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Original subtitles

Crissements de pneus, pétarades.

Avec moi, rien ne viendra troubler la tranquillité de Montpaillard !

Depuis sa fondation, en France, les révolutions se sont succédé.

Les trônes ont croulé, sans jamais troubler la paix de notre cité.

C'est pourquoi les incidents qui ridiculisent l'autorité...

- Encore Blaireau ? - Oui, mais je l'aurai.

- Je l'aurai ! - Oui...

Rires.

Une autorité respectée par tous,

...et dont l'éloge n'est plus à refaire !

- Que lui est-il arrivé ? - Encore un coup de Blaireau.

Ces incidents doivent cesser !

Déjà, l'on murmure, la calomnie nous guette...

...de son œil avide.

M. Bluette, combien de détenus avez-vous ?

- Une douzaine, ils sont calmes. - Même les délinquants sont calmes.

Cette ville dort.

J'aimerais mieux voir ma ville en cendres qu'à la proie du désordre.

C'est très bon, ça.

Depuis Henri IV... On frappe.

Oui !

- M. Le maire. - Bonjour. Quoi de neuf ?

- Rien, M. Le maire. - Bien, tâchez que ça continue.

- Je voulais vous dire... - Quoi ?

- C'est du Blaireau tout pur ! - Oui, M. Le maire.

- Vous le coffrez quand ? ! - Il est malin comme le diable !

- Si c'était lui le garde champêtre, il vous aurait déjà pincé, Parju !

- Ah ! Pour ça, oui ! - Allons, Parju !

De l'œil ! Du jarret ! Et vive Montpaillard !

Repos !

La porte claque.

Bonjour.

- M. Le maire. - Bonjour.

- Bonjour monsieur. - Madame.

Bluette, c'est l'heure du bridge. Les Chaville nous attendent.

- 47. - 48.

- 47 ! - 48.

Amédée...

Amédée, allons.

44.

Rappelez-vous, deux trèfles veulent dire: "J'ai un carreau."

- Oui. - Trois cœurs ?

Cinq piques.

- Bonjour M. Le maire ! - Bonjour Chaville !

Pétarades.

Crissements.

Oh mon Dieu !

Bonjour papa ! Bonjour maman ! Bonjour messieurs !

Arabella !

Ma petite fille !

Venez, M. Bluette.

Elle a le diable au corps, votre petite fille.

- Faudra la marier au trot. - Au galop.

Et hop !

Quoi de neuf, mon cher Dubenoit ?

Pardon. Le faisan, Madame, rôti ou à l'orange ?

- Blaireau, naturellement ! - La chasse est fermée.

- Sans lui, pas de gibier. - Mais qui est-ce ?

- Blaireau ? C'est une... C'est le... C'est Blaireau.

Viens ici, Fous-le-camp.

Un oiseau chante.

Blaireau lui répond en sifflant.

C'est une sorte de bohême rurale.

Un braconnier indésirable à Montpaillard !

- Bonjour Mme la Comtesse. - Arabella vous attend.

Je vous remercie.

Le phonographe diffuse du jazz.

Elle rit.

On frappe. - Oui ?

Elle coupe la musique.

- Mademoiselle. - Tiens, le petit Chopin.

Je vous ai apporté "Je suis à toi", de Schumann.

- A qui ? - "A toi", mademoiselle.

Eh ben allons-y, mon vieux.

Travaillons, mademoiselle.

Les doigts comme des petits marteaux.

Elle joue. Et un, deux, trois, quatre...

Comme des petits marteaux.

Oh, pardon.

Un petit bout pour Fous-le-camp, un petit coup pour Lucienne. Tiens.

Un petit coup, hein.

Bon, quand faut y aller, faut y aller. Hein, Lucienne ?

C'est beau, Blaireau. Il répète en marmonnant.

Et voilà, et voilà.

Tu es beau, Blaireau.

Tu l'as déjà dit.

Très beau.

Ah... Merci.

Très beau, Blaireau.

Bon.

Tu es beau, Blaireau.

Fous-le-camp grogne et aboie.

Oui, ça va.

- Il est beau, Blaireau. - On commence à le savoir.

Tu es beau !

Qu'est-ce qu'y a ? Quoi ? Ah...

Merci Lucienne.

Parju ! Viens ici, Parju !

Allez, Parju !

Viens ici !

Allez, bon appétit, Parju !

C'est le roi des petits cochons, ça, hein ?

Et fais bien grâce à Madame.

Aïe aïe aïe...

Blaireau siffle.

Ecoute...

Propos inaudibles.

Viens ici, Fous-le-camp. Viens ici, mon Fous-le-camp !

Allez, allez !

Fous-le-camp aboie.

Clochette.

C'est Blaireau !

Fous-le-camp aboie.

Ah !

Mais te voilà, toi !

Toujours en train de courir les filles, hein ?

Oh, Parju ! Laisse-le passer.

Blaireau ricane.

Oui.

