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-J'ai l'impression d'être ailleurs, avec toi. Comme dans un conte.
-Sauf qu'on ignore la fin de l'histoire.
- Je fais une rechute, Mathias. - Je lâche tout. Je reste avec toi.
-Stella est guérie. Vous devez commencer
votre vie d'après. - T'as fait quoi,
Pour avoir droit à ce portrait-robot ?
- Toute la famille est visée. - Je dois mettre ma famille
à l'abri. Vous partez demain avec les enfants
et je vous rejoins. - Je voulais vous prévenir
Qu'on irait demain au chalet. - Bien.
...
-(Tu vois, j'avais promis de te venger,
(et ça va arriver.)
♪-Maman ! ♪-Non.
♪-Mais maman ! Tu peux chanter avec moi.
♪-Je sais pas chanter, chérie. ♪-Sinon,
♪je te fais des chatouilles. ♪-Non.
♪-Je vais t'en faire. ♪La mère rit.
♪Chante avec moi !
♪-Non. ♪-Bon, OK. C'est bon.
♪Dame, dame, sur le côté.
♪-DAME, DAME, L'AUTRE COTE. ♪-Dame, dame, plus bouger !
On sonne.
On frappe.
On sonne.
On frappe.
- Il est tôt, je sais. - Ca va ?
-Il faut que je te pose une question, Laura.
-Ben, vas-y.
-Les photos de Mathias et moi, c'est toi qui les as prises ?
-Vous avez couché ensemble et vous vous êtes fait choper ?
J'adore.
-Ca m'étonne pas. C'est toi qui les as prises ou pas ?
- T'es sérieuse ? - Depuis l'alibi, oui.
-Ca n'a rien à voir, l'alibi, je voulais vraiment aider Fred.
Pour ces photos, il est au courant ? Ces photos
Que je n'ai pas prises, évidemment. - Non.
Je culpabilise et je n'ai aucun remords.
Tu vois, tu vas enfin pouvoir me juger
Pour ce que je vaux. - Mais je te juge pas, Esther.
Et arrête de culpabiliser.
Parce que tu lui caches des trucs, mais il t'en cache aussi.
Tiens.
-Je te laisse.
- Tu la rejoins ? - T'aurais dû commencer par là,
Plutôt que d'inventer une rechute de ton cancer.
-C'était à toi de le faire, non ? A toi de me dire
Que c'était une erreur, que ça ne se reproduirait plus.
Quand je t'ai suivi chez Esther, j'espérais me tromper.
Je voulais être rassurée et pas être le témoin de vos ébats.
-Ca te ressemble pas d'avoir pris des photos.
-Quelles photos ?
Des photos de vous en train de faire l'amour ?
Il y en a et tu crois que je les ai prises ?
Tu me crois vraiment capable de faire un truc pareil ?
Je crois avoir entendu quelqu'un, ce soir-là, dans le jardin.
Tu vois,
Il y a quelqu'un qui déteste cette famille encore plus que moi.
-Ecoute...
-Ta gueule, s'il te plaît.
Alors, tu vas la protéger ? - C'est mon travail.
-Tu sais très bien que tu pars pas pour ça.
Mais c'est bien. Toi et moi, on doit faire une pause.
...
-Comment ça s'est passé, avec Stella ?
-C'est compliqué.
-Je suis désolée.
Je suis passée chez ma soeur, ce matin.
Et je connais assez Laura pour la croire.
Tu vas me dire la même chose de ta femme,
mais à part elle... - C'est pas Stella.
Même si elle était dans ton jardin, ce soir-là.
Elle sait, pour nous.
C'est forcément ton agresseur qui a pris ces photos.
Reste à savoir qui et pourquoi.
-J'ai peut-être un début de réponse.
Une chose que Laura m'a montrée.
-Je pensais pas que ce serait aussi loin.
-Dans 5km,
La route devient plus sportive et on sera au milieu de la forêt.
-Il me paraît bien isolé, ce chalet.
Téléphone.
-J'imagine que vous êtes encore sur la route. Rappelle-moi.
Je vous rejoins dès que je peux. Une seconde. Embrasse mes canards.
Je t'aime.
Pour le rendez-vous de 11h... Qu'est-ce que tu fous ?
-Euh... Mes cartons.
-Tu me lâches ?
-J'ai toujours été là. C'est toi qui regardes personne.
J'ai refait mon CV. Si t'entends parler d'un truc, tu me dis.
Pardon. Au fait, ton histoire de portrait-robot,
Que tu refuses d'évoquer, j'en ai fait une copie pour Esther.
Elle a le droit de savoir.
Voilà, ça te fait un motif pour me virer. A plus tard.
...
Coup.
- Tu crois qu'on est à l'abri, ici ? - Oui, ça va aller.
Sauf qu'il n'y a pas de réseau. - Je sais. Il faut grimper là-haut.
Parfois, dans la maison, ça passe mieux.
-Maman, viens voir.
-J'arrive, chérie.
Qu'y a-t-il ? - Ben, viens.
- J'arrive. Il fait froid. - Tu l'as mal fermée. Avec le vent,
tout s'est ouvert. Ca caille. - Ton père se charge des volets,
D'habitude. Tout n'est pas de ma faute.
Hop ! Voilà, c'est fait.
-T'avais oublié les poubelles, ça pue.
-Non, je les ai sorties. Bon, ben, peut-être.
Je vais faire un feu, il fait trop froid.
- Maman ? - Il a dû se coincer dans la trappe.
-Un corbeau dans une maison, ça veut dire
Qu'il va y avoir un mort. - Swan !
-J'ai envie de rentrer.
J'en ai marre de cet endroit. - Joachim, t'as aucune raison
D'avoir peur. T'as confiance en moi ?
Craquement.
Un chien aboie.
-Tout va bien.
- C'est rien. - Ben voilà ! Tu vois ?
On monte. Les chambres sont là-haut.
Venez. - Mathias, je pourrai dormir
Dans ta chambre ? - Je dormirai avec maman.
Comme ça, on est sûrs qu'il se passera rien.
-Allez, on monte.
Hop !
Allez-y, je vous rejoins.
Tu crois que quelqu'un est venu ici ?
-Une maison vide et isolée peut attirer n'importe qui.
-On n'aurait pas dû venir ici avec les enfants. Fallait pas
écouter Garcia. - Ca se tient. T'obliges l'agresseur
À se montrer. Surtout qu'ici, ça a tout d'une souricière.
-Fred avec 15 ans de moins.
On habitait encore à Annecy, à l'époque.
On était jeunes mariés. Tu crois que ça a à voir
Avec mon agresseur ? - Je vais vérifier.
En attendant Garcia et les renforts,
je vais poser une caméra
sur le chemin. - OK.
-(Ca va aller.)
Bips.
Crissement.
...
- Qu'est-ce qu'on fait ? - Il faut partir.
-Fausse alerte.
-Maman, t'es où ?
-J'arrive.
Bips.
...
-Putain...
...
♪...
-Ca fait des années que ça dure, arrête.
-C'est à cause des mecs comme toi. Propos indistincts.
-Arrête. Lâche-moi.
Enculé.
Pauvre type.
Sirène de police.
-Vous avez besoin d'un café, vous.
On y va ?
Allez.
Tenez, un café. Si vous voulez du sucre,
Il y en a là. - Non, merci.
-Je vous écoute.
-C'est ce que vous auriez trouvé dans mon coffre-fort.
-Ca vous ressemble.
-C'est le principe.
-Vous me racontez ?
-J'ai reçu ça 3 jours après la 1re agression de ma femme,
sans savoir pourquoi ni de qui.
-Pourquoi ne pas m'en avoir parlé ?
-J'avais pas envie que vous sachiez
Que j'avais été recherché par la police.
Et je voyais pas le rapport avec ce qui nous arrivait.
Sauf que là, je suis convaincu qu'il y en a un.
-Je dois deviner la suite ?
Il va falloir m'aider un peu plus, M. Cavalieri.
-J'ai fait une connerie, il y a longtemps.
J'ai laissé quelqu'un se faire condamner à ma place.
-Qui ?
-Une femme. Je sais, c'est affreux...
J'avais pas le choix, j'ai laissé faire.
Je suis persuadé que cette folle essaie de se venger.
-Excusez-moi pour ça.
Je vais prendre votre déposition.
Vous allez où ?
Elle soupire.
...
-Je peux pas. Et surtout, je veux pas.
-Quelqu'un est venu hier soir, et il reviendra.
On n'a plus de bagnole et on est à 15 bornes du 1er bled.
-J'ai jamais tenu une arme. Je sais pas tirer.
-Sauf si t'as pas le choix. J'arrive pas à joindre Garcia,
On peut compter que sur nous.
Voilà. En cas d'urgence, tu sais où elle est.
Non, ici non plus. Tu connais pas un autre endroit où ça capte ?
-Normalement, ça capte là. Ou plus haut, derrière.
-Toi, tu dégages.
- Papa, je suis trop contente. - T'es revenu ?
-Oui. Fred rit.
Mathias va devoir nous quitter.
Je vais m'occuper de vous. - Non. J'ai été victime
De 3 agressions et Swan a été renversée.
Donc, Mathias reste ici. Et nous, on est unis.
-Tu vas la fermer une bonne fois pour toutes.
C'est moi qui décide, maintenant.
Venez.
Ca va.
Il fait pas trop froid ? - Non, ça va.
-Vous avez allumé le truc, là ?
Ne vous inquiétez pas pour eux.
J'ai l'air propre, mais moi aussi, je peux faire
le bûcheron. - Non.
- Quoi, non ? - Vous avez pas l'air propre.
-Je sais pas ce qui me retient de t'embrocher.
-La peur du ridicule, peut-être.
Ca suffit.
Les enfants sont là.
-Tout se paie un jour. Tu verras.
-Il me semble que tu paies déjà, toi.
- Prends les clés de Fred. - Non, gardez la voiture.
Dès que je trouve du réseau, j'appelle Garcia et un garage
Pour vous dépanner. Je reviens. - Fred voudra pas que tu reviennes.
-Je resterai dehors, mais je serai là.
Je laisse mon sac pas loin.
C'est juste quelques heures.
-Il nous regarde ?
-Oui.
-Et après ?
-On va d'abord s'occuper d'aujourd'hui.
...
-On sera pas plus en sécurité à la maison.
-Si. Il y a du réseau, des voisins, la police.
Mathias a laissé les clés pour qu'on puisse partir.
-Trop aimable. Il m'a piqué ma femme,
Il ne manquerait plus qu'il me prenne ma voiture.
-Ta vulgarité est pathétique.
-Une bourgeoise qui se tape son larbin, c'est classe ?
Pardon.
Pardon. Je suis qu'un gros con.
Mais je t'aime. Je t'ai toujours aimée.
Je ne t'ai jamais trompée. Et je pensais que toi non plus.
-Il y a d'autres façons de tromper les gens.
Laura m'a donné cette copie, hier. C'est quoi, Fred ?
Si tu me dis que tu sais pas, je m'en vais tout de suite.
-C'était il y a 16 ans. Je voulais absolument monter ma boîte
et les banquiers me suivaient pas. J'avais été pris à l'essai
comme coursier, j'avais une journée
Pour faire mes preuves. Et tu sais quoi ? J'étais bon.
- T'as arrivé comme une balle ! - Au milieu de la journée,
j'ai eu une course urgente. Et sur un rond-point,
j'ai croisé un sale type. Il m'a grillé ma priorité.
Ho, mec ! Sors un constat. Ho ! Il a défoncé mon scooter.
Il en avait rien à foutre. Hé !
Putain !
Mais moi, je pouvais pas me permettre d'être viré.
On était samedi,
c'était désert.
Hé ! J'ai essayé de le calmer,
je lui disais : "Je veux juste un constat."
Il voulait rien savoir.
Et là, ça a dérapé. - Barre-toi !
-Je l'ai poussé.
...
Et il est mort sur le coup.
Sur le trajet du retour, j'ai pensé qu'à ça.
Comment j'allais faire pour t'annoncer ça ?
Si je me dénonçais aux flics, homicide involontaire,
je prenais perpète.
Quand je suis arrivé à la maison,
T'avais préparé un dîner d'amoureux.
T'étais si belle.
-C'est quand je t'ai annoncé que j'étais enceinte de Swan ?
-Que voulais-tu que je fasse ?
Que j'avoue et que je vous abandonne ?
-Je vous déteste !
Joachim sort en courant.
-Joachim.
Joachim.
Joachim.
Joachim.
Reviens, je vais t'expliquer.
Joachim !
- Il se passe quoi ? - Joachim est parti,
On va le chercher. - Tu restes ici.
-Je viens avec vous. C'est sa faute s'il est parti.
-Non. C'est pas la faute de ta mère.
...
♪-Nine Garcia, laissez un message. - Merde !
Garcia, qu'est-ce que vous foutez ?
...
-Joachim ?
Ca va ?
Attends, relève-toi.
Tout va bien, je suis là.
T'as mal où ?
Viens.
Hein ? T'as mal où ?
Respire. Viens là.
Tout va bien, je suis là. Je te lâche pas.
Voilà.
Respire.
Respire.
Tout va bien.
Voilà.
Voilà, c'est bien.
Voilà.
...
-Que se passe-t-il ? Où est mon fils ?
Joachim !
-Il s'est jeté sous mes roues, il a besoin de se reposer.
-Qu'est-ce que vous foutez là ? Où sont vos hommes ?
Coup de couteau. - Quels hommes ?
Fred gémit.
-Je peux entrer,
chérie ?
Qu'est-ce qui ne va pas ? - Tu t'en fous, de ce que je veux.
Depuis que Mathias est là, papa et toi vous engueulez sans arrêt.
-C'est l'inverse. C'est parce que ça n'allait pas
Que Mathias est venu. - J'en ai marre, de tout ça.
Non.
Tu fais la maman gentille, mais y a que Mathias
Qui t'intéresse. Le corbeau, c'était un signe.
-Tu te trompes.
...
-Allez, mon grand, on va sortir. On va se réveiller.
Allez, c'est parti. Fais attention
À la tête.
Regarde, il y a maman qui court. - Qu'y a-t-il ?
Qu'y a-t-il ?
Ca va ? - Ca va,
il a eu un petit accident de vélo. Je voulais vous prévenir,
Mais j'avais pas de réseau.
Heureusement qu'il est tombé sur moi.
-Où est papa ?
-Il est parti chercher ton frère. Il va vite revenir.
Rentrez, il fait froid.
Mathias ne vous a pas appelée ? Il faut partir d'ici,
On est en danger. - Sans votre mari ?
Non, on va rester ici.
-Sérieusement, vous pouvez rien faire pour moi ?
Vous n'avez aucune solution à m'offrir ?
-La dépanneuse est déjà en course. De toute façon, j'ai pas 4 pneus.
Téléphone.
-Oui, Benoît.
-Le portrait-robot a été fait suite à un meurtre
Pour lequel une femme a été condamnée.
♪Inès Larnaca, agent d'entretien. Elle venait de se faire virer,
♪alors qu'elle élevait seule sa gamine. Du Zola.
Elle est venue tenter de convaincre son patron, elle dit être tombée
Sur son cadavre. Mais personne ne l'a crue.
♪Pas de témoin, un mobile. Elle s'est pris 5 ans.
♪La gamine a été placée et Inès s'est suicidée en prison.
-Comment ça se fait qu'il y a un portrait-robot,
S'il n'y a pas de témoin ? ♪-La gamine était dans la voiture.
♪Elle disait avoir vu cet homme sortir du bureau.
♪Mais elle avait une dizaine d'années,
♪personne ne l'a prise au sérieux. - Elle doit avoir la trentaine, là.
♪-Exactement. - OK, je te remercie.
La moto démarre.
...
-C'est pas normal qu'il soit pas rentré. Je vais le chercher.
-Il est venu me voir ce matin avec un portrait-robot.
Mais ça, vous le savez, non ? Il va tomber pour meurtre.
Il s'est enfui, c'est sûr, Esther.
Acceptez-le.
-Il abandonnerait jamais ses enfants.
-Allez-y, alors. Je vais rester, je vais m'occuper d'eux.
-Jo s'est réveillé, il a faim. Tu m'aides
à le faire descendre ? - Ta maman s'en va,
Je vais t'aider. - Non, j'y vais.
Viens, Swan.
Et vous, allez chercher mon mari.
Vous voulez rentrer ? Moi aussi. On a la voiture de Nine.
Le problème, c'est qu'elle peut pas rentrer,
Elle attend des renforts. - Elle n'a qu'à rester.
On part avec sa voiture.
-Elle peut pas, elle a des consignes.
Mais je m'en occupe. Ce que je vous demande,
C'est de rester avec moi et de faire ce que je vous demande.
Si Nine vous demande quelque chose, vous le faites pas.
Vous restez près de moi. - Tu ne lui fais plus confiance ?
-J'ai un plan. Tu vas m'aider à emprunter ses clés de voiture.
- Vous avez besoin d'aide ? - Vous m'avez fait peur.
Esther soupire.
Chéri, applique-toi.
Oui, à la ligne,
avec une majuscule.
Voilà.
Applique-toi. Continue, majuscule...
Super.
- Il n'y a plus de vin. - Continue, chéri.
...
-J'ai une bouteille dans la voiture.
Tu m'accompagnes, Swan ? - Non. Il fait froid.
Vous pouvez y aller seule.
-Pas de problème.
Ah...
J'allais oublier la clé.
C'est compliqué, sans.
A tout' !
-Viens là.
Surveille. Dès que tu la vois,
Tu me le dis.
Ne t'inquiète pas.
C'est rien. C'est rien. On reste toujours ensemble.
-C'est ça, que tu cherches ?
Tu crois que j'allais me faire baiser par une débutante ?
On va aller visiter la cave, les enfants.
Et maman, elle va rester ici.
-Merde...
...
Gémissements.
-C'est la flic.
C'est Nine. - Ca n'a pas l'air si grave.
- Va les sauver. - Bouge pas, reste tranquille.
Je préviens les secours.
...
-J'aurais pu l'oublier avec le temps, Fred.
Mais il y a eu cet article dans le journal.
Un homme très ambitieux,
Chef d'entreprise... - Maman !
Maman !
-Avec ses deux petits enfants... et sa très belle femme.
-Libérez-les, je vous en supplie.
-Maman !
-Et à partir de ce moment-là, je me suis souvenue de tout.
On était samedi matin.
Ma mère m'a tirée du lit pour m'emmener avec elle.
En fait, elle...
Elle venait de recevoir une lettre de licenciement.
C'est la première fois que j'ai vu maman pleurer.
Du coup, elle m'a dit : "Je te donne une petite surprise
"et à la place, tu viens avec moi."
Et j'ai dit oui.
Je devais attendre dans la voiture, le temps qu'elle aille
dire à son patron qu'elle ne serait plus jamais en retard.
Et moi, j'attendais.
C'est à ce moment-là
que j'ai vu Fred passer sur le parking,
Juste après que maman est entrée.
Tu vois, je pense à ma petite surprise
et je me dis :
"C'est quoi, ma petite surprise ?"
-Les enfants ne sont pas responsables.
Sortez-les de la cave.
-Tu crois que moi, je suis responsable ?
Pourtant, toute ma vie a été baisée.
Bris de verre.
-Elle les a enfermés dans la cave. Elle a mis le feu.
Où est Fred ? - Sors. Je te les ramène.
Vite, sors.
Swan, Joachim ?
Il tousse. Swan ?
Joachim ?
-Swan ! Joachim !
Esther tousse.
Mathias tousse.
- Il faut aller les chercher ! - On va y aller, on va y aller.
C'est trop dangereux, vous pouvez pas y aller.
Les pompiers arrivent.
- Laissez-moi y aller. - Non. C'est dangereux. Restez là.
Explosion.
On va les chercher.
Mathias tousse.
-Swan ?
Swan ? Tu m'entends ?
Swan, tu m'entends ? Ca va ? Tu peux marcher ?
Explosion.
Joachim ? Joachim ?
Allez.
Attention.
Allez, sors.
-Ca va aller.
Mathias tousse.
-Joachim.
-Tu peux marcher, toi ?
Ca va ? Tu peux marcher ?
Ca va ?
-Swan.
Esther sanglote.
Explosion.
...
- Bonjour. - Bonjour.
Comment s'est passée la nuit ? - Bien. Ma première bonne nuit.
Et une de mes dernières.
On me transfère en prison en fin de semaine.
J'imagine que tu veux le divorce. - C'est pas ma priorité.
C'est des documents à signer pour l'entreprise.
-Merci d'être là.
Les enfants ?
-C'est difficile, ça va prendre du temps.
Ils sont avec ma mère, dans le Sud.
Je vais les rejoindre.
-Je sais tout ce qu'on doit à Mathias.
Tu le revois ?
-Signe ces papiers rapidement, s'il te plaît.
- Et elle ? - Elle s'est suicidée.
Ils ont retrouvé son corps
dans les décombres.
- Esther ? - Oui.
-Prends soin de toi.
-Au revoir.
...
On sonne.
On frappe.
Oui ? - Il faut que tu m'aides.
Gros stress.
Franchement, cette tenue, c'est atroce, non ?
- Non, c'est très bien. - Ah ? La cliente suisse revient.
J'ai besoin que tu sois avec moi. - Non. Je t'ai cédé mes parts,
Donc c'est toi, la boss. Et c'est très joli.
- T'es sûre ? - Certaine.
File, j'ai plein de trucs à faire avant de partir.
- OK. Ca va le faire. - Ca va le faire.
- D'accord. OK. - Allez, vas-y.
-Fais un bisou à maman
pour moi. - Oui.
- Les enfants aussi. - Oui. Allez, vas-y.
- Oui. A plus tard. - A plus tard.
Elle soupire.
...
Mathias ?
france. tv access
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