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Ce film ne met en cause aucune nation, ni aucun r�gime. Dans une atmosph�re de cabaret, il joue sur les aspects
contradictoires et souvent inconciliables qui r�gnent dans les �mes humaines et dans les situations historiques, � toutes les �poques et dans tous les pays.
Vous n'�tes pas malade! Eteignez moi �a tout de suite.
Si la for�t se met � sentir la cuisine on est cuit.
Qui c'est celui l�?
C'est Debrieux, le sp�cialiste des effets de foule. Il para�t qu'il a fait merveille au Nicaragua. On l'a obtenu � prix d'or.
Inauguration des nouveaux abattoirs. Mesures de police renforc�es.
J'ai pleur�, je vous l'avoue,
quand j'ai su que le Colonel Octavio Prado Roth
ange gardien des libert�s publiques, protecteur des affaires et bienfaiteur du commerce,
daignerait venir en personne nous encourager en personne en pr�sence de nos vaillantes b�tes � cornes.
Hors de la ville et des maisons quelle est la plus belle maison?
C'est la grande maison Houren de Guillermo de Ramone.
Elle est pleine d'arbres verts qui viennent de tout l'univers.
Les traces des escaliers, la cave des contrebandiers,
les parquets en bois de rose,
de la maison des Anturio
appartiennent � Igno Ramonen roi de la houille et du tungstene.
Toutes vos finasseries, Mr Moren,
n'emp�cheront pas la pression d�mographique de vous emporter t�t ou tard.
Et je m'en f�licite.
J'admets difficilement ce pied que vous avez dans chaque camp.
Nous souhaitons tous que le triomphe de la r�volution coincide avec votre propre d�confiture.
Vos propos manquent de sel. Mais regardez donc.
Les mines. Mines d'�tain et mines de charbon avec un peu de p�trole autour.
Majoritaire partout.
Les fruits. La banane en t�te. Comme banquier je pr�te aux cultivateurs. Et comme banquier je r�colte 3 milliards net sans p�pins.
La r�volution.
C'est une affaire comme les autres.
Le sucre, les affaire, les millions.
Il a pour femme Marion.
Le coeur de sa fille �tincelle.
C'est le seigneur de la ficelle.
Sensationnelle d�couverte. Le professeur Palmes. J'ai r�ussi � d�doubler la mati�re.
Ca va �tre le moment.
Comment sont elles?
Chaque fois vous me demandez pareil? Comment voulez-vous qu'elles soient?
Les femmes.
Les femmes, mon cher Gervasio, les femmes, je ne les comprends pas.
Pourtant, si il y'a quelqu'un qui sait tout, qui comprend tout c'est bien vous.
Les femmes.
Le dernier carr� de l'imperm�able, l'extr�me triangle du myst�re biologique.
Mr Palmade, vous vivez trop dans les sinus.
Le principal c'est de leur donner aux femmes une franche dinette � leur bec.
Les coups de patin dans le trotinnant quelquefois �a fortifie le distributeur.
Allons, bon sang, un peu de courage, elles ne vous boufferont pas.
Mesdemoiselles, je vous le rep�te,
nous en sommes en mati�re nucl�aire � la phase simplificatrice,
fatal et classique
communes � toutes les applications de la science.
Il arrivera toujours aux a�roplanes de perdre leurs ailes et � la t�legraphie de perdre son fil.
La formule que vous avez sous les yeux...
Masque-toi. Am�ne le sur sa droite.
Du cot� o� il manque d'�quilibre. Flemmard.
Il va se laisser plumer.
Il fait pas le poids. Vas y! Poignarde le!
Il va se faire bouffer ce galeux. Vas y. Vas y. Batard d'oiseau!
Mes camarardes et moi nous br�lons. Nous br�lons de savoir si le d�doublement dont vous parlez si bien,
ca reste dans la th�orie ou si �a rentre dans la r�alit�.
dans la r�alit�. dans la r�alit�.
Gr�ce � la modulation �lectro-magn�tique
je suis en mesure de d�multiplier toutes les cellules d'un corps quelconque.
Comment? Mais voyons, c'est tr�s simple. La bobine moud le courant
-Moud du verbe moudre? -Un pincon de mol�cules d�bouche � l'or�e de la node.
Tout se passe comme avec un vulgaire iconoscope sous r�serves que mon r�cepteur fonctionne au radio-cobalt.
Iconoscope?
-Radio-cobalt? -L'�branlement pulverulent
atteint les surfaces du corps dont nous voulons un second exemplaire.
Ce second exemplaire surgit � mon gr�
sur tel ou tel point de l'espace.
Selon l'angle de la vis�e.
C'est ainsi qu'� Hiroshima il aurait fallu pr�voir l'espace pour loger la ville.
-La ville? Quelle ville? -Hiroshima.
Hiroshima?
Dans le cas bien entendu o� on aurait r�solu
non pas de d�truire Hiroshima, les salauds!
mais d'en faire une autre, la m�me.
-Fantastique. -Fantastique, non pas. Pu�ril.
Je suis parti du radar issu lui m�me du temis,
lequel fut engendr� lui-m�me par le miroir. Tac-tac. J'envoie, je re�ois, en un mot, je rime.
Nous aimerions tellement que vous nous montriez �a. Mais qu'est-ce qu'on pourrait bien d�doubler?
This! This!
N'importe quoi. Cette balle.
Branchez.
Une r�serve toutefois. Le second exemplaire ne tardera pas � se d�sintegrer.
-Dans combien de temps? -Au maximum 56 heures.
Et un �tre human? Dans les m�mes conditions, votre syst�me pourrait le reproduire lui aussi?
Rien ne s'y oppose.
IL conviendrait toutefois que l'exp�rimentateur s'introduise dans le sujet de l'exp�rience.
Et si il s'agit d'une femme?
Surtout si il s'agit d'une femme.
Les folles!
Leurs questions toutefois r�pondent � mes propres soucis.
Voyez-vous, Gervasio, ce qui manque � nos mouvements de gauche,
c'est la force du souffle, c'est la chanson du coeur.
Sans le souffle, sans la chaleur, sans ce qui chante,
tout tombe.
Mais avec le souffle, tout s'envole, tout monte. Conclusion :
Il faut que les desh�rit�s trouvent leur Jeanne d'Arc.
Celle des cheveux courts?
Cette banni�re vivante, de mes mains je la fabriquerai.
Tavio? Tavio? Tu es l�, Tavio?
Bien sur je t'attends. Tu sais bien que je n'aime
que toi. Quand?
Je t'en supplie! Dis moi quand? C'est trop long.
Vous me d�chirez mon enrageur.
Ough! You're hurting me!
It's the evil, it says his name when he leaves.
Tavio? Tavio? He has hanged off.
Quand c'est donc que Madame finira la folie?
De plus en plus Madame elle aurait mieux fait d'�tre ma fille.
Si Madame elle �tait ma fille,
je l'enfermerais � triple tour pour l'emp�cher de cavalcader.
Leave me alone.
Get away.
Ils frisent. Signe de pluie.
D'ailleurs l'�toile JUpiter elle a pr�vu �a dans la nuit.
Dans 3 jours, pleuve qui voudra, le cavalier tapera.
-Il tapera. -Go away!
Une jument qui veut courir trouve toujours un cavalier.
Vampire! Abruti! Indig�ne! Chapeau melon!
Tu te donnes beaucoup de mal pour �loigner le personnel.
Ton mari sait parfaitement que je suis avec toi.
Un type comme �a, j'appelle �a un maquereau.
Je m'y connais pas tr�s bien en maquereau. Mais entre vous deux franchement!
Je suis le colonel Otavio Pradoroc!
ministre de la guerre,
directeur de l'intelligence militaire,
intendant g�neral des requ�tes civiles,
responsable de la surveillance du territoire,
directeur de la police,
enqu�teur g�neral des imp�ts
et surveillant...
du jardin...
public.
Tout cela je l'ai obtenu par mon m�rite, par mon travail.
Je ne suis pas comme vous tous, le fils de mon p�re.
Je n'ai eu besoin de personne pour na�tre au monde.
A 20 ans...
chasseur dans un restaurant,
je m'instruisais la nuit dans ma soupente.
A la lueur d'un clairon.
Vous deviez l'astiquer beaucoup!
Dans l'embouchure je plantais la bougie.
Et c'est un homme de cette trempe que vous traitez de maquereau.
Octavio, listen to me! C'est tr�s beau la soupente, le clairon.
C'est tr�s beau les guerres froides, les guerres chaudes et les guerres r�chauff�es. Et m�me les guerres civiles!
