All language subtitles for Le Bureau Des Legendes S04E10(FR)

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Original subtitles

Faut y aller, grand.

Vous avez failli crever ensemble, �a cr�e des liens.

C'est s�r, je vais avoir une otite, c'est s�r et certain.

Qu'est-ce que tu fais?

Je prie.

C'est s�r, je vais avoir une otite, c'est s�r et certain.

Tu crois qu'on est diff�rents?

Mais on est pareils.

Je suis comme toi, j'ai peur des femmes.

Elles me terrorisent, vraiment.

D�s qu'il y en a une dans la pi�ce...

je suis mal, j'arrive pas � respirer, j'ai mal au ventre...

T'as d�j� vu une femme jouir? C'est effrayant, en fait.

Ca s'arr�te pas.

C'est terrible.

La premi�re fois que j'ai vu �a, j'�tais sid�r�.

Parce que nous, � peine �a a commenc�, c'est d�j� termin�.

Alors que les femmes, �a finit jamais.

C'est dingue.

Ca nous remet � notre place.

Une place de minable, de petite chose.

Alors je les fuis.

Un vrai l�che.

Mais c'est pas �vident, elles sont partout.

C'est pour �a, je vous comprends.

Vous les voilez de la t�te aux pieds. Ca fait beaucoup moins peur comme �a.

Nous, on vit avec elles, on travaille avec elles.

Elles sont dans les bureaus, dans la rue, dans le bus.

En fait, nous, on n'a pas le droit d'avoir peur.

On est oblig� d'�tre courageux. J'y arrive pas.

Il y a autre chose nous rassemble tous les deux.

Toi et moi, on sait qu'on est sur terre pour aucune raison. Par hasard.

On est l�, on vit, on mange. On sert strictement � rien. Voil�.

C'est super angoissant, non?

On ne sert � rien.

Y a pas de loi, pas de principe. Pourquoi je suis sur terre?

Y a pas de raison. Que dois-je faire? On le sait pas.

C'est insupportable.

Alors on s'impose des r�gles strictes pour tout.

Parce que c'est pas possible. Il peut pas y avoir ce chaos comme �a.

Moi, j'ai des r�gles, des rituels. Si je les respecte pas...

c'est la panique int�rieure. Quand j'y pense...

C'est s�r, je vais avoir une otite, c'est s�r et certain.

D�sol�, c'est mon rituel.

Parce que quand je pense au chaos, faut absolument que je dise 21 fois:

'C'est s�r, je vais avoir une otite, c'est s�r et certain.'

Sinon, je peux vomir.

Toi et moi, on est pareils. On a peur de deux choses.

Les femmes et le chaos.

Et on fait tout pour les �viter.

Sauf que toi, pour les �viter, t'as fait beaucoup plus que moi.

T'as essay� de te construire un monde prot�g� des femmes et du chaos.

Respect absolu.

Et pourquoi t'as �chou�?

Nous, les l�ches, on comptait sur vous. Pourquoi vous avez �chou�?

Mais t'es un grand malade, en fait.

T'es pas l�che?

C'est vous les l�ches, comme vous bombardez les enfants en Syrie.

Si t'es pas un l�che...

pourquoi tu t'es pas fait sauter quand t'�tais dans la voiture avec moi?

T'as eu peur de mourir?

Vous m'avez gaz�, bande de chiens, comme Bachar gaze son peuple.

On t'a gaz�, c'est �a que tu vas dire � tes amis en prison?

Tu sais quoi? D�tache-moi tout de suite et tu vas voir si je suis un l�che.

Tu rentres dans la voiture, t'appuies sur le bouton, boum, on est morts.

Pourquoi tu m'as dit: 'Roule'?

Quand on veut mourir, on dit Alahu Akhbar, on ne dit pas 'Roule'.

Je t'ai suivi � la trace. T'as fui Mossoul. T'as fui Rakka.

Quand tu t'es fait arr�ter, t'as �t� paralys� par la peur.

Tu connais?

Amina Bouazizi.

La femme d'Abu al Mekaniku, qui est mort en Irak.

Tu l'as appel�e pour qu'elle active la cellule qui pr�pare une action.

Elle a �t� arr�t�e.

Ca lui fera dr�le quand elle va apprendre que t'as pas voulu mourir.

Elle qui a perdu un enfant et son mari l�-bas.

Quesqu'elle va penser quand elle va voir la vid�o de ton arrestation?

On te voit sortir d'une voiture, les mains li�es dans le dos.

