All language subtitles for Le Bureau Des Legendes S04E01(FR)

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Original subtitles

Il est � vous.

Une question.

Je sais.

Bonjour.

Vous allez bien?

Je travaille pour le gouvernement fran�ais.

Enchant�.

Si vous voulez bien, j'ai une question � vous poser.

C'est Abu Amar, n'est-ce pas?

Il se cache � Gaziantep. O�, exactement?

Dans ton gros cul.

Vous savez o� il est.

Vous allez me le dire.

Ce n'est qu'une question de temps.

T'as pas le temps.

Papa te l'a dit:

une seule question.

R�ponds.

Aucun probl�me.

Je demanderai � Amin Rafaa.

Il n'est pas ici.

Il le sera bient�t.

D�p�chez-vous ou c'est termin�.

O� se cache Abu Amar � Gaziantep?

Dans quelle rue de Sehitkamil?

La rue...

o� ta m�re...

R�ponds-lui.

Il est o�?

Il a rejoint son cr�ateur.

Abu Amar est mort?

Vous avez votre r�ponse.

Maintenant partez.

Merci.

T'as rien vu de ce que �a peut �tre.

Les Turcs, c'est pas les pires.

Je sais.

Il t'a rien l�ch�... - On le sait qu'Abu Amar est mort.

Je n'�tais pas l� pour qu'il l�che un truc.

Ah? T'�tais l� pour quoi?

Pour jouer au con.

J'ai fait croire au prisonnier qu'on allait arr�ter Amin Rafaa...

c'est-�-dire Iode 1.

Maintenant, je suis...

Je pense que je suis certain qu'il va essayer de le contacter.

Comment?

J'ai obtenu des services Turcs qu'ils le laissent passer un coup de fil sa femme.

Sa femme, c'est la soeur de Iode 1.

On sait o� elle habite.

Le prisonnier va l'appeler, passer un code.

Ensuite elle essayera de contacter Iode 1 pour le pr�venir.

Quand elle l'appelle, boum.

On le localise et on l'arr�te.

Si Iode 1 est toujours � Gaziantep.

Sa soeur est enceinte jusqu'aux yeux. Le p�re est en prison.

Il quittera pas Gaziantep avant la naissance.

C'est son Muharrim.

Sa soeur va nous mener � lui.

Et s'il nous �chappe?

Chacun de ces types est capable d'organiser un attentat.

Pas seulement de le perp�trer, de l'organiser.

Ils sont Fran�ais, ils veulent revenir. On doit absolument les arr�ter.

La question, c'est plut�t: 'S'il ne nous �chappe pas, qu'est-ce qu'on fait de lui?'

Question l�gitime.

C'est une question � poser au directeur g�n�ral.

Elle me r�pondra pas.

Si elle ne te r�pond pas, tu as ta r�ponse.

On aurait d� prendre des fleurs.

Je pense qu'il s'en remettra.

Je me sens toujours conne devant les tombes.

Il devrait se passer un truc hyper fort, une �motion et puis en fait...

Rien.

C'est comment de travailler sous ma direction?

C'est diff�rent.

Depuis quelque temps, �a va.

Tu t'es d�tendue.

T'es moins crisp�e.

Moins injuste.

Moins sadique.

Voici le portrait de Guillaume Debailly...

s'il prenait 30 kg.

Voici la photo du clochard fran�ais...

qui vient de s'installer en face du restaurant Lioucen, � Moscou.

Ce n'est pas Guillaume.

Je suis d'accord, je voulais ta confirmation.

On doit envisager la chirurgie esth�tique?

Le logiciel peut le faire. Toutes les techniques chirurgicales sont entr�es.

Il faut tout envisager.

Le chauffeur de taxi qui nous a aid� sur l'affaire Magnitsky...

il peut aller fouiner vers les chantiers de construction � l'est de Moscou.

Ils embauchent des travailleurs clandestins. Dont des Fran�ais.

Combien il prend? - 2000 euros.

Non, il va nous balader.

Je peux poser une question b�te?

Il faut.

On continue de penser qu'il est toujours en Russie?

Question subsidiaire, on continue de penser qu'il est � Moscou?

