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Millie !
�a ne te fait pas saliver ?
Il est magnifique Mme Potts.
Merci ma ch�rie.
Madame ?
Oui ?
C'est � propos de votre jardin.
Je pourrais le ratisser et br�ler vos ordures pour vous.
Ou n'importe quoi d'autre.
Bont� divine !
Personne ne travaille aujourd'hui.
C'est la f�te du Travail !
Vous avez faim ?
Je crois que mon estomac ne sait pas que c'est la f�te du Travail.
Ne soyez pas si g�n�. Entrez prendre un petit-d�jeuner.
- Pas avant d'avoir nettoy� votre jardin. - Mais apr�s avoir mang�.
Entrez manger quelque chose.
Madge !
Va s�cher tes cheveux stupides sur quelqu'un d'autre.
Et toi va lire ton stupide bouquin sous quelqu'un d'autre.
Quelle chaleur et quel silence aujourd'hui.
C'est tr�s joli ma ch�rie.
S'ils mettaient moins de temps � s�cher.
Un �t� je les couperai courts.
Madge !
Elle bavasse. Avec les mani�res qu'elle fait
on la prendrait pour la reine de Saba.
Avec un peu plus de mani�res
tu aurais un cavalier pour le pique-nique.
Aucun de ces gar�ons fous ne m'emm�nera nulle part !
Ne sois pas difficile si tu ne peux pas choisir !
Madge, c'est m�chant.
Il y a un bal ce soir.
Millie devrait avoir un cavalier.
Il lui suffit de se faire belle et de se comporter convenablement.
Je m'habillerai et je me comporterai comme je voudrai.
�a d�range quelqu'un qu'une prof vieille fille vienne les rejoindre ?
Bonjour Mlle Sydney.
Venez nous rejoindre Rosemary.
- Le courrier est arriv� ? - C'est un jour f�ri�.
C'est vrai.
J'avais oubli�.
J'attends une lettre de cet homme
rencontr� au bal du lyc�e au printemps dernier.
Il voulait m'�pouser.
Ce qu'il �tait dr�le.
Mais je n'ai pas de temps pour ceux qui deviennent s�rieux avec moi.
Vous les professeurs, vous �tes vraiment ind�pendantes.
Et puis zut !
Jusqu'ici j'ai v�cu sans homme.
Qu'est-ce qui m'emp�che de continuer ?
Et Howard ?
Howard Bevans ?
Ce n'est qu'un ami,
pas un petit ami.
Vous n'avez jamais d� avoir de tarte � la cerise au petit-d�jeuner !
Non madame.
Jamais.
Je vais me mettre � votre jardin.
Vous avez si bien mang�.
Vous ne voudriez pas vous reposer ?
Non. Le travail c'est bon pour la digestion.
Je voulais aller voir mon ami qui habite ici.
On �tait � l'universit� ensemble
il y a quelques ann�es.
Je vous imagine bien � l'universit�.
Merci madame.
J'imagine que vous le connaissez pas. Alan Benson.
Alan Benson ! Mais bien s�r que si !
Il fr�quente une des filles d'� c�t�.
�a alors !
C'est juste l�.
Vous aurez trop chaud avec cette veste.
Vous feriez mieux de l'enlever.
Ma chemise est vraiment tr�s sale.
Je vais vous la laver.
�a va d�ranger ?
Bien s�r que non. Vous �tes un homme !
O� est la diff�rence ?
Helen !
C'est ma m�re. Elle vit au premier �tage.
Elle est infirme.
Et tr�s vieille.
Les personnes �g�es r�clament beaucoup de soins.
Helen !
Maman. J'arrive.
J'arrive !
Il travaille aussi nu qu'un Indien !
Qui est aussi nu qu'un Indien ?
Il croit int�resser qui ?
- Bonjour. - Bomber, idiot !
Tu veux d�monter la maison ?
Retourne te coucher !
Et toi va te moucher le nez !
Dis � ta jolie s�urette de sortir.
Ce n'est pas dr�le de te regarder toi t�te de mule !
Retire ce que tu as dit sale vermine !
Regardez-moi cette t�te de mule ! Elle se bat comme un homme.
Un de ces jours je te tuerai, je le jure !
Bonjour Madge.
Bonjour Bomber.
On est quelques-uns
� faire une vir�e en bolide.
Je l'ai tous les vendredis soirs.
Ne t'attends pas � me voir accourir sur un simple coup de klaxon.
Si quelqu'un veut sortir avec moi il n'a qu'� le demander poliment.
Alan Benson lui envoie des fleurs � chaque fois qu'ils sortent.
Je peux pas t'envoyer de fleurs poup�e,
mais avec moi tu iras
au septi�me ciel.
Laisse-moi venir te chercher quand Benson t'aura raccompagn�e.
Arr�te, tu es ridicule !
Je t'ai vue dans sa d�capotable
avec tes airs de duchesse.
Pourquoi les jolies filles
sont aussi centr�es sur elles ?
Je ne suis pas centr�e sur moi.
Laisse-moi venir te chercher apr�s Benson.
Tu vas me laisser tranquille ?
Donne-moi une chance !
Passe ton chemin mon coco.
Qui tu es ?
Qu'est-ce que �a peut faire ? Je suis plus fort que toi.
Je suis en retard sur mon trajet !
Vas-y, va faire ton trafic de journaux !
Va en enfer !
Vous travaillez pour Mme Potts ?
Je fais des petits travaux dans son jardin.
- Elle vous offre le petit-d�j' ? - Arr�te.
J'ai besoin de votre aide pour les sandwiches du pique-nique...
Je peux vous aider jeune homme ?
Je tra�nais par l� madame.
On est occup�es aujourd'hui. On n'a pas le temps de tra�ner.
Vous �tes...
la m�re ?
Millie.
Madge !
Viens l� une minute !
Il conna�t Alan !
Ce n'est pas incroyable ?
Je ne suis jamais venu au Kansas.
Vous pourriez me dire o� habite Benson ?
� l'autre bout de la ville.
Demandez � n'importe qui.
Le p�re d'Alan est dans les silos.
Il poss�de tous ces gros silos � c�r�ales.
� plus tard.
� plus tard.
Joli coup papa.
Baisse la t�te fiston. Et suis le coup.
Benson ?
Hal Carter !
Mon petit !
D'o� tu viens ?
Des environs.
Mon vieux ! Si je m'attendais � te voir !
Attention ! Attention !
Tu te souviens du r�veil � la confr�rie ?
Si je m'en souviens ?
Qui cligne des yeux,
bat des paupi�res et pue des pieds ?
Papa, c'est Hal Carter.
Oui, �videmment.
Un sacr� joueur de foot.
Merci M.Benson.
Vous pourriez encore esquiver quelques plaquages.
Vous avez l'air en forme vous aussi.
J'essaie, oui.
Quel type incroyable.
- Tu es arriv� quand ? - T�t ce matin.
Quel endroit pour vivre !
Pourquoi tu n'es pas venu me voir directement ?
Je ne voulais pas d�barquer, en ayant l'air d'un clochard.
Je voulais me faire offrir � d�jeuner et prendre une chemise propre.
�a n'aurait rien chang�.
