All language subtitles for Colette, une femme libre (2004) DVD1.french

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Original subtitles

Musique m�lancolique

---

- Mme Colette fut sans doute la premi�re..

..� n'avoir pas honte de son ventre.

De ce monceau d'entrailles des soeurs de Charit�.

Des chercheuses de poux de Rimbaud.

La premi�re � prendre mod�le sur la nature..

..et ses innombrables attentats contre la pudeur.

---

Mme Colette n'a pas besoin d'�tre blanchie..

..parce qu'elle est blanche.

Musique intrigante

---

Percussions orientales

---

Acclamations - applaudissements

--- ---

---

--- ---

--- ---

---

- Bravo ! - C'est ridicule !

- Honteux ! - Quelle horreur !

- Lamentable !

- Elle s'en met pourtant.

C'est une honte ! Rideau !

Sifflets - protestations

Applaudissements

--- ---

- Bravo ! - Bravo !

On devrait les br�ler.

Oui. Ce sont des sorci�res.

Hu�es - protestations

--- ---

- Ceci est un scandale !

Missy ! Cette Colette est ta perte !

Enfin, monsieur ! Vous parlez de ma femme !

Brouhaha

--- ---

Bande de jean-foutre ! Allons.

Vous ne connaissez rien � l'art.

Sign�, Willy. Rideau !

C'est trop, l�. Vite, les filles.

�a va, c'est pas grave. On s'aime.

Ma jolie petite provinciale.

Quel chemin parcouru depuis Ch�tillon !

Musique m�lancolique

Alors, on se marie ?

(Willy) - Une provinciale sans dot ?

Ma famille me d�sh�ritera.

La vie sera difficile.

Tr�s bien ! Ne nous marions pas.

Mais je te veux � moi.

Vous avez votre p�re et votre m�re.

N'est-ce pas assez ? Ma m�re n'est pas qu'� moi.

Achille est ''l'a�n� sans rivaux''.

Toi, je t'aurai � moi toute seule.

Possessive, hein, la gamine !

Vous savez bien que moi, je...

Vous avez pens� que je pourrais �tre votre p�re ?

En vous perdant, je serai veuve et orpheline.

Willy rigole.

Si je vous avais connue il y a 1 0 ans...

T'aurais connu les Assises.

Musique enjou�e

---

Vous me faites oublier mon �ge.

Tu m'emb�tes � en parler sans cesse.

Ah !

Je vous plais aujourd'hui... mais demain ?

Demain ? Demain, tu seras mort de vieillesse.

---

J'ai r�v� de toi.

Un m�chant r�ve.

Je devrais dire trop bon.

Vous n'avez pas le droit de me regarder comme �a.

Tu me fais perdre mon gouvernement.

Embrasse-moi, vilain type.

Avec vous, serai-je vieux tout � fait ?

Peut-�tre pas.

Tant pis pour vous.

Je vous mets � mon nom.

Musique enjou�e

---

Colette sur l'air de ''Vive le vent''

Vive Willy ! Vive Willy ! Vive mon vieux mari !

Musique douce

---

Les enfants ! O� sont les enfants ?

Je ne sais jamais..

..o� vous �tes. Parce qu'on n'est plus..

..des enfants, maman.

Je vais me marier.

C'est hors de question !

Avec Willy. Nous vivrons � Paris.

J'avais connu, avant l'amour,..

..que l'amour est compliqu�, tyrannique et encombrant.

Ma m�re lui chicanait sa place.

C'est non.

C'est pas toi qui d�cides.

Tu m'as fait assez souffrir.

Moi ?

Quand �a ?

Quand on a quitt� St-Sauveur pour suivre Achille.

Tu n'as demand� l'avis de personne.

Je ne voulais pas que la famille se s�pare.

Achille venant s'installer ici...

Mais il est ton fr�re.

Tu ignores ce que le mariage r�serve.

Comment tu peux dire �a ?

Regarde papa et toi.

Willy et moi serons comme vous.

Personne ne ressemble � ton p�re.

Surtout pas Willy.

Tu veux que je reste vieille fille ?

Te voil� excit�e � l'id�e d'�pouser un parisien.

Qui voudrais-tu comme mari pour moi ?

Quelqu'un qui ressemble � ton fr�re.

On va dire au cur� que je veux �pouser Achille ou L�o.

Ce Willy est tellement...

Moi aussi, j'ai peur.

Mais il me pla�t.

�a y est ? Tu nous quittes ?

Tes caprices vont me manquer, ma Gabri.

Je pars avec un de tes meilleurs amis.

Tu crois que Willy me rendra heureuse ?

Un homme qui a la chance de t'avoir fera tout pour.

Musique douce

---

�a t'ira bien.

---

Et Sido sera contente.

La plus belle..

..des mari�es.

Apr�s Sido.

Vous avez toujours �t� heureux,..

..toi et maman ? On s'aime.

---

Quelle petite teigne ! - Joseph ?

Tu viens ? J'arrive.

---

Ah �a, tu ne m'�pargnais pas.

Tu vas me manquer, papa.

Ton bruit..

..dans la maison.

---

- Papa, d�p�che-toi. Maman t'attend.

---

J'ai retrouv� ton �pingle.

---

Faudra que j'apprenne � Willy � te coiffer.

ll n'aura pas la patience, il est si press�.

''On se d�p�che.'' T'as remarqu� ? Hum, hum.

Avec lui, on est toujours en retard.

Je fais pas trop ''provinciale qui monte � Paris'' ?

Tu ne ressembles � personne, Gabrielle.

T'auras l'air d'une reine.

Achille nous attend.

L�o rit.

Allez !

---

Ya !

Attention.

Qu'y a-t-il ?

Maman n'aime pas qu'on s'�chappe d'elle.

L'id�e de ton absence...

Elle te garde toi, son pr�f�r�.

Elle aurait aim� qu'on reste petits.

Tu l'aimes Willy ou c'est pour fuir ?

Je l'aime depuis l'�ge de 1 4 ans.

Quatorze ans ?

Bonjour, ma cousine.

Bonjour,..

..mon cousin germain. ll para�t que..

..vous m'aimez. Ce n'est pas la v�rit�.

- Je n'm'en soucie gu�re.

Je n'm'en soucie gu�re.

Passez par ici et moi par l�.

Bonjour, ma cousine.

Bonjour, mon cousin germain.

On m'a dit que vous m'aimiez.

Ce n'est pas la v�rit�.

Je n'm'en soucie gu�re.

Marchand d'pommes de terre. Passez par ici..

..et moi par l�.

Au revoir, ma cousine, on se reverra.

lls rient.

�a va me manquer tout �a.

Musique m�lancolique

---

Trot de chevaux

--- ---

---

Mon chapeau, s'il vous pla�t.

---

Ah ! Ah...

Tu la connais ?

Si peu.

---

Pose-moi sur le lit.

Ah, les femmes...

Vous ne nous faites gr�ce d'aucune �treinte.

Je suis la tienne depuis peu.

Justement.

---

Vous attendez quoi de moi ?

Tout.

Vous voulez ma mort, c'est �a ?

Non.

Ta vie.

---

D�shabillez-vous.

Continuez.

La jupe.

Le corset.

D�p�che-toi.

Tu vas �tre doux, hein ?

�a, je ne sais pas.

Et fou aussi ?

�a, je te le promets.

Tu m'aimeras toujours ?