Malotru n'a pas fait beaucoup d'efforts pour se cacher.

La Russie est un sanctuaire pour lui.

Tr�s d�licat pour nous d'intervenir.

Si on alerte les autorit�s, on n'est pas s�rs qu'ils le rendent.

Moscou...

C'est l� que j'irais.

C'est immense.

C'est une fourmili�re.

Je passe inaper�u, y a tous les moyens de communication possible.

On n'a quasiment aucune chance de le retrouver.

Il le sait.

Et si on le retrouve?

Il sait qu'on n'osera rien faire.

C'est mal me conna�tre.

Dis-moi stop.

Dis-moi stop.

Qu'est-ce que tu fais?

T'es vraiment dingue.

C'est l'heure de se d�tendre.

Tu ne veux pas essayer?

Non, merci.

Je te d�pose?

Non merci, je vais pas loin.

Justement, allez.

Monte.

Merci mais j'ai besoin de marcher.

Salut.

Tu as r�par� la lampe au premier?

Non.

Elle ne marche plus du tout.

OK.

Vous �tes en relation avec le r�pondeur t�l�phonique du...

06.95.00.06.95.

Merci de bien vouloir laisser un message apr�s le bip.

All�, c'est Guillaume. J'esp�re que tu vas bien.

Je sais pas si ce t�l�phone marche toujours.

J'imagine que oui.

Je sais pas si tu t'inqui�tes toujours pour moi.

En tout cas, tu dois te demander o� je suis, ce que je fais.

Ce que je veux faire.

Et puis, je sais pas, tu dois me d�tester.

Enfin, m'en vouloir.

Je voudrais qu'on se parle.

Dis-moi comment on peut proc�der.

Marie-Jeanne.

JJA.

Moule � gaufre te re�oit aussi entre deux r�unions?

Oui.

On est convoqu�s ensemble?

Oui.

On va parler de quoi?

On va parler de Malotru.

Je viens d'�tre nomm� directeur de la DSec.

F�licitations. - Merci.

Tu vas r�volutionner la s�curit� interne?

Absolument.

Absolument.

Il y a une vraie marge de progression.

Asseyez-vous.

Marie-Jeanne. J'ai voulu vous pr�venir que JJA ouvre une nouvelle enqu�te...

sur votre service.

L'affaire Malotru a dur� plusieurs mois.

Elle a mobilis� deux services.

Elle a co�t� la vie d'un agent et 6 millions d'euros.

Et s'est termin�e sur un cargo, par une porte laiss�e ouverte...

par Raymond Sisteron.

Et qui a men� l'enqu�te sur lui?

Qui l'a interrog�? Toi.

Et Sylvain Ellenstein?

Et cette charmante personne qu'on appelle 'La Mule'?

Quel a �t� leur r�le exact dans la disparition de Malotru en France?

Je pose une question simple...

est-ce que tu t'es m�fi�e de tout le monde dans le service que tu diriges?

Je pense que je suis assez lucide pour savoir de qui je dois me m�fier.

Moi, je pense qu'on a besoin d'un regard ext�rieur.

Un peu ac�r�, maintenant.

Je parle pas de d�loyaut�, je parle...

de faiblesse, d'imprudence.

Je veux �valuer l'emprise de Debailly sur vous tous.

Comment?

Un de mes agents va faire une enqu�te...

sous couvert d'un audit de fonctionnement.

Je demande ta collaboration compl�te.

Tr�s bien.

C'est tout.

Quand t'�tais num�ro 2 de la DSec...

t'as jamais imagin� que Malotru pouvait se trouver r�fugi� en Russie...

apr�s avoir travaill� pour la CIA?

Non, j'avoue.

Pourtant, tu l'as form�.

Je prends ma part de responsabilit�.

Tu vises qui, en r�alit�?

Si �a tenait qu'� moi, je virerais tout le monde.

Mais j'essaie de faire la part entre ceux...

qui ont �t� s�duits...

ceux qui ont �t� laxistes...

et ceux qui ont �t� complices.

Et ceux qui devraient quitter la bo�te.

D�s maintenant.

Je comprends pas que tu sois encore en poste.

Je sugg�re que tu d�missionnes.

