Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
WWW.MY-SUBS.CO
Et cinq, six, sept, huit...
Un, deux, deux, trois, quatre,
cinq, six, sept...
Comment est morte ta mère ?
Ta vraie mère, je veux dire ?
D'un anévrisme au cerveau.
Tu te souviens d'elle ?
Non, j'avais que deux ans quand elle est morte.
Parfois, j'ai des souvenirs qui remontent,
mais je crois qu'en fait, c'est des trucs qu'on m'a racontés
ou des photos que j'ai vues.
Et puis, Kathleen est devenue ma mère.
D'abord, il y a eu Patty, en Allemagne.
Mais ça a toujours été Kathleen.
Elle s'est occupée de nous.
Reste, après les exams.
Tu sais que je dois rentrer à la maison.
Pourquoi ? T'es pas obligée.
Le procès se tiendra pas avant un moment.
Parce que c'est peut-être les dernières vacances d'été
"normales" que je passerai avec ma famille.
Je viendrai te voir, alors.
Ce serait bizarre.
Je suis pas prête.
Si je viens,
t'es pas obligée de faire ton coming-out,
on fera comme si on était juste amies.
Promets-moi que tu m'appelleras.
Oui, promis.
Un pique-feu...
c'est quoi, exactement ?
On l'utilise pour le feu.
C'est un outil
entre un tisonnier et un soufflet.
Mars 2002 4 mois après la mort de Kathleen
Jolie !
La soeur de Kathleen en a offert un à tous les membres de sa famille
pour Noël il y a des années.
Après que nous avons effectué la première perquisition de la maison,
pris toutes les mesures, les photos,
elle a remarqué, en regardant les clichés,
qu'il n'était plus devant la cheminée des Peterson.
Nous ne pensons pas qu'il a été déplacé sans raison.
Y a-t-il une chance
que vos experts concluent à une chute ?
Un tas de gens,
plus futés que moi,
ont établi dès le premier jour la seule cause possible :
un passage à tabac.
Il est où ?
Là où Kathleen l'a mis.
Je savais pas que ça venait de Candace.
Ça ne m'étonne pas.
Qui offre un putain de pique-feu comme cadeau de Noël ?
Sans rien d'autre, comme ça, tout seul.
Moi, je trouve ça utile.
Je suis sûr que ce machin est quelque part ici
sans traces de sang.
Combien pour nous en débarrasser ?
On peut pas s'en débarrasser.
Les chauves-souris, c'est particulier.
Il faut les reloger.
Et ça, c'est pas donné.
Je vais en discuter avec mon mari.
Je vous recontacte dans quelques jours.
Plus vous attendrez, plus ça va empirer.
Faut pas qu'elles aillent dans la plomberie.
Là, ce serait la merde.
C'est la merde. Les garçons ont besoin de fric.
Clayton s'est fait plumer sur le marché,
et Todd a son site web à la noix.
- Quel site web ? - Qu'est-ce que j'en sais ?
Clayton a des diplômes, il pourrait trouver un boulot.
Il doit se concentrer sur ses études.
Non ! Recommence et tu vas voir !
Michael ?
Le chien bouffe les meubles.
Les garçons ont besoin de toi, Patty.
Je suis pas sûre que ce soit le bon moment.
Tu pourrais pas refinancer la maison ?
- Le dératiseur a fini. - Non.
Les banques allemandes sont assez réticentes.
C'est pas bon.
C'est Patty.
Ça se passe mal à Nortel.
Kathleen peut pas nous aider.
Je comprends,
mais je peux vraiment pas.
Quoi qu'on décide pour Michael...
ça va les impliquer.
Arrête de t'inquiéter pour Martha et Margaret.
Elles ont choisi le parti de l'assassin.
Mais elles ont pas eu le choix !
Écoute, je sais que ça fait beaucoup de choses à digérer,
mais en tant qu'avocat, je te le dis :
si tu me donnes pas l'autorisation d'agir,
Michael paiera sa défense avec l'argent de ta mère.
Oui, mais...
On peut geler les paiements jusqu'au partage de l'héritage.
Voilà, je suis d'avis de faire ça, mais c'est à toi de voir.
Je peux pas décider à ta place.
Franchement, j'ai pas la tête à ça, là.
Je rentre à Durham pour les vacances. On en reparlera là-bas.
On a trouvé ceci sur le PC de Peterson.
