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Ceci est l'histoire de George Harvey Bone,
qui habitait au 12, place Hangover, Londres, S.O.,
au début du XXe siècle.
Le Catalogue britannique de la musique le cite comme un compositeur éminent.
Regardez !
C'est la maison du vieil Ogilby.
Appelez les pompiers !
Regardez où vous allez !
Hé ! Qu'est-ce qui vous prend de me rentrer dedans comme ça ?
- Il y a un problème, Monsieur ? - Il est soûl ?
Vous vous sentez mal, Monsieur ?
Non, tout va bien, maintenant. Merci.
RUE DE FULHAM
C'est du sang !
Regardez ! On peut voir le feu d'ici.
QUARTIER DE CHELSEA PLACE HANGOVER
Vous voilà, George.
On commençait à se demander ce qui vous était arrivé.
Vous n'êtes pas rentré, hier soir, n'est-ce pas ?
Oh, non. J'ai dormi chez des amis.
La porte était ouverte, alors, on est entrés.
Comment vous êtes-vous fait cette coupure ?
J'ai heurté un homme qui portait des paniers.
- Je vais la nettoyer. - Vous êtes sûr que ça va ?
Oui, bien sûr.
Barbara m'a joué l'ouverture de votre nouveau concerto.
La meilleure de vos œuvres.
J'ai toujours senti que vous étiez très doué.
J'attendais que vous composiez quelque chose comme cela.
Comme vous le savez, en décembre, j'aurai des soirées musicales chez moi.
J'aimerais y inclure une œuvre nouvelle et moderne.
Pourrez-vous finir cela à temps ? Bien sûr, vous serez au piano.
Eh bien ?
- Vous dirigerez l'orchestre, Sir Henry ? - Oui.
Je suis extrêmement flatté.
Bien sûr, tout dépendra de la manière dont vous l'achèverez.
Vous êtes déjà un musicien reconnu.
Si ce concerto a du succès,
ce sera peut-être la reconnaissance internationale de votre œuvre.
- J'aimerais y contribuer. - Merci, Monsieur.
C'est tout ce que j'ai à dire. Mettez le reste de côté, très cher.
- Finissez-le. - Je suis très heureuse !
Moi aussi. Dieu du ciel ! Je vais être en retard pour le philharmonique.
J'ai juste le temps de vous ramener.
- George le fera si vous êtes en retard. - Bien sûr.
- Merci. - Au revoir, père.
Au revoir, Monsieur, et merci. Vous avez été très bon.
Ce n'est rien.
Je ne sais pas comment vous remercier.
C'est inutile.
Barbara...
je n'ai pas dormi chez des amis, la nuit dernière.
Vous voulez dire que ça a recommencé ?
Je ne sais pas où je suis allé ni ce que j'ai fait.
Je me souviens d'être sorti hier soir...
puis, plus rien jusqu'à ce que je me retrouve sur la rue de Fulham.
C'est toute une journée sans souvenirs.
Avez-vous... fait quelque chose, cette fois-ci ?
Je ne m'en souviens pas.
- Où ai-je pu trouver ça ? - Je vais le jeter.
Je vais le garder.
Le meurtre de Fulham ! Un homme poignardé, une maison en feu !
Il crie quelque chose sur Fulham ?
- S'il vous plaît ! - Oui, Monsieur ?
Voilà, Monsieur. Merci.
Le meurtre de Fulham ! Un homme poignardé à Fulham !
Lisez tout sur le meurtre de Fulham !
MEURTRE DANS FULHAM Un antiquaire poignardé
Une maison incendiée. L'agresseur mystérieux prend la fuite
Fulham.
N'est-ce pas où vous étiez ?
- Aurais-je pu faire une telle chose ? - Oh, non.
Il s'est passé quelque chose, dernièrement.
Ces états sont de plus en plus longs et profonds.
Bon sang, 24 heures...
Barbara, je vais aller à Scotland Yard.
- À la police ? - Non.
Je connais quelqu'un là-bas, un Dr Middleton.
Mon docteur m'a suggéré d'aller le voir.
Il est très brillant et a de nouvelles idées sur l'esprit.
Je crois qu'il pourrait m'aider.
Je dois aller le voir maintenant.
Si vous y allez, je viens avec vous. Je vous en prie, George.
Je veux venir.
Toute ma vie j'ai eu de brefs trous noirs
mais juste pendant un moment ou deux.
Je n'ai jamais rien vécu de semblable à cette dernière fois
et certainement rien qui ait duré toute une journée.
- Vous travaillez dur ? - Il travaille jour et nuit.
Il écrit un concerto, et je suis sûre qu'il ne mangerait pas parfois
si notre bonne ne lui envoyait pas des repas.
Ce que j'aimerais savoir, c'est...
pourrais-je commettre un acte criminel durant l'un de ces états ?
Pourquoi me demandez-vous ça ?
Cet homme a été poignardé.
Et quand je suis revenu à moi, j'ai trouvé ça dans ma poche.
Et il y avait du sang sur mon manteau.
Le sang venait de la blessure à sa tête, bien sûr.