Prends ton temps, mais pars.

Le DG est au courant? - Marc.

Pierre validera chacune de mes recommandations.

L'affaire Malotru est la pire catastrophe interne que la DGSE ait jamais connue.

Attendez, je vais vous aider.

Merci. - Je vous en prie.

Vous �tes nouvelle? - Non.

Ici, je veux dire.

Oui.

Vous n'�tes pas allergique?

C'est l'anniversaire d'une coll�gue.

C'est la chef, elle est un peu � cran. C'est pour �a les fleurs.

D'accord.

Raymond, enchant�.

Liz.

Vous allez travailler avec nous?

Je vais travailler chez vous en tout cas.

Liz est charg�e de proc�der � un audit du service...

afin d'en am�liorer l'organisation.

Liz aura le droit d'en conna�tre sur tous nos dossiers...

� l'exception de l'identit� de nos clandestins.

Ce genre de remise en question est absolument n�cessaire.

Nous ne devons jamais penser qu'on fait les choses parfaitement.

Donc, je vous demande de coop�rer.

Voil�.

Evidemment, il n'est pas question pour moi de vous g�ner, au contraire.

Je vais me faire discr�te.

Essayer de comprendre ce que vous faites exactement...

et comment vous le faites.

Je vais mener des entretiens individuels, aussi.

Une pr�cision. Vous ne serez pas autoris�s � en parler entre vous.

Sous peine d'�tre lourdement sanctionn�s.

Bon anniversaire.

Merci.

Ca, c'est la vitesse.

Donc, maintenant...

on a acc�s � tout ce qui circule entre les radars et le r�seau.

Qu'est-ce qu'on veut faire?

Prendre le contr�le du radar.

On peut vraiment faire �a ou c'est juste un exemple?

On peut prendre le contr�le d'un frigo, si on veut.

Pourquoi on ferait �a?

Pour d�truire six mois de recherches d'un labo pharmaceutique.

Qu'est-ce qu'on veut faire?

On cherche une faille.

Dans le script? - Y a pas de faille.

Il n'y a jamais de faille.

Y a pas de faille dans le script.

Imagine que tu veuilles braquer une banque.

Tu penses que si tu cherches bien, tu vas trouver une porte ouverte?

La faille est toujours humaine.

Le meilleur hacker du monde a besoin de quelqu'un qui clique sur un lien.

Ou qui donne ses identifiants.

C'est lui, la faille.

Alors, on cherche qui?

Quelqu'un qui aurait les droits d'administrateur du r�seau.

Bien.

Je deviens un crack.

Lui.

Il s'est connect�...

L�. C'est par l� qu'on va entrer aussi.

On a la porte, on a celui qui tient la cl�.

Et l�, qu'est-ce que tu vois?

C'est une serrure pourrie.

Juste un mot de passe.

Et donc?

L�, y a une faille.

Tu passes, l�?

Y a des failles alors?

Pas quand c'est bien cod�.

C'est pas si mal cod�.

Dans 95 % des cas, la faille est humaine.

Et les 5 % qui restent je les d�fonce.

Depuis combien de temps vous vous formez � la cyber-s�curit�?

Depuis qu'on envoie un cland� en Russie dans ce milieu.

Vous parlez russe?

Oui.

Vous parlez pas russe.

C'est votre accent.

Vous parlez pas russe, vous n'�tes pas sp�cialiste cyber...

Pourquoi c'est vous, le r�f�rent du cland� � Moscou?

Liz Bernstein.

Vous �tes entr�e dans la bo�te il y a 7 ans.

Avec un doctorat en communication.

Vous avez travaill� � la DGSI.

Vous avez pass� deux ans � la direction strat�gique puis � la DA.

Jamais �t� sur le terrain.

Jamais trait� de source, jamais �volu� sous l�gende.

Pourquoi c'est vous qu'on envoie pour auditer le service des clandestins?

Parce que je suis bonne.

Pareil pour moi.

Toujours rien.

On attend.

On esp�re qu'elle n'est pas partie se promener.

Elle doit accoucher bient�t.

Ma femme marchait pour d�clencher l'accouchement.

Elle bouge tr�s peu.

