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Original subtitles

Th�me du g�n�rique.

...

- Pose cette bouteille, Ang�le ! D�p�che-toi, pose-la !

- Non ! - Tu m'entends !

Pose-la !

- Non ! - Ton homme

risque la guillotine.

- C'est vous qui devriez y passer.

- Tu veux que j'assume tous tes malheurs ? Soit !

En tout cas,

je vais t'en pr�server d'un : celui d'�tre m�re et putain.

- Vous pouvez pas m'emp�cher

de garder mon b�b�.

- Tu feras quoi toute ronde, tu vas travailler ?

- Ben oui. - Et qui s'occupera du petit ?

Et la nuit, tu le nourriras entre deux passes ?

- Ce que je travaille pas,

je vous le devrai. - T'es d�j� bien trop lest�e.

- Justement.

On veut l'aider sur sa dette.

- Et pour le b�b�, aussi.

- Vraiment ?

- M�me V�ra va participer.

- M�me V�ra.

Bon.

Vous partagez la dette.

La maison continue de tourner

comme d'habitude,

et vous m'invitez

au bapt�me, d'accord ?

Laissez-moi vous donner un solde � jour.

J'ai les petites bricoles d'hier soir � rajouter.

Tu as donc 6 246,70 francs.

Si on divise par 2...

3 000 francs.

- C'est quoi ces chiffes ?

Je suis � peine � 1 000.

- Ben, tu veux lire ?

C'est quoi ? Regardez toutes ces bouteilles.

Je m'approvisionne pas ici tous les jours.

- Pas tous les jours, mais souvent, je t'assure.

- C'est trich� !

- Sois raisonnable.

Les chiffres sont l� ! Tu sais de combien

Brise t'a siphonn�e ?

Ta dette, tu lui dois aussi. Bon, et vous, les 3 000,

vous les prenez ?

- Sale voleuse !

- Sors.

- Ang�le, tu d�railles ?

Tu veux retourner en prison ? - Devant Hortense, tu t'�crases.

Faut la prendre

� son jeu, n�gocier. - Va t'excuser.

- T'as pris de l'assurance.

Maintenant que tu baises le fr�re � la maquasse,

tu te sens comme chez toi.

Dans la cuisine, non ?

Bravo, tu as d�croch� la m�daille.

- Tu me reproches quoi ?

- Rien, au contraire.

Je t'admire.

T'as de l'ambition.

Mieux vaut d�crocher

un Gaillac qu'un Caboche.

- Ang�le,

te trompe pas de cible. - Ben, te trompe pas de copine, toi.

- Si elle veut pas d'aide...

- Rose !

Aujourd'hui, tu passes � 50 francs.

- Il va pas comprendre. - C'est pas ce qu'on lui demande.

Un avocat, �a sait que la discr�tion a un prix.

- Bon...

- Et r�cup�re l'argent d�s le d�but. - Je sais, Valentine.

- Au-del� d'une heure, je monte te chercher.

- Monsieur.

- Bonsoir.

...

- Attends.

Parle-moi.

Pourquoi venir jusqu'ici si c'est juste pour �carter les jambes ?

- Ma r�ponse va te surprendre.

Je n'aime pas les bordels.

- Juste les petites putains.

- Tu veux que je te dise que tu es plus que �a ?

- Seulement si c'est sinc�re. - Et toi ?

Et toi, est-ce que tu es sinc�re ?

J'ai une th�orie l�-dessus.

L� o� la v�rit� est impossible...

faut savoir profiter des mensonges.

- La v�rit� est-elle jamais possible ?

- Tu l�ches jamais rien, hein ?

- Jamais.

- Alors, tout est possible.

Musique hard-rock.

...

- C'est de l'alcool de p�che,

rien de grave.

- Depuis dix ans que je suis l�,

t'as jamais eu une seule grossesse.

C'est un joli record.

