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Original subtitles

...

-Alors ?

Vous avez vu quelque chose ? - Non, j'ai rien vu du tout.

Arrêtons-nous là. - Pourtant, vous...

-Ca fait souvent ça, avec la voyance.

J'ai rien vu sur votre mari.

Je vous raccompagne,

Cécile. D'ailleurs, c'est Cécile comment ?

C'est quoi, votre nom ?

-Merci.

-Tu vas marcher, oui ? !

Allez... !

Qu'est-ce que t'as ?

Allez... !

On y va ! Tu vas démarrer ? !

Vas-y... Vas-y... Vas-y...

Allez... !

-On en parle ou pas ?

- Il faut qu'on trouve une solution. - Si c'est ni vous ni moi,

qui retiendra Lucie ici ? On va la perdre. Un courant d'air qui passe,

et elle va se laisser entraîner. - Accepter notre séparation,

c'est déjà dur, mais accepter sa disparition...

-C'est impossible. Il faut lui donner envie de bosser avec nous,

exciter son cerveau, lui rappeler qu'on est comme un clan, une tribu.

-J'ai bien une idée...

- Dites. - Non.

- Dites toujours. - Faisons semblant d'être amis.

Ils rient.

-Ca pourrait marcher.

- Je dois parler à un officier. - Vous tombez bien,

il y en a un là.

-Marche ! Merde ! Rien ne marche ! Putain de merde !

-Donc un homme a enterré le cadavre d'une jeune femme dans une forêt.

- Oui. - Elle portait

des escarpins rouges et une chaîne. - Oui.

-Comme le Petit Chaperon rouge. Pour qu'on la retrouve.

Et ça s'est passé

il y a 1 heure. - Non, je l'ai vu il y a une heure

en touchant sa photo. Il me faut un support.

-Vous auriez vu le manuel de la photocopieuse ? On le retrouve pas.

-Les clichés sur la voyance sont tenaces. Je perds mon temps.

-Nous aussi.

Vous savez combien d'illuminés viennent ici chaque semaine ?

-Non, je sais pas.

Et combien nomment la victime ?

-Juliette Bisson ?

- Oui. - Disparue il y a 2 mois et demi.

-Pourquoi pas plutôt elle ?

-C'est cette fille que j'ai vue.

-Je vérifie.

Bisson...

Au moment de sa disparition,

elle portait une jupe noire, un top imprimé léopard...

Merde. - Quoi, "merde" ?

Arrêtez, avec ça.

-Des escarpins rouges avec une chaîne.

-La bouche,

plus sensuelle ? - Non, moins.

-Plus virile ? Lèvres fines

ou pas de lèvres du tout. - J'ai parlé à sa coloc'.

Juliette avait une vie rangée.

Mais avant sa disparition, elle fréquentait un vieux.

- La cinquantaine ? - Non, votre âge.

-Quel était son boulot, à cette péronnelle ?

- Pardon ? - C'est un mot de vieux.

-Elle bossait chez Duroy Auto, c'est un concessionnaire.

Regardez.

-C'est lui.

C'est lui qui l'a tuée.

-Depuis quand vous croyez à la voyance ?

Je vous laisse annoncer ça au procureur.

-Elle nous a donné des détails. Soit elle était sur place...

- Mais pourquoi dénoncer son crime ? - Et rien n'a filtré dans la presse.

Aymé ?

- "Aymé" ? - Les escarpins.

Nassim l'a dit à Fred.

- "Fred". - Les escarpins,

elle pouvait pas savoir. - Rouges avec une chaînette.

On connaît la victime,

ensuite, on a le nom du meurtrier. Il ne nous manque qu'un cadavre.

-Et des preuves.

-Faites comme vous voulez.

-Vous êtes pas d'accord ?

-Je vais répéter : faites comme vous voulez.

-Ouais... Je vous comprends. C'est vrai que le dossier

est un peu mince.

On n'a pas de pistes. - Vous préférez

que je vous dise non ?

Alors non. Voilà. Contents ?

-Bah voilà.

...

Caïn rit.

Hou... !

-Allez-y,

prenez le volant.

Vous vous imaginez ?

La sensualité du cuir,

les cheveux au vent, la liberté.

-Une belle voiture, c'est comme une jolie femme.