Hal Carter !
O� tu �tais pendant toutes ces ann�es ?
Je suis retourn� chez moi
travailler � la station-service.
- Puis je suis parti � l'arm�e. - Combien de temps ?
Jusqu'� ce que j'en sorte.
On m'a dit que tu es parti � Hollywood
pour devenir une grande star du cin�ma.
J'�tais destin� � une grande carri�re.
On allait m'appeler Carter, le cogneur.
Qu'est-ce qui s'est pass� cogneur ?
La poup�e m'a dit qu'il fallait m'arracher les dents
et m'en faire poser de nouvelles...
Attends. Quelle poup�e ?
Celle du bout d'essai.
Elle n'�tait pas vraiment jolie. Elle avait roul� mais...
elle �tait pas mal.
Sacr� Hal.
Content de me voir ?
�videmment.
Tu me pr�tes un rasoir ?
Viens. Raconte-moi tout.
Quand j'ai quitt� Hollywood
j'ai travaill� dans un ranch au Nevada.
Tu aurais �t� fier.
Au lit tous les soirs � 10 h,eures
debout tous les matins � 6.
Pas d'alcool, pas de filles, rien !
J'ai m�me �conomis� 200 dollars. Puis je me suis fait rouler.
Rouler ? Toi ?
Je faisais...
de l'auto-stop pour aller au Texas, j'�tais sur une affaire de p�trole,
quand deux filles ont stopp�
avec leur grosse d�capotable jaune.
Une d'elle �crase le frein et me crie
"Monte bel �talon !"
Alors
je suis mont�.
Benson, c'�tait dingue.
Elles avaient un shaker plein de Martini dans leur voiture.
- On se rappelle du bon vieux temps ? - Oui. Non monsieur.
On m'attend au club. Rejoins-moi plus tard si tu veux.
J'ai un rendez-vous papa.
Avec la m�me jeune femme ?
Bien s�r.
Enchant� de vous avoir revu.
C'est r�ciproque monsieur.
Quelle voiture incroyable.
Continue, raconte-moi exactement ce qu'il s'est pass�.
Tu me connais.
- Je ne suis pas du genre difficile. - C'est s�r.
Alors quand elles se sont gar�es devant le motel j'ai dit
"Si je dois payer pour la course c'est le meilleur moyen que je connaisse."
On a continu�
� boire des Martini.
Elles ont d� me prendre pour Superman.
Ce genre de choses ne m'arrive jamais.
Alors j'ai dit
"OK les filles, la f�te est termin�e.
On part d'ici."
Une d'elles me pointe une arme dans le dos et dit
"La f�te sera finie quand on le d�cidera beau gosse."
On aurait cr� Humphrey Bogart.
Attends. Et alors ?
Je me suis �vanoui.
Et � mon r�veil ces dames �taient parties avec mes 200 dollars.
La police ne m'a pas cru.
J'aurais pris mes d�sirs pour des r�alit�s. Qu'est-ce que tu dis de �a ?
Je t'assure Benson,
les femmes deviennent pr�tes � tout.
Ce serait incroyable d'�pouser Alan, Madge.
Il faudrait t'y mettre.
M'y mettre ?
Une jolie fille a peu de temps devant elle. Quelques ann�es � peine.
Apr�s elle est semblable aux rois.
Elle peut quitter une bicoque comme la n�tre
et vivre dans un palace.
Mais si jeune elle laisse passer sa chance,
sa beaut� est presque inutile.
Je n'ai que 19 ans.
L'�t� prochain tu en auras 20.
Puis 21, puis...
40.
Ne sois pas si morbide.
Je d�boule en pleine conversation priv�e ?
Je ne rentrerai pas d�jeuner Mme Owens.
Il y a une r�ception de bienvenue � l'h�tel
pour les nouveaux professeurs.
C'est pas g�nial !
Tu seras la reine du bal Madge.
Vous aussi vous �tes ravissante Mlle Sydney.
Le mod�le de l'automne.
Vous les professeurs, vous avez de belles tenues.
Je l'ai achet�e � Kansas City.
Le chapeau m'a co�t� 22,50 dollars.
Vous laissez votre fille lire des livres aussi d�go�tants ?
- D�go�tants ? - Tu lis quoi ?
The Ballad of the Sad Caf�.
Ce n'est pas d�go�tant, c'est magnifique.
Quelqu'un a voulu le faire interdire dans les biblioth�ques publiques.
Ce sont les livres � lire pour la fac, c'est Alan Benson qui me l'a pr�t�.
Bon sang.
Qui croire ?
Ces professeurs de la facult� n'ont aucune morale.
Au revoir.
Reprenons cette robe.
Tout le monde ici se fait belle et sort sauf moi.
Parce que les gar�ons ne t'int�ressent pas.
Comme si les gar�ons s'int�ressaient aux tenues vestimentaires.
Pourtant ils regardent et ils observent les comportements.
Ils hument le parfum.
Ne vous disputez pas !
Quelles mani�res !
Madge est la plus jolie. Mais elle est si stupide qu'ils ont d�
br�ler l'�cole pour l'en faire sortir.
Ce n'est pas vrai !
Tu travailles dans un magasin bon march�.
Bomber a raison. Tu n'es qu'une mule !
Tra�n�e ! Retire �a ou je te tue ! Retire ce que tu viens de dire.
Bonjour les filles.
Quelle matin�e ravissante, n'est-ce pas ?
- Maman ! - Retire ce que tu viens de dire !
Les filles, qu'est-ce que les voisins vont dire ?
Personne n'a le droit de me traiter de mule.
Tu lui as dit bien pire.
�a ne lui fait pas mal.
Madge est la plus jolie. Elle se fiche qu'on l'insulte.
Pauvre Millie !
La seule chose que j'entends c'est "pauvre Millie" !
La pauvre Millie a d�croch� une bourse
de quatre ans � la facult�.
Une fille comme Millie
gagnera confiance par d'autres moyens.
Avec Alan
tu vivras ais�ment pour le restant de tes jours.
Tu auras des comptes dans tous les magasins.
Tu auras une voiture, tu voyageras.
Tu seras membre du country-club.
Je ne me sens pas � l'aise avec ces gens.
Pourquoi ?
Ton grand-p�re �tait dans la l�gislature d'Etat.
Tu as autant de valeur qu'eux.
Une fille aussi jolie que toi n'a pas �...
Que vaut le fait d'�tre simplement jolie ?
Quelle question !
J'en ai peut-�tre assez d'�tre seulement regard�e.
Tu m'inqui�tes quand tu parles comme �a.
Alan fait l'amour ?
Des fois on gare la voiture pr�s de la rivi�re.
Tu le laisses t'embrasser ?
Vous �tes sortis ensemble tout l'�t�.
Bien s�r que je le laisse.
Il veut aller plus loin que les baisers ?
Je suis ta m�re ! Il faut parler de ce genre de choses.
Tu aimes quand il t'embrasse ?
Tu n'as pas l'air tr�s enthousiaste.
Tu t'attends � quoi ?
Que je m'�vanouisse d�s qu'Alan m'enlace ?
Tu n'es pas oblig�e de t'�vanouir.