Ne fermez pas..

..vos yeux.

Dans l'amour, ils m'appartiennent.

En peu d'heures, un amant adroit..

..fait d'une fille ignorante, une libertine..

..qui ne compte avec aucun d�go�t.

Le d�go�t n'a jamais �t� un obstacle.

ll vient plus tard. Comme l'honn�tet�.

Maman, si tu me voyais.

Ta fille est une vraie parisienne.

Mon mari conna�t tout le monde.

Je donne du tu � Courteline, Carco, Anatole France...

''Apr�s le spectacle, j'accompagne Willy au journal..

''..o� il �crit ses critiques.''

J'aime l'ambiance des salles de r�daction, la nuit.

Que disait cette bonne ?

Qu'un homme, �a s'essaye avant.

Le march� est honn�te.

Que faisait-elle de la virginit� ?

''Avant, apr�s...'' Elle r�pliquait.

''lls y prennent le m�me go�t.''

- �a, tu vas l'utiliser dans une pi�ce.

Courteline pique tout � tout le monde, hein ?

''Que mon visage se couvre de pommes de terre si je mens'',..

..je crois que je l'ai dit en premier.

Alors... Oui.

�a, c'est � barrer.

C'est qu'elle voit tout,..

..la coquine, hein ?

�a vous amuse ?

Si vous voulez, nous �crirons ensemble..

..la critique musicale pour ''La Cocarde''.

Je deviens journaliste aussi ?

Oui.

- Tu signeras Willy comme nous.

Celles-l�, je les signe ''L'ouvreuse''.

Jules !

Je te cherchais. Copie corrig�e. Page 3. 2 colonnes.

- En face, il y avait le dortoir des gar�ons.

On les regardait se d�shabiller.

Une de nous faisait le guet.

''Mademoiselle qui vient !''

Vite, on allait se recoucher.

C'est beau les �coles la�ques !

Dans les religieuses, c'est pareil, mais c'est cach�.

Qu'en savez-vous, Mme Willy ?

Ma m�re me l'a dit.

A la campagne, on en reluque souvent des �pousailles.

Les vaches, les cochons, les ch�vres.

Ton papier sur Sarah Bernhardt est trop court.

- Que disiez-vous de la petite Claire ?

Qu'elle ne portait pas de pantalons ?

Pour sentir ses cuisses faire chaud en marchant.

Une demi-heure avant la sortie,..

..elle demandait :

''C'est l'heure que j'aille t�ter ma soeur.''

Sa soeur ? Elle avait trop de lait.

Elle avait mal aux seins, alors Claire la t�tait.

Ces histoires, � l'�cole...

Oui ?

J'aimerais que vous �criviez l�-dessus.

Ecrivez comme vous parlez.

Pour quoi faire ?

Pour voir si �a peut faire un livre.

Moi ? Ecrire ?

Comme mon p�re ?

Vous �crivez. Si je fais �diter, je signe.

�a vous va ? Tr�s bien.

Que regardes-tu, ma doucette ?

- Le passage du temps.

Les minutes me rident une � une.

C'est...

atroce.

Quelle importance, si tu me plais ?

C'est contrariant.

Tu es plus femme que moi.

Plus vieux.

On frappe. Entrez.

Monsieur, M. Veber attend dans votre atelier.

- J'arrive.

Travaillez bien.

N'ayez pas peur des d�tails croustillants.

Je m'appelle... Gabrielle.

Crissement de la plume

Non.

Je m'appelle... Claudine.

---

J'habite...

Montigny.

J'y suis n�e...

en 1 884.

Probablement...

je n'y mourrai pas.

Les enfants ?

Ma m�re... O� sont-les enfants ?

Est morte...

en me donnant le jour...

et je vis...

avec mon p�re...

au milieu des roses.

Chez l'imprimeur, au trot.

Qu'il envoie vite les placards.

ll nous faut une sc�ne... Plus oll� oll� ?

Tu sais bien ce qu'ils veulent.

Les n�gres de Willy travaillent bien ?

Certains ont honte..

..de travailler avec votre �poux.

Signer avec moi ''Une Passade''..

..quand on va �tre le gendre de Tristan Bernard,..

..�a l'affiche mal. Crevant, non ?

Vous avez contrari� mon mari, M. Veber.

Vous continuerez � travailler ici ?

- Vous n'�tes pas en train d'�crire ?

J'ai �crit 3 lignes, et pas des moindres.

Je l�ve mon stylo � notre nouvelle n�gresse.

Comment va notre romancier marin ?

Quand on vous voit...

- Colette, pourriez-vous aller chercher mon carnet ?

Vous m'emp�chez de bavarder avec Farr�re, m�chant mari ?

Vous �tes trop beau et mon mari est jaloux.

Musique rapide

---

Crissement de la plume

Tu m'avais jur� que cette histoire �tait fausse.

Et j'avais si bien cru que tu ne mentais pas.

J'ai trop de chagrin. Pourquoi as-tu fait �a ?

---

Elle ne t'aime pas autant que moi.

Elle est donc bien plus jolie ?

Oh, Willy, j'ai tant de chagrin.

Je ne sais pas t'aimer si bien qu'elle ?

Ce n'est pas ta faute. Et ce n'est pas vrai.

Comment veux-tu que je me console ?

J'ai tant de chagrin.

--- Discussions

--- ---

---

Crissement de la plume

---

Psitt, psitt.

---

Tu as bris� sa confiance.

Je l'aime.

Dis-moi o� elle est.

Je sais que tu l'aimes. Je te connais.

On a dans� beaucoup ensemble.

Je vais changer, je te le jure.

J'ai m�me pens� au suicide.

C'est pas facile.

S�rement pas, non.

Tu la trouveras au bord du lac.

Merci, Joseph.

Willy !

Sido ne doit rien savoir.

- Colette !

Musique douce

---

Willy soupire.

---

Tu t'es fait des id�es pour rien.

Lotte est une amie. A qui tu offres un bijou ?

C'�tait une vague liaison, autrefois.

Mais elle s'accroche et...

C'�tait un cadeau de rupture.

J'avais oubli�. Vous seule comptez.

---

Tu me jures que tu ne la verras plus ?

Bien s�r, je le jure.

Jur�, jur� ?

Jur�, jur� !

Jur�.

---

Bon, allez, vite, vite !

Pourquoi on court toujours ?

On est press�. C'est quoi, ce concert ?

Vous savez. Berlioz, ''La Damnation de Faust''.

Une pourriture de fl�tiste incapable de jouer..

..a d� g�ter votre plaisir.

Pas du tout, j'ai ador�.

Je ne suis pas ici pour d�nigrer comme vous.

- Mais moi non plus.

Quelle id�e avez-vous des critiques ?

Willy, vous l'entendez ? - J'entends.

Je me fais � l'id�e que ma femme dise ce qu'elle pense.

Je vous en prie. Qui est-ce ?

Je l'ignore. Vous lui avez souri.

Ce n'est pas une amie ?

lnutile de sourire aux amis, on est..

..s�rs d'eux. Mais les autres...

J'aime la musique.

Ceux-l�, par contre, s'en fichent.

Pourquoi viennent-ils ?

Pour se montrer.

lls n'existent que s'ils sont vus.

Mor�no n'enl�ve pas ses illusions � ma petite fille.

Musique m�lancolique

---

Quelqu'un approche.