- Et Ang�le m�rite que je sacrifie

un tel record ? - On est avec elle.

- Tr�s bien.

Il vous suffit de r�unir

les 3 000 francs. - Oh...

- Tu penses que j'ai pas besoin

de cet argent.

Hier encore, j'en avais pas besoin.

J'ai encore cru les promesses de mon fr�re.

- Pas � moi. - Crois ce que tu veux.

Depuis la Commune, on ne fait aucun profit.

- Y a rien qui te fait plus horreur qu'un corps qui se d�forme

pour se vider dans la douleur et les cris.

- J'ai besoin d'Ang�le, tu la vois avec un m�me ?

�a t'a men�e o�, toi ? � baiser � en crever

pour nourrir un fant�me.

C'est ce qu'attend Ang�le,

et elle n'a pas ta force de caract�re.

Tu crois que c'est qu'un probl�me d'argent ?

La premi�re ann�e, �a co�te, une grossesse, mais apr�s...

La fille a tellement peur de louper un rendez-vous avec son m�me,

un versement � la nourrice ou au pensionnat,

qu'elle file droit.

- �a devrait t'arranger si �a la met encore plus � ta merci.

T'as parl� que d'argent, je suppose ?

Hein ?

Oui...

- Rien n'est possible...

- Comment gagner ta confiance, Rose ?

- Qu'est-ce que tu fais ? - J'ai quelque chose pour toi.

- Bijou ou parfum ? - Bijou.

- C'est pas ce que je veux.

- Ce que tu veux, je ne peux pas te le donner maintenant.

- Tu crains ta s�ur tant que �a ?

- Sois patiente.

- Il faut cr�er

des carnets de dettes personnalis�s.

- Pardon ?

- Au "Paradis", chaque fille devrait avoir son propre carnet.

Aucune contestation

ne serait possible.

- Tu veux ta libert� ou changer le "Paradis" ?

- J'ai le choix ?

- Tu veux devenir maquasse ?

- Fais un effort, parle � ta s�ur.

- Olympe ?

Linda ? - Non, j'ai pas envie.

- Va chercher Jessy � la cuisine.

- Elle est nulle. - Au moins, elle sait jouer.

- Et Ang�le ? - Ang�le ?

- Elle jouera pas.

- Pourquoi ?

- Je suis plus sa copine.

- Ah ? Raconte.

- Elle se passera de moi.

- T'�tais un boulet pour elle.

- Une enclume, ouais.

- C'est moche.

�a va ?

- Tu joues ?

Quoi ?

Ang�le ? Laisse tomber.

Elle vit de son c�t�.

- Faut pas vouloir aider les gens

malgr� eux. - Grosse erreur.

- Surtout qu'Ang�le sait

se d�brouiller seule. - Elle fait ce qu'elle veut.

- Quelle femme.

- Alors, tu joues ?

- �a va, j'ai compris. - T'�tais l�, toi ?

- Ang�le ! - Bon, joue.

�a va, j'ai dit.

- Concubine de l'empereur de Chine, Lee Zou se retrouve m�l�e

� un complot : empoisonner l'empereur.

- "Lee Zou", �a plaira.

- Elle r�ussit � s�duire

l'�pouse l�gitime de l'empereur. - L'imp�ratrice.

- Oui, enfin, son fr�re, sa s�ur, �a n'a pas d'importance.

Qui organise sa fuite... L�, j'ai perdu le fil.

Qui organise sa fuite hors de la Cit� interdite

et lui permet de rejoindre l'Europe. - Je vois.

- Qu'est-ce que tu vois, l� ?

Regarde !

Ces jambes, ces mains calleuses, �a t'�voque quoi ?

Des rizi�res boueuses, s�rement pas

une cit� imp�riale.

Les mains, c'est tr�s important,

�a ne marchera jamais.

- La fille du Sahel.

- Non, trop maigrichonne.

- Je la trouve jolie.

- Son niveau de langage est inacceptable.