Tu voulais t'enfuir comme un lapin, on t'a attrap�.

Eh oui, on t'a film�.

Qu'est-ce qui se passe? - Hypoglyc�mie.

Quoi? - Je fais une crise.

C'est s�r, je vais avoir une otite, c'est s�r et certain.

Crois pas que tu vas partir en beaut�.

Non, �a sera pas beau.

Parce que l'attentat que t'organisais, c'est quelqu'un d'autre va le faire...

et recevoir toute la gloire.

Pendant que toi, tu seras g�nant pour tout le monde.

Surtout pour tes chefs qui t'ont fait confiance.

Pour eux, le h�ros, c'est celui qui reprend ton affaire.

Toi, t'es plus rien.

Je dis plus rien, je veux un avocat.

L'avocat, il va te dire la m�me chose que moi.

Aujourd'hui, tu peux prendre deux routes.

La premi�re...

Tu vas en prison.

Avec des gens comme toi...

qui ont combattu en Syrie, qui savent que t'avais peur de mourir.

T'auras plus jamais acc�s � la hi�rarchie de Daech.

Tu seras m�pris�, isol�, sali.

Tu seras la honte de tous.

Tous les jours ils te frapperont parce que tu les auras humili�s.

Et ta m�re...

Ta m�re qui t'a envoy� de l'argent, elle sera la m�re d'un l�che.

Elle ira en prison pour avoir aid� quelqu'un qui n'a pas les couilles d'aller au bout.

La deuxi�me route...

Pareil.

Tu vas en prison.

Mais personne ne sait ce qui s'est pass�.

T'es un officier.

T'as le respect de tout le monde et ta m�re te respecte encore.

Pour �a, il faut que tu me donnes quelque chose pour emp�cher l'attentat.

Tu choisis quoi?

Personne ne saura que c'est toi qui as organis� l'attentat.

Tout le monde croira que c'est l'autre.

Toi, tu seras toujours celui qui s'est pas fait sauter.

Si jamais tu dis que t'as organis� l'attentat, ce sera pire.

Ils te frapperont encore plus fort.

Parce que ce sera insupportable pour eux que tu fasses le fier.

Alors que t'es Quentin le l�che.

Abu Aljubaan.

La prison, ce sera o�?

C'est les Russes?

Quoi?

Vous avez parl� aux Russes?

Pas de probl�me.

Ils arrivent quand?

Pas de probl�me.

All�? - C'est Jo�l.

Bonjour, Jo�l.

Ca va?

Ca fait longtemps qu'on s'est pas parl� - Je sais.

T'aurais pu venir me voir.

Je plaisante. - Comment �a se passe?

Pas de probl�me.

Mais encore?

C'est tout ce que je sais. Ils me disent rien.

Je sais pas s'il parle fran�ais ou anglais.

En tout cas, ils refuse de parler russe.

Les Russes font un black-out sur les communications.

Ils ne veulent pas �tre r�p�r� pr�s de la fronti�re.

On ne sait pas o� ils sont, mais ils sont en route.

Compris.

C'est toi qui seras � la r�ception?

Oui.

Et moi?

J'y serai aussi?

T'as l'intention de pas y �tre?

Si.

N'oublie pas, j'ai l'intention d'y �tre.

D'accord.

Je viens d'avoir Malotru, ils sont sur place.

Je sais.

Il est inquiet.

De quoi? - Je sais pas, il est inquiet.

OK.

Il a des raisons d'�tre inquiet?

Qu'est-ce que tu veux dire?

Je sais pas.

OK. Envoie-moi l'enregistrement.

Monsieur Bernard, ils sont l�.

Bonjour, Marina. - Bonjour.

Ca va?

Oui.

C'est moi qu'on a envoy�.

Vous �tes toujours � la DGSE?

Pas vraiment, mais la DGSE m'envoie.

Vous avez une cigarette?

T'as une cigarette?

Vous �tes d'accord pour leur parler?

Vous le connaissez d�j�, mais l�, il s'appelle Jo�l.

All�?

Marina, �a va?

Oui.

Ils t'ont bien trait�e?

Ca va.

T'as �t� examin�e par le m�decin?

Pas encore, mais on m'a dit qu'il fallait pas rester sur place trop longtemps.

Mais �a va?

Ouais, je suis contente d'�tre l�.

Super, on se voit d'ici deux heures.

D�sol� pour la derni�re fois. - Ouais. Oui, c'�tait pas...

C'est g�nial de t'entendre.

Ouais. - A tout � l'heure?

