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Original subtitles

- Avez-vous peur de quelque chose ? - J'ai échappé

à 2 tentatives de meurtre. Vous vous sentiriez comment ?

-Vous êtes professeure, mariée, deux enfants.

C'est beaucoup trop banal. Qui pourrait

Vous faire du mal, Mme Cavalieri ?

- Vous attendez quoi ? - Qu'elle me dise la vérité.

- Un garde du corps ? - Il te protégera de tout.

-Je suis Mathias. Le garde du corps.

-Vous m'avez caché

la tentative d'extorsion de fonds. - Pardon ?

- On vous a fait chanter ? - On a tous des zones d'ombre.

Pas vous ? - Il s'agit pas de moi.

-Fred, ça va ?

Déflagration.

Soupir.

...

Porte.

-Esther...

-Mathias.

Rappelle-toi : Esther n'a rien et c'est grâce à toi.

-J'en peux plus. Je veux sortir d'ici.

-Mathias. Mathias, tu me soûles.

Termine tes examens et on voit si tout est OK.

Je vais mieux. Manquerait plus qu'il t'arrive un truc.

Regarde ce que j'ai trouvé pendant que tu dormais.

Si le rythme de mes examens ralentit, on pourrait

reprendre la navigation et louer un 10-mètres

depuis les Antilles.

-Pardon. Je vous dérange.

-Non, non.

Je suis Stella, la femme de Mathias.

Il fait cow-boy solitaire comme ça,

mais il est plutôt conventionnel.

Je vous rapporte un café ?

Je connais la meilleure machine du bâtiment.

Tenez.

Pour vos fleurs.

- Merci. - Elles sont très belles.

- Elle a été soignée d'un cancer. - Je ne vous demande rien.

Je suis venue vous remercier.

Et vous dire au revoir. J'imagine que vous ne pourrez plus

Assurer ma protection.

Ce bouquet ne vous va pas du tout. - Au contraire.

Je le trouve très flatteur.

-Je n'aurais pas dû venir. Enfin... pas comme ça.

Au revoir.

-Elle est zinzin,

ta cliente.

Mais très belle.

Tiens. - Merci.

Sirène d'ambulance.

Swan ? Qu'est-ce que tu fais là ? - Vous nous manquez.

Je voulais vous apporter ça. Des mangas.

J'ai pensé que vous aimeriez. - Merci.

-C'est moi, la fan de mangas.

Mathias ne sait même pas dans quel sens les lire.

Tu as bon goût en plus. - Merci.

-C'est à vous.

-Merci beaucoup. A bientôt.

Porte.

-Au revoir.

-La charge d'explosifs retrouvée sous le véhicule est surprenante.

Elle est très modeste.

Je me demande si on ne cherche pas à vous faire peur.

- Je ne serais pas en danger ? - Au contraire.

Pour l'heure, vous devez rester hors d'atteinte.

On va surveiller votre maison le temps de remplacer Mathias.

D'ici là, ne sortez pas. C'est non négociable.

D'accord ?

Maintenant, j'ai besoin de savoir qui vous a extorqué de l'argent.

Ca, ça m'aiderait.

Cette affaire a duré des mois.

Vous avez même porté plainte.

Vous n'avez pas que des amis.

Ce n'est pas vrai.

C'est qui, alors ?

Aidez-moi.

Une cloche sonne.

Déverrouillage.

♪Appel sortant.

♪-Allô ? - Charlie, tu répondais pas...

♪-Alors t'as changé de portable ? On devait plus s'appeler.

-Je dois te parler. ♪-Je peux pas.

♪Il raccroche. Elle soupire.

- Non. - Comment, non ?

-Non, on ne prend pas de nouveau garde du corps.

Si Mathias n'a pas pu éviter l'explosion...

- Il t'a peut-être sauvé la vie. - Justement.

Raison de plus pour attendre qu'il aille mieux.

-Ca peut prendre des semaines.

Tu ne vas pas rester planquée là.

Qu'est-ce que tu fais ?

-Le lave-vaisselle est en panne, je te rappelle.

-Moi mon urgence, c'est ma famille et ce putain de contrat suisse.

Je vais embaucher un garde du corps

Pour ne plus voir ces flics devant chez moi.

- Si c'est ton urgence... - Ton problème est devenu le nôtre.