Les Turcs ont donn� le t�l�phone � son mari il y a � peine 10 minutes.

J'ai rat� quelque chose?

Elle re�oit un appel.

All�?

Mohamed.

C'est pas la femme qui a d�croch�. - C'est un homme.

Plut�t �g�, � la voix.

Son p�re.

Il demande des nouvelles.

Mohamed dit: 'Passe-moi Rachida.'

Elle est l�.

Comment vas-tu?

Tout va bien. Et toi, la grossesse?

Ca va.

Il dit: 'J'ai tr�s chaud.'

'Je dors tr�s mal.'

Tu m'entends?

Ici aussi, il fait tr�s chaud. Je dors mal aussi.

Je dois raccrocher. Je te rappelle.

A bient�t. Prends soin de toi.

Il ne lui dit pas qu'il est en d�tention. Il ne donne aucune instruction.

Il lui a transmis le code qu'elle doit utiliser pour pr�venir Iode 1.

Elle passe un appel.

All�?

C'est moi. - Ca va?

Non. Il fait tr�s chaud. Je ne dors pas bien.

Je te rappelle.

Il a raccroch�.

Vous �tes certain, c'est Iode 1?

Oui.

Je reconnais sa voix.

Pourquoi ils se parlent pas en fran�ais?

Ils sont fran�ais, ils ont grandi en France tous les deux.

A Argenteuil.

Mais Iode 1 refuse de parler une langue de l'Occident.

Ils parlent marocain, �a correspond.

Vous avez localis� le destinataire?

C'est bon, il est � 3 km d'ici.

Vous devez avoir le signal.

On y va?

Allez-y.

Il en met du temps � faire sa valise.

Il prie, c'est tout.

Il est 19h07 � Gaziantep.

C'est l'heure de la pri�re du soir.

Une voiture vient de s'arr�ter pr�s de la maison.

Le moteur tourne toujours.

Le chauffeur a l'air d'attendre quelqu'un.

Vous pouvez l'identifier?

Pas d'ici. Je vois pas.

C'est une femme qui sort en niqab. Elle avance vers la voiture.

Ca peut �tre Iode 1.

Elle bo�te l�g�rement.

Iode 1 a �t� bless� l'ann�e derni�re.

Vous l'interceptez. Il faut v�rifier si c'est lui ou pas.

Vous l'interceptez.

Stop.

Arr�tez-vous.

La femme s'est arr�t�e.

Ils restent � distance, parce qu'ils ont peur des ceintures explosives.

Pas s�r qu'ils voudraient fouiller une femme.

Sors. Mains en l'air.

Les Turcs ont fait sortir le chauffeur de sa voiture.

On peut lui parler?

Lui demander qui il est venu chercher?

Qu'est-ce qui se passe?

Jean-Paul, qu'est-ce qui se passe?

La femme a fait le geste comme pour d�clencher une ceinture explosive.

Ils ont tir�.

Ils l'ont pas tu�?

Ils vont voir.

Ils s'approchent.

Y a pas de ceinture d'explosifs.

Vous aviez raison.

Ils l'ont tu�.

Etonnant qu'il n'ait pas eu de quoi se faire sauter.

Du coup on sait que c'est lui rapidement.

Qu'est-ce qu'il a?

J'imagine qu'il aurait bien aim� interroger Iode 1.

Rocambole.

On n'avait pas dit Pachyderme?

Ca ne lui plaisait pas trop.

C'est son visa.

On a pay� un peu plus cher pour l'avoir plus rapidement.

Tu nous avais demand� des trucs pas cleans.

On s'est dit que �a pouvait faire l'affaire.

Parfait. Y en a d'autres?

On a pay� aussi un peu pour avoir un appartement plus grand.

Tr�s central dans le campus. Vue sur jardin. Rez-de-chauss�e.

Les places sont ch�res.

Ici...

C'est l'lnstitut de cryptographie de Moscou.

Ici, la facult� de math�matiques.

Ici, le centre 21.

Le centre de recherche en IA.

Tous ces gens l�, informaticiens, math�maticiens, cryptographes...

vont et viennent entre ici et ici.

Salles de sport, bar, cantine...

Y a une salle de yoga, un cours de krav-maga.