On voit que vous êtes connaisseur.

-En belles voitures ?

Faites-moi confiance : avec ce modèle, vous tomberez du lourd.

- Vous avez testé ? - Pour qui me prenez-vous ?

Je profite des plaisirs de la vie... avec ma femme.

Rire.

Qu'en dites-vous ?

-Je prends mon pied.

Elle est adorable.

Merci, mademoiselle.

Vous êtes délicieuse.

Vous faites du service à la personne ?

-Appelez-moi.

Comme vous m'êtes sympathique, je vous ferai une ristourne.

-Sympa !

-Ne tardez pas.

-Comptez sur moi, on se reverra. Permettez ? Je suis collectionneur.

Ciao !

SOS médium,

je viens pour une consultation.

C'est vous, ça ? Waouh !

Je vous dérange pas ?

Vous attendez quelqu'un ? - Oui, vous.

Et je sais ce que vous voulez. - Vraiment ?

- Oui. - Vous l'avez lu

dans les astres ? - J'étais devant la concession.

-A espionner ?

-Vous allez me punir ?

-Je suis contre la violence.

-Je vous préviens, les visions, ça se commande pas.

Des fois,

il se passe rien.

-Ne me décevez pas, je suis déjà presque convaincu.

-Je vois un homme.

Un homme de fer.

Mais son coeur est en papier. Il a peur de montrer ses sentiments.

-Vous êtes sûr ?

-La femme qu'il aime sait plus où elle en est.

Il a trop joué avec elle.

-Comment vous...

-C'est vous.

- Je suis pas là pour étaler ma vie. - Non,

mais vous avez touché le stylo.

-Ca suffit.

Moi aussi, je peux le faire, et sans stylo.

Je vois une femme...

Elle joue avec les sentiments des gens pour en tirer profit.

Et elle ira bientôt en prison.

C'est ce que je pensais. Gardez le stylo !

La voyante respire bruyamment.

Oh...

-Un Saint-Sébastien.

-Ca vous met toujours

dans cet état ? - On dit que j'ai un don,

mais c'est plutôt une malédiction.

-Et Juliette, elle a souffert ?

-Elle est morte sur le coup.

-Dites, histoire de m'ôter cette pensée négative,

vous n'avez trouvé aucun lien entre Juliette et la voyante ?

-Rien du tout. Pour faire un truc pareil,

il faudrait qu'elle soit aussi torturée que vous.

-Ca va, vous ?

-Je me demande ce que pense Lucie.

On dirait qu'elle n'est déjà plus là.

Vous l'avez entendue : "Faites comme vous voulez."

-Allez, haut les coeurs ! On n'a pas encore perdu.

-Attendez-moi.

Je commence à y croire. - A quoi ?

- A notre amitié. - Mon pauvre Legrand.

Vous resterez toujours un grand candide.

On peut entrer ? - Allez-y.

-J'ai 2 bonnes nouvelles. On a une piste pour Juliette Bisson.

Son corps est enterré

près d'un Saint-Sébastien. - Comment en être sûr ?

-Il n'y en a qu'un dans un rayon de 20km autour de chez Duroy Auto.

- Alors ? - Alors ?

Vous me demandez mon avis, et vous faites le contraire.

-Vous plaisantez ? On serait perdus, sans vous.

Vous êtes l'âme

de ce SRPJ. Une inspiration de tous les jours.

Demandez à qui vous voulez. Aymé... - Arrêtez,

avec "Aymé", "Fred", d'où ça sort, ça ?

-Vivre la même chose, ça nous a rapprochés.

-Je devrais vous féliciter ?

C'est quoi, la 2e bonne nouvelle ? - Y en a pas.

Fred et moi,

on a souvent remarqué que...

-Que l'idée de la 2e nouvelle fait passer la 1re.

-Bon, bah... Je sais pas, moi.

Ramenez-moi un cadavre.

- A vos ordres, mon commandant. - OK, mais vous venez avec nous.

-J'ai plein de trucs en retard.

-Allons, sortez de ce bureau.

C'est mauvais pour vos poumons.

-Je suis désolée.

- Y a rien non plus de ce côté-là. - Ah, le grand air !

Vous sentez ?

-Je sens plutôt qu'on patauge. Bon, il est où, ce corps ?

