Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
CASERNE DE SCHOFIELD, HAWAÏ, 8 AVRIL 1941
TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES 1re PARTIE
En arrière, alignement !
Alignement, alignement, en arrière !
Reculez, reculez !
Repos.
Attention, section.
Demi-tour droite ! En avant, marche !
Fixe, devant !
Demi-tour droite.
Portez armes !
En avant, marche !
Alors, vieux ?
J'espère que ça se passera bien.
Merci.
J'allais oublier. Il appartient à la compagnie.
Tees sûr de savoir ce que tu fais ?
Clairon ici, c'est un bon deal. C'est mieux que fantassin.…
Je pourrais en jouer à la compagnie G.
Tu y boxeras aussi ?
Non.
Alors pas de clairon pour toi.
Tant pis si plus jamais je ne boxe.
Tu connais le dicton : l'armée ne f'oblige pas à faire les choses.
Elle te les fait regretter.
Sacré dicton.
Allez, salut.
SALLE DE RAPPORT
T'as fini de compter ton linge ?
Pas encore. J'attends la recrue.
Pas encore arrivée ? C'est quoi, son nom ?
Prewitt.
Pas encore.
J'espère qu'il ne viendra jamais.
C'est un sacré bon soldat, à ce qu'on dit.
Une tête de mule, oui.
Finissons ça.
Je l'ai vu sur le ring. Un champion.
Il sait se battre, et après ?
C'est pas le premier.
Le boxeur, le joueur de football..
Dès que notre andouille de chef voit un athlète, il se sent plus.
J'ai jamais vu autant de "MM. Muscles" au mètre carré.
C'est parce qu'il s'imagine que les trophées lui rapportent des points en haut lieu.
Le monde est aux mains de malades mentaux.
Si vous le dites…
Essaie de gagner du temps sur ton retard.
& caisses de toile de tentes neuves.
8 ballots de couverture pure laine.
- 11 se passe quoi ? - Elle.
Elle vient s'exercer à la danse hawaïenne, ou quoi ?
Qui ça ?
La femme du capitaine Holmes.
Je veux aller voir les voitures.
C'est interdit pendant les heures de service.
Mon père est le commandant. J'ai tous les droits !
Chip !
Chipper !
Elle porte un soutien-gorge, d'après vous ?
Vu son tangage, non.
Elle est pas obligée de s'habiller comme ça.
Sois reconnaissant qu'elle s'expose alors que la compagnie est au garde-à-vous.
Elle sait qu'on parle d'elle ?
Elle le sait et ça lui plaît.
On raconte qu'elle a invité une demi-compagnie chez elle, à Fort Bliss.
On le raconte, oui.
Seuls les gradés y ont eu droit.
La voilà qui se pointe.
Qu'elle aille se faire voir, on a du boulot.
Le capitaine est absent, madame.
Quid du sergent-chef ?
C'est moi, madame !
Bien sûr. Comment allez-vous ?
Que puis-je pour vous ?
Je cherche mon époux. Il n'est pas venu ?
Ce matin avant 8 h 30 ?
Il m'a dit venir ici.
II finit toujours par passer et travailler de temps à autre.
Où peut-il être ?
Le connaissant, il doit être au mess avec le colonel
pour parler des problèmes de la base : golf, tennis.…
Me donnez-vous une leçon ?
Moi ? Non. Pourquoi ?
Je le crois pourtant.
Tout comme je vous crois grossier et insolent. Pas vous ?
Moi ? Non, madame. Je veux dire…
J'espère qu'à mon prochain passage, votre comportement sera meilleur.
Je ne pensais pas vous avoir offensée.
C'est mieux.
Elle va vous dénoncer, vous croyez ?
Ça change quoi ?
À ce stade de sa carrière, je suis plus important qu'elle pour le capitaine.
J'aimerais tomber avec elle sur de la moquette.
Commence par te laisser tomber sur ton boulot !
Dis donc, fais attention à ton mégot !
Je le mets de côté pour toi.
C'est toi, le transfert ?
Je m'appelle Angelo Maggio.
Avant que tu deviennes familier avec moi, je te préviens : je suis du contingent.
Prewitt. Ça fait un bail que j'en avais pas vu.
L'habit ne fait pas le moine. J'ai beaucoup de poids ici.
Alors sois gentil avec moi.
Prewitt, le fameux poids-moyen ?
Tu te trompes.
Je suis clairon.
Tu te fous de moi ?
Ça va, je sais que t'es boxeur.
On t'a mal renseigné.
Comme tu voudras. Les athlètes ont la belle vie ici.
C'est pas un sportif qui te le dit !
Maggio !
T'es censé faire quoi ?
- Mettre de l'ordre dans le coin. - Donc...
A vos ordres, chef. Qui êtes-vous ?
Je viens me présenter.
Présentez-vous là-bas.
Et habille-toi !
Prewitt.
Tu vas te plaire ici.
Pourquoi c'est toujours moi qui suis de corvée ?
Prewitt.
Sergent Prewitt.
Envoie-le-moi.
Prewitt. Transfert de la compagnie À.
Je te connais, champion.
Fais voir ton dossier.
Ce qu'il fallait à la compagnie. Encore un M. Muscles !
Pourquoi ce transfert ?
Une affaire personnelle.
On me la fait pas.
Tu lâches ta 1re classe pour un bataillon d'infanterie,
car tu veux servir ?
Ça n'a rien d'infamant.
J'ai compris le coup, tu sais.
Le chef de la clique de la compagnie À
fait monter en grade un vieux copain à lui.
- Pas vrai ? - C'est personnel, je vous dis.
Je fournis à cet idiot une excuse, et le voilà blessé.
Tu viens chez nous pour nous balancer des coups de poing ?
Une guerre va pointer son nez.
Il me faudra des soldats, pas des boxeurs.
