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Titre VO: The Past is Prologue Titre VF: Les le�ons du pass�
Parle-moi du feu vert.
De quoi ?
"Je pensais � l'�tonnement de Gatsby...
"quand il aper�ut le feu vert pour la premi�re fois...
� la fin du Quai de Daisy."
Que repr�sente le feu ?
Qu'il y avait un carrefour pr�s de sa maison� ?
Concentre-toi, mon grand !
J'essaie, papa.
Mais comment suis-je cens� m'int�resser...
� un riche solitaire de 1924 ?
Etait-il m�chant ? Etait-il un escroc ?
Pourquoi ne lit-on pas...
des trucs sur la vraie vie� ?
J'ai lu "Gatsby" quand j'�tais jeune...
je me suis senti tr�s touch�, mais l� n'est pas la question...
si tu n'obtiens pas au moins un "B" � cet examen...
tu n'auras pas ton ann�e.
Je sais.
Tu dois te livrer � fond...
si tu veux t'en sortir, Eli.
Tu ne peux pas te contenter du minimum.
Papa, je n'ai pas de vie !
Je rentre tous les jours de l'�cole...
et je regarde ces fichus bouquins !
Tu dois faire plus que regarder.
Je ne vois pas ce que tu attends de moi !
Demande-toi...
qu'attend le professeur ?
Combien de travail dois-je abattre ?
Qu'est-ce qui va me donner le dipl�me� ?
A part prier ?
�a suffit ! Je parle s�rieusement.
Tu me pousses, mais tu ne m'aides pas.
Ecoute, Eli...
j'ai mon propre travail, d'accord ?
J'essaie de fonder un grand centre commercial � Skokie...
je suis confront� � deux grosses entreprises de Chicago...
que suis-je cens� faire ?
Je me demande : "Comment d�crocher le chantier ?"
Je ne prie pas.
Je resterai debout toute la nuit, s'il le faut...
je garderai tout le monde au bureau pendant la nuit...
si c'est n�cessaire pour r�ussir.
Alors, tu ferais bien de te remettre au travail.
Eli...
C'est bon, papa...
j'ai compris.
Puis-je vous aider ?
Oui, je viens voir Rick Sammler.
- Quel est votre nom ? - Lily Manning.
Oh, bonjour ! Je suis Victoria.
Bonjour, ravie de vous rencontrer.
- Venez. - Tr�s bien...
Du nord, que voyez-vous ? Les gens arrivent de ce c�t�...
c'est leur premi�re impression du b�timent...
la chose primordiale.
Si vous voulez une passerelle...
mettez-la � l'endroit qui fera le plus d'effet.
- D'accord. - Bien.
Retour � la case d�part.
Non, l'attrait de l'�l�vation fonctionne.
Utilisons les m�mes proportions � l'�tage...
mettons l'extension de la passerelle...
� l'endroit o� la maquette se r�p�te.
- Compris ? - Oui.
- Accordez-moi une minute. - Pas de probl�me.
Tu as faim ?
Je meurs de faim, mais je ne suis pas s�r de pouvoir me lib�rer.
Tant pis, je ne suis pas press�e. Je peux repasser !
- Attends une minute. - Ne t'inqui�te pas !
Rick n'a aucune mani�re, alors je vais me pr�senter...
Tu as peur que je lui dise la v�rit� sur toi ?
Vous devez �tre David.
- J'ai cette malchance, oui. - Bonjour.
Tu avais dit qu'elle �tait seulement "bien".
- La ferme ! - Oh, �a va...
il m'a dit que vous n'aviez aucun talent...
et qu'il vous supportait depuis des ann�es.
Au moins, il a �t� honn�te � propos de l'un de nous deux.
Rick, l'escalier au nord...
on devrait le d�placer, aussi ?
- Oui, il bloquerait les fen�tres. - Ah, ouais.
- C'est un peu la panique... - Je vois.
- On se frotte aux grandes soci�t�s. - Ou on ferme la boutique.
"Briggs & Mason"...
construisent un nouveau si�ge social...
- on va d�crocher le boulot. - C'est g�nial !
Soit on meurt � essayer, soit on meurt � faire...
soit on meurt si on ne le d�croche pas.
Et les colonnes en pierre, Rick ?
- On les d�place. - Nous devrons refaire l'�tude.
D'accord.
- 5,000$ de plus. - D'accord.
Tu sais, je crois que je vais sortir acheter des sandwiches.
Non, on peut y aller.
Peu importe, �a ne me d�range pas de manger ici.
Je veux sortir.
Est-ce que la structure du parking peut supporter les colonnes� ?
Si je redessine compl�tement la structure du parking, oui.
Encore 5,000$ de plus.
Poulet, dinde, jambon ?
Quand j'�tais petite, j'avais l'habitude d'aller au restaurant de mon p�re...
et toutes les serveuses me traitaient...
comme une petite princesse.