Qu'est-ce qui vous plonge dans ces états-là ?
Quand je suis tendu ou irrité,
tous les sons discordants semblent les provoquer.
Je ne me rappelle plus de rien par la suite,
sauf d'une sensation étrange,
comme le souvenir d'une douleur... ici.
Il n'aurait rien pu faire de criminel, n'est-ce pas ?
On le déterminera très vite. Je veux un échantillon de votre sang.
Je ferai quelques tests préliminaires ici
et j'irai chez l'antiquaire faire un examen plus poussé.
- Je vous attends ici ? - Vous pouvez rentrer, M. Bone.
J'habite près de chez vous, et si tout va bien,
je vous appellerai plus tard pour vous rassurer.
- Ce serait très aimable à vous. - On le saura dans 2 heures.
- Au revoir. - Au revoir.
- Au revoir, Dr Middleton. - Au revoir.
Monsieur le commissaire, vous auriez un moment ?
Si vous aviez deux hommes en civil disponibles,
j'ai vu quelqu'un qui doit être suivi pour l'affaire Fulham.
Je ne peux pas attendre plus longtemps.
Je vais vous raccompagner.
Dr Middleton viendra peut-être demain matin.
Je me demande ce qui l'a retardé.
Parfois, ces choses prennent plus longtemps qu'on croit.
Je suis sûre qu'il n'y a aucun problème.
Entrez, docteur.
Voilà votre manteau.
Vous pouvez nettoyer le sang, car c'est uniquement le vôtre.
Et voilà votre poignard.
Je lui ai fait subir tous les tests possibles à Scotland Yard.
Tests chimiques pour les taches de sang, microscopiques pour les fibres.
Qu'avez-vous trouvé ?
Aucune fibre ne correspondant aux vêtements du mort
et aucune trace de son sang ou du sang d'un autre.
Alors, George n'a absolument rien à voir avec le meurtre.
Je n'ai pas dit ça, mais je peux vous dire ceci :
si M. Bone est le coupable, on ne pourrait pas le prouver.
En fait, l'antiquaire était...
un escroc bien connu qui trafiquait des objets volés.
L'opinion officielle de Scotland Yard est
qu'un complice l'a tué et a mis le feu pour cacher son crime.
J'avais peur de l'avoir fait.
Je vous ai fait suivre par deux hommes en civil, au cas où.
Je les ai renvoyés à Scotland Yard.
J'ai réfléchi à ces états qui vous affligent, M. Bone.
L'esprit est un mécanisme fragile.
Si un homme a uniquement une vie intérieure,
s'il bouleverse l'équilibre normal entre le jeu et le divertissement,
l'esprit risque de se rebeller.
Sans connaissance ou volonté consciente,
il peut lui faire faire des choses étranges et dangereuses.
C'est ce qui semble vous arriver.
Il doit y avoir quelque chose à faire.
Oui, certainement.
Je vous suggère de vous évader de votre musique
aussi souvent que possible.
Trouvez un nouvel exutoire émotionnel.
Mêlez-vous aux gens de tous les jours.
Observez comment ils vivent, et surtout comment ils se divertissent.
Mais Dr Middleton...
la musique est la chose la plus importante au monde, pour moi.
Non, M. Bone. La chose la plus importante, c'est votre vie.
Suivez mon conseil.
- Je veillerai à ce qu'il le fasse. - Et elle le fera.
- Bonsoir, M. Bone. - Bonsoir, et merci beaucoup.
- George, je devrais y aller. - Je devrais vous raccompagner.
Merci, mais je vis juste de l'autre côté de la place, à quelques pas.
Je peux faire de ces quelques pas une bonne promenade.
C'est terrible, ce qui arrive à George.
C'est un être si merveilleux.
Mais il est sans défense.
Il a vraiment beaucoup de talent.
Il m'a aidée à améliorer ma technique pianistique.
Vraiment ?
George est très déprimé à cause de ses... trous de mémoire.
- Sont-ils réellement dangereux ? - Ils pourraient l'être.
Quand il plonge dans cet état, son inconscient prend le contrôle.
Il n'y a rien de spécialement dangereux là-dedans.
Mais si sa condition est aggravée par une concentration excessive.
Il aura la forte envie de détruire tout ce qui sera sur sa route.
Vous voyez comme il est important qu'il suive mon conseil.
Oui. Vous avez beaucoup fait pour lui.
BRASSERIE DE BAILEY CONCERT POUR FUMEURS
SAMEDI SOIR, 29 AOÛT 1903 ENTRÉE - UN SHILLING
Elle est aguichante, pas vrai ?
- Ils veulent une autre chanson. - Je n'en ai pas d'autre.
- Chante n'importe quoi. - J'en ai chanté 2. C'est une guinée.
D'accord, je te paierai dans une minute.
- Bonsoir, George. - Bonsoir, Micky.
Eddie Bates !
Tiens. Bonsoir.
- Tu as très bien chanté. - Devant ce public ?
- Allons, allons. - "Avez-vous vu Joe ?"
J'irai loin avec ça, hein ?
