, Monsieur !
Je vous en prie.
Faites comme chez vous.
-Allez en enfer. -Hm.
Vous devez être le papa. Vous avez la même voix.
Où est ma fille, fils de pute ?
N'ayez crainte, elle est... elle est tout près de nous.
-Manda ? -Oui ?
Tu n'es pas blessée ?
Je vais bien.
Bon, cher ami.
Je vais vous expliquer comment on va procéder.
-Vous m'écoutez ? -Je suis tout ouïe.
Et...
J'ai vraiment hâte de savoir la suite des événements.
-Voilà 100 000 euros. -Ouah, merci !
Ça vous semble bon ?
C'est parfait.
Bien.
J'espère que ça vous a plu.
Parce que vous n'allez pas faire long feu.
Je ne sais pas trop quoi dire.
Papa, donne-lui l'argent.
Reste en dehors de ça, Manda.
Papa, donne-lui l'argent, putain. Il veut juste faire un marché.
-C'est exact. -Ouais.
Sauf qu'il n'y a pas de marché.
Ne me testez pas. Je n'hésiterai pas une seule seconde.
D'ailleurs, j'ai quelque chose qui pourrait vous intéresser.
-Regardez... -Ah !
Seigneur.
Papa, pourquoi t'as fait ça ?
Ce connard allait nous la faire à l'envers.
C'est quoi ça ?
Sors-moi de là, s'il te plaît.
C'est quoi ce bordel ?
Papa ?
Papa ? Où es-tu ?
CONTRAT DE LOCATION DE VOITURE AMANDA JENNINGS
Je suis curieux, Manda. Tu croyais vraiment pouvoir me cacher ça ?
Quoi ? Tu veux parler de ça maintenant ?
Quoi, ça t'arrange pas ?
Papa, il y a un serpent dans le coffre, merde.
Ce qu'il y a c'est que...
Je sais que j'ai pas toujours été présent, depuis la mort de ta mère, tu sais.
Mais je me suis toujours occupé de toi, n'est-ce pas ?
As-tu déjà manqué de quelque chose ?
-Non. -Non.
Alors pourquoi faire quelque chose d'aussi stupide, bordel ?
Je ne sais pas.
Tu sais combien m'a coûté ce mariage ?
Et quels étaient les invités ?
John est un gars bien, de bonne famille.
Il est dévasté, tu te rends compte ?
Tu risques de l'avoir perdu pour toujours.
Putain ! Tu t'entends ? Tu devrais peut-être l'épouser.
Ne me réponds pas, bordel.
Pendant toute ta vie, tu n'as manqué de rien.
Et c'est comme ça que tu me remercies ? En t'enfuyant ?
Comme une adolescente de merde.
Une partie de moi a envie de te laisser dans ce coffre.
Alors, vas-y.
Retourne dans ton hélicoptère de merde et laisse-moi pourrir ici.
Dans le fond, t'as raison.
Je suis ravie d'être née avec une cuillère d'argent dans la bouche.
C'est génial.
Je n'ai jamais travaillé pour personne d'autre que toi.
Et j'adore le fait que tout le monde pense que je n'ai pas mérité ce que j'ai.
Et maintenant ?
Je n'ai juste qu'à pondre des enfants pour le futur de l'empire,
je me trompe ?
T'as fini ?
C'est bien. Voici ce que tu vas faire.
Tu vas appeler John et lui dire que t'es désolée.
Tu vas l'appeler et lui dire ce qu'il faut pour arranger les choses.
-Papa ? -Tu m'entends ?
-Papa, il bouge ! -Arrange la situation.
-Et après, seulement après... -Papa, il est vivant !
Quoi ?
Arrêtez ! Arrêtez la voiture, putain !
APPEL EN COURS JOHN
-John à l'appareil. -Salut, John, c'est moi...
Je plaisante ! Je ne suis pas disponible,
mais laissez un message, et je vous rappellerai.
Va te faire foutre John ! T'es scotché à ton téléphone, et là tu réponds pas ?
Écoute...
Je voulais juste te dire que je suis désolée, vraiment.
Je suis désolée de t'avoir menti, et de t'avoir laissé en plan au mariage.
Et... je suis désolée, je suis désolée pour tout.
Tu mérites vraiment mieux, et...
Je te présente mes excuses. Sincèrement, d'accord ?
Donc...
C'est tout ce que j'avais à dire.
D'accord ? Super.
Alors... ouais. Au revoir.
Tu sais quoi ? Oublie ce que j'ai dit.
Je ne suis pas désolée.
Je déteste le fait que tu sois impliqué dans mes histoires.
OK, c'est dur de se faire larguer à son mariage, mais allez, tu survivras.
Contrairement à moi.
T'es un type super.
Tu mérites d'être avec une femme superbe. Pas moi.
Et j'aurais aimé m'en rendre compte plus tôt, sincèrement.
Mais... c'est comme ça. Donc...
Je dois partir.
Qu'est-ce que...
Quoi ?
Rentrez dans la voiture.
Vous vous foutez de...
Plus vite.
Enfin, Amanda.
Pitié.
C'est pas juste, Fruitloops.
Amanda ! Laissez-moi sortir !
Manda !
Vous ne voulez même pas retrouver John, de toute façon. Allez !
Manda !
Pour rappel, il y a un serpent dans le coffre.
Allez !
Manda !
Manda !
Manda !
Manda...
Papa.
Bonjour.
Vous êtes vivante.
Vous aussi.
-Vous voulez faire un tour ? -Je peux ?
Bien sûr.
-Belle robe. -C'est ce qu'on m'a dit.
-Je l'ai laissé derrière moi, le gars. -Il est en liberté ?
Non.
Et si on le laissait derrière nous, au cas où ?
Tout va bien, Madame ?
Je ne me suis jamais sentie aussi bien.
Et c'est Mademoiselle.
Compris.
SHÉRIF DU COMTÉ DE HARRIS
Sous-titres: Sydney Younes Ait-Taouit
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