Comment? Quoi?
Mais oui, c'est clair. Si la r�publique �tait couverte de canons personne se moquerait plus de nous.
Nous bombarderions toute la terre de canons.
L'amerique nous en ach�terais au lieu de nous en vendre.
Quoi?
On peut d�multiplier les objets � l'infini, � l'infini!
C'est dans toutes les revues.
Il faut que tu prennes position. IL faut que tu voie Palmas.
Come on! Read!
Un id�ologue! Que je rencontre cette couleuvre dialectique!
Cet acrobate des m�ninges!
Ce sac de punaises de laboratoire!
Tu es en train de g�cher la chance de ta vie.
Et moi j'en ai plein le dos de ta locomotive. Tac-tac-tac-tac!
Ce qu'il me faut c'est une femme.
Une vraie femme.
Quelque chose de vraie!
Pas une locomotive.
J'ai besoin de d�tente, j'ai besoin de distractions.
O� est ta belle-fille?
Mire, la fille de MOrene?
Il n'ya rien comme les jeunes filles pour faire friser les moustaches des hommes d'�tat.
Quand vous viendrez me voir...
Au minist�re elles viennent toujours.
Allez directement � ma chambre
au bout du couloir de gauche au premi�re �tage.
Prends garde � toi crapule.
Les voleurs arrivent.
Ton dernier cr�puscule
arrivera bient�t.
Professeur!
Cher professeur! Vous dire � quel point je suis heureuse, je suis ravie.
Il y'a des moments que je ne donnerais pas pour une montagne d'or.
Vous devez me d�tester de vous avoir arracher � vos chers travaux. Le besoin de vous voir me tenaillait si fort
qu'un jour de retard eut compt� pour un si�cle. Et comment aurai-je r�sist�?
Le licenci� Palmas. Le plus grand de nos savants.
Le plus grand et le plus petit.
Je veux dire, le plus modeste. Le plus r�serv�, comme moi.
Comme moi dans mes go�ts. C'est modeste, vous voyez.
De l'or, du marbre, ni toc, ni stuc.
Toutes les revues o� vous �crivez je les ach�te comptant.
Quand je me couche je les dispose sur mon lit.
Mais, ou ai-je la t�te? Que voulez-vous prendre?
-Whisky? -Je suis un lib�ral, Madame.
-Vodka alors? -Je vous rep�te que je suis un lib�ral.
Au moins d�shabillez-vous. Mettez-vous � votre aise. J'ai balay� tout le monde.
Vous �tes affreusement mal. Laissez moi vous installer. Come, come, come, come!
Mon ma�tre!
Mon grand homme! Mon professeur de tout! Voil�, comme �a.
Et ce coussin l�. Mais non, pas l�! L�!
Quand � moi un tout petit, petit, petit coin me suffit.
Vous �tes bien? Vous �tes confortable? Mais regardez moi Professeur.
Je suis tr�s bien, Madame. Je vous en prie.
Ouch! My leg! It hurts again.
-Qu'en pensez-vous? -Mais je ne suis pas m�decin.
Mais que ferais-je d'un m�decin?
-C'est un sorcier qu'il me faut. -Mais, Madame,
Je suis surpris que les autres puissent souffrir.
Et les femmes sont les autres par excellence.
Je ne suis pas moins surpris qu'elles puissent, c'est d�licat, le contraire de souffrir.
Le contraire de souffrir? Mais Professeur...
Ce genre de probl�mes...
Vraiment! Vous avez 14 ans.
Les femmes m'exasp�rent de ce que je ne les pen�tre pas.
-Vous �tes c�libataire? -Oh, c�libataire...
Les femmes me sont aussi ferm�es que des souris ou que des pierres, si cela vous choque moins.
Ce que le sorcier r�alise
ou croit r�aliser...
La possession d'une conscience qui n'est pas la sienne.
Telle est, je le confesse, la marotte de votre d�vou� serviteur.
Mais j'y arriverai, j'y arriverai.
Mais en attendant vous moississez! Vous moississez dans l'enseignement!
Qu'attend le gouvernement, bon sang d'infects,
pour vous donner les laboratoires, les m�gatons, les psychotrons, les stenotypistes, les h�licopt�res, les millions, le n�cessaire.
J'ai les deux pieds sur terre, les deux mains.
Je vais vous poser une question. Que pensez-vous du colonel?
Le colonel, je l'encliquette! Oui, Madame!
-Voil� ce que j'en fais du Colonel! -Le colonel n'est pas si m�chant.
Et la constitution? Vous savez ce qu'il veut lui faire � la Constitution?
Non, je ne veux pas vous le dire. Vous �tes une femme.
La Constitution? Octavio ne lui veux que du bien.
Et lui, ce qui le distingue des autres politiciens,
c'est qu'il n'est pas un homme de parole. Blah-blah-blah-blah....
C'est un papillon avec un sabre de cavalerie!
Mais le peuple n'en fera qu'une bouch�e! C'est sur, c'est math�matique!
Vous m'avez gu�ri. Je vous le disais, vous �tes un peu sorcier.
J'ai lu pas mal de r�cits. Le sorcier, comme vous dites,
parvient � transf�rer dans un morceau de pierre ou m�me dans un cadavre l'�nergie dont il est charg�.
La magie est une vieille science. La science est une jeune magie.
Exactly.
Nous avons assist�, mon mari et moi, � des sc�nes de sorcellerie.
Remarquez, c'est toujours la m�me histoire.
On se demande si il ne s'agit pas d'une mise en sc�ne.
Les explorateurs se changent en touristes et les sauvages deviennent des com�diens.
Maintenant, je dois dire,
il y'a deux ans dans la for�t, on se bousculait pas.
les hommes sont sur leur talons,
la plume de l'oiseau, l'ar�te du poisson,
donnent la force d'�tre faux,
la vie entre dans la mort,
l'esprit rentre dans la pierre,
le plongeur touche le bord.
Les savants sont de tout petits gar�ons, vous savez.
DEvinez ce qu'il nous a cout�. DEvinez.
Quelques paquets de cigarette, je pr�sume.
Quel proph�te!
Quatre plumes de Wira-kuru
sur de la peau de Mukara. Les 4 clart�s du tonnerre.
-Les 4 longueurs du retour. -Joli! C'est de vous?
C'est de la mythologie pr�-cortezienne.
-Saississant! -Par ma m�re
j'ai pas mal de sang Wutoto.
Wutoto! Maintenant je comprends! Je comprends le pouvoir que vous avez sur les objets.
-J'aimerais tellement vous voir faire. -Vous voulez tellement?
Il para�t que c'est merveilleux.
Qu'est-ce que �a veut dire merveilleux? Vous allez voir vous m�me.
-Mais c'est une vulgaire... -What -No, no...
L'�nergie ne r�side pas dans les bobines, ma petite. Elle est l�.
Dites moi. Votre machin serait il capable de reproduire un canon?
-Pourquoi un canon? -Un canon qui tirerait des coups de canon. Poum! Poum!
Rien ne s'y oppose. Toutefois il faudrait que j'y consente.
Donc. Les d�doublements se poursuivant
la r�publique, au bout du compte, serait couverte de canons.
Th�oriquement oui. Mais...
� quel fin tous ces canons?
J'ai dit canon comme j'aurais dis bombardier.
Vos bombardiers, les Etats-Unis vous les paieront les yeux de la t�te. Ils sont l� pour �a.
Vous n'avez pas une amplificatrice?
Non, pas vraiment.
Une fourchette fera l'affaire.
Parfait. Parfait. Parfait. Voil�, tr�s bien.
Nous y sommes. O� est la prise?
L�. Dans le coin. Exciting!
-Savez-vous chanter? -Pourquoi?
Quand le sorcier op�re
il faut qu'une femme chante. -Chanter? Rien n'est plus simple.
Vous avez un grain de beaut�?
O� avez vous la t�te?
J'en ai un ici.
Et bien, ce grain de beaut�, sera sur sa hanche, n'en doutez pas.
Sur sa hanche?
-Sur la hanche droite de la femme que je vais construire � votre image. -Elle me ressemblera?
A s'y m�prendre. A s'y tromper.
-Je vous interdits. -Ne bougez pas. Je vous prends.
-Le temps de cadrer. -Non, je vous interdits d'essayer sur moi.
N'oubliez pas que vous �tes fonctionnaire.
Restez tranquille. Je braque.
Non, non. Je ne suis pas une mol�cule!
Attention! Je jutte.
D'o� sort cette femme?
Dans cette tenue.
Qui est-ce? Mais qui est-ce?
-Vous. -Moi? -Votre r�plique exacte.