J'adorais ce sentiment, tout tourbillonant autour de moi...
les serveurs criant sur les apprentis...
les cuisiniers criant sur les serveurs...
mon p�re criant sur tout le monde !
Lily, te voil�. Dieu merci !
Pourquoi, j'ai �t� longue ?
Non, nous devons rencontrer l'ing�nieur maintenant...
c'�tait son seul moment de disponible...
et nous lui prenons son heure de d�jeuner.
- Oh, d'accord. - Je suis navr� !
Tant pis, servez-vous ! J'ai achet� tout un assortiment.
- Merci. - Tu es adorable.
C'est quoi ? Pas de mayonnaise ?
Cassilli !
Une femme m'a achet� � manger... Merci beaucoup.
Je t'appelle plus tard.
- Au revoir, encore merci ! - D'accord.
Merci beaucoup.
En vieillissant, c'est devenu embarrassant.
Les serveuses faisaient des tas de mani�res avec moi...
les barmens me pr�paraient tout le temps des "Shirley Temple".
J'�tais l'adorable fillette de 6 ans du patron...
et je le resterais �ternellement.
Vous serez tr�s bien, ici.
Vas-tu lui dire d'accepter ?
Regardez ce b�b�, regardez Zoe !
- Viens voir papa Phil ! - Va avec grand-p�re.
Viens, mon coeur ! Corky, deux couverts sur la quatre.
Bien s�r, Phil. Tout de suite.
- Quoi ? - Il veut que je travaille ici.
Tu plaisantes ?
Je ne vais pas vendre des cha�nes st�r�o toute ma vie !
Jake, viens ici !
Attends une seconde.
Zoe.
Ce fut rapide.
Il �tait tr�s press�.
J'ai ador� son bureau...
la fa�on dont les gens lui couraient apr�s en posant des questions !
Ils l'adorent tous.
Il est tellement calme...
et en m�me temps, plein de ma�trise.
Quoi ?
Il a l'air merveilleux...
Oh, tais-toi !
Il travaille sur un grand projet.
Non, il n'est pas comme Jake !
Ni comme papa, ni comme Billy Finklestein...
Billy Finklestein avait beaucoup de temps � me consacrer.
Oui, pour que tu fasses sa lessive...
r�diges ses papiers ...
pr�pares son d�ner..
ce dont il n'a jamais eu honte.
- C'est arriv� deux fois. - En une semaine.
Tu prenais des notes, ou quoi ?
Est-ce que tu craquais pour Billy Finklestein ?
Ne change pas de sujet, s'il te pla�t.
Bien, je suis auto-destructrice dans mon choix des hommes...
regarde qui parle.
Je pr�f�re �tre seule...
qu'�tre avec un homme qui n'a pas de temps � me consacrer.
Je donnerai les notes mardi...
et rencontrerai chacun d'entre vous...
M. Sammler, j'ai besoin de votre devoir maintenant.
Oui, une seconde.
Je suis d�sol�. Maintenant !
- Attendez... - Eli.
M. Burke...
j'ai vraiment r�vis� pour ce devoir.
Mais parfois, je n'�cris pas assez vite.
Eli, je ne peux pas te privil�gier...
par rapport aux autres �l�ves.
D'accord.
Soudain, j'entends un cri...
"Papa, o� est mon dessin ?"
- Je ne l'avais pas jet�. - Dieu t'en pr�serve !
Je l'avais juste emmen� par accident au bureau...
et d'apr�s sa r�action...
on aurait dit que j'avais jet� toute sa collection de CD...
ce qui, effectivement, m'avait travers� l'esprit.
Karen a emm�nag� apr�s que nous ayons couch� ensemble.
Nous ne l'avions pas pr�vu, n'en avions pas parl�...
�a s'est juste pass�.
- Elle a 12 ans, hein ? - Ouais.
C'est � cet �ge-l� que la folie commence.
Exactement, parce que dix minutes plus tard...
j'�tais au m�me endroit, elle passe...
et sans aucune raison, elle m'embrasse.
Oh, je peux comprendre.
Depuis le divorce...
je me sens parfois envahi quand quelqu'un reste...
jusqu'� aujourd'hui.
Elle ne reste jamais assez longtemps !
- Tu sais le pire, dans le divorce ? - Quoi�?
Avec qui continuer � parler de ses enfants ?
Tu m'en diras tant !
Parle-moi de Grace.
Ne me lance pas sur ce sujet...
J'en ai envie.
Je passe tellement de temps enferm�e dans un combat mortel contre elle...
et elle ignore le temps que je passe � me dire...
"Quelle chance j'ai...
d'avoir une fille si magnifique !"
C'est Jessie.
Salut, toi.
C'est le bureau, donne-moi deux secondes.
Vas-y.
Comment �a, nous avons utilis� les mauvais mat�riaux� ?
Quelqu'un a dit qu'ils voulaient un plus grand mod�le ?