Je n'ai pas l'intention de boxer.
Ça fera plaisir au capitaine.
Warden ! T'es chargé du mess ou c'est ces abrutis de cuistots ?
Excellente question.
J'exige un peu de respect.
Pour la tarte à la glycérine que tu nous as servie ?
Me parle pas comme ça.
Il faudra t'en contenter.
Sois heureux qu'on te force pas à bouffer tes propres poubelles.
Je fais au mieux avec ce qu'on nous envoie.
Un filet-mignon devient une semelle entre tes mains.
Le capitaine adore.
Il déjeune à l'extérieur. Et quand tu viens me voir ici,
frappe avant d'entrer.
- Ecoute, Warden. - Maintenant, dehors !
Dégage !
Assieds-toi, Prewitt.
Le capitaine va pas tarder. Il voudra te parler.
Jamais faire confiance à un sergent des cuisines qui mange pas là.
Garde-à-vous !
- Bonjour, mon capitaine. - Une urgence ? Je ne reste pas.
- Qui c'est ? - Prewitt, transfert de la compagnie À.
Le poids-moyen. Envoyez-le-moi.
À vos ordres.
Tu fais partie de l'armée depuis 5 ans, 5 ans et demi ?
Quand comprendras-tu qu'un adulte doit faire des efforts ?
Rentre là-dedans et dis à ce type ce qu'il veut entendre.
Prewitt. Je viens me placer sous vos ordres.
Repos.
Je vous ai vu contre Connors l'an dernier.
Il n'a pas fait le poids. Beau spectacle.
Merci.
Vous ne resterez pas soldat longtemps. J'ai tendance à choyer mes athlètes.
Je ne boxerai pas ici.
-Ahnon ? -Non.
- Vous êtes malade ? -Non.
Pourquoi ai-je approuvé votre transfert ?
Vous aviez besoin d'un clairon.
De quoi il parle ?
Je l'ignore. C'est un malentendu.
Je vous demande de rejoindre mon équipe et vous refusez ?
Oui, mon capitaine.
- Pourquoi ça ? - Raisons personnelles.
Dois-je considérer que c'est votre dernier mot ?
Je ne boxerai pas.
Pardon, mon capitaine. Le colonel Delbart vous attend pour la balade.
Parfait.
Je vous laisse le soin de lui trouver une section.
À vos ordres.
Pas besoin de clairon. Homme de troupe, ce sera parfait.
- Je souhaite être comme tous les autres. -"Mieux" que les autres.
Je ne ferai pas pression pour que vous boxiez,
ce n'est pas mon genre,
mais si vous refusez, je n'ai pas besoin de vous.
Ecoute, tête de lard.
Le patron, c'est Holmes.
Mais c'est un officier comme les autres. Un imbécile heureux,
Il signe des papiers, fait du cheval,
pète plus haut que son cul dans le mess des officiers à la noix,
mais il se noierait dans un verre d'eau si je ne dirigeais pas ce cirque.
C'est moi qui fais marcher la compagnie.
On m'a prévenu.
Tu sais, ça, hein ?
Je vais nous faire une fleur à tous les deux.
Je lui dis que tu as les poings fragiles et qu'on te renvoie. T'en dis quoi ?
Encore une fois, je souhaite être un soldat comme les autres.
Un soldat comme les autres, vous avez entendu ?
Section du caporal Cheney.
Bien.
Allons-y, soldat.
Prewitt !
Rends-moi un petit service,
va au diable à la première occasion.
TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES
Merci !
Vous êtes adorable, merci.
- Vous êtes libre ? - Bien sûr, mademoiselle.
Si vous cherchez à vous loger, il y a des bonnes associations.…
C'est là que vous allez ?
Oui. Vous savez où c'est ?
75c.
Merci. Et gardez la monnaie.
Vous êtes sûre que c'est là ?
Oui !
Qui sait.…
Je suis Lorene.
Je crois qu'on vous attend.
Laissez donc là vos affaires.
Entrez.
Voici Lorene.
Quelle joie pour mes yeux fatigués.
Ce sera tout.
Vous êtes superbe.
Comme une petite princesse.
Asseyez-vous.
Quel plaisir de penser que vous serez des nôtres.
J'en suis ravie, Mme Kipfer.
Bien. La maison prend 70 %.
55.
60 !
D'accord.
- Journée idéale pour un petit trot. - Oui, mon colonel.
- Vous avez vu le match, hier soir ? - Ce n'était pas terrible.
11 runs dans les dernières minutes. La 24e nous a tués.
Je suis mauvais perdant.
Moi aussi.
Sans votre équipe de boxe, nous ne gagnions rien l'an dernier.
On m'a rebattu les oreilles sur les autres équipes.
Le général Slater m'a demandé si nous nous ramollissions.
Peut-on espérer que vos boxeurs gagneront cette année ?
Oui, mon colonel.
Nous venons d'ailleurs…
Tant que je ne l'ai pas vu sur le ring, je ne devrais pas en parler…
Cher Dynamite.….
Nous avons tout à y gagner avec de grands champions.
Alors dites-moi de quoi vous parlez.
Le meilleur poids-moyen de la division.
Un moyen. Excellente nouvelle.
On sera en tête sans difficulté.
On représentera l'armée de terre dans les championnats
et si on arrive à battre la marine.….
Holmes, il nous faut ce titre !
- C'est dans la poche. -Bien.
Comment va votre charmante épouse ?
Bien, merci.
C'est une femme charmante. Le général me demande de ses nouvelles.
Tu es déjà rentrée ?
J'ai un tournoi de golf avec le colonel, cet après-midi.
Un excellent dérivatif quand on en a assez du cheval.
Je suis allée au bureau de la compagnie, ce matin.
Pourquoi donc ? J'ai horreur que tu te mêles aux hommes.