En ce moment, Je ne peux plus le tenir.

Je t'aurai, Blaireau.

Oh, une petite mouche.

Oh, pardon !

Il siffle, le chien lui répond.

Piano.

"L'amour me dévore.

Trois fois par semaine, je souffre un peu moins..."

C'est idiot.

Arabella, mon amour...

Tous sont des nouilles.

- Le petit Colibert ! - Une nouille.

- Et le fils Rissol. - Une nouille.

- Bernard de Montripier... - Un plat de nouilles !

- Monpaillard manque d'hommes. - Quoi ? !

Je parle de nous tous !

C'est l'opinion de votre feuille de chou, "L'Eveil de Montpaillard".

- Cette ville dort. - Vous n'êtes qu'un jeune ambitieux.

- L'ambition ou l'incapacité ? - Précisez.

- J'y viens. - Allez-y !

Un mot suffira: Blaireau.

- Blaireau... - Parfaitement !

Depuis vingt ans...

Brouhaha.

Blaireau se soumettra !

En attendant, messieurs, pendant que vous ronflerez,

...ce dévastateur de nos bois et de nos rivières...

...accumulera ses délits impunis.

Coup de klaxon.

Parju !

Coucou, Parju !

Ouille ! Ouille !

Une couleuvre ! Aïe !

Blaireau éclate de rire.

A la fraîche ! A la fraîche !

Champipi, champipi, champignons !

Venez voir mes champipi, mesdames !

Venez voir mes belles girolles ! Les champipi...

- Bonjour Mme Baquet. Je vous en mets combien ? - Comme d'habitude.

Merci.

Les champipi, les champignons ! Voyez mes girolles, mesdames !

Les champipi, les champignons ! Qui qu'en veut ? Qui qu'en veut ?

Les champipi, les champignons ! Qui qu'en veut ? Qui qu'en veut ?

Voyez ma belle girolle, madame !

Qui qu'en veut ? Qui qu'en veut ?

Voilà un champignon.

Qui qu'en veut ? Qui qu'en veut ?

Un champipi... Voilà deux champignons.

Qui qu'en veut, de la bonne girolle ?

Qui veut de la belle girolle ? Qui qu'en veut ? Qui qu'en veut ?

Qui qu'en veut ? Qui qu'en veut ?

Inaudible.

Voilà, un, deux, trois

...quatre...

Boum. Et boum.

Ah...

Les champipi,

...les champipi...

Blaireau siffle, Fous-le-camp lui répond.

Voyez mes champipi !

- Tu veux des champignons, Parju ? - Des champignons aquatiques ?

- Que cherches-tu ? - Où sont les truites ? !

Les truites ?

Brouhaha.

- Les truites ! - Mais la pêche est fermée.

Un représentant de l'ordre.

Je t'aurai, Blaireau !

Blaireau siffle, Fous-le-camp lui répond.

Qui qu'en veut, des champipi, des champignons ? !

Vous devez maintenir l'ordre, pas créer le désordre !

Arabella, comment va votre papa ?

- Ca boume. - Et votre maman ?

Elle boume aussi.

Ne restez pas planté là !

- Les "Série Noire" sont là. - Je sais, merci.

Je l'ai lu, je l'ai lu... "Tu peux courir", je l'ai pas lu.

- Je vais voir les autres. - Bonjour M. Fléchard.

- Bonjour, M. Fléchard. - Bonjour.

- Vous désirez ? - "Nous Deux".

Plus de "Nous Deux".

"Ne tirez pas sur le pianiste", plutôt. Je vous rends l'autre.

- Je vous dois combien ? - 220.

- "Match" est arrivé ? - Il est en devanture.

- A tout à l'heure pour ma leçon. - Bien entendu.

Les roses, et puis des immortelles,

...pour maman.

Mon billet.

- Eh bien, Tarzan ? Fléchard bredouille.

Travaillons, mademoiselle.

Nous allons attaquer aujourd'hui l'"allegretto amoroso".

Plus d'intensité, plus de passion.

- A quoi pensez-vous ? - A autre chose.

Alors pensez à l'homme que vous aimerez.

Je n'aimerai jamais qu'un homme d'action, un homme comme moi.

A Montpaillard, il n'y a que des nouilles !

Merci, mademoiselle.

Je suis donc une nouille.

- Vous êtes de Dijon ! - C'est vite dit.

Mais qu'a-t-il ?

Clochette. - Ah, les femmes !

C'est à une femme que je dois ma carrière administrative.

Rires.

Elle jetait l'argent par les fenêtres.

Que c'est parisien !

J'étais cousin du ministre, car il n'est plus ministre.

Il eut tout juste le temps de me nommer à Montpaillard.

C'était ça ou devenir directeur de prison, ou y finir moi-même.

Encore une truite ?

Je me laisserai tenter.

Oui, je n'ai pas mangé de truite...

Depuis la fermeture de la pêche.

Au fait, la pêche n'ouvre que demain.