Tout ce que tu veux.

OK.

Tu progresses?

Hier, j'ai r�v� que j'�tais poursuivi par un pointeur de pointeur.

C'est quoi?

Une variable qui repr�sente l'adresse d'une autre variable...

qui repr�sente une adresse.

T'en es l�? - Je progresse.

Tr�s bien.

Celle-l�, vous la videz, vous fermez tout.

On attendait ton feu vert.

Tu vas pas faire de bruit.

Juste le petit flip-flap de tes ailes.

Tu vas chercher de quoi manger, l'air de rien.

Sans rester nulle part trop longtemps pour ne pas t'exposer.

Tu vas attraper quelques insectes.

Des moucherons, mais j'esp�re aussi des moustiques.

Tu vas �tre extr�mement rapide.

Souvent invisible.

Les gens vont plut�t bien t'aimer.

Bref...

Tu vas �tre...

une vraie libellule.

C'est du toc. Je te pr�viens.

Une vraie breloque, mais...

elle te portera chance.

Merci.

Je suis tr�s fier d'�tre ton veilleur. - Moi aussi.

Je pouvais pas esp�rer mieux.

Tu vas rentrer chez toi maintenant.

Pas de f�te, pas de d�ner d'adieu avec ton petit copain.

J'en ai plus. - Qu'importe.

Pas d'appel � qui que ce soit.

Tu feras �a tranquillement quand tu seras � Moscou. OK?

OK.

Ton petit discours...

Impeccable.

T'es une vraie chef.

Bonjour.

Bonjour.

Je m'appelle Marina Loiseau.

Je travaille � l'institut Boulgakov.

Oui, je suis sismologue.

Je suis sismologue.

Il est o�? - L�-bas.

Vous venez? - J'arrive.

Non, vous venez maintenant. - J'arrive.

Y a le DG, votre directeur et les Am�ricains qui sont l�.

Le directeur de TAO est l�? - Boyle? Oui, aussi.

S'il vous voit par terre, vous aurez l'air malin.

C'est le chef des hackers de la NSA.

Il voit souvent des gens par terre en train de coder.

Allons-y.

Tout d�pend de quoi nous parlons.

Nos �quipes sont dirig�es par des types...

qui n'ont m�me pas 27 ans.

Mais si on parle des vrais costauds, des vrais malfaiteurs...

je dirais qu'on en est � 400, voire 450 aujourd'hui.

J'en ai d�bauch� deux chez Google Zurich...

deux g�nies qui sont partis il y a un an.

Je les voulais tellement que j'ai doubl� leur offre.

Le vrai probl�me aujourd'hui, c'est l'argent.

Croyez-moi, nous aussi...

A quoi tu joues, fiston?

Tu essaies de pirater mon t�l�phone?

Votre t�l�phone n'est pas ici.

Vous l'avez laiss� dans un coffre, � la s�curit�.

Ca ne m'emp�che pas de savoir...

si un petit con est en train de me pirater.

C'est exactement ce que je voulais savoir.

Votre montre est connect�e. La mienne aussi.

Je n'ai pas consult� mon t�l�phone depuis ma montre.

Je sais.

Vous l'avez fait avec votre pacemaker, qui ne bat pas.

Ce gamin est dou�.

Vous en avez d'autres?

C'est le seul.

Ben voyons.

Vous voulez des infos...

sur les hackers russes qui tra�nent...

sur le campus qui h�berge...

le Centre 21 et l'institut Boulgakov � Moscou.

On dispose de certains dossiers qu'on pourrait vous envoyer.

A deux conditions.

J'�coute.

La premi�re:

vous partagez les r�sultats de votre op�ration.

Deuxi�me condition:

la CIA nous a demand� de pirater la vid�osurveillance du GUP...

le m�tro de Moscou.

On a aid� � identifier un de vos compatriotes qu'on surnomme chez nous...

'Pain in the ass'.

'Mal au trou' en fran�ais.

Sachez qu'une op�ration est en cours pour arr�ter cet individu.

Ne faites pas de vagues.

Pas d'histoires.

On r�gle �a entre nous...

tranquillement.