J'avais besoin que tu me rendes service. Où étais-tu ?
J'avais des affaires à régler.
Tu y vois un inconvénient ?
Non, bien sûr. Je ne peux pas t'interroger sur ton planning.
C'était notre accord..
Chérie, je répondrai à toutes tes questions.
Que veux-tu savoir ?
Rien !
Ton nombre de maîtresses ne me regarde plus.
J'aimerais juste que tu sois honnête sur ce point.
Que dois-je faire pour te convaincre que je ne vois personne ?
Ne me prends pas pour une sotte.
S'il y avait une autre femme, je te l'avouerais.
Pourquoi je le cacherais maintenant ?
Il n'y à pas de raison.
Cela fait 8 ans que l'on vit ainsi.
Ce n'est pas facile.
Désolée d'avoir abordé le sujet. Je ne recommencerai plus.
Karen ?
Il y aura bientôt une promotion. Et je veux qu'elle soit pour moi.
Et alors ?
Tu peux me faciliter les choses.
Comment ? Comme si je le savais….
Le général Slater organise une grande fête.
Il est important que tu m'accompagnes.
Je t'ai aidé du mieux possible pour ta carrière
en allant à des soirées que je détestais,
car je devais jouer l'épouse dévouée du capitaine,
mais je ne serai pas la maîtresse du général !
Tu crois que je te demanderais ça ?
Je te demande seulement de lui être agréable.
Pour quelle raison ?
Parce qu'une guerre pointe son nez.
En tant que diplômé de West Point, j'ai mes chances comme général.
Nous n'avons qu'à sourire et jouer le jeu.
"Nous" ?
Je fais tout ça pour toi, tu sais.
Et pour Chip !
Si tu ne vois pas d'intérêt pour toi, pense au moins à ton fils !
Tu y tiens à ce point ?
Oui. À ce point.
Très bien, Dana. Alors j'irai.
Merci.
Tu ne le regretteras pas.
Je m'en doute. C'est mon rêve de me faire peloter par le colonel.
Je vais être en retard !
Oui, colonel. Nous parlions justement de vous.
Holmes, mon colonel.
Je partais.
Navré de vous avoir fait attendre.
Non, mon colonel.
Entendu.
Bien, mon colonel.
Je serai en retard pour le dîner.
A ce soir.
Magnifique. T'as tout compris.
C'est dur de les nettoyer proprement, tu sais ?
Faut des "aptitudes".
C'est ça qui me plaît chez toi : t'en as, toi !
T'es pas censé bosser aussi ?
Pas du tout. C'est moi qui dirige.
Je vais te dire : il y a ceux qui exécutent et ceux qui dirigent.
Maggio….
il dirige !
Personne est censé marcher ici avant qu'on ait fini.
Hé, Prewitt !
C'est le sergent Doehm.
On a fait un combat, tu te rappelles ?
Prew ! Tu l'as mis KO ?
C'était un match nul.
Tu parles… Tu lui as foutu une trempe ?
La ferme, tu veux ?
C'est quand même dur à croire que tu préfères les latrines…
Ÿ a des types qui se relaxent en se saoulant la gueule.
D'autres, en nettoyant les chiottes.
T'auras plus de travaux déplaisants si tu reprends les gants.
T'auras même un régime de faveur.
Le capitaine est chic avec les gars loyaux.
Il se souvient de ceux qui ne sont pas loyaux aussi.
Je l'ai dit au sergent et je vous le répète :
je ne boxerai plus.
Normal qu'on essaie de te persuader.
Pas vrai ?
Pas encore au point, Spaghetti !
L'oisiveté est un vilain défaut.
On avait des petits détails à discuter…
Pour discuter, il y a l'aumônier.
Non, ça va.
Vous voulez savoir ce que cette peau de vache faisait ?
Tu as manqué l'appel hier soir, il paraît.
C'est faux.
Enfin, pas plus de 3 min de retard.
Quand tu auras fini de nettoyer ici,
tu iras laver toutes les casseroles.
Tu l'as vu, cette espèce de con ?
Finissons. J'ai des plans pour ce soir.
Tu vas voir ta petite amie, c'est ça ?
Ça fait un bail. On a un tas de trucs à se dire.
Tu vas pas perdre ton temps à parler.…
Salut, Bobby !
- Comment ça va, Violet ? -Bien.
Viens.
Tu regardes toujours par là.…
C'est moche, tout ça.
D'où je viens, c'est pas différent.
J'ai grandi dans le Kentucky.
Et ça te plaisait ?
Pas vraiment.
Mais depuis, j'ai vu bien pire.
Bonjour.
Attends un peu, Bobby.
Je voudrais qu'on parle de ton transfert, avant.
Pourquoi on devrait en parler ?
Tu aurais pu dire que tu voulais rester.
Bien sûr, mais je ne l'ai pas fait.
Tu avais Un poste qui te plaisait, pourtant.
Dans un sens, oui.
Tu as perdu ton grade de 1re classe ?
Oui.
Je ne vais plus gagner que 30 $.
Ce sera difficile d'aider tes vieux.
Tu pourras plus.
Viens ici.
I! fait trop jour. L'amour, c'est pour la nuit.
Quel abruti a inventé ça ?
Ne sois pas méchant, Bobby.
Tu sais bien qu'une fille de l'île respectable
ne doit pas sortir avec des soldats.
Une fille blanche respectable non plus.
Violet..
Tu n'as pas envie de partir d'ici ?
Comment ?
Déménage à Wahiawa et installons-nous ensemble.
Tu voudrais ?
Pourquoi tout à coup ?
Parce que je suis un simple soldat.
Et que je n'aurai plus le temps de venir jusqu'ici.
C'est bien pire, en réalité.
On me colle un tas de corvées sur le dos.
Si tu ne vis pas près de la caserne, je n'aurai pas l'occasion de te voir.