-Je comprends pas. On a la forêt, le saint transpercé de flèches.

-On cherche peut-être pas au bon endroit.

Le plus dur, c'est l'interprétation.

-Le saint regardait.

Il était témoin de la scène.

-Si les statues pouvaient parler.

On va suivre son regard. Les gars, par là !

-Ca fait une heure, là !

-Détendez-vous.

-Alors ?

-J'ai un bon feeling, là.

Les fleurs.

- Seriez-vous un confrère ? - Non, merci, je reste cartésien.

Un cadavre libère de l'azote et les plantes s'en nourrissent.

Pascal, s'il te plaît.

-Cherche !

-Un médecin légiste m'a tout appris.

Le chien aboie.

Alors ?

- Sincèrement ? - Ne prenez pas de gants.

-Je pense qu'elle va partir.

Instinct de femme.

-Vous me laissez peu d'espoir.

-Je peux me tromper.

Et l'avenir n'est pas écrit dans les cartes.

Tout peut toujours changer. - Ah oui ? Vous croyez ?

-Oui, j'en suis sûre. Elle, par exemple,

elle croyait avoir la vie devant elle.

-Vous n'allez pas me remonter le moral comme ça.

-Invitez-la à déjeuner. Elle a peut-être besoin de parler.

-Je suis pas sûr.

-Pas tout seul, en famille, pour la mettre en confiance

et la faire parler.

-Bien sûr ! J'ai toujours su que je pouvais vous faire confiance !

En parlant de ça...

-Alors...

Chute en arrière.

Crâne explosé. Mort instantanée.

L'assassin est droitier. L'angle du coup nous donne sa taille.

Il est violent. Dans une heure, vous aurez le rapport.

- Vous êtes une killeuse. - Mais bon, vu l'état du corps,

ne vous attendez pas à des miracles.

- Vous avez vu quelque chose. - Bah non, j'ai rien vu.

-Vous me le diriez,

si vous aviez vu quelque chose ? - Mais oui, je vous le dirais.

- Rentrez donc chez vous. - Alors, vous allez l'arrêter ?

-Qui ? Duroy ? Son nom n'est pas marqué sur le cadavre !

-Il reste libre ?

-Je vais enquêter, chercher un mobile.

-Que manque-t-il ?

Je vous l'ai décrit : c'est lui. - Ca pourrait aussi être vous.

- Pardon ? - Le capitaine a raison.

Vous nous avez menés au corps. Sans preuves, on peut tout imaginer.

-Bravo ! Avec vous, la justice marche vraiment sur la tête.

-Sandra, attendez.

Attendez !

La justice, c'est si important ? - Vous comprenez rien.

- Expliquez-moi. - Il recommencera, je l'ai vu.

C'est un alcoolique. - Et ?

-Et ? C'est une drogue, l'alcool.

Les gens perdent le contrôle, avec.

-Quelqu'un dans votre entourage est alcoolique ?

-Mon père. Il battait ma mère.

-Seulement votre mère ?

Quoi ?

-La justice rétablit la balance. Dans mon monde,

le bien et le mal s'affrontent. - Dans le mien aussi.

- Mais on y transgresse les règles. - Vous ne m'avez pas répondu.

Qu'est-ce que vous avez vu ?

-La femme dans votre tête : y a quelqu'un d'autre.

-Un homme ?

-Une femme.

-Ah ouais ? C'est drôle.

- Regardez ce que je vous ramène. - Voilà le clou du spectacle !

-Wah, la bête !

-A mon avis, elle a pas mangé que de l'herbe, celle-là.

Quoi ? Je suis pas drôle ? - Si, très drôle.

- Je vous sers ? - Avec plaisir.

-Un haut de cuisse...

Permettez ?

Alors...

Celui qui gagne fait un voeu.

Lucie.

C'est bon ? - OK.

-3... 2...

1...

-Ah, désolée.

- C'est quoi, ton voeu ? - Je le dis pas, ça porte malheur.

-Et voilà pour la table numéro 10. Hop là !

-Je les ai jamais vus aussi détendus.

-Merci.

-Pourquoi on n'a pas fait ça avant ? Pourquoi maintenant ?

-Peut-être qu'on n'était pas prêts.