Mon dieu! Je m'en mange les mains de vous avoir re�u.
D'abord. Pourquoi est-elle nue?
Et si elle se mettait � parler et � courrir avec ma langue et mes jambes?
Professeur, vous me fa�tes peur. Qu'est-ce que vous avez derri�re la t�te?
Je vous ordonne. Je vous ordonne de faire dispara�tre...
cette chose. Sinon j'appelle.
Personne ne vous croira.
Nous sommes tous les deux, ma ch�rie. Tous les deux.
Et puis vous br�lez autant que moi. Vous boudez mais vous br�lez!
Et mon invention
au lieu de servir les desseins de votre stupide colonel
aportera � nos fr�res malheureux
la lumi�re, la chaleur, la flamme qui leur manque.
Comme dans le mort le sorcier pen�tre
je vais me planter
je vais m'enfoncer dans ce simulacre de vous.
Professeur?
Professeur? Vous �tes l�? Je ne vous vois plus.
Qu'est-ce qui se passe? Quelle horreur! Mais quelle horreur!
Ca y'est!
J'y suis!
Moi, Democrito Palmas,
je suis dans la femme.
Epiderme et organisme.
Ca vogue, �a roule.
Le flambeeau cesse de t�tonner dans la nuit.
Je suis donc mammif�re enfin pour de bon.
O� voulez-vous en venir?
Certains docteurs se font inocul�s.
Moi,
scaphandrier biologique,
je m'immerge dans la femme.
Je colle � ce que j'explore.
L'erreur succombe car la distance p�rit.
Ma m�re...
Elle me figurait
que �a pesait.
Mais non. Pas du tout.
Une montgolfi�re.
Je me sens l�ger, l�ger...
Faut-il mettre un soutien-gorge?
J'en mets un. POur la forme.
Et cette esp�ce de brassard?
Avec des cols gauffr�s qui pendent. C'est pour les bas.
J'avoue que c'est amusant.
Ca doit s'attacher l�.
Drole de m�canique.
Mon fourreau Nina de Ricci! Ca alors!
Je ne suis pas certain de l'enfiler dans le bon sens.
Ah! Qu'ai-je dit? Certain, adjectif masculin!
Il faudra que je me conforme � mon nouveau sexe
sous l'angle grammaticale.
Ce n'est qu'une question de chronaxie.
L'homme se change en femme, la farine en bl�,
mais la famine est l�, le trou n'est pas combl�.
Theodora?
Theodora?
Theodora?
Qu'est ce qui prend encore � Madame?
Il a os�! Il m'a recopi�!
Et puis apr�s?
Ma grand-m�re racontait qu'avant les espagnols, il y'a pas si longtemps,
les morts, on les faisait faire le mach�!
POur marcher, pour s'asseoir, c'est �patant d'�tre femme!
Rien qui g�ne, qui d�passe.
Au dessous de la taille on baigne dans le vide. Quelle l�geret�! Quelle bonheur! Je suis libre! La libert� c'est moi!
Alors les femmes! Qu'est-ce que vous attendez dans vos 14 jupons?
Que la crasse vous mange?
Levez vous! Laissez votre mis�re! Marchez! Courrez!
Levez vous! Soyez libre!
Ne demandez pas la libert�, prenez l�! Les hommes libres font les peuples libres!
L'exp�rience est en cours. Je suis une danseuse, mon cher.
Alors, c'est vous?
Oui, c'est moi. Je suis venu. Mr Pascual, c'est ici?
C'est ici. Je croyais que vous ne viendriez pas.
Voyons, Mr Pascual, j'ai promis que je viendrais. Je suis venue.
Du carton, mon cher, votre caverne.
Qui c'est de l'autre cot�?
Je ne sais pas. Des gens. Personne.
-Papa aussi est dans les mines. -Papa aussi?
Vous n'allez pas mettre dans le m�me sac votre p�re et les pauvres malheureux qui cr�vent dans les mines.
Alors, comme �a, Pascual, c'est tout ce que vous racontez?
Je suis un �tudiant.
Il y'a des �tudiants dor�s. Moi je n'ai pas le quart d'un rond.
Vous, vous �tes l'ennemie.
La banane, le caf�, la morue.
-La r�publique ne produit pas de morue. -C'est une chance!
Vous seriez la morue. Vous avez toute la ficelle que vous voulez.
La ficelle, mon cher, �a casse.
Parlons en.
Votre p�re a le Colonel.
Ce qu'il a du cracher.
Au tennis vous �tiez plus adroit. Les balles vous arrivent. Vous les appellez. Vous les charmez.
Je ne sais pas comment vous vous d�brouillez. Pim-pam-poum!
Une raquette doit �tre �quilibr�e.
493 grammes pes�s chez le pharmacien.
Trop lourd en t�te elle vous emporte.
Trop l�g�re vous vous crispez.
Le poignet durci � se briser.
Mon petit Pascual. Maintenant que nous avons fait toutes ces folies...
...cr�ve dans la mort!
Messieurs.
La pr�sente r�union est la derni�re avant l'�xecution du colonel.
Ils veulent tuer le colonel?
...nous obligeront la Gr�ce � produire de la viande pour la nation,
pour l'humanit�! - -Qu'est-ce qui te trouble au gouvernement?
Celui qui crie est un ami de mon p�re. Ne faites pas de bruit.
Par piti�. Par charit� pour votre p�re.
J'ai pleur�, j'ai sanglot� comme un veau
quand dans notre chambre patronale
la fleur de la boucherie en gros
entonna l'hymne r�publicain. "L'�tendart de la libert�
de nos mains s'eleve.. -Assis!
-Tout le monde assis! Assis!
On s'emp�tre dans la salive!
En Espagne la salive nous a foutu dans le caca!
Pour tuer, la salive, elle demande trop de temps. Moi, la salive, elle me sort par les roubignolles.
Thank you, Colonel Cain. Et vous Ezechiel?
Dans la banlieue les chipcha vivent � trente par famille et cr�vent dans l'humidit�.
Vous savez ce que �a veut dire des chipcha? Ca veut dire des pauvres.
Des gens qui bouffent pas, qui sont bouff�s par les poux. De l'eau a volont� mais pas d'�gout, pas de canal.
Les chipcha comme moi, les premiers de la patrie, avant les espagnols nous �tions l�.
En attendant ils cr�vent. Ca n'emp�che pas qu'on est en train de faire la statue de la sainte vierge des chipchas
Compagnons!
J'appelle �a de la bestialit�
d'expliquer encore une fois les raisons
qui nous d�terminent � lutter contre la tyrannie.
J'ai quelque chose de plus comestible � vous servir.
On a renseign� la police. L'un de nous a trahi. Va falloir qu'il paie.
Qui est-ce qui a trahi? -Ne bougez pas.
C'est comme si il �tait mort. Le bureau central l'a condamn� aujourd'hui.
Il n'y a plus qu'� l'�xecuter.
Si vous criez on va se faire reperer.
-Nommez-le! Salaud! -Il est ici parmi nous. Il va se d�signer lui-m�me.
Je l'autorise � dire trois ou quatre mots mais ce qu'il pourra dire ne changera rien.
Coral, tu me connais. C'est pas moi que tu vises. C'est pas possible.
Coral, tu peux pas me faire �a?
Je l'ai rencontr� par hasard ce photographe derri�re l'�vech�.
Si je l'ai rencontr� c'est le hasard qui l'a voulu.
Mot de passe, tu r�ponds? Alors quoi, j'aurais du me mettre � courir? Toute ma vie j'ai bouff� les roubignolles a Cain!
-Listen to me, if you move we're both dead... -Maintenant je suis un homme, je me nettoie les pieds!
-J'ai pas peur de mourir. -Silence malheureuse.
-Tu appelles �a un homme! Toi et le colonel vous �tes pareil -C'est fini, Ezechiel, tu vas mourir!
Crapule de foutre! Mouche � bordel!
Vous habitez ce cagibi?
Maigrichon pour deux.
Ton m�tier?
-J'�tudie. -Ces empaquet�s.
Ca rigole du matin au soir.
Abruti d'empaquet�! Bouge ton pied de l�-dessus.
Senateur Turnosch. Qu'est- ce que vous fa�tes l�?
Celui-l�, c'est moi qui l'ai fait.
-Toi, ca va. -Vous, le bel �tudiant, vous allez le descendre.
Collez le dans vos draps de lit. Ca fera linge sale. Le linge salle dans un hotel, il y'a rien de plus naturel.
N'aie pas peur. Le patron de la baraque est pour la libert�.
-Allez-y! -Avec ce type?
