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Alors que les protestants se battent pour contr�ler l'�cosse,
l'enfant Marie est envoy�e en France catholique.
� 15 ans, elle �pouse l'h�ritier du tr�ne de France.
� 18 ans, Marie est veuve et retourne chez elle.
L'�cosse, domin�e par les protestants, est gouvern�e par son demi-fr�re.
�lizabeth est la reine protestante de l'Angleterre.
Par sa naissance, Marie a une forte revendication au tr�ne d'Angleterre.
Son existence m�me menace le pouvoir d'�lizabeth.
Angleterre, 1587
�cosse, 1561
Allez.
Palais Holyrood, �dimbourg
Tu dois �tre fatigu�e.
Je vais bien.
On pr�pare ton souper.
On peut le faire monter � tes appartements.
Oui, merci.
Tu restes longtemps ?
- � Holyrood ? - En �cosse.
Tu pr�pares d�j� mon d�part ?
Non. On attendait ton retour depuis longtemps.
Kate te montrera tes appartements.
Par ici, madame.
Tu penses rester �galement, Lord Bothwell ?
J'ai pr�t� serment de la prot�ger.
Elle est bien prot�g�e, ici.
Je tiendrai quand m�me mon serment.
Et quelle est la r�compense de ta fid�lit� ?
Je suis guid� par le devoir. Pas par l'ambition.
Madame, votre cousine est revenue de France.
Son protecteur est Lord Bothwell. Un soldat avis�.
La Cour anglaise
Elle arrive pr�par�e ?
Elle pourrait partir une fois mari�e, mais j'ignore son but.
Que dit son fr�re ?
Moray est son demi-fr�re, madame. Son all�geance doit �tre avec nous.
Sous quelle preuve ?
Il s'engage � prot�ger l'�glise protestante d'elle.
Il ne peut pas faire ce serment s'il n'est plus r�gent.
La nobilit� le respecte.
Mais peut-il la contr�ler ?
Si elle ressemble � notre reine, alors elle ne c�de pas � une bride.
C'est ce que dit notre ma�tre de cavalerie.
Par "bride", vous parlez des dentelles d'un mariage ?
Dites � l'�cosse que nous aimons les Stuart comme notre famille.
Mais ils doivent nous aimer en retour.
Madame, puis-je parler ?
Sur cette �le, elle doit s'incliner devant vous, pas Rome.
Nos catholiques doivent savoir
qu'un papiste n'acc�dera plus au tr�ne d'Angleterre.
Que sugg�rez-vous ?
Tuez son espoir.
Sans espoir, elle pourrait retourner au confort du continent.
Bravo, Rizzio.
Votre main est comme votre fran�ais ?
Ma main, madame ?
Nous sommes li�es par la f�minit�.
Deux princes sur la m�me �le.
R�gnant c�te � c�te, nous devons le faire en harmonie.
Pas par le biais d'un trait� r�dig� par de simples hommes.
Je souhaite que nous fassions un trait� de deux reines.
Je reconnais votre place l�gitime sur le tr�ne d'Angleterre,
si vous me nommez votre successeure.
J'esp�re que nous pourrons nous rencontrer.
Que je pourrai vous enlacer.
Et que nous pourrons r�soudre nos destins.
Que vois-tu Bess ?
Charmante.
Juste, si le peintre ne ment pas.
Jeune.
Rus�e.
Confiante.
Elle se trouverait facilement un mari,
m�me sans son tr�ne.
Vous aussi, madame.
Pardonnez-moi.
�lizabeth n'acceptera pas ma main en mariage.
- Tu ne peux pas en �tre certain. - Je connais son c�ur.
Si je la trahis par ambition, je perds son c�ur.
Tu pr�f�rerais qu'elle perde sa couronne ?
Tu exag�res.
Combien de sang a �t� vers� au nom de Rome ?
Si une reine catholique porte un enfant avant la n�tre,
du sang coulera � nouveau.
Rassemble ton courage. Sauve-nous de ses r�ticences.
Elle n'aura pas d'enfant,
son conseil craint la reine d'�cosse.
Oui.
Et elle ne se mariera pas.
Elle suspecte tous les pr�tendants de vouloir son tr�ne.
Elle ne veut pas de moi.
Je n'aurais pas d'un roturier comme roi si ce n'�tait de l'h�ritier.
J'ai sa confiance, tu as son affection.
Tu peux r�ussir l� o� je...
- Bonjour, William. - Madame.
Robert.
Resplendissante.
Vraiment ?
C'est William Maitland de Lethington, secr�taire d'�tat.
John Knox, �glise d'�cosse.
Une corde l�che, oui.
Commen�ons.
- Lord Lennox. - Mon Seigneur.
Ma�tresse, implorez la reine Marie
de m'autoriser � retourner en �cosse...
Ce n'est pas l'endroit.
Il serait sage d'y avoir un serviteur catholique.
- Mon influence... - C'est votre
influence qui a enhardi les papistes, ici !
Vous vous humiliez, mon P�re.
Mais votre reine est en �cosse, maintenant.
Quand mon Fran�ois bien-aim� est pass� � Dieu,
j'aurais pu �pouser autant de pr�tendants que je voulais.
Portugal, Danemark, Su�de.
Tout comme je n'accepterais pas un mariage politique impos�,
je n'imposerai pas un destin incertain sur mes sujets.
Ils restent libres de prier comme ils l'entendent,
catholiques ou protestants.
Pasteur, vous semblez f�ch� de notre tol�rance.
Tout royaume gouvern� par le Pape n'est pas tol�rant, madame.
- C'est de l'esclavage. - Debout, quand je vous parle.
Il y a un vrai Dieu,
et donc une vraie religion.
Une telle rh�torique incite � la r�volte.
Si un prince s'�carte de Dieu,
il n'y a pas de doute qu'on puisse lui r�sister.
Et dans votre cas, comme pour toutes les femmes,
votre vision est aveugle.
Votre force, votre faiblesse.
Votre conseil, sottise.
Votre jugement, fr�n�sie.
Doit-on respecter un papiste et une femme ?