Léontine !

- Monsieur ? - Blaireau ? !

- Pour faire plaisir à Monsieur. - Misérable, sortez et enlevez ça !

Mais j'y pense, messieurs...

Nous le tenons: Flagrant délit. Quel est le tarif ?

- Au maximum six mois. - Scandaleux, mais mieux que rien.

En cabane, mon gaillard !

Six pour le braconnier et trois pour les receleurs.

Très bien !

Les receleurs sont ceux qui mangent ses truites.

Il s'étouffe et suffoque.

Roulement de tambour.

Demain, à l'occasion de l'ouverture de la pêche,

...organisé par la "Gaule indépendante" de Montpaillard,

...grand concours de pêche !

Premier prix: 5000 francs. Deuxième prix: 1500 francs.

Troisième prix: 500 francs.

Quatrième prix: Un superbe objet d'art.

Parju, tout petit...

On peut s'inscrire au café !

- Salut ! - Salut Blaireau.

- Je m'inscris. - J'y vais au fouillis dans la vase.

- Vous me faites rigoler. - Ah oui ?

Je laisse les concours aux enfants de chœur.

- A toi, Blaireau ! - C'est pour mon chien.

Bien dégagé derrière. Les oreilles comme d'habitude.

Messieurs !

- M. Le maire ! - M. Le maire !

Vous faites le concours ?

C'est une occasion de me rapprocher de mes administrés.

Vous n'en auriez pas besoin, si vous étiez déjà proche d'eux.

- Des hameçons ! Du 4 ! - Pour pécher la baleine ?

"Chaque pêcheur a droit à une seule ligne, flottante,

...tenue à la main, et munie d'un seul hameçon."

- Je t'inscris ? - Oui.

L'année dernière, j'ai tiré sept gardons de fond comme la main.

- Des ablettes ! - Non, des gardons de fond !

En 13, j'ai pêché une carpe miroir de 18 livres !

C'est comme le brochet d'Auguste !

Parfaitement, un brochet comme ça !

Un monstre !

Comment qu'il était ?

- Comme ça. - Hé... Comme ça.

- C'est facile, d'en prendre quand la pêche est fermée.

- A la loyale, par contre... - Je vous y prends tous !

Parju !

Parju, inscris-moi au concours.

- Quoi ? Jamais. - Je vais te claquer le beignet.

Des menaces à un représentant de l'autorité ?

Garde, au nom de la Déclaration des droits de l'homme,

...je vous somme de l'inscrire !

Acclamations de l'auditoire.

La fanfare joue une marche.

- 52. - Trouteau !

53.

Monsieur Dubenoît !

Votre sac en papier, M. Le maire.

54. Eh bien, Parju ?

Blaireau !

Moi à côté de Blaireau ? Jamais !

M. Le maire, le tirage au sort doit être respecté.

Après vous, M. Le maire.

Chaque poisson péché devra être déposé dans le sac en papier !

Détonation. - Chut, allons !

Attention ! Attention ! Le concours de pêche va commencer !

Premier coup de fusil, amorçage !

Détonation. - Voyons, Parju.

Les concurrents devront annoncer, à chaque prise, leur numéro !

2e coup de fusil,

...jetez vos lignes !

Déclic.

Brouhaha. - Que se passe-t-il ?

Déclic. Brouhaha. - Parju, je ne m'en sors pas.

Excusez ce petit incident ! Ca vient !

Détonation.

Il siffle le thème de "La Truite" de Schubert.

Il fredonne.

Petits coups.

54 !

54.

- 54 ! - 54.

- 54 ! - 54...

54 !

OH !

Belle pièce.

- 26 ! - 27 !

Attendez.

- 54 ! - 54...

54 !

Belle pièce.

- Non, c'est le mien. - Non, c'est le mien.

54 !

12 !

54 !

54.

54.

Petits coups. - 54 !

53 !

Et il est beau !

Rires.

- Et le revoilà ! - 54.

Rires.

Eh ben !

Bonjour messieurs !

C'est une bonne blague que vous faites au maire.

Non, c'est de l'information.

Rires.

Bougre de saperlipopette de bon Dieu de bois !

Je tiens Blaireau !

- Où est-il ? - Juste à côté !

Vous vous foutez de moi ?

Non, le chien me mènera à lui !

Foutez-moi ce Blaireau sous les verrous ! Au trot !

Au galop, mademoiselle !

Elle fait une fausse note. Je ne veux plus vous entendre !

Vous me traitez durement, ça me plaît. Vous êtes un homme.

Non, nous sommes tous des nouilles ! Sortez !

- Je vais dire à maman ! - C'est ça, à votre maman.

Tu veux de l'action ? Je vais t'en donner.

"Mademoiselle,

"...le désespéré qui vous aime dans l'ombre...

"...vous attendra ce soir à minuit...

"...à côté du pressoir.

Signé: Le ver de terre amoureux d'une étoile."

Blaireau siffle. - Fous-le-camp ! Viens ici !