Tu ne toucheras plus assez d'argent pour qu'on s'installe ensemble.
On doit encore me payer une indemnité.
Avec ce que tu fais et mes...
C'est impossible !
Pourquoi ?
Mes parents supporteraient mal un tel changement.
Quelle différence par rapport à aujourd'hui ?
Je vis toujours avec eux, ce n'est pas si mal..
Tu nous aidais, donc ça passait.
Mais tu n'y arriveras plus.
Bobby...
Si on était mariés, ce serait différent.
""Mariés” ?
Ainsi, quand le jour sera venu de partir pour l'Amérique.….
Violet, veux-tu te mettre dans la tête
que même si on était mariés, on nous cracherait dessus, là-bas.
Cette idée de mariage n'est pas sérieuse, alors qu'une guerre va éclater.
Je veux y prendre part !
Et si j'étais enceinte ?
Quoi ?
- Ça pourrait bien arriver. - Je n'y crois pas !
Tu m'épouserais alors ?
Non !
Pourquoi diable me marier avec toi ?
Tu crois que je veux une bande de morveux
et me tuer à la tâche pour les nourrir ? Pourquoi crois-tu que je suis soldat ?
Parce que j'ai refusé la mine de charbon où sont allés se terrer mon père et son père !
Je ne veux pas de gamins aussi idiots que moi.
Mais vous voulez quoi, tous ?
Violet..
Je suis désolé.
Je te comprends, Bobby.
Violet ?
Je connais des tas de gars qui se sont installés
en ville.
Ils s'amusent bien avec leur femme.
Elles se sentent rarement seules.
Pas plus que la plupart des gens.
Qu'advient-il d'elles quand les soldats s'en vont ?
Quoi ?
J'ai dit : qu'advient-il d'elles quand les soldats s'en vont ?
J'ai entendu.
Je n'en sais rien.
Elles doivent se trouver d'autres soldats.
Au revoir, Violet.
Au revoir, Bobby !
Aloha nui oe.
TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES
La corvée de cuisine de Prewitt finit quand ?
Ce soir. Il sera de chauffage, demain.
Cette saleté de pluie vous sape le moral.
Les hommes restent les bras croisés
et le colonel ne veut pas qu'ils se ramollissent.
Où en êtes-vous avec le poids-moyen ?
Prewitt…
-Il a changé d'avis ? - Pas que je sache.
Bon Dieu, sergent !
D'accord... Mais ne vous gâchez pas la soirée à cause de la pluie et cette tête de lard.
Serez-vous de retour assez tôt pour signer le rapport ?
J'en doute. Sollicitez le lieutenant.
S'il ne se pointe pas. Signez-le vous-même.
Oui, mon capitaine.
Vous devriez prendre un jour, oublier cette paperasse….
J'y songe.
Je laisse tout ça entre vos mains.
Ce sera fait à votre retour.
Il à pas tellement tort, le patron.
A propos de quoi ?
Vous devriez vous distraire et penser à autre chose.
SALLE DE RAPPORT
J'ai cru que vous n'entendiez pas.
La porte n'étant pas fermée, je suis entré.
Méfiez-vous, la prochaine fois.
J'ai tiré sur un intrus, une fois. Là où ça fait mal.
Un homme averti en vaut deux.
Puis-je entrer ?
Je suis venu.….
faire signer de la paperasse importante au capitaine.
Il est sorti.
Sorti ?
J'ai l'impression que vous le saviez déjà.
Que je savais quoi, madame ?
On est un peu trop vieux pour jouer la comédie, non ?
Vous avez raison.
Pourquoi êtes-vous venu ?
Je veux coucher avec vous.
Très bien.
Montrez-les-moi. Je peux peut-être vous aider.
Vous montrer quoi ?
"La paperasse importante."
Vous n'y comprendriez rien. C'est des papiers militaires.
Je m'intéresse toujours aux affaires de mon mari.
Evidemment.
Mais lui, s'intéresse-t-il aux vôtres ?
Vous voulez que je vous aide ?
Vous pouvez signer à sa place ?
Je ne sais pas. Je n'ai jamais essayé.
Moi si. Je fais presque tout à sa place.
Mais là, ce sont des documents très importants.
II doit les signer.
Alors je vais devoir appeler le cercle.
Il doit y descendre quelques verres. Un petit coup.
Pourquoi feriez-vous ça ?
On ne dérange jamais un buveur.
J'aurais bien besoin d'un petit verre, moi aussi, madame.
Quel genre, sergent ?
Ce que vous avez.
Vous n'en voulez pas vraiment un.
Ce que vous voulez, c'est ça.
C'est tout ce qui vous intéresse,
comme tous nos braves troupiers.
C'est exact. Mais je veux un verre aussi.
Très bien, sergent.
Mais je ne vais pas vous servir. La bouteille est là.
Vous pouvez la prendre,
mais vous vous serviez tout seul.
Vous en voulez ?
Non.
Je devrais en prendre un.
Je vais sans doute en avoir besoin.
Oui, sans doute.
À la mort de la virginité.
Je bois à ça.
Vous prenez un sacré risque….
Pourquoi ça ?
- Et si mon mari rentrait ? - Parfois on gagne, parfois on perd.
Je n'ai rien à craindre. Ma parole vaut plus que celle d'un soldat.
Si je crie au viol, vous prendrez 20 ans.
Cela en vaut-il la chandelle ?
Je le saurai bien assez tôt.
Ma domestique doit rentrer.
Jeudi, c'est son jour de congé.
Vous avez pensé à tout, sergent.
J'essaye, madame.
On n'a plus besoin de ça, maintenant.
- Des papiers inutiles, en fait… - Ecoutez.…
On est intimes. Appelez-moi Milt.
Ce que j'aime, c'est votre confiance en vous.
Mais c'est aussi ce que je déteste !
