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Zulu
Coupez le terásh sur 1 000 mètres, et préparez le drone.
LE NAUVOO À LA DÉRIVE
Lancez les drones.
Préparez le grappin.
- Sur la passerelle. - Reçu.
Du sherù la séquence, retournez-le.
Celui-ci.
Le Nauvoo est à nous. Début des révisions.
DÉBRIS DU CHAMP DE BATAILLE EN ROUTE VERS IO
Ça va ?
Je me demande si j'en connaissais certains.
D'anciens collègues ?
- On est à sec. - Oui.
La moitié de la flotte traque nos passagères,
et on fonce en pleine zone de guerre. On doit faire le plein.
En pillant les morts.
Je sais, mais on n'a pas le choix.
Ils n'en ont plus besoin.
C'est une bonne idée.
Trouve-nous un candidat.
Vous pouvez porter ça ?
La peau de mon ennemi.
Dans ce cas, je porte la peau de mon ex. Naomi m'a donné ça.
On pourra parler aux autres, avoir des infos,
mais pas émettre hors-navire.
Vous devriez savoir les soumettre, non ?
Déjà vous, je n'y arrive pas. Et vous êtes minuscule.
Je sais tirer, pas espionner.
Je ne résous pas les problèmes en parlant.
Moi, si. Je dois à tout prix contacter Souther.
Holden ne veut pas se mêler de la guerre.
Il ne vous laissera pas contacter un amiral.
J'ai vu sa mère.
Je sens qu'il ne pourra pas rester neutre longtemps.
Accélérons le processus.
Kittur Chennamma, navire d'assaut. J'y ai souvent livré du matos.
Ils ont vite été dégommés. Les canons ne sont pas déployés.
C'est bon.
Il reste quelques boîtes noires émettant des signaux automatiques.
- Ne traînons pas dans le coin. - Faisons vite.
- Prêts à l'amarrage. Allons-y. - Reçu.
Le projet Caliban, ce n'est pas qu'un super-soldat proto-hybride.
C'est aussi un système de livraison d'armes unique.
La preuve en images.
Tu n'as pas retenu la leçon sur les objets non-fixés en apesanteur ?
- Arrête de regarder ça. - Ils les fabriquent.
Ils créent des monstres. Comment peuvent-ils ?
On n'a pas eu la même enfance.
L'Hybride est en suspension dans un module empli de liquide
placé dans un véhicule de transport.
Je voulais croire que si c'était Mei, sur la coque,
la tuer était la pire chose que je pouvais faire.
Je n'en suis plus si sûr.
Fixe-moi ça. On a besoin de ton aide.
Le système de maintien en vie et le réservoir d'eau ont sauté.
Plus d'air, impossible d'en faire.
- Sale journée. - Mais courte.
Vous allez arriver à un panneau de commandes,
et ensuite à un des canons défensifs.
Reçu.
- Reste à attendre. - Se dépêcher d'attendre.
C'est l'essence de la vie d'un militaire.
Désolée que tu voies ça.
Ce sera pire à l'intérieur.
Je vais préparer quelque chose à manger, pour leur retour.
J'ai une recette super. Le bol rouge.
- Quoi ? - Une recette épicée de la Ceinture.
- Tu vas cuisiner ? - Oui.
- Tu n'es pas obligée. - Je sais.
Je veux dire, c'est gentil de ta part.
Amos.
C'est presque plein, ici. Au boulot, doc.
Alex, le réacteur a l'air intact.
Si on arrive à l'activer,
on pourrait s'éloigner un peu du reste des débris.
Je m'en occupe. Essayons de réveiller le Kittur.
Entre ça et le Razorback, c'est un convoi.
Que Naomi vérifie tout avant que tu le démarres à distance.
Je veux bien de la pesanteur et de la lumière.
Bien reçu.
On ne bouge plus.
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai senti un truc.
SOS.