C'est un public difficile. Tu les tenais dans le creux de ta main.
Ils savent ce qu'ils aiment. Et ils t'aiment.
- Moi, je ne les aime pas. - Mais tu étais excellente.
- Je vous ai trouvée merveilleuse. - Oh, c'est George Bone.
- Netta Longdon. - Comment allez-vous ?
Netta vient d'emménager sur la place. Il compose de la musique.
- Des chansons ? - J'ai bien peur que non.
Non, des symphonies. Des trucs classiques.
- Un autre verre, Micky ? - Absolument.
Quand je vous ai entendue chanter, ça m'a donné l'idée d'un air.
Je peux vous le jouer ?
Écoute. C'est bien.
- C'est un gars important ? - Un compositeur célèbre.
Il est assez important.
Si vous aviez des paroles, vous pourriez le chanter.
J'ai des paroles qui iraient avec ça. Tu te souviens ?
- Quoi ? - "Tout à toi."
Tout à toi
J'ai changé ma vie
Ma façon d'aimer aussi
Advienne que pourra
Mon amour sera tout à toi
Oh, c'est parfait ! Ça convient exactement à ma voix.
- Je t'ai apporté à boire. - Merci.
Vous ne pourriez pas en faire une chanson pour moi ?
Je pourrais essayer.
Je vous en serais très reconnaissante, M. Bone.
George ! Vous n'avez pas de mal ?
J'ai peur...
Peur d'être un peu éméché.
Vous êtes un bon gars, mon vieux.
Vous avez écrit une très bonne chanson.
Oh, Micky. Viens !
Eh bien, c'est ici que j'habite.
Oh, cette femme a encore jeté mon chat dehors.
Pauvre minou seul dans le froid.
La propriétaire ne me laisse pas le garder dedans. Que vais-je faire ?
- Donnez-le-moi. - Non, je vais m'en occuper.
Et vous pourrez venir le voir quand vous voudrez.
C'est vraiment gentil de votre part, George.
J'aurai toute une tête, demain.
Je vous appellerai le matin, on fera le tour de la place ensemble.
Vous ne connaissez pas ça, Netta. Vous êtes une nouvelle venue.
Trois fois le tour de la place et un verre au pub...
C'est la recette locale pour une gueule de bois.
- Bonne nuit, Netta. - Bonne nuit.
Bonne nuit mon vieux. Je suis si content de vous avoir rencontré.
Bonne nuit, Micky.
- Bonne nuit, George. - Bonne nuit, Netta.
Je l'ai vendue ! Netta, je l'ai vendue !
- Vendu quoi ? - La chanson que George a écrite.
- "Tout à toi." - C'est merveilleux !
Meyer va la publier.
J'ai un chèque pour l'avance des droits d'auteurs. Ils en envoient un à George.
- Mais j'ai encaissé le nôtre. - Combien ?
Cinquante guinées ! La moitié pour toi, la moitié pour moi.
Cinquante guinées ! Eh bien !
Ça valait le coup de le flatter, non ?
Dieu merci, je n'aurai plus à faire ça.
- Que veux-tu dire ? - George m'ennuie à mourir.
Ce n'est pas pour une seule chanson. On a une mine d'or, avec lui.
On peut lui extorquer d'autres chansons.
Je vois ce que tu veux dire.
Reste près de lui et de sa musique et tu arriveras à quelque chose.
- Ce n'est que le début. - Tu as raison, Micky.
Absolument raison.
Viens. Allons fêter ça.
Je veux te présenter un ami à moi, Eddie Carstairs.
Je suis désolée, je ne peux pas. George m'emmène chez Perrier.
- Où il t'a emmenée hier soir ? - Chez Romano.
Et chez Frascati la veille. Je ne vois pas de quoi tu te plains.
Il faut toujours que j'écoute une de ces horribles symphonies, après ça.
Ça vaut la peine. Romano, Frascati, et maintenant, Perrier.
Notre petite Netta fait son entrée dans le monde.
Notre petite Netta n'en est qu'à ses débuts.
Micky, viens m'agrafer, tu veux ?
Et après, chéri, tu ferais mieux de partir
parce qu'il viendra me chercher dès qu'il sera prêt.
Tu as faim ?
Entrez.
Voulez-vous venir avec nous au Philharmonique ?
Vous êtes tout habillé ! Père nous attend avec un fiacre.
Je suis désolé.
J'ai un autre engagement.
Je vois.
Eh bien, bonsoir.
Bonsoir.
- Vous êtes avec moi ou avec un autre ? - Quoi ?
Vous semblez chercher quelqu'un depuis le début de la soirée.
Oh, non. Je veux juste voir qui est là.
- Un café, Monsieur ? - Oui, merci.
Prenons le café au bar-salon, voulez-vous ?
- Merci. - Une liqueur, Monsieur ?
- Une Bénédictine pour moi. - 2 Bénédictines, je vous prie.
Vous recommencez.
Netta, qui cherchez-vous ?
Personne, George. Je vous l'ai dit.
Alors, arrêtez de regarder à la ronde, concentrez-vous un peu sur moi.