-Tu penses que j'ai choisi d'être une cible ?

Bris de porcelaine. Ca en fera une de moins à laver.

Chacun sa façon de régler ses problèmes.

...

Vrombissement d'un moteur.

Rire lointain.

Voix de femme. - (Esther.)

Ambiance angoissante. Esther.

Voix d'homme. - Esther.

- Esther ! - Esther !

Vrombissement d'une moto.

...

Fracas de la machine.

Bips. La machine ralentit.

-Merci d'avoir fait le déplacement.

Je ne m'attendais pas à vous voir si vite.

La compta vous a payé.

Je vois votre remplaçant cet après-midi.

J'aurais aimé avoir votre avis,

Mais je ne croule pas sous les propositions.

Bonne journée. Ah ! Lâchez-moi.

Lâchez-moi. Lâchez-moi ! Vous vous prenez pour qui ?

-Pour un garde du corps

En pleine possession de ses moyens. - Pourquoi vouloir reprendre ?

Ma femme vous manque ?

-Moi aussi, j'ai une femme que j'aime.

Vous êtes noyé sous les emmerdes.

N'en rajoutez pas.

Je vous laisse y réfléchir.

Porte.

-Déjà de retour aux affaires ?

On entend tout d'ici. Ah.

Alors...

Ca, c'est mon numéro.

Le vôtre, je l'ai récupéré dès votre première mission.

-Je suis ici pour le travail. Je ne vous appellerai pas.

-Ca, je l'ai déjà entendu tellement de fois.

Vous penserez à moi sous la douche.

Elle soupire.

-Oui, entrez.

...

-Vous êtes là ?

-Je suis venue voir Mathias.

-Il a demandé à reprendre son service.

Il a bien fait vu qu'au lieu de rester chez vous, vous venez ici

En tenue de bal. - Changez de ton.

-Je suis lucide, Mme Cavalieri. Regardez-vous. Et regardez-moi.

Mon mari est obsédé par son boulot.

Mais s'il risque sa vie pour vos beaux yeux,

Vous aurez affaire à moi. J'ai toujours été bonne bagarreuse.

Les mangas de votre fille.

Elle est chouette.

Et elle est réglo, elle.

...

Vrombissement de la moto.

♪-Que se passe-t-il, Esther ? - Une moto me suit.

♪-Vous êtes sortie de chez vous ? - Oui.

♪-Vous êtes où ?

-Sur la départementale, près de la zone commerciale.

♪-Avant ou après le magasin de meubles ?

-Après. ♪-Parfait.

♪Roulez jusqu'à la station-service

♪et entrez sur le parking du restaurant chinois. Compris ?

♪Ne vous arrêtez pas et ne ralentissez pas.

♪Ne paniquez pas, Esther.

♪Vous y êtes ? - Elle est partie.

♪-J'arrive.

Respiration oppressée.

...

-Je sais. Je vous avais promis et j'ai merdé.

Mais cet écusson, ce bout de plaque, ce sont des pistes.

-Des pistes de quoi, Esther ?

Des écussons comme ça, il y en a des milliers.

Vous savez ce qui nous aiderait vraiment ?

C'est le nom de la personne qui vous a fait chanter.

Arrêtez de vous croire tellement maligne.

Il suffit que j'appelle la brigade financière pour trouver.

Mais j'avais envie de gagner du temps

Et de savoir de quel côté vous étiez.

-Ma vie privée n'a rien à voir avec cette affaire.

-Plus maintenant. D'accord ?

Vous avez peur qu'on découvre vos séjours en hôpital psychiatrique ?

-Mon séjour. Comment vous savez ?

-Je suis flic.

Je ne comprends pas... Si vous êtes guérie,

Pourquoi vous ne voulez pas en parler ?

Rassurez-moi : vous êtes vraiment guérie ?

Nine soupire.

...

-Swan ?

Chérie ?

Cri étouffé. - Chut...

C'est bon, c'est bon. C'est moi.

-Charlie.

-Oui, Charlie. Qu'est-ce qui t'a pris de me balancer aux flics ?

Ils ont débarqué chez ma soeur. Elle a pété les plombs !

Elle m'a viré ! - J'ai rien dit aux flics.

Je t'ai appelé pour t'avertir.