Les occasions comme le pique-nique se feront rares.
Il me semble que tu pourrais au moins...
Au moins quoi ?
Rien !
Cette robe n'est destin�e qu'aux soir�es, tu m'entends ?
Que je n'aie pas � te le rappeler.
Et autre chose.
Arr�te de t'en prendre sans cesse � Millie !
Pauvre ch�rie.
Arr�te.
Est-ce que tu aimes Millie plus que moi ?
Bien s�r que non.
Parfois on dirait.
Ne dis pas de telles choses.
�coute-moi.
Quand tu es n�e
on arrivait � peine � contenir notre joie.
On riait,
on pleurait.
On a plant� l'orme dans le jardin.
Quand tu as grandi ton p�re te portait sur son �paule
pour te montrer � tout le voisinage.
Quand Millie est arriv�e
tout a chang�.
Ton p�re n'�tait presque jamais l�.
Il avait trouv� autre chose � faire.
Puis il est parti et il n'est jamais revenu.
Si j'ai l'air de favoriser Millie des fois
c'est peut-�tre pour me rattraper aupr�s d'elle.
Toutes ces ann�es de bonheur que tu as eues et pas elle.
Je me souviens de toi � la fac.
Comme tu contr�lais toujours tout.
Qui �a, moi ?
Tu ne s�chais jamais les cours,
tu comprenais tout,
tu prenais des notes.
Le h�ros du campus qui m'enviait !
Tu parles d'un h�ros.
Entre les poteaux de but.
�a a fini par arriver.
Ton p�re ?
Il s'est so�l� une derni�re fois.
La police l'a ramass� sur le trottoir.
Il est mort en prison.
Je suis vraiment d�sol�.
Tu voulais les voir.
Les voil� !
M.Benson !
Bonjour Mike !
Vous ne travaillez pas aujourd'hui ?
Si, il le faut. J'ai une commande � traiter.
Viens.
Ils sont en train de charger.
Alors Red ?
Bonjour Alan.
Le bl� descend par ce bec.
Du sommet jusqu'ici.
- �a doit faire une tonne de... - Oui. Viens.
- Je vais t'aider Red. - Merci. Je ne dis pas non.
Attache-le bien.
Si c'est trop l�che �a peut �tre dangereux.
J'ai travaill� ici un �t�. Pour r�colter le bl�.
Sans rire.
Papa voulait que je commence en bas de l'�chelle.
�a devrait tenir.
- Tout est pr�t ? - C'est bon pour un tour.
Regarde. J'appuie sur un bouton.
Comment �a vaCharlie ?
Qu'est-ce que c'est ?
L'ascenseur � courroie.
Viens, monte !
Monte ! N'aie pas peur.
C'est g�nial !
Attention � ta t�te.
- C'est � toi tout �a ? - � la compagnie.
Celle-l� aussi ?
C'est la nouvelle. 10 millions de boisseaux.
�a fait beaucoup de bl�.
Tu sais...
Ce que j'esp�rais c'est que...
toi et ton p�re...
vous pourriez me trouver de quoi travailler.
Bien s�r.
On a toujours besoin d'hommes.
Papa pourra faire quelque chose.
Peut-�tre...
un poste dans un beau bureau o� je pourrais porter une cravate
et avoir une belle petite secr�taire.
Et parler affaires...
au t�l�phone.
Et du reste.
Il faut que je trouve ma place dans ce monde. Il le faut.
Je comprends.
Mais
avant de devenir le pr�sident de cette compagnie, il faudra �tre...
un peu patient.
C'est ce qu'il faut que j'apprenne.
La patience !
- Viens. - On va o� ?
Nager.
- Avec des filles. - Des filles ?
Tu n'as pas encore vu la mienne. Elle est incroyable !
Je sais. Elle s'appelle Madge.
C'est vraiment le type le plus mignon que j'aie jamais vu.
Il est pas mal.
Pas mal ?
Imagine-le un soir de pluie.
Il va au pique-nique avec Alan et je suis sa cavali�re.
Tu es sa cavali�re ?
Apr�s le pique-nique ce soir,
partons seuls toi et moi.
D'accord.
On prendra un bateau sur la rivi�re.
Allez ma petite, montre-leur comme tu sais nager.
� vos marques, pr�t,
partez !
"Ma petite, montre-leur comme tu sais nager."
Il se prend pour qui ?
Bomber, ne sois pas aussi nul.
Je veux d�voiler un myst�re.
Je veux voir si tu es bien r�elle au clair de lune.
Ne dis pas �a.
Pourquoi ?
Parce que je suis r�elle.
Peu importe que tu le sois ou pas.
Je n'ai jamais rien vu de plus beau que toi.
� quoi tu penses ?
Je ne sais pas si c'est bien que je vienne � ce pique-nique.
Pourquoi ?
Millie est ta cavali�re.
Je n'ai jamais �t� � un pique-nique.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Tout le monde a d�j� �t�.
Eh bien pas moi.
Petit j'�tais trop occup�
� dire des conneries ou � voler des bouteilles de lait.
Tu allais au steak frites de la confr�rie, non ?
Rappelle-toi comment �a finissait.
Ce pique-nique ne sera pas aussi sauvage.
Qu'est-ce qu'on dit aux gar�ons ?
Tu parles idiote, c'est tout.
Comment on trouve ce qu'il faut dire ?
Sors tout ce qui te passe par la t�te.
Et s'il ne me passait rien par la t�te ?
Pourquoi toutes ces questions ?
C'est toi la plus intelligente.
Que penses-tu d'elle ?
De qui �a ?
Ma copine !
Pas mal.
Pas mal ?
C'est la plus belle.
Je parie qu'elle sera nomm�e Reine de Neewollah ce soir !
Neewo quoi ?
Neewollah !
Halloween � l'envers.
Une grande c�r�monie de couronnement a lieu tous les ans.
Madge aurait d� �tre la reine l'an dernier. Avec 400 voix.
- Si seulement cette autre cr�tine... - Arr�te !
- De quoi on a parl� ? - Je ne sais pas.
�loigne-toi de ce mur. Tu vas apprendre des choses.
Arr�te !
Je ne vois rien.
On vous a ramen� votre locataire capricieuse.
Heureuse de vous revoir. Rosemary m'a dit que vous avez �t� � New York.
Une chose est s�re, je ne me suis pas couverte de honte.
Mme Owens, voil� Christine Schoenwalder.
Elle reprend le poste de Mabel Fremont cette ann�e.
En Hygi�ne F�minine.
Enchant�e de faire votre connaissance Christine.
Howard a appel�.
Ah oui ?
De quoi j'ai l'air ? Dis-moi la v�rit�.
Tu es tr�s bien.
Je me sens bizarre pourtant.
Il va bien m'aimer ?
Je m'en fous de toute fa�on. Je me demande juste.
Allez donc vous changer en vitesse. Howard va arriver.
Tu parles !
Je n'ai pas besoin de temps pour m'habiller pour Howard.
Hal ! Tiens.
Essaie �a.
Vous vous rendez compte ? Alan a pris deux voitures !
Voil� ton cavalier Millie.
Comme tu es jolie petite !