-A quoi ?

-A devenir des amis.

Mais le meilleur est devant.

-Tchin !

-Je dois aller à l'appart', sinon Borel va encore s'inquiéter.

A plus tard.

-Moi aussi, je dois rentrer.

Un tas de P.-V. m'attend.

J'ai passé un très bon moment.

-Tu peux finir de ranger ? Je veux me dégourdir les pattes.

-Ca marche.

-La dernière fois que je suis venue ici,

c'était avec ta soeur.

-J'ai trouvé le courage de me libérer d'elle grâce à toi.

- Ce courage, je le cherche encore. - Tu vas quitter la police ?

- Tu vas quitter l'armée ? - Oui, j'ai plus de repères.

J'ai signé les papiers aujourd'hui. Une mission humanitaire au Mali.

Viens avec moi. - T'es sérieuse ?

-Pourquoi pas ? L'ONG a besoin de quelqu'un pour gérer le camp.

-Je ferme les yeux, je me laisse porter, c'est ça ?

-On est à la croisée des chemins,

c'est l'occase.

Un téléphone sonne.

- C'est Caïn. - Evidemment !

- Oui, Fred ? - Je voulais te dire

que j'avais pas passé un aussi bon moment depuis longtemps.

Bonne soirée, Lucie.

-Bonne soirée, Fred.

-Vous avez perdu vos clés ? Un dimanche, en plus !

Vous m'avez pas vu ? - Comment saviez-vous

que je serais là ? - Vous permettez ?

Le 6e sens. Ou on a eu la même idée.

Et voilà ! Après vous.

Une alarme se déclenche.

C'est le moment de prouver vos talents. Donnez-moi 4 chiffres.

- Je suis pas une bête de foire ! - Plus que 5 secondes. 4... 3...

2...

L'alarme s'arrête.

Faut pas réfléchir, en fait : pur instinct !

-L'alarme est reliée au commissariat, vous avez les codes.

Ma mère était commerçante.

-Ah...

Hum... Vous espérez

trouver une preuve ? - Et vous ?

-Je suis votre ange gardien.

-Ange ou démon ?

-Oh oh...

- Y a rien, dans ces tiroirs. - Ni dans la poubelle.

- Y a sûrement un truc. - Bien caché.

La voyance, ça vous est venu

avant ou après

la pâte à modeler ? - Vous avez consulté mon profil ?

-J'aime connaître mes équipiers.

-Vous me suspectez, mais c'est Duroy, le tueur.

-Votre acharnement vous honore. Alors ?

-J'ai toujours été comme ça. Je croyais que c'était normal.

Et un jour, mon père m'a fait comprendre que non.

Il y a des vérités

qu'il faut garder cachées. - Chacun sa croix.

La mienne, c'est de vivre

à la hauteur d'un gamin de 8 ans. Mais ça sert, parfois.

Oh oh...

-C'est quoi ?

-Alors...

"Berline 5 portes. 15 sur 20.

"Décapotable routière. 13 sur 20. Diesel familiale. 9 sur 20."

Il y a des prénoms

et des dates à côté. On dirait qu'il confond femmes et voitures.

-Regardez 2 mois et demi en arrière.

-C'est le moment de vérité.

"Coupé sport. 18 sur 20. Juliette."

-Vous êtes convaincu, là ?

-Sandra, 20 sur 20.

M. Duroy.

Romain !

-Je vous laisse avec Barbara.

Alors, ma décapotable ?

-J'ai un doute sur ses équipements de série.

Est-ce qu'il y a un gyrophare ?

Vous maintenez être un mari irréprochable ?

-Salut, Romain.

- Salut. - Tout le monde vous connaît.

-Je viens souvent.

-Mademoiselle.

- Ludivine... - Vraiment tout le monde !

Alors, Ludivine...

Oh... "Monospace.

"6 sur 20." Pas cool.

-Où avez-vous eu ça ?

Caïn rit.

- La douche froide ! - Je vais porter plainte.

-Sûr ? Vous voulez que j'appelle vos aventures d'un soir ?

Bonjour.

Alors...

La blonde...

-C'est bon.

C'est vrai,

j'ai toujours eu des maîtresses. C'est mon côté libertin.

Ca dérange pas ma femme.