--- ---

Vas-y, c'est elle. Oui.

---

Madame. C'est pour vous.

Merci.

---

Musique rapide

---

- Pense � mes cigarettes !

Comme si je pouvais oublier.

52, oui.

Bon...

Vous venez me chercher ?

Mais oui, figure-toi.

Ah bon.

Bon. Au revoir, Lotte.

Cette femme ne m'est rien.

Lotte est personne.

Une petite qui veut faire l'actrice.

Elle r�ve. Elle est d'un peuple...

Arr�tez de marcher si vite !

Nous ne faisions..

..rien de mal. Je vous aime, Colette.

Toi, t'aimes tout le monde.

C'est toujours comme �a.

Ma m�re pr�f�rait Achille. Quand je t'ai..

..rencontr�, j'ai cru... Colette.

Fallait me pr�venir. Je suis pas partageuse !

Comprenez � la fin !

Comment dire ?

Pour faire l'amour,..

..une femme doit aimer.

Nous, on s'en fiche. C'est horrible.

Tout homme..

..est comme �a. Pas mon p�re.

ll �tait fid�le. Je suis pas votre p�re.

Justement, laissez-moi.

D'accord, je vous laisse !

Rendez-moi un service. Bien s�r.

Calmez-vous, mademoiselle.

Madame. Dites oui. Oui, madame. Que voulez-vous ?

Vous voulez bien faire l'amour avec moi ?

Comme �a ?

Non, dans un h�tel � c�t�.

Vous n'aimez pas les h�tels ?

Ah, mais si. J'aime beaucoup, au contraire.

J'adore les h�tels. - Vous auriez du feu ?

Merci. Je vous conseille ''Le Ritz''.

Tr�s bon pigeon.

Allons, allons !

Willy frappe. Colette.

Colette, ouvrez-moi !

Faites pas la gamine.

Je vous ai apport� votre chat.

Vous et vos chagrins absurdes.

Brouhaha

---

Votre petit bleu, ce matin...

Je suis embarrass�e. C'est pour m'attraper ?

Non.

Non, c'est juste... pour comprendre.

Y a rien � comprendre.

Vous �tes sa l�gitime. Et ?

Moi, je suis passag�re.

Les hommes, ils aiment les nouvelles.

C'est b�te, hein ?

On est nouvelle combien de temps ?

On compte pas, je vous dis.

ll d�barque et repart parfois aussi vite.

ll m'aime comme une bonne camarade.

Ni plus ni moins.

Vous avez de jolies mains.

Vous avez pas � vous en faire.

ll vous aime tout court.

Je l'ai vu � sa t�te quand vous �tes..

..apparue chez moi.

Vous m'avez �pat�e. Vous �tiez comme chez vous.

J'y ai dit � Willy.

Vous l'avez vu ?

Tout � l'heure.

Ou... je sais plus.

N'allez pas croire ! ll n'a fait que se plaindre.

ll m'a encore menti.

Comme les autres, allez !

Sauf que lui, il a le spleen.

Oui, c'est un pervers.

Un... Un neura...

Heu... Un neurasth�nique aussi.

Surtout.

Pas facile � vivre, �a.

Willy, faut l'aimer comme il est, madame.

Ou partir.

Le prenez pas mal. Votre chapeau, �a va pas.

�a fait ''noces de Passy''.

Bon, j'me grouille.

Arr�tez de vouloir tout comprendre.

�a sert � rien.

De cette femme, date la fin..

..de mon caract�re intransigeant,..

..beau, absurde.

D'elle, me vint l'id�e de tol�rance et de dissimulation.

Le consentement au pacte avec une ennemie.

Musique rapide

---

On est combien de temps ''nouvelle'' pour un homme ?

Une minute, une vie, �a d�pend.

Renoncer � toutes les femmes pour une seule t'effraie ?

Ou c'est la vieillesse ?

De quoi parlez-vous ?

De Lotte.

Tu la vois toujours.

Willy soupire.

Non, non !

C'est vous que j'aime. C'est vous que j'aime.

C'est vous que j'aime.

C'est vous que j'aime.

Y a personne d'autre.

J'ai peur de me retrouver seul, Colette.

Luttez, s'il vous pla�t, pour moi.

Orage

ll me semble que mourir...

est aussi normal et s�duisant que vivre.

Tais-toi, Colette, tais-toi.

Oh, mon ange, mon ange...

Une semaine qu'elle ne mange plus.

Le Dr Julien dit qu'elle est fichue.

Les m�decins savent pas tout.

Surtout sur les femmes.

La tienne, c'est pas une loque.

C'est une nature � part.

Tu l'as � peine entrevue.

Oh !

Bah...

Chez Rumpelmeyer, on a caus�, elle et moi.

Ah, voil�... c'est donc �a.

Tu lui as racont� quoi ? Bah... la vie.

Les hommes...

Toi, quoi.

Toi et ton ennui.

Je m'ennuie, mais c'est pas sa faute.

C'est depuis toujours.

�a t'arrive jamais � toi ?

No�l, rappelle-toi.

Je t'ai jur� de mourir avant toi.

Vous �tes inconscient, Willy.

A votre �ge, c'est grave. - Non, Sido.

Rappelle-toi.

Nous nous sommes fait le m�me serment.

Elle a mang�, aujourd'hui ?

- Uniquement du bouillon de poule, depuis 3 semaines.

Si maigre...

et ses cheveux coup�s. Je la reconnais � peine.

lls �taient � moi, ses cheveux !

- Gabri.

Ma petite fille, ne fais pas �a.

Ne te laisse pas couler.

Pourquoi est-elle si exclusive ?

Quand tu en regardes une autre, elle n'existe plus.

Tu comprends ? �a m'arrange pas.

L'amour d�range souvent. Toi aussi ?

Oui, mais moi, j'aime �a.

Vous, les femmes, vous �tes...

Quoi ?

Vous, vous ne l'�tes pas ?

Je sais que je l'aime, �a devrait suffire.

N'en veux pas � Willy. Tu te fais du mal.

ll t'aime, tu sais.

- Tu restes jusqu'� quand, Papa ?

Jusqu'� ce que tu soies debout.

On partira ensemble � Ch�tillon pour ta convalescence.

Nous nous prom�nerons comme avant dans notre jardin.

Et je m'appuierai sur toi.

Oh, mon petit papa.

Musique douce

---

Hier soir, je t'ai regard�e dormir.

Comme au temps de ta coqueluche.

---

Durant ton sommeil...

j'ai un peu lu ce que tu as �crit.

Cette Claudine, c'est toi ?

Un peu.

Beaucoup.

---

Sa m�re est morte comment ? En couches.

Elle ne l'a pas connue.

Sans son p�re, elle se serait sentie seule.

J'ai pas pens� � tout �a en l'�crivant.

C'est venu comme �a, sans r�fl�chir.

C'est pire.

Comment tu m'as appris � regarder,..

..� �couter, tout �a...

je n'ai pas su l'�crire, maman.

Tu m'as tu�e dans ton livre pour me remercier ?

C'est dur pour moi.

J'ai peur � pr�sent.

De plein de petites choses. Non, pas toi.

C'est impossible.

Echec au roi.

C'�tait un pi�ge. Je prends ta tour.

Si, moi !

Corneille avait raison.

La vieillesse est notre ennemie.

Pas avec toi.