J'ai d�cid� de venir aussi.
Ma pr�f�r�e !
Rom�o, tu connais Mme Owen.
Bien s�r. La m�re.
Je viens aussi Rosemary.
Voici Mlle Rosemary Sydney.
Mlle Sydney enseigne au lyc�e.
Je suis un professeur vieille fille.
Je respecte profond�ment les professeurs madame.
C'est beaucoup de travail pour une moindre paye.
Si les hommes veulent bien porter les paniers.
Il y a un gros baquet � glace mais je ne crois pas...
Je m'en occupe.
Je vais t'aider.
Faites attention. C'est tr�s lourd.
Et voil�.
Regardez-le ! Il porte ce vieux baquet
comme si c'�tait du papier de soie.
Laisse-moi t'aider.
C'est lui !
Qui donc ?
C'est Howard.
S'il a bu je ne vais pas avec lui.
Une minute Hal.
Je veux te pr�senter Howard Bevans. Hal Carter.
Enchant� monsieur.
Moi de m�me.
Millie est une petite dame ravissante.
Je ne m'en �tais jamais rendu compte.
Il a raison petite !
Je le lui dis depuis des ann�es.
- Autre chose madame ? - Des thermos.
En avant les thermos.
Howard, je viens aussi.
C'est tr�s bien.
Bonjour mesdames.
Alan, vous devriez aller presser Madge.
Alors Dalila ?
- Montez. - J'arrive.
Tu es ravissante Rosemary.
Tu aurais pu au moins garder ton manteau.
Il fait toujours tr�s chaud
pour septembre.
Comment vont les affaires ?
�a va bien.
C'est la rentr�e. Tout le monde ach�te.
Les mari�s !
Regardez tout le monde. Les mari�s !
C'est un pique-nique. Pourquoi cette robe ?
Je ne sais pas maman.
Je l'ai mise, c'est tout.
Les v�tements des autres ne me vont pas.
Je suis un peu trop costaud aux �paules.
Je devrais me faire faire tous mes v�tements.
Enlevez-la, �a ne choquera personne.
Oui, regardez-moi. Hein Rosemary ?
Rien de tel que de se sentir � l'aise !
Il faut se d�p�cher. Toutes les tables vont �tre prises.
- La course jusqu'� la voiture. - Bien re�u.
� vos marques.
Pr�ts.
Partez !
Tu es pr�te ?
� tout de suite !
Comment un gar�on comme �a a pu entrer � la facult� ?
Avec une bourse de football.
Il �tait dans votre confr�rie.
Ces gar�ons
n'ont pas un peu plus d'�ducation ?
Peut-�tre.
Mais les confr�ries aiment soutenir de grands athl�tes.
Il aurait pu jouer en nationale.
S'il avait �tudi�.
Il a rat� sa troisi�me ann�e.
C'est une chanson que mon p�re m'a apprise.
Je ne supportais pas non plus
la mani�re dont il se vantait et se pavanait.
Puis on a �t� colocs et j'ai appris � le conna�tre.
Il est indisciplin� ?
Pas vraiment.
Il boit ?
Un peu.
Millie n'est qu'une enfant !
Flo, du calme.
Ne fais pas ta mijaur�e.
Un pique-nique n'est pas un pique-nique sans un peu d'alcool.
Remets cette bouteille o� tu l'as trouv�e.
Mijaur�e !
Et si un membre du conseil de l'�tablissement nous voyait ?
Je perdrais mon travail.
Pourquoi tu crois que j'ai pris cette rue ?
Il n'y a pas �me qui vive.
Allez ch�rie, sois sympa.
Prends-en un peu.
Juste pour moi.
Si j'en prends, tu arr�teras d'insister ?
Encore une fois tu devrais avoir honte.
PARC DE RIVERSIDE - PIQUE-NIQUE ANNUEL DE LA F�TE DU TRAVAIL
BAL - DIVERTISSEMENTS
Les enfants, l'endroit est charmant !
Oui ! C'est parfait.
Assez les enfants.
Le cygne ne peut prendre personne de plus.
LA REINE
COURSE � TROIS JAMBES
CONCOURS DE JEUNES TALENTS
LANCER DE ROULEAUX � P�TISSERIE
Le bal de ce soir commencera � 20 heures.
La musique sera interpr�t�e par Ernie Higgins et ses Joyeux Gar�ons.
N'en faites pas trop !
Dans la botte de foin sont plac�s
125 dollars
en pi�ces de 5, 10, et 25 cents.
CONCOURS DE PORTER DE FILLES
Votre attention s'il vous pla�t !
Un enfant a �t� trouv�.
Il pr�tend ne pas avoir de nom.
Si quelqu'un cherche un enfant sans nom
venez vous signaler au pavillon.
Choisissez vos partenaires pour le jeu des otaries savantes.
Non mesdames. Il faut un homme.
J'en ai un !
Je vais salir mon pantalon.
On va jouer Howard. � genoux !
Messieurs, vos mains derri�re le dos.
Les dames avec les bocaux, envoyez les sucettes
dans la bouche du monsieur.
Attrape Hal !
CONCOURS DE MANGEURS DE TARTES
Plus vite ! Allez !
Reviens ici !
C'est normal
que ce jour f�ri� connu sous le nom de f�te du Travail
soit r�serv�...
Hal, regarde le cl�bard !
Le chien a mang� nos provisions.
Non ! Gardez de la place pour le g�teau !
Je ne m'�tais jamais autant amus� depuis que grand-m�re...
Depuis toujours.
Et toi petite ?
On aurait gagn� cette course si je ne t'avais pas
laiss�e tomber.
Millie ne s'adonne pas beaucoup au sport. Elle se cultive l'esprit.
Je ne redisais rien � �a.
Elle a...
un esprit brillant.
�a suffit vous deux !
Vous devriez venir voir ma boutique � Halster un jour.
Articles de mercerie, nouveaut�s, fournitures scolaires.
Vous aussi Alan.
C'est de l'autre c�t� de la grande rivi�re.
On viendra monsieur,
d�s qu'on aura mis en place notre emploi du temps.
Vous ne pouvez pas le manquer. C'est juste � c�t� de la berge.
J'habite � l'�tage.
Une seule grande pi�ce mais �a suffit pour moi et ma t�l� de 22 pouces.
O� vous avez trouv� ces bottes ?
Mon p�re me les a l�gu�es � sa mort.
Il avait de tr�s grands pieds.
C'est tout ce qu'il vous a laiss� ? Une paire de bottes ?
Je lui retirais quand il s'asseyait...
sur le lit le soir.
Il disait
"Fiston,
l'homme de la maison se doit d'avoir une paire de bottes
parce qu'il va en botter des fesses."
Puis il a dit
"Fiston,
viendront des moments o� la seule chose
dont tu pourras �tre fier c'est d'�tre un homme.
Porte des bottes pour signaler que tu arrives et serre les poings
pour montrer que tu ne rigoles pas."
Mon p�re �tait un type �patant.
Hal est timide au premier abord
mais apr�s on ne peut plus l'arr�ter.
Vous travaillez dans quoi fiston ?
Je suis sur le point
d'entrer dans le commerce des c�r�ales.