- Quand je suis entr�e ici, j'aboyais comme un charretier.

- Quand je lui ai demand� si elle avait d�j� pris

du plaisir avec un homme, elle a rougi.

Trop fragile.

Elle tiendra jamais.

- Mais on a besoin d'exotisme.

- Eh oui, il faut r�ver pour bien baiser.

- Aucune des trois, alors ?

- J'ai envie d'essayer Manon.

- Elle pr�tend pouvoir

faire tourner la chambre des tortures.

- �a, je demande � voir.

- Nom de guerre ?

Lucia ?

- Bof...

Oh, Marguerite avait toujours des bonnes id�es pour �a.

- Quoi ?

- Ah, ah ! - Oh, c'est pas vrai !

- Je t'ai dit de compter. - J'ai compt�.

Mais tu m'as fait tes yeux qui tournent.

- Quoi ? - Quand le valet est sorti.

- Attends, elle t'a fait les yeux qui tournent, l�.

Quelqu'un entre.

- Mesdemoiselles.

Je vous pr�sente Lucia

et sa fille Annabelle.

- Salut.

- Bonjour, princesse.

Quel �ge tu as ? - Dix ans.

- Joli pr�nom.

- Tu seras bien ici.

Toi aussi, pour s�r.

- Pour le dernier service, c'est maintenant.

Il y a du saut� de veau. - J'adore �a.

Une fille ricane.

Quoi ?

- "J'adore �a"...

- Oh...

Charmantes com�diennes, vous avez un beau th��tre.

Comment allez-vous ?

- Qu'est-ce que vous faites l� ?

- Voyons, vous m'avez dit que la ma�tresse de Pierre est ici.

- Vous avez eu tort de venir.

- Je veux qu'elle me baise

comme elle baise mon mari !

Je peux bien profiter d'un peu du plaisir qu'elle lui donne.

Le partage est la cl� d'un mariage r�ussi.

Vous h�sitez ?

- Pierre ne comprendra pas votre d�marche.

- Il sera bien oblig�,

ne craignez rien.

Pierre doit tout � mon p�re, sa r�ussite au Cap, son retour ici,

sa mise dans le chantier de l'Op�ra.

Il vous a rien dit ?

Oh...

Je peux faire de lui ce que je veux.

Et j'ai enfin d�cid�

d'en profiter.

Et d'en faire profiter mes amis. Hortense, rassurez-moi,

vous �tes toujours mon amie, hein ?

- Bien s�r.

- Eh bien, faites en sorte

que V�ra s'occupe bien de moi.

- Parfait. Valentine ?

Allez chercher V�ra, s'il vous pla�t.

Si vous voulez bien me suivre au salon.

- Hum, c'est bon. - T'en reveux ?

- J'avais faim.

Je vais en prendre encore.

- Merci.

- �a va aller, �a va aller.

- Alors ?

- Quoi ?

- T'es amoureuse ?

- T'es folle ?

- Rose...

- Je te promets.

- Hm.

Son odeur...

- Quoi, son odeur ?

- R�ponds.

- Ben, �a va, oui.

- Rose, t'es en train de flancher.

Quoi ?

- Te plains pas, elle est tr�s belle.

- Pff...

- Dans la chambre "Septi�me ciel".

Tu parlais de record ? - Oui.

- Tu as aussi le tien.

Ta meilleure affaire sur une passe.

Tu doubles le chiffre. C'est ce que tu vas gagner, l�.

Tr�s belle femme.

Et du caract�re avec �a. Il en faut pour �pouser mon fr�re.

- Qu'est-ce que tu dis ?

- Elizabeth.

- Mais tu es folle ?

Ton fr�re sera dingue. - C'est mon affaire.

- C'est pas si simple. - Quoi ?

Fais-moi confiance.

- Sers-nous quelque chose.

...

Eh bien, d�shabille-toi.

...

Compl�tement.