Comment fais-tu � Paris ? Je serais perdu.

Tu m'as dit que savoir se perdre..

..permettait d'apprendre..

..des choses sur soi. Pas mal.

Je t'en ai dit..

..des belles choses !

- Colette ?

Willy !

lls rient.

---

Vous �tes compl�tement gu�rie. Compl�tement.

J'ai fini ''Claudine � l'�cole''. C'est bien.

Je vous ferai d�couvrir la mer. - D'accord.

Musique enjou�e

---

Alors ?

ll est comment ce roman ?

Je me suis tromp�.

J'ai �pous� la derni�re des lyriques.

Tant pis pour toi. Je ne serai pas ton n�gre.

Par contre, je t'honorerai.

Willy rit.

Vous �tes...

insatiable.

Colette !

Revenez !

C'est nigaud � dire, mais c'est sacr�ment beau.

Oh, quel joli go�t !

Quelle �nergie !

Vous �tes radieuse.

Nous allons �tre heureux ici.

Seuls, tous les deux.

Je ne serai donc pas �crivaine, juste ta femme.

Vous n'avez aucun regret ?

Oh, non, pas du tout.

''Symphonie du Nouveau Monde'' (Anton Dvorak)

---

La mer, �a me d�prime. Pas vous ?

Elle... Elle adore.

- Elle aime presque tout.

---

Willy rit.

--- ---

Pfiou...

Si nous vivions ici ? Et de quoi ?

En 2 mois, on a tout d�pens�.

Bah... Je peux cultiver.

Tu ferais un superbe marin.

Quelle horreur !

Vos r�ves me donnent des cauchemars.

Mais je suis l� pour �a !

---

Willy murmure.

''J'ai son nom.

''Ramassis infect.

''Rebut de l'humanit�.''

---

Que fais-tu ?

Je suis retomb� sur..

..''Claudine � l'�cole''. Tu l'avais pris ?

J'ai relu, comme �a, sans y penser au d�but et...

Quel ballot, j'ai �t� !

Un aveugle !

C'est pas de travailler qui te manque ?

Non, mon petit. C'est original.

C'est tr�s diff�rent, quoi.

Donc, tu aimes ?

Oui.

ll faut juste all�ger, �chauffer ces enfantillages.

Curnonsky le r�duira, il est dou�.

J'y mettrai ma patte.

Les rapports de Claudine avec ses copines seront..

..plus troubles.

Et puis... beaucoup de longueurs.

Ce paragraphe-l�, il alourdit.

Crissement de la plume On le supprime.

Ma Claudine �tait une sauvage.

T'en fais une polissonne. �a y �tait.

Plus cach�. Entre les lignes.

Vous l'ignoriez, mais �a y �tait.

Je le remets au go�t du jour.

Nous serons peut-�tre riches apr�s tout.

Cette histoire d'�coli�re villageoise,..

..pourquoi les gens la liraient ?

Le ton est nouveau, c'est coquin et puis...

parce que c'est moi qui signe.

Vous �tes toujours d'accord ? Je signe ?

Absolument, je suis d'accord. Bon.

Oh...

Bon anniversaire, mon mari.

Tricheuse !

Vous avez mis combien de bougies ?

Soixante.

Si seulement c'�tait vrai...

Vous seriez heureuse, hein ?

Heureuse, peut-�tre pas.

Mais tranquille, oui.

- Un t�l�gramme pour votre mari.

Musique rapide

---

- Mon amour !

---

D�p�chez-vous, mon amour.

---

On va �tre en retard.

---

Qu'avez-vous ?

---

Willy tousse.

Ah !

Miaulement

Eh bien...

Ah.

Heu...

�a peut para�tre un peu...

Mais il faut que je...

Je vais au journal, mes obligations...

En pleine nuit ? Au journal ?

Eh, oui.

A plus tard.

Musique m�lancolique

---

ll ment bien, hein, notre ma�tre ?

---

C'est bien toi, �a.

A peine rentr�, tu viens ici.

Hum.

L'odeur du journal, tout �a.

Hum. �a me manquait.

Sant� ! Sant� !

---

Vous dormez ?

---

(Sido) Pourquoi tu laisses Willy signer ?

Tu acceptes tout de lui.

Un couple ne trouve pas le bonheur ainsi.

Je me demande si ton mariage te rend heureuse.

La derni�re fois, tu avais une petite mine.

Viens ici. Je te nourrirai comme tu aimes.

Tu pourrais �crire. La chatte bleue t'attend.

---

- Qui dois-je annoncer ?

- Dites � Mme Georgie Duval que la provinciale est l�.

Mme Colette.

Quelle surprise !

Comme vous �tes belle.

Vous �tes femme, � pr�sent.

Je vous ai crois�e un soir au th��tre, mais...

Vraiment, je ne comprends pas.

ll est donc fou ?

Vous avoir pour rire...

ll est pas si d�raisonnable.

ll vous a �pous�e.

Vous �tes une femme ravissante.

Je ne suis pas venue entendre vos louanges.

Je d�teste votre parisianisme.

Si habile dans la dissimulation.

Vous doutez de moi ?

J'ai �t� m�chante avec vous.

C'�tait sans le savoir, croyez-moi.

Je le regrette, maintenant.

Venez.

Causons tranquillement.

Willy se laisse s�duire.

ll a besoin d'�tre rassur�.

Je le sais.

Vous �tes trop experte pour l'ignorer.

Vous vous trompez sur moi.

Mais pour votre mari...

vous avez sans doute raison.

Vous vivez avec lui.

Vous le connaissez..

..mieux que quiconque. J'en suis pas si s�re.

Mais enfin...

Que puis-je faire pour que vous me pardonniez ?

Dites.

J'ob�irai.

Vous avez Paris � vos pieds.

Moi, je n'ai que lui.

Laissez-le-moi.

Mais que croyez-vous donc ?

Qu'apr�s vous avoir vue...

je pourrais encore le voir, ce tra�tre ?

J'ai peur.

Comme vous l'aimez.

Quel joli bijou !

C'est mon p�re qui me l'a offert.

Vous me jetez dans un trouble.

Vous �tes si belle.

Peut-�tre entre femmes...

peut-on s'aimer...

se comprendre...

mieux.

Non, pas mon chapeau.

Mais pourquoi ?

Je me sens nue en cheveux.

Je te vois comme Willy te voit.

Tu pr�f�res mes baisers ou ceux de Willy ?

Je peux te montrer comment il m'embrasse.

Tu ne le verras plus ?

Je te l'ai jur�.

Excellent ! Excellent !

Voici ce qu'�crit Maurras.

''La maturit� de la langue et du style.

''L'exp�rience dont t�moignent ses confessions...''

Tu lances le livre avec �a.

La meilleure..

..critique que j'ai eue.

O� vous �tes ? A quoi vous pensez ?

Je te regarde. Tu es content.

On le serait � moins.

Voyons ce qu'�crit Rachilde.

''Le vice, une invention des civilis�s.

''Claudine est une personne vivante et debout.''

C'est envoy� !

''Que Willy le potinier, le brillant auteur,..

''..ait cr�� ce personnage..

''..ou l'ait pris des mains d'une femme,..

''..c'est l� une oeuvre �tonnante.

''De Willy, le livre est un chef-d'oeuvre.

''De Claudine, le m�me livre..

''..est l'oeuvre extraordinaire d'une d�butante.''