Vous confirmez que c'est vous, sur les photos ?
Vous avez couché avec Michael Peterson ?
"J'étais dans les Marines,
"j'adore baiser, sucer et le rimming."
Peterson vous a écrit ça ?
M. Wolgamott,
vous allez me faire croire
qu'après tous ces e-mails, ces coups de fil,
cette petite correspondance,
vous ne vous êtes jamais réellement rencontrés ?
Non, jamais.
Nier ne vous empêchera pas de témoigner.
Vous allez montrer ces photos au procès ?
Heureusement, je suis bien gaulé.
Je n'irais pas jusque-là.
Vous trouvez pas ?
Même pas sur celle-là ?
Le jury en décidera.
- Je suis pas surpris. - Moi non plus.
OK, Ron. Va manger et ramène tes fesses.
Ça marche.
Bon, c'était Ron.
Alors, ils ont trouvé le pique-feu ?
Non, rien,
mais Deaver continue à frapper sur des têtes en polystyrène
avec celui que Candace leur a donné.
Et ?
Ça, c'est la bonne nouvelle.
Ils n'arrivent pas à prouver qu'un pique-feu a bien été utilisé.
La mauvaise, c'est que le proc' est en croisade
pour vous trouver un amant.
- Il faut qu'on parle des e-mails. - Quels e-mails ?
Ceux entre Michael et Brad Wolgamott,
et d'autres escorts en ligne.
- Attendez, quoi ? Des escorts ? - Bill.
Détends-toi.
Todd, tu veux bien débarrasser la table avec ta mère ?
- Je vais faire du café. - D'accord.
Jean. S'il vous plaît, pas la famille.
Tom, j'ai rencontré aucun de ces mecs.
J'ai failli avoir un rendez-vous avec Brad,
mais ça s'est pas fait. C'est tout.
... Michael en septembre.
"J'ai jamais baisé avec un homme et je ne sais pas..."
Parfois, quand on écoute, on entend ce qu'on ne veut pas entendre.
Il a échangé des mails. Et alors ?
Ils sont explicites. Je vais pas te faire un dessin.
T'en veux un, de dessin ?
D'accord. Je vais t'en faire un, moi.
Au procès, je leur lirai ceci.
C'est dans le même mail où Michael parle de faire des trucs.
Michael a écrit :
"Je fais pas grand-chose de mes soirées.
"Je suis marié,
"et très heureux, avec une femme exceptionnelle.
"Oui, je sais, je suis on ne peut plus bi,
"mais ça ne va pas plus loin."
- Je peux voir ? - Il a rien à cacher.
C'est un mail d'un homme qui aime profondément sa femme.
Ça existe et c'est courant, ce genre d'arrangement dans un couple.
Chez les Français, tiens.
Mais si personne peut témoigner que Kathleen savait,
c'est de la pure conjecture.
À moins qu'ils présentent quelqu'un qui témoigne qu'elle savait pas,
ils ont que des mails et du porno !
C'est tout !
C'est notre principal obstacle, et je l'ai franchi à l'aise.
Attendez. Je comprends pas.
On parle de quel genre d'arrangement, exactement ?
Qu'est-ce qu'on a ?
On n'a pas l'arme du crime,
et aucun homme interrogé n'a avoué avoir couché avec Peterson.
Les mails de Wolgamott pourraient appuyer notre mobile,
mais sans preuve de rencontre,
ça servira peut-être à rien de le faire témoigner.
Mais si je me lève...
et que je dis :
"Est-ce que vous croyez...
"vous croyez vraiment
"que Kathleen Peterson...
"que cette femme
"savait que son mari pensait à baiser
"et sucer des hommes ?
"Et Dieu sait quoi d'autre !"
Le rimming.
Vous savez ce que c'est ?
Je crois que c'est comme un cunnilingus,
mais par l'autre trou.
"Sur" l'autre trou, non ?
Même avec...
- Y a des gens qui aiment ça ? - C'est bien beau, Freda,
mais le lien entre les mails envoyés en septembre à Brad
et le meurtre de Kathleen en décembre
n'est pas certain.
Des preuves d'infidélité.
Ça, c'est concret.
C'est ça, notre histoire.
Vous reconnaissez cet homme ?
Michael Peterson.
LOCATION DE VIDÉOS
Vous avez pas remarqué un comportement étrange,
ou je sais pas,
des gestes déplacés
avec d'autres membres ?