- Et si vous me laissiez plut�t faire ?

- C'est ce que mon mari appr�cie ?

T'as peur de quoi ?

- De vous voir commettre une terrible erreur.

- Te fatigue pas, Hortense m'a tout racont�.

- J'ai menti, j'ai jamais couch�

avec votre mari. - Pourquoi ?

- J'aime Hortense.

Je supportais pas de la voir s'�loigner de moi

et se rapprocher de lui.

- Amoureuse de ta patronne ?

Amusant.

Donc tu aimes les femmes.

- J'ai menti pour la mettre en garde.

Votre mari lui a promis le bordel, mais il ne le lui donnera jamais.

- Comment le sais-tu ?

- Il me l'a dit.

- Il a donc confiance en toi.

- Il m'a pay�e pour que j'espionne

sa s�ur. - Ouh, espionne...

C'est fascinant.

Elizabeth se d�shabille.

...

Hortense ouvre une porte.

- Quelle surprise.

Je ne m'y attendais plus.

- J'avais besoin de r�fl�chir.

- Et t'as bien r�fl�chi ?

- Oui.

J'aime cette maison.

Et je sais ce que je te dois.

- Et ?

- Et...

Et j'ai commis une erreur

en partant.

- Mais non, voyons.

Tu savais que je m'en sortirais, tu m'as juste un peu taquin�e.

- Voil�, c'est exactement �a.

- Et ton mariage ?

- Bien.

- C'�tait bien.

Le probl�me, c'est qu'aujourd'hui, Valentine a pris de la place.

Elle se ressert � boire.

- D'une dr�le de fa�on � ce qu'on m'a racont�.

- C'est les clients qui comptent, tu sais bien.

Et les clients sont contents.

...

Tu veux me prouver que tu peux m'�tre encore utile ?

- Oui.

G�missements.

...

- L�che-moi ! L�che-moi !

L�che-moi, casse-toi !

L�che-moi, vieille pute immonde !

L�che-moi !

Vieille pute immonde !

Choc violent.

...

Brouhaha.

- Oh, lovely girl!

Come on, come on.

...

Quelqu'un entre.

V�ra reprend son souffle.

...

- Elle est devenue folle.

Elle m'a frapp�e, je l'ai juste repouss�e.

Ton fr�re va nous tuer.

- Viens l�, viens.

D�p�che-toi.

L�.

L'important, c'est qu'il ne sache pas que c'�tait toi.

- Mais tu l'as menac� de tout dire � sa femme.

- Valentine saura quoi lui dire. - Et les filles, comment on fait ?

- V�ra.

Il a beaucoup d'ennemis.

V�ra sanglote.

...

D'apr�s la fille, Elizabeth a perdu la t�te.

Elle l'a frapp�e � plusieurs reprises.

Elle s'est d�fendue en la repoussant.

C'�tait un accident.

- Quelle fille ?

- Quelle importance ?

Ah !

- Rose ?

- Non, pas du tout, pourquoi ?

Pierre...

Elle tousse.

...

- Il s'agit de ma femme.

- Venue ici pour se venger de son mari.

Et maintenant,

tu voudrais la venger ?

La fille n'y est pour rien.

Si tu veux te faire justice,

trouve plut�t le type qui est all� baver sur toi aupr�s de ta femme.

...

Rires, brouhaha.

...

- Procureur g�n�ral ? - Je peux prendre

la "Septi�me ciel" ? - Non.

- Il l'a demand�e. - Elle est r�serv�e.

- Pour V�ra ?

- Qu'est-ce que �a peut te faire ?

...

La porte est ferm�e � cl�.

- Tu vas te prendre une amende � venir comme �a.

- Et toi, tu travailles pas ?

- J'ai fait un malaise, Hortense m'a dit de rester l�.

- Et ta cliente ?

- Quoi, ma cliente ?

- Elle est toujours dans la chambre ?

- Et alors ?