Si ta soeur ne veut plus d'un tox

Chez elle, c'est ton problème. - Alors même toi tu me juges ?

Je peux ?

-Quelqu'un me menace et j'aimerais savoir

qui c'est. - A part moi, bien sûr.

A cause de ta plainte, je suis dans la merde.

-Tu m'as harcelée.

-C'est toi qui as honte. Pas moi !

Je pourrais parler. - Tu n'auras plus

Un centime. Et je n'ai pas honte. J'ai de la pudeur. Pour nous deux.

-Ah ouais ? La pudeur, j'ai plus les moyens d'en avoir.

-Rends-moi ça.

-Dégage.

-Toi, tu vas sortir d'ici sans te retourner. D'accord ?

Si je te revois, je serai beaucoup moins gentil.

-Lâche-moi, connard.

Je t'aurais jamais fait de mal.

Tu le sais, ça.

Porte. - Je méritais plus de confiance.

-Vous regrettez ?

-Je suis là.

Porte. - Maman ?

Le choc des retrouvailles ?

-J'ai fait tomber mon sac.

Je le ramasse.

-Moi aussi, je suis contente de te voir. Mais je fais pas tout tomber.

-Chérie, tiens.

La femme de Mathias m'a donné ça pour toi.

C'était gentil de ta part.

-Vous avez croisé Stella ?

-Oui. Tout à l'heure.

Une porte claque à l'étage.

J'avais 15 ans

quand j'ai été internée à Saint-Joseph

Après une tentative de suicide.

C'est là-bas que j'ai rencontré Charlie.

Quand j'étais petite, je pratiquais la natation. Du genre intensif.

Ca rendait mon père fou de fierté.

Il visait même une carrière olympique pour moi.

Mais à l'adolescence, je suis devenue moins assidue.

J'ai même voulu tout abandonner.

Mais il a refusé.

Il m'a inscrite

En sport-études à l'autre bout de la France.

J'étais désespérée.

Un week-end, en rentrant chez mes parents, j'ai...

J'ai volé les somnifères de ma mère et dit que j'allais nager au lac.

Ils m'ont repêchée. J'ai gagné un an en psychiatrie.

Cris joyeux. Rire.

Sans Charlie, je n'aurais jamais tenu.

On s'adorait, lui et moi.

Il était drôle.

Gentil.

Mais un soir, pour mon anniversaire,

Je lui ai demandé de faire entrer de l'alcool.

Brouhaha joyeux, rires.

Il a refusé. C'était trop dangereux.

J'ai insisté.

Il a été exclu du centre.

Il était en désintox depuis 6 mois, il a replongé.

- Vous vous êtes sentie coupable ? - Je l'étais.

Totalement.

A ma sortie, je l'ai recontacté à l'insu de mes parents.

On se perdait de vue, puis on se retrouvait.

C'était comme un pacte entre nous.

Mais avec les années, il est devenu moins drôle. Plus vénal.

J'ai accepté de le dépanner.

Mais il y a 2 ans, les sommes sont devenues trop importantes

Et Charlie a commencé à me faire peur. J'ai porté plainte.

Ca l'a calmé.

-Il faut en parler à la police.

-Nine Garcia sait très bien qui est Charlie.

Tout ce qui lui importe, c'est de montrer que...

-Elle est dingue.

-On peut être amie avec un toxico sans être folle.

-Elle ment, cache des éléments de son passé. C'est une mytho.

On a plus urgent. Bouclez l'affaire et passez à autre chose.

...

- Un problème, Dominique ? - Auriez-vous un instant ?

C'est au sujet d'Esther. - Soyez directe,

s'il vous plaît.

-Croyez-vous que ma fille risque à nouveau de se faire du mal ?

- Pourquoi dites-vous ça ? - Hector ne la croit pas.

Sa vie est si lisse.

-Et pas assez intéressante pour qu'on lui veuille du mal ?

-Vous me comprenez très bien.

Esther a une vie sans histoire et soudain on tente de la noyer,

un agresseur invisible la suit sur une route et sa voiture explose

avec une charge trop faible pour tuer.

-Pour notre chien égorgé, c'est quoi votre théorie ?

-Ce chien ne laissait aucun inconnu s'approcher. Même pas moi.