Mon p�re n'�tait pas un aristocrate millionnaire mais il avait
des amis tr�s importants.
Des gens tr�s influents
� leur mani�re.
Un d'eux me tannait
pour accepter un poste
dans une compagnie de p�trole au Texas...
Papa et moi on a trouv� � Hal une place pour r�colter le bl�.
J'ai d�cid� de commencer en bas de l'�chelle.
Je remercie Alan et son vieux...
son vieux p�re
de me donner cette chance.
Tout jeune homme qui arrive en ville doit �tre tr�s sociable.
Ce serait bien s'il devenait membre du country-club et jouait au golf !
Il ne pourra pas se le permettre.
L'�quipe de bowling est une bande de chahuteurs.
Il y a un cours sur la Bible pour jeunes hommes � l'�glise baptiste.
J'ai appris quelque chose aujourd'hui.
Vient un moment dans la vie d'un homme
o� il doit arr�ter de rouler comme une boule de flipper.
Une petite ville
comme celle-ci est peut-�tre...
l'endroit pour s'installer.
L� o� les gens
prennent les choses tranquillement
et sont sinc�res.
D�sol�.
Des past�ques !
Une journ�e comme celle-ci me rappelle
quand j'�tais jeune fille.
Des souvenirs enfouis dans ma m�moire
depuis bien longtemps.
Helen.
Flo,
tu ne mesureras jamais ce que c'est de vous avoir � c�t�.
De regarder tes deux filles grandir.
�a a facilit� les choses.
O� ils sont pass�s tous ?
Tu ne te rappelles plus Flo ?
Aux pique-niques
tout le monde dispara�t.
Regarde ce coucher de soleil Howard.
C'est vrai que c'est tr�s beau.
Comme si la journ�e ne voulait pas se terminer.
Comme si elle se pr�parait � une immense bagarre.
Qu'elle allait mettre le feu � la plan�te enti�re
pour emp�cher la nuit de venir la surprendre.
Eh petite !
Mais c'est moi !
J'ai pos� comme mod�le une fois.
Comme �a.
J'ai d� poser devant toute une classe presque nu.
J'admire les gens qui ont des dons artistiques.
J'aime bien dessiner, c'est tout.
Les gens qui dessinent,
qui lisent des livres,
qui �coutent...
de la bonne musique.
Je suis d�j� sortie avec une fille qui lisait.
Elle est devenue membre
du Club du Livre Du Mois.
Ils la faisaient lire sans arr�t.
Elle n'avait pas fini un livre qu'elle devait passer � un autre.
L'�t� dernier j'ai retenu tous les sonnets de Shakespeare.
C'est vrai ?
Tu penses � ton p�re, n'est-ce pas ?
Je pensais � quel point il sera impressionn� quand il lira
que tu as �t� �lue Reine de Neewollah.
Je n'ai pas encore �t� choisie.
Et puis
je suis s�r qu'il trouve �a compl�tement stupide.
Non, tu ne le connais pas.
Il a toujours �t� impressionn� par les gens qui gagnaient,
ceux qui faisaient le plus d'argent,
ou ceux qui marquaient le plus de points � un match de foot.
J'�cris aussi de la po�sie.
J'ai �crit des po�mes que je n'ai montr�s � personne.
Petite, je pense que tu es un g�nie.
Tous sur la berge dans une minute. N'oubliez pas !
Tu n'es pas folle de joie ?
Millie ne sera pas choqu�e de voir quelqu'un boire un coup.
- Pas vrai Millie ? - Mon Dieu, non.
Un coup de plus ne te fera pas de mal ch�rie.
Je crois savoir pourquoi tu tiens tant � me faire boire.
Tr�sor, ce n'est pas vrai.
Mesdames et messieurs,
le moment que nous attendions tous est arriv�.
C'est la Reine ?
Je parie que oui.
Le 31 octobre, � la prochaine f�te d'Halloween,
nous couronnerons notre Reine de Neewollah.
Elle n'a pas encore atteint nos berges mais...
Attendez !
La voil� !
C'est Madge. Je te parie n'importe quoi.
Sans rire ?
Neewollah
Tu parles !
Quand j'�tais jeune j'�tais aussi belle qu'elle.
Tu sais...
Chaque fois que je vais chez les Owen il me tarde de la voir.
Mais je me dis "Howard, pauvre vieux bougre,
tu peux la regarder tant que tu veux
mais tu ne la toucheras jamais m�me avec une perche de dix pieds."
Bienvenue sur nos berges,
Votre Majest� !
Mesdames et messieurs,
la nouvelle reine,
Madge Owens !
Un discours !
Je suis tr�s fi�re
et je ferai tout pour �tre une bonne reine.
Et surtout une reine modeste.
Votre Majest� !
Honneur au Pr�sident.
Ne vous inqui�tez pas M.Benson.
On ne vous a pas oubli�.
Ce que j'aime cette musique !
Dansons.
Je ne suis pas un bon danseur.
C'est ce que disent les hommes pour s'esquiver.
Vous verrez comme on se passe de vous.
N'est-ce pas Millie ? Viens.
D'accord mais...
C'est moi qui conduis.
Monsieur le pr�sident, vous avez un instant s'il vous pla�t ?
Veuillez m'excuser.
O� est Mme Johnson ? Je dois lui rendre la cape.
- Excuse-moi un instant maman. - Oui ch�rie.
Jette un �il sur Millie.
Arr�te !
- On se d�brouillait tr�s bien. - Vous vous trouvez dr�le.
Petite, danse avec moi.
Jamais avec les gar�ons.
Mais si. Tu n'as qu'� suivre les pas.
Voil� la cape Mme Johnson. En parfait �tat.
Une autre !
Je vais te montrer un pas que j'ai appris � LA.
Regarde-moi �a.
Il faut d'abord trouver le rythme.
J'aimerais savoir le faire.
Quelle gr�ce.
Toi aussi tu dansais comme �a Flo.
Pourquoi tu ne danses pas comme �a ?
Ch�rie, je suis un homme d'affaires.
Un soir je suis all�e danser � un grand bal de la Saint-Valentin.
J'ai tellement dans� que je me suis �vanouie.
C'est l� qu'on m'a surnomm�e la folle du bal.
Quelles belles jambes.
Vous les hommes.
Vous ne savez pas parler d'autre chose que des jambes d'une femme.
Je soulignais seulement leur beaut�.
Vous aimeriez si nous les femmes
on n'arr�tait pas de parler de vos jambes ?
D'accord.
Voil� mes jambes.
Je n'ai jamais rien vu d'aussi laid.
Jeune homme, faites-nous voir vos jambes.
Nouvelle r�gle. Les hommes doivent montrer leurs jambes.
Allez. L'autre aussi.
Laisse-le tranquille. Il danse avec Madge.
C'est � mon tour.
Je suis une prof vieille fille mais je saurai vous suivre.
En avant cow-boy !
Mais madame, je...
Je suis d�j� sorti avec un cow-boy.
Je l'ai rencontr� au Colorado.
Il �tait amoureux de moi parce que j'�tais
plus vieille et plus intelligente.
D�sol�e.