-Je comprends, y a pas mort d'homme. De femme, peut-être.

Pas la vôtre.

Heureusement !

Mais celle-ci, peut-être.

-Je savais pas qu'elle était morte. J'y suis pour rien.

-Sans traces ADN, j'aurai du mal à prouver le contraire.

Mais j'y arriverai.

-Bonne chance ! Sachez que je suis né dans un trèfle à 4 feuilles.

J'ai la baraka.

- Alors ? - Le barman

dit qu'il se soûle chaque soir et est violent.

-Une proche m'a dit que la victime était enceinte.

Elle voulait garder le bébé et a tu l'identité du père.

-Voilà un mobile.

-Vu l'état du cadavre, ça sera dur de trouver l'ADN du père.

-On va quand même pas attendre qu'il tue quelqu'un d'autre.

...

On sonne.

-Vous sonnez jamais

avant d'entrer ? - Non.

- Vous venez m'arrêter ? - Au contraire.

Je crois que vos accusations commencent à devenir crédibles.

Vous y mettez du coeur.

-Les gens viennent me voir avec leurs drames, et j'absorbe tout.

J'essaie de les recracher,

de les emprisonner dans l'argile, sinon je deviendrais cinglée.

-Ca vous arrive d'avoir des visions sur votre futur ?

-J'aimerais bien. Ca m'aurait évité des erreurs.

-Vous pensez

que vous auriez pu changer votre futur ?

-Vous dérapez.

-J'ai de bons freins.

-Sinon, l'enquête avance ?

-A petits pas.

C'est comme une voyance. Ca passe par des chemins tortueux,

mais...

Elle respire bruyamment. Sandra ?

Sandra !

Sandra...

Hé... ! Oh... ! Sandra !

J'ai besoin d'une ambulance.

-Je l'ai vu...

Je l'ai vu. Il vient d'étrangler une femme.

-Lucie, vous allez pas me croire.

-Je veux voir mon avocat. La comédie a assez duré.

-Vous avez raison. Sautons les préambules.

Parlez-moi de Florence Demaison. - Florence ? C'est une cliente.

- Et plus si affinités. - Mêlez-vous de vos affaires.

-Justement, vous aviez rendez-vous avec elle, aujourd'hui.

A 16h15, chez elle.

-Elle voulait m'acheter un modèle luxueux.

Alors si elle veut que je me déplace, je me déplace.

-Vous aimez rendre service. Elle vous a demandé de la tuer

ou l'alcool vous désinhibe ? - De quoi me parlez-vous ?

Pourquoi me harceler ?

-Vous fréquentez des femmes qui finissent à la morgue.

Votre épouse devrait s'inquiéter. - J'ai sonné chez elle, en vain.

J'ai même appelé. - On a vérifié.

Et le GPS aussi.

Vous êtes allé jusqu'à sa porte, mais êtes-vous entré ?

- Elle était pas là. - Pause !

-Vous vous êtes parlés ?

-Non, pourquoi ?

Et toi ? Enfin, je veux dire... Tu voudrais qu'on parle ?

A force de faire comme si tout allait bien,

j'ignore ce que tu ressens.

-Ca va doucement.

Et avec Fred, on se soutient.

T'as pris la bonne décision.

Notre relation est pas simple,

mais on est sur le bon chemin. On devient plus adultes.

Le meilleur est devant.

- "Le meilleur est devant" ?

Je vois : vous avez bien répété, tous les deux.

-Accusez-moi.

De toute façon, vous pourrez rien prouver

car je suis pas entré chez elle. J'ai dû lui laisser ma carte.

-Au bar, si j'en crois l'état de son foie.

J'ignore qui elle opérait, mais elle devait trembler.

-Et alors ? Elle buvait, je bois, ça fait pas de moi un tueur.

Vous avez un problème avec l'alcool, vous, non ?

Lancez une pétition pour faire changer la loi.

Je vous parle.

Ho ho... ! - Je pense à ce que vous avez dit.

Vous êtes libre.

Où est Lucie ?

-Notre mise en scène est allée trop loin.

Un téléphone sonne.

-Notre campagne de reconquête prend l'eau.

-Lucie est en train de quitter le navire.

-Vous faites dans la métaphore, c'est bien.

Au moins, il nous restera l'humour. Téléphone.

Oui, Stunia ?

J'ignorais vos talents de mécano.

-Un tournevis et un scalpel, c'est pas très différent.

Passez-moi la clé à molette. - Clé à molette.

On aurait pu se voir à l'IML.

-J'espérais vous retrouver avec votre commandant.

Des nouvelles ? - Les dés sont lancés, on verra.

Je peux savoir ce qui vous amène aussi loin de votre territoire ?

Le moteur démarre. - Yes !

Attention.

On a 2 assassins à arrêter.

- 2 ? - Oui.

Le 1er meurtre était impulsif.

Juliette a reçu un coup. C'était un accident. Mais la mort de Florence

n'a rien d'une improvisation.

On l'a mise K.-O. avec un gaz répulsif et on lui a brisé le cou.

Le meurtrier la haïssait, c'est sûr.

-2 assassins ? Et l'un des deux veut faire accuser l'autre.

- Quel est le lien ? - Duroy m'a aiguillé.

Un démon qui ne paie pas de mine et qui cause des désastres :

l'alcool.

Je vous dérange ? C'est l'apéro. Je veux me noyer dans l'ivresse.

- Désolée, je bois pas. - Ah oui, c'est vrai, votre père !

Désolé, j'avais oublié.

-Vous venez fêter l'arrestation de Duroy ?

-Non, les éléments sont peu probants.

-Comment ça, "peu probants" ?

Il a fait 2 victimes. Que vous faut-il de plus ?

-Vous avez vu le bon meurtre, pas le bon meurtrier.

-Je l'ai vu la tuer.

Vous étiez là.

-Parfois, je me demande pourquoi cette histoire vous tient à coeur ?

-Vous savez pourquoi.

Et la bouteille,

c'était fait exprès. - Vous auriez fait un bon flic.

-Je joue franc jeu et vous me la faites à l'envers ?

-Posez ce sécateur.

Vous allez finir par blesser quelqu'un.

Faire du mal n'est pas votre genre. - Vous l'insinuez, pourtant.

-Sandra, vous allez voir 2 fois par semaine votre père

qui a fait un AVC. Vous le détestez mais payez ses frais.

Vous êtes une bonne personne. - Duroy aussi, quand il est sobre.

- Mais... - Ca suffit !

-Décidemment,

c'est pas mon jour.

Rires.

-Elle est bonne. Je la garde, celle-là,

dans le carnet. La dernière, c'est pour moi.

Salut, belle étrangère.

-Salut.

-Je peux vous offrir un verre ?

-Pourquoi un seul ?

-Pascal, 2, s'il te plaît.

Sandra rit.

Attends...

-Attends... Attends.

Attends. - Qu'est-ce que tu fous ?

-Arrête, je me sens pas bien.

-Inutile de m'exciter encore plus.

-Arrête, je te dis ! Arrête !

-Qu'est-ce que tu fous ?

Pour qui tu te prends ? - Tu sors !

-Tu crois que tu vas m'échapper ?

Tu regardes quoi ?

T'es qui, toi ?

-Juliette était mon amie. Tu l'as tuée.

-Qu'est-ce que vous avez tous avec cette meuf ?

Merci pour le film. Je me le repasserai de temps en temps.

-Police, bouge pas !

-C'est ça, pour vous, être un libertin ?

Allez ! Ca va aller ?

Vous êtes folle !

- Ca va, niveau éléments probants ? - Et si j'avais éteint mon portable

ou si j'avais pas entendu sonner ? Vous seriez morte.

-Maintenant, vous l'avez, votre coupable.

-La baraka semble vous avoir quitté.

Alors, Juliette Bisson ?

-Elle voulait garder l'enfant.

Quand j'ai refusé, elle a menacé de tout dire à ma femme.

-Je vous comprends. Au final, c'est un peu vous, la victime.

Vous me faites presque pitié.

-J'ai frappé trop fort.

J'avais bu. - Voyez le bon côté des choses :

vous aurez tout le temps de vous désintoxiquer, en prison.

-Cécile.

-Ne m'approche pas.

Tu me dégoûtes.

-Francis.

...

-On aimerait faire un point sur l'enquête. On a du neuf.

-Bravo !