Il est jamais venu ici, vous êtes sûr ? Certain ?
Dennis Rowe.
Je l'ai entendu parler de Peterson.
Dennis Rowe ?
R-O-W-E.
Il le trouvait sympa.
Ça va ? Contente d'être rentrée ?
Ouais...
Je sais pas. Ouais.
Et San Francisco ? Tu t'es fait des amis ?
Des petits amis ?
Le procureur fait une fixette sur la sexualité de papa.
C'était déjà le cas avant.
Exact. Donc tu sais pour le porno
et ses discussions avec des escorts ?
Papa trompait maman ?
Ils avaient une sorte d'accord.
Papa était heureux comme ça, et elle aussi, donc...
Vous en avez parlé ?
Ça regardait qu'eux.
On devrait avoir ce genre de discussion.
Si tu veux lui en parler,
je t'en prie,
mais ce sera sans moi.
- Je cherchais quelqu'un... - Vous avez bien fait de m'appeler.
Merci d'être venu.
Vous avez beaucoup de clients ?
- Grâce au bouche-à-oreille. - Ah oui ?
Oui, ça marche bien.
Mais j'ai du mal à démarcher, je ne suis pas très commerçant.
Je vais devoir augmenter mes RDV et viser une certaine clientèle.
Surprise !
- Qu'est-ce qui se passe ? - Je t'ai réservé un massage.
Ça a été dur, pour toi, ces derniers temps.
Tu mérites de te détendre un peu.
Je me présente aux élections du conseil municipal de Durham.
Certains disent que le conseil fait plus que le bureau du maire.
C'est vrai ?
Oh, oui. Vous m'avez dit habiter en HLM ?
L'immeuble est très laid.
Allongez-vous sur le ventre.
OK.
Le coussin est confortable ?
Très bien.
- J'appuie pas trop fort ? - C'est parfait.
Merci.
Le projet était prometteur, pas seulement pour les gens...
Michael, tu vas rester là tout le temps ?
Je discute avec un futur électeur.
Va plutôt nous louer un film avant qu'il reste que les navets.
James, je vous confie ma femme.
C'est une fleur délicate.
Je ferai de mon mieux.
Vous connaissez ce type ? Dennis Rowe, R-O-W-E.
Michael !
Non, je sais pas qui c'est.
Je vois plein de gens, je fais campagne.
Apparemment, c'est un ami de Lori.
Kathleen le gardait enfant avec ses frères.
D'après mes sources, il boite.
Il boite ?
Vous auriez couché ensemble plusieurs fois.
Vous vous foutez de moi ?
C'est ce qu'il prétend.
C'est une surprise de moins.
Il a dit où se sont déroulés
nos ébats passionnés ?
Sa déposition est incomplète.
Quand elle le sera, donnez-la-moi.
J'ai hâte de la voir.
- Sans faute. - C'est tout ?
Oui, pour l'instant.
On va devoir digérer l'info,
et réfléchir à un angle d'approche.
En Allemagne,
Michael a eu de nombreuses aventures avec des hommes
et des femmes,
et je n'ai pas fini en bas d'un escalier.
Ça, c'est mon ex-femme. Elle va rester la semaine.
Michael, je peux te parler ?
Combien d'autres hommes...
J'en sais rien. J'ai pas de journal intime.
Mais je me suis pas tapé un boiteux.
Tu m'as affirmé que t'avais jamais eu de liaisons.
Techniquement, c'était pas des liaisons.
J'ai jamais invité un de ces types à dîner.
C'était que du sexe.
Me raconte pas de salades, Michael.
Coucher avec quelqu'un, c'est avoir une liaison.
T'as menti.
T'as trompé Patty et t'as trompé Kathleen.
Non, j'ai pas menti.
Tu l'as entendue !
J'ai couché avec des hommes et des femmes quand on était mariés.
Mais j'ai baisé qu'avec des hommes depuis que j'ai épousé Kathleen.
- Tu piges pas ? - Kathleen savait ?
Réponds-moi.
- Tu parles comme elle : "Réponds." - J'attends.
Elle savait et elle comprenait.
Dire le contraire, ce serait l'insulter.
J'aurais dû t'en parler, mais je vais rester un peu à Reno.
Quoi ?
- Combien de temps ? - Quelques semaines.
J'ai besoin de trouver un équilibre entre la maison et Durham.