Viens ici ! Fous-le-camp !

Aboiements au loin.

Bougre de gros cochon...

Tu vas me le payer cher, mais cher...

Allez, cherche !

Cherche !

Ah ! Flagrant délit ! Je le tiens !

Porte à ton maître !

Où il est, Blaireau ?

Alors, petit chien ?

Allez, porte-lui. Porte-lui le beau lapin.

Porte-lui.

Ah ! Le voilà !

Blaireau ricane.

Je vais te prendre en flagrant délit !

Attends un peu, mon cochon.

Je le tiens ! Je le tiens !

Oh non... Oh non !

Allez, viens ici !

Je t'aurai, Blaireau !

Blaireau rit.

Et voilà.

A la revoyure, Parju !

Je t'aurai, Blaireau !

A la revoyure, Parju !

Ouille !

Mais...

Blaireau !

Blaireau !

Sois pas vache !

Une cloche sonne.

Parju... Qu'est-ce que c'est que cette tenue ? !

- Blaireau, M. Le maire... - Bon sang !

Taisez-vous !

C'est quoi, ce raffut ? !

- Je l'ai raté de peu. - Allez vous rhabiller !

Ouvrez l'œil ! Faites des rondes de nuit !

- Je vais commencer tout de suite. - Et ramenez-moi Blaireau menotté !

- Oui. - Rompez ! Chut !

La cloche sonne minuit.

"A côté du pressoir".

On verra bien.

Fracas.

Aboiements au loin.

Fracas.

Aboiements.

Ah ! Je te tiens !

Coups, cris.

Ma plaque !

Un garde champêtre qui perd sa plaque,

...c'est comme un régiment sans drapeau !

- Oui. - Coffrez Blaireau !

- Je l'ai pas vu. - Y a que lui qui a pu faire ça.

- Mais je vous dis... - Qui est le maire ici, Parju ?

- C'est vous, M. Le maire. - Alors je me charge du reste.

Prévenez la préfecture, qu'on m'envoie du renfort !

- C'est quoi ? - On arrête Blaireau.

Il va passer un sale moment.

Ils font bien les choses, à la préfecture.

Voilà les renforts.

Section, halte !

- Dites, ils sont avec vous ? - Non, c'est les grandes manœuvres.

Ah, je me disais aussi...

Messieurs, nous attaquerons à 11h12, heure locale !

En avant !

En... selle !

Oh là là...

Cette nuit, Blaireau a pénétré dans la propriété,

...et a assommé le garde champêtre !

C'était Blaireau ?

- Tout est en place ? - Oui, monsieur.

Parfait, chut.

Blaireau chantonne.

Je vais faire un bon petit café...

Il fredonne.

Ah ! Mais !

Pécades ! Pécades ! Je suis innocent !

Calmez-vous, Blaireau !

Parju, vous le reconnaissez ?

- Il peut pas, pétard de bois ! - Silence, Blaireau !

Parju, reconnaissez-vous cet homme ? !

Oui, monsieur le juge.

Brouhaha, aboiements.

Clochette.

Parju !

Voyons !

Gendarmes, voulez-vous...

Blaireau, appelez votre chien !

Il siffle, Fous-le-camp répond.

Il se tiendra tranquille.

Parju vous ayant reconnu...

J'étais dans mon lit !

Vraiment ? Avez-vous un témoin ?

Parfaitement. Fous-le-camp, j'étais dans mon lit ?

Fous-le-camp aboie. - Ah !

Assez plaisanté. Maître, vous avez la parole.

Peu de mots suffiront à ma plaidoirie.

Indulgence ou pardon, pardon ou indulgence.

Très bien !

Le tribunal, après en avoir délibéré,

...condamne Blaireau à un mois de prison.

Je suis innocent !

Quand bien même ce serait vrai, tous vos méfaits, depuis 20 ans...

j'ai fait des méfaits, moi ?

Ce n'est pas à moi qu'il faut venir en raconter,

...à moi qui vous achète du gibier quand la chasse est fermée.

Brouhaha, rires dans l'auditoire.

Gardes, emmenez le condamné.

Je suis innocent !

Cloche.

J'arrive !

Ah ! Le voilà !

Je suis ravi de vous connaître, on m'a beaucoup parlé de vous.

C'est bien, laissez-nous.

- Passez devant. - M. Le directeur.

Je vous en prie, vous êtes ici chez vous.

- Permettez ? - Je suis confus.

Je vous en prie.

J'espère que pendant ces quelques semaines,

...nous n'aurons que d'excellents rapports.

Je suis très facile à vivre.

Bravo !

Alors il paraît qu'on a rossé le garde champêtre ?

- C'est très drôle, ça. - Oui, mais je suis innocent.

Ne me faites pas l'erreur judiciaire, vous me décevriez.

Les rendez-vous de noble compagnie

Se donnent tous en ce charmant séjour

Et doucement, on y passe la vie...