Oh, George.
- Bonsoir, George. - Bonsoir, Micky.
Oh, bonsoir !
- Comment allez-vous ? - Vous connaissez Netta Longdon ?
- Bonsoir. - Vous prenez un verre avec nous ?
George, c'est M. Carstairs,
membre de Carstairs et Carstairs, célèbres producteurs de théâtre.
- Comment allez-vous ? - Voici George Bone.
- Je vous en prie, asseyez-vous. - Merci.
George Harvey Bone, le compositeur.
Il a écrit cette chanson que je voulais vous chanter.
Oui, George Bone. J'ai entendu votre "Sonate du printemps."
Très beau morceau. Vous composez aussi de la musique populaire ?
J'ai mis des paroles de Micky en musique.
Oh, M. Carstairs...
j'aimerais que vous puissiez entendre des chansons de George.
- J'en serais ravi. - Il en a une nouvelle merveilleuse.
Laissez-moi vous la chanter ce soir.
Désolé, mais Micky et moi, on doit dîner et aller chez Ruffini.
Venez demain à mon bureau. J'espère que vous viendrez aussi.
- Merci. - Bonsoir, M. Bone.
- Par ici, M. Carstairs. - Bonsoir, Micky.
Bonsoir, Micky.
- Allons-y, voulez-vous ? - Où ça, à un spectacle ?
C'est un peu tard pour ça. J'ai une idée.
Si vous veniez avec moi entendre une symphonie au Philharmonique ?
On y serait juste à temps.
Si je téléphone au gérant, il nous réservera des places.
D'accord, George. Ce sera très plaisant. Allez-y.
Bien, je reviens tout de suite.
- Vous allez chez Ruffini ? - C'est exact.
Ils ont des chanteurs invités, n'est-ce pas ?
Je suis sûre qu'ils me laisseraient chanter si vous leur demandiez.
Même les chanteurs invités répètent d'abord avec l'orchestre.
Elle n'a besoin que d'un pianiste, et je peux jouer pour elle.
- C'est vrai, Micky. - Ça ne vous rendrait pas justice.
J'en prends le risque. Laissez-moi vous y retrouver, juste au cas où.
Merci. Merci beaucoup.
Rentrez vous changer. Je vous verrai chez Ruffini à minuit.
Je ne peux pas vous en empêcher, bien sûr.
- J'espère ne pas être trop pénible. - Vous l'êtes.
Mais ça me plaît assez.
Je vous retrouverai là-bas.
Au revoir.
- Raccrochez, Monsieur. - Quoi ?
Tournez la manette comme ça.
Trois fois.
- C'est ça, raccrochez. - Merci beaucoup.
C'est bon. J'ai les billets.
Oh, George. J'ai un terrible mal de tête.
Vous ne voulez pas venir avec moi ?
Si, chéri, j'en ai terriblement envie, mais...
je suis très fatiguée et ma tête est...
Ça ne vous dérangerait pas de me ramener chez moi ?
- Bien sûr que non, Netta. - Merci, George.
- Un fiacre, Monsieur ? - Oui, merci.
- Tenez. - Merci, Monsieur.
Vous êtes fâché contre moi.
- Non, pas du tout. - Mais si !
Je l'entends au son de votre voix.
Ne soyez pas si lointain.
Si je vous ai contrarié, j'en suis désolée.
Ce n'est pas grave, Netta.
Mettez-moi à l'aise.
Vous souvenez-vous des autres paroles de Micky ?
Celles sur lesquelles vous travaillez ?
"Si près du paradis" ?
Pourquoi ?
Oh, ça vient...
de m'y faire penser.
Si près du paradis
On peut tendre la main et cueillir une étoile
Si près
Oh, c'est ravissant, George.
C'est ravissant quand vous le chantez.
Quand le finirez-vous ?
Bientôt. Peut-être demain.
Pourriez-vous le finir ce soir, pendant que je me repose ?
Je suppose que oui.
Vous pourriez...
me l'amener chez moi ensuite.
Mais ce sera très tard, Netta.
N'importe quelle heure sera la bonne, George.
- Qui est-ce ? - C'est moi, George.
Je viens de la finir. Vous m'avez demandé de l'apporter.
Je peux entrer pour vous la jouer ?
Il est vraiment très tard, George.
Vous disiez que n'importe quelle heure serait la bonne.
Mais je dormais, chéri.
J'y jetterai un coup d'œil.
Mais j'ai travaillé très dur pour la terminer.
J'aimerais vraiment vous la jouer.
Je vous assure. J'ai très mal à la tête.
Vous n'avez pas idée.
Je suis désolé. Je peux vous apporter quelque chose ?
Non, je veux juste me reposer.
Merci d'être venu.
Je vous verrai demain matin, chéri.
- Bonsoir. - Bonsoir, Netta.
Appelez un fiacre, voulez-vous ? Merci.
Bon sang, c'est chaud.
Je guette un chargement de conduite de gaz.
Ils l'ont livrée dans le mauvais trou.
Ils vont s'assurer qu'il y ait une conduite de gaz ici ce soir,
ou les hommes ne pourront pas travailler demain matin.