Tu vas pas partir parce que tu m'en veux ?
C'est pas pour ça que je m'en vais.
Je m'en vais pour voir ma famille.
Qui va s'occuper de tout ? Qui va payer les factures ?
Tiens, c'est le dernier chèque de Nortel.
Tu te présentes au guichet à la banque,
tu signes au dos du chèque, c'est pas dur.
T'es là pour t'occuper de moi,
- pas pour m'emmerder ! - T'es pas le centre du monde !
Si, tout tourne autour de moi !
Que ce soit bien clair, pendant un moment,
aussi longtemps que ça durera, tout va tourner autour de moi !
Le jour où tu frôleras la prison, là, ce sera toi !
Calme-toi.
Je l'aimais.
Mais elle aussi, elle m'a quitté.
La première fois...
c'était il y a 8 ans, au sex-shop sur la 110e.
Et puis, quelques années après au YMCA.
Celui de Forest Hills ?
Vous bossez là-bas ?
Oui, ça m'arrive.
Vous ignoriez avec qui vous aviez des rapports sexuels ?
Je ne savais pas, avant d'être invité chez lui
et que Lori nous présente.
Après la soirée, avez-vous parlé à Lori
de votre relation avec Michael ?
Je ne voulais pas causer de problèmes.
D'autres personnes
ont couché avec Michael Peterson ?
Vous pouvez nous le dire maintenant ou devant le juge.
Interrogez Tyrone Lacour.
Vous êtes ami avec Tyrone Lacour ?
Non, on est pas proches.
On est une petite communauté.
Je lui ai raconté mon histoire après le gala.
Il a vu Michael en photo,
et il a cru le reconnaître.
D'accord.
Bien.
M. Rowe, j'aimerais que vous fassiez une chose pour moi : écrivez
vos souvenirs
de vos rendez-vous avec Peterson.
Chaque détail, aussi insignifiant soit-il.
Nous voulons tout savoir.
Non, rien.
Plus de sang.
Regardez encore, Tyrone.
C'était peut-être un coup d'un soir ?
Qui raconte ces conneries ?
Une personne fiable
et renommée.
- Je suis pas pédé. - Si un détail vous revient,
appelez-moi, vous avez ma carte.
Vous avez terminé ?
- Oui, c'est bon. - Voyons ça...
C'est quoi, cette liste ?
Le nom de mes partenaires.
Si je témoigne contre Peterson,
on va sûrement m'interroger
sur les autres pontes mariés de la ville avec qui j'ai couché.
Y en a certains que vous connaissez bien.
- Vos amis ? - Des connaissances.
Des donateurs, pour être précis.
Ça va nous nuire, je le sens, Freda.
Dévoiler...
l'homosexualité d'innocents à la barre
pour montrer de quoi Peterson était capable ?
On a déjà
l'autopsie, la scène de crime,
les photos, les e-mails...
On a notre théorie :
un homme qui cachait sa bisexualité
est pris la main dans le sac et perd les pédales.
Ce sont que des présomptions.
On a une théorie pour le mobile,
mais aucune arme du crime.
Enfin, on a toujours Brad.
- Ils sont dans une impasse. - Je l'ai dit, je connais pas Rowe.
T'es pas si libertin que ça.
Tout le monde veut me sauter dessus.
Sinon, tu fais quoi, ce week-end ?
- Je vais bosser pour toi. - Oublie-moi.
T'as une femme et un gosse.
Charlene me fait la tête, en ce moment.
- Qu'est-ce que t'as fait ? - Des travaux.
Et disons que...
j'envie ta relation avec Kathleen.
Elle te laissait être toi-même.
On n'a pas la même vision des choses.
J'adore me confier,
mais cet appel te sera facturé.
Je m'en fous,
j'ai déjà pas de quoi te payer.
Dans tous les cas...
Merci, David.
Tu me remercieras quand tu seras acquitté.
- Bonne soirée. - Bonne soirée.
Rien ! Que dalle !
Ils ont que dalle !
- Quoi ? - Rowe s'est dégonflé.
Le procureur n'a rien.
Papa, c'est génial !
Papa.
Tu veux pas qu'on en parle ?
Qu'on parle de quoi ?
Tu veux parler de la vie sexuelle de ton père ?
Va te coucher, ma chérie.
Bonne nuit.
- Allô ? - Salut.
C'est Brad. Ça va ?