Quand ?
C'est ridicule ! Nous avons un probl�me.
Accorde-moi deux minutes.
Pas de souci.
Non, tu n'as qu'� rassembler tout le monde...
J'ai toujours attendu apr�s mon p�re.
Lily, ch�rie, les Kravitzes sont l�.
Voudrais-tu leur donner une table ?
Oh, papa, je ne travaille plus ici.
- Ch�rie, ce sont les Kravitzes ! - D'accord.
Eponge cette cuisine, s'il te plait ?
C'est mouill�.
Eh bien, tu...
Non, �a ne fait rien. Bonne nuit !
Puis, quand Jake commen�a � travailler au restaurant...
je dus l'attendre.
M�me si je ne travaillais pas au restaurant...
je partageais l'attente des clients.
Si on est d'accord pour demain...
Oui, tr�s bien.
Ca va ?
Parfaitement.
Je n'en reviens pas � quel point j'aime faire l'amour avec toi !
Alors...
Quoi ?
Pourquoi n'as-tu pas... Laisse tomber.
Comment le sais-tu ?
J'ai des instruments attach�s � toi...
qui mesurent cette sorte de chose.
Les hommes...
Quoi, les hommes ?
Pourquoi la performance est-elle si importante � vos yeux ?
Je plaisantais.
C'est �a !
Tu es f�ch�e ?
Non, pas f�ch�e...
je veux juste �tre s�re que je ne suis pas not�e.
Oh, je ne ferais jamais une chose pareille !
Allez, Qu'y a-t-il ?
C'est stupide.
Ca n'a rien � voir avec...
Tu es f�ch�e que j'ai pris tant de temps au t�l�phone ?
Pas du tout.
Mais ?
Je n'�tais pas f�ch�e...
que tu aies pass� beaucoup de temps au t�l�phone, mais...
D'habitude, est-ce que je passe autant de temps au t�l�phone�?
O� avais-je la t�te ? Je pensais que l'argent te tombait du ciel ?
Je savais que tu avais un travail...
seulement, je refusais d'y penser.
J'aimerais ne pas avoir � y penser...
Je veux dire, si tu �tais drogu� au boulot ?
Je suis plut�t drogu� aux soucis.
Cela s'applique � chacun d'entre nous.
Mon boulot est important pour moi, je plaide coupable.
Ce n'est pas un crime.
Alors quoi ?
Est-ce que ton travail se passe toujours de cette mani�re ?
Parfois, oui.
J'ai cr�� cette entreprise...
tout ce que j'ai est dans cette entreprise...
je suis responsable de beaucoup de gens.
Je pense que c'est une bonne chose.
Nous sommes adultes...
c'est juste une chose dans ma vie, qui...
d�clenche des alarmes.
Ce n'est pas juste...
je suis d�sol�e.
Ca va.
Tu ne veux pas que je travaille ?
L'argent va appara�tre tout seul ?
Je ne veux pas...
Quoi ? Tu ne veux pas quoi ?
Je ne veux pas que tu sois aussi bizarre...
et si froid.
Qu'est-ce qui te faire dire �a ?
Tr�s bien.
Je dois y aller.
Tu dois y aller ? Il est 21h !
Karen ne ram�ne pas les enfants avant 22h.
- Ouais, mais... - Tu n'es pas oblig�e de partir.
On d�ne toujours ensemble, demain soir ?
Si tu veux.
Je passe te prendre � 19h.
Si tu veux.
J'ai achet� du lait.
Il est all�g�.
Du lait all�g�.
Il faudrait que tu m'am�nes chez Janey.
Je croyais que la m�re de Janey pouvait te prendre ?
Elle travaille.
Moi aussi, je travaille. Tu as fini ton devoir ?
Ouais !
Je pose juste la question.
Je crois que je vais l'appeler "L'oiseau vodka"...
au lieu de "Tuer un oiseau".
Tu devrais la faire examiner.
Eli, comment s'est pass� l'examen ?
L'examen sur "Gatsby"...
Oh, pas mal.
C'est-�-dire�? Quelles �taient les questions�?
- C'�tait dur ? - Ouais, plut�t dur.
Mais tu penses avoir r�ussi ?
Ouais.
Vraiment r�ussi ?
Papa !
Bien, tant mieux.
Tu pourrais �tre int�ress� par ceci.
C'est quoi ?
Le r�sultat d'un espionnage effectu� � 3h du matin.
Sherrie sort avec un de leurs maquettistes...
pas vrai, Sherrie ?
Sherrie, serait-ce la proposition de Meyerson ?
Exact.
C'est particuli�rement immoral et diabolique...
merci beaucoup.
Oh, mon Dieu ! Ils ont dessin� tout le complexe.
Et nous, que le b�timent principal.
Mon premier emploi apr�s l'�cole d'architecture...
fut dans une grande entreprise...
j'�tais perdu.