- Vous êtes souffrante. Où allez-vous ? - Chez Ruffini.
- Ils ont besoin d'une chanteuse. - Vous disiez avoir mal à la tête.
Je ne peux rater cette chance. Carstairs m'a envoyé un message.
Vous n'avez pas pu vous habiller de la sorte aussi vite.
Vous deviez être déjà prête quand je vous ai parlé.
Parfois, vous êtes horriblement ennuyeux.
- Je viens avec vous. - Non.
George est là.
Venez plus tard, quand vous serez de meilleure humeur, chéri.
Partez.
Ne vous laissez-vous pas un peu trop aller ?
Si c'est vrai, n'est-ce pas moi que ça regarde ?
Pas entièrement.
Parce que vous me désertez également.
J'aimerais que vous cessiez de me harceler à propos de ce concerto.
Et moi, j'aimerais que vous réalisiez ce qui vous arrive.
Et si je préfère faire ce que je fais ?
Gâcher votre talent auprès d'une personne sans don ni réputation ?
Vous tuerez votre inspiration, et on vous laissera sur le flanc,
exactement comme maintenant.
Bonsoir, George.
Il a cassé une roue.
Tout va bien, Monsieur ?
Fouillez la place !
Il y a quelque chose d'anormal chez Sir Henry.
Vous ne vous sentez pas bien, Monsieur ?
Vous vous êtes fait mal ?
Oh, non.
Tout a l'air de tomber dans votre fossé ce soir.
D'abord, ces conduites et maintenant, moi.
Je me demande ce qui s'est passé chez Sir Henry.
- Qu'est-ce que vous dites ? - La police vient d'arriver.
- La police ? - Il y en a tout un fourgon.
C'est curieux. Je ne les ai pas vus passer.
Je peux regarder ?
Non ! Ne faites pas ça, s'il vous plaît.
Je suis désolé.
Il y a un méchant bleu sur sa gorge.
Elle dit qu'il a jeté quelque chose autour de son cou.
C'était probablement une corde avec un nœud.
C'est ce qui a causé le bleu. C'était un nœud coulant.
Un nœud coulant ?
Une méthode de meurtre silencieuse et rapide.
Mais qu'est-ce qui...
Les Indiens de l'Est l'utilisent. On a eu des cas de ce genre sur les quais.
L'un d'entre eux rôdait peut-être par ici.
Oui, il volait peut-être
et il a essayé de faire taire la fille.
- Williams. - Oui, Monsieur.
- Quel est ce remue-ménage ? - C'est Mlle Barbara, Monsieur.
- Que s'est-il passé ? - Quelqu'un a essayé de l'étrangler !
On ferait mieux de signaler aux autres le genre d'homme qu'ils recherchent.
Je reviens dans un moment.
C'est horrible, Barbara.
Vous étiez ici toute seule ?
Je jouais...
car j'étais malheureuse de vous avoir parlé ainsi.
Je le méritais.
Je n'ai pas tenu parole à propos du concerto.
J'en suis désolé.
Allez-vous tenir parole et le terminer ?
Oui, je vous le promets.
Merci. Je savais que vous le feriez.
Qu'est-ce que vous jouiez ?
Un extrait de mon concerto.
C'est pour ça que je ne vous ai pas vu, ces derniers jours ?
Précisément.
Au fait, chéri, ma chanson avance ?
- Non. - Vous n'avez pas travaillé dessus ?
Pas depuis des jours. Je n'y ai même pas jeté un coup d'œil.
Je ne peux pas composer pour vous quand je suis censé...
C'est parce que je n'étais pas là pour vous aider.
Non. Parce que je veux terminer mon concerto.
Chéri, vous ne pouvez pas mettre ça de côté pour moi ?
Cela fait trop longtemps que je mets mon travail de côté pour vous.
- C'est juste une chanson de plus. - C'est toujours juste une de plus.
Vous vous en lassez si vite que je n'ai le temps pour rien d'autre. C'est non !
Mais il me la faut, très cher.
- Ma première est dans 8 jours. - Demandez à quelqu'un d'autre.
Je ne suis pas le seul compositeur à Londres.
Mais, George, je ne veux pas qu'un autre la compose.
N'insistez pas, Netta.
Partez, laissez-moi tranquille.
Vous ne pouvez pas me laisser tomber maintenant.
Ces chansons ne représentent rien pour moi, qu'est-ce que j'y gagne ?
Vous pourriez me gagner, moi.
"Tout à toi.
Je serais prêt à tout faire pour toi."
Vous avez composé ça pour moi, George.
Mais vous n'avez jamais essayé de savoir,
n'est-ce pas ?
N'est-ce pas ce que vous jouiez quand je suis arrivé ? Comme ça ?
Pas tout à fait. C'est comme ça.
C'est très joli, George. Mais si vous le jouiez ainsi ? Essayez.
Netta, ce n'est pas une valse. Ce n'est pas le bon tempo.
Chéri, ça le serait pour ma chanson !
Vous ne pouvez pas l'avoir. Ça appartient au concerto.