Ben, c'est un peu la folie, mais ça va.
Les élections approchent. Et toi ?
Pas trop mal.
Écoute, je dois annuler.
Quoi ?
- Oui. - Pourquoi ?
Changement de programme.
Ça me ferait faire l'aller-retour entre Durham et Tampa
en une journée,
mais mon cul aurait besoin de plus d'un jour pour se remettre.
D'accord... Préviens-moi si tu passes dans le coin.
Ça marche. Mais promets-moi un truc.
Quoi ?
Débande pas avant que je revienne.
OK, d'accord.
- Prends soin de toi. - Toi aussi.
VIDÉOS, JOUETS ET TABAC POUR ADULTES
Oh, la vache !
C'était absolument parfait ! Merci mille fois.
- C'est bon ou... - Oui, c'est bon.
- Super. - Je vais ranger.
- Merci encore. - Je vous en prie.
MÉNAGE À TROIS
Saletés de chauves-souris...
Je suis passé au vidéoclub !
Alors, ce massage ?
Le pied.
Jusqu'à ce que je veuille prendre une douche.
Les chauves-souris nichent dans la plomberie.
- Ça devient un vrai problème. - On va s'en occuper.
Profitons de la soirée.
- Où sont les chiens ? - On s'en fout.
Y en a un qui a bouffé le tapis, aujourd'hui.
Ah oui ! Comment ça s'est passé avec Patty ?
Oh, c'est vrai.
Eh bien, euh...
Elle peut pas refinancer la maison.
Les lois allemandes l'ont verboten.
Donc, je crois qu'il va falloir qu'on...
qu'on continue à aider les garçons.
Je vois clair dans ton jeu.
Tu m'amadoues avec un massage et une soirée romantique
pour me demander ensuite d'aider tes fils
parce qu'ils ont encore déconné.
Surtout Clayton.
T'as le droit d'être en colère. Je le suis aussi.
Quand ça lui a pété à la gueule, il a eu une bagnole.
Rien n'avait vraiment pété, cette fois-là.
Il a eu de la chance.
Avoue,
tu me manipules.
Et ça marche ?
Le champion de la dissimulation, messieurs-dames !
OK, on fera comme d'habitude. On va bien se débrouiller.
On prêtera de l'argent aux garçons...
Mais après le plombier.
Et puis...
on...
Et puis...
on...
on s'occupera des chauves-souris.
Allô ?
Je sais que tu leur as donné mon nom.
Si tu veux pas finir comme Peterson, tu devrais la fermer.
Tu te tais.
Tyrone ?
Merde.
À quoi vous pensez
quand vous pensez à Kathleen ?
Je me dis qu'on a passé ensemble des moments merveilleux...
et drôles.
Coucou !
Elle était tellement drôle.
Il y a cette magnifique photo d'elle devant le palais impérial
à Tokyo où on la voit rire.
Et la façon dont on parlait des enfants...
Ça vous fait bizarre
de rester là où elle est décédée ?
Je sens sa présence ici.
Je l'imagine entrer dans une pièce à tout moment.
Avec son sourire...
Son rire...
Et me dire que je suis encore en retard.
Pardon.
Excusez-moi.
On fait une pause ?
Viens, Margie. T'es pas là pour m'écouter.
T'as trouvé quelqu'un pour écouter tes histoires !
Dans mes bras.
Tout le monde,
voici ma seconde fille, Margaret.
Bonjour.
Ça va ?
C'était bizarre de passer en ville.
Mais je suis contente d'être à la maison.
T'as faim ? On va manger ?
Michael,
on peut filmer vos filles ?
Oui, bien sûr.
Vous vous y ferez rapidement.
Todd adore ça.
"Quoi ? Hein ?"
Franchement...
Son bureau est exactement comme elle l'a laissé.
Les seules choses qui manquent sont son calendrier
et son journal intime.
La police les a saisis à la première perquisition.
Et Michael, il a pris quoi ?
Michael ? Rien.
Et Martha et Margaret ?
- Elles sont passées ? - Personne n'est venu, à part vous.
J'ai envoyé mes condoléances assez vite, mais...
avec l'enquête, après...
j'ai préféré garder mes distances.
Je sais pas pourquoi j'ai cru qu'ils s'intéresseraient à ses affaires.
Ça vous dérange si je reste un peu seule ici ?
Bien sûr que non. Prenez votre temps.
Bonjour.