Elle a pay� pour rester seule.

- Seule ?

J'ai vu Hortense sortir de la chambre.

- Rose, fais ton travail, trace ta route,

et le reste, oublie.

...

- Je vois bien que �a va pas.

Pour que la patronne te lib�re

et fasse venir son fr�re.

Qu'est-ce qui se passe ?

Pourquoi ils font pas venir

un m�decin ?

- C'est trop tard.

C'est un accident.

Rose, dans notre monde, il y a une r�gle d'or.

On meurt pas au bordel,

sinon, c'est la fermeture.

- Ils vont se d�barrasser du corps ?

Comment ?

- En l'enterrant au milieu d'une for�t.

Ou en le laissant � la lisi�re d'un de ces faubourgs.

On pensera � une mauvaise rencontre.

Les flics pourront jamais remonter jusqu'ici.

Avec un peu de chance, ils trouveront un pauvre type

pour jouer les parfaits coupables.

- Un pauvre type ?

La r�gle d'or : on ne meurt pas au bordel.

...

Vous prot�gez un client ou c'est vous

qui l'avez tu�e ?

Ma m�re est morte ici,

n'est-ce pas ? - Oh...

- Dites-moi ce qui s'est pass�

ou je vais dire � tout le monde qu'il y a un cadavre dans la maison.

Qu'allez-vous faire de cette pauvre fille ?

- C'est ma femme.

- �coute-moi bien, Rose. Les suicides, les meurtres,

il y en a toujours eu.

La r�gle d'or, c'est une l�gende

que racontent les maquasses pour entretenir la peur.

Tu voudrais quoi, que la police soit l� ?

Tu pr�f�rerais qu'une fille soit accus�e d'avoir tu� une bourgeoise ?

- Personne ne m�rite d'�tre abandonn� comme un chien au coin d'une rue.

- On trouvera le corps d'Elizabeth cette nuit, dans notre appartement.

La police conclura � un accident domestique.

Rose claque la porte.

Rose...

La fille de Floriane.

Rires, bribes de conversations.

...

- Ang�le.

...

Ang�le.

- Je reviens.

- T'as confiance en Edmond ?

- Pourquoi ? - J'ai besoin de parler

� quelqu'un qui a de l'�ducation et qui soit pas clo�tr�

dans cette taule.

- Edmond fera l'affaire.

Edmond ?

...

- Voil�.

- "Proc�s-verbal". - Qu'est-ce que �a veut dire ?

- Ce n'est pas un jugement.

Cela prouve juste que le pr�venu m�rite d'�tre jug�.

- Mais...

Alors ?

- Rien l�-dedans ne permet de dire si ce type a �t� tu� ou non

pour le meurtre de votre m�re.

Demain, j'irai voir un ami magistrat au palais de justice.

Le dossier est quelque part, je reviendrai vous voir

d�s que je l'aurai en ma possession.

- Merci.

...

Ils vont en faire quoi, tu crois ?

- C'est � cause de �a que tu voulais parler � Edmond ?

- Tu es s�re que tu veux que je te r�ponde ?

T'as peut-�tre pas besoin d'ennuis suppl�mentaires, non ?

- Vous n'auriez jamais d� faire appel � moi.

Le chantier se pr�sente au plus mal

et vous osez me demander de l'aide pour vos affaires personnelles ?

- C'est que je pense

pouvoir vous aider.

- Ah oui ?

- Attendez de la voir.

Vous me remercierez.

- Pierre.

Quel �ge a-t-elle ?

- Allez !

Le pain est frais, le caf� chaud.

Je vous ai m�me rapport�

de la confiture de rhubarbe.

Tu restes 5 minutes ?

La porte.

On peut parler ?

300 francs.

- Pardon ?

- C'est ce que je suis pr�te � te donner.

Personne ne sera au courant.

- 300 francs ?

Comment s'est pass�

ton mariage ? - Tr�s bien.