Il m'a emmen�e dans les montagnes un soir
et il a voulu m'�pouser.
Tout l�-haut sur le sommet.
Il a dit que les �toiles seraient notre pr�tre et la lune notre t�moin.
Vous avez d�j� entendu dire �a ?
Je vais vous dire quelque chose.
Vous me faites penser � ces vieilles statues.
Ces gladiateurs romains.
Qui ne portaient qu'un seul bouclier.
Ce qu'ils �taient d�prav�s ces Anciens !
- Je ne peux pas danser. - J'arrive � vous suivre.
Je vous en prie, je veux danser.
Je dois danser !
Il dansait avec Madge. Laisse-les.
Ils sont jeunes.
Jeunes ?
Comment �a jeunes ?
Je suis malade.
Je veux mourir !
Viens Millie.
Viens ici ch�rie.
Je te d�teste !
Madge est la plus jolie !
Elle avait quelle raison de faire �a ?
Mais oui, bien s�r.
Jeunes !
Quelle quantit� elle a bu ?
Je veux savoir qui a fait boire Millie !
Lui Mme Owens ! Tout est de sa faute !
Une minute.
Millie �tait avec vous, vous auriez d� vous occuper d'elle.
Mais vous �tiez occup� � faire de l'�il � Madge.
Le jeune homme n'a rien fait.
Vous �tiez l� � taper des pieds avec vos bottes comme un roi.
Comme si toutes les femmes allaient tomber folles de vous.
Une femme n'est pas rentr�e dans votre jeu.
Vous vanter en parlant de votre p�re !
Je parie qu'il n'�tait pas mieux que vous.
Vous pavaner ici comme un Apollon minable !
Vous comporter comme un jeune
vous donne le droit de chiper n'importe quoi peut-�tre ?
Je vais vous dire quelque chose.
Vous �tes un imposteur !
Vous n'�tes pas jeune. Vous avez peur d'assumer votre �ge !
Achetez-vous un miroir et regardez-vous.
Vous compterez bient�t les cheveux blancs
s'il vous en reste encore ! Et qu'est-ce que vous allez devenir ?
Vous finirez sous les ponts, c'est ce que vous m�ritez !
L� d'o� vous venez et o� vous retournerez toujours !
Tais-toi !
�teignez �a !
Ce n'est pas un spectacle !
Allez ! Circulez !
Retournez � vos affaires !
Retournez � vos affaires !
Partez d'ici !
�teignez cette lumi�re j'ai dit !
Qu'est-ce qui s'est pass� Hal ?
R�ponds-moi, qu'est-ce que tu as fait ?
Tu ne peux pas t'en emp�cher, hein ?
Je suis d�sol� Mme Owens.
Je n'aurais pas d� lui faire confiance.
Je ne veux plus d'alcool ici !
Tout est de ma faute Mme Owens.
C'est moi qui ai apport� le whisky.
Alan, venez m'aider avec Millie.
Qu'est-ce qui m'a pris ?
Qu'est-ce qui m'a fait agir de cette fa�on ?
C'est peut-�tre...
la pleine lune ch�rie.
Je voulais passer du bon temps ce soir.
C'est mon dernier jour de vacances.
On devrait peut-�tre aller faire un tour ch�rie.
Oui, allons faire un tour.
Je veux passer du bon temps !
Fous le camp ! Je ne suis pas d'humeur.
Attends une minute.
Alan n'aurait pas d� te parler comme �a.
J'ai dit, fous le camp !
Tr�s bien, tu l'auras voulu !
Rentre chez toi.
Raconte ce que tu veux. Remercie Benson pour sa chemise.
- Qu'est-ce que tu vas faire ? - Un train de marchandises va arriver.
Mlle Sydney me fait d�tester les femmes.
� quoi bon ?
Je suis un clochard.
Elle a vu � travers moi comme une machine � rayons X.
Un type comme moi n'a pas sa place dans le monde.
Mais si, tu en as une.
Ne fais pas attention � elle.
Tu es jeune.
C'est vrai.
Mais tu es aussi un homme.
Et tu es tr�s dr�le.
Tu dis plein de choses spirituelles.
J'adore t'�couter parler.
Et tu es un danseur merveilleux.
Je peux en dire long sur un homme en dansant avec lui.
Certains gar�ons
quand ils prennent une fille dans leurs bras
la mettent mal � l'aise.
Mais avec toi
j'avais le sentiment que tu savais exactement ce que tu faisais.
Et je pouvais suivre chacun de tes pas.
Tu as beaucoup de qualit�s.
Laisse-moi te dire franchement.
� 14 ans j'ai pass� un an en prison.
Vraiment ?
Une maison de redressement. Mais c'�tait bien une prison !
� cause de quoi ?
J'ai vol� une moto.
Je l'ai vol�e
pour aller si loin et si vite que personne n'aurait pu me rattraper.
On ressent tous ce genre de choses.
Puis ma m�re est all�e voir les autorit�s.
"J'ai fait tout ce que j'ai pu avec lui.
Je ne peux rien faire de plus."
Et on m'a donc envoy� dans cet endroit minable et puant !
Quand j'en suis sorti
ma m�re n'a plus su quoi faire de moi
parce que mon p�re passait son temps � se so�ler.
Elle avait un nouveau petit ami
et je g�nais.
C'est affreux des parents qui ne s'entendent pas.
Et voil� !
Je n'ai jamais racont� �a � personne.
Si tu te sens mal ou si tu veux rentrer
vas-y parce que...
Qu'est-ce que tu viens de faire ?
J'en ai assez qu'on me dise seulement que je suis jolie.
Les autres ! Il faut retourner au pique-nique.
Vraiment ?
Et voil�, retour � la case d�part.
Elles doivent �tre rentr�es depuis des heures.
Ce tour m'a fait du bien.
Bonne nuit Rosemary.
Je devrais dire "bonjour".
O� tu vas Howard ?
Chez moi ch�rie.
Tu ne peux pas partir sans moi.
Pas apr�s ce soir.
Emm�ne-moi avec toi.
Ch�rie, sois raisonnable. Que diraient les gens ?
Les gens ?
Et si je leur faisais un pied de nez
ou si je montrais ma culotte dans la rue ?
Je dois me soucier des cancans ?
�coute.
Il vaut mieux que tu rentres te coucher.
Tu commences les cours t�t demain.
Est-ce qu'on peut en parler samedi ?
Tu ne reviendras peut-�tre pas samedi.
Tu sais bien que si.
Peut-�tre que tu ne reviendras plus du tout.
Tu n'es plus toi-m�me ce soir.
Si, je le suis.
Plus que je l'ai jamais �t�.
Je sais ce qui m'attend.
Apr�s toi
quelqu'un d'autre,
puis...
encore quelqu'un d'autre.
Et puis...
Emm�ne-moi avec toi.
Si tu ne le fais pas je ne sais pas ce que je ferai.
Quand on a commenc� � sortir ensemble
tu �tais la fille la plus sympa qui soit.
Toujours pr�te � rire.
Je ne suis plus d'humeur � rire.
Tu as promis de m'�pouser apr�s les cong�s.
Tu as dit que tu attendrais avec le pr�tre.