Hum... Celle-l� a compris.

Compris quoi ? Non, rien.

C'est ainsi.

Votre participation.

�a doit rester notre secret.

Mais c'est toi qui signes.

Vous �tes bizarre. �a ne vous fait pas plaisir ?

Si. Claudine se vendra.

J'esp�re et nous serons riches.

Tu m'ach�teras des chapeaux. Bien s�r.

Pourquoi des chapeaux ?

Parce que tu les aimes tant.

En cheveux, je me sens nue.

Musique douce

---

''Maman, tu t'es tromp�e sur mon mari.

''D�livr�e de l'impatience,..

''..emplie de cette m�lancolie cr�ative..

''..que j'appelle le fr�lement du bonheur.''

�a, elle �crit bien.

Pourquoi nous ment-elle ?

Sido, qui te dit qu'elle ment ?

---

Tu n'aimes pas Willy.

Pour toi, il ne peut la rendre heureuse.

Je la connais bien.

''ll a beaucoup � faire. ll arrive,..

''..il part toujours press�.

''Alors, j'�cris, j'�cris.

''J'ai termin� mon 3e Claudine.''

Gr�ce � lui, elle �crit.

Surtout parce qu'elle est seule.

Plus court.

Moins ! Faut voir les bas,..

..mais pas trop.

Voil�, comme �a, c'est parfait.

�a vous ennuie aussi, Polaire ?

Ah non ! J'apprends Claudine, l�.

Je connais les romans par coeur.

�a me donne les mots de la pi�ce.

Boutonnez jusqu'en haut.

Le col, il est d'elle.

C'est celui de ses sarraus.

Ce sera le ''col Claudine''.

Elles en porteront toutes.

Bon, c'est parfait.

Passons..

..� la s�ance de pause.

Ma ch�rie, agenouillez-vous l�.

Faites semblant de me dessiner.

- �a va agacer..

..les f�ministes. Tant mieux !

Avec la foule � l'expo de 1 900,..

..ces cartes postales vont se vendre � la pelle.

Je le m�rite mon surnom de..

..''Monsieur de R�clamier''.

Vous avez l'air si joyeux.

C'est pour donner le bon exemple.

On y va, l� ? Photo !

Musique m�lancolique

---

Oh !

Je suis en retard..

..pour ma photo.

Nous avions rendez-vous ?

Non. Georgie !

Laissez-moi vous pr�senter ma femme.

Mme Georgie Raoul-Duval.

Votre mari a �pous� une femme dont chacun s'�prend.

Un peu sauvage. Pas sa place � Paris.

R�signez-vous � �tre diff�rente.

- Je vais t'aider.

Je savais o� tu �tais.

Tu me manques. Demain, � 1 5h ?

Je vais � Ch�tillon voir mes parents.

Colette ?

Demain ?

Je vous laisse. Vous �tes en plein travail.

Ne vous laissez pas abuser, ma ch�re.

Vous s�duisez tout le monde.

Elle a un amant, cette Georgie ?

Comment le saurais-je ?

A quoi penses-tu ?

A Colette.

ll vaut mieux �tre plusieurs sur une bonne affaire...

que seul sur une mauvaise.

Elle m'a demand� si tu trompais ton mari.

Vraiment ?

�a m'a fait de la peine. Curieux, non ?

Quoi, tu l'aimes ?

Bah, si !

A ma fa�on, mais si.

Mais...

Tout de m�me.

Quoi ?

Je m'ennuie, je m'ennuie...

Musique douce

---

Willy rigole.

---

---

Mon cadeau pour nos 7 ans de mariage.

En avons-nous les moyens ?

On verra bien.

Vous �tes d'une insouciance...

Eh, oui ! - Bienvenue aux Monts-Boucons.

Vous �tes en avance.

En retard. On attend �a depuis des ann�es.

Venez, ma ch�rie.

Musique douce

---

Colette ?

Ce sera mon bureau. Tu veux bien ?

Je d�teste me r�veiller dans un lit vide.

Je voulais voir le lever de soleil.

Nous allons �tre bien, seuls tous les deux.

Loin de Paris.

Comme autrefois � la mer.

Vous �tiez si petite, alors.

C'est � la campagne..

..qu'on �crit le mieux sur les villes.

Vous pourrez terminer..

..l'adaptation de ''Claudine � Paris''.

J'aime �crire pour Polaire.

Hum.

Si on allait courir dans les bois ?

Que j'aille courir dans les bois ?

Ma femme est folle !

lls rient.

''Symphonie du Nouveau Monde'' - Dvorak

---

Je suis triste que tu partes.

Je reviendrai vite.

Nous allons retravailler ensemble.

J'adore �a. Vous aussi, �a vous pla�t.

Voil�.

Vous �tes si belle.

Mais ?

Votre longue natte me manque parfois.

C'est mes 20 ans qui te manquent.

Pas les tiens.

Les miens.

Vous avez cess� d'�tre heureux.

Je suis comme vous. Par moment, �a va...

Hum. On y va ?

Acclamations

---

Merci.

A nos 7 ans de bonheur.

Aux succ�s des ''Claudine''.

Tu as invit� Georgie ?

Je ne l'ai pas invit�e.

Ah...

Charles, content de te voir.

Elle rit. Pourquoi riez-vous ?

Lui, il vous singe, mon cher Carco.

C'est moche de rapporter.

C'est pas dimanche pour les mimes ?

Je vous admire, monsieur.

Je r�ve de faire du mime.

Premi�re le�on.

Les mimes n'ont pas besoin d'accessoires.

Pardon.

Tu me manquais trop.

Tu me fuis, pourquoi ?

On m'a dit que tu revoyais Willy.

Tu me l'avais jur�. Je te pardonnerai jamais.

Et lui ?

�a, �a me regarde. Nous, c'est fini.

C'est dommage, non ?

Surprise, ma ch�rie.

Surprise.

Murmures admiratifs

---

Je vous plais, Mme Colette ?

Et � vous,..

..M. Willy ?

Pourquoi, Willy ?

Pourquoi cette fille, aujourd'hui ?

Mais... pour rire, Colette.

C'est tr�s dr�le.

F�licitations.

Pour la maison ou l'ananas ?

Pour l'�criture.

Je sais qui est l'auteur des ''Claudine''.

Ce n'est pas une question. Je vous le dis.

Prenez garde, Colette.

En litt�rature, cr�er un type est une force,..

..mais aussi un ch�timent, une faute.

�a vous colle � la peau.

Vous �tes l'original.

C'est ce qui compte, ch�re amie.

Parce que les copies...

Peuvent faire tr�s mal.

Musique douce

---

Je t'aime, Renaud,..

..depuis longtemps.

---

Je voudrais te donner ma vie.

- Je pourrais �tre votre p�re.

Je serai veuve et orpheline.

- Avec 1 0 ans de moins...

- Non, �a ne va pas.

Tu mens dans cette sc�ne.

Tu mens tout le temps.

La diff�rence d'�ge te pla�t.

La jeunesse de Claudine te rassure sur toi.

Tu te joues d'elle. Je l'aime.

Oui, mais tu supportes mal de vieillir.

Encha�nons. Polaire,..

..on reprend � : ''Tu aurais connu...''

Tu aurais connu les Assises.

Tu me rendras heureuse ? - Oui !

Tu me seras fid�le ?

- Je le jure.

- Non, non.

