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Zulu
Votre R�v�rence, entrez.
Attendez ici un instant, s'il vous pla�t.
Tul !
Tul !
Tul ! Tul !
Tu es r�veill� !
O� suis-je ?
� la clinique du Dr Sruang.
Et Jaran ?
Il est mort.
Tul, comment allez-vous ?
Ne vous levez pas encore !
OK, laissez-moi regarder vos yeux, s'il vous pla�t.
Quand puis-je rentrer � la maison, docteur ?
Pourquoi une telle h�te ?
Je n'aime pas cet endroit.
Moi non plus,
mais vous �tes ici depuis bient�t trois mois.
Vous avez eu de la chance.
Vous aviez une chance sur un million de survivre.
Une question :
Vais-je tout voir � l'envers pour toujours,
ou est-ce temporaire ?
7 ANN�ES ET 5 MOIS PLUS T�T
Tu n'as pas de petite amie, Tul. Ces poissons vont compenser ta solitude.
J'ai photocopi� �a pour toi.
De quoi �a parle, Yut ?
Tu ferais mieux de le lire toi-m�me.
C'est sacr�ment bizarre.
L'auteur est un m�decin, mais utilise le pseudonyme de "D�mon".
"H�r�dit�, Parasites et Justice" par D�mon.
Ce D�mon est compl�tement cingl�.
Il dit que les gens
ne naissent pas empli de bont� ou de quelconques valeurs morales,
mais du mal, d�s leur cr�ation.
L'�go�sme...
Les g�nes du mal prennent le contr�le du corps humain.
Par cons�quent, pour traiter les gens mauvais,
il faut traiter la source du mal.
C'est pourquoi nous devons contr�ler l'�volution des g�nes humains.
Si nous laissons les g�nes �voluer par eux-m�mes,
les g�nes les plus forts seront certainement les gagnants.
Toutefois, ces g�nes forts
sont susceptibles d'�tre les plus m�chants.
Vraiment... bizarre.
Les mains en l'air !
Pas un geste ! Pas un geste ! Police !
Gardez vos mains sur la t�te ! Gardez vos mains sur la t�te !
Ne bougez pas !
Regardez le mur ! Pas un geste !
Mains sur le mur ! Mains sur le mur !
Yut !
Excellent !
Vous �tes bons pour la taule !
Je devais m'entra�ner comme un aveugle quand j'�tais flic.
Yut me disait que je devais m'entra�ner.
Cela lui a sauv� la vie plusieurs fois
quand il a d� combattre des escrocs dans l'obscurit�.
L�che ton arme !
Debout !
Tul,
puis-je avoir 15 minutes de votre temps ?
Qui �tes-vous ?
Je suis l'avocat du propri�taire de l'usine que vous avez perquisitionn�e.
Que voulez-vous ?
Savez-vous... qui est le propri�taire... de l'usine ?
Le fr�re d'un ministre.
Quiconque se tient inform� le sait aussi.
Pourquoi ?
Voici cinq millions en cash.
Laissez tomber le dossier et l'argent est � vous.
Mais tout le monde a visionn� les preuves.
Oh, vous voulez dire cette vid�o ?
Il suffit de leur dire que c'�tait un faux et tout sera fini.
Vous feriez mieux de partir.
Si cinq millions ne suffisent pas, je peux vous en proposer dix.
Retourne voir ton patron !
Tul...
si vous voulez compliquer un probl�me simple,
pas de souci.
D�mon dit :
Aujourd'hui, notre soci�t� est pleine de mauvaises personnes.
M�me avec des lois plus s�v�res cela ne serait pas suffisant.
Nous avons fait d'�normes investissements dans le syst�me p�nal,
pour nous rendre compte que ce n'�tait pas la r�ponse.
Certains experts pr�nent l'�ducation comme r�ponse,
mais force est de constater
que les mauvaises personnes sont toutes tr�s instruites.
La strat�gie d'un �il pour un �il et d'une dent pour une dent
pourrait �tre la r�ponse.
La justice n'existe pas � l'�tat naturel.
C'est quelque chose que les humains ont d�velopp�.
C'est la seule vraie justice.
Mademoiselle !
Mademoiselle !
Vos cl�s.
Merci !
Qu'est-ce que tu regardes ?
Rien.
T'es flic ?
Oui.
J'aime bien les flics.
Comment t'appelles-tu ?
Tul.
Moi, c'est Joy.