Je n'avais aucune id�e de comment me faire remarquer...
ou sortir mon travail de la cha�ne alimentaire.
"Briggs & Mason" ne voulaient que le b�timent principal.
Notre concurrent pense que le client a besoin...
d'une vision plus large sur les phases ult�rieures de construction.
Mais ils n'ont demand� que le b�timent principal...
A ce niveau, on ne donne pas au client ce qu'il dit vouloir...
mais ce dont il a besoin.
On est cens� rendre le n�tre demain.
D'accord.
D'accord.
S'ils veulent tout le complexe...
ils vont avoir tout le complexe.
En une journ�e ?
Non, en vingt-six heures.
Super.
J'ai vu des gens beaucoup moins talentueux faire...
mieux que moi, et j'ai r�alis�...
que l'architecture �tait plus que...
dessiner des immeubles.
Seulement, je l'ai appris dans la douleur.
Et l'escalier � l'avant ?
Peut-on faire 53m ?
- La profondeur des fondations ? - 7,62 m.
On pourra le redessiner une fois qu'on aura le contrat...
concentrons-nous sur ce qui se voit.
Mon Dieu ! Comment ai-je pu dire une chose pareille ?
On devrait en profiter pour commander � manger, non ?
A manger ? Quelle heure est-il ?
Il est 18h30.
Oh, non !
- On a tout le temps. - Oh, non.
On a d�j� dessin� le parking...
Non, ce n'est pas �a...
je suis un homme mort.
Oh, tu dois aller quelque part ?
C'est la maman ?
Pas de probl�me, je vais l'appeler.
A 18h30 ?
"Rick a des probl�mes"...
"Rick a des probl�mes" !
Je reviens.
Ne t'inqui�te pas, les femmes sont n�es pour attendre...
que les hommes rentrent de la chasse.
J'ai le droit de le tuer ? Tu n'as pas besoin de lui.
Je peux le verser.
Tu l'as d�j� renvers� deux fois.
H�, vous aviez dit que vous pr�parereriez le d�ner calmement !
C'est elle qui a commenc�.
Quand as-tu eu ce pull ?
- C'est mon pull. - Maman, j'habite dans ton placard...
je n'ai jamais vu ce pull auparavant.
- Je dois noter tout ce que j'ach�te�? - Ouais.
All� ?
Salut, c'est moi.
Oh, salut.
Ecoute...
Lily, je suis d�sol� !
Que se passe-t-il, cette fois ?
Tu ne veux m�me pas savoir...
mais je te le dis quand m�me...
on a d�couvert que notre concurrent avait de l'avance sur nous...
on doit pr�senter quelque chose de renversant dans les plus brefs d�lais.
Ca ne devrait pas �tre difficile pour toi.
Je ne sais m�me pas quoi dire.
Dis juste : "Je me languis de te revoir, demain...
apr�s-demain, ou un jour du mois prochain."
Je te le revaudrai.
Rick, je ne veux pas que tu te sentes mal...
pour des d�tails pareils.
Pas encore !
Tu es �tonnante.
Pourvu que tu me pardonnes quand ce sera mon tour !
Jamais.
Au revoir, Rick.
Je ne suis pas pr�t � raccrocher le t�l�phone.
- Non, tu dois y aller. - Je sais.
Je te rappelle plus tard.
- Tu as int�r�t ! - Au revoir.
Au revoir.
Tu crois que l'argent tombe du ciel ?
Non.
C'est moi qui supporte ton p�re...
les clients, les employ�s....
Jake, le restaurant ferme � 11h...
quelle heure est-il ?
Je suis cens� monter dans la voiture comme un bon gar�on� ?
Il est minuit !
J'ai besoin d'une minute, d'une seconde � moi avant de rentrer � la maison...
et de subir tes investigations.
Je n'essaie pas de te tirer les vers du nez...
je ne parle pas de ton travail...
je parle de notre mariage.
Notre mariage est en train de mourir...
j'ai besoin que tu m'�coutes...
j'ai besoin de toi... et pas � minuit !
J'ai besoin d'�tre l�... dans ton coeur !
Maman ?
Le t�l�phone ?
Tiens.
Qu'y a-t-il � d�ner�?
Des macaronis au fromage.
Les enfants, venez !
Ils arrivent.
Je suis l�.
Salut, Jessie. Je suis d�sol�...
je dois partir, c'est tout.
Quelque chose cloche ?
Non, �a va... C'est juste le boulot.
Je n'ai pas fait de nuit blanche depuis une dizaine d'ann�es.
Tu dois travailler toute la nuit ?
Oui, mon coeur.
Tu en fera l'exp�rience � l'universit�.
- Pourquoi prendre les enfants ? - C'est mon tour.
Quel int�r�t, si tu n'es m�me pas l�?
Ils peuvent rester ici.
C'est d'accord ?
Oui, mais...