J'ai les doubles au bureau.
Vous croyez au péché ?
Le seul péché est de gaspiller son énergie sans en profiter.
C'est lequel, celui du capitaine ?
L'autre.
Vous avez entendu ?
- Sortez ! - Par où ?
Vite, dans le placard !
Pas dans la penderie, quand même !
I le faut, allez !
- Qui est-ce ? - C'est moi, maman !
Je peux rester chez Mickey Coopers, ce soir ?
Je ne sais pas, mais tu pourrais me dire bonjour.
S'il te plaît. Ses parents m'attendent.
Alors ? Papa dirait oui, lui.
Je me fiche de ce que ton père dirait.
- Papa a dit que tu dirais non. - Chipper !
Mais il m'a dit de m'en moquer.
Chipper !
Il est parti. Vous pouvez sortir.
Dans le temps, j'étais VRP, mais j'ai jamais eu à me cacher dans un placard.
Pleurez pas, voyons.
Arrêtez, enfin.
Vous ne comprenez pas et vous en fichez.
Tout cela ne veut rien dire pour vous.
Je ne suis qu'un trophée.
Partez !
Dis que tu as besoin de moi. Juste un peu.
Même si c'est faux.
Dis-le-moi.
J'ai vraiment besoin de toi.
TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES
Tu sais combien il y avait d'assiettes ?
- Je l'ignore, sergent. - Compte-les.
Parce que tu vas toutes les rembourser.
Nettoie-moi ça.
Ça suffit.
Rebouche-le.
SALLE DE RAPPORT
Que se passe-t-il ?
Ma sentinelle est malade. J'ai besoin d'un homme.
Sergent, il est 3 h.
Dans quelle baraque est Prewitt ?
Prewitt ?
Il vient de faire 24 heures non-stop.
Où est-il ?
I est aveugle.
Aveugle.
Aveugle.
Debout !
Debout, tu es de quart.
- Je viens d'arriver. - Je sais.
On te l'a dit : si tu boxais, tu t'éviterais toutes ces corvées.
Mais tu refuses.
Alors lève-toi !
Regarde-moi cette chiffe molle.
Il bouge comme une diva.
Il est un peu lourd.….
Un peu ? Faudrait le faire fondre !
Prewitt…
Repos.
Ça m'énerve de voir un type qui a vos capacités balayer.
- Je ne trouve pas… - Fermez-la et écoutez.
À vos ordres.
J'ai fini par découvrir la raison pour laquelle vous faites du tort au régiment.
- Dixie Wells, c'est ça ? -Oui.
Le combat était franc et loyal.
C'était un accident. Il est devenu aveugle, n'est-ce pas ?
Oui.
Un regrettable accident.
Qa arrive dans ce sport.
C'est pour ça que j'ai raccroché.
C'est ridicule !
Vous imaginez si tous les boxeurs faisaient ça ?
Ce n'est pas le cas.
Faut-il interdire la boxe à cause d'un simple accident ?
Non.
Alors interdisons la guerre parce que ça fait des morts.
Je n'ai pas dit qu'il fallait l'interdire.
Pourquoi diable refusez-vous de nous aider ?
Parce que je ne comprends pas pourquoi on m'obligerait à me battre.
Vous voyez un moyen de vous faire changer pour vous convaincre de boxer ?
Non, mon capitaine.
Vous ne voyez rien ?
Quelques suggestions.…
24 heures de permission.
Vous faites un round avec le sergent Doehm
etelle est à vous.
Attends, Prewitt !
Sergent Doehm !
Prewitt va faire un round contre vous.
Ecoute-moi.
Fais-en de la viande hachée.
Teentends ? Tape à l'estomac !
Sergent, vous chronométrez.
Prêt ?
Allez-y !
Vas-y, c'est bien.
Ta droite. Ta garde..
Frappe !
Gauche !
Vas-y, Prewitt !
-Mais il fait quoi ? -1! prend son temps.
C'est mieux, ça.
Vas-y, achève-le !
Reste pas là.
Frappe-le maintenant !
Tape, tape !
Mais il fait quoi ?
Frappe, allez !
Fini, Moby Dick !
Allez, Prewitt.
- Tu vas l'avoir. - Temps écoulé.
Ça démarre..
Balance, vas-y.
Ta droite !
C'est bon, c'est fini.
Terminé !
Fini, abruti.
Doehm !
-I refuse de se battre. - C'est bon, sergent.
Soldat.….
Pour la dernière fois,
voulez-vous boxer pour l'honneur de cette compagnie ?
Non, mon capitaine. J'ai droit à ma permission ?
- Signez-lui une perm. - Qui, mon capitaine.
Sergent Doehm ?
Ce sera désormais à vous et à vos coéquipiers du club
de démontrer à Prewitt qu'il devrait changer d'avis.
Bien, mon capitaine !
TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES
Violet est là ?
Qui est-ce ?
Alors, tu fais quoi ?
Ouvrez !
Ouvrez !
Que voulez-vous ?
Ce que je veux ?
- Un chocolat au lait ! - Vous êtes saoul.
Saoul. Qui est saoul ?
Vous. Et c'est un endroit respectable ici.
On veut pas de souci avec la police militaire. Ouste !
Une minute….
Soyez pas grossière. J'ai des contacts, dans le coin.
Va dire à Mme Kipfer que son chéri numéro 1 est là.
Attendez ici. Je vais voir.
Tout le monde pense que je suis saoul.
Pourquoi chaque fois qu'une femme voit un soldat, elle dit ça ?
Parce qu'il l'est !
Ts raison !
Si on laissait tomber cet endroit ?
Ÿ a d'autres clubs, le Ritz, le Pacific
ou le Coast.
Ils font même des massages électriques japonais là-bas.
Allons-y. J'ai jamais fait ça de ma vie.