Willy rigole.

L� aussi, tu mens.

- Je lui mens tout le temps ?

Je ne veux pas l'�pouser ? - Si.

Mais tu sais..

..que tu seras infid�le.

- Moi, je suis sinc�re. J'ai peur..

..de le perdre ?

Oui, petite Polaire.

Tu ignores tout de la tricherie.

- On peut aussi aimer sans mentir, hein ?

- Non, on ne peut pas.

Reprenons.

- Bien, ne nous marions pas.

Mais je veux �tre..

..votre ma�tresse.

Bon, je recommence.

- ''Le pauvre attend, impatient et d��u,..

''..le retour de Claudine, qui vient,..

''..lui apporter sa r�sistance,..

''..son silence, sa flamme.

''Je sens ma premi�re f�lure.''

J'aurais jamais su �crire �a.

Comme j'aime travailler avec vous.

Mais, dites-moi...

La femme qui aime Claudine de 3 � 5..

..et son mari de 5 � 7...

c'est Georgie ?

Vous vous �tes donn�e pour me garder ?

Tu m'as rendue pr�te � tout pour �a.

Mais � quoi bon, Meg a remplac�..

..Georgie, non ?

De quoi tu parles ?

Je suis all�e au th��tre.

Tu as vu Meg, et puis ?

Elle veut jouer Claudine.

Claudine, c'est moi. Au th��tre, c'est Polaire.

Je le lui ai dit.

Je ne te crois plus, Willy !

Plus souple, f�line.

Vous �tes un chat debout.

Paumes en dedans et mains rentr�es.

- Excusez-moi.

Vous en �tes o� ? Nous avons des urgences.

- A chacun les siennes.

Quelle est la v�tre ?

Couvez des fausses Claudine ?

Elle a ses nerfs, ma petite Colette.

Elle a pas d� nous pondre grand-chose.

Les fonds sont bas. Je vais partir.

Non, restez, Mlle Meg.

Mon mari appr�cie votre compagnie.

Hum hum. Hein, Willy ?

Partons, nous sommes en retard !

Au revoir, Mme Colette.

Quel est le titre de notre petit dernier ?

Meg rigole.

''Claudine s'en va.''

Bon...

On repart.

Pourquoi vous restez avec lui ?

La peur qu'il se remette de mon absence.

Ou bien l'instinct de propri�t�.

Rien de bien reluisant.

Et le quitter pour aller o� ?

Je n'ai pas un sou.

Les femmes retournent chez leur m�re.

Parfois, elles gagnent leur vie.

Je ne sais rien faire.

Je mens � ma m�re.

Elle me croit heureuse.

Ce n'est pas une liaison honorable.

Qu'est-ce qu'une liaison honorable ?

Une liaison dont vous vous sentez publiquement honor�e.

Mille fois, Willy m'a jur� d'�tre fid�le.

Et puis...

Mets-moi � ton nom.

Tu me jures de rester fid�le ?

- Je le jure.

Mais vous �tes si jeune, et moi...

En te perdant, je serai veuve et orpheline.

lls adorent. Nous faisons un triomphe.

Mais nous, Willy...

Notre vie dans tout �a ?

Rires du public

Tu veux Claudine tout de suite ?

Apprend-moi l'amour, l�, maintenant.

Oh... je t'aime !

Et tant pis si je dois en souffrir.

Tant pis si je dois en mourir.

Applaudissements

Je t'ai plu ? Tu �tais merveilleuse.

Tu es ma Claudine.

On a gagn�. Tu dors ce soir.

Non, j'attendrai. Mais quoi ?

Demain soir. Tu seras l� ?

Non, demain, je pars aux Monts-Boucons.

---

Le public scande Willy.

---

''Symphonie du Nouveau Monde'' - Dvorak

---

- Je vais �crire un livre sur toi, Toby.

Sur ton d�sint�ressement.

Et puis aussi, sur Kiki.

Sur sa gr�ce f�line.

Sur son savoir vivre.

Promis, �a ne parlera pas d'amour.

---

Je me sentais devenir meilleure.

Capable de vivre sur moi-m�me.

Et ponctuelle.

Comme si j'eusse d�j� su..

..que la r�gle gu�rit tout.

En somme, j'apprenais � vivre.

---

On apprend donc � vivre.

T'as pas faim ?

- Dis, mon petit chat.

Que fais-tu de tes journ�es..

..dans cette belle demeure isol�e ?

Je grandis.

Enfin, j'essaye.

�a va pas ?

Willy installe Meg chez nous tant que je suis ici.

Elle n'a pas o� loger.

Toi, tu as dit oui.

Que voulais-tu que je lui dise ?

ll jure que c'est une amie.

Qu'est-ce que tu �cris ?

''Dialogues de b�tes''.

Celui-l�, je le signerai.

Eh bien, voil� !

Tu vas vers l'ind�pendance.

Je t'ai trouv� un cachet chez un particulier.

Tu vas danser devant..

..un public. J'suis pas danseuse.

Tu es mime. Tu vas inventer.

C'est qui ce particulier ?

Mathilde de Morny.

Une descendante de la reine Hortense,..

..de Talleyrand.

Elle a quitt� son mari..

..pour les femmes � qui elle donne son argent.

On l'appelle Missy.

Et pour les intimes, c'est Max.

Elle meurt d'envie de te rencontrer.

Musique douce - piano

---

Vous m'avez tellement plu. Merci.

Merci ? D'avoir accept� de danser.

J'ai tant d'admiration pour vous...

Vous �tes Mme de Morny ?

Pour vous, j'esp�re �tre Missy.

---

Ou Max.

Monsieur.

Mme Nathalie Barney est arriv�e.

Vous m'avez �bloui, madame.

Merci, monsieur.

---

Je vous laisse.

---

- Vous �tes vraiment unique.

Merci.

---

Qu'y a-t-il ? Votre robe est tach�e.

Le cardinal. Mais depuis quand ?

Deux minutes. Moi seule l'ai vu.

---

Vous me donnez trop.

Vous avez aim� ma danse, mais on a un contrat.

De plus, vous m'avez sauv� la vie.

Mais non.

Non, c'est vous qui me sauvez.

Je comprends pas.

Vous me redonnez vie.

ll �tait courtois, mon mari.

lntelligent. Vous aimez les femmes.

J'aimerais n'en aimer qu'une.

Missy frappe.

Je suis la marquise de Morny.

Chants religieux

---

Bonsoir, Berthe. Bonsoir, Max.

---

Ah, Odile !

Encore l� ?

Je sais, j'abuse, mais...

---

- Eh, oui.

---

Et...

Vous voulez go�ter ? - Trop jeune.

L'opium sert � finir sa vie, pas � la commencer.

---

Alors, nous attendrons.

---

Je vous sens lointaine.

Je peux vous rendre heureuse.

Moi, l'amour en ce moment...

Je peux attendre.

---

Qu'est-ce que j'apprends sur ma femme ?

Elle a pass� une nuit de d�bauche..

..en laissant son chien et son �poux seuls ?

L'�poux n'a pas d� attendre beaucoup.

Le lit n'�tait pas d�fait.

Une femme te rendrait heureuse ?

Gr�ce � toi, je ne cherche plus le bonheur.

Je cherche le plaisir.

Deux femmes ensemble...

Qu'est le vice selon vous ?

Le mal...

qu'on fait sans plaisir. J'oubliais.