C'est une petite chose. Ça ne manquerait pas à votre concerto.
Vous deviez penser à moi quand vous l'avez composé.
- Non, pas du tout. - Il semblerait, parce que c'est moi !
Vous ne l'entendez pas ? C'est ma chanson !
Jouez-la au tempo d'une valse.
Allez. Jouez-la.
Quand des lèvres
Dans un souffle s'enflamment
C'est notre moment
Pour l'amour joyeux
Elle est à moi.
N'est-ce pas ?
NETTA LONGDON DANS L'AMOUR JOYEUX
Souvenez-vous du cinq novembre.
Poudre à canon, trahison, conspiration.
Je ne vois pas pourquoi on devrait oublier cette trahison.
- Des pennies pour le feu de Fawkes ! - De l'argent pour brûler un Guy !
Souvenez-vous du cinq novembre !
Poudre à canon, trahison, conspiration. Je ne vois pas...
- Souvenez-vous de Guy, Monsieur. - Le 5 novembre.
- Souvenez-vous du 5. - J'avais oublié la fête de Fawkes.
C'est chaque année, Monsieur.
Qu'a fait Guy Fawkes ?
Il a essayé de faire sauter les Maisons du Parlement.
Chaque année, on brûle son mannequin.
Celle-ci va être dans le feu de joie de Cheyne Yard.
Tenez, les gars.
- Bon sang ! Un shilling ! - Hé, gouverneur. Vous êtes un prince !
- Un shilling ! - C'est vraiment un gars bien.
Dépensons-le avant la fin du feu d'artifice.
- Bonsoir, Yvette. - Monsieur Bone !
- Mlle Longdon est à la maison ? - Oui.
Mademoiselle est à la maison. Mais elle s'habille.
- Je vais lui dire que vous êtes là. - Ne vous dérangez pas, Yvette.
Mademoiselle ! Monsieur Bone est là !
Oh, bonjour, George.
Vous voulez quelque chose ?
Je veux vous parler, Netta. C'est la troisième fois que je viens.
Vraiment ? Yvette ne me l'a pas dit.
Je me reposais.
Je sais que vous avez eu une semaine épuisante, Netta.
C'est pour ça que j'ai attendu jusqu'à maintenant.
Oh, non, pas maintenant, George. Il est si tard.
Je dois m'habiller pour le théâtre.
Je peux vous parler pendant que vous vous habillez.
Je peux encore vous écouter chanter.
"Tout à toi.
Je serais prêt à tout faire pour toi."
Vous vous en souvenez ?
Oui, mais je ne peux pas vous parler de ça maintenant.
J'ai attendu si longtemps pour vous dire ça.
Épousez-moi, Netta.
Je travaillerai toute ma vie pour vous. Je serai prêt à tout.
J'oublierai tout le reste.
Vous arrivez trop tard, mon vieux.
Netta m'épouse la semaine prochaine.
Ce n'est pas vrai !
Ce n'est pas vrai, n'est-ce pas ?
- Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit ? - J'ai essayé, George.
Cher ami, je ne vois pas en quoi ça vous concerne.
Et ça dure depuis le début, je suppose.
Écoutez, mon cher Bone, ça ira mieux dans un jour ou deux.
- Mais au piano, elle a dit... - Ne vous énervez pas, mon vieux.
Elle m'a embrassé ! M'a murmuré des douceurs. Fait des promesses !
"Vous pourriez me gagner", a-t-elle dit. Et vous étiez avec elle !
Profitant de moi ! Complotant derrière mon dos !
George, arrêtez !
Vous êtes fou ? George, laissez-le ! Vous allez le tuer !
Arrêtez, George !
George, arrêtez, vous êtes fou !
JE SUIS UNE MAUVAISE FIFILLE
Bonsoir. J'espère que vous vous sentez bien, ce soir, Monsieur.
- Que s'est-il passé ? - Quelqu'un a tué un chat.
Guy, Guy ! Il faut qu'il dise aïe !
Jetez-le sur le bûcher et laissez-le crever !
Guy, Guy, Guy ! il faut qu'il dise aïe !
Jetez-le sur le bûcher et laissez-le crever !
Criez, les gars ! Qu'on entende vos voix !
Vite ! Vite ! Vite !
Mettez vos Guy sur le bûcher ! C'est le moment de l'allumer.
Faut se dépêcher ! Mettez vos Guy sur le bûcher !
Laisse-moi voir celui-là, l'ami.
Il est splendide, pas vrai ? Mets-le au sommet.
Y a de la place au sommet, l'ami.
Redescends. Tu vas te faire brûler.
Redescends. Tu vas te faire brûler.
C'est parti !
On a failli te brûler aussi, l'ami.
Guy, Guy, Guy ! Il faut qu'il dise aïe !
Jetez-le sur le bûcher et laissez-le crever !
M. Bone, j'ai peur d'avoir de mauvaises nouvelles.
Regardez. C'est votre chat, Monsieur.
Des gars l'ont apporté.
Voudriez-vous me donner une demi-couronne
pour que j'enterre le chat dans ce trou ?