T'as jamais eu droit à un massage électrique ?
Je suis un plouc.
Au moins, t'es pas le roi des ploucs !
Angelo !
Della m'a pas dit que c'était toi.
Comment va ?
Je vais exploser.
Tu sais que je n'aime pas ce genre de langage.
Merde, vous avez peur qu'on démolisse votre club ?
Ne jure pas devant moi.
Vous me stupéfiez, Mme Kipfer.
M'a-t-on déjà vu chez vous en état d'ébriété ?
Tu t'es toujours conduit en parfait gentleman.
Alors acceptez-vous de nous laisser entrer ?
Etre saoul dénote dans un établissement respectable.
Je jure sur ma mère
que vous n'aurez absolument pas honte de moi.
Puisque j'ai ta parole,
me voilà rassurée.
Mon ami, Prewitt.
Enchanté, M. Prewitt. Ravie de vous recevoir.
Je suis ravi, moi aussi.
Je suis gêné. Vous ne m'avez jamais fait ça.
On pourrait croire que ce club est illégal
alors que c'est le plus beau bordel d'Honolulu.
Ne sois pas un rustre à cause d'un petit malentendu.
Tu sais que je n'aime pas ce mot.
Je m'en voudrais de te chasser, mais.….
je le ferais, si tu me rudoies encore.
Je ne le ferai plus.
Merci, Angelo.
Voici Colleen.
Je te présente M. Prewitt.
C'est sa première fois chez nous,
alors fais-lui faire le tour du propriétaire. - Avec plaisir.
Par ici….
Plus besoin de chercher. Tu m'as trouvée.
Colleen est une professionnelle.
C'est même comme ça que je gagne ma vie.
Et je suis bonne. Demande à Angelo. Il te confirmera.
- Je vaux le coup, Angelo ? -Caoui!
Un peu mécanique, c'est tout.
- Aucune ne f'intéresse ? - Je crois pas, non.
T'as vu la princesse, sur le canapé ?
Du style guindé ?
Je l'ai vue, oui.
Fonce, champion.
Oublie pas où tu es, hein ?
Je m'appelle Prewitt.
Robert E. Prewitt.
Mes amis m'appellent Prew.
Assieds-toi, Prew.
Tu es tiré à 4 épingles.
Merci.
Je prends 5 $, c'est plus que les autres.
J'ai assez.
Quelle impolie. Tu ne m'as pas encore proposé de coucher.
Çameva!
Attends un peu.
Parlons un peu.
Je suis originaire de l'Oregon.
Et d'où viens-tu, toi ?
Du Kentucky.
Le Kentucky.
Tu viens d'arriver ici ?
Ça fait déjà deux ans.
Deux ans….
Ça doit paraître une éternité.
Vous vous plaisez pas ?
Pas beaucoup, non, mais ça n'a pas d'importance.
Je ne pense pas rester aussi longtemps.
Bien sûr que non..
Que faites-vous ici, pour commencer ?
J'ai mes raisons.
J'ai commencé dans ce métier parce que.….
Toutes les prostituées racontent la même chose..
J'imagine.
C'est bien ce que je me disais.
Mais les autres, on ne les croit pas.
Moi, j'ai ma petite idée pour la suite. Le temps que je vais rester, par exemple.
Angelo m'a dit que vous étiez différente.
- Angelo ? - Mon copain.
Il a du goût.
T'es chou, toi ! Herbert !
- Tu deviens quoi ? - Regarde, t'as vu ça ?
Caporal ! Merveilleux !
Ravi de te v.…
Pardon. Voici Prew.
- Enchanté. -Prew.
Vous êtes prise ?
-Non. - Pour la nuit, je veux dire.
- Tu veux rester toute la nuit ? -Exact.
C'est charmant….
- OK, venez. - Une seconde !
Je crois que tous les trois, on devrait plutôt
discuter un peu.
Herbert est un pro du surf, pas vrai ?
Tut'y connais ?
Non.
C'est pas trop le truc, à Schofield.
Vous êtes à l'intérieur des terres.…
Mais on a des montagnes.
L'escalade, tu connais ?
Un peu. Tu es alpiniste ?
Non, j'y connais rien non plus.
Et piloter un avion, tu sais faire ?
J'ai eu quelques cours.
Je l'aurais parié.
Quand tu vas l'emmener au pieu, tu vas lui montrer tes belles médailles ?
Je pense qu'il est temps qu'on parte.
Il y a d'autres poules en ville.
Ça va pas, mon mignon ?
La princesse f'a planté ?
C'est parce que tu as dû dire un vilain mot.
- Va te faire fiche.…. - M. Prewitt !
Les jurons sont interdits ici.
Maggio ! Bon Dieu, t'es où ?
Regardez donc derrière ce sofa.
- Lève-toi. -Où on va ?
Mais où ? Tu fais quoi ?
Très jolie boutique.
Tout va bien. Il a juste un peu trop bu.
Les filles l'ont pas loupé !
M. Prewitt, souhaitez-vous que je prévienne la police ?
Non, madame.
Mais je vous serais reconnaissant de me laisser demander pardon à Lorene.
S'il vous plaît.
C'est important.
- J'espère que je ne commets pas une erreur. - Non, madame.
Laissez votre ami au vestiaire.
Certainement.
Je suis revenu m'excuser.
Vous vous êtes mal conduit.
Je vous demande pardon.
Vous devriez avoir honte de vous.
C'est le cas.
Alors pourquoi faire ça ?
C'est la jalousie.
Jaloux, pour moi ?
Pas la peine de me flatter. Cela reste honteux.
Je suis toujours jaloux.
Vraiment ?
Vraiment.
On peut y aller ?
Pas encore.
Bill, j'arrive.
J'en ai pour un moment, OK ?
J'attendrai ce qu'il faudra.
TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES
LE DÉFUNT RÉCALCITRANT
H y à un café à l'angle.
Chez Mike.
J'y vais, après mes combats.
Vous voudriez pas.…
J'imagine que vous ne voudriez pas m'y retrouver ce soir ?
À cause de lui..
= Alors tant pis. - Que m'avez-vous dit ?
“Si je devais un jour rencontrer un boxeur, je.."
J'adorerais vous accompagner.
Au revoir, champion !
Bonsoir, madame.
Bonsoir, sergent.
Le capitaine m'envoie vous chercher. Retenu au régiment. Une urgence.
- Vraiment ? - J'ai pour mission de vous raccompagner.
Il se fait un peu tard.
C'est très aimable de votre part.
C'est tout naturel.
Comment saviez-vous où j'étais ?
Vous ne me croyez pas, pour votre mari ?
- Faut-il vous croire ? - D'une certaine façon.
Expliquez-vous.
Il vous laisse si seule que vous vous gavez de cinéma.
C'était un excellent film. J'ai adoré.
J'espère pour vous, vu que vous l'avez vu deux fois.
Comment se fait-il que vous connaissiez si bien mes allers et venues ?
De la même façon que je savais que le jeudi était le jour de congé de la domestique.
Bien sûr... Vous êtes plein de ressources.
Pourquoi voulez-vous en savoir autant sur moi ?
Je trouve dommage de gaspiller une femme comme vous.
C'est vrai… Le gaspillage est le seul péché.
Je vous vois d'ici lutter contre tout le gaspillage du monde.
On étouffe par ici…
Qu'est-ce qui vous prend ?
J'essaye de vous dire quelque chose.
- |! faut te taire. - Que voulais-tu me dire ?
Je te veux,
C'est tout ce que je voulais dire.
Je te veux comme un fou.
Pauvre Milt, tu as l'air de ne pas en revenir.
C'est le cas.
On s'est vus une fois et c'était sensass. Alors je veux ça tout le temps.
Depuis ce moment-là, tu devines pas à quoi je pense ?
A quoi ?
J'étais impatiente de te trouver devant la porte du ciné.
Tu savais que je serais là, pas vrai ?
T'es une maligne, toi.
Je ne sais pas si c'est très malin que l'on se voie comme ça.
Je ne sais pas non plus.
Mais je m'en fous.
Ettoi ?
J'entends pas des cris de guerre….
J'ai une bouteille.
Je peux entrer ?
Bien sûr.
Vous en voulez ?
Non merci.
Tu sais quoi, Prew ?
T'as l'air heureux.
D'habitude, t'as l'air triste…
Mais plus là.
Je me sens bien.
Il va falloir qu'on retourne aux baraques.
Vas-y, toi.
Vaut mieux que tu sois en forme demain, car ils vont remettre ça.
Je sais.
Ça ira. Rentre, toi.
Vous avez l'air bien, ensemble.
Nous les Italiens, on voit quand ça va coller.
Tu l'aimes bien, pas vrai ?
Oui, c'est vrai.
Il me fait rire.
Parfois, je me marre tant que j'ai envie de pleurer.
Ça f'arrive, de te sentir comme ça ?
Ça veut rien dire.
Non.
Pourquoi pas ?
Tu dois te rappeler ce que je suis.
Je m'en fiche.
Pas moi.
Tous les ivrognes,
les pervers, qui veulent m'embrasser.…
IIs veulent avoir l'impression qu'ils sont pas comme les autres.
Désolé...
Je ne voudrais pas gâcher ça maintenant.
Je sais…
Je sais.
Je suis fatigué.
Très fatiqué.
Pourquoi tu m'as embrassé ?
Je suis crevé alors je vais oublier ?
Je n'oublierai pas.
Je risque pas de l'oublier.
Je te promets que je reviendrai.
Tu verras.
1re section de la compagnie G : rassemblement !
Vous allez être en retard au rassemblement.
Dépêche !
En colonne, couvrez !
Votre bedaine, Prewitt !
Vous, là-bas !
On recule !
A mon commandement !
Prewitt ! Rentrez la bedaine !
Suffit, de tortiller des fesses !
On est fixe, tête de lard !
Soldat Prewitt,
un pas en avant !
C'est un paquetage complet ?
Oui, sergent.
Vous pouvez me dire de quoi il se compose ?
Il y a déjà le paquetage lui-même avec une toile de réserve,
une tente complète avec ses piquets.
-Il y a tout ça là-dedans ? - Oui, sergent.
Plus ration alimentaire, couverts, sous-vêtements et articles de toilette.
Je ne vous crois pas, Prewitt.
Qui vous a appris à faire un paquetage ?
Me regardez pas comme un idiot. Refaites-le, et bien cette fois !
Section, à droite !
Portez armes !
En avant, marche !
J'aurai un poids-moyen dans moins d'une semaine.
Je ne crois pas que vous arriverez à l'avoir.
Ne pariez pas là-dessus, je vous le déconseille.
TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES
Mon capitaine !
- Je te laisse la voiture. - Parfait.
On peut me raccompagner ?
Bien sûr.
Sergent ! Un homme pour ramener Madame.
Lewis !
- Bonjour, sergent. - Madame.
Warden...
Je sais. Tu crois que je ne connais pas le nom de ton sergent-chef ?
C'est une bien belle journée qui s'annonce ?
Exact !
Lewis, voulez-vous raccompagner Madame chez elle ?
-l ne vaut mieux pas. - Que voulez-vous dire ?
- On m'a enlevé mon permis. - J'avais oublié.
Je la reconduis.
Merci, sergent.
Je le ferais bien, mais j'ai de la paperasse.
Ça ne fait rien. Aucune importance.
- Si cela n'ennuie pas le sergent. - C'est un plaisir !
Mon capitaine, le colonel au téléphone.