D'accord.

Faut y aller, maintenant.

Allons-y.

Oui.

Oui, bien.

On y sera dans 1h30.

Vous avez compris?

On arrive dans 1 heure et demie.

Il a parl� en russe. - Oui.

Il parle jamais en russe.

C'�tait pour qu'on comprenne.

Pourquoi?

Pour nous rassurer.

Vous parlez toujours farsi?

Tenez. Rappelez notre contact...

et dites-lui quelque chose en farsi.

Quoi?

Que �a craint.

All�?

C'est Marina.

Ca va?

On peut aller plus vite?

On peut aller plus vite?

Tu peux r�p�ter?

Non.

OK, merci.

All�?

C'est Marina.

Ca va?

Tu peux r�p�ter?

Non.

Les deux traducteurs sont d'accord?

Oui. Litt�ralement, �a signifie: 'Il se passe une chose impr�vue.'

Elle parle en farsi. Elle veut pas �tre comprise.

Elle se m�fie de quelqu'un qui est dans la voiture.

Avec elle, y a Debailly, un chauffeur et le chef de l'escorte...

un certain Sergey.

Elle se m�fie du chef de l'escorte. - Probable.

Ca peut �tre quoi comme impr�vu?

Ce Sergey a pu passer un deal avec une milice s�paratiste contre de l'argent.

Beaucoup d'argent.

En gros, il leur vend de quoi �changer des prisonniers.

Avec Marina Loiseau et Guillaume Debailly, ce n'est pas trois Russes...

qu'ils peuvent esp�rer r�cup�rer...

mais peut-�tre 100 combattants qui sont dans des prisons ukrainiennes.

C'est une premi�re hypoth�se. Corruption.

C'est l'Ukraine.

Une autre hypoth�se?

Les Ukrainiens peuvent rouler pour un autre service �tranger...

qui aurait int�r�t � reprendre Loiseau et Debailly...

pour les �changer � leur tour.

Je vois mal les Russes faire �a.

Ils ont accept� de lib�rer Loiseau en �change de renseignements importants...

venant des Am�ricains, donc...

Donc?

Donc l'autre service, �a peut �tre les Am�ricains.

Ils sont au courant de l'op�ration.

Ils pourraient tenter quelque chose sur Loiseau?

C'est plut�t Malotru qui les int�resse.

Regardez, ils changent de route.

Je vois �a.

Ils ont quitt� la route 45. Pourquoi?

On a rep�r� du mouvement � 10 km...

par satellite.

Pourquoi n'avoir rien dit?

Je vous le dis, maintenant.

Pourquoi on a chang� de route?

On a re�u des informations sur les mouvements des milices.

Ils savent qu'on est dans la r�gion, ils bloquent des routes.

On doit trouver un autre chemin. Ne vous inqui�tez pas.

Au moins on sait qu'il parle anglais maintenant.

Pourquoi il fait cet effort tout d'un coup?

Toujours la m�me chose. Nous endormir.

N'utilisez pas votre t�l�phone, c'est dangereux.

Il est crypt�.

Vous croyez que �a arr�tera les Russes? Coupez la communication.

Je dois passer un appel.

All�?

On a chang� de route. Ils disent qu'il y a des barrages.

Ils veulent pas que j'utilise mon t�l�phone.

Je sais, ils cherchent un itin�raire s�r.

Entre ce qui se passe et un enl�vement, y a pas beaucoup de diff�rence.

Je sais. Je te rappelle.

Vous pensez que c'est �a?

C'est possible.

Deux agents fran�ais, les s�paratistes peuvent en tirer profit.

Et eux?

Ils veulent s'acheter une belle maison.

Qu'est-ce qu'on fait?

Jo�l g�re avec la bo�te mais on ne peut rien faire.

On peut parler de nos d�tentions respectives?

Je comprends pas que vous soyez pas en prison.

C'est � vous que je dois une de ces d�tentions.

C'est aussi � moi que vous devez la deuxi�me.

Les Am�ricains disent qu'ils n'ont aucune activit� en Ukraine aujourd'hui.

Ce qui ne veut strictement rien dire.

Si les Am�ricains pr�parent quelque chose,

ils doivent �tre en liaison d'une mani�re ou d'une autre avec l'escorte.

Non? - Oui.

Mais le t�l�phone de l'agent de liaison aupr�s de Raymond est crypt�.

Celui du commandant Sergey aussi.

Impossible de savoir avec qui ils parlent.

On peut pas les hacker?