Georgie veut pilonner ''Claudine amoureuse''.

Elle s'est procur� le manuscrit.

Elle s'est reconnue dans R�zi.

Le livre ne sortira pas ?

J'ai vu Ollendorf. On va brouiller les pistes.

Trouvez-lui un autre titre.

Je suis un peu las de Paris.

Que diriez-vous d'un petit voyage..

..comme du temps o� vous m'aimiez ?

Je te tuerai si un autre t'offre le plaisir !

Donc, ce voyage ?

Pars avec Meg.

Elle est encore aveugl�e par toi.

Profites-en.

Elle se refuse, figurez-vous.

Me dit qu'elle le fera, et le soir venu...

Non ?

Bon !

J'irai avec celle qui m'appelle papa..

..quand je la fais manger.

Bon app�tit.

Amusant, non ?

Tordant !

Willy d�tenait le don, exer�ait la tactique..

..d'occuper une pens�e de femme.

La pens�e de plusieurs femmes.

Je viens d'acheter ''Dialogues de b�tes''.

Celui-l�, tu le signes seule !

J'ai sur le feu ''Les vrilles de la vigne''.

Alors, ce bel hidalgo, o� tu l'as vu ?

Oh, la premi�re fois, dans sa loge.

Vous avez couch� tout de suite ?

Couch�, non. Y avait pas de lit.

Juste un fauteuil. On �tait assis.

Cette peau qu'il avait.

C'est d�j� fini ?

Pour la 1 re fois de ma vie,..

..je vais vivre seule, mais avec qui ?

Pourquoi ne pas l'avoir gard� ?

On s'est plaqu�, on s'est repris.

Et apr�s, il est devenu distant.

ll m'aimait banalement, alors..

..je l'ai l�ch�.

Est-on capable en amour..

..de garder notre imagination..

..intacte ?

- Les fantaisies..

..qui durent, je connais pas.

Je ne d�sesp�re pas.

Les femmes, c'est pas la solution.

Missy est tendre et douce.

Je suis comme son enfant.

Et toi, la clandestine ?

Ton amant �rudit ?

La nuit, il me parle. Le matin, il me rate.

Elles rient.

Willy est en voyage avec Meg ?

Elle le rend fou en se refusant � lui.

Moi, j'attends avec paresse.

(Ensemble) C'est nous, les gars de la marine

Quand on est dans les cols bleus

On a jamais froid aux yeux

Missy, la 1 re fois dans un vrai th��tre.

J'ai la trouille. Rien ne va plus

lls vont t'adorer.

(Sido) Tu es un �crivain.

Ne perds pas ton temps � vouloir jouer la com�die.

Tu br�les ta vie sur les planches.

Ta Missy me pla�t de plus en plus.

ll semble qu'elle t'aime pour toi.

Attends-moi. Alors, explique-moi.

Pourquoi ne quittes-tu pas ton mari ?

Pourquoi passer vos vacances � quatre ?

Une manne pour les �chotiers.

Tout �a est malsain et destructeur.

Tu me manques.

Tu me manques, mon soleil d'or.

Tu me manques.

- O� as-tu �t� courir d�s l'aube ?

- La nuit, tu me donnes la volupt�.

Le lever du jour, je ne le partage avec personne.

Elle a fugu�, ta petite fille ?

Elle veut me rendre jaloux.

ll faut qu'elle s'amuse � son �ge.

Petit rire Je t'en prie !

Qu'est-ce que j'ai dit ?

Ouvre le vin plut�t.

Hum !

Meg ne d�jeune pas avec nous ?

Elle fait un tour avec un ami � toi.

Qui �a ?

ll roule en d�capotable.

T'inqui�te, elle reviendra.

Bien s�r qu'elle reviendra.

Elle revient toujours. Quand m�me...

Klaxon

Fred Trieste !

Papa, Colette !

- Le seul Europ�en sportif et opiomane.

Sans �tude, il est mar�chal des logis.

ll adore se minimiser.

Ah... !

T'aurais d� venir avec nous.

C'est bon de rouler au bord de la mer.

Que de femmes autour de moi !

A table, le pigeon a faim.

Une faim d'homme !

- Ah, la mer me manquait.

Toi aussi,..

..oncle Max.

Puis-je t�moigner mon admiration..

..� notre plus belle com�dienne.

Je vous ai vue au th��tre des Mathurins.

Fred Trieste.

Willy, un autre grand ami, Fred.

Comment faites-vous ?

Comment fait-on quoi ?

Ces vacances..

..tous les 4.

Tout Paris en parle.

ll parle de ceux qui usent leur temps..

..� commenter la vie des autres.

Fred rigole.

Vous allez jouer une pi�ce de votre mari ?

Bien s�r, il parle de nous quatre.

Vous aimez scandaliser ?

Vous nous faites la morale ?

Peine perdue, ils n'en ont pas.

lls aiment scandaliser.

Meg nous conna�t bien.

On est unis face � l'adversit�.

On va se baigner ? Hum...

- J'ai peur, papa !

�a y est. - Quel exhibitionnisme.

ll lui tient le menton pour qu'elle nage.

Brouhaha Mignonne, son �trang�re.

--- Elle te pla�t ?

--- Non.

- Chut !

Tu me plais. Veuillez vous taire.

R�probations

�a, alors ! - ll la pelote !

J'ai eu si peur de te perdre.

J'ai m�me pens� au suicide.

Hu�es

- Mais c'est difficile.

- Tr�s.

Heureusement... Sifflets

--- Puisque tu es l�.

--- D�sormais...

---

Tu m'appartiens.

--- C'est grav�, l� !

---

(Les deux) Ensemble pour toujours.

--- - Quel chahut !

Sifflets et applaudissements

---

La pi�ce que nous avons r�p�t�e devant vous...

Est de Willy et Andr� Cotton.

---

Vous �tiez formidable. N'�coutez pas.

---

C'�tait tr�s bien.

''Je f�licite les Willy de se moquer du qu'en-dira-t-on.''

Tu t'�nerves. ll est bien ce Paul Acker.

Lui, �a va. Les autres, c'est un massacre.

Que fais-tu ?

J'�cris ma r�ponse aux insultes.

lls critiquent et toi, tu joues.

Comme j'�cris, je ne peux pas jouer.

Dans ''La vie parisienne'', ils publient ''La vagabonde''..

..par Colette Willy.

On ne parle que de toi.

Quelqu'un frappe.

Oui, entrez.

Mme Colette.

Votre mari et votre fr�re sont au salon.

lls disent que c'est urgent.

Qu'est-ce qui se passe ?

Hein, L�o ?

L�o, mon fr�rot ?

Qu'est-ce qu'y a ?

Oh, Gabrielle...

C'est papa.

C'est papa !

Mais non, je lui ai pr�par� des caillettes.

Sanglots

---

Colette ! Gabrielle.

La messe est commenc�e. ll faut y aller.

Je ne peux pas.

Vous le devez. Gabrielle.

S'il te pla�t, Gabrielle.

Cloches

---

Ah, les voil�.

Tu es rassur�e ?

- Elle exag�re.

En retard � l'enterrement de son p�re !

Ma fille.

Musique m�lancolique

Papa...

Ne valions-nous pas, toi et moi,..

..l'effort de nous mieux conna�tre ?

Plus jamais ton sourire du coeur.