- Bonjour, mes petits ! - M. Le directeur.

- Et vos amygdales ? - Je me suis gargarisé.

Montrez. C'est moins enflé, continuez le traitement.

Tout va bien ? Allez, au travail.

Comme vous voyez, mon système pénitentiaire est très simple.

J'occupe mes hommes aux travaux qu'ils exerçaient...

...avant de mal tourner.

- Bonjour M. Le directeur. - Bonjour Grégory !

C'est notre petit dernier.

- Bonjour monsieur. - C'est un excellent pédicure.

- Ah ! - Eh ben ? Voyons.

Il chuchote. - C'était un excellent pédicure.

- Bonjour Antoine. - M. Le directeur.

C'est notre tailleur.

Je vais vous faire visiter ce que j'ai, et vous choisirez.

Vous êtes trop aimable.

Voici la 14.

Bien exposée, mais c'est un peu chaud en cette saison.

Vous n'avez rien de mieux ?

Attendez, j'ai votre affaire.

Le petit 4.

Je vous présente Victor, notre gardien chef.

- Enchanté. - Bienvenue.

Je tiens à ce que vous vous sentiez ici...

...comme dans une prison de famille.

Victor, le petit 4.

A tout à l'heure, je vous laisse vous installer.

Merci, M. Le directeur.

Le matin, café noir ou café au lait ?

Arrosé.

Fracas.

C'est comme ça à chaque fois qu'il veut la marier.

Elle ne se laisse pas convaincre.

Tu veux que je me marie ?

Eh bien j'ai trouvé, un homme qui a fait ses preuves !

Elle n'épousera que l'homme de ses rêves, son idéal.

Elle veut épouser Blaireau !

Il tousse et suffoque.

Gémissements de Fous-le-camp.

L'entrée des animaux est interdite dans la maison d'arrêt.

Je dirai qu'elle était déchirée.

Allez, viens.

Oh, mon toutou ! Je suis content de voir mon gros toutou !

Oh, le petit toutou...

C'est pas lui ! C'est pas lui !

M. Le président...

Propos incompréhensibles.

Je suis innocent.

Non ! Non !

Arabella...

Voilà, voilà.

- Que prépares-tu là ? - Le colis de mon fiancé.

Quoi ? !

Fracas.

Tiens, papa.

Merci, papa.

Non, pas la pendule.

Carillon.

"Ne vous laissez pas abattre.

Les secours aux détenus".

Les rendez-vous de noble compagnie

Se donnent tous en ce charmant séjour

Les rendez-vous de noble compagnie

Se donnent tous...

Quoi de neuf, Parju ?

- Rien, M. Le maire. Plus rien. - Vous semblez vous ennuyer, Parju.

- Un peu, M. Le maire. - Blaireau vous manque, hein ?

- Alors, maître ? Fini, Blaireau. - Bravo, M. Le maire.

- La ville est calme. - Un banc de mollusques.

Je l'aime ainsi !

Comment vont les affaires ?

Calmes. Très calmes.

Parfait.

- Chef ! - Voilà.

- Trois écrevisses à la nage. - Plus d'écrevisses, monsieur.

- Alors terrine de lièvre. - Plus de lièvre, monsieur.

Alors des bécasses flambées.

Plus de bécasses flambées, plus rien depuis que...

On frappe. - Oui ?

- M. Bluette. - Je ne vous dérange pas ?

- Tenez, un petit cigare. - Volontiers.

- Eh bien on vous soigne. - C'est normal, je suis innocent.

Allons, parlons de choses sérieuses.

Que faisiez-vous avant votre condamnation ?

- Je bricolais. - Eh bien vous continuerez.

Dans une prison, il y a toujours de quoi occuper un bricoleur.

- Bonjour, M. Le directeur. - Bonjour. Venez, Blaireau.

Alors... Hein ?

M. Bluette, vous aimez les écrevisses ?

Si je les aime ? Oh...

- Je bricole ? - Bricolez, mon ami.

Brouhaha.

Et moi ? !

Blaireau, pour toi !

Encore ? !

- Un par jour ? ! - Ils font bien les choses.

Oh, y a plus moyen...

"L'étoile au ver de terre" ?

Non.

Pour monsieur blaireau.

Eh ben !

Brouhaha, cris de joie.

Blaireau, encore un paquet !

Deux par jour ? !

"Protection de l'innocence". Vous voyez ?

Rires.

Tu sais, on l'est aussi !

Oh là là...

Sifflements admiratifs.

- Eh ben dis donc. - Oh là là.

Dis-y, que je te dis.

- Non. - C'est un pote, le père Bluette.

- Je peux pas lui demander ça. - Il l'a déjà fait pour un gars.

Qu'y a-t-il, Blaireau ?

Dis-y, allez.

Ce soir, c'est la nouvelle lune...

Alors ?

J'ai 300 collets de posés, et avec ce temps-là,

...ce serait du gâteau.

Je vous vois venir, vous.