Tu crois que je suis sur Facebook?

Je me sers de la liaison Bluetooth de l'ordinateur de Raymond.

C'est impossible de casser leur code.

J'essaie de voir s'il n'y a pas des failles ou des bugs...

pour permettre de rentrer dans le t�l�phone de l'agent de liaison qui est avec Raymond.

On ne peut pas casser leur code, mais on peut �tudier leur m�thode de cryptage.

Si les Am�ricains communiquent avec les Ukrainiens...

jamais ils auront confiance dans leurs m�thodes de codage, voir les utiliser.

OK, c'est bon.

Les Am�ricains ont un chiffrage qui change tout le temps.

Avec une vitesse que personne n'a r�ussi � �galer.

Cette vitesse de changement, je peux l'analyser et la calculer.

C'est leur signature.

On attend de savoir quel chemin prendre.

On est en s�curit�, ici.

Ca ne sera pas long.

Je pourrais avoir votre t�l�phone?

Vous pouvez appeler qu'en Ukraine.

On se m�fie de vous.

Je peux les comprendre.

Vous �tes pas vraiment en libert�.

Non.

Pourquoi c'est vous qu'on m'envoie?

Ne sortez pas, c'est dangereux.

Vraiment? - Oui.

Il y a des patrouilles s�paratistes.

Et si je veux y aller quand m�me?

S'il vous pla�t, ne nous compliquez pas la t�che.

Quelle t�che?

Quelle t�che?

Vous prot�ger et vous emmener au point de rendez-vous.

Venez, on va d�jeuner.

Vous vous m�fiez d'eux?

Je vois le mal partout.

J'�tais rien pour vous, quand j'�tais en Iran?

J'�tais quelqu'un qu'on pouvait jeter?

Non.

Et cette mission pour laquelle vous m'avez sacrifi�e?

Je peux pas en parler.

Ca vous a rien fait de m'enfoncer � nouveau?

On fait pas une op�ration par rapport � la pr�c�dente.

Si je devais vous enfoncer une troisi�me fois, je le ferais.

M�me si je trouvais �a d�gueulasse qu'ils vous mettent dans cette situation.

La loyaut� faite homme.

Vous feriez pas la m�me chose?

Si.

Merci.

C'est du th� � la menthe.

Il y a un regain d'activit�s du c�t� des communications am�ricaines en Ukraine.

C'est confirm�.

Je confirme que la m�thode de cryptage de l'escorte ne vient pas d'Ukraine.

Les Am�ricains ont pu leur faire un transfert?

Je serais eux, non. On transf�re des trucs obsol�tes, pas des trucs de pointe.

Pourcentage de chance pour que les Ukrainiens parlent aux Am�ricains?

80.

Je voudrais parler � Michel Ponte.

Si rien ne devient public...

je peux esp�rer qu'on ne me juge pas.

Qu'on m'emprisonne pas.

Juste qu'on me mette dans un bureau,

et qu'on me sorte de temps en temps pour poser une question sur la Syrie.

Pas de vague, pas de scandale.

On ne me fait plus jamais confiance, mais...

on m'utilise comme on peut.

C'est ce qu'ils veulent faire de moi, je pense.

J'esp�re.

Moi, �a me va.

On y va.

On doit se s�parer.

On part avec la dame d'abord, vous irez ensuite avec Pavel.

Je reste avec elle.

Il vaut mieux se s�parer, pour ne pas se faire rep�rer.

Ecoutez, ma mission est de rester avec elle.

On prend une seule voiture.

C'est moi qui suis responsable et qui prends les d�cisions.

Question de s�curit�.

On reste ensemble.

Vous faites beaucoup de probl�mes.

On pourrait tous mourir, vous comprenez?

Vous �tes un homme dangereux.

Son t�l�phone.

S'il vous pla�t.

Je le garde, j'ai pas confiance.

Les Russes peuvent nous �couter, et je veux plus d'ennuis.

On part d'abord, vous apr�s.

Si mes hommes doivent vous menotter, ils le feront.

Allez-y.

Vous allez partir apr�s?

Je crois pas.

Ils peuvent pas vous garder. - Je sais pas.

Dites � Jo�l ce qui se passe ici.

Malheureusement, je crois qu'il le sait d�j�.

Je comprends pas.

Vous vouliez savoir pourquoi ils m'ont envoy� ici?

Vous avez votre r�ponse.

Mais non. - Allez-y.

Montez, on y va.

Je m'excuse.

Ils repartent.

Raymond, tu vois ce qu'on voit?