Vous avez votre coupable ? - Pour Juliette Bisson, oui.

Mais Duroy n'a pas tué Florence Demaison.

-On a trouvé un lien entre Florence

et Sandra. - Florence a démissionné,

il y a 2 ans, d'un poste en or.

-Que s'est-il passé ?

- Rien, pas de divorce... - En gros.

Une erreur médicale. Un jeune est entré pour une crise d'appendicite.

Elle l'a opéré. Il est mort.

-Quel est le rapport avec Sandra ?

-C'était son frère.

-Et Sandra

a provoqué Duroy pour lui forcer la main.

Commandant ? - Borel, vous pouvez nous laisser ?

-Je dois vous dire quelque chose.

-Vous partez ?

- C'est à cause de nous ? - Non...

Même si votre petit jeu était immature,

mais ça a à voir avec moi.

J'ai besoin de prendre le large.

Je vous demande pas d'accepter

parce que c'est pas évident,

mais si vous pouviez me comprendre,

ça rendrait les choses un peu plus faciles.

-Je comprends.

Je comprends.

-Fred...

-C'est notre dernière enquête ensemble.

J'aimerais qu'on la finisse en beauté.

- Un dernier baroud d'honneur. - Un peu de commedia dell'arte.

-Avanti !

-J'aime pas les hôpitaux.

-Ah ? L'odeur qui colle aux murs ?

-Non, c'est la souffrance des gens qui colle aux murs.

Et j'ai l'impression d'être un aimant.

Pourquoi suis-je ici ?

-Parce que la vérité se trouve derrière cette porte,

si vous avez le courage de la franchir.

-Asseyez-vous.

-Je vous connais ?

-Non.

Avant tout, sachez que j'ai toujours voulu être médecin.

J'ai enduré des années d'études,

l'internat, les humiliations, les privations en tout genre.

Le manque de sommeil, les crédits.

J'ai beaucoup sacrifié pour porter cette blouse.

-Chacun ses choix.

-Durant toutes ces années, je n'ai eu qu'une amie,

quelqu'un qui m'a soutenue : Florence Demaison.

Alors elle m'a proposé une place dans son service

quand j'ai fait mon internat. C'était une bonne chirurgienne.

- Elle a tué mon frère. - Non. Elle était responsable,

mais pas coupable. - Vous avez l'art de la nuance.

-L'opération de votre frère était simple. On en pratique chaque jour.

-Raison de plus.

-C'était l'occasion idéale de former une interne sans risques.

Ce soir-là,

aux urgences, on était débordés.

On ne savait plus où donner de la tête.

J'étais debout depuis 36h... - Qu'êtes-vous en train de me dire ?

-Florence m'a confié la responsabilité de cette opération.

Celle de Julien.

J'oublierai jamais son prénom.

Il est mort à 1h08.

- C'est elle qu'ils ont virée. - Elle était responsable de Julien.

-Ca n'a jamais été dit.

-On nous prend pour Dieu.

On croit que réussir une opération va de soi,

jusqu'au jour où ça finit mal.

-Vous avez tué une innocente.

Votre balance de la justice en prend un coup.

-Une alcoolique qui opère est une criminelle, et ceux qui la couvrent

valent pas mieux. - Faire accuser Duroy à votre place,

c'est quoi ?

- Je suis pas une criminelle. - Vos émotions vous ont dépassée,

sinon vous auriez senti que ce que vous faisiez était mal.

Florence Demaison a été victime de votre histoire avec votre père.

Le problème, quand on se fait justice,

c'est qu'on manque d'éléments.

C'est pour ça qu'on a inventé les tribunaux.

-Qu'allez-vous faire, maintenant ?

-Moi ? Rien.

Sans vos aveux, j'ai aucune preuve.

Mais vous, qu'allez-vous faire ?

Faire ce qui est bien ? Vous y croyez, à vos histoires ?

-J'ai pas le luxe d'y croire : je suis née avec.

-Alors j'attends vos aveux.

Très belle interprétation !

- Quand elle saura la vérité... - J'ai juste rétabli le balancier.

Lucie... Je sais pas si j'arriverai à me passer de toi.

-Toi ?

Celui qui n'a jamais lâché prise.

Celui qui fait des pieds de nez à son destin ?

Je te crois pas.

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