-Si je vous suis bien,

vous insinuez que votre fille, ma femme,

est capable d'égorger notre chien ? Question :

vous prenez quoi comme drogue ? - Je ne plaisante pas.

Je pense que ma fille serait plus en sécurité

à l'hôpital.

Ca lui a déjà sauvé la vie. Vous ne l'avez pas vécu. Moi, oui.

-Il y a prescription.

-Il reste des signes.

Vous le savez.

Parlons-en à l'inspecteur.

-Pas sans l'accord d'Esther. C'est elle qui décide.

Pour vous, il y a une urgence.

Le contrat suisse.

-Pour jouer les patrons, vous êtes très fort.

Humilier les gens que vous payez.

Mais s'il arrive malheur à Esther,

Moi aussi j'aurai des choses à raconter.

Il soupire.

-Garcia ne fera rien pour retrouver la moto.

-Je vais voir ce que je peux trouver avec la plaque.

J'ai vu les montants soutirés par Charlie.

D'où sortait cet argent ?

-C'est à peine le mien. Ca m'a facilité la tâche.

Ce sont mes dividendes.

-De la société de votre mari ?

-J'ai hérité de ma grand-mère il y a 20 ans.

Ca a permis à Fred de monter sa société.

Une affaire en or.

Pour le prix d'une voiture d'occasion j'ai 50% des parts.

-Elle vaut combien

aujourd'hui ? - 6 millions.

-Moi j'ai joué 10 balles au PMU, j'ai tout perdu.

Vous êtes plus douée que moi.

-Fred et moi, on n'a pas de contrat de mariage.

Ce qui est à moi est à lui et inversement.

-Tant que vous êtes mariés.

S'il vous arrive quoi que ce soit, il hérite de tout.

-J'ai eu assez d'émotions pour aujourd'hui.

Et je n'aime pas ce que vous insinuez.

-Vous m'attendez.

...

Il compose le code du coffre.

-"Les années passent, les souvenirs restent."

...

Putain, jamais tu frappes ? - Engage un garde du corps

Pour protéger ton bureau.

Prends un célibataire.

-T'as que des conneries à me raconter ?

- Grossier et inquiet ! - Ma femme est menacée, les flics

S'en foutent et notre investisseur principal me snobe. Je fais quoi ?

Du yoga ? - Ca te ferait du bien.

- Tu leur as renvoyé le bilan ? - Oui. OK, pour la Suisse,

C'est flippant. J'ai relancé, j'attends.

Mais ma soeur est protégée par une putain de bombe. Je l'envie.

- C'est moi qui suis grossier ? - Quant aux flics,

Ils sont toujours actifs. Garcia sort du bureau de ma mère.

-Tu le trouves vraiment craquant ?

Le Mathias, je veux dire. - J'avais compris.

Euh... Ouais, Fred.

Moi, je le trouve très, très, très sexy.

Mais je doute que ma soeur l'ait remarqué. C'est une sapiosexuelle.

C'est l'intelligence qui l'excite. - Merci.

Mais tu la connais si bien que ça ? - Les challenges,

Ça pimente un couple.

-J'ai ma dose de challenges.

Elle rit.

-Si c'est des problèmes de boulot et que tu veux en parler,

je suis là. - Non, merci.

La porte.

- La porte... - Oui, la porte.

On vient.

-Verrouillez les portes. Je vais faire le tour de la maison

Avant de partir.

Esther, je ne suis pas ici pour vous faire plaisir.

-Je sais. Je suis désolée de m'être emportée.

Pour mon plaisir, vous accepteriez de boire un verre ?

-Je suis attendu.

-Je comprends. Filez. Stella doit s'impatienter.

C'est son prénom, non ? - Bonne soirée.

...

-Un fond de vodka melon ? Y a rien de pire.

On a juste le temps d'entrevoir le paradis

Et d'être frustré.

Ah bah voilà !

Un petit chablis.

-Non. Je conduis.

-D'accord.

Je comprends mieux pourquoi ma soeur te plaît.

Elle fait couler l'eau. Tiens.

Pas de glaçons, j'imagine ? Trop de plaisir.

Au début, j'ai eu quand même un doute.

Alors par superstition, j'ai...

J'ai pas assorti ma culotte.

Je me dis que sur un malentendu...

Enfin !