Tu essaies de les joindre? - J'essaie, mais �a r�pond pas.

Tu te souviens?

Demander beaucoup pour recevoir un peu.

On est bons? - Oui.

Tu dois convaincre Price que t'es un copain de Iode 3.

Vous vous �tes connus � la Katiba, l�-bas il y avait aussi les copains de Price...

du m�me quartier que Iode 3.

Tu les as fr�quent�s, tu utilises le m�me jargon qu'eux.

Il doit te donner l'adresse de la planque.

OK.

Si Iode 3 a menti? Si Price n'est pas le logisticien?

Il n'a pas menti.

Comment tu sais?

J'ai trois boutons autour du trou du cul que je connais tr�s bien.

Et qui n'apparaissent que quand je suis s�r de moi. Ca te va?

Ca me va.

Te trompe pas de ligne.

On est seuls dans le forum audio. Mais il y a quelqu'un connect�.

C'est Price?

Mentionne-le dans le chat.

Ahmad?

As-salamu alaykum. - Alaykum as-salam.

C'est pas Ahmad.

Non, je suis un cousin.

Toi, c'est Price?

Il est o�, Ahmad?

Malade. - Merde. Depuis quand?

Ca fait une semaine. - C'est grave?

Non, il est soign� en France. - Bon.

Il m'a refil� son compte pour qu'on se parle.

De quoi?

De la chambre.

Price?

On se conna�t?

Non. - C'est mort, fr�re.

Fr�re, on conna�t Ahmad.

D�connect� de l'audio, mais toujours dans le forum.

On est s�rs qu'il lit l�?

Fragu�s?

Ca veut dire tu�s.

Il nous teste.

Tu les connaissais?

Oui, surtout Moussa.

Il avait chop� une PS4. Avec deux jeux. On a pass� deux ans sur GTA et Call Of.

T'es d'o�?

De Nice.

Faut qu'on se voie.

Non, fr�re. On peut pas se voir.

Ahmad est pas tomb� malade tout seul. J'ai pas confiance.

Si t'as pas confiance, pourquoi t'appelles?

Je t'ai dit, j'appelle pour la chambre.

Je viens avec deux autres amis. Ils ont beaucoup voyag� avec Ahmad et moi.

Deux? Tu d�lires. C'est pas possible.

Il va falloir qu'on s'habille aussi.

Je viens pour remplacer Ahmad. Ca vient d'en haut.

Je veux pas d'histoires. On m'a rien dit.

Tranquille, cousin.

Ahmad m'a dit que tu m'aiderais.

Laisse tomber, �a pue, ton histoire.

Il a raccroch�?

Je viens pour rejoindre les autres.

Ceux d'Ahmad. Il me faut trois lits en plus.

J'arrive ce soir.

T'as quoi comme habit?

Je sais pas encore.

C'est toi qui as habill� les autres?

Ouais.

Il me faut pareil. Mille pour la chambre, 10.000 pour les habits.

Selon ce que t'auras. - Mais Ahmad me doit de la tune.

Non, je suis pas au courant. - Faut pas pousser.

Ecoute-moi bien. On reste sur ce qu'on a dit.

Tu me la fais pas � l'envers. On se rejoint � la chambre direct.

Je suis pas l� pour m'afficher.

Tranquille, fr�re. Je fais pas cr�dit, Ahmad le sait.

Tu veux lui dire toi-m�me � Ahmad?

Tu me prends pour un menteur.

'A vous qui croyez.'

'Craignez Allah et soyez avec les v�ridiques.'

Tu connais Aulnay? Y a une boulangerie devant la gare.

Ne soyez pas contrari�, on va bient�t partir.

Dans 20 ou 30 minutes.

Vous voulez du th�?

Vous vous foutez de moi.

Non, on est dans le m�me camp.

Vous ignorez dans quel camp je suis.

Vous n'�tes pas de la DGSE?

Si.

Donc vous �tes contrari�, je comprends.

D�sol� pour ce qu'on a d� faire.

Il fallait coop�rer.

Ca va? - Vous avez des nouvelles de Bernard?

Il est pas avec toi?

Non, ils nous ont s�par�s de force. Il est rest� l�-bas.

O� est monsieur Bernard, mon coll�gue?

Il va arriver.

On devait se s�parer, il a refus�.

J'ai d� le forcer.

Ce type fait des probl�mes.

O� est-il?

En s�curit�, il va arriver.

Vous n'auriez pas d� faire �a. Je veux lui parler.