Plus jamais le bruit de tes pas.

Plus jamais ta tendresse muette.

On ne s'est pas assez vu.

---

Pourquoi il m'a fait �a ?

J'aurais d� partir la premi�re.

Tu me l'avais promis, Jules.

---

ll a tout vendu.

Maman n'a plus un sou.

Nous, on peut...

On peut envoyer de l'argent tous les mois.

L'a�n� sans rivaux veille sur toi.

- Lui au moins..

..passe ici chaque jour.

Toutes les m�res sont jalouses de moi.

- Maman, Colette et moi,..

..nous vivons � Paris.

Vous ne pouvez pas.

Ma fille, tu m'aimes.

Tu es une femelle.

Ma pareille, ma rivale.

Lui,..

..j'ai toujours �t� sans rivale..

..dans son coeur.

Si ta femme entendait...

Les �crits de papa, on peut les publier.

ll ne voulait pas..

..qu'on les lise !

''A ma ch�re �me, son ami fid�le, Jules Joseph Colette.

''Pardonnez aux enfants timides,..

''..ils ne savent que vous aimer.''

La recette de la pur�e de ch�taignes.

Tu savais qu'il n'�crivait pas.

Oui, je le savais.

Carillon

---

Vous l'imaginez, papa ?

Bless� dans Melegnano, il a demand� au zouave :

''O� faut-il vous mettre ?'' ll a r�pondu :

''Au milieu de la place sous le drapeau.''

Quelle classe, hein ?

''C'est fini de danser.''

C'�tait le meilleur danseur..

..que j'ai jamais vu.

---

�a va aller sans papa ?

Comme une moiti� de femme.

�a m'a toujours contrari�e.

Dans tes romans, tes h�ro�nes sont sans m�re.

Depuis le 1 er Claudine.

Un jour, j'�crirai un livre sur toi.

Quand ? Quand j'en serai capable.

Dans ton livre, je serai une bonne m�re ?

Une tr�s bonne m�re et tr�s partiale pour lui.

C'est d�cid�. Je reste quelques jours.

---

Ton vrai m�tier, c'est d'�crire.

J'�cris, je joue. Changer, c'est vivre.

Tu me l'as appris. Non.

C'est toi seule, mon soleil d'or.

Je te regarde et je vois papa.

Tu le portes en toi.

Au revoir, cousine. Au revoir, cousin.

Au revoir, petit fr�re.

Au revoir, Sido. Au revoir.

Hurlements et sifflets

---

Missy, cette Colette est ta perte !

- Vous parlez de ma femme !

C'est de ma femme, monsieur. Ma femme !

---

Bande de jean-foutre !

Vous connaissez rien � l'art. Sign�, Willy !

- Tu vas me manquer, tu sais.

Mais quand ils peuvent causer...

Willy... On va se revoir.

Vous leur avez donn� la mati�re.

Tu as lu ''L'Eclair'' ?

Et ''Gil Blas'' ?

Bon... bon !

On d�ne un soir quand tu veux.

C'est �a, d�nons un soir.

- Alors ?

Je suis vir� par ce trouillard.

Me voil� sans le sou.

J'ai des �conomies, moi. Non.

Tu es mignonne.

Ma famille se venge.

Je ne peux plus te garder.

Je resterai � votre service quoi qu'il arrive.

Alors... �a !

Willy reprend ''Claudine en m�nage'' au th��tre.

Comme interpr�te, Meg Villars.

lncroyable !

Meg !

Sa ma�tresse jouera le r�le de sa femme.

ll lui donne son nom !

Colette ne lui pardonnera jamais.

Tu lui choisis comme nom de sc�ne le mien.

Tu lui fais jouer Claudine sans m'en parler.

J'ai essay�...

Quand �a, esp�ce de menteur ?

Tu la transformes en moi plus jeune.

Tu veux m'�coeurer � jamais ?

Claudine est mon jouet pr�f�r�.

Claudine, c'est ma vie. Je ne la pr�te pas !

Ni � toi ni � ta Meg !

Claudine aurait-elle exist� sans moi ?

C'est ma fille.

Je l'ai vendue � Ollendorf.

Besoin d'argent.

Tu savais qui l'avait �crit.

Je l'ai sign�. Vous �tiez d'accord.

Je te tra�nerai devant les juges !

La paysanne se r�veille.

Cet appartement mortel, je l'ai vendu.

On va changer de vie.

Tu veux vivre avec Meg.

Elle fera de toi un jeune homme ?

ll est mort, mon pauvre.

Mort il y a longtemps.

Et vous, le temps vous �pargne ?

Vous �tes toujours ma jeune femme ?

Nous vieillissons tous.

Dire que je n'arrivais pas � te quitter.

Colette sifflote.

---

Eh bien !

Demain, je t'am�ne chez Willy.

Un jour avec lui, un avec moi.

Le chien glapit.

�a te va comme retraite, mon Toby ?

On recommence tout � z�ro.

�a me fiche une trouille.

On frappe. - Colette ?

C'est Willy, ouvrez-moi.

---

Allez !

Trois jours que je vous cherche.

Vous �tes encore ma femme !

C'est quoi cette merde ?

Tout est bu. La mer et les poissons.

C'est votre faute.

Vous ne pouvez pas m'abandonner.

Je ne peux pas sans toi.

Y a une semaine, tu m'as donn� cong�.

Ce que j'ai dit...

Ce que c'est moche ici.

�a, oui.

L�-bas, c'�tait mortel. lci, c'est moche.

Ta neurasth�nie est chronique.

Donc, j'ai besoin de vous.

Depuis quand fumez-vous ?

Depuis que tu me trompes... 1 5 ans.

Vous voulez plus jouer avec moi ?

Je ne veux plus de toi ni de tes caresses.

Ni rien ni ton nom. Rien.

Oh, vous n'�tes pas s�rieuse.

Vous n'�tes pas s�rieuse.

Nous deux, c'est...

Tari !

Fini. Plus rien.

Je ne vous crois pas.

Je ne vous crois pas.

Tout m'�chappe.

M�me vous.

Je te le laisse, Toby.

Tu le ram�neras � la maison.

Carillon

---

Deux femmes enlac�es.

lmage m�lancolique et touchante de deux faiblesses.

R�fugi�es dans leurs bras pour y dormir.

Y pleurer.

Et go�ter l'amer bonheur de se sentir pareil.

lnfinie... Oubli�e.

Achetez, lisez ''Paris Journal''.

Mme Colette reprend ''Claudine en m�nage''..

..au th��tre de l'Atelier.

- Colette, on va lever.

Vous �tes Claudine. Je suis Colette.

Quand nous �tions petites...

Je n'ai jamais �t� petite.

Je ne suis devenue qu'une femme.

Comme je me regrette.

Willy me rend heureuse.

Pas pour longtemps.

ll n'aime que moi. C'est pour toujours.

Willy fait souffrir.

Oui. C'est vrai.

Souvent, je l'attends.

J'ai appris � cacher ma peine.

Oui, tu as appris la dissimulation.

Seriez-vous �crivain sans Willy ?

Je ne sais pas.

Sans doute.

Peut-�tre.

ll est mon premier amour.

On ne meurt que de celui-l�.

- Grouille. T'es en retard !

Je vais gagner notre vie.

Nous ne d�pendrons plus de personne.

Musique douce

---

Sous-titrage : http://www.vdm.fr

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