Merci, Monsieur.
Bon sang, ils ont fait tout un bûcher à Cheyne Yard.
D'accord, minou. Tout va bien.
Viens, minou, minou.
Viens, minou !
Où es-tu, minou ? Viens, minou, minou...
CONCERTO DE GEORGE HARVEY BONE
Nouvelles du soir ! Gazette complète !
SPECTACLE ANNULÉ Une actrice a disparu ! Pas de suspects !
Ils ne trouvent pas le corps !
La police est sur les dents, comme d'habitude !
- Vous venez avec nous ? - Non, je vais attendre ici.
Comme vous voudrez. Ça ne sera pas long.
On est revenus, Monsieur.
Je vais lire ça à côté.
- Il y a du nouveau ? - Rien du tout, Monsieur.
C'est le cas le plus consternant que j'ai examiné.
Ce genre de femme ne s'évanouit pas en laissant des rivières de diamants.
Elle a été assassinée. Ça ne fait aucun doute.
M. Carstairs nous a dit que vous vous étiez disputés.
Je vous ai dit ça moi-même... il y a quelques jours.
Autre chose, M. Bone.
On nous a dit que vous ne saviez pas ce que vous faisiez
durant vos périodes d'oubli.
Est-il possible que vous en ayez eu une ce soir-là ?
- Eh bien, non. - Comment le savez-vous ?
Parce que je peux rendre compte de tout ce que j'ai fait.
Après cette dispute, je suis rentré directement ici
et je sais exactement ce que j'ai fait.
J'ai essayé de travailler, mais au début, je ne pouvais pas.
J'ai déchiré des partitions de musique et les ai jetées dans le panier.
Ça a fait sursauter la chatte.
Elle a renversé quelques violons.
Je les ai ramassés et quand j'ai cherché la chatte, elle s'était enfuie.
Elle s'est fait écraser.
Vous avez donné de l'argent au veilleur de nuit pour l'enterrer.
- Alors, vous êtes sorti. - Il a dit que vous sembliez étrange.
On s'est alors demandé si vous aviez pu oublier ce qui s'est passé.
La disparition de Netta Longdon ne semble pas vous avoir inquiété,
après lui avoir demandé de vous épouser.
Après ce que j'ai découvert sur elle et Carstairs, j'ai essayé de l'oublier.
Si j'avais quelque chose à voir avec ce qui s'est passé, je l'admettrais.
J'ai répondu à vos questions.
Je ne me suis jamais opposé à ce que vous surgissiez ici comme maintenant.
Si vous voulez savoir quoi que ce soit d'autre, demandez-le-moi.
Ensuite, ayez la gentillesse de me laisser continuer mes activités.
Je suis désolé, Sir Henry.
- C'est magnifique, mon cher garçon. - Merci.
On y va, M. Bone.
On aura notre 1re répétition vendredi. 10 h, ça vous va ?
On semble qu'on se soit trompé de cible.
- On doit essayer un autre angle. - Ce qu'il dit vous a satisfait ?
On était prêts à l'arrêter, mais on n'avait pas de preuves contre lui.
Il ne se comporte pas comme un coupable.
Il s'est montré très indigné contre nous, à la fin.
Carstairs a été le dernier à la voir vivante.
Je crois qu'on devrait lui rendre encore visite.
- Vous venez avec nous ? - Non, je vais inspecter les lieux.
Vous soupçonnez encore notre ami, ici, n'est-ce pas ?
Je veux essayer de découvrir ce qui est arrivé au corps.
JOUR DE FÊTE DE GUY FAWKES BÛCHER DE 12 MÈTRES DE HAUT
Sir Henry Chapman voudrait vous convier à entendre le 1er récital
du concerto pour Piano et Orchestre de George Harvey Bone.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Je vous ai vu de la maison. Ne devriez-vous pas vous préparer ?
- J'étais sorti me promener. - Je croyais que vous vous reposiez.
Vous êtes inquiet à cause du concert ?
Oh, non. Oh, bonsoir.
Je pensais à Netta.
Je ne peux pas me la sortir de la tête.
J'ai des perceptions d'elle, mais elles sont déformées...
comme des souvenirs obscurcis.
C'est effrayant.
Ce n'est pas le moment de penser à tout ça.
Je ne pourrai pas en être sûr avant de découvrir ce qui s'est passé.
Je me demande si j'ai quelque chose à y voir.
Vous croyiez la même chose à propos de l'antiquaire de Fulham,
mais ce n'était pas le cas.
- Concentrez-vous sur le concerto. - D'accord.
Je vous ai pris ça pour que vous puissiez le porter ce soir.
- Des camélias ! - Ils sont beaux, n'est-ce pas ?
Je vous suis reconnaissant pour toute votre bonté.
Merci.
Et quand je jouerai ce soir...
je vous regarderai chaque fois que ce sera possible.
Et je vous sourirai.
À tout à l'heure.
Bonsoir.
J'espère que cela ne vous gêne pas que je sois venu vous attendre.
Pas du tout, sauf que je dois me changer.