Avec ce type, fourmi.
Ezechiel, toi ce soir, on te foutra dans le charbon.
Comme �a, cette casserolle finira sous les piles de casserolles.
L'equipe de nuit � l'usine � gaz, ils sont aussi pour la justice et la libert�.
Vous, l'oncle, on a plus besoin de vous. Salut.
Avec le coeur que j'ai, je pr�f�re me retirer.
Mademoiselle, qu'est-ce que vous faisiez seul chez ce type?
Je n'�tais pas seul, Colonel. J'�tais avec lui.
Colonel? Je n'aime pas �a.
Donc Mademoiselle, vous �tes la fille de Morene, Les sucreries, les charbonnages.
Vous �tes tr�s au courant.
Je vais vous fouiller.
Me fouiller, moi? Vous n'y pensez pas.
La r�volution ne plaisante pas. D�shabillez-vous!
Je ne dissimule rien.
Rien?
Rien. Faites voir.
J'aimerais me les laver. Je vais te nettoyer, moi.
Je m'occupe de lui. Ca fait moins de bruit.
Alors! Tu n'as donc rien compris?
Il travaille pour nous.
C'est lui qui a amen� la fille.
Si on employe des types comme �a maintenant!
La s�ance est lev�!
Ce qu'il faut que vous vous mettiez dans le cerveau, Mlle Morene...
C'est que nous voulons la peau du colonel.
Dans 2 jour, chez vous, aux Anturios, vous donnez votre f�te de printemps.
Vous m'invitez. Je suis un de vos amis et vous, vous m'invitez.
Si tu ne bouges pas le monde, le monde bouge autour de toi,
par contre si tu vas dans monde, du monde tu deviens le doigt.
C'est vous? Vous vous �tes habill� en quoi?
Vous voyez bien. Je suis sergent dans la police.
En somme vous �tes au service du colonel. Je croyais que vous ne l'aimiez pas?
Le colonel est une crapule!
-Et �a? -Le gouvernement nous les distribue.
C'est au champ de courses que �a se passera. Apr�s-demain, dimanche.
-Vous aimez les courses? -Les chevaux m'emballent!
Dimanche, n'y allez pas.
Je serai de service � la tribu d'honneur.
J'aurai ma mitrailette d'ordonnance.
Je descendrai le colonel � la fin de la troisi�me course.
D�s que les t�lescripteurs publieront les r�sultats de la troisi�me
nos amis dans tout le pays sauront que cette pourriture d'Octavio Prado Roc vient d'encaisser sa derni�re salve.
Et je vous jure que le poids y sera.
Et moi je tire tr�s bien.
Une fois le colonel �limin� nous distribuerons des armes.
Nous en attendons un plein bateau, Le L�opard.
D'o� viennent ces armes?
Que ce soit pour le gouvernement ou les adversaires du gouvernement,
les armes viennent toujours du m�me fournisseur!
Augusto, quel philosophe vous fa�tes!
Les armes n'ont pas d'opinion. Viens l�, toi.
Ce soir les piments sont � la cr�me.
Il doit que vous �tes avec un piment! Qu'est-ce que c'est un piment?
Un policier et la cr�me c'est vous.
Le L�opard n'est pas arriv�.
Demandez le diario national!
Ce vieux Montene a beau �tre un r�actionnaire, �a lui fera toujours une piastre de plus.
Demandez le diario national!
L� dedans je parierai qu'il y a des mineurs.
de Cognaka qui seraient incapables de citer dans l'ordre juste
les initiales de leur organisation syndicale.
Alors un jour ils s'am�nent au Galitto
et c'est comme si ils prenaient un bain dans la musique, dans la lumi�re!
Parlez pas si fort!
Tous les libres citoyens d'une libre r�publique
ont droit � la peinture!
A la peinture, � la philosophie!
Atlantique, Pacifique, je flotte entre les deux.
Si vous voulez voir les Tropiques, regardez moi dans les yeux.
Quand je danse avec lui, je ne danse pas avec Pedro,
Quand je trotte avec Pedro, je ne trotte pas avec Luis
L' Amerique ib�rique danse le mieux, nous pratiquons une musique, qui rend la vie aux malchanceux
Quand je flotte avec Luis, je ne flotte pas avec Marco,
Quand je trotte avec Luis, je ne trotte pas avec toi,
Et cette bouche sur ma bouche, de l'homme pers�cut�,
Sit�t que ma langue vous touche, vous connaissez la libert�
Quand je danse avec Luis, je ne danse pas avec Pedro,
Quand je danse avec Pedro, je ne danse pas avec Luis,
Brava! Brava!
embrasse publique
notre clameur d'amour efface le patron, l'argent et le flic,
Quand je danse avec Marco, je ne danse pas avec Pedro,
Quand je danse avec Luis, je ne danse pas avec Pablo,
Ca s'est un num�ro!
Madame!
Je vous le dit de tout mon coeur, quel talent vous avez!
-C'est la premi�re fois que vous vous produisez dans la capitale? -C'est la premi�re fois tout court.
Comment? Vous n'avez jamais fait de th�atre avant?
-Non, jamais.
Il n'est pas d'usage que les vedettes de ce genre d'�tablissements fassent voir � la client�le leur extrait de naissance
ou leur passeport.
-Vous voyez, je ne suis pas cachotti�re. -Madame, me ferez vous le plaisir de venir � cette adress?
Il y'a une f�te demain.
Mademoiselle, j'appr�cie infiniment votre invitation.
A laquelle je me rendrai avec empressement.
S'il vous appara�t que ma pr�sence peut �tre accept�e sans inconv�nient.
Toute l'Am�rique latine est une termiti�re de dictateurs.
Aucune de nos r�publiques n'arrive � se d�barasser de son �pouvantail � �paulettes.
Le d�legu� militaire, ma parole,
du roi d'Espagne ou du Portugal, invisible, ind�racinable, �ternel.
Tenez, par exemple, la boxe,
des poids coqs, des poids mouches,
nous en avons ds corbeilles mais d�s qu'il s'agit de mettre en ligne un poids lourd
il faut chercher, je vous assure.
Dans la science, croyez-moi, nous sommes petits, petits,
je vous assure. -Conclusion?
Quand votre fumier de colonel sera par terre, la gueule �cras�e � coups de souliers, le moment n'est pas loin,
nous ferons appliquer � notre peuple le seul rem�de qui puisse le sauver.
Le seul!
Quel rem�de?
Le r�gime d�mocratique lib�ral.
-Voyons! -Je crois que le moment st venu.
-En tout cas je suis pr�t. -Qu'est-ce que vous attendez?
Ce que j'attends? J'attends le grand moment de ma vie.
J'attends de voir le tyran face � face, de tout pr�s!
Mon cher, vous �tes impayable!
Quand la libert� aura triomph� je songerai peut-�tre � vous trouver jolie.
-A demain. -A demain, noble chevalier.
Dans le temps o� le temps passe, le temps fait passer le temps,
le temps passe dans l'espace, le temps passe dans le temps.
Tiens, mais quelle surprise! Je ne croyais pas avoir le plaisir de vous revoir chez moi.
Vous n'auriez pas une agraffe invisible?
Le charmant pr�texte. Toutes les agraffes que vous voudrez.
Vous ne m'avez jamais vu? Qu'est-ce qui vous prend?
Figurez-vous que j'�tais hier soir dans une esp�ce de cabaret.
Il y'avait une femme, une femme, c'�tait vous!
-Elle vous ressemblait tellement! -Vous me brisez l�!
J'ai 3000 invit�s ce soir, des g�neraux, des ministres, des �crivains et la dedans
comment voulez-vous qu'il n'y ait pas un tas de raseurs,
de jean-foutres et de peigne-culs!
Donc. D�s que le colonel se pr�sente
vous attaquez l'air de la cavalerie.
Bin entendu vous ne couvrez jamais la voix du Colonel.
Les langoustes, directeur, on les coupe en deux ou en quatre?
Comme d'habitude. Le ma�tre d'hotel vous indiquera. Mais dites-donc, vous?
-Vous connnaissez bien ce m�tier? -Mon travail, je le ferai.
Posez donc votre cigarette.
-Apprennez � faire votre travail! -Mon travail, je le ferai!
J'ai l'honneur de vous informer que le colonel fera son entr�e � 23.30.
-Ma maison appartient au Colonel. -Des policiers sont dans le tas, tous en civil.
-Invisibles par cons�quence. -Imperm�ables et feutres noirs, je sais.
Ah! Je reconnais bien l� celui qui franchissait les murailles!