Bonjour.
On doit contrôler le récit des événements.
Je vois pas comment faire autrement.
L'interview sera filmée ici.
Mais elle sera diffusée ensuite par tous les partenaires d'ABC.
On sera entendus par tout le pays.
Tu fais quoi ?
Je parcours le rapport d'autopsie.
Tout ce qu'il y a de plus normal.
Plus rien sera normal.
Je sais. Je rigolais.
YASMINE Coucou ! Ça va ?? Tu me manques.
Martha !
Ils veulent qu'on fasse une interview pour la télé.
- Quoi ? - Je sais.
J'ai pas envie.
- Moi non plus... - Alors ?
Vous en dites quoi ?
La journaliste, Sonya Pfeiffer, est une amie.
Y aura pas de pièges.
Caitlin l'aurait fait si elle avait été là.
On sait pas trop...
Beaucoup de gens nous verraient.
Vous avez déjà pas mal d'yeux sur vous.
Oui,
mais là...
ce serait pour un journal télé, c'est pas pareil.
- Et si on dit une bêtise ? - Mais non,
vous serez super.
D'accord ?
Écoutez,
tôt ou tard, il va falloir que vous acceptiez
que tout le monde saura qui vous êtes.
Jamais je ne vous forcerai à faire quoi que ce soit.
Caitlin et Candace peuvent cracher sur nous
tant qu'elles veulent, mais...
Non ! Qu'elles aillent se faire foutre !
Je préfère aller en taule plutôt que de vous faire souffrir.
Non, ça va.
On fera ce qu'ils nous demandent.
Super. Je vais organiser ça.
Martha, tu devrais te teindre les cheveux.
Le blond platine, c'est pas photogénique.
C'est cool de te revoir.
J'ai pensé à toi, à ton père...
- À ta mère... - Ouais, c'est dur...
Je te le dis, mec ! Cabo !
T'as vu ce bronzage ?
Je suis trop canon !
Elle envoie, hein ?
Putain...
Tu sais,
j'ai pensé à mon père.
- Je l'aime bien, ton père. - C'est quelqu'un, mais...
je me rends compte
que c'est une personne comme une autre.
On fout les gens dans des cases...
On les catégorise...
De quoi tu parles ?
Mon père est un homme complexe.
Une autre ?
Mec, franchement, Cabo, c'est canon.
Tire-toi d'ici.
J'ai préparé le terrain, et tout.
Tu te prends un appart en temps partagé,
tu multiplies ton investissement...
Merde...
Pardon, papa.
T'imagines, si on te voyait te défoncer en ville ?
Ils nous traiteraient de sales cons.
C'est Clayton, le raté, pas toi.
Toi, t'es mon centurion. Tu dois avoir les idées claires.
- Pardon. - Va prendre une douche.
Ça va ?
Oui, juste une minute, et je m'occupe du petit-déj.
On peut s'en occuper.
Non, c'est bon, je vais le faire.
Vous pouvez m'envoyer la lettre ?
Oui, bien sûr.
En définitive,
l'avocat de Caitlin a fait bloquer les paiements venant de Nortel.
Elle et son père biologique
ont été reconnus comme héritiers de premier ordre.
Et l'assurance-vie ?
Ne comptez pas dessus.
Après tout ce que j'ai fait pour elle...
Quelle salope cupide !
Je peux demander à Jackie de refinancer la maison.
Papa a des économies.
Il est dans un hospice à Reno.
Il a des économies dont on héritera sûrement.
C'est pas grand-chose...
T'absente pas trop longtemps, d'accord, Bill ?
J'ai besoin de toi ici.
Ne t'inquiète pas. Je reviens vite.
Ne stressez pas.
David est un très bon ami. Ça se passera bien.
On est bons ?
C'est parti.
Imaginez qu'on vient de se rencontrer
et qu'on apprend à se connaître.
Pendant l'interview,
est-ce que vous allez nous parler de notre vraie maman en Allemagne ?
Juste de vos souvenirs.
Les bons souvenirs.
D'accord.
Ici Sonya Pfeiffer pour WTVD Channel 11 News.
Je suis avec les filles du romancier Michael Peterson, actuellement
poursuivi pour le meurtre de sa femme Kathleen.
Aujourd'hui, elles rompent le silence sur l'affaire
dans une interview exclusive.