Alors, je comprends que mes sujets vous ob�iront, et pas � moi.
- Puis-je m'asseoir, madame ? - Non.
Vous pouvez vous retirer de ce conseil et de ma cour.
Mon conseil fait partie des fid�les disciples que je sers.
On a aussi peu besoin de cette cour qu'elle de nous.
Je prie pour votre �me, madame.
Veuillez reconsid�rer. Il a la confiance du peuple.
J'ai respect� sa foi, non ?
Oui. Mais on doit �tre prudents.
La loyaut� n'est pas proclam�e.
O� est sa prudence ?
Qu'il parle ainsi � un monarque ? D�fierait-il �lizabeth ainsi ?
Pour quelle cause ? Il accueillerait une reine protestante.
C'est pour �a qu'on ne doit pas le pousser dans ses bras.
Montrons-lui de l'amour.
Tu es sage, mon fr�re.
Il y a un temps pour la sagesse, un pour l'amour,
mais il y a aussi un temps pour la force.
Votre reine demande l'approbation.
Mais comment exaucer son v�u alors qu'elle n'offre pas de pr�tendants ?
Elle pr�f�rerait un noble anglais.
Et un protestant.
Si cela pla�t � Votre Gr�ce.
Tant que ce qui me fait plaisir pla�t � �lizabeth.
Je devrais peut-�tre vous �pouser. Alors, j'aurais mon noble anglais.
Je ne pense pas que Dieu le veuille.
Si Dieu veut que Marie se marie, alors Marie se mariera,
et seulement � qui Dieu le veut.
Je prie aussi pour qu'Il le veuille.
Non, non. Non, non, non.
Vous �tes en bonne compagnie.
Maitland adore ma�tresse Fleming.
La seule diff�rence �tant qu'il n'a pas de femme comme vous.
On a un fl�au sur notre terre.
C'est pire que la peste et la famine.
C'est une femme avec une couronne
qui pr�tend prier le Christ, mais s'agenouille devant le Pape.
On ne re�oit pas d'instructions de Rome.
On r�siste � ceux qui nous tenteraient avec des indulgences.
On renie ceux qui v�n�rent le luxe.
On ne respecte pas ceux qui affichent leurs exc�s
et se prostituent � la richesse et aux d�gradations de la chair.
M�fiez-vous de ces hommes.
Leur amour n'est pas comme leur respect.
Puis-je vous demander ? Puisqu'on ne le sait pas nous-m�mes.
C'est comment ?
Avoir un homme ?
Je n'ai couch� qu'avec Fran�ois.
Il a terriblement trembl� d'effroi. Le pauvre gar�on a fait de son mieux.
Mais c'�tait fini avant de commencer.
- Donc, vous n'avez jamais... - Non.
On a essay� une fois.
La fleur fan�e de la beaut�
Grandit toujours fra�che avec elle dans la sagesse c�leste
Il suffit que l'Amour b�tisse sa charmille
Entre les yeux vifs et brillants de ma dame
Je ne peux pas, Robert. Tu le sais bien.
Je voudrais me remarier.
Savoir comment on se sent avec un homme en pl�nitude.
Mais pas si je suis poss�d�e.
Vous �tes en avance.
Marie cherchera un mariage qui renforce sa pr�tention � votre tr�ne
et fait de ses enfants des catholiques.
Que dit notre ambassadrice ?
Elle feint d'�tre d�sint�ress�e, madame,
et m'informe que la question de choix dans le mariage
devrait peut-�tre �tre laiss�e � Dieu.
Elle est redoutable, madame.
Elle devrait �pouser quelqu'un de loyal envers la reine,
quelqu'un que vous contr�lez.
Ne me demande pas �a.
Si tu l'�pouses, elle est � nous.
- Et nous ? - Quoi, nous ?
Toi, �lizabeth, et moi, ton Robert.
�pouse la belle reine d'�cosse et on pourra la contr�ler.
Avec Marie, tu deviens aussi prince.
Si je suis assez noble pour une reine, je suis assez noble pour une autre.
�lizabeth...
L'Angleterre n'est pas l'�cosse.
Nous serions ravis de tenir la main de notre s�ur dans la n�tre.
D�cidons d'un lieu de rencontre avant que l'�t� ne soit inconfortable.
Que nos nations se ch�rissent les unes les autres comme nous le ferions.
En attendant, acceptez ce portrait en signe de gratitude pour la v�tre.
Et s'il vous pla�t, acceptez ce pr�tendant
qui pr�sente son amour et le mien.
Le comte de Leicester...
Lord Robert Dudley.
Pensez-vous qu'il est de mon honneur d'�pouser le sujet de ma s�ur ?
Il est vrai qu'un comte n'est pas un prince.
Il n'y a pas de plus grand honneur que de vous associer � un noble,
par qui vous h�ritez un royaume comme l'Angleterre.
J'ai un tel h�ritage par le sang,
quel que soit celui que j'�pouse ou non.
On doit discuter de la succession avant le mariage, pas l'inverse.
On esp�re ne pas vexer le comte.
Pas le moins du monde, madame. J'appr�cie votre honn�tet�.
On voit pourquoi notre cousin est si attach� au comte.
Je respecterai la couronne d'�lizabeth quand elle m'aura nomm�e successeure.
Madame, ma reine...
Si elle a des inqui�tudes sur cette proposition,
elle peut me les exprimer directement.
On se rencontrera le mois prochain.
Oui, madame, � York.
On accomplira beaucoup plus sans envoy�s entre nous.
Qu'en est-il du visage de votre ma�tresse ?
La Fronti�re
Arr�tez ! Arr�tez !
Elle ne peut pas me retrouver � York ?
Son conseil ne peut pas attendre son retour ?
Leur affaire �tait urgente.
Les Huguenots ont d�p�ch� un envoy�.
Et elle les re�oit ?
L'Angleterre ne souhaite plus d'effusions de sang.
Vous venez vous-m�me de France, vous devez comprendre.
Vous pouvez dire � ma s�ur que nous prions pour une paix rapide,
qu'on pourra se voir.
Je vais lui dire tout de suite.