Non, Blaireau. Non !

Vous serez rentré à minuit, c'est juré ?

M. Bluette, c'est juré.

Blaireau...

Je peux vous accompagner ?

- C'est pas sérieux ? - Ca me ferait tellement plaisir.

Je ne devrais pas, mais...

- Regardez. - C'est merveilleux.

Chut.

Là.

Oh...

- Oh, la belle bête ! - Chut.

- C'est merveilleux. - Chut.

Oh... Ca va plus...

Ca va plus du tout.

J'ai des visions.

46 !

Bluette rit. - Chut.

- Ca alors. - Ne me dites pas...

- Si. - Non, M. Bluette.

On approche en sifflotant.

- Bonsoir, Bluette. - Bonsoir, M. Le maire.

Vous l'avez maté, ce sacré Blaireau ?

Si vous saviez.

Notre tranquillité est entre vos mains.

Vous me connaissez: Une main... dans un gant...

Il ne s'agit pas de le traiter en passager de 1re classe.

Je lui mène la vie dure.

Bonsoir, Bluette.

Eternuement.

- A vos souhaits. - Merci, M. Le maire.

- Bon, il faut rentrer. - Oui, allons-y.

Attention.

Eh bien, Victor ?

Bonsoir, monsieur le directeur.

- Ca signifie quoi ? - Je les ai emmenés au cinéma.

- Vous êtes fou ?! - On est rentrés dans le noir.

- Ah bon. Bien, ouvrez-nous. - Oui, monsieur le directeur.

- Ca alors. - Ne me dites pas que...

- Si. - Ah non !

Heureusement que vous avez la vôtre.

Eh bien justement...

Vous permettez ?

Déclic.

- Bravo. - C'est du bricolage.

Et vous avez vu quoi ?

"Arsène Lupin", ils étaient contents.

Ca va mieux. Je l'avais dit: Trois semaines de diète.

- Je mangerais bien un morceau. - Oui, il faut vous fortifier.

Blaireau sort demain. Mais il est aussi malade que vous.

Comment ça va, Blaireau ?

Le foie... énorme.

Moi, c'est l'estomac.

Heureusement que je sors demain.

Oh non... Oh non...

Crissements, cris.

UN COLIS A BLAIREAU ?

- Pourquoi ? - C'est mon secret.

- Je veux la vérité. - Vous êtes ivre !

Mais... Arabella... Mademoiselle !

Blaireau a accepté vos colis ?

Oui !

Assassins ! Assassins !

Il est innocent, c'est moi qui ai rossé Parju !

- Vous ? - La preuve !

- Vous mentez. - Celui qui vous aime...

- Mes lettres ! - Elles sont de moi.

- Pourquoi ? - Je vous aime !

- Comment ? ! Quoi ? ! - Je vous aime !

Elle coupe le moteur. - Je vous aime !!!

- Vous avez fait ça ? Vous ? - Oui.

Qu'a-t-il fait ?

C'est merveilleux, vous irez en prison.

Comment ?

Je vous trouvais fade, mais en prison, je serai folle de vous.

En prison ? J'y vais.

- Vous feriez ça pour moi ? - Oui, Arabella.

- Tout de suite ? - J'y vais !

Fléchard ! Fléchard !

- Où allez-vous ? - Avouer mon crime.

- Quoi ? - C'est moi qui ai rossé Parju.

- Quoi ? - Je dois expier.

- Mais c'est une erreur judiciaire. - Ca n'existe pas à Montpaillard !

- Un épouvantable scandale. - Ca n'existe pas ici !

Il va pourtant y en avoir un.

Non, on ne fait pas des aveux juste au moment des vacances !

Le remords est imprévisible.

Retarder mon départ en vacances ne vous en donne pas, de remords ?

- Pensez à mes enfants. - Quoi dois-je me rendre en prison ?

- En prison ? C'est un monde ! - Je veux y être ce soir.

Non, vous n'y serez pas ce soir !

Alors quand ?

On vous écrira !

- Pour qui est-ce ? - Pour mon fiancé.

- Il sort de prison. - Non, il y entre.

- Il y entre ? Qui ? - Mon nouveau fiancé, papa.

Non ! Non ! Non !

Alors je suis libre ?

Oui. Donnez-moi de vos nouvelles.

Je vous apporterai du gibier, il ne nous coûtera pas bien cher.

Vous allez continuer à braconner ?

Tout le monde ne peut pas être fonctionnaire.

- A la revoyure. - Au revoir, Blaireau.

Qu'est-ce que c'est ?

Il siffle, Fous-le-camp aboie.

- Au revoir. - Au revoir.

- Revenez ! - Avec plaisir, M. Le directeur !

Incroyable, le véritable coupable a fait des aveux complets.

Que diriez-vous si je vous disais que vous êtes innocent ?

- Que je le savais. - Vous aviez raison.

Je viens de l'apprendre.

- Qui a fait le coup ? - Fléchard, le professeur de piano.