Toi et moi, on doit parler d'Eli.
- Il a foir� son examen. - Jessie.
Que s'est-il pass� ?
Son professeur d'anglais a appel�. Il dit qu'il essaie...
Eli.
- Salut, papa. - Que se passe-t-il ?
J'en ai d�j� parl� � maman. Pourrait-on...
Je me fiche que tu en aies parl� � ta m�re !
J'ignore ce qui s'est pass�, d'accord ?
Mais �a ne se reproduira plus.
Que veux-tu, Eli ?
Qu'on te traite comme un prisonnier ?
Qu'on te prive de tous tes privil�ges ?
Pourquoi pas ? Tu aimerais s�rement.
- Explique un peu ! - Rick, arr�te !
Tu veux que j'instaure des limites, Eli ?
C'est �a que tu veux ?
Tr�s bien, j'instaure des limites. Tu es priv� de sorties !
Je refuse d'�couter !
Tu n'as pas le choix ! Tu as inter�t � �couter...
reste l� !
Quoi, tu vas me frapper ?
Vas-y, montre-moi qui est le chef !
Que se passe-t-il ?
Jessie, je veux parler � ton p�re une minute.
Jessie, excuse-moi...
�a n'a rien � voir avec toi.
Papa...
Les choses sont vraiment tendues au bureau.
- Karen... - Rick, quoi ?
Quoi, tu cours apr�s un nouveau client ?
Tu as des probl�mes avec la ville ?
Quoi ? Ton projet d�passe le budget ?
Arr�te...
Ce sont tes enfants !
Pourrais-tu faire la part des choses ?
Apr�s environ un an pass� dans l'entreprise...
je commen�ais � r�aliser que Karen ne croyait pas vraiment en moi.
Elle m'encourageait tout le temps...
mais quelque chose clochait dans les questions qu'elle posait.
Est-ce que j'avais assez d'id�es ?
Etais-je pr�par� ?
Clairement, elle �tait aussi inqui�te que moi.
Eli, il faut qu'on parle.
Je suis d�sol� de m'�tre emport�...
mais il y a des probl�mes...
dont toi, maman et moi devons parler.
Papa, je m'appr�te � faire mes devoirs !
Si je suis priv� de sortie, je suis priv� de sortie.
Peu importe, je m'en fiche.
- Eli... - Tu as du boulot, non ?
Je t'appelle dans la matin�e.
En v�rit�...
Karen �tait toute ma vie...
et l'id�e qu'elle ne croyait pas en moi revenait �... mourir.
J'aurais fait n'importe quoi pour �tre un homme � ses yeux...
alors, j'ai chang�...
j'ai cr�� ma propre entreprise, je suis devenu plus agressif...
comme je croyais qu'elle m'aimerait.
Durant trois ans, j'�tais au bureau � 7h30...
pour ne pas rentrer � la maison avant 20h30.
J'ai remport� deux prix...
�t� cit� dans le "Chicago Magazine"...
comme l'un des dix meilleurs architectes de la ville...
j'�tais redevenu un homme, je crois.
J'ai rat� la premi�re journ�e d'Eli � la maternelle...
et presque loup� la naissance de Jessie.
On a cess� de faire l'amour.
Une partie de moi s'�tait endurcie...
jamais Karen ne me le pardonna.
Je convoitais son respect...
et n'obtins que la perte de son amour.
Non, parlons franchement...
c'est elle qui m'avait orient� vers cette attitude...
en doutant de moi, en me rendant...
honteux de moi-m�me.
Je crois que j'avais besoin de la punir pour �a...
ce que je fis.
Pourquoi pas un rayon �rotique ?
D'accord.
Avec du sado-maso ?
D'accord.
Avec des fouets et des cha�nes � vendre�?
D�sol�e...
j'ai des probl�mes de concentration.
Je ne peux pas en parler avec toi.
Quoi ? Tu peux me parler de tout.
Sauf quand nous ne sommes pas d'accord.
Nous sommes toujours d'accord.
Qu'a-t-il fait ?
Rien du tout, il est juste tr�s occup�.
Et dominateur.
Arr�te.
Je suis inqui�te.
Je ne dirai rien.
Non, je suis inqui�te pour lui...
il avait l'air mal au t�l�phone...
comme s'il se rongeait de l'int�rieur.
Je sais...
je prends des hommes qui ont besoin d'�tre matern�s...
alors je prends soin d'eux, et ils me quittent...
mais cette fois, c'est diff�rent. Il est si responsable...
je m'inqui�te juste de sa capacit� � dire non.
Je sais, c'est comme moi...
que se passera-t-il s'il est pire que moi ?
S'il ne peut pas dire non...
� ses enfants, � son ex-femme, � son travail�?
Je me demande comment je vais m'int�grer l�-dedans.
Mais regarde, je prends mon temps...
vraiment...
nous ne sommes pas engag�s l'un envers l'autre...
nous apprenons juste � nous conna�tre.