Il y a quelqu'un là-dedans.
Où est Holden ? Il faut qu'on parle.
Que faites-vous ?
On a grillé notre stock de munitions.
Tu les laisses dépouiller nos morts ?
Garde tes avis.
Pourquoi installer un sas d'urgence ?
Opération sauvetage. Il y a des rescapés.
Qu'on n'aurait pas trouvés sans piller les morts.
C'est bon, le sas est pressurisé.
On arrive trop tard ?
Je savais que Mars nous sauverait.
SIÈGE DE L'ONU NEW YORK
SESSION EXTRAORDINAIRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
Je sais.
Vous vous demandez si ça pouvait être évité.
Bien sûr. Qui pourrait avoir envie d'une telle chose ?
Mars en avait envie. Ils nous accusent d'avoir tiré les premiers, à Ganymède.
Ils en rêvent depuis des décennies.
Début de l'Assemblée générale dans cinq minutes. Prenez place.
Votre discours est très bon. Prenez place au centre.
Je me présente devant vous après cette tragédie terrible.
Comme vous, je pleure nos deux millions de morts.
Nous vivons un tournant de notre histoire.
Nous sommes face à l'inconnu, comme jamais auparavant.
Une activité sur Eros, puis sur Vénus.
L'existence incontestable d'une vie extraterrestre avancée
dont les objectifs, la mission, sont indéterminables.
Ne nous détournons pas de cette réalité.
Je n'ai qu'une seule certitude. Et je vous la livre aujourd'hui.
L'humanité a déjà affronté l'inconnu.
Nous avons découvert des merveilles et des terreurs inédites,
et grâce à notre courage, notre foi,
foi en nous et en notre but,
nous avons réussi à traverser les heures les plus sombres.
Et je viens vous dire, sincèrement, que nous y arriverons encore.
La première étape, la plus fondamentale de toutes,
est celle-ci : l'humanité doit admettre qu'elle est un peuple uni.
Il faut cesser les conflits de factions, de drapeaux.
Toute notre attention doit être consacrée au mystère face à nous.
Et j'ai le regret de dire ici que cette vérité,
Mars a choisi de s'en détourner.
Ils avaient une chance de transcender l'histoire,
mais Mars a préféré insister sur une supposée "indépendance",
qui n'est qu'une justification à cette guerre, cette violence.
Mars voit dans ce moment miraculeux et terrible à la fois
l'occasion de raviver de vieux griefs.
De se venger de la Terre. De compter les points.
Ils ont perdu de vue l'humanité qui nous lie.
À nous de la leur rappeler.
C'est notre devoir, non comme gouvernement de la Terre,
mais en tant que leaders moraux de notre espèce, d'unifier nos factions.
De mettre un terme aux divisions entre nos planètes.
D'être ce qu'on a toujours été.
La race humaine, unie sous un seul drapeau.
Nous avancerons dans ce nouveau chapitre de notre histoire, ensemble.
Merci de votre aide.
Les délais seront tenus ?
Oui. Nous serons en mesure de livrer le système complet à l'Agatha King.
Les sauvegardes iront dans ma navette.
- Oui. - Préparez les enfants.
Ils viennent avec moi.
Hélas, ils n'ont pas tous survécu.
Dois-je préciser, "les enfants vivants" ?
Bien sûr que non. Je m'en occupe.
Personne d'autre n'avait aussi bien réussi.
Trop faible pour le poids de l'histoire.
- Comment vas-tu ? - Ça tourne.
Tentative d'évaluation.
On cesse le sérum de phase 3. Perfusion de biomasse.
Bien.
Tu vas de mieux en mieux.
C'était sans doute l'ultime injection.
- Plus de traitement ? - Plus la peine.
Ça va aller.
C'est... magnifique.
Oui, tu l'es.
J'avais presque baissé les bras.
- La fin. - J'étais sereine.
On n'abandonne personne.
Oui.