Si vous �tes d'accord...

on vous aidera � 100 %...

sur votre op�ration contre le centre 21.

J'appr�cie la fa�on dont la CIA ne nous fait plus confiance.

Qu'est-ce que tu voulais me dire?

Si la cible r�siste...

J'ai compris.

M�ller, quelqu'un au t�l�phone pour vous.

Merci.

J'ai laiss� le num�ro de mon boulot.

Au cas o�...

Je reviens.

120 roubles.

Reste tranquille, ne dis rien, ne bouge pas.

Tu ne risques rien: Op�ration anti-terroriste.

Les douches, les WC, la salle d'entra�nement.

Vous avez des verres?

En quel honneur? - L'op�ration am�ricaine a �chou�.

Figurez-vous que ce sont les Allemands qui m'ont pr�venu.

L'un de leurs ressortissants qui habite en Russie s'est plaint, parce que...

la CIA lui a pos� plein de questions...

sur un Belge avec qui il allait au sport.

Malotru.

Les Allemands n'ont pas appr�ci� que leur ressortissants soient oblig�s...

de jouer les informateurs pour la CIA.

Ils ont exig� que sa s�curit� soit garantie.

R�sultat: Les Am�ricains l'ont pr�venu pour qu'il se mette � l'abri.

Ca a alert� notre Malotru national.

Il leur a �chapp�.

C'est �a qu'on f�te?

Je ne suis pas m�content que Debailly fasse la nique aux Am�ricains...

comme il nous l'a faite.

Mais ce n'est pas �a qu'on f�te.

On f�te mon d�part, Marie-Jeanne.

J'ai commenc� comme cland� en Russie.

Et c'est de Russie que survient ma chute.

JJA a peut-�tre raison.

Nous avons d� �tre aveugl�s par Malotru.

S�duits, peut-�tre.

Peut-�tre qu'on a simplement �t� tous amoureux de lui.

Oui...

J'ai pu �tre trop indulgent, des fois.

C'est s�r qu'on peut me le reprocher.

Oui.

Je m'en vais.

Pas vraiment fier.

Je bois � Rocambole.

Le premier cland� que vous lancez comme directrice.

Je vous souhaite la plus grande r�ussite.

Merci.

Vous savez d'o� vient cet acronyme, JJA?

Non.

C'est un surnom qu'on lui donne.

JJA, comme James Jesus Angleton.

Chef du contre-espionnage sovi�tique � la CIA dans les ann�es 50.

Un type obs�d� par la traque des agents doubles...

des faux transfuges du KGB.

Un g�nie.

Mais son job l'a rendu fou. Il a fini compl�tement parano.

Dangereux, d�ment.

M�fiez-vous de lui, Marie-Jeanne.

Un petit sal�, �a te va?

Parfait.

D�licieux.

C'est Emmanuelle. Le dimanche, elle en fait un peu plus, donc le lundi...

je mange bien.

Tu crois au flair?

Oui.

V�rifie si quelqu'un au bureau des l�gendes n'a pas un ami allemand.

Ou une ma�tresse allemande ou un lien juste quelconque...

avec les services allemands.

A tout hasard. Me demande pas pourquoi.

Je crois pas au flair. Mais je peux �ventuellement croire aux fuites.

Tu as oubli� quelque chose?

Non.

J'esp�re que non.

Bonjour, tu me r�ponds pas.

Je peux comprendre.

Je sais qu'un jour, on se retrouvera.

Je sais qu'on aura du mal � se parler.

On sera l'un en face de l'autre...

avec toute la rancoeur, la frustration...

la tristesse qu'on aura accumul�e tous les deux.

Au revoir, Libellule.

J'aurais esp�r� te voir au Liban, sur le bateau.

Je sais pas pourquoi, c'�tait idiot.

Tu avais autre chose � faire, bien s�r.

Comme maintenant, tu dois avoir autre chose � faire.

Je voudrais rentrer et je sais pas...

payer. Oui.

J'ai pay�, d�j�. Tr�s cher.

J'imagine que je dois payer encore.

Je voudrais que ce soit toi qui fixes le prix.

Je sais qu'avec toi, le prix sera juste.

Je te le demande, Henri.

Aide-moi � rentrer.

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