Tu devrais me faire confiance pour savoir ce qui est bon pour moi, Judy.
J'ai tir� enseignement de mes erreurs.
Je sais que tu ne seras pas d'accord avec moi...
mais si j'ai envie de lui rendre visite...
pour lui apporter mon soutien, je crois l'id�e plut�t bonne...
sinc�rement.
Tu es d'accord ?
Je suis contente que nous ayons eu cette discussion.
Recommence.
Mais c'est ce que tu m'as demand� de faire ! Ce sont les colonnes.
Steve, je ne veux pas que tu fasses ce que je te dis de faire...
je veux que tu... ce n'est pas assez bon.
Tu attends de moi que je te dise quoi faire ?
Moi, j'attends de toi que tu aies ta propre r�flexion.
Oui, il y a les colonnes...
mais elles ont besoin de s'harmoniser, d'accord ?
Peu leur importera que tu sois fatigu�.
- Ca va marcher. - Je suis d�sol�...
Les heures de visite sont-elles d�pass�es ?
Tu m'apportes encore de la nourriture.
Ce ne sont que des restes.
Pourquoi es-tu si gentille ?
Je m'inqui�te juste pour toi.
Rick, penses-tu qu'il nous fasse une copie...
pour leur bureau de New York, aussi ?
- Oui, il vaut mieux. - Je m'en charge.
Je ne reste pas, j'apportais juste...
Non... C'est si gentil !
- Nous sommes en plein... - J'y vais.
- Salut, Lily. - Salut.
Je suis tr�s occup�.
J'y vais.
Reste, s'il te pla�t. Allez...
je vais manger �a en dix minutes.
Assieds-toi l�.
C'est �pic� ?
Ouais.
C'est toi qui l'as fait ?
Non, mes filles.
Tu n'es pas oblig� de t'asseoir avec moi.
Je veux m'asseoir avec toi.
Ils peuvent se passer de moi deux minutes.
Que font tous ces gens ?
On est sur la corde raide...
on a d� jeter un plan...
on doit en produire un autre tr�s vite...
ce qui revient � trois semaines de travail condens�es en une nuit.
Quel �tait le probl�me avec le premier plan ?
Quoi ? Trop petit.
C'est important ?
J'aurais pens� que le principal r�sidait dans la qualit� du dessin.
Sur quelle plan�te ?
Je peux y jeter un oeil ?
Je suis s�re qu'il n'est pas si mal.
Non, trop tard...
c'�tait un plan...
les gens... C'est bon.
On va s'en sortir, ne t'inqui�te pas.
J'ai une meilleure id�e pour les colonnes...
mais tu devrais voir avant que je poursuive.
Excuse-moi une seconde.
D'accord.
Je ferais n'importe quoi !
Si tu as besoin de quelque chose, dis-le moi.
J'ai seulement besoin que tu m'inclues dans ta vie.
Oh Lily, je suis d�sol� !
- Je ferai en sorte... - Pardon, je n'aurais pas d�.
D'accord ? Ca va se calmer.
Le boulot, tu comprends ?
Excusez-moi, vous pourriez donner ceci � Rick quand il aura le temps ?
Vous pouvez l'appeler, tout le monde le fait.
- Je sais, mais... - Tenez.
- Merci. - De rien.
- Est-elle... - Il y a une seconde.
Elle a laiss� �a.
Lily !
Tu n'es pas en cause.
Retourne au travail, veux-tu ?
Je ne veux pas interf�rer.
Tu n'es pas oblig�e de partir.
Si.
C'est... mon travail.
Je sais, ne t'en fais pas.
Je ne suis pas ainsi tout le temps.
Je t'appelle demain.
Bonne chance...
�a va �tre grandiose.
Je crois que �a va marcher.
Aucune id�e.
A mon avis, on n'a rien rat�.
Je n'ai pas dormi de la semaine derni�re.
Depuis combien de temps on est l�-dessus ?
Plus que de raison.
Mon p�re a travaill� soixante-dix heures par semaine pendant trente ans.
Il �tait ing�nieur pour la ville...
il pouvait tout r�parer...
il adorait la pr�cision des machines.
Le probl�me venait des gens...
ils ne s'en tenaient jamais au plan.
Pourquoi nous font-ils attendre ?
Parce qu'on n'est pas prioritaires.
Tais-toi.
Depuis combien de temps sont-ils l�-dedans ?
Trop pour que leur pr�sentation ne vaille pas le coup.
On a fait le maximum, que demander de plus ?
Ca y est, ils sortent !
Pour moi, le plan consistait � �tre...
aussi intelligent et dou� que mon p�re.
Il n'�tait pas dur avec moi, mais...
j'avais conscience...
de ne jamais pouvoir l'�galer.
Dans son regard, on lisait...
de la tristesse.
O� vas-tu ? On est les suivants, Rick !
Je reviens.
J'attendais son retour � la fen�tre...
et il sortait de sa Plymouth...
l'air abattu.
D�s lors, il ne fallait rien lui demander...
vous aviez juste le droit d'�tre � ses c�t�s...
de lui apporter son scotch...
et de vous taire.
Ca va ?
Bien s�r. On se lance !
Bonjour, je suis Rick Sammler.
O� est ton p�re ?
- Je croyais qu'il te r�cup�rait. - Effectivement.
Zoe, tu vas te couper l'app�tit.
Je n'aime pas ce qu'on mange au restaurant.
Il vous emm�ne au restaurant ?
Il nous emm�ne toujours au restaurant.
Maman, que manges-tu quand on n'est pas l� ?
Ch�rie, je cesse d'exister...
� l'instant o� vous passez le seuil de la porte.
Maman, �a va ?
Bien s�r !
Tu parles fort depuis qu'on est rentr�es.
Pas du tout. O� est ton p�re ?
Il est toujours en retard, tu sais bien.
Celeste...
Jake est encore l� ?
Charlie, as-tu vu Jake ?
Jake ?
Salut, papa.
- Le voil� ! - Pr�tes, les filles ?
Ouais.
Qui appelais-tu ?
Il n'a pas voulu aller en cours ?
Non, je ne pouvais pas le mettre de force sur le si�ge arri�re !
Je sais.
Qu'a-t-il fait de la journ�e ?
Aucune id�e.
D'accord, je vais lui parler.
Je m'emporte rarement contre toi...
je ne suis pas tr�s fort � ce petit jeu-l�.
Tu devrais me disputer plus souvent.
Pourquoi ? Tu es un enfant formidable !
Ouais...
un stupide enfant formidable.
Je refuse d'avoir � nouveau cette discussion.
Dans ce cas...
accepte la r�alit�, papa.
Eli, tu as des probl�mes de lecture...
tu ne lis pas aussi bien que les enfants de ton �ge...
- mais... - "Einstein ne savait pas lire...
Tom Cruise est dyslexique"...
Je sais que tu essaies de me soulager, mais...
�a ne marche pas.
Je n'essaie pas de te soulager.
Tu me ressasses les m�mes choses depuis que j'ai 11 ans...
mais j'ai eu du temps, papa.
Je devrais �tre meilleur, � pr�sent !
J'ai eu un tuteur toute l'ann�e...
et je ne sais toujours pas lire un bouquin !
Je suis stupide, papa.
Je ne suis pas aussi fort que toi...
pas aussi grand, et pas aussi brillant.
Tu ne sais pas ce que tu dis, Eli...
tu as bien plus en toi que j'ai os� r�ver !
De quoi parles-tu ?
Tu fais partie de la soci�t�...
moi, j'avais peur de mon ombre.
Je passais tout mon temps � essayer de me cacher...
� ne pas montrer que je me sentais mal dans ma peau...
encore aujourd'hui.
J'ai si peur de ne pas faire le poids...
que parfois, j'en oublie les valeurs essentielles.
Au moins, tu peux faire semblant.
Je t'ai transmis de fausses indications...
peut-�tre parce que j'ai re�u...
les m�mes, mais je veux que �a cesse.
Je ne veux pas que tu penses � moi, � Einstein...
ou � quiconque.
Tu dois vivre ta propre vie, Eli.
Tu as un probl�me, et alors ?
On en a tous.
Est-ce que �a rend la nourriture moins go�teuse...
ou l'air que tu respires moins doux ?
Les filles que tu embrasses ? Les sports que tu pratiques ? Les gens que tu aimes ?
J'avais le m�me sentiment � propos de mon p�re...
tu sais, de le d�cevoir...
en fait...
j'avais tort.
Il �tait d��u par lui-m�me...
ce qui nous a tenus � distance.
Je ne veux pas t'�loigner de moi...
tu partiras bien assez vite.
Il va retourner � l'�cole ?
Quand je suis entr�, il lisait "Gatsby".
Quel merveilleux gar�on !
Que fait-on ?
On l'inscrit dans une autre �cole ?
On lui trouve un nouveau tuteur ?
On le ram�ne ?
C'est si injuste...
je reste l�, assise, � me dire que...
ce gar�on...
ne fera peut-�tre jamais d'�tudes sup�rieures.
Il n'aura peut-�tre pas la vie...
� laquelle il a toujours r�v�e...
je ne peux l'accepter.
Il se peut que nous ayons trop planifi�....
sa vie.
C'est-�-dire ?
Il s'agit de sa vie...
peu importe ce que nous disons.
Je me suis document� sur ses probl�mes de lecture...
et j'ai appris qu'il �tait s�rement n� avec.
Rien � voir avec mes absences r�p�t�es quand il �tait petit.
Alors, pourquoi je persiste � le penser ?
Tu n'as pas lu ce livre.
D�trompe-toi !
Tu as lu le r�sum� derri�re.
Comment peux-tu m'accuser de mentir ?
D'accord, que se passe-t-il dans le premier chapitre ?
Je refuse d'avoir � d�fendre mon implication dans la litt�rature...
je suis co-propri�taire d'une librairie.
Tu ne l'as pas lu.
J'allais le lire.
Il est sur ma table de nuit. Ca ne compte pas ?
Regardez qui est l�.
Bonjour, Rick.
Bonjour, Judy. Comment vas-tu ?
Bien.
Tu te rappelles de moi ?
Un vieux souvenir.
J'imagine que vous deux devez parler ?
Non, reste !
Pas de probl�me...
Judy a de la lecture � faire.
Quelqu'un t'a pr�venu qu'elle �tait tr�s m�chante ?
Je le d�crouvrirai sans doute par moi-m�me.
Au revoir, Rick...
c'�tait un plaisir de te voir.
Merci Judy, de m�me.
Tu as apport� � manger ?
Tha�landais, j'esp�re que tu aimeras.
J'adore.
Ecoute, je suis d�sol�e pour...
Tu n'avais certainement pas besoin que je fasse une crise.
- Il s'agissait d'une crise ? - Une mini-crise.
Du genre, crise de foie ?
Excuse-moi, je suis fatigu�.
C'est une histoire d'hommes et de leur travail...
J'adore ton travail !
J'adore te regarder travailler...
j'adore le fait que tu travailles.
Alors, o� est le probl�me ?
Le moment o�...
la fille r�alise...
qu'il ne s'arr�tera pas pour elle...
quoi qu'elle dise, et c'est idiot.
Je te dis, c'est mon probl�me.
Tu adores me regarder travailler ?
Bien s�r.
Pourquoi ?
Tu es sexy.
Tu m�nes les op�rations, c'est adorable !
Vraiment ?
Vraiment.
Voil� un truc que je ne comprends pas sur les femmes.
Elles veulent que l'homme travaille...
ait du succ�s, m�ne les op�rations...
et quand l'homme travaille...
elles sont tristes car il n'est pas disponible.
Donc, je ne suis pas la premi�re � te le dire ?
Ce n'est pas le fait de travailler...
c'est que votre visage prend une expression...
comme si vous deveniez quelqu'un d'autre...
et vous ne pouviez plus l'effacer.
Tu as raison, je ne peux pas.
Je dois te demander...
est-ce mon probl�me uniquement...
ou bien se passe-t-il autre chose...
qui t'emp�che de prendre tes distances ?
Je continue de croire qu'un beau jour, j'atteindrai ce stade...
tu sais...
ce stade o� je pourrai ralentir.
Si je parviens � agrandir la soci�t�...
attirer quelques gros clients, prendre un nouveau partenaire...
Mais vas-tu y arriver un jour ?
Eh bien, celui qui �choue ne vaut rien...
c'est ce qu'on m'a enseign�.
Mais tu es loin d'�chouer.
Un homme n'est jamais loin...
de tout perdre...
en quelques secondes.
Dites un truc stupide, laissez quelqu'un vous effrayer...
glissez sur une peau de banane, et tout peut s'�crouler...
surtout quand vous vous permettez...
de dire aux autres quoi faire.
Mais pourquoi ne pas prendre tes distances ?
Il suffit de d�crocher une seconde...
et tout peut dispara�tre.
Je ne sais pas...
ce n'est pas logique, mais bien r�el.
Et si tu perdais ?
Je commence tout juste � me poser cette question.
Tu penses que je te laisserais tomber...
parce que je me soucie seulement de ton pouvoir directif...
� des moments o� tu n'as pas � m'aimer profond�ment ?
Ouais.
Faux.
C'est ce que tu dis aujourd'hui.
Tant que vivrai � tes c�t�s.
Je ne veux pas devenir un de ces types...
qui travaillent soixante-dix heures par jour, jusqu'� la fin de leur vie...
et se demandent apr�s : "Qu'est-ce que j'ai fait ?"
Ou meurent avant d'en avoir l'occasion.
Mais j'ai besoin qu'on m'aide.
Je peux le faire.
J'ai tellement envie de toi ! Ici et maintenant.
Quel ange t'envoie ?
Oh, mon Dieu ! Ton plan... qu'en ont-ils pens� ?
Ils ont aim�.
Merveilleux ! Tu as eu le contrat ?
Pas exactement.
Ils ont trouv� qu'on en avait fait trop...
alors ils veulent voir des versions all�g�es pour tenir dans leur budget...
pour demain.
J'ai donc une quinzaine de minutes pour avaler cette nourriture...
avant de retourner au travail.
Je peux m'occuper de toi pendant ce temps.
Vraiment ?
Adaptation : Maryline et Ben
Contact : jcatalano@laposte.net
Web : http://onceandagain.free.fr
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