Qu'est-ce que tu veux savoir ?

-Pourquoi vous ne parlez pas dans la famille ?

-Pour éviter d'avoir à entendre des horreurs.

- Quel genre ? - Tu le sais bien.

Tu passes tes journées avec ma soeur.

Que je suis le vilain petit canard doté d'une soeur parfaite.

Tu as déjà regardé ses dents, à Esther ?

-Pardon ?

-Ses dents.

Elles sont parfaites.

Blanches porcelaine, alignées. Parfaites.

Moi, je me suis cogné 3 ans d'appareil dentaire. Résultat, bof.

Hmm.

Dans une famille, chacun a un rôle à jouer.

Le mien, c'est de faire rire en m'habillant sexy et en picolant.

Rôle que je préfère largement à celui de la prof amère

Coincée du cul.

Enfin, c'est toi qui vois.

- Je ne couche pas avec Esther. - Hmm hmm. Non.

Mais t'en meurs d'envie.

-Votre CV est plutôt solide.

Vous pourriez bosser ailleurs que chez votre beau-frère.

-Pour avoir moins de primes et tout à reconstruire ?

Non. J'ai choisi la facilité. Je le paie un peu cher, c'est tout.

- Ca compte, l'argent, chez vous. - Pas chez toi ?

-Non.

-D'accord.

Si tu réunis tous tes vices dans ton caleçon, ça doit être sympa.

Non. Nous, on ventile.

Oui : l'argent, ça compte chez nous.

Surtout l'argent de Fred. - L'argent de Fred et Esther plutôt.

-On t'a bien renseigné.

Ma soeur a été très maligne.

Elle lui doit rien, à Fred.

Elle peut se barrer quand elle veut et pour ça, il la vénère.

Alors que ma mère et moi, on est ses larbins.

Comme toi. Puisqu'il te paie.

Vu que tu m'as écoutée geindre sans me sauter dessus,

Tu mérites une petite info en récompense.

Fred, je l'admire.

Il est parti de rien et il se bat pour sa boîte et ses employés.

Mais je mets ma main à couper qu'il cache quelque chose.

-Quelque chose comme quoi ?

-3 jours après l'agression au lac, il a reçu un courrier.

Je l'ai vu l'ouvrir. Il était sous le choc.

Il a pas voulu m'en parler.

Depuis ce moment-là, il y a un truc qui a changé.

Barre-toi. J'ai envie d'être seule.

Porte.

Aboiements lointains.

...

-Tu vas être toute fripée si tu continues à mariner.

- Déjà de retour ? - Ouais.

Un dîner insupportable. Je suis crevé. Je vais me coucher.

Tu me rejoins ? - J'arrive.

♪Jazz sensuel.

Soupir anxieux.

♪... Quelqu'un ouvre la porte d'entrée.

♪...

Tintement de clés.

♪... On vient.

♪...

-Je crois que je suis prête pour la reconstruction.

T'en penses quoi, toi ?

-Si tu te sens prête, c'est à toi de décider.

A personne d'autre.

♪...

-Pensez à préparer vos sacs.

Mamie vient vous chercher. - Pourquoi

Tu nous colles chez les vieux cons ?

- Change de ton. - Tu dis bien que mamie est radine.

-Ho ! Ne parlez pas comme ça. Qu'est-ce qui se passe ?

-Rien. Ici, tout le monde se dispute à cause de toi.

A croire que t'aimes ça.

Fred soupire.

-Je peux me défendre toute seule. Merci.

-Visiblement pas.

-Finis, chéri. On va être en retard.

Sonnette.

On frappe.

Salut. - Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je peux entrer ? - Euh... oui. Entre.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Esther soupire.

-Je suis fatiguée.

J'en peux plus. J'aimerais comprendre.

Que tout redevienne comme avant.

-Pour reprendre ta petite vie parfaite ?

-Il n'y a rien de parfait dans ma vie, Laura.

On peut avoir une conversation normale ?

-C'est de ma faute en plus ? Tu te plains de quoi, là ?

Moi, personne me paie un gars

pour me protéger ou me consoler, Esther.

-C'était une mauvaise idée. Je te laisse.

On y va. - Très bien.

Porte.

Voix des lycéens.

-Bonjour. Qu'est-ce que vous faites ici ?