Capitaine.
Officier ! Enseigne Sinopoli.
Voici l'enseigne Loftis.
La marmotte, c'est l'enseigne Ranhofer.
Et le lieutenant...
Il va bien ?
Désolé. Il n'a pas survécu.
Merde !
C'est horrible.
La passerelle a sauté en premier. Désintégrée.
Les alarmes se sont déclenchées, et plus d'air.
On était en bas.
Je n'ai pas su quoi faire. J'ai oublié tout mon entraînement.
Le lieutenant nous a attrapés,
et nous a enfermés dans le local.
On a commencé à délirer, sans air.
J'ignorais que le lieutenant...
- Il guérira ? - Oui, avec un peu de temps.
Où sont vos uniformes ?
Cette combinaison. On est sur le Tachi.
- James Holden. - On se calme.
- Vous avez volé ce vaisseau. - Il est à nous.
- On est prisonniers de guerre ? - Non. On ne fait pas la guerre.
Comment ça se peut ?
Vous serez nourris, soignés.
Vous aurez le nécessaire, mais sans quitter vos quartiers.
- On est prisonniers. - Vous êtes vivants.
Mars n'a rien fait pour vous sauver.
Je reste un peu. Pour être sûr qu'ils sont bien installés.
D'accord.
- Alors ? - Va voir toi-même.
Ils seront peut-être contents de voir une Martienne.
Je ne suis pas sûre d'être bien reçue.
Mars a préféré insister sur une supposée "indépendance",
qui n'est qu'une justification à cette guerre, cette violence.
Mars voit dans ce moment miraculeux et terrible à la fois
l'occasion de raviver de vieux griefs.
La Ceinturienne a cuisiné. Vous avez faim ?
- Quoi ? - À manger.
Le truc qu'on met dans la bouche.
Je dois parler à Holden.
Super.
On est sûrs que le réacteur ne va pas sauter ?
Pas trop.
Les Martiens ne vont pas aimer qu'on se serve.
Faisons ça à l'abri des regards.
Il n'y a rien d'autre.
Ça s'appelle "un bol rouge". C'est épicé, mais c'est bon.
C'est ceinturien.
On doit regagner un vaisseau martien au plus tôt.
Ce combat que vous avez perdu ?
C'est pareil dans tout le système.
Restez le temps que ça se calme et rentrez après.
Rentrer où, si Mars perd ?
Ce n'est pas à trois soldats près.
Et à un navire ?
On ne suffit pas à faire la différence,
mais je ne vais pas me planquer pendant que les miens meurent.
Au moins, les autres ont la décence de ne pas porter l'uniforme.
Pardon ?
J'ai mérité cet uniforme, tu n'étais même pas née.
Pour toi, c'est fini.
Notre loyauté n'a pas de date limite.
J'ai fait mes 20 ans. Je suis civil, aujourd'hui.
En temps de guerre, il n'y a pas de civils.
D'accord, les enfants. On se calme, maintenant.
Du calme, j'ai dit.
On prend ce vaisseau.
- Reprenez le boulot. - Je dois accéder aux communications
et envoyer ceci à qui pourra l'utiliser.
Non.
Je peux arrêter cette guerre.
Tout ce que ce message arrêtera, c'est nos vies.
Une telle transmission nous fera repérer par tout le monde.
On est trop près des combats.
Le Secrétaire général de l'ONU vient de faire un discours.
Il a toujours été un peu creux, mais ce soir, j'ai vu autre chose.
J'ai vu Errinwright parler par sa bouche.
Et lui n'a rien d'un sot.
S'il dirige cette guerre,
elle durera jusqu'à ce que la Terre, Mars, ou les deux, soient en ruines.
- Ce message arrangerait tout ? - Avec la bonne destinataire.
Anna Volovodov.
Quand ils étaient activistes, c'était sa conscience.
Elle a écrit le discours qui a lancé sa carrière.