H�, le Dr Sruang a dit que tu devais terminer tous les m�dicaments.
La femme s'appelle Joy.
Je ne sais pas.
OK, je vais attendre.
Excusez-moi...
O� est le corps de la femme ?
O� est le corps de la femme ?
Non seulement, nous avons des photos,
mais une vid�o, aussi.
Que dois-je faire... si je suis d'accord ?
D�clarer qu'il n'y a pas suffisamment de preuves dans cette affaire.
Nous nous chargerons de la conf�rence de presse pour vous.
Il vous suffira de lire la d�claration.
Vous n'aurez pas besoin de donner des interviews ou autre chose.
Cependant, mon offre a chang�.
Vous n'aurez pas d'argent.
OK ?
Oh, il y a une derni�re chose que vous devrez faire.
Quoi ?
Vous devrez pr�senter des excuses au fr�re cadet du ministre
lors de la conf�rence de presse.
Cher D�mon,
je croyais que les humains naissaient avec des valeurs morales,
qu'ils discernaient le bien et le mal et qu'ils faisaient preuve de compassion.
Que nous �tions beaucoup plus �volu� que les animaux.
Mais aujourd'hui, je n'en suis plus si s�r.
Notre monde est-il vraiment peupl� d'humains aux mauvais g�nes ?
Comme vous l'avez �crit dans votre article sur l'h�r�dit�.
Jour apr�s jour, ce putain de syst�me capitaliste
favorise les g�nes du mal, ce qui les rend plus forts
et capables de se propager plus rapidement.
Jusqu'au jour o� ils d�truiront tout, comme vous l'avez pr�dit.
J'ai pass� pr�s de deux mois en prison.
J'ai �crit de nombreuses lettres � D�mon,
mais je n'en ai jamais envoy� aucune.
Je pense que je les ai �crites pour pallier l'ennui,
mais j'ai d�cid� d'envoyer la derni�re.
Je ne sais vraiment pas grand-chose.
Ils m'ont pay� 50 000 pour coucher avec toi et attendre que tu t'endormes.
J'ai accept�, bien s�r.
Comment savais-tu que j'allais m'endormir ?
- J'ai trafiqu� ta boisson. - Ouais ?
Et puis ?
Il y a eu ces deux mecs
qui m'ont dit que vous �tiez amis.
Ils voulaient te faire une blague avant ton mariage.
Je me suis m�me demand� quel genre de mauvaise blague �a pouvait �tre.
Ce sont des trafiquants d'h�ro�ne !
Des tueurs de flics !
Et tu les as aid�s � s'en sortir !
Qu'est-ce que j'en savais ?
Je me pr�occupais juste de mes affaires.
Au moins, tu es vivante.
Si cela n'avait pas �t� le cas, je m'en serais voulu.
Gardien !
Je suis d�sol�e.
Tul, tu as de la visite !
Je suis le D�mon.
Oui.
Sruang Santiprasoert.
En prison, on m'appelait Dr Sruang.
J'ai re�u votre lettre il y a quelques jours.
Je ne crois pas vous avoir �crit de me rendre visite, n'est-ce pas ?
Bien s�r que non,
mais je voudrais discuter de quelque chose avec vous.
Faites vite.
Dans quinze minutes, je dois aller nettoyer les toilettes.
OK.
Je voudrais que vous travailliez avec nous.
Vous ne voyez pas
que je suis en prison ?
Si vous �tes d'accord pour travailler avec nous,
je peux vous faire sortir dans les deux semaines.
Que savez-vous de moi ?
Vous �tes le seul flic qui a os� arr�ter le fr�re du ministre.
Je sais aussi qu'ils ont essay� de vous faire taire,
mais vous n'avez pas voulu coop�rer.
C'est pourquoi vous �tes ici.
Quel genre de travail voulez-vous que je fasse ?
Vous n'avez pas beaucoup de temps. Je vais �tre concis.
Je suis ravi de savoir que vous avez r�cup�r�.
Nom : Art Dechawat, 54 ans.
Propri�taire d'un abattoir.
Ses autres activit�s comprennent
le trafic d'alcool, la traite d'humains et la fourniture de filles � des politiciens.
Art Dechawat est le propri�taire d'un abattoir.
Son activit� principale est le trafic d'alcool.
Son activit� secondaire est de fournir des filles � des hommes politiques.
Accus� d'avoir commandit� trois meurtres, il s'en est sorti � chaque fois
gr�ce � ses influences au sein des principaux partis politiques.
L'abattoir n'est qu'une fa�ade.
C'est ma premi�re cible apr�s avoir quitt� la clinique du Dr Sruang.
Je ne sais m�me pas comment m'y prendre,
puisque je vois tout � l'envers.
Un assassin expert ?
Oui.
Nous exterminons les tra�tres, les trafiquants de drogue, les prox�n�tes,
les b�cherons ill�gaux, les sp�culateurs
et les fraudeurs.
La plupart sont des hommes politiques ou des hommes d'affaires.
Mais...
Est-ce l�gitime ?
Tout d�pend de comment vous percevez la l�gitimit�.
Vous �tes en prison parce qu'on vous a fait chanter.
Vous trouvez cela l�gitime ?
�tes-vous le chef de La l�gion des D�mons ?
Oh... pas du tout.
Personne ne sait qui est le leader.
M�me moi, je ne le sais pas.
Je ne sais m�me pas s'il est en Tha�lande...
Alors, vous me demandez de devenir un tueur � gages ?
Nous pr�f�rons le terme "assassin expert".
Je suis en prison pour avoir refus� de coop�rer avec une bande d'escrocs.
Qu'est-ce qui vous fait croire que je coop�rerais avec un autre gang ?
Non !
Thin ! Non, ne fais pas �a !
On y va ! Non !
Je voudrais d�missionner.
Que voulez-vous dire ?
Je ne sais pas non plus.
Depuis que j'ai re�u cette balle,
j'ai un mauvais pressentiment.
Que vas-tu faire, alors ?
Je ne sais pas.
Aller dans le nord voir ma m�re.
PRISON KONG KWANGO
4 ANS ET 6 MOIS PLUS T�T
Que fais-tu ici ?
Tu as �t� lib�r� aujourd'hui. Je suis venu te chercher.
Pour m'emmener o� ?
O� tu voudras...
Je t'y conduirai.
Je ne sais pas.
Il y a tout juste un moment, je ne pensais qu'� trouver des toilettes.
�a t'emb�te de boire du whisky dans une tasse � caf� ?
Tous les verres sont sales.
Qui t'a appris � dessiner ?
Personne.
Un jour, j'ai vu un sourd dessiner et vendre ses dessins.
J'ai trouv� �a beau, j'ai donc d�cid� de m'y mettre.
Il t'a fallu longtemps pour dessiner comme �a ?
Pas trop longtemps.
C'est pas vrai, c'est toi ?
Oui, c'est moi.
Tu as l'air tellement triste sur celui-l�.
Je ne m'appelle pas r�ellement Joy.
Comment t'appelles-tu donc ?
Tiwa.
Les clients pr�f�rent un pr�nom �tranger.
Je t'appellerai Tiwa.
Je n'aime pas les noms �trangers.
Combien de temps as-tu pass� en prison ?
Trois ans.
Tu peux supporter de m'embrasser sans qu'on fasse l'amour ?
Pourquoi ?
Eh bien...
On ne se conna�t pas assez. Je ne veux pas me pr�cipiter.
Pas question...
Pourquoi...
m'as-tu demand� si je pouvais me r�fr�ner ?
Je ne sais pas.
Tu as pass� trois ans en prison.
Je ne sais pas.
Eh bien, nous verrons par la suite.
Arr�te ce boulot, Tiwa.
Si j'arr�te, tu seras capable de prendre soin de moi ?
Oui.
Que feras-tu pour gagner ta vie ?
Je ne sais rien faire d'autre que tirer avec un pistolet.
Tueur � gages, peut-�tre ?
Tiwa.
Marions-nous.
Mais je ne suis pas une bonne personne.
Je n'aime pas les bonnes personnes.
Elles meurent rapidement.
All� ?
Je suis content de vous revoir.
Qui est-ce ?
Bonjour.
Vous vous trompez de personne.
Je ne crois pas.
Vous �tes Tul, n'est-ce pas ?
Nous savons que vous avez tu� beaucoup de gens,
mais nous voulons savoir qui est le commanditaire.
Je n'ai jamais tu� personne.
Il n'y a pas urgence � le nier si rapidement.
Nous avons trouv� beaucoup de preuves dans votre chambre.
Vous avez tu� un membre du parti Bamrungthai.
"Un tueur d�guis� en moine"
"Assassin� devant sa maison"
Jaran Jitthanya,
un d�put� renomm�.
Vous avez sauvagement tu� Sia Toi, patron de la mafia des voitures d'occasion.
Vous avez tu� Sia Han, patron de la mafia des tripots Loyfa dans Wisuthkasat.
Tueur � gages de deux assassinats sauvages.
"Art Dechawat et son secr�taire, morts dans leur chambre."
Tenez... une photo d'Art.
Nous l'avons trouv�e sous votre canap�.
Nous savons que vous les avez tous ex�cut�s.
Dites-nous qui vous a ordonn� de tuer tous ces gens,
et nous vous laisserons partir.
�tes-vous tous des flics ou quoi ?
Ne bouge pas !
Tul,
je vous le demande une derni�re fois.
Qui vous a ordonn� de tuer ces gens ?
Qui est le commanditaire ?
Tul ?
Je vous ai dit que je n'ai tu� personne !
Stop !
Roulez !
Roulez !
Roulez ! Roulez !
Qu'est-ce que vous regardez ? Continuez de rouler !
Vous avez quelque chose � manger ?
Vous avez quelque chose � manger ?
J'ai des morceaux de peau de porc frite.
O� �a ?
- O� �a ? - Par terre !
O� voulez-vous que je vous conduise ?
O� allez-vous ?
Chumphon.
OK, allons-y.
Mettez le haut-parleur, que j'entende.
Ne parlez pas trop longtemps.
All� ?
Toh. Quoi de neuf ?
O� es-tu ?
Je suis au volant.
Ah ouais ? Tu as re�u les peaux de porc frites ?
Oui, oui, je les ai eues.
C'�tait bon ?
All� ?
All� ? C'�tait d�licieux... D�licieux.
Toh...
je suis en train de conduire.
On se parle plus tard.
OK.
Je peux m'arr�ter � une station d'essence ?
Il faut que j'aille aux toilettes.
Cingl�.
Confortable, hein ?
S'il vous pla�t, je vous en prie...
On y va !
Il y a eu une panne de courant ?
Votre petit ami m'a demand� de couper le courant.
Mon petit ami ?
Ce mec.
Qui a dit que c'est mon petit ami ?
Eh bien... Je vous ai vus arriver ensemble.
O� est le compteur ?
Sur le mur, l�-bas.
Habituellement, je ne suis pas comme �a...
J'ai juste besoin de quelqu'un pour conduire.
Je suppose que d'habitude vous montez un buffle.
C'est pour �a que vous ne pouvez pas conduire.
H�, qu'est-ce que vous faites ?
Je ne fais rien.
Arr�tez le saignement.
Je vous remercie.
O� sommes-nous ?
Chumphon.
Je suis d�sol� de vous avoir d�tourn�.
Vous pouvez y aller, maintenant.
N'avez-vous pas peur que je vous d�nonce ?
Je n'ai pas peur.
J'en ai marre de cette vie.
Comment vous appelez-vous ?
Tul.
Je m'appelle Rin.
Je n'ai rien vu de tel depuis un bon moment.
�a ressemble � chez moi.
Pourquoi n'y allez-vous pas, alors ?
Je ne peux pas revenir en arri�re.
Vous n'�tes plus bienvenu l�-bas ?
Vous �tes comme �a tout le temps ?
Comme quoi ?
� parler d'un ton sec.
Seulement avec les crapules.
Pourquoi, vous pensez que je suis un escroc ?
Il y a deux sortes de gens qui portent des armes.
Les flics et les malfrats.
Vous n'�tes pas un flic, vous devez donc �tre un escroc.
Comment vous appelez-vous ?
Tul.
D'o� venez-vous ?
J'ai perdu mon chemin...
Votre R�v�rence...
J'attendais le moment o� tu t'en d�barrasserais.
Savez-vous qui je suis ?
Je ne sais pas et je ne veux pas le savoir.
D'o� tu viens, tout ce que tu as fait, ce n'est pas grave.
Tu es dans un temple, tu dois donc laisser tous tes p�ch�s derri�re toi.
Laisse ton arme sur le plateau et r�cite mes pri�res.
Oui.
C'est bien, c'est tout.
Je ne peux m'emp�cher d'�tre un peu jaloux de Tiwa.
Jaloux qu'elle n'ait plus � vivre dans ce monde horrible.
Jaloux qu'elle puisse se reposer,
pendant que je dois continuer � combattre.
Il n'y a qu'une seule chose qui me tracasse.
Tout le temps o� j'ai �t� avec Tiwa,
je ne savais pas qu'elle se droguait.
Je suis rest� avec elle jusqu'� l'arriv�e des policiers.
La police a imm�diatement conclu � une overdose.
Pendant des jours, je me suis inform� sur les progr�s dans cette affaire.
Vous savez ce que l'officier en charge de l'affaire m'a dit ?
Il m'a dit :
Les prostitu�es... font souvent des overdoses.
C'est courant.
J'aurais d� savoir que cela finirait comme �a.
L'affaire a �t� class�e
pour cette simple raison.
La justice n'a jamais exist� dans ce monde depuis le d�but, M. D�mon.
Exactement comme vous l'avez dit.
Nous devons la rendre nous-m�mes.
Maintenant, je sais
quel sens donner � ma vie.
Je ne peux plus porter cette robe.
Pourquoi ?
Quelqu'un essaie de me tuer.
Je suis v�tu d'une robe de moine et ce sera un p�ch� grave si je le tue.
Stop !
Roule, roule, roule !
Les peaux de porc sont � l'arri�re.
Encore toi ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
Tu as d�j� quitt� le monast�re ?
Il y a quinze minutes.
Pourquoi ?
Quelqu'un essaie de me tuer.
Rien d'exceptionnel, j'aimerais bien te tuer, moi aussi.
Maintenant, o� aimerais-tu donc aller ?
Retourner � Bangkok...
Il faudra une autre voiture.
T'inqui�te pas, je te d�routerai pas jusqu'� Bangkok.
Je ne pourrais pas m�me si tu le voulais.
O� est le cric ?
C'est quoi ?
Il y a un garage dans le coin ?
Oui, � deux kilom�tres d'ici.
Reste couch�e !
Reste l� ! Rin !
Rin ! Ne cours pas !
O� vas-tu ?
Comment se fait-il tout d'un coup, qu'un flic devienne un escroc ?
Comment as-tu devin� ?
J'ai jet� un coup d'�il dans ton portefeuille.
Je suis d�sol�e.
Pourquoi ?
Le salaire d'un flic n'�tait pas suffisant ?
Je n'ai pas fait �a pour l'argent.
J'ai peut-�tre tu� des gens, mais je ne suis pas un escroc.
Si tu me crois pas, ce n'est pas important.
Je te crois.
Il s'appelait Thin.
C'�tait mon adjoint.
Pourquoi te pourchassait-il pour te tuer ?
Je pense que mon patron l'a envoy�.
Tu n'es peut-�tre plus d'aucune utilit� pour eux.
C'est pourquoi ils veulent en finir avec toi.
Non ?
Tu crois ?
Je pense que c'est pire que �a.
Comme quoi ?
J'ai peut-�tre une mauvaise vision du monde.
Au d�but, tu m'as dit que...
tu ne voulais plus travailler comme �a.
Puis, que ta petite amie �tait morte,
et que la police s'�tait d�sint�ress�e de l'affaire.
C'est la raison pour laquelle tu as bascul�...
parce que tu voulais te venger de la police.
C'est peut-�tre un coup mont�.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Peut-�tre...
que ta petite amie a �t� tu�e ?
Peut-�tre...
que celui qui l'a tu�e,
est la personne qui voulait que tu te venges de la police ?
Tul ?
Que faites-vous ici ?
Avez-vous envoy� Thin me tuer ?
Quoi ?
Vous avez envoy� Thin me tuer, n'est-ce pas ?
Pourquoi j'aurais fait �a ?
O� �tiez-vous pass� ?
Devenu moine ?
Tul,
Depuis combien d'ann�es travaillons-nous ensemble ?
Nous ne tuons des gens que si leurs noms figurent sur la liste.
Nous ne tuons pas au hasard.
Si ce n'est pas vous, alors, qui est-ce ?
Ne bougez pas ! Son arme !
C'est moi.
Le plan �tait bon.
Nous voulions que vous pensiez
que le docteur avait envoy� Thin vous tuer.
Ensuite, vous nous conduiriez � lui.
Vous avez engag� Thin ?
Nous l'avons tu�.
Ensuite, nous avons jet� le corps l�-bas.
Qui �tes-vous ?
Je suis Tohphong Jitthanya.
- Vous �tes... - Le fils de Jaran Jitthanya.
Et lui, le tueur que vous avez engag�.
Nous l'avons interrog� une fois d�j�,
mais il n'a pas dit un mot.
Nous l'avons donc d�lib�r�ment laiss� s'�chapper.
Quand vous �tes devenu moine,
tout �tait en place.
Comment avez-vous su que j'�tais devenu moine ?
Comment avons-nous su ?
Merci de m'avoir aid�.
Je n'avais pas l'intention de t'aider.
Tu as braqu� une arme sur moi, tu te souviens ?
Tu ne tueras plus, d'accord ?
Retourne dans le nord.
C'est mieux.
Tu ne comprends pas.
J'esp�re ne jamais te revoir.
Je suis d�sol� pour ce que j'ai fait.
Rin.
Erin !
Oui...
Ma s�ur.
Quelqu'un a-t-il d'autres questions ?
S'il n'y a pas d'autres questions, Tul peut rentrer � la maison.
Je n'ai plus besoin de toi.
Par contre, le m�decin va rester un peu plus longtemps.
Si tu veux te venger de quelqu'un, ce sera de moi, d'accord ?
J'ai tu� ton p�re.
S'il te pla�t, n'essaye pas d'�tre un h�ros.
Tu as envoy� ces personnes me tuer m�me si ta s�ur �tait l�.
Tu savais qu'elle pouvait se faire tirer dessus.
L'un d'eux a failli la tuer !
Si c'�tait le prix � payer pour d�couvrir le commanditaire,
je pouvais alors sacrifier ma s�ur.
Tu es une pire merde que ton p�re.
Courbe-toi � mes pieds imm�diatement !
Je t'ai demand� de te courber � mes pieds !
1...
2...
O� vas-tu ? Monte !
Tu vas te faire tuer !
Vite !
Pourquoi as-tu coup� le courant, pour m'aider ?
Pourquoi as-tu coup� le courant, pour m'aider ?
Nettoie ton visage, d'abord.
Pourquoi crois-tu que c'est moi ?
Je sais que c'est toi.
Je ne te demande pas comment tu sais o� j'habite...
Je sais beaucoup de choses sur toi,
mais pas tout.
Tu ne sais peut-�tre pas
que je vois la pluie qui tombe vers le ciel.
Qu'est-ce que �a veut dire ?
Le jour o�...
j'ai tu� ton p�re,
j'ai re�u une balle dans la t�te.
Je suis rest� dans le coma pendant trois mois.
Quand je me suis r�veill�,
je voyais tout � l'envers.
Tu me vois donc � l'envers en ce moment ?
Comment �a fait ?
M�me � l'envers, tu es belle.
Je veux dire...
�a t'affecte de tout voir � l'envers ?
Au d�but, j'�tais tr�s ennuy�.
Aujourd'hui, je pense que c'est la meilleure chose qui me soit arriv�e
depuis de nombreuses ann�es.
Que veux-tu dire ?
Avant, je pouvais tout voir comme tout le monde.
Je distinguais tout
au premier coup d'�il.
Mais aujourd'hui, quoi que je regarde
il faut que je le fasse minutieusement.
Je vois les choses plus nettes.
C'est pour �a...
que tu as arr�t� d'�tre un tueur � gages ?
J'allais arr�ter de toute fa�on.
C'est impossible de tirer sur quiconque en voyant tout � l'envers.
Ce n'est pas vrai !
J'ai vu un aveugle jouer au ping-pong.
Il arrivait � jouer bien ?
�tre aveugle et �tre capable de jouer au ping-pong, c'est g�nial, non ?
Docteur...
J'aimerais vous poser une question.
Quoi donc ?
Docteur...
Docteur, avez-vous tu� Tiwa pour que je travaille avec vous ?
Encore une fois, je passais ma vie comme un prisonnier.
Cette fois-ci, je n'�tais pas capable de me souvenir pendant combien d'ann�es.
La vie monotone en prison me laissait insensible.
En fait, elle me rendait paisible,
sensible
et in�branlable.
J'ai su, le jour o� j'ai retrouv� ma libert�,
ce que j'allais faire du reste de ma vie.
Rin s'est mari�e il y a cinq ans.
Elle a une fille.
Je l'ai vue au temple, une fois.
Lors du cinqui�me anniversaire de la mort de son p�re...
Ce jour-l�, je venais tout juste de recevoir mes aum�nes du matin...
Elle m'a salu�.
Mais nous ne nous sommes pas parl�.
Tout semble se dissiper
et ma conscience semble �tre plus �veill�e.
Je commence � entendre le vent souffler...
les poulets caqueter et les oiseaux chanter...
J'entends l'eau qui coule dans la rivi�re.
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