Passez la nuit ici, � Holyrood.
Je sais que dame Beaton serait ravie de vous accueillir.
Merci, madame.
Elle se cache derri�re son conseil.
Vous ne pensez pas...
Je crois qu'elle attend que vous reconnaissiez sa l�gitimit�.
Une fausse promesse alors.
Des repr�sailles pour avoir refus� le trait�.
Pour avoir refus� Dudley.
C'est une question de c�ur, pas d'�tat.
Ils ne se m�langent pas bien.
N'est-ce pas, dame Fleming ?
J'ai peur de ne pas comprendre.
Elle se moque de nos affections.
C'est faux.
Elles ont parfois de la valeur.
Il est tard.
Je dois m'occuper de ma ma�tresse.
Non. Ne faites pas �a. Ne faites pas �a.
Oui.
Rien dont nous ayons parl�.
Bien s�r que non.
La variole, madame. Il n'y a pas d'envoy�.
Elle a la variole.
C'est grave ?
Assez.
Va r�veiller mon fr�re.
Habillez-moi.
Tu me trouves p�cheresse ?
Il a Son plan.
Vous serez heureuse, j'ai �t� s�duite
par la perspective du mariage avec Lord Dudley.
Nous le ferons � une condition.
Nous vous souhaitons une longue vie saine et aucune blessure ou maladie,
et nous ne vous ferons que la faveur de fiancer votre ami sp�cial,
Lord Robert Dudley,
quand nous serons nomm�s h�ritiers.
Elle le sait.
Mon "ami sp�cial" ?
Elle le veut. Elle le veut pour elle.
Mon Robert.
Ma couronne !
Vite.
Sortez ! Sortez ! Vite !
Sortez ! Sortez !
Sortez ! Sortez !
Robert !
Sortez ! Sortez !
Ne regardez pas ! Ne regardez pas !
Ne regardez pas ! Sortez !
Assez !
Je suis � toi.
Pour toujours !
Mais comment ?
Dois-je lui refuser ce que j'ai moi-m�me sugg�r� ?
Tu es exquise, mademoiselle.
Est-ce un p�ch� que je me sente plus s�ur que fr�re ?
Pardonnez-moi.
Je m'oublie en votre compagnie.
Sois qui tu veux avec nous.
Tu es une s�ur adorable.
Entrez.
On a...
On a des visiteurs.
Des Stuart ?
Je parlerai, tu ne diras rien.
- Quoi, m�me pas �... - Silence.
Le quatri�me comte de Lennox.
Son fils, Henry, Lord Darnley.
Pardonnez-moi.
Je ne connais pas le visage de ma reine.
Laisse, p�re.
Je t'offre des vers.
Je d�nude mon esprit vif
pour voir qui parmi vous s'enflamme.
Mais, si je ne choisis pas correctement,
c'est mon �me qui sera malade.
Par honte,
retourner dans notre pays natal
pour �tre priv� d'un baiser...
La main parfaite...
De ma reine.
�lizabeth nous a accord� le passage,
ici nous sommes libres de prier comme nous le voulons.
Je doute que ce soit la foi qui t'am�ne.
Plut�t les terres que ton p�re cherche.
Ou m�me le tr�ne.
Le tr�ne ?
Pourquoi quitter la cour d'�lizabeth si ce n'est pour le tr�ne ?
En me faisant un proc�s,
la Maison de Lennox ne fait-elle pas un proc�s � l'�cosse ?
Je vous amuse ?
Oui.
Vous ne devez pas �tre �lizabeth.
Pourquoi ?
Cette femme vit dans la peur.
Elle soup�onne toujours les complots, craint toujours la r�volte.
Ses peurs sont sages.
On a toutes deux des nobles qui voudraient nous d�tr�ner.
Je vous ai vex�e ?
Vous osez toucher une souveraine sans sa permission ?
Je ne peux parler ni pour mon p�re ni pour �lizabeth,
seulement pour moi.
Et en ce qui me concerne,
vous avez un sujet loyal en votre Henry
qui pr�f�rerait prier � vos pieds plut�t qu'� une messe catholique.
Je marcherai avec vous jusqu'� ce que vous protestiez.
Vous restez ?
La reine vous conna�t � peine, Votre Gr�ce.
Mais je jouerai, et je n'entendrai rien.
On ne peut pas.
On ne le fera pas. Ce n'est pas �a.
Je le promets.
Ayez confiance en moi.
Avez-vous besoin de...
Non.
Ne vous inqui�tez pas pour moi.
Sans trait� sign�, cette union renforce sa revendication.
Vous n'avez pas � �tre condescendant. On est bien inform�s.
Pardonnez-nous. On cherche simplement � prot�ger votre couronne.
Vous ne pouvez pas l'�pouser, madame.
Je ne l'�pouse pas aveugl�ment.
Il a promis aucune ambition.
Il sait qu'il ne sera que votre �poux ?
L'�poux d'une reine, pas un roi � part enti�re ?
Oui.
J'ai du mal � croire qu'un homme s'en contenterait.
Deux catholiques mari�s. Deux Stuart, madame.
Il a ses propres droits, m�me sans fian�ailles.
Ils forment une union de deux revendications.
Elle a choisi un Anglais, comme je l'ai demand�.
Quels sont mes recours ?
Implore-la d'�pouser Lord Dudley.
Je n'offrirai pas mon Seigneur si cela signifie la nommer successeure.
Elle ne l'acceptera pas sinon.
Alors, qu'elle le refuse.
Sur la succession, je suis d'accord.
Mais Darnley nous met plus en danger.
Dudley est sa marionnette. Il n'offre aucun avantage.
� moins qu'elle ne vous nomme h�riti�re.
O� est cette promesse ?
Il provoquerait la r�volte parmi nos nobles.
Vous avez si peu de respect que vous ne pouvez les d�courager ?
Il ne faut pas tarder. On doit interdire ce mariage.
- C'est le sommet ? - Oui.
Aucun sujet ne devrait passer devant sa reine.
Ah non ?
Ce que �a doit faire de r�gner sur tout ce qu'on voit.