-C'est à propos de Mathias.

Comme il est souvent chez vous... Je m'inquiète un peu.

Je vais te donner mon numéro et si tu le trouves fatigué

Ou que tu vois quoi que ce soit, tu m'appelles. OK ?

-Mettez-le à Stella. J'en connais qu'une.

- Et voilà. - Merci.

-Merci à toi. Bonne journée.

- Au revoir. - Au revoir.

Voix des lycéens.

Sirène de police.

-On sait que votre ami Charlie était en cure

au moment de votre agression. La transparence,

C'est plus efficace, Esther.

Bon, on va parler de vos congés de recherches.

Six mois de disponibilité

Aux frais de l'Etat pour un travail jamais rendu.

Vous avez prétexté un séminaire

Et êtes partie un mois seule à Ouessant.

- Je ne pouvais pas y aller seule ? - Ce n'est pas ça le problème !

Ce qui m'énerve, c'est vos petits secrets.

Je ne peux pas vous protéger si je n'ai pas votre confiance.

- Vous l'avez. - Non ! La preuve.

Je sais que vos problèmes psy n'ont rien à voir avec ça.

Enfin, vos anciens problèmes.

J'ai entendu votre angoisse quand la moto vous suivait.

Je sais que vous dites la vérité.

Mais ici, je suis la seule.

Moi aussi je veux mettre fin à cette menace.

Mais pour ça, je dois pouvoir compter sur vous.

-Qui vous a parlé ? Ma mère ou ma soeur ?

-Moi aussi, j'ai mes petits secrets.

...

-Ca avance, Garcia ?

-Non. Il faut que je change de direction.

-Vous êtes partie un mois toute seule ?

Pourquoi Ouessant ?

-J'ai inventé un séminaire.

J'avais besoin d'un break. De n'avoir personne

À qui rendre des comptes.

-Je trouve ça normal d'avoir ses secrets.

-C'est votre nature ou le boulot qui vous rend bienveillant ?

-Ni l'un ni l'autre.

...

-On y va ?

Il démarre.

-Esther.

Ca n'arrivera plus.

-Non.

Brouhaha.

♪Blues. Eclats de rires.

♪... Brouhaha.

♪...

-Benoît.

Ca va ?

-Je suis là.

♪...

- Je savais pas si tu viendrais. - Pourquoi ?

Parce que tu nous as largués ?

Ta femme avait besoin de toi.

Tu reviens aux affaires ?

-J'ai besoin d'aide.

Il y a une enquête officielle, mais l'enquêtrice est une junior.

Ca stagne. Tu peux m'identifier cette moto ?

-T'as la marque ?

-Non.

-Tu sais les emmerdes qu'on risque ?

Ta cliente est si chiante que t'es prêt

À te griller pour en finir ? - C'est ça.

-OK.

♪...

-Ca me fait plaisir de te voir.

-Alors voilà.

Regarde ce que je nous ramène.

C'était pour mes parents. Bah ce sera pour nous.

-Du nature pour ton père ? On va le boire.

-Tu l'ouvres ? Téléphone.

-Attends.

Excuse-moi. Je ne vais pas pouvoir rester.

♪Fond musical. - Mathias !

♪...

Mathias, c'est un désastre. - Ah ?

Non ! - Ah si.

- Non. - Si.

-Non ! Attends, je vais goûter.

♪...

Hmm ! Ah ouais, quand même. Stella rit.

C'est pas grave.

C'est bon quand même. Vibreur.

-Je te sers ?

♪...

-Bonsoir, M. Cavalieri.

♪-J'ai une urgence avec les Suisses. Venez.

-Désolé. Je ne peux pas. ♪-Esther ne peut pas rester seule.

-Oui... ♪-Je n'ai pas le choix.

-Je comprends, mais on allait dîner.

♪-Vous devez venir maintenant.

♪Je pars de la maison. Esther vous attend.

-Très bien. Entendu.

♪...

-Entrez.

Venez.

Je buvais un verre.

Vous m'accompagnez ? - Jamais pendant le service.

-Ce soir, on va dire que je ne suis pas en danger.

Je vais chercher une coupe.

...

Déclic.

Soupirs.

Véhicule à l'approche.

...

Pluie.

Coup violent.

Clic.

...

Halètements.

france. tv access

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