Pas de communications, c'est trop dangereux.

Vous ne parlez pas � vos hommes? - Si.

Alors laissez-moi lui parler.

Je n'ai pas le droit, je vous l'ai dit.

Il va arriver.

Arr�tez de crier.

Vous �tes au courant, en fait?

De quoi?

Vous saviez ce qui allait se passer?

Non.

Ma d�mission serait sur la table imm�diatement, si c'�tait le cas.

S'il vous pla�t, laissez-nous.

Sylvain. Jeune homme.

Marie-Jeanne.

Jean-Jacques reste? - Oui.

Alors moi aussi.

En quel nom?

Pour �quilibrer. Confronter les points de vue.

Aider � la d�cision. C'est bien qu'il y ait une femme.

Vous ne savez m�me pas de quoi il s'agit.

Il ne s'agit pas d'appeler les Am�ricains pour leur ordonner d'interrompre...

l'op�ration qu'ils sont entrain de mener contre Malotru?

Oui.

Vous allez le faire?

Probable.

Probable?

J'y suis oppos�.

C'est pour �a que je reste.

Vous avez besoin d'un d�bat contradictoire.

Je suis d�sol�.

Mais ce n'est pas si mal.

Tu ne souffriras pas.

Tu ne sentiras rien.

Tu vas juste dormir et r�ver.

Tu as de la chance.

C'est la meilleure fa�on de mourir.

Faites de beaux r�ves, monsieur Bernard.

C'est une aubaine.

C'est une opportunit� unique qu'il faut saisir.

Les Am�ricains ont pass� un deal avec les Ukrainiens...

dans notre dos.

Pour faire dispara�tre Malotru.

Ils feront passer �a pour un incident avec les s�paratistes.

Ils r�glent leur probl�me.

Et ils r�glent le n�tre...

sans nous demander notre avis.

Sans qu'on leur donne l'autorisation.

La seule chose qu'on ait � faire, c'est de ne rien faire.

Et le condamner?

Comme il s'est condamn� lui-m�me.

Quand il a voulu faire exploser Chevalier...

il fallait y aller � ce moment-l� pour lui interdire de mourir?

Est-ce qu'on va aller le sauver � chaque fois...

qu'il tombe de son lit?

C'est de la rh�torique.

Tu peux appeller �a comme tu veux, c'est un assassinat. Point.

On a la possibilit� de l'emp�cher.

Notre agent.

Il vient de permettre d'envoyer un clandestin majeur...

sur un domaine majeur en Russie.

Il travaille pour nous.

Et nous, on l'assassine? On peut pas faire �a.

La r�gle...

La r�gle raisonnable, que je trouve tr�s �quilibr�e, c'est:

'On ne traque pas, on ne punit pas, on ne tue pas.'

Non, on ne tue pas.

Mais quand un agent d�loyal a des ennuis...

on ne fait rien pour lui.

La moindre des choses qu'on puisse faire...

c'est de le laisser tomber.

Oui, on le laisse tomber. C'est la r�gle.

Je te trouve bien insistant pour parler de la mort d'un homme qui travaille pour nous.

J'ai dit ce que j'avais � dire.

Il y a des cas o� on assassine ceux qui travaillent pour nous.

Il y a des cas par exemple...

o� une source devient dangereuse, et on s'en d�barrasse.

Ce n'est pas une question de morale.

La morale n'a rien � voir dans cette histoire.

C'est une question strat�gique. - Peut-�tre.

Peut-�tre que dans cette situation,

la question n'est pas de savoir si on sauve notre agent ou non.

La question est de savoir si on fait comprendre aux Am�ricains...

qu'on sait ce qu'ils font?

Ils savent qu'on sait. Ils nous prennent pas pour des cons.

Et qu'on s'y oppose.

Donc la question est de savoir si on a int�r�t aujourd'hui...

dans cette affaire, avec tout ce qu'on sait...

� s'opposer aux Am�ricains ou non.

Si je les appelle, l�...

et que je leur dis: 'Vous stoppez tout.'

Je me mets en dette avec eux.

Il y aura plein d'occasions o� ils nous demanderont...

de stopper une op�ration. Et l�...

on sera oblig� de leur renvoyer l'ascenseur.

C'est �a, la question.

La vraie cons�quence de ce coup de fil pour plus tard.

Pour une op�ration o� des gens � nous, peut-�tre pas un seul, mais plusieurs...

et plusieurs qui n'auront pas �t� d�loyaux avec nous.

Des gens � nous seront en danger.

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