Un professeur ?

"Après les formalités indispensables,

...mettez Blaireau en liberté le plus tôt possible."

- Mais je suis libre, là. - Le plus tôt possible.

- Le plus tôt possible ? - Je m'y engage.

- Je m'en vais. - Non !

Vous avez fini votre temps comme coupable, bon, mais...

On apprend aujourd'hui que vous êtes innocent.

Il y a de nouvelles formalités à remplir.

Et je dois rester ? !

La loi est la loi !

Pour être emprisonné, il n'est pas nécessaire d'être coupable,

...et pour être libéré, il ne suffit pas toujours d'être innocent.

Pauvre Blaireau, va.

Un bonbon ?

On frappe. - Entrez !

Vous voilà, Fléchard !

Bravo, hein. Que désirez-vous ?

- Je me constitue prisonnier. - Vous avez un papier ?

- Non. - Une lettre du parquet ?

- Rien du tout. - Et je devrais vous coffrer ?

- Mais vous êtes étonnant ! - Il faut une recommandation ?

- Certainement ! - Toujours la faveur.

On frappe. - Oui !

- M. Le directeur. - Quoi encore ?

Je trouve que vous mettez du temps à me relâcher, M. Le directeur.

Il me faut l'ordre du parquet.

Je suis innocent et on ne veut pas me relâcher !

Je suis coupable et on ne veut pas m'arrêter !

- Emprisonner tous les coupables... - Elle est propre, la justice !

- Taisez-vous ! - Relâchez-moi !

Je veux rentrer !

Victor, mettez Blaireau au cachot, quant à vous, M. Fléchard, dehors !

Cris, brouhaha.

- Il faut m'emprisonner. - Non !

J'écrirai au ministre !

Vous êtes charmant, mais non !

- Mais voyons... - Non !

Je suis innocent ! Je suis innocent !

Quand je sortirai, ça fera du vilain !

Je suis innocent !

Cramponne-toi, Dubenoit.

En avant !

Brouhaha. - L'Eveil ! L'Eveil !

Je savais qu'il était innocent !

Mégaphone. *-Un innocent reste en prison !

*Nous, fils de saint Louis, assoiffés de justice,

*... nous n'avons pas pris la Bastille pour rien !

*Notre journal obtiendra la libération de Blaireau !

*Crions notre indignation !

Fustigeons les pouvoirs publics décadents !

Fêtons Blaireau, l'innocence retrouvée !

Tous, demain, devant la prison !

Mon pauvre Parju,

...Montpaillard n'est plus la ville la plus calme de France.

La foule scande: "Libérez Blaireau !"

Brouhaha, cris de joie.

BLAIREAU ! BLAIREAU ! BLAIREAU !

Les cloches de l'église sonnent.

Mes chers concitoyens,

...l'émotion m'empêche de vous parler longuement.

Votre journal vous a demandé d'être là, et Montpaillard est là,

manifestant sa sympathie au martyr innocent,

...et sa réprobation à la tyrannie municipale !

Mais oublions,

...en ce beau jour, les passions et les haines,

...et répétons ces deux mots,

...illustrant le sentiment qui nous réunit: "Pardon Blaireau" !

PARDON BLAIREAU !

Et vive Blaireau !

VIVE BLAIREAU !

- Cette fête est pour vous, Blaireau. - Mais c'est trop !

- Tenez. - C'est pour moi ?

A TA SANTÉ !

- Mais je suis confus. - Mais non.

Les gars, c'est ma tournée !

VIVE BLAIREAU ! VIVE BLAIREAU !

- C'est beau, les intéressements. - Vous ici ?

Je m'amuse beaucoup de votre soutien à Blaireau.

Je ne suis pas la victime.

Ca va venir: Le prochain maire ne sera ni vous ni moi, mais lui.

Beau travail, cher maître !

La facture du vin.

*-Voici le grand prix cycliste !

*Le départ va être donné par Blaireau !

Cris, brouhaha.

Attends un peu, toi.

Rires.

Allez, c'est dangereux.

Je t'aurai, Blaireau !

A "trois", vous partez: Un...

Deux... Deux et demi !

Rires, brouhaha.

Trois !

Cris d'encouragements.

J'ai tout essayé.

- Etes-vous en prison ? - Non.

- Pourquoi ? - Ils ne veulent pas de moi.

- Alors moi non plus. - Mais je vous aime.

Prouvez-le.

Belle fête, M. Le juge !

Vous êtes le héros de Montpaillard,

...et tout ça grâce à moi !

Pardon ?

Si vous n'aviez pas été jugé coupable,

...vous n'auriez pas été reconnu innocent.

- C'est pourtant vrai. - Vous ne m'en voulez pas ?

Pourquoi donc ? A chacun sa spécialité.

Si vous étiez avocat, vous m'auriez trouvé innocent.

Chacun son métier, hein.

Venez donc boire un verre avec moi.

Avec joie.