Je me serais pas retenu, ces deux d�guis�s l� valsaient, je vous le dis.
Nous n'en doutons pas. Au fait, comment je vous pr�sente.
Attendez...Je suis l'ing�nieur... Exquise!
-Comme les cigarettes! -Vous, un ing�nieur?
C'est un ami �tranger. Il arrive de ses montagnes.
Dans les montagnes ils bouffent dehors. Avec tout ce qui se gaspille ici un enfant pauvre pourrait �tre nourri plus d'un mois!
Un au moins le sera puisque vous �tes l�.
Le risque pour la droite c'est qu'elle pactise trop avec la gauche.
Si bien qu'� la fin plus personne ne s'y reconna�t.
D'o� la fi�vre dans le pays!
Et quand la fi�vre monte
la bourse baisse.
Croyez-moi, mon cher, vendez. Fa�tes comme moi, vendez.
Tiens, Mlle, vous le reconnaissez?
-Qui? -Gants de crin.
-Ce loufiat. -Lui ici?
IL s'est fait embaucher pour d�boucher les bouteilles.
-En m�me temps il me contr�le. -Je vois, la confiance r�gne.
Les r�volutionnaires peuvent onduler, la r�volution est perpendiculaire.
Viva! Viva!
Levez-vous. Fa�tes comme tout le monde. Allons, debout. Plus haut, plus grand, dep�chez-vous.
Ce type l�! De le voir, je foutrai tout en l'air!
Vous l'entendez! Les garanties constitutionelles sont suspendues, la jeunesse est d�pourvue d'id�al,
les petits exploitants agricoles travaillent encore comme il y'a 3000 ans.
Vous savez ce qu'il donne aux propri�taires.
-Dites un chiffre! -Je ne suis pas tr�s comp�tente.
Plus 7%! Lui, cet encorn�, �a le fait rire. C'est tout ce que �a lui fait.
Cher Joaquin,
je ne me doutais pas
que Velazquez, un grand peintre,
avait fait votre portrait.
Regardez! C'est du nabot que je parle!
Ne vous formalisez pas. Ce Velazquez est probablement faux comme tous les Velazquez.
-Canaille! -D�sirez vous d�finir la situation politique
de votre beau pays?
Qui serait mieux qualifi� pour vous r�pondre que Mr le pr�sident du conseil?
Je vais donc me d�vouer.
Une fois...
de plus.
Joaquim!
De quoi la r�publique est-elle fatigu�e?
Des aventuriers.
Les ap�tres de la d�mocratie et de la violence se disputent notre chair.
Gr�ce au Colonel Octavio Prado Roth
nous avons �viter jusqu'ici la honte du pouvoir entre les mains d'un seul.
-C'est trop fort! -C'est tr�s fort!
Levons notre verre � la sant� de celui que je me permets...
d'appeller un chic gar�on!
-Je le tuerai! -Si vous continuez, je vous embrasse!
Le Colonel Octavio Prado Roth!
Pourvu qu'il ne s'�touffe pas. Qu'il se mod�re, qu diable!
Il a encore tout un jour.
-Vous tenez donc � sa vie? -Trop!
Ce que Colonel pourrait faire de pire,
le comble de la saloperie, ce serait de crever avant la date pr�vue.
C'est pas dr�le ici. Venez donc avec nous!
Pendant que vous fa�tes l'idiot, il y'a des malheureux qui cr�vent!
Pas loin d'ici, dans une rue, il y'a des flaques o� les d�sh�rit�s viennent chercher de l'eau!
Ils sont r�pugnants!
Le po�te.
Tout le parfum est dans la queue, comme chez les langoustes!
Sous les yeux du soleil �bloui,
l'Amazone sort de la terre,
l'Amazone sort de la nuit de la montagne �lementaire.
Enfant, petit enfant, qui veut toucher la mousse
et la fleur...
du danger.
Petit enfant qui veut danser et l�, et l�, soudain
l'�cume et le..., le hourla
Les capitales, les probl�mes, les chambres bond�es...
Tu aurais mieux fait de rester en Europe, � Montmartre.
Tant que vous garderez ce maquereau de colonel vous resterez la honte de la terre! Vous n'avez peut-�tre pas lu Victor Hugo. Moi je l'ai lu.
Et j'ai lu Lamartine o� tout est expliqu�! Improductifs! Pr�tentieux! Fils du peuple!
et parmi nous
celui qui se pencha sur lui
Vous ici Mr Palmas, vous �tes revenu?
Je vous l'avais pourtant bien d�fendue.
-Allez vous en! -C'est vous, c'est encore plus vous que je ne croyais.
-C'est tr�s amusant. -Pour moi c'est une catastrophe.
-Ils vont tous �tre ravis -C'est un scandale.
Ce Palmas!
Sapristi, quelle baleine!
Je la harponnerai...
volontiers!
Qui n'a pour m�re que mis�re,
qui n'a que le mal pour tout bien,
-C'est celui qui m'est le plus intime -Reculez bande d'abrutis!
C'est pour lui que mon coeur toc toc toc
Tant pis si je vous choque,
Je ch�ris qui m'est chere,
Laissez lui la place!
Je choisis sans �quivoque,
Va galante galine
Va, va l� o� on t'attend, cavale galine
Va-va-ou, Va-Va-ou,
Sans simagr�es si j'agr�e,
dans la mine
et dans les
quand je suis nue et sans peigne et sans bain
C'est qu'� la ronde je donne donne donne, l'huile de ma bonbonne, � tous m�me aux bandits
car je suis bonne, tr�s bonne et je dis,
c'est moi le paradis,
Va, galante galine, va, va, va l� o� l'on t'attend, pour affranchir les papaou,
Va-va-va-ou, Va-va-va-ou,
Tous en masse,
qu'on s'entrelace et qu'on grimpe au long de mes flancs,
car ils sont doux, pour les noirs, pour les blancs,
et l'emigrant et l'autochtone-tone-tone
Qu'on repousse, qu'on b�tonne,
mort de faim, plein de poux,
ceux dont la gueule d�tonne parmi vous
les chiens, les horoboro,
Va-va-l�-o�, Va-va-l�-o�,
Vous voyez le drame s'il allait claquer.
-Mais o� est-il? -Au sous-sol peut-�tre, je connais la maison, je vous y conduit,
Quelque fois on fait du th�atre l�-dedans, le cot� culturel de ma belle-m�re.
Ici nous sommes dans les loges.
Regardez, c'est horrible!
La canaille, tout est foutu! Le triple salaud, il a cess� de vivre!
Comment je vais faire pour le tuer, moi, demain?
-Vous manquez de tact. -Et lui alors!
C'est un tour de vache qu'il me joue.
Crever juste la veille de sa mort.
Il �tait si vif, si bien portant.
Et toujours cavaleur. On l'entendait rire � dix m�tres.
-Avez-vous vu le Colonel? -Le Colonel, il est l�.
Un m�decin! Tout de suite, un m�decin!
Aucun m�decin n'y pourrait rien.
Je ne vous le cach pas. Cett mort pr�matur�e est une catastrophe.
Personne dans notre entourage, personne ne doit savoir qu'il est mort.
Vous ne bougez pas d'ici. Personne ne doit entrer dans cette pi�ce.
Qu'il soit bien entendu pour tout le monde que le Colonel vient d'avoir un malaise insignifiant.
-La Morene arrive. -Il ne faut pas qu'elle sache.
Qu'est-ce qu'il se passe? Qu'est-ce qu'il y'a?
Nous sommes occcup�s. Laissez nous.
La hausse des sucre ne serait inqui�tante que si elle s'accompagnait d'une gr�ve des consommateurs.
Mais personne ne songe encore � mettre du sel dans le caf�. Vous, retournez sur le champ aupr�s de nos invit�s.
Mais en voil� des cachotteries!
Il faut que l� haut tout le monde danse. Le Colonel y tient formellement. Faites ce qu'on vous dit et fichez moi la paix.
Ma ch�rie, va l�-haut et ram�ne moi les m�dicaments...
Et moi, je vous certifie, que nous sommes dans un tournant
-Vous croyez? En tout cas, moi, en ce qui me concerne, j'ai toujours d�fendu la libert�.
Quoiqu'il arrive, je ne crains rien. Mais d'autres pourraient trinquer.
-Le Colonel est en conf�rence avec mon mari. -C'est parfait.
Mais regardez moi ces t�tes d'enterrement! Que �a saute mes petits anges, que �a remue!
Je veux voir le soleil que vous avez dans le sang.
Dansez, amusez-vous! Vous �tes jeunes, que diable!
-Hey! -Qui me demande? Qui me demande?