Nées de George et Liz Ratliff en Allemagne dans les années 80
où leur père était stationné dans une base militaire,
Margaret n'a que deux ans et Martha pas encore un an
quand il meurt en mission au Panama.
Un an plus tard, leur mère meurt d'un anévrisme.
En l'espace d'à peine deux ans,
elles perdent leurs deux parents biologiques.
J'ai très peu de souvenirs de cette époque.
Moi, je me rappelle que ce que les gens m'ont raconté.
Parmi ces gens, Michael Peterson et sa femme de l'époque,
Patty, qui étaient leurs voisins et amis.
Ça nous a fait bizarre quand Michael a quitté Patty pour Kathleen.
Oh, oui !
Bizarre, mais chouette.
C'est un débauché !
Kathleen est devenue notre mère.
On l'aimait et elle nous aimait.
Le mariage a eu lieu ici ? Vous étiez demoiselles d'honneur ?
Oui, on a même mis des pétales de roses jusqu'à leur chambre,
comme dans les films.
Ils ont halluciné.
- Allô ? - Bonjour, je suis Margaret Blair.
Je voudrais parler au procureur.
Je suis Freda Black, l'assistante du procureur.
Je sais qu'il est tard,
mais j'ai parlé avec Dieu,
et il m'a interdit de me taire plus longtemps.
"Parle, Margaret ! Parle !" il m'a dit.
Vous pouvez me rappeler votre nom ?
Margaret Blair. Je suis la soeur
de Liz Ratliff.
Martha et Margie sont mes nièces.
Je dois vous parler de la mort de leur mère.
T'as trouvé une autre femme en bas d'un autre escalier ?
Liz se plaignait de migraines depuis des semaines.
Putain, Michael ! Le procès approche !
Tu m'en as jamais parlé !
Ça s'est passé il y a 20 ans en Allemagne !
J'y ai même pas pensé !
Je l'ai aidée pour un truc, ce soir-là, je sais plus quoi,
mais quand je suis parti me coucher, elle était bien vivante.
Le lendemain, la nounou des filles,
Agnes,
nous réveille,
et nous dit que Liz est morte dans l'escalier.
On était proches. On enseignait à la même école.
Tiens !
Le rapport d'autopsie de Liz. Tout y est.
Ça peut pas être une coïncidence.
Il vous a peut-être élevées, mais il est mauvais.
C'est notre père ! Tu peux pas dire ça !
Il est très manipulateur, Margaret.
Tu ignores des choses sur l'Allemagne.
Je vais devoir raccrocher.
"Gardez-vous des faux prophètes..."
- C'est pas vrai... - Elle est tarée !
C'est quand même une drôle de coïncidence
que nos deux mères soient mortes en bas d'un escalier.
T'insinues quoi, là ?
Rien, c'est juste que...
qu'on en a pas parlé, t'énerves pas.
Tu crois qu'il y a un lien ?
Je comprends les doutes de Margaret.
Maman est morte d'un anévrisme
qui a causé sa chute.
C'était un accident. Et Kathleen aussi.
Exactement les mêmes, tu trouves pas ça bizarre ?
Tout est bizarre !
Notre père est mort mystérieusement au Panama.
Où était Michael pendant le 11-Septembre ?
Arrête, dis pas n'importe quoi.
Tu parles comme Caitlin.
T'as oublié ce qu'il s'est passé avant Noël ?
Non, j'ai pas oublié.
Et Kathleen est morte, et maintenant, on doit grandir un peu.
Papa a toujours été là pour nous.
Il était pas obligé de nous adopter.
C'est ça qui compte.
Alors, s'il te plaît, arrête de tout remettre en question !
J'arrive pas à m'arrêter, OK ?
C'était inhabituel
que Michael aille chez Liz sans vous ?
Non, pas du tout.
Après la mort de George, Liz avait besoin d'un coup de main.
Le problème,
c'est que le procureur va suggérer une infidélité.
On était juste amis.
En aucun cas
elle n'aurait fait passer ses désirs avant notre amitié.
Quant aux fautes de Michael à l'époque,
il les cachait mal.
J'ai jamais couché avec Liz.
- C'est en allemand. - Patty peut traduire.
Ça confirme ce que je t'ai dit,
que Liz Ratliff est morte d'un anévrisme cérébral.
On va trouver un traducteur assermenté
et remettre ça au procureur.
Il ne faut pas qu'on pense qu'on cache quelque chose.
Je cache rien.
Je vais devoir parler aux filles.
- En privé. - Je t'en prie.
Sans caméra.
Michael,
s'il te plaît ? Merci.
Je vous appelle
quand c'est fini.
Les filles savaient ?
Pour l'anévrisme et l'autre escalier ?
Il faut vraiment que tu sois honnête avec moi.
Demande-leur.
Les filles !
Ça doit vous paraître irréel,
que vous soyez entraînées là-dedans.
Mais ce qui compte le plus pour moi, c'est la vérité.
Si vous avez quelque chose à dire sur la mort de votre mère,
n'importe quoi,
c'est le moment de le faire.
De quelle mère vous parlez ?
De Liz.
Votre mère biologique.
Michael.
Tout colle. Je suis pas loin si t'as besoin.
Ça va ?
C'est eux contre nous.
Ils vont tout faire pour nous faire du mal,
mais on les en empêchera.
Je ne veux plus de secrets entre nous.
Rudolf a déjà déposé une requête pour écarter Liz Ratliff du dossier.
On peut invoquer le 404 B.
Oh, oui. Entrez.
J'étais en train de penser à ces deux filles.
Comment vont les vôtres ?
Bien.
Je leur ai dit que si elles mangent trop de macaronis au fromage,
elles auront les cheveux en gruyère.
Je la connaissais pas, celle-là.
Elles sont avec Van, cette semaine.
Passez-le-moi.
Dites-moi, Duane.
Peterson se tenait au-dessus d'elle quand il l'a frappée.
On le voit aux traces de sang sur son short à lui :
les gouttes vont vers le haut.
C'était la pièce manquante.
On a pu reconstituer parfaitement la scène de crime
avec le pique-feu.
Vous tenez votre arme du crime.
Vous pouvez compter sur mon témoignage.
Bon boulot !
Carrément ! Envoyez-nous le rapport.
Je le savais.
Je le sentais dans mes tripes.
Je ne vous l'ai jamais dit, mais...
j'ai perdu mon frère et mes soeurs dans un incendie
quand j'avais 13 ans.
Jack avait 10 ans,
et mes deux petites soeurs étaient...
encore plus jeunes.
Sophie-Anne et Mary.
J'ai survécu...
mais pas eux.
Je suis vraiment désolée, Jim.
Des tragédies, ça arrive.
Des enfants innocents peuvent mourir dans un incendie...
et des femmes peuvent mourir en trébuchant dans un escalier.
Ça arrive.
On va déposer une requête.
On va devoir exhumer son corps.
Il nous faut une autorisation des héritiers.
Les filles pourraient refuser.
Oui, elles pourraient.
Si elle est vraiment morte de cause naturelle
comme le dit le rapport d'autopsie d'origine...
ce sera pas bon pour nous.
Peut-être.
Ou peut-être qu'on découvrira enfin la vérité.
La bataille commence.
"Aux avocats estimés
"qui ont engagé des poursuites contre notre père Michael Peterson,
"nous souhaiterions vous faire part de notre désespoir à ce sujet.
"Vous ne montrez aucune compassion pour la mémoire de notre mère,
"néanmoins, nous acceptons à contrecoeur
"votre demande d'exhumer le corps de celle-ci.
"Nous sommes sûres
"que vos conclusions confirmeront celles établies il y a 20 ans,
"à savoir que notre mère est morte d'un anévrisme cérébral,
"et que notre père, Michael Peterson, sera lavé
"de ces allégations scandaleuses.
"Respectueusement, Margaret et Martha Ratliff."
Merci.
Pas de souci, papa, c'est normal.
1er jour du procès 1er juillet 2003
Retenez l'ascenseur !
Tu souriras bientôt en prison, connard.
1ER JOUR DU PROCÈS 1ER JUILLET 2003
Levez-vous !
Oyez, oyez, oyez !
L'honorable cour du comté de Durham et l'audience sont ouvertes
sous la présidence de l'honorable juge Orlando Hudson.
Que Dieu bénisse cet État et cette honorable cour.
Vous pouvez vous asseoir.
Bonjour à tous.
Cette affaire oppose l'État à Michael Iver Peterson.
M. Hardin, la parole est à vous.
Merci, monsieur le juge.
Bonjour.
Très concrètement,
il s'agit là d'une affaire de faux-semblants et d'apparences,
une affaire où les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être.
Adaptation : Marion Bodin
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.