- J'ai eu un �t� charg�. - O� est le pr�tre ?
Je ne suis plus tout jeune.
On se forge tous un mode de vie.
Et un jour c'est trop tard pour changer.
Je ne suis plus jeune non plus.
Et peut-�tre un peu plus vieille que tu penses.
J'ai aussi mon mode de vie.
Mais il peut changer.
Il doit changer.
Ce n'est pas bon de vivre
dans des chambres de location,
de sortir d�ner chaque soir avec une bande de vieilles filles...
puis de rentrer...
seule.
Chaque ann�e je me dis que c'est la derni�re.
Que quelque chose va arriver.
Mais rien n'arrive jamais.
Sauf que je deviens chaque fois un peu plus folle.
- Eh bien... - �pargne-moi tes "eh bien" !
Je ne cherchais pas � �tre dr�le.
Est-ce qu'on peut parler de tout �a samedi ?
Je suis mort de fatigue.
J'ai une semaine charg�e devant moi.
Tu dois m'�pouser.
Pas maintenant.
Demain tu ne seras peut-�tre plus l�.
Je ne peux pas �pouser quelqu'un qui dit
"Tu dois m'�pouser Howard."
Je veux dire...
Si une femme veut que je l'�pouse
elle pourrait au moins dire "s'il te pla�t".
S'il te pla�t.
�pouse-moi Howard.
S'il te pla�t !
Rentre.
Va te coucher.
Je viendrai te voir demain matin.
On pourra en parler.
Ne viens que pour m'emmener.
S'il te pla�t, �pouse-moi.
Va te coucher.
S'il te pla�t !
Comment tu vas rentrer ?
La porte de la cuisine est ouverte.
�a va ?
Oui, �a va.
Si j'ai pu faire la moindre chose
qui te rende malheureuse
j'en mourrais presque.
Oui maman.
J'arrive.
Tu devrais y aller.
Je ram�ne la voiture chez les Benson.
Je viens juste de penser � lui.
Je devrais �tre fusill� au lever du soleil.
Je crois qu'aucun de nous deux n'a pens� � grand-chose.
Bonne nuit.
Je te reverrai quand ?
Je ne sais pas.
Tu finis � quelle heure au magasin ?
� 18 heures.
Je pourrais peut-�tre venir � ce moment-l�.
Demain je commence un travail.
Peut-�tre pas avec Benson.
Mais quelque part.
�a ne te d�range pas
de sortir avec un type
qui ne fait que r�colter les c�r�ales ?
Bien s�r que non.
Tu veux bien
m'embrasser pour me dire bonsoir ?
Juste un baiser
pour me souhaiter bonne chance ?
Si je ne te prends pas dans mes bras ?
Tu cherches � me punir ?
Je cherchais � te punir.
Embrasse-moi.
�tre avec toi est merveilleux.
Tu me donnes le sentiment...
d'�tre important.
Tu me donnes le sentiment...
de savoir �tre patient.
Vraiment ?
Arr�te de m'embrasser.
S'il te pla�t, arr�te de m'embrasser.
Tout va bien.
J'ai mis maman au lit.
J'ai �t� affreuse ce soir, n'est-ce pas ?
Je ne toucherai plus � un verre de ma vie.
Rien jusqu'ici. On a alert� les motards de la police.
Vous aviez le temps !
On ne peut pas aller se coucher et s'en occuper demain ?
- Ce n'est qu'une voiture vol�e. - Non !
Il a peut-�tre enlev� Madge.
Personne ne l'a enlev�e.
Elle est rentr�e chez elle.
Tu as toutes les raisons de m'en vouloir.
Ce n'est pas moi qui...
Tu avais d�j� une jolie fille mais il t'en a fallu une autre.
C'�tait diff�rent.
- Quoi que tu penses. - Tu es un menteur !
Tu es le seul ami que j'aie jamais eu.
Je ne suis plus ton ami !
L�che-moi clochard !
Bon � rien de clodo !
Quand je pense
� ma joie en te voyant ce matin.
Comme j'�tais content !
Arr�tez-le. Il a vol� ma voiture.
C'est un mensonge. La voiture est dehors.
�a ne fait rien. Il l'a vol�e !
On vous garde cette nuit.
Vous n'avez nulle part o� dormir.
Je n'irai pas en prison !
� aucune prison !
Ce n'est pas la voiture.
Dis-lui.
Dis-lui que ce n'est pas la voiture ! Dis-lui que c'est Madge !
Merci petit.
- Laissez-le partir. - On ne s'oppose pas � la police.
Va te coucher fiston.
Ne dis pas que tu n'es pas content.
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Madge et moi !
Tu voulais qu'on rompe !
Mais j'�pouserai Madge. Commence � te faire � l'id�e !
J'esp�re qu'il arrivera � s'enfuir.
Par ici !
Il est all� par l� !
V�rifie les wagons. Je vais fouiller la berge.
Il me faut au moins un fauteuil de plus.
Et les placards ?
Ils contiennent � peine mes costumes.
Des housses je suppose.
Il faudra que �a parte.
Qu'est-ce qui t'est arriv� fiston ?
Je me souviens
que vous disiez vivre pr�s de la berge.
- Les flics ne m'ont pas vu traverser. - Les flics ?
Je ne sais pas.
Benson pr�tend que j'ai vol� sa voiture.
S'il vous pla�t, aidez-moi.
Il faut que je passe la nuit quelque part, ensuite je partirai.
Retirez-moi �a et s�chez-vous.
Ce qu'il s'est pass�...
Je n'ai pas � savoir.
Je comprends.
Il nous faut un remontant.
Vous avez vos ennuis, j'ai les miens.
Vous avez un chiffon ?
Bien s�r.
Vous avez craqu� pour la fille Owens ?
J'admets qu'elles peuvent s�duire.
�a ne veut pas dire qu'il faille les prendre trop au s�rieux.
Par exemple,
vous ne diriez pas qu'il faille aller jusqu'� les �pouser ?
Vous n'iriez pas jusque l�, n'est-ce pas ?
Vous n'�tes pas d'une tr�s grande aide.
Tu l'as vu rentrer ?
Non maman.
Elle t'a dit quelque chose ce matin ?
Non, rien.
Sa porte est toujours ferm�e.
Tu fumais ?
Bonjour Mme Potts !
Est-ce que Madge va bien ?
Mais bien s�r.
Elle m'a tout racont�.
Elle est descendue de la voiture, elle a laiss� ce voyou en plan,
et elle est rentr�e.
- Quelqu'un a vu Howard ? - Non.
Il a dit qu'il viendrait ce matin.
Elle court partout comme un poulet �gorg�. Il se trame quelque chose.
Rosemary est pr�te ?
On a promis � la principale d'arriver t�t pour les inscriptions.
Tout est pr�t pour la rentr�e ?
Charmant pique-nique !
N'est-ce pas ?
Comment va Madge ?
Tr�s bien.
Christine. Allons sortir cette paresseuse du lit.
Il faut que je voie Rosemary.
Je crois qu'elle m'attend.
Appelez-la du bas de l'escalier. Les autres sont avec elle.
Les autres ?
Mlle Henderson et Mlle Schoenwalder.