Je ne suis que son serviteur.
�tes-vous pr�t � �tre son serviteur ?
L'homme peut demander, non ?
Alors, demandez.
Devant Dieu, devant toute l'�cosse,
- devant le monde entier... - Oui.
Vous serez ma reine ?
Oui.
Et moi, votre roi ?
Oui.
Et votre ma�tre ?
Mon �poux.
L'Angleterre ne consid�re pas Lord Darnley un mari convenable.
Lui et son p�re sont des sujets anglais, madame.
Si ma reine ordonne leur retour, ils doivent le faire.
Elle veut que j'�pouse un noble anglais,
et elle me prive ?
Elle ne veut pas que vous �pousiez ce noble en particulier.
Dis-lui que je le ferai, avec ou sans sa b�n�diction.
Madame, avant que vous n'agissiez imprudemment, veuillez consid�rer...
Mes propres Seigneurs me traitent comme si j'�tais une enfant,
je ne laisserai pas �lizabeth le faire �galement.
Je serai la femme qu'elle n'est pas.
J'aurai un h�ritier, contrairement � sa personne st�rile.
Pr�parez le cheval de l'ambassadeur.
Enfant inconsciente !
J'ai travaill� trop longtemps et trop dur, il y a eu trop de sang vers�
pour assurer la paix dans notre pays !
Ne laisse pas ta passion maudite te dominer !
C'est ta voix qui l�ve, monsieur.
Tu l'abaisseras en ma pr�sence.
Si mon conseil n'a plus de valeur, je me dois de me retirer du tribunal.
Si vous le devez.
Vous n'avez ni mari ni enfants.
Et vous approchez de l'�ge o� vous ne pourrez plus en avoir.
Vous devez affronter la v�rit�. Aussi d�plaisant que cela puisse �tre.
J'ai confront� cette v�rit�.
Vous comprenez que je ne peux pas.
Ne veux pas.
Et est-ce que je comprends ?
Pas plus que je ne comprends Dieu.
C'est mon choix.
Dieu ferait d'une femme une �pouse et une m�re.
- Donc vous d�fiez Sa volont�. - Non.
Je choisis d'�tre un homme.
Et le mariage est dangereux.
Un tel homme que je pourrais �pouser,
se trouvant d��u...
Il conspirerait.
Les revenus d'aucun prince ne peuvent �tre si �lev�s
qu'ils satisfassent l'insatiable ambition des hommes.
Je comprends.
Vous �tes ce qui se rapproche le plus d'une �pouse, pour moi.
Je ne parlerai pas de votre proposition � Lord Dudley.
Ce monde est un endroit brutal.
Nous, les hommes, devons �tre plus sages, n'est-ce pas ?
Dites-moi quoi faire.
On doit faire la guerre civile en �cosse.
Que je d�tr�ne une s�ur monarque ?
C'est la guerre civile l�-bas ou la guerre civile ici.
Je ne veux rien savoir de tout �a.
Les arrangements seront de moi seul.
Par le plaisir et la volont� de Dieu,
nous proclamons complet le lien du mariage
entre notre souveraine, Marie, reine d'�cosse,
et le noble prince, Henry, Lord Darnley.
L'autorit� des femmes,
ce que je dis ne pas �tre une vraie autorit�, mais l'esclavage charnel,
engendre des monstres.
Par leurs crimes,
les royaumes et les nations qui vivaient libres
sont r�duits en esclavage contre la volont� de Dieu !
Leurs consciences enchev�tr�es doivent rendre des comptes.
On doit prendre les armes avec notre d�fenseur Lord Moray.
Faire la guerre civile avec cette fausse reine !
On doit faire la guerre
� tous les faux professeurs du saint �vangile du Christ !
Oh, non.
Que feras-tu ?
Bravo, Rizzio !
O� dois-je m'asseoir ? O� dois-je m'asseoir ?
O� dois-je...
L�ve-toi et pr�pare-toi. �lizabeth a financ� une r�bellion.
Il est sous tes soins.
Habille-toi.
S'il vous pla�t !
Un mot.
Laisse-le approcher.
De vous avoir trahie de cette fa�on...
Je n'ai pas d'excuse.
Et je vous en supplie...
- Je vous en supplie... - Debout.
Tu n'as pas trahi ta nature.
Je ne peux te bl�mer d'avoir succomb� � ses charmes, comme moi.
Mais on doit �tre prudents.
Moray marche vers le sud-ouest, vers Dumfries.
Les Anglais peuvent les fournir.
Si on fait vite, on les attrapera avant qu'ils n'atteignent les portes.
Pourquoi courir ? Laissez-les venir.
Que doit-on faire ?
Si on les perd de vu, ils peuvent nous flanquer. Je veux le faire avant.
Ils doivent passer � Annan.
On peut les y pi�ger.
Donne l'ordre.
Marie, je te parlais.
Oui, j'ai entendu.
Tu as peur, Henry ?
- Non. - Bien.
Car nos �p�es ne sont pas pour le spectacle.
D'o� viens-tu ?
Les Highlands, madame.
Ils sont d'Inverness, et je suis de Thurso.
- Catholique. - Non, madame.
Et toi ?
Il ne parle pas �cossais. Juste ga�lique.
Dis que je suis reconnaissante pour son service.
Il est fier de servir sa reine.
Et de donner sa vie.
Dis-lui que si on doit mourir ici, on ira tous au m�me paradis.
Marchez comme des hommes !
En avant, marche ! Bonne route !
Avec ces pieds, marchez !
Non, vous �tes trop lents. C'est trop lent !
Arr�tez !
�cartez-vous. Laissez-nous passer.
Je ne peux pas !
Allez, laissez passer !
Repoussez-les !
Formez les rangs !
Formez les rangs !
Prenez les canons ! Prenez les canons !
Debout et battez-vous !
Vous m'avez appel� ?
Vous avez bu ?
Je c�l�bre notre victoire, mon amour.
Que faites-vous ?
Marie.
- Fermez les yeux. - Je...
Vous y �tes presque.
Non, je ne peux pas.
Je ne peux pas. J'ai trop bu.
- Marie. - Pensez � Rizzio.
Oui, oui.
C'est �a, c'est �a.
Oui ? C'est �a.
Priez pour moi.
Il fera un bon �talon.
Si vous vous �tes demand� o� �tait votre reine ces derniers mois...
Il n'y a plus de secrets.
Les rumeurs peuvent cesser.
Le printemps porte ses fruits.
Mon mari et moi sommes reconnaissants.
Avec la b�n�diction du ciel, on met un autre Stuart au monde,
h�ritier de l'�cosse et de l'Angleterre.
H�ritier de l'Angleterre ?
Elle parle pour elle-m�me.
Elle ne re�oit pas de conseils ?
On la conseille toujours, monsieur.
Pas qu'elle �coute.
Faites mieux.
Mieux que votre conseil de la reine ?
Comment le monde est-il arriv� l� ?
Des hommes sages servant les caprices des femmes ?
Oui.
Son pouvoir meurt avec la naissance de son petit-fils.
C'est une provocation.
Elle savait que Lord Randolph viendrait.
Que vouliez-vous qu'on fasse ?
Une guerre pour des mots en l'air ?
Pas nous. Son fr�re.
Il veut lever une deuxi�me arm�e.
Si on l'aidait...
Comme la premi�re fois ?
Je ne vous d�cevrai pas de nouveau.
On ne peut pas la laisser nommer votre successeur. Elle ne peut pas.
Quand on sera morts et elle aussi,
les noms qu'on aura dits ou non n'auront pas d'importance.
Le monde d�cidera par lui-m�me.
Il ne faut pas s'adoucir.
Une belle journ�e, non ?
On se voit � l'int�rieur.
James.
Regardez.
Il aime aussi.
Ainsi, le pouvoir de Marie grandit avec sa grossesse.
Tu disais avoir une proposition.
Une fois que Marie aura un enfant...
Darnley ne sera jamais roi.
Pas besoin de votre fils.
Un enfant ne peut accorder le pardon.
Il est juste que tu devrais rentrer d'exil.
Et mon fils devrait �tre roi.
On peut r�gner par lui si on affaiblit le pouvoir de Marie.
Marie, on doit parler. Tu ouvres la porte ?
- Marie ? - Laissez-le entrer.
Ouvre la porte qu'on parle !
Marie ?
Marie, ouvre...
Que fais-tu ici ?
Viens, Henry.
Tu acceptes David ici, mais tu refuses ton mari ?
Quand je serai oint roi, tu m'accorderas le respect d'une femme.
Apr�s tout, tu as promis.
Tu veux que le p�re de ce gar�on ne soit qu'un ami ?
On ignore si c'est un gar�on.
Je suis plus qu'un p�re de jument, Marie.
Je suis fatigu�e.
Tu m'aimes ?
Tu m'aimes ?
Tu m'as donn� un h�ritier � deux tr�nes.
C'est plus important que l'amour.
La reine est la servante de Satan.
C'est une fornicatrice � la luxure monstrueuse.
Cette femme charmante n'est pas digne de nous gouverner.
Est-ce qu'on s'agenouillerait devant un putois
qui a couch� avec un Italien ?
David Rizzio,
un catholique qui ne quitte jamais sa chambre � coucher.
Comment savoir si son enfant n'est pas un b�tard ?
David Rizzio.
C'est un obstacle � votre place l�gitime de roi.
Assez.
On parle des relations de Rizzio avec votre femme.
Avec Marie ?
Vous vous trompez.
Ne passe-t-il pas plus de temps avec elle que vous ?
Pourquoi nommer un m�nestrel commun son secr�taire ?
C'est impossible.
Qu'importe si c'est vrai ?
Je ne suis pas un cocu.
Tu ne pr�f�res pas la v�rit� ?
Que tu es un sodomite ?
Il faut effacer tes p�ch�s...
Tu es l'adult�re ou c'est elle.
Les autres seigneurs ont sign�.
Le Roi.
Tu l'as gard�e.
Toi ! Viens avec moi !
Vous osez charger dans ma chambre � l'improviste ?
- David Rizzio ! - David ?
Je suis enceinte !
Tout ce qui est fait est au nom de Lord Darnley.
- Henry ? - Allez ! Non !
Qu'as-tu fait ?
- C'est fait. - Regarde-moi !
- Regarde-moi ! - C'est fait.
N'interviens pas.
Adult�re !
Non !
Non !
Assez !
Non !
Poussez-vous.
Non.
Allons, Marie.
S'il vous pla�t.
S'il vous pla�t, non.
S'il vous pla�t, ne... Non !
Non !
- William ! - N'interviens pas.
Non.
- Non ! - Non !
Non !
Non !
Tu dois porter le coup de gr�ce.
Je ne peux pas.
Allons.
Non.
Non.
Non.
Adult�re !
Il nous a s�duits, Marie.
Tous les deux.
Il nous a apport� le d�shonneur.
N'est-ce pas ?
Tu essaies d'usurper ma couronne.
Ne t'ai-je pas donn� un enfant ?
Une minute ne fait pas un homme.
Supplie le pardon. Pour ton insulte.
- Demande pardon, maintenant. - Non.
Bothwell s'est �chapp�.
C'est de ta faute.
Tout �a, ce chaos.
C'est de ta faute.
Tu as jur� de m'ob�ir, Marie, le jour de notre mariage.
Tu as jur� de m'ob�ir !
Je suis le roi !
Tu es un tra�tre.
Toi aussi.
Jusqu'� ma mort et pour toujours, Dieu te verra comme tel.
Vous ne serez pas tu�e.
Partons. On a beaucoup de travail.
Le Seigneur Moray arrivera bient�t.
Mon fr�re a conspir� ?
Votre fr�re revient pour aider votre mari.
Je veux boire.
Je serai emprisonn�e seule ?
Ou puis-je avoir la compagnie de mes dames ?
Non, madame.
Vous devez rester dans cette chambre.
Laissez au moins mon mari rester.
Ou aurez-vous un ivrogne pour roi ?
Viens, Henry.
Je ne me sens pas bien.
Ils m'ont forc� � entrer dans la pi�ce.
Je le jure.
Et je ne savais pas que...
Jusqu'� leur arriv�e, je te jure.
Maitland est tr�s persuasif.
Oui.
Mon fr�re encore plus.
Ils prendront ta couronne et la mienne.
On devrait partir.
C'est mieux.
Pour nous trois.
Oui.
Il est important de ne pas accuser ceux qui y ont particip� en tra�tres.
Il faut les pardonner pour assurer leur loyaut� � la couronne.
Quand elle les aura pardonn�s, vous pourrez partir.
On doit me dicter ma conduite ?
Par qui ?
Un simple seigneur ?
Et le demi-fr�re b�tard ?
Je suis le roi � qui tu as promis fid�lit�
avant d'agir avec violence, non ?
Laisse-moi te rappeler que ce roi ira o� il veut avec sa femme,
et quand il le veut.
La reine !
Qu'est-ce que c'est ?
L'arm�e de la reine.
Vos appartements sont pr�ts.
Ne les oblige pas � utiliser la force.
Ils sont au moins 500.
Il y en a plus en route.
Alors on l�vera notre arm�e.
Il n'y a pas d'app�tit pour la guerre.
Alors, ouvrons l'app�tit.
La derni�re fois qu'on l'a fait,
elle �tait deux fois plus petite et l'Angleterre a aid�.
Sans l'Angleterre, on est perdus.
Elle a fait mieux que nous.
Mon mari pr�tend qu'il ignorait ton complot
- jusqu'au dernier jour. - C'est faux.
Il a sign� une caution. De sa propre main.
Mais si vous souhaitez sa destruction...
Pas sa destruction.
On signera ce pardon d�s que vous aurez produit la caution.
Oui, madame.
Les fleurs sont d'une couleur.
Les coquelicots sont rouges.
- Je ne connais aucune couleur qui... - � la lumi�re, c'est multicolore.
Rouge et autres.
Le conseil est r�uni.
Il y a des nouvelles d'�cosse.
Qu'en penses-tu ?
Adorable.
La fleur n'est pas trop simple ?
Les nouvelles sont urgentes.
Quelles nouvelles je veux de l'�cosse ?
Un bain de sang ?
Allez conspirer entre vous.
Tr�s bien.
Br�lez-la.
Je vais recommencer.
Br�lez-la, j'ai dit !
Tu as visit� maman et moi, avant notre d�part pour la France.
- Tu te souviens ? - Oui.
C'�tait une �poque agit�e.
C'�tait dans cette vall�e.
Tu m'as soulev�e quand j'ai dit vouloir �tre un oiseau.
Si tu le dis.
Je comprends pourquoi tu as oubli� une chose aussi futile.
Quelles sont les cons�quences des fantaisies d'une fille ?
Toutes les filles ne sont pas n�es pour �tre reines.
J'aimerais que tu soul�ves mon enfant un jour.
Le faire voler comme tu m'as fait voler.
Il na�tra un prince.
Et un jour, un roi.
Je veux qu'il aime son oncle et naisse dans un pays paisible.
Je le veux aussi.
Aimeras-tu ta s�ur comme tu aimeras son enfant ?
Car elle t'aime toujours...
Et si c'est un fils, elle l'appellera James,
pour son grand-p�re et son oncle.
Je ne m�rite pas ta bont�.
James.
Ma ch�re cousine �lizabeth.
Nous avons eu nos diff�rends, quelle tristesse cela m'a apport�e.
Mais avant d'amener un enfant dans ce monde,
je souhaite me r�concilier.
Je voudrais que notre enfant ait deux m�res.
"Une m�re qui le porte...
"Et toi, sa marraine choisie.
"Aucun enfant ne serait plus b�ni."
On m'a dit que le travail a �t� long,
mais c'est avec la souffrance qu'on conna�t la joie.
Quelle plus grande joie que d'avoir un fils qui t'appartienne.
J'accepte humblement votre invitation d'�tre sa marraine,
pour que je puisse partager votre bonheur.
De plus, nous devrions revenir � la question de l'h�ritage,
avec la nouvelle g�n�ration pr�sente.
Vos conditions sont tr�s acceptables.
C'est justice que vos h�ritiers vous succ�dent,
si vous vous mariez et portez des enfants.
Sinon,
c'est l'honneur de mon fils de r�gner selon votre exemple sublime.
Si vous lui accordez la succession, on r�compensera sa d�sob�issance.
Quelle d�sob�issance ?
Elle n'est pas notre sujet !
Mais vous nous feriez siennes.
Qu'as-tu fait lors de tous tes voyages entre nos royaumes ?
Discorde.
Guerre. Mort.
Et l�, tu as l'audace de douter de mon jugement ?
Tu devrais questionner le tien.
Je regrette que vous me perceviez comme un �chec.
On vous sert pleinement...
De tout notre c�ur.
On mourrait volontiers pour vous.
Mais Marie est notre ennemie et une catholique.
Elle n'est que votre reine si je n'ai pas d'h�ritier.
En aurez-vous, madame ?
Car vous nous avez donn� peu d'espoir.
Malgr� tous vos efforts, elle l'a emport�.
Elle a fait ses preuves, beaucoup plus que mon propre Conseil priv� !
Si je meurs avant mon temps,
on pourrait faire pire que la placer sur le tr�ne d'Angleterre.
N'est-ce pas ton nom ?
C'est un faux.
- Henry... - C'est un scandale.
C'est de ta main.
Tu dois me croire.
Je ne peux pas voir mon fils ?
Je ne peux pas ?
Il ne conna�tra pas son p�re ?
Pour le bien de ton enfant, contente-toi d'un pardon et de ta vie.
On a acquis une maison pour toi.
On vivra s�par�s.
Bothwell t'y m�nera.
Tu d�m�nages.
- Vous devez divorcer. - C'est interdit.
Pas dans l'�glise d'�cosse.
Il est le p�re de mon enfant.
Je ne lui ferai pas cette insulte.
Darnley est maudit.
- Il est inoffensif. - Non, pas du tout.
Il complote pour prendre votre couronne.
Mes hommes l'ont entendu. Il a parl� de r�gicide.
Tu as command� des arm�es contre des arm�es.
Et tu crains un homme seul ?
Je n'ai pas dit cela.
Pourquoi pr�ner le divorce ?
J'ai jur� de d�fendre votre s�curit�.
Donc tu le crains.
Comme tu as jur� de me prot�ger, j'ai jur� fid�lit� � mon mari.
Tout homme qui m'�pouse va essayer de se faire roi.
Je ne lui dois ni confort ni titre,
mais je ne serai pas une dame Henry VIII,
me d�barrassant de mes maris comme lui de ses femmes.
Bon sang.
Mon Seigneur, vous vous �tes bien d�fendu en conseil.
Peut-on emprunter votre sagesse un instant ?
La reine ne devrait pas mettre de c�t� votre protection.
Maman !
C'est Lord Darnley.
Tentative d'attentat contre lui.
Il est mort ?
Je vous conduis � mon domaine. Ce n'est pas s�r ici.
James devrait rester avec vos dames pour sa s�curit�.
�a va. �a va.
D�s que les femmes sont charg�es, on part.
Allons !
- �a va. - Madame.
Madame, on doit partir.
Maman ! Maman !
Maman ! Maman !
Maman !
Maman ! Maman !
Maman ! Maman !
Pardon.
Ce n'est pas n�cessaire.
On peut parler en priv� ?
Pourquoi es-tu ici ?
Le Parlement adoptera une proclamation exigeant que tu �pouseras un �cossais
maintenant que tu es veuve.
�a ne fait qu'un jour.
Ils se rencontrent demain.
Ton conseil pense que tu devrais m'�pouser.
Qu'as-tu fait ?
Meurtrier.
Je t'ai aid�e quand tes seigneurs se sont rebell�s.
Non ? J'ai �t� loyal !
Moi !
Refuse, et je ne t'aiderai pas quand ils se rebelleront � nouveau.
S'il te pla�t.
Venez.
D�shabillez votre ma�tresse.
Elle a accept� d'�tre ma femme.
Une pute de Babylone qui d�fie le caract�re sacr� du mariage.
Le pire,
c'est qu'elle a bris� le commandement le plus solennel,
"Tu ne tueras point."
Elle a fait assassiner son mari
pour �pouser son rival.
On va v�n�rer une prostitu�e meurtri�re ?
La prostitu�e reine �pouse un autre homme
avec qui elle a couch� hors mariage !
Notre royaume est devenu une honte,
devant Dieu et le monde entier !
Mort � la pute ! Mort � la pute !
Mort � la pute ! Mort � la pute !
Mort � la pute ! Mort � la pute ! Mort � la pute ! Mort � la pute !
Mort � la pute ! Mort � la pute ! Mort � la pute ! Mort � la pute !
Tu as dit que je serais roi.
Si votre fianc�e abdique, tu es abdiqu� aussi.
- C'�tait ton intention. - Les faits font fi des intentions.
Menteur !
Menteurs !
Les faits, oui.
Les faits selon votre conception. C'est �a ?
Parlez, bon sang.
Soyez des hommes, avouez votre trahison.
Vous ne m'avez pas tromp� ?
Comme pour leur reine depuis le jour de son retour.
Tu as fait confiance � ces hommes ?
Qui a pris les armes contre toi ?
Vous devez abdiquer, madame.
Votre fils prendra le tr�ne � l'�ge adulte.
D'ici l�, mon seigneur sera r�gent.
- Fr�re ? - On a trouv� ma�tresse Seton.
Le gar�on est sous notre garde � Holyrood.
Tu retiens mon fils prisonnier ?
Pas prisonnier.
C'est mon pupille, jusqu'� ce qu'il...
Ton homonyme, James.
Un nom en ton honneur.
Si tu veux qu'il soit roi un jour,
tu dois abdiquer.
- Je ne le ferai pas. - Vous le ferez, madame.
- Par la force s'il le faut. - Je croiserai la force avec la force.
Les gens croient que vous �tes une tra�tre et une pute.
Quelle arm�e peut vaincre une nation retourn�e contre sa reine ?
Ils mettraient votre t�te sur un pieu avant de s'incliner devant une pute.
Je serais heureux de tenir ce pieu bien haut.
C'est vrai. Tu ne peux pas lever une arm�e.
Tu as souvent dit que je ne pouvais faire ce que j'ai fait.
Alors on en a fini ici.
C'est hors de mon contr�le. Reconsid�re la question.
Tout ce que j'ai fait, c'est essayer d'unifier cette terre.
Je sais.
Renoncer � la couronne serait contre la volont� de Dieu...
Mais Dieu ne te prot�gera pas.
Je te prot�gerai, en tant que parent.
J'aimerais qu'on soit parents.
Mais on ne l'est plus.
Oui.
On ne fera rien alors que ma s�ur est destitu�e ?
Elle n'est pas ta s�ur.
Elle ne peut pas non plus �tre ta successeure.
Pas une femme dont les sujets la traitent de prostitu�e.
C'est Cecil qui parle.
Je parle en mon nom.
Bien que votre conseil soit d'accord.
Comme les hommes sont cruels.
L'Angleterre n'a pas l'air si diff�rente de l'�cosse.
Oui, ce sont des s�urs.
Madame...
Venez.
J'ai pris de l'avance.
Elle sera bient�t l�.
Restez ici.
Votre Majest�.
Cousine.
Oui.
Vous allez bien ?
Votre voix n'est pas comme je m'y attendais.
Qu'en attendiez-vous ?
Je ne sais pas.
J'ai h�te de voir votre visage.
Notre rencontre doit �tre secr�te.
Oui, j'ai re�u des instructions.
Si vous en parlez, je nierai.
Je consid�rerai vos paroles comme une trahison.
Suis-je votre sujet maintenant ?
Non.
Vous n'�tes pas mon sujet.
Mais vous cherchez mon aide.
Je vous remercie de votre protection.
Je suis heureuse de l'accorder.
Comment en est-on arriv�s l� ?
Je peux vous voir, ma s�ur ?
Mes yeux sont fatigu�s par le voyage.
J'aurais d� rester fid�le � votre amour.
J'aurais d� suivre votre exemple, ne pas me marier.
Vous n'auriez pas de fils.
Dont la m�re n'a pas de couronne.
Dont le propre tr�ne est usurp� par son oncle.
Vous devez avoir la foi.
Votre fr�re tiendra parole.
Je n'ai pas confiance en lui.
Je n'ai confiance qu'en vous.
Vous les laisseriez montrer au monde
qu'une reine peut si facilement �tre abandonn�e ?
R�pondez-moi, ma s�ur.
En guerre contre l'�cosse
et trahir mon clerg� au nom d'une catholique. Je ne peux pas.
Vous savez que je ne peux pas.
�tes-vous venue de si loin en prenant un tel risque pour me refuser ?
Je suis venue...
Je suis venue...
Si vous me refusez une arm�e...
Dites-le-moi en face.
Ne me forcez pas � vous supplier.
Je m'agenouillerai devant vous s'il le faut.
Cela ne ferait aucune diff�rence.
Vous �tes en s�curit� ici, en Angleterre.
C'est ce que je peux offrir.
J'ai �t� abandonn�e par tant de gens.
Je suis compl�tement seule.
Tout comme moi.
Seule.
Alors soyez ma s�ur.
Soyez la marraine de mon fils.
Ensemble, on pourrait conqu�rir ceux qui doutent de nous.
Ne jouez pas dans leurs mains.
Notre inimiti�, c'est pr�cis�ment ce qu'ils esp�rent.
Je sais que votre c�ur est meilleur que les hommes qui vous conseillent.
Je suis plus homme que femme, maintenant.
Le tr�ne m'a rendue ainsi.
Mais je n'ai aucune hostilit� envers vous.
Sauf pour semer la r�bellion
et me tromper encore et encore.
Si vous cherchez toujours ma protection,
faites attention � ce que vous dites.
Une inf�rieure ne me grondera pas.
Une inf�rieure ?
Je suis une Stuart,
ce qui me donne plus de droits sur l'Angleterre que vous.
Je l'ai fait faire,
parce que je voulais pr�senter la meilleure version de moi-m�me.
J'�tais jalouse.
Votre beaut�.
Votre bravoure.
Votre maternit�.
Vous me surpassiez � tous points de vue.
Mais je vois qu'il n'y a plus rien � envier.
Vos dons
sont votre perte.
Et maintenant, ma s�ur ?
Vous aurez toujours ma protection,
- selon mes conditions. - Jusqu'� me faire tuer.
Vous ne le feriez pas ?
Comme Henry a tu� votre m�re ?
Je ne suis pas mon p�re.
Mais vous partagez son sang.
Tant que vous ne provoquez pas mes ennemis,
vous n'avez rien � craindre.
Votre destin est entre vos mains.
Si je cherche � aider vos ennemis,
c'est parce que vous m'avez pouss�e dans leurs bras.
Et si vous me tuez,
souvenez-vous que vous tuez votre s�ur
et que vous tuez votre reine.
Emmenez-la o� vous pourrez bien la prot�ger.
C'est l'heure.
Ma s�ur.
Des preuves m'ont �t� pr�sent�es �crites par votre main.
Vous avez conspir� avec les forces catholiques contre ma vie.
Que ces lettres soient de vos mains ou non,
je dois agir.
J'aimerais pouvoir vous dire ces mots directement.
Mais ils n'existent que dans mon esprit,
comme une pri�re
et une p�nitence.
J'esp�re que Dieu les entendra.
Croyez-moi quand je dis comment �a me vieillit de porter ce fardeau,
ordonner la mort de la seule autre femme
qui sait ce que cela signifie de r�gner en reine dans ce pays.
Vous aviez raison quand on s'est parl�es il y a une demi-vie.
Vous avez dit que le jour viendrait,
et ce jour est arriv�.
Je regrette de ne pas l'avoir fait avant,
pour vous �pargner tant d'ann�es
d'emprisonnement et de mis�re.
Si vous me regardiez maintenant, vous ne me reconna�triez pas.
J'ai renonc� � tout sens de soi sur le tr�ne,
qui r�git mes paroles et mes actes.
Mais quand je pense � vous,
je ne vois pas une femme �g�e,
mais plut�t la jeune et resplendissante reine
dont j'ai contempl� le portrait il y a cinq et vingt ans,
et dont la beaut� brillait de mille feux quand on s'est rencontr�es,
malgr� son d�sespoir.
Les bras de Dieu vous recevront dans cette ressemblance...
En tant que jeune reine f�roce
que j'ai toujours aim�e et admir�e.
Que votre �me ait piti� de la mienne.
Votre Gr�ce.
Votre Gr�ce.
Par ordre de notre souveraine �lizabeth,
reine d'Angleterre, du Pays de Galles et d'Irlande,
suzeraine d'�cosse,
certifi�e par son Conseil priv� et son Parlement,
Marie Stuart est condamn�e � mort
en ce jour, le 8 f�vrier,
l'ann�e de notre Seigneur 1587.
Elle se prend pour une martyre.
James,
mon fils unique,
je prie pour qu'avec ta vie
tu r�ussisses l� o� je n'ai pas pu,
et ce pour quoi je donne ma vie.
Ma fin, c'est mon d�but.
Je te regarderai du ciel
alors qu'un jour, ta couronne unira deux royaumes.
Et nous aurons la paix.
Le r�le de Marie est contest� dans le complot d'assassinat de sa cousine,
mais sa menace pour �lizabeth s'est �teinte avec sa vie.
�lizabeth ne s'est jamais mari�e, n'a jamais eu d'enfant
et n'a jamais nomm� d'h�ritier. Elle a r�gn� pendant pr�s de 45 ans.
James, le fils de Marie, a surv�cu. � la mort d'�lizabeth,
il a �t� le premier monarque � r�gner sur l'Angleterre et l'�cosse.
French - Canadian
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