- C'est pas mon jour. - On joue au petit soldat ?

Sacré Dubenoit !

L'amour, beaucoup d'amour.

- Vous êtes fakir ? - A mes heures.

Ah !

- Venez trinquer, M. Le maire ! - Quel honneur pour moi !

Guilloche, venez boire un verre avec nous, quoi !

A la justice !

A l'innocence !

Parju, que dis-tu de ça ?

Tu trinquerais, toi,

...avec les grosses légumes de Montpaillard ? !

Serrons-nous la main, vieux camarade.

Applaudissements, acclamations.

Parju...

Il vous devra une fière chandelle, quand il sera député.

*-On demande M. Blaireau...

*... au contrôle de l'arrivée !

Cris d'encouragement.

Brouhaha, fanfare.

Voilà !

Mme de Chaville, me ferez-vous l'honneur...

...de gambiller la prochaine avec moi ?

Il est d'un champêtre ! Mais je gambille, mon ami !

Alors ? Ca roulotte ?

- Alors, ça roulotte ? - Amusant, hein, ce Blaireau ?

Moquez-vous. Oui, je me suis trompé.

La jeunesse, mon cher.

Le peuple, c'est courageux, c'est travailleur,

...mais c'est bien ingrat.

Fléchard !

Si le vrai coupable s'en va, la fête est finie !

Pas de prison, pas de mariage.

Tu vas aller là-bas...

Et je vais t'arranger le coup.

Les musiciens jouent une valse.

- Pas un mot ou je tire ! - M. Blaireau !

Alors on aime les terreurs ?

Embrassez vite votre grand voyou.

Pas moi, lui.

On n'a plus besoin de moi ?

Arabella, vous verrez comme nous serons heureux.

- En sortant de prison... - Tu n'iras pas.

Si. Désormais, c'est moi qui décide.

Oui, mon amour.

- C'est bien entendu ? - Oui, mon amour.

Alors je n'irai pas en prison.

Permettez que je me range à vos côtés.

Nous lutterons contre le cataclysme que serait le gouvernement...

...aux mains des Blaireau.

La fanfare joue une marche.

Détonations.

Fléchard ?

Arabella ? Il faut que j'annonce la bonne nouvelle à son père !

Léon ! M. Blaireau vient de m'apprendre !

Je sais ! Jamais ! Je vais m'occuper de vous !

Mais enfin... Léon !

Je m'en occupe.

Dites-moi, ce Fléchard est coupable ?

Sans aucun doute.

Alors mettez-le à l'ombre.

Pouah ! Quelle bibine !

- Mon vin ? - Du pipi de chat.

- Du pipi de chat ? ! - Tiens, goûtez vous-même.

- Il est excellent. - Goûtez-le mieux.

- Il racle un peu, hein ? - Un peu jeune, peut-être.

Goûtez celui-là, ça, c'est du fameux.

- Très quelconque. - Goûtez le vôtre.

- Excellent. - Bon, goûtez celui-là.

- Manque de corps. - Nous sommes d'accord.

Celui-là...

Maintenant, le vôtre.

Excellent, ce vin.

- Si t'étais gentil... - Appelle-moi Léon.

- Si t'étais gentil, Léon... - Moi, je suis toujours gentil.

Si t'étais, Léon, gentil,

...tu me donnerais la main de ta fille.

Je te la donne, mon Blaireau.

- Mais c'est pas pour moi. - C'est pas pour toi ?

- Pour Fléchard. - Pour Fléchard ?

Tout ce que tu fais... fait mon... Blaireau.

Je vais appeler Fléchard.

Fléchard !

Ho !

Hé ! Tu viens boire un coup, Blaireau ?

Voilà, ils sont charmants !

M. Bluette, Me Guilloche, Parju...

Voyons, messieurs.

M. Le juge, M. Le maire... Parfait !

Attention ! Ne bougeons plus !

- Vous m'avez bien soûlé. - Ca n'a pas été sans mal.

Souriez !

Ne bougeons plus !

Un... Deux... Trois !

Vous vouliez aller en prison ? Eh bien allez-y !

- Mais je me marie ! - Et moi, je pars en vacances.

Brouhaha.

Fous-le-camp gémit.

Arabella sanglote.

Regardez-moi ça.

M. Bluette !

M. Bluette !

Non non non !

- M. Bluette ! - Non !

M. Bluette !

Ne la laissez pas dehors le soir de ses noces.

Mais... le règlement...

- Vous n'auriez pas pensé à ça ? - Ouais...

Mais que personne n'en sache rien.

Personne.

Entrez, chère petite madame.

- M. Blaireau... - Oui, allez.

Chut.

Ca y est !

VIVE LES MARIES !

Fanfare, brouhaha.

Feux d'artifice.

- C'est pour toi. - Mais je suis confus.

- C'est pour moi ? - Oui, pour toi.

Je t'ai eu, Blaireau !

Ils éclatent de rire.

Sous-titrage MFP.

Sincro: V

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