Ils ont vécu beaucoup de choses. Elle n'est pas soumise à Errinwright.
On a dit non. Pas de messages sortants.
Pourquoi pas le Secrétaire général ?
L'ONU surveille ses communications,
mais Anna est de l'extérieur. Elle a un accès direct à Sorrento-Gillis
et ne doit rien à Errinwright.
Laissez-moi lui envoyer ça.
Si elle le transmet au Secrétaire, il verra le vrai visage d'Errinwright.
Il y a moins de distance entre Amazonie et Montana
qu'on a couvert en cinq minutes.
Plus ça dure, plus il y aura de bombardements.
Aidez-moi à arrêter ça.
Trouve-nous un routeur pour le faisceau de transmission.
Qu'on ne remonte pas jusqu'à nous. On va faire ça discrètement.
Merci d'être l'homme que votre mère a décrit.
C'est comme ça que ça commence.
On envoie un message, c'est tout.
Méfie-toi d'elle.
Et de toi ?
Je comprends ce qu'elle est.
Je vais aider Amos en bas.
Combien de personnes en haut ?
- Je ne sais pas. - Lui d'abord.
Alex, on peut jeter un œil au réacteur ?
Désolé.
- Ne déconne pas. - Très bon conseil.
L'armurerie est en bas. Rapporte des armes.
- Donne-nous accès. - Il faut le capitaine, pour ça.
En attendant, je fais ce que vous voulez. Ne blessez personne.
Cap sur Callisto.
Et ouvre un canal, que je contacte la flotte martienne.
Avant tout, je dois faire revenir les autres du Kittur.
Je les appelle.
- Le Kittur nous suit ? - Le réacteur est fonctionnel
et on voulait s'éloigner des débris.
- Détache-le. - Je ne lâche pas mon équipage.
Je sais que tu comprends.
Quelle ingratitude, quand même.
Les munitions.
Au secours !
Elle était sérieuse. Le réservoir est à sec.
Laissez-moi contacter le Kittur.
Qu'au moins, ils se rendent dans le sas pressurisé.
- Ça tiendra jusqu'à Callisto ? - Tout juste.
C'était quoi ?
- Sino, va voir si Ranhofer va bien. - Il est vivant. Je crois.
Il ne trouvait pas les munitions.
- Pose ça. - Toi d'abord.
- Obéis. - J'ai activé l'alarme.
Tu as peu de temps avant que mon mécano débarque.
Il est sérieux.
- Ou alors je le descends. - Et après ?
Ce n'est pas la peine de descendre qui que ce soit.
Salut.
C'est quoi, ce cirque ?
Bouge pas, la brute.
Je te pardonne ça. Tu es jeune et idiote.
Mais baisse ton arme ou je la prends.
- C'est ça. - Son armure.
- Elle peut te la faire bouffer. - Je n'ai pas envie.
Je n'ai pas tiré. Ça prouve qu'on ne vous veut pas de mal.
"On" ? Ah bon ?
Encore une Martienne qui trahit ?
- Mais ferme-la ! - Il n'y a pas d'issue.
Je comprends.
Tes amis sont morts. Et tu crois qu'en faisant ça, tu fais ton devoir.
- Je veux... - Combattre l'ennemi. Je sais.
Mais j'ai appris que le plus dur, c'est d'identifier le véritable ennemi.
Ce n'est pas eux.
On a essayé. Ça n'a pas marché.
- Je ne veux pas mourir. - Quoi, alors ?
Pose ton arme, et tu verras.
On fera autrement.
Merde. J'ai tout raté ?
Les appels affluent.
Les sondages confirmeront que l'opinion publique vous soutient.
Esteban.
- Qu'est-ce qui t'a pris ? - Anna.
Tu as travesti mon texte.
Tu m'obliges à participer à ce que j'exècre.
- Tu es injuste. - Tu m'as encore eue.
Je suis trop conