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...
-Je suis Mathias, le garde du corps.
Explosion.
-Pardon, je vous dérange.
-Je suis Stella, la femme de Mathias.
Mon mari est à fond
dans son boulot,
mais s'il risque sa vie pour vous,
ça se règlera entre vous et moi.
-J'ai échappé à deux tentatives de meurtre en 48h.
-Qui pourrait vous faire du mal ?
-Fred cache quelque chose.
Il a reçu un courrier,
Et un truc a changé.
-Je peux pas rester.
...
-Avance par là.
...
-Esther !
-Les entrepôts
Ont été touchés ? - Ils se sont envolés.
Le stock est réduit à zéro. Faut délocaliser la production,
Si les assurances veulent bien payer.
- Je dois accéder au bureau. - Allez-y.
Je vais chercher les clés.
T'as un sommeil de plomb.
J'ai essayé de te joindre 15 fois cette nuit.
Quand tu dors, tu dors.
Que se passe-t-il, avec Mathias ?
- Attends. - Tu me fais ça ?
- Non... - Tu ne sors pas sans lui, jamais.
Excuse-moi de pas t'avoir crue.
-Très bien.
D'accord.
Oui, je vous remercie. Au revoir.
-Ton mari va être peu disponible,
Il a augmenté mes heures. - Je sais.
-Je peux pas.
-Si tu refuses, il va se douter de quelque chose.
Il a pas besoin de ça.
On fera avec.
J'ai besoin que tu sois là.
...
-L'auteur des faits s'est introduit par le portail avec les clés.
Les experts n'ont constaté aucune effraction,
Donc il avait les clés.
Votre agent de sécurité a été assommé juste après l'intrusion,
Vers 23h.
Les départs de feu
viennent du stock et des ateliers. Donc on a deux constats :
le coupable avait les clés et connaissait les horaires
de votre vigile. - Il n'y a qu'un constat :
C'est un intime qui a mis le feu. - Ca me met, moi, en tête de liste.
Sauf que les clés, je les ai toujours sur moi.
Pas besoin de les voler.
-Les clés qui ont été volées, qui en connaissait l'existence ?
-Elles sont toujours
Posées au même endroit, avec celles de la maison.
-Vous étiez là hier, M. Fortin.
Vous êtes sûr de n'avoir rien vu ?
-J'ai demandé à Mathias de partir tôt.
J'avais besoin de dormir. J'ai pris un somnifère.
- Vous avez accepté ça ? - Je lui ai pas laissé le choix.
Mathias travaille pour toi, pas moi.
J'ai pas de comptes à te rendre, Fred.
-Vous n'êtes pas bavard, M. Fortin.
-Pourquoi le serais-je ?
Je suis son garde du corps. - C'est vite dit,
Vous avez laissé ma femme seule.
-Si quelqu'un est entré, c'est qu'il avait les clés.
-Si quelqu'un est entré
sans vous faire de mal,
C'est que désormais, toute la famille est visée.
-Vous êtes rapide pour me faire des reproches.
Et vous, vous avez avancé ? - J'ai rien.
J'espère que ma hiérarchie va commencer à se réveiller.
Vous voulez des résultats, mais moi aussi, j'en veux.
Bossons ensemble.
Moi, j'ai pas accès à l'intimité de cette famille.
Je sais que vous, si.
-OK, mais tenez-moi informé de l'évolution de l'enquête.
-Vous avez changé. Autorité, impatience...
Il s'est passé quoi ?
-On a essayé de l'électrocuter, on a piégé sa voiture
Et on a incendié l'usine.
J'ai du boulot.
-Bonne journée, M. Fortin.
...
♪Bossa-nova.
On sonne.
-J'arrive !
Vous avez été rapide.
Ah. Toi, t'es pas là pour ma pizza. - Non.
Je peux entrer quand même ? - Bien sûr.
- Ca va ? - Oui, et toi ?
-Le gros, là ?
Elle rit.
Non, il me ressemble pas. Je suis pas gros, moi.
-Je dirais pas "gros".
Je dirais "doux", "moelleux" et "réconfortant".
Toi, quoi.
Et moi, tu me vois comment ?
-Talentueuse.
Et combattive.
Loyale.
-Quand on était au lycée, tu disais "troublante" et "vénéneuse".
- J'ai dit ça ? - Oui.
-J'ignorais ce que ça signifiait.
-Pardon.
Avec mes traitements, j'ai la libido d'un glaçon.
Mais si t'es vraiment sincère, toi non plus, t'as pas envie de...
-Ca m'empêche pas de te trouver belle.
-(Oui.)
Mais tu verras, quand j'aurai retrouvé du poil de la bête
et un décolleté comme celui d'Esther,
Je serai à tomber.
Bon, ramène-moi à la maison, j'ai trop bu.
-Tu tiendras jamais l'alcool, toi.
-Eh non.
On a les ivresses qu'on peut.
...
Elle halète.
Sonnerie de texto.
Elle halète.
- Bonjour, madame. - Tu peux m'appeler Stella.
J'ai appris, pour l'usine de ton père.
Tu as le temps pour un pain au chocolat ?
- Bonjour. - Bonjour.
-Papa est tout le temps au téléphone.
Maman est stressée. - Pourtant, ton père
A amplifié les horaires de Mathias.
-Je crois qu'elle lui fait la gueule.
- A Mathias ? Comment ça ? - Je sais pas.
Ils se regardent même plus.
Quand il y en a un dans une pièce, l'autre sort.
Ils ont dû se disputer.
-Oui, ça arrive.
-Les photos ont été prises d'ici.
-Mais qui ?
Qui peut nous espionner et nous photographier ?
Ta femme ? - Non.
Si Stella nous avait vus, elle n'aurait pas pu me le cacher.
Ton mari. - Non.
Fred, c'est impossible.
Vraiment.
-C'est le seul à avoir un intérêt dans l'incendie de l'usine.
Qui aurait pu prendre les clés ?
-Tu accuses Fred d'avoir mis le feu à son usine ?
Non, c'est ridicule.
Pour lui, sa boîte et sa famille, c'est sacré.
-Sacrifier l'une pour sauver l'autre.
-Il aurait trouvé le moyen de sauver les deux.
Tu penses que les photos et les clés, tout est lié ?
-Je sais pas.
La police l'apprendra, donc faut prendre les devants.
-OK. Emmène-moi à la boîte. Je voudrais comprendre.
Faut qu'on trouve quelque chose dans les comptes ou ailleurs.
-Ca va, JB ?
-Ah, Nine...
Tiens, y a ça, pour toi.
- Ca sort d'où ? - De la Poste.
Les pigeons voyageurs ont été virés.
- On est drôle, aujourd'hui. - Non, on est drôle tous les jours.
-Eh ben, voilà, parfait.
-C'est pas par hasard si tu fais ça dans le dos de ton mari.
- Non, ce n'est pas par hasard. - Je ne t'aiderai pas.
-Maman, c'est toi qui as balancé mon passé en HP à Garcia,
donc la loyauté, ça t'obsède pas. Et ici, t'es mon employée,
comme celle de Fred.
- Tu doutes de ton mari ? - Je doute de tout le monde.
-Je vais prendre un café.
Quand je reviendrai, tu auras quitté ce bureau.
-Ton mot de passe.
Merci.
...
Elle frappe.
...
Voix au loin.
...
-Tu comptes faire quoi, avec ça ?
-Je vais tout brûler avant que la police s'en empare.
Je veux pas que ma mère ait des soucis.
-Je te parle du surendettement.
Tous les comptes sont au rouge. La banque devrait tiquer.
-Il fait avec eux comme avec moi, il ment.
Ces putains de contrats suisses, ça fait 10 jours que c'est cuit.
C'est leur refus officiel.
Et c'est quoi, ce contrat de location moto ?
Dans quel but ?
-On peut encore parler de coïncidence.
Cette moto, il l'a louée sous son nom.
-Il a détruit le document.
-Le gardien dit avoir entendu une moto,
Il a dû flipper.
-C'est lui.
Tu peux emmener les enfants chez ma mère ?
Elle comprendra.
Merci.
-Vous n'alliez pas laisser ma femme seule ?
-Non, puisque vous êtes là.
Sonnerie de texto.
-J'ai voulu te protéger, c'est tout.
Arrête, avec ce feu. Ca crame à l'imprimerie puis chez moi...
Je voulais te parler des problèmes, et tu as eu ton accident.
-C'était pas un accident. On a tenté de me tuer.
Tu t'es pas dit que tout pouvait être lié ?
-Non.
Ton Mathias ne serait-il pas ravi de se débarrasser de moi ?
-Il perdrait son emploi, il rentrerait chez lui,
Mais peut-être qu'il serait ravi.
...
-Ta moto n'est plus assurée, plus en service.
J'ai quand même un truc. J'ai remonté un filon.
Une casse, vers Annecy, qui s'est fait tirer des plaques.
-Donc la moto que je cherche roule avec des fausses plaques,
Qu'il change à chaque sortie.
-C'est ça.
Pour l'identifier, il me faut autre chose que sa couleur
ou sa plaque.
Trouve-moi sa marque.
OK ?
Allez, santé.
-A la tienne.
-Le soir de l'incendie, j'étais à Genève.
J'étais allé voir un conseil de ma cliente suisse.
Il avait accepté de la faire changer d'avis
En échange de cash.
-Comment tu peux travailler avec un type pareil ?
-J'ai travaillé mille fois avec des types comme ça.
Comment tu crois qu'on habite dans une maison comme la nôtre ?
Tu t'es jamais demandé d'où venait le pognon ?
C'est pour ça que j'avais pris une moto.
Plus rapide, plus discret.
Je savais que Garcia nous surveillait,
donc j'ai inventé ce dîner,
j'ai mis ma bagnole en évidence sur la place, et là, en fait...
Elle frappe à la porte.
- Bonsoir. - Bonsoir.
M. Cavalieri ?
-Lui-même.
-Suivez-moi.
On y va.
...
Une moto flashée à 140 km/h sur l'autoroute venant de Genève.
21h34 précisément.
On a un peu d'avance sur le PV.
La plaque d'immatriculation
Nous a menés à l'agence.
Votre alibi a fait un gros pschitt. - Mon dîner a été annulé.
Donc j'ai loué une moto. - Oui, oui, oui.
Donc vous êtes rentré,
et acculé, vous avez joué votre dernière carte :
Mettre le feu à l'usine et tout miser sur l'assurance.
- Non. - C'est un grand classique, ça.
-Je préférerais me pendre que de perdre mon entreprise.
Je n'ai pas d'alibi, mais jamais je n'aurais fait ça.
Je veux voir mon avocat.
-Bien sûr.
-Merci.
Ecoutez, je sais que vous faites votre métier.
Mais élargissez votre champ d'action.
La belle-soeur est là, elle dit que c'est urgent.
Excusez-moi.
-Ne m'attends pas, je rentrerai seule.
-Je comprends que tu sois en colère.
Mais la police en sait forcément plus que toi.
Ne dis rien sur Fred que tu puisses regretter ensuite.
Laisse-lui une chance.
-Qu'est-ce qu'elle fout là ?
...
-Tenez. Quitte à pas dormir de la nuit...
Il y a du sucre, si vous voulez. - Non, merci.
-Vous connaissez le principe de la nouvelle à double face ?
La bonne nouvelle, c'est que votre mari a un alibi.
La mauvaise, c'est qu'il couche avec votre soeur.
- Fred et Laura ? - Vous n'étiez pas au courant ?
-C'est eux qui vous ont dit ça, comme ça ?
-"Comme ça", c'est pas le genre de votre soeur.
Drama et fausse culpabilité, plutôt.
Votre mari était
Un peu plus pris de court, un peu moins à l'aise.
-Ils mentent, c'est ça ?
-Je sais pas. Vous en pensez quoi ?
Vous pouvez disposer, mais vous n'êtes pas débarrassée de moi.
- Bonsoir. - Bonsoir.
-T'étais où ? Je t'ai appelée mille fois.
Mathias est avec toi ? - J'étais au commissariat,
Où Garcia m'a appris votre histoire.
Que toi, tu fantasmes sur ton boss, c'est banal.
Sur mon mari, c'est glauque.
Un faux témoignage, c'est pathétique.
-Tu n'y as pas cru ? C'est vexant. Au bureau, tout le monde y croit.
-Pardon. Ta soeur a voulu m'aider, c'est courageux.
-Ou pervers. T'étais où, ce soir-là ?
-Ce soir-là, je faisais un plan à trois
avec un couple très respectable. Un joli souvenir, mais qui doit
rester secret.
- Tu pouvais pas nous prévenir ? - Je l'ai prévenu, lui.
-Elle a évoqué ça à la blague, un soir.
-Nine Garcia n'y a pas cru.
-Ben, pardon.
Tu fais quoi ? - Tu rentres.
Tu rentres chez toi et tu nous oublies.
-J'ai rien fait.
-Je vais dormir dans la chambre de Swan.
...
On frappe. - Esther...
Esther, ouvre-moi.
S'il te plaît.
Esther ! Il essaie d'ouvrir la porte.
-Allez.
Ca va aller aujourd'hui ? - Oui.
Hier, je me suis fait un nouveau copain.
J'avais oublié de te le dire. - Bien sûr.
Viens là, toi. T'as mal boutonné ta chemise.
-Désolé, faut y aller, les enfants vont rentrer.
- Bonne journée. - Bisou.
-Bisou, mon coeur.
Même ces moments, j'ai l'impression qu'on me les vole.
...
J'ai besoin de toi.
Qu'est-ce qui va nous arriver ? - Je sais pas.
...
Soupirs de plaisir.
Vibreur de téléphone.
-J'ai vraiment l'impression d'être ailleurs, avec toi.
Comme dans un conte.
Je me réveille d'un long sommeil.
-Sauf qu'on ignore la fin de l'histoire.
Vibreur.
-C'est la réunion avec les experts de l'assurance.
En tant qu'actionnaire, je suis convoquée.
Et toi, en tant que chauffeur, tu dois me ramener.
Allez.
...
-Attendez, Cécile. Je vais vous aider.
-Je dis pas non, j'ai du mal.
Ca m'apprendra à jouer les ados et à faire du roller.
-C'est pas une question d'âge.
Il suffit de prendre des cours. Stella était super forte avant.
-Votre femme est costaud.
J'étais contente de la voir, l'autre soir.
Quand je l'ai vue sortir, j'ai pensé : "Elle va mieux."
-Comment ça ? Elle est sortie quand ?
-Mercredi, juste après qu'on s'est croisés.
Quand je vois ce que la médecine a fait pour votre femme,
Je me dis que ma petite entorse va vite être réglée.
-Les pizzas étaient cramées.
Et la glace au chewing-gum, c'était n'importe quoi.
Je voulais la mâcher, impossible. - Moi, j'adore.
-Bon, allez, stop.
Allez vous brosser les dents et montez direct au lit.
-T'as tout le temps des goûts bizarres, toi.
-Esther...
Qu'est-ce que tu fous ? T'as pas dit un mot de la soirée.
Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour nous.
Quand je travaille, c'est pour nous.
-Faudrait me demander mon avis.
-Le témoignage de Laura, c'est le seul service
Que m'ait jamais rendu ta famille de losers.
Après tout ce que j'ai fait pour eux,
elle est la seule à m'aider.
-C'est drôle comme ce témoignage révèle des vérités.
Merci pour ta délicatesse.
Qu'est-ce que tu fais là, toi ?
Va te coucher.
-Je suis pas cheffe étoilée, mais c'est mangeable, non ?
-Le soir de l'incendie, quand je suis parti,
Tu m'as dit avoir regardé un film.
-Et en fait, je suis sortie ? Eh oui.
J'avoue mon crime.
Et pour aller acheter une bouteille de vin, en plus.
Tu m'avais plantée là pour courir retrouver Esther,
Alors que j'avais besoin de toi.
Je fais une rechute, Mathias.
Alors, à défaut de pouvoir compter sur mon mari, je picole.
...
-(Je suis désolé, Stella.)
Ecoute-moi.
Je ne pars plus, je reste là, je lâche tout.
Je reste avec toi, on est tous les deux. D'accord ?
-Je t'aime.
...
-J'ai reçu ça.
Pour un "bodyguard", vous êtes très "body", M. Fortin.
C'est pas manquer à vos devoirs, de vous taper vos clientes ?
-"Ma" cliente.
Ce n'était jamais arrivé avant. - Je suis pas venue ici
pour vous faire la morale. - Celui qui a pris ces clichés,
C'est ce motard qui vous échappe.
-On avait un deal, M. Fortin,
mais vous avez préféré la jouer perso
Avec vos ex-copains de la PJ. Ca me déçoit.
Dites-moi ce que vous savez, sinon je balance ces photos.
-Ca vous apportera quoi, de blesser ma femme ?
-Ca vous fera parler.
Je suis sûre qu'il ment, M. Cavalieri,
Sur tout, sur son alibi, sa famille, ses finances.
-Alors, vous en savez plus que moi. Si vous aviez écouté Esther,
vous sauriez que votre motard roule avec des plaques
volées en Haute-Savoie.
Fred Cavalieri a reçu un courrier qui l'a secoué.
Il l'a caché dans son coffre-fort.
Ca devrait vous occuper. - J'aurais aimé le savoir avant.
-Je quitte mes fonctions aujourd'hui.
C'est ça qui me libère, pas vos menaces.
-Soyez pas naïf.
Vous faites partie de l'enquête, je vous lâcherai pas.
-Fred Cavalieri, c'est pas la bonne piste.
Votre coupable, c'est ce motard, c'est celui qui a traqué Esther.
C'est quelqu'un qui a bien préparé son coup
Et qui veut détruire cette famille.
...
-Non, ça, c'est celle du mois dernier.
-Bonjour. Bonjour.
-C'est à quel sujet ?
-Ouvrez votre coffre-fort, M. Cavalieri.
Vous pouvez vous y opposer, mais ce sera long et compliqué.
On va s'épargner ça.
Merci.
...
Y a rien.
Allez, on dégage.
-Au revoir.
...
-C'est dur, de se motiver.
Vrombissement.
Swan !
Ca va ?
Swan... T'es sûre ? - Oui.
Elle halète.
♪Emission de télé.
Il parle à voix basse.
-Mathias est revenu. Vous ne risquez plus rien.
Mangez quand c'est chaud.
♪-Ben, c'est clair.
♪-Non, attends, c'est pas ce que je veux dire !
♪Ils rient.
-Ghislaine ! Ghislaine !
-Merci beaucoup. Merci.
Je vais emprunter la bagnole d'Adrien demain matin.
-On peut pas partir du jour au lendemain.
-Si. Garcia a raison, pour une fois.
Je dois mettre ma famille à l'abri.
- Le chalet est isolé de tout. - C'est ça qui est bien.
Si le gars veut agir, il va devoir sortir du bois.
Et là, il y aura la police... et lui.
Mathias !
Mathias !
Je file à la boîte. Vous restez jusqu'à mon retour ?
- Oui. - Je fais vite.
Demain, il faudrait que vous partiez avec Esther
Et les enfants pour quelques jours. - Je dois en parler à ma femme.
-Mais emmenez-la.
Moi aussi, j'ai besoin de vous. Vous pouvez pas me lâcher, là.
...
Il y a un truc que je comprends pas.
-Viens voir.
Si tu fermes ce compte-là, juste celui-là,
Tu récupères 6 000 de tréso. - Mais j'ai besoin de 200.
Je vois la banque demain matin à 9h.
-Dans ce cas, je sors mon atout majeur.
Champagne.
- Pour trinquer à quoi ? - A la banque,
Qu'on finira par braquer, s'il le faut, pour sauver la boîte.
-Tout s'effondre, et toi, tu es toujours avec moi.
-Hm.
-J'ai demandé à Esther de partir à la campagne avec les enfants.
Elle est d'accord.
Va pas t'imaginer des trucs.
Je vais pas coucher avec toi, alors que ma famille est en danger.
-Et pourquoi pas ?
Tu crois que ta femme se gêne, elle ?
-Tu dis ça
Juste pour blesser cette soeur dont t'es jalouse.
Tu seras jamais Esther.
-Pour qui tu me prends, avec ta condescendance ?
Qui te dit que je veux de la vie d'Esther,
De la vie d'une femme qui ne sait rien de son mari ?
Ton code de coffre-fort, tu crois que je t'ai jamais vu le faire ?
C'est quoi, ça ?
T'as fait quoi, pour avoir droit à ce portrait-robot ?
-Ca y est.
Joachim dort, et Swan va mieux, elle est calmée.
-C'était quoi, ce départ en panique ?
Il joue à quoi, ton mari ?
-Je ne sais pas.
Soit il sait et il nous tend un piège,
Soit il est sincère et je me sens encore plus coupable.
-Je vais pas pouvoir venir avec vous.
Stella fait une rechute. - Je suis désolée.
Vas-y. Pars si tu veux.
...
-Et toi, qu'est-ce que tu veux ?
...
Dr Weber...
- Oui. - Je suis le mari de Stella.
- Stella a un problème ? - Non, j'ai juste une question.
-Dites-moi.
- Je dois m'absenter quelques jours. - Vous me demandez l'autorisation ?
-Vu son état,
Je voulais savoir si c'est possible.
Stella a tendance à minimiser. - Stella est guérie.
Je viens de consacrer ma journée à des femmes malades.
Si je passe la soirée avec celles qui sont guéries,
Je ne verrai plus mes enfants. - Je comprends pas.
-Les derniers résultats de Stella
Sont parfaits.
Je ne la reverrai plus. Commencez votre vie d'après.
...
-Vous partez demain matin avec les enfants. Je vous rejoins.
D'accord ? - D'accord.
Je préviens Nine Garcia. - Parfait.
Vibreur.
-Oui, allô, Esther.
Oui.
-On va partir demain au chalet. ♪-Vous avez fait le bon choix.
Merci de m'avoir prévenue.
Au revoir.
france. tv access
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