-Mon p�re. -Son p�re?
Pardon, je m'assoupissais.
Une fois dix heures sonn�s je m'envole au pays des morts qui sont les v�ritables vivants.
C'est �trange, c'est �trange, n'est-ce pas?
-Quoi donc? -Que nous soyons-l�, dans ce bloc carr�.
Vous, la gr�ce. Moi, l'esprit.
Vous nous avez mis en dehors de toute n�cessit� logique
par la seule vertu des nombres �toil�s.
Vous, Mr , un vieil ami de mon p�re!
Je consid�re notre �treinte comme acquise.
L'archange sait toujours o� donner de l'�p�e!
Vous allez voir ici m�m dans un instant les chefs des mouvements r�volutionnaires auxquelles vous m�me appartenez.
Ne vous troublez pas. Je ne vous le reproche pas.
Messieurs, votre attachement au colonel, nul ne songe � vous le reprocher. La mort, cependant, vous d�lie.
Il convient que vous sachiez que ces messieurs constituent depuis plusieurs mois le bureau central de la r�volution.
Investis du redoutable honneur de diriger la r�publique apr�s le soul�vement populaire annonc�e.
-Annonc�? -Command�.
De toute fa�on, fatale et pr�vue.
C'est une catastrophe!
Messieurs,
je vous donne ma parole de citoyen que le bureau central n'entre pour rien dans ce lamentable accident
Franchement, je m'imagine pas que cet homicide ait �t� foment� par la victime elle-m�me.
-Et, dans ce cas, par qui? -Par quelques fanatiques isol�s.
Eclatant pr�maturement la r�volution ne peut qu'avorter.
Regardez un peu du cot� de l'Europe!
Le prosciomato dirig� contre le chancelier Adolfo Hitler,
vous voyez ce que je veux dire, le 20 juillet 1944, �choua!
Il �tait exactement 12.42.
Les causes de cet �chec?
D'une part, le manque d'accord v�ritable entre les conjur�s...
-D'autre part... -La bombe.
Ils avaient choisi la bombe.
Or il est prouv� math�matiquement que l'infaillibilit� des bombes ne se manifeste que dans les guerres internationales!
Qu'est-ce qu'on fait?
Il n'est pas l�. On doit se remuer.
Sans armes, on ne peut pas agir.
Pardon! Le retard d'un bateau ne va pas nous faire manquer le rendez-vous du si�cle!
-Encore des grands mots! -Ce qui importe, c'est le mat�riel!
-Nous pouvons toujours reculer la date. -Attendre qu'ils
Dans ce cas nous devons appeller les am�ricains.
Conclusion : un programme doit se d�rouler � la date et � l'horaire pr�vue.
Le Colonel doit �tre tu� demain sur la tribune de l'hippodrome. Apr�s la troisi�me course.
Mais mon cher Guillermo, comment le colonel pourrait-il, non seulement se faire tuer sur le champ de courses,
mais au pr�alable s'y pendre d'abord? -On mitraillera son cadavre.
-Qui fera ce sale travail? -Vous!
Tirer sur un cadavre?
Une id�e comme �a ne peut germer que chez les capitalistes!
Jeune homme, vous avez raison.
Quelqu'un de bien vivant jouera donc le r�le du Colonel.
Un volontaire.
Ce volontaire, ce h�ros, nous l'avons sous la main.
C'est vous, mon petit!
Non!
Que je me fasse descendre, moi, � la place du Colonel?
Non. Pour moi, la r�volution est termin�e. J'en ai assez vu, j'en ai assz fait. Salut! Je rentre chez moi!
Par exemple, Pio!
Ce cher Pio!
Te voil�!
Enfin une bonne t�te, enfin un vrai militant, celui-l�.
Ca vous fait chaud de le voir, hein?
Lui!
Pendant la guerre civile il s'est pas content� comme vous de p�rorer. Lui il s'est montr�, il a risqu� sa peau.
Hein? Raconte le!
Tout ce que tu as fait. Raconte le!
-Vas y! -En Espagne on mettait pas des gants.
Les filles de droite, quand on en agraffait une, on la fricassait!
Et le ber�t sur la t�te et sans cracher la cigarette, la charogne de franquiste elle finissait par en gueuler tant elle jouissait!
Pendant ce temps, la m�re, elle �tait derri�re la porte avec le rosaire.
Celui-l�, c'est moi qui l'ait tu�!
Comment? C'est vous qui...
Oui, j'ai pas pu me retenir, quand la galine, elle a chant�,
"Pam-pam-pam, Pa-Pa, Pa-Pa-Pam, Va-la-ou, Va-la ou", je lui ai courru derri�re � cette ordure de colonel, je l'ai martel� par derri�re,
c'est la meilleure fa�on de ne pas faire de pli avec un pistolet apr�s lui avoir entr� ici dedans, j'ai continu� � lui piller le cr�ne
et � lui serrer le cou. Je ne r�sistais pas. C'�tait plus fort que moi.
Vous n'avez ni raison, ni intelligence. Nous vous jugerons.
En d'autres termes, nous vous condamnerons!
Plus tard!
Mais puisque vous r�presentez la sinc�rit� r�volutionnaire.. C'est bien �a, n'est-ce pas?
Quel palliatif envisagez-vous � la confusion que vous avez vous-m�me cr�e?
Il te demande... Comment s'en sortir de l'omelette
o� tu nous as foutu? Parle. On fera ce que tu diras.
Il n'y a pas deux moyens. Il n'y en a qu'un.
Sors-nous le!
IL faut que quelqu'un se sacrifie.
-Quelqu'un? Qui? -Un volontaire, bien s�r.
-Qui? Dis-le? -Qui?
Vous le savez bien. Vous lui ressemblez. Malheur, malheur.
Mais...Pio!
Pio!
Tu veux que les copains
me tirent dessus? C'est �a que tu veux?
Mr Alvarez...
vous me faites de la peine.
Il y'a une chose que vous ne savez pas et je vais vous la dire.
Vous marchez pour tuer le dictateur � condition que le dictateur soit un autre que vous.
Bon.
C'est entendu.
J'irai.
-Quel soulagement! -Nous savions qu'il ne pouvait agir autrement - En h�ros!
-Proc�dons tout de suite � l'�change des v�tements. -Je vous en prie, asseyez vous.
Vous, Mlle, vous avez l'habitude du miroir. Occupez-vous du visage.
Allez-y, n'ayez pas peur! Il ne vous mordra pas!
Levez la t�te. Voil�.
Nous comptons sur vous, Mr Lopez-Villa, pour que rien ne soit chang� dans les habitudes, les attitudes du Colonel.
Le Colonel est vivant! Il est bien vivant!
-Jusqu'� demain. -Il ne nous �chappera pas, cette fois-ci!
Vous n'allez pas nous l'ab�mer avant le grand jour.
Je me rtiendrais. C'est un ami.
Stup�fient, en effet, cette ressemblance. A croire, qu'il nous suffira de l'accentuer.
Le colonel Octavio Prado Roth, qu'est-il devenu?
Je voudrais bien le savoir. Apr�s tout je suis pr�sident du conseil.
Notre Colonel bien aim� travaille trop.
Vous allez nous le tuer! Il est tomb� comme une masse sur un lit de fortune.
Vendez, vendez.
-Ca sent de plus en plus mauvais. -T�lephone au journal.
Si le lapin est mort sans que le chien aboie il faut tout de suite nous jetter � l'eau.
Des bruits corrent, tr�s alarmants. Qu'y a t'il de vrai dans tout �a?
-Que voulez-vous dire? -Le Colonel! -Les journalistes, quelle imagination!
Colonel Prado Roth!
Cher Colonel, nous avons tous �t� ravi, combl�!
Aya! Aya!
Je n'ai jamais dout�, moi, de l'immortalit� du noble Colonel. Jamais.
-Je suis le premier � le crier! -Aya Aya
Les mol�cules s'organisent suivant des angles �lastiques.
Le r�sultat, pourtant, sera d'ordre politique.
Quel rapport existe-t'il entre la mort d'un colonel
et les ayons lumineux?
Aucun.
Aucun dites-vous? Erreur, erreur.
Nous touchons au but.
Venez avec moi. Vous verrez le soleil se lever.
Venez! Il n'y aura plus de chemin,
il n'y aura que la grande route.
La route que nous tracerons
pour fuir l'erreur, pour fuire le doute.
Nous laisserons dans nos maisons
notre bel habit de f�te.
Prenons garde de perdre raison
nous partons crever la b�te.
Vous n'avez pas l'air dans votre assiette.
Que vous soyez � moiti� mort pour nous c'est sans importance.
Mort vous le serez tout � fait dans 2 heures.
C'est � vous que je parle. Coral, vous m'entendez?
R�veillez-vous donc sapristi. Votre r�le n'est pas termin�.
Ol�!
Quels sont aujourd'hui les engagements imp�ratifs du Colonel?
Le g�neral Gonzialo, chef de le s�curit�, est convoqu� pour midi et demi.
Le ministre re�evra le g�neral dans son lit.
Je veux dire sans quitter son lit. Vous ferez la navette entre les 2 bonshommes.
Exp�diez ce Gonzialo et ne vous montrez � quiconque.
Mais...� l'hippodrome?
L'affaire aura lieu d�s votre arriv�e � la tribune.
Voil� qui doit vous rassurer tout � fait sur les risques que vous pourriez courrir
d'�tre d�masqu�.
Puis-je me permettre de vous demander si le comit� envisage de nouvelles �lections g�nerales?
De nouvelles �lections g�nerales? Et pourquoi faire?
Sous pr�texte de sortir d'une crise politique
opn ne vas pas faire joujou avec l'organisation constitutionelle de la r�publique.
Ce qu'il faut c'est que les int�rets du peuple soient confi�s � des hommes
qui repr�sentent les v�ritables valeurs.
Lesquelles?
Lesquelles? Singuli�re question!
Les valeurs authentiques, voyons.
Et aussi...
les valeurs sup�rieurs. J'allais les oublier.
Coral, levez-vous!
Levez-vous!
Lorsque tout � l'heure vous serez tu�, tu� en tant que...
ministre, colonel et dictateur.
Vos morceaux d'abord massacr�s et dilapid�s par le peuple
seront enterr�s sous le nom de Prado Roth, cela va de soi.
Avez-vous de la famille?
Une vieille tante.
J'ai donc l'honneur de vous informer que pour cette personne vous �tes d�j� mort.
A l'heure qu'il est on vous pleure.
De quel cot� que vous vous tourniez, l'horizon est bouch�.
Vous �tes mort. D�cidement il ne vous reste plus qu'� mourir.
A propos, qui dois vous tuer tout � l'heure � l'hippodrome?
Moi.
Ne plaisantez pas.
A mon d�faut, si pour une raison ou une autre, je n'�tais pas l�.
Je veux dire, sous l'uniforme de sergent de la s�curit�, ce sera le sergent Sornossa.
Il tire bien?
Tr�s bien.
Tr�s bien.
Toi, ne te d�ballone pas. Autrement je te refroidis!
Vous, �a va!
Je suis un vieil utopiste.
Ce que vous exigez de cet homme est surhumain.
Vous lui demandez d'aller le coeur guilleret, non pas � la mort mais au supplice.
Vous le rev�tez des insignes de la puissance pour le conduire � l'abattoir.
Les azt�ques proc�daient ainsi. Rat de biblioth�que! Vous devriez le savoir!
Mais regardez-le.
Quoi? Vous avez peur! Vous ne voulez pas mourir!
Personne n'aime mourir.
Par cons�quence je tel�phone � la s�curit�.
La libert� foutue � cause de cette peau de singe.
Je vais te faire la barbe comme Ezechiel.
Toute la gauche est condamn�e. La r�pression sera terrible.
Je reconnais mes torts.
Je vous demande pardon � tous.
Je ferai tout ce que vous voulez.
J'irai!
Moi je d�jeunerai juste en face. Il y'a un salon de th�.
El parisien?
Effectivemnt. On y sert aussi de ces langoustines.
Viva la libert�! Il n'y a qu'elle qui compte! Nousla verrons! Ca vient!
Toute la ville est debout. 400.000 citoyens. Je les entends.
Derri�re. Plus loin. Partout.
Retournons dans les bois.
Retournons dans les chemins
Quelle manade!
Sainte farine de la guadalupe! Et les vaches!
Une fourmilli�re sur pieds.
M�me les taureaux ils viennent
M�me les taureaux! M�me les courdigou!
Tout le monde dans les rues de Balthazar.
Viva la libert�!
Vous vous esquintez dans les mines. Vous ne vous reposez jamais.
Pourquoi? Pace qu'il ne faut pas que vous r�flechissiez!
Qui vous prot�gera? Qui vous d�fendra? La libert�!
Je vais te mettre au lit.
Regardez-moi ce mirliton! Ca ne tiens pas debout!
Il faut mettre la main sur les dossiers secrets.
Et puis dans la baraque
il y'a des cendriers en or. -En or?
En or massif. On y va?
Pour une fois tu m'int�resses. Passe devant, glandinot!
Mademoiselle.
Mademoiselle Nierth.
Tout est fini. Ca se r�trecit. On va me tuer.
Vous p�ririez d�finitivement dans mon estime si vous vous laissiez tuer.
Mais Sayas et votre p�re...
-Ne les m�langez pas. -Mais qu'est-ce que je peux faire?
-R�voltez vous. -Contre qui, contre quoi? -Contre la r�volution.
Ils veulent que vous fassiez le colonel. Et bien faites-le.
Faites le le plus longtemps que vous pourrez.
Regardez-le. Il n'a peur de personne.
Il se moque d'eux.
Vous entendez Coral?
C'est de vous que je parle. La preuve? Tenez.
Le g�neral Gonzialo, chef de la s�curit� du territoir arrive � l'instant.
Sainte Vierge! Le licenci� Sayas
avait dit que je devais me mettre au lit.
Idiot! Re�ois le g�neral debout et souviens toi que le patron c'est toi.
Bien entendu, vous re�evez le g�neral ici.
On y voit presque autant.
Le g�neral Gonziallo n'est pas fou. Il va se rendre compte que...
Le Colonel est � ce point redout� que le g�neral ne peut �tre qu'enchant� de le trouver chang�.
Alors, qu'est-ce que je fais?
Faites ce qui vous pla�t!
Faites ce qui vous pla�t!
Faites ce qui vous amuse.
Faites comme chez vous. Vous �tes le ma�tre. Tout vous appartient ici.
Plus vous serez brutal et injuste moins vous le surprendrez.
Le G�neral Gonziano!
Je suis l�. Je vous surveille.
Faites le marcher.
-Mr le ministre il n'y a plus le moindre doute. -Assis toi!
Taisez-vous!
-Des menaces d'une extr�me gravit� p�sent sur vous. -Taisez-vous! Taisez-vous!
Et sur la tranquilit� publique. Ces menaces concernent...
votre personne. -Je vous ordonne de vous asseoir.
Non, non, non. Assis toi.
Quoi donc?
-Je vous ordonne de vous asseoir. -Mais! -Il n'y a pas de mais.
Je refuse de vous donner une piste.
En tant que chef de la s�curit� de ce pays il m'appartient de...
Rien ne vous appartient.
-Il m'appartient... -Tout m'appartient, � moi, � moi seul!
Je d�teste les pessimistes.
Pourtant mes rensignements sont de...
Je vais vous faire pendre par le doigt du milieu! Ha!
Mais monsieur le ministre!
Vous! Tout ce que je vous demande! Tout!
C'est de ne pas me casser les oreilles.
S�curit� � G�neral Prado Roth!
S�curit� � G�neral Prado Roth!
-Quelques rassemblements suspects sont signal�s dans le parc de Redemption -Arr�tez �a! Arr�tez �a!
en voisinage de la for�t.
Mon cher Joachim, o� en �tions nous donc avant qu'on vienne me d�ranger!
Nous �tions sur l'autostrade.
Vous aviez la bont� de m'interroger sur cette machine.
Comme je vous le disais l'excavatrice permet de pousser les travaux de 10 m�tres par jour.
Qu'on se dep�che un peu! 10 m�tres par jour!
Au si�cle o� nous sommes!
Les autostrades vont moins vite que les automobiles.
Dans l'affaire d'une journ�e l'excavatrice que voici abat la besogne de 50 bucherons.
Je vois, elle d�racine en m�me temps les arbres et les b�cherons.
Dites-moi, mon cher Joachim, vous me permettez de vous appeller par votre petit nom?
C'est une faveur � quoi le colonel a bien voulu m'habiter.
Nous arriverons bient�t aux abords du massif de Valarte. -Le massif de Valarte?
-Un morceau! -Le profil du sol n�cessite l'�tablissement d'un tunnel.
Ce tunnel va nous faire perdre beaucoup de temps.
Nous nous servons du Jumbo, remarquez.
Du Jumbo?
Il ne s'agit pas d'un de nos vieux rythmes de danse si touchant.
Mais d'un pic �lectrique sur chariot.