Je dois la voir seule. Je dois lui expliquer quelque chose.
La haute saison commence.
Je ne pense pas pouvoir faire de projets...
C'est Howard !
Il est venu pour moi !
Tu es revenu !
Les filles !
C'est mon homme !
Pourquoi vous criez ?
Qu'est-ce qui vous prend ?
�coutez ! C'est la nouvelle la plus fantastique.
On va se marier.
Maintenant ! Aujourd'hui !
Je veux �tre la premi�re !
Je serai pr�te en un rien de temps.
On va vous aider.
Les valises sont presque pr�tes. C'�tait un secret.
N'est-ce pas ?
Quelque chose de vieux.
Des bas en nylon !
Quelque chose de nouveau.
Mon nouveau sac � main !
Quelque chose d'emprunt�.
Merci !
Je ne vois rien de bleu.
Et vous n'�tes pas pr�tes d'en voir.
Nous mettrons une fantaisie dans son sac.
Irma, vous me tuez !
F�licitations.
Vous allez �tre tr�s heureux. Et sachez que...
Je n'ai pas arr�t� de t'appeler. Tu ne r�pondais pas.
Alan a appel�.
Il a dit qu'il ne t'en voulait pas. Il sait que ce n'est pas de ta faute.
Puis il a dit...
Je vais t�cher de le retranscrire.
"Dites � Madge que c'est important. Je dois la voir."
Tu as entendu ce que j'ai dit ?
Tu devrais remercier ta bonne �toile jeune fille.
Venez voir sa belle tenue.
Il nous faut votre assentiment. Venez !
Venez nous aider � prendre les valises.
Il est dehors.
Il se cache dans ma voiture. La police le cherche.
Mais il veut vous voir.
Faites attention.
J'ai le riz ! Il nous faut de la peinture. Mme Potts en a !
Mlle Sydney se marie !
Qui �a ?
Il faut d�corer la voiture ! Il nous faut de la peinture !
Christine, allez chercher du riz. Elle va bient�t sortir.
Je vais pleurer.
Imaginez un tel �v�nement le jour de la rentr�e !
Tant de bonheur !
Regarde ! Le soleil !
Tu as choisi une journ�e merveilleuse ! Allons-y !
Vous avez �t� une amie merveilleuse.
Je vous souhaite tout le bonheur possible.
Je veux dire
Mme Bevans !
J'ai h�te de le dire � la principale.
O� est Madge ? Au revoir Madge !
Au revoir.
Pas d'inqui�tude pour la chambre Mme Owens.
Mlle Breckenridge va la prendre.
C'est un amour.
Oui, c'est vrai.
Il faut prendre les documents.
J'ai failli oublier.
J'ai laiss� mon thermos et mes bigoudis dans la salle de bain.
Vous pourriez stocker le reste dans le grenier ?
Il faut se d�p�cher.
O� on va ?
J'ai un cousin qui a un camping dans les Ozarks...
- J'adore ! - C'est magnifique en cette saison !
J'y suis all�e il y a trois ans en vacances.
Tenez-vous pr�tes.
Amusez-vous bien !
Au revoir. Vous savez quoi dire � la principale.
Venez voir !
C'est Mlle Sydney !
Elle se marie.
C'est Howard Bevans !
Je suis dans le p�trin.
Howard m'a dit.
Je n'ai pas pu partir
sans te revoir.
O� tu vas ?
� Tulsa.
Il y a du boulot pour moi
� l'h�tel Mayo.
Pour faire le groom.
Tu as vu ce que j'ai peint sur la voiture ?
C'est le jeune homme !
Ne vous f�chez pas. Je pars.
Vous partez ?
Je croyais que vous restiez vous installer ici.
Je pensais aussi madame.
Tu ne me dis pas au revoir ?
Au revoir.
Tu m'en veux ?
Je dois conna�tre tes sentiments.
Hier soir j'ai cru...
que tu m'aimais bien.
Oui, je t'aimais bien.
La seconde o� je t'ai vu.
Tu as perdu la t�te ?
J'ai r�fl�chi toute la nuit.
Je ne l'ai jamais dit avant...
parce que �a me faisait passer pour un fou mais...
Quoi ?
Je t'aime Madge.
Tu entends ?
Rentre � la maison tout de suite.
Est-ce que tu m'aimes ?
Tu m'aimes ?
La police viendra vous rechercher.
S'il vous pla�t. Je prends le train de marchandises.
Rejoins-moi. Je t'�pouserai.
Ils me donneront une chambre � l'h�tel avant qu'on trouve mieux.
Ne l'�coute pas.
J'ai une chance avec toi.
Ce ne sera pas fastueux, mais ce n'est pas important, si ?
Viens.
Je ne peux pas.
Pourquoi ?
Tu ne vois pas ?
�coute,
tu es tout ce que j'ai toujours voulu.
Depuis toujours. Tu es � moi.
Je dois r�clamer ce qui me revient ou mon existence ne m�ne � rien.
Tu m'aimes.
Tu le sais.
Tu m'aimes.
Tu l'as toujours bien aim�, n'est-ce pas ?
Je me suis tant habitu�e aux choses telles qu'elles �taient.
Tout est tellement soign�.
Le g�ranium � la fen�tre,
l'odeur des m�dicaments de maman.
Puis il est entr�.
Et rien ne fut plus pareil.
Il marchait bruyamment comme � l'ext�rieur.
Il y avait un homme dans la maison.
Et �a m'a sembl� bon.
Quand j'aurai fini la fac j'irai � New York
�crire des romans qui choqueront les gens.
Je ne tomberai jamais amoureuse. Pas moi.
Je ne resterai pas vivre dans un petit bled
� �pouser un rousp�teur et �lever plein de petits m�mes crasseux.
Mais on n'a pas besoin d'�tre deux cr�tines.
Je regardais par la fen�tre quand il t'a dit au revoir.
Pars avec lui.
Pour une fois dans ta vie fais quelque chose d'intelligent.
Madge, tu veux aller danser ?
Je serai ton cavalier.
Sors de ce jardin ! Oust !
Neewollah !
MADGE OWENS EST LA NOUVELLE REINE !
Je pars � Tulsa maman.
Tu ne sais pas ce que tu fais.
Je pars.
�coute-moi, pose cette valise.
- �coute-moi. - Le bus arrive. Il faut que j'y aille.
C'est un bon � rien. Il ne te fera jamais vivre.
Quand il aura un travail il d�pensera tout au bar.
Puis il verra d'autres femmes.
Je le sais.
On n'aime pas quelqu'un parce qu'il est parfait.
Prends quelques jours pour r�fl�chir.
Au revoir Mme Potts.
Vous me manquerez presque autant que maman.
�coute.
Tu dois �tre l� pour le festival.
C'est ton devoir.
Alan t'emm�nera.
Je ne suis pas amoureuse d'Alan.
Ne t'inqui�te pas pour moi.
Ma petite fille.
Mon b�b�.
Ne pars pas !
Il y a tant de choses que je voulais lui dire.
Je n'ai jamais trouv� le temps.
Laisse-la les d�couvrir elle-m�me.
Millie ! Ne sois pas en retard pour la rentr�e !
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