Je ne vous dérangerai pas.
- Si vous voulez boire quelque chose... - Non, merci.
Vous croyez que j'ai tué Netta, n'est-ce pas ?
Je crois que c'est possible.
Vous aimeriez en avoir le cœur net ?
Bien sûr.
En unissant nos efforts, on pourra découvrir ce qui s'est passé.
Je me suis permis de regarder autour de moi en attendant.
Vous avez trouvé un usage pour ceci.
Oh, oui.
J'ai toujours voulu un outil pour les trous sonores des violons.
Et cela semble parfait.
C'est pour ça que vous l'avez ramassé.
J'ai aussi trouvé cet article de journal.
"Méthodes de meurtres par le célèbre analyste Allan Middleton."
Je me demande si vous avez gardé cela parce que je l'ai écrit
ou à cause de cette image d'une corde au nœud coulant.
Je décris où les nœuds sont faits et comment on les utilise.
Je me demande si vous avez assimilé ça.
Barbara a été attaquée avec une corde comme celle-là.
Vous avez déjà fait un nœud coulant ?
Oui ou non ?
Oui ou non ?
Il y a des plis là-dessus,
faits par des nœuds, ceux d'un nœud coulant.
J'ai remarqué un pantalon dont l'étoffe était roussie.
Je ne sais pas comment ça s'est passé.
Est-il possible que ça se soit passé à Cheyne Yard,
où ils ont fait le bûcher la nuit où Netta a disparu ?
Je n'y étais pas.
Mais j'y suis allé, et j'ai demandé quand ils ont allumé le bûcher.
C'était au moment où Micky a sonné à la porte de Netta
et a découvert qu'elle avait disparu.
Le feu était flamboyant quand vous avez fait enterrer le chat.
Je ne me souviens de rien.
Dans le meurtre de Fulham, on a utilisé le feu pour cacher le crime.
Mais vous avez dit que j'étais innocenté pour cette affaire.
Je sais. Je faisais référence au feu.
J'ai pensé que vous aviez peut-être aussi enfoui cela dans votre esprit.
À Cheyne Yard, ils se souviennent d'un homme sur une haute échelle.
Il a porté un Guy en haut du bûcher et s'est fait roussir en descendant.
C'était vous, et vous ne portiez pas un Guy.
C'était Netta, tuée avec ça durant l'une de vos pertes de conscience.
- C'est faux. - C'est vrai.
Vous avez de vagues souvenirs de tout cela, n'est-ce pas ?
Je suis désolé. Je dois finir de m'habiller.
- Vous feriez bien de me suivre. - Mais je ne peux pas.
- Je dois jouer mon concerto. - Pas maintenant.
Je dois jouer. Ils attendent.
Écoutez, mon vieux, vous avez un déséquilibre.
Je le réalise, mais je sais tout à fait ce que je fais.
Le choc de tout ceci et la tension du jeu seront trop pour vous.
Votre esprit pourrait lâcher toute maîtrise et vous seriez incontrôlable.
Vous ne pouvez être blâmé, mais vous êtes dangereux. Venez avec moi.
- À Scotland Yard ? - Oui.
- Pour être enfermé ? - Nous verrons.
Je vous répète qu'ils m'attendent. Je dois jouer.
Je ne peux pas vous laisser partir.
Mais j'ai travaillé toute ma vie pour cette soirée.
Je suis désolé, mais vous devez venir avec moi.
Très bien.
- George est très en retard. - Le Dr Middleton n'est pas arrivé non plus.
Mesdames et Messieurs,
notre compositeur, George Harvey Bone.
Je suis contente que vous soyez là, George.
On avait peur que vous soyez en retard.
- Pourquoi ce retard ? - Je suis désolé.
Hé ! Écoutez ça.
- Hé ! Qui est là ? - Laissez-moi sortir !
Merci.
Je ne peux pas continuer. Jouez pour moi, Barbara.
Ça m'est arrivé, juste comme vous l'aviez dit.
Maintenant, je sais tout ce que j'ai fait.
Vous ne pouvez être blâmé.
Je dois entendre la fin du concerto.
- Le voilà. - Venez, Monsieur.
Vous ne pouvez l'emmener maintenant. Il est malade.
Il est dangereux, et on va l'emmener.
Venez. On sait ce que vous avez fait, mais vous ne pouvez être blâmé.
On ne vous pendra pas.
- On vous enfermera peut-être. - Allons, venez.
- Je ne serai ni enfermé, ni pendu. - Attention !
Attrapez-le !
Par là-bas ! Barrez-lui la route ! Il s'enfuit !
Allez chercher de l'eau.
Retournez-y ! Vous devez écouter le concerto jusqu'à la fin !
- Vous êtes fou ? - Retournez-y !
Où est ma fille ?
- On doit sortir ! La maison brûle ! - Allez-vous-en.
Où est Barbara ?
Écoutez.
George ! Emmenez George !
Allez chercher George !
- Père ! - Barbara.
Écoutez.
Pourquoi n'a-t-il pas voulu sortir ?
C'est mieux ainsi, Monsieur.
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