- Pourquoi tu me demandes �a ?

- Ils t'ont laiss�e entrer dans l'�glise ?

Ils t'ont crach� � la figure, hm ? - N'importe quoi, j'�tais invit�e.

- T'as quand m�me senti leur salive te coller sur la joue.

Il suffit d'un regard

pour sentir �a. - �a veut dire quoi ?

Tu refuses mon offre ?

- Je suis d�sol�e.

Quelqu'un frappe � la porte.

- Oui ?

...

Quelqu'un sort.

C'est quoi, cette mise en sc�ne ?

- J'ai besoin de toi. - Je travaille avec Hortense, moi.

- Je suis sur le point

de tout perdre.

Laisse-moi juste parler

� la nouvelle.

- La nouvelle ?

Qu'est-ce que vous me chantez l� ?

Hein ?

- Gaudissart me tient comme jamais.

- Gaudissart !

Il suffisait de pas travailler avec lui.

- Si je n'agis pas, nous coulons tous.

Hortense, moi, toi.

- Quoi ?

Rire, une enfant compte.

...

- Si on est l� tous les deux,

c'est que vous me faites confiance.

- 1, 2, 3...

- 7, 8, 9...

Et 10 !

Elles crient et rient.

- Lucia ?

Tu peux venir, s'il te pla�t ?

Quelqu'un entre.

- Non.

...

Bonjour.

- Monsieur.

- Vous savez qui je suis ?

- Le fr�re de la patronne.

- Exactement.

Je suis aussi le propri�taire des lieux.

Vous souhaitez que je vous appelle Manon ou Lucia ?

Alors, ce sera Manon.

Vous �tes contente d'�tre ici ?

Comment s'est pass�e votre premi�re nuit de travail ?

- Hm.

- En province, les clients sont presque tous des habitu�s,

ce qui oblige � une certaine tenue.

Je me trompe ?

- Non, monsieur.

- Quel �ge avez-vous ?

- 27, monsieur.

- Et votre fille ?

- 10.

- Vous vous souvenez de vos 10 ans ?

Comment vous allez faire avec elle ?

- Elle va aller en pensionnat.

- C'est ce que vous souhaitez ?

- Je souhaite ce qu'il y a de mieux et c'est ce qu'il y a de mieux.

- Ne plus �tre avec elle ?

- Avec mon m�tier, oui, c'est mieux.

- Vous savez...

il n'y a pas de vie

sans sacrifice.

Oui, madame, moi aussi, je viens de tr�s loin, vous savez.

Mais il y a des sacrifices qui durent toute la vie...

et d'autres qui vous permettent de la construire.

- Comment �a ?

- Je peux vous donner beaucoup d'argent.

Assez pour ne plus avoir � travailler.

Vous vivrez modestement, il faudra faire attention � vos envies,

ainsi qu'� celles d'Annabelle,

mais vous serez libres toutes les deux.

Vous vous souvenez

de vos dix ans ?

Le sacrifice dont je vous parle, vous n'aurez � le faire qu'une fois.

Il n'y aura aucune trace, aucun souvenir.

Le monsieur en question est tr�s doux, tr�s gentil.

Annabelle aura peur, bien s�r,

mais n'aura pas mal. Je vous le promets.

J'ai d�j� fait �a, il y a longtemps.

La jeune fille en question n'a gard� ni souvenir ni s�quelle.

Je vous le garantis.

Et ce sera � vous de lui donner d'autres souvenirs.

Qu'est-ce que vous en pensez ?

Pierre se sert � boire.

Elle sanglote.

...

- Je veux savoir pr�cis�ment ce qui se passera.

- Voil� comment �a va se passer :

je reviens d�s ce soir avec ce monsieur.

Je vous le pr�senterai, vous monterez avec lui,

vous irez chercher Annabelle.

- Rose !

T'as pas fait �a ?

Sous-titrage : Eclair Group

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