Tu ne veux pas savoir pourquoi il veut la voiture ?
Non, car je le sais déjà.
Golf cet après-midi avec le colonel.
Cercle des officiers ce soir.
Invraisemblable le nombre de choses que tu sais sur Dana.
Y a pas de mystères, c'est un officier.
Il s'étranglerait avec sa propre salive si je lui tenais pas le crachoir.
À t'entendre, il aurait besoin de toi à cette soirée.
Il doit pouvoir s'en sortir.
I! rentrera pas avant demain. On se voit à 15 h ?
Même endroit ?
Il fait trop beau, allons nous détendre sur la plage.
Je sais pas….
Cela fait un mois que je rêve de t'y amener.
Tu sais que je n'aime pas Kaneohe.
Il y a autant de foule qu'à Waikiki.
- Qui a parlé de Kaneohe ? - Où alors ?
On va aller sur une plage inconnue du bataillon, t'en dis quoi ?
Une petite crique avec du sable fin
surplombée de parois rocheuses. Aucun bruit de voiture.
Personne sait que tu y es.
C'est comme quand les enfants se cachent dans les buissons
pendant que leurs copains les cherchent.
- Tu connais un tel paradis ? - Absolument.
Tute doreras au soleil sans avoir de marques.
- Etle soir…. - On fera quoi ?
Un bain de minuit !
Plus vite, allez !
On se dépêche, plus vite !
Ramassez-moi ce casque !
Plus vite, Prewitt, allez ! On dirait une vieille bonne femme !
Sur le ventre, Prewitt !
Vous courez comme une bonne femme !
Sautez ! En avant !
Un instant, Prewitt !
C'est un obstacle, ça ! Pas une piste de danse !
Magnez-vous et repassez-moi ça !
Vous êtes aveugle ? I[ l'a parfaitement passé !
Je peux le faire, et mieux encore !
C'était mieux, caporal ?
Parlons corps à corps.
Voilà ce qui fera de vous des hommes.
Vous savez ce que c'est, le corps à corps ?
Je vais vous le dire.
I! s'agit de tuer l'ennemi.
On enfonce le fusil, on le fait tourner
et on le regarde crever.
Jusqu'à ce qu'il crève !
Autre chose !
Il faut de l'estomac pour ça.
Principe n° 1. Ne pas se laisser surprendre.
Ne pas être aussi bête que ce bolchevik !
Il faut être prêt. Pas vrai, bolchevik ?
Vrai !
Comme nous serons 5, j'ai fait venir 6 jeunes femmes.
Donc 1 en réserve. Qu'en dites-vous, messieurs ?
Toutes de couleur : 2 Japonaises,
2 Chinoises, 2 Sino-Hawaïennes
et 1 Hawaïenne de souche.
Mais cela existe-t-il vraiment ?
Le colonel prône une occupation totale du territoire
sur lequel se trouve son régiment.
Très bien.
Avez-vous lu mon mémo ?
Oui. Il était excellent.
Parlez-en à nos amis.
J'ai une théorie.
Par le passé, la peur de l'autorité
était le reflet négatif de notre code d'honneur, positif, lui.
Honneur, patriotisme et service.
Mais les temps ont changé.
Nous sommes en période de paix avec la possibilité de mobiliser,
pour la première fois de notre histoire.
Devons-nous commander ces hommes
avec nos vieilles valeurs que sont honneur et patriotisme ?
Evidemment non.
Pourquoi donc ?
Si nous pouvions compter sur ces valeurs,
nous aurions des volontaires, plus besoin de contingent.
Très astucieux.
Comment les contrôler ?
Par la peur.
La peur de tout.
De la marginalisation sociale à l'exécution capitale,
qui appelle le pouvoir absolu,
qui doit être entre des mains toute-puissantes.
Pardon, mon général.
Les voilà.
Bonjour, mesdemoiselles !
Entrez donc. Ravi de vous voir.
Par ici.
Comment ça va ?
Venez, mon petit.
Mesdemoiselles...
Présentez-vous à ces gentlemen.
Lelani.
sSuzy.
Je comprends, pour le pouvoir fort. Je le pense depuis longtemps, mon général.
Tawny.
Appelez-moi Barney, ce soir.
OK, Barney.
Raven.
Vous êtes l'un de nos rares compatriotes à le savoir.
Les Russes le savent depuis des années.
Les Allemands depuis peu. Les Japonais l'ont toujours su.….
China.
Soit nous l'apprenons, soit c'est la fin. Comme pour la France et l'Angleterre.
Alors nous allons l'apprendre !
Zola !
Si nous passions au bar, maintenant ?
Vous avez un certain âge pour un capitaine.
Et seriez assez jeune pour un major.
J'ai l'œil sur vous.
Mon général, je vous présente Zola.
Zola.
Je pense que le général est d'accord pour dire que vous êtes à son goût.
Que penseriez-vous de transférer le capitaine au PC de ma division ?
Dynamite est un bon officier.
C'est certain.
Est-ce sa faute s'il n'a pas pu maîtriser ce bolchevik ?
- Quel bolchevik ? - Un dénommé Prewitt
qui refuse de boxer.
Il boxera pour nous s'il est possible de le persuader…
Vous avez l'air dubitatif. Il y a bien un moyen...
Excusez-moi...
La boxe en elle-même est sans importance.
Ce qui compte, c'est que vous en tant qu'officier
évitiez toute suspicion de laxisme et de laisser-aller.
Bonsoir, chéri.
Comment ça va ?
Il est bien, ce coin...
Magnifique.
- Tu aimes, hein ? - J'adore !
Contente que je t'aie amenée ici ?
Très, oui.
J'attends que tu me prouves ta reconnaissance.
Nageons d'abord.
Non, après.
Allez, viens !
Je t'aime, Milt.
J'ai besoin de toi.
À SUIVRE
TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.