Syst�me americain...
je pr�sume.
Non, l'id�e est d'un de nos compatriotes, l'ing�nieur Tomas Ortiz Garel.
Comment?
Ha! Enfin, une bonne nouvelle!
Cet ing�nieur, il faut le r�compenser.
-Tomas Ortiz Garel est en prison. -Qu'on le r�compense...
en prison. -Je prends note.
Ce qui me pla�t,
ce qui m'amuse,
c'est l'autostrade.
J'ai d�cid�. Pour ses d�buts l'autostrade pourvoiera au transport de quelques centaines d'�tudiantes, j'en raffole, sur les parties vierges du jardin public.
Osez dire g�neral que le territoire tout entier n'est pas un jardin public.
J'adore le progr�s.
Je veux que les ouvriers b�neficient de garanties formelles ou de la promesse non moins formelle de ces garanties.
Par malheur
nous avons encore des tribus qui vivent � poil
et nous autres avec notre drapeau sur la t�te et du noir entre les doigts de pied qu'est-ce que nous sommes?
Sinon une esp�ce de tribu. Ce qui explique que nous ayons besoin
de nous faire instruire
par des gens plus forts que nous et de leur racheter leur foutu camelote.
M�me si il faut faire semblant de coucher avec cette emongueuse de Mation Morene
afin que les �changes de machines et de ficelles
ca se passe
sous les draps.
Mais ces humiliants sacrifices
je les offre
� la patrie, � la justice et � la libert�.
What? You're still here sonovabitch! Tu n'es pas � l'hippodrome en train de te faire tuer?
Qu'est-ce qui se passe? Qui est cet homme?
Cet vanimal l� �tait en train de se remplir les poches avec tout ce qui lui tombait sous la main.
Il massacrait les pots de confiture � coup de pistolet. En se servant de la crosse.
De pareils energum�nes
dans mon bureau! Monsieur!
Vraiment vos policiers s'occupent de quoi?
Energum�ne, moi? Et toi?
Il disait qu'il �tait pour la r�volution. Qu'il allait descendre le Colonel
Et moi quand j'ai tu� le Colonel parce que �a me d�mangeait trop
le comit� central a d�cid� que ce serait lui qui se ferait passer pour le Colonel.
Et il �tait convenu qu'il se ferait tuer � l'hippodrome.
A trois heures parce que c'est � cette heure que la danse doit commencer.
Et maintenant il se prend pour de bon pour le Colonel!
Il connait le plan! Il connait les d�pots d'armes!
A cause de lui la r�volution est bais�!
D�barassez-moi de cet homme!
Les g�neraux, les flics,
les officiers, je les emmerde!
Sa tante est blanchisseuse, votre crapule de colonel, c'est moi qui l'ai tu�.
Lui l� il trahit de tous les cot�s! Arr�tez-le bon sang de bon sang!
Arr�tez-le! Arr�tez-le !...
-General Gonziano! -A vos ordres!
Vous, Battista, prenez note!
Les blind�s jusqu'� nouvel ordre resteront au cantonement.
Ainsi que le troisi�me r�giment de ligne. Mettez toutes les pi�ces en batterie.
Les gars de l'escadron
avec leurs chars l�gers
cerneront le port.
Say, Pascual...
You will meet Morelli, Alvrieux, all the bunch...
You know the password?
Justice and freedom.
They're only boys!
-Vous leur direz qu'une leg�re entorse est pr�vue au programme sous la forme d'une manifestation devant le minist�re. -Ils se m�fieront.
Mais comprenez donc!
Je veus les mettre le plus possible
en un seul tas
pour les ramasser...
pour les...
�craser!
S'il le faut!
Qui vous prot�gera? Qui vous d�fendra? La libert�!
Avec vos dents, avec vos yeux, soyez des loups!
Qui vous prot�gera?
Qui vous d�fendra? La libert�!
Ne restez donc pas l� dans mes jambes.
Ma ch�rie, je ferai le Colonel jusqu'au bout.
Le bout nous y arrivons.
Assassinez-le!
Assassinez-le! Le salaud!
Libert�!
Ils sont forts. Je les connais.
Quand un truc comm �a est en marche comment voulez vous l'arr�ter?
C'est la mer, c'est la nature.
Nous risquons de tous y passer.
A pr�sent fini la chansonnette.
Nous aurons la peau du tyran.
Nous avons besoin que de nos coeurs, que de nos mains.
Tous au minist�re, tous!
-Libert�! Libert�! -Arr�tez! Arr�tez!
Le moment n'est pas encore venu. Vous compromettez notre cause.
Stop!
My love! My friend! Thank you!
Thank you for me, for them,
for us. Thank you for everyone.
Il n'y a pas d'exemple que quelqu'un se soit avanc� aussi loin dans le sacrifice.
My friend, my love, you're great!
Miss...
don't take it wrong, what can I say, j'�clate de chaleur, j'explose d'intensit�.
Women sleep with men. A filthy oddity.
Les pouponni�res toutefois l'attestent. J'admets plus volontiers que les hommes couchent avec les femmes.
Tiens, vous ne piquez pas. Desquelles vous vous servez?
-The blue ones. -Me too.
-You too? -For the armpits of course.
Breathe on me.
Coffee, cigarettes, maybe a suspicous mollar.
Am I disgusted? Wait a second. I'm asking myself...
No, I'm not disgusted.
Something come from here and from there...
an extasis, an apothesis...
I am fulfilled...
At last, je me d�cline au f�minin.
Ah, Coral, knight of heart and coral,
why didn't we meet earlier?
Les compagnons feront des feux.
Nous dormirons sous leur rudes couvertures.
Des bouchers chevalins
gardent les troupeaux de boeufs et de taureaux.
Ils vont � cheval sur les plateaux. Les plateaux de la balance la plus juste :
Le sol de la patrie, le ciel de l'humanit�.
Ce pass� que nous n'avons pas eu.
Laissez-moi vous le d�crire au futur.
Comme si il devait �tre un jour � nous.
Mais il est � notre port�ee, l'avenir est l�.
What do we want? We want to be just with the justice.
We want to be free with the freedom.
Freedom!
Whatever the color of his skin,
black or white,
a man is a man when he is free.
Who will defend you? Who will protect you?
Freedom!
Vos petits meurent de faim. Pourquoi?
Parce qu'avec la faim de vos enfants les patrons fabriquent des dollars.
Ils sont l�.
Et bien je me suis coll� dans une belle merde.
Don't ask for freedom! Take it!
Elle est comme vos enfants, elle a faim!
S�curit� � General Prado Roth. On nous signale que des groupes rebelles sont entr�s dans la ville.
D�s qu'ils seront l�, tirez dans le tas, tirez dans le tas!
Les voil�. Nous leur ouvrons tout grand notre coeur.
-Ecrabouillez les tous! -Ouvrez leur plut�t vos portes.
Pour me faire �gorger?
Ne discutez pas. Faites ce que je vous dis.
Alors qu'on ne tire pas!
Vous ne trimerez plus pour le bonheur des autres.
Qu'est-ce que vous voulez? Qu'est-ce que vous demandez?
Freedom!
Vous ne trimerez plus pour le bonheur des autres.
Qu'est-ce que vous voulez? Qu'est-ce que vous demandez? Freedom!
Qu'est-ce que vous voulez? Qu'est-ce que vous demandez? Freedom!
Freedom!
Qu'est-ce que vous allez faire de tous ces gens l�?
Freedom!
The Colonel will decide.
Freedom!
Lui seul repr�sente la volont� in�branlable du peuple.
Freedom!
Les groupes d'assaut vont imm�diatement cueillir le sergent Sornosa et tout le peloton
d�sign� pour l'hippodrome.
Mr le Ministre compte t'il aller aux courses?
"Freedom!"
Je veux voir Carlan gagner.
J'ai eu un mal fou.
Il y'a tellement de monde dehors. C'est pire que chez moi quand je re�ois.
"Freedom!"
J'ai cru que je n'arriverai jamais.
"Freedom!"...
Mr Palmas! Vous chez le Colonel?
Je croyais que vous ne l'aimiez pas.
Qu'importe mes sentiments personnels.
Je suis en bon terme avec mon pays.
Les l�gitimes aspirations du peuple
et la stabilit� financi�re continuent � trouver dans le Colonel Prado Roth
leur commun d�nominateur.
C'est ainsi que dans nos pays... quand la maison est en p�ril,
que la femme du patron... se change en d�mon.
Et quand le p�ril s'est enfui... on la retrouve au bras de son mari.
C'est ainsi que cela se passe... dans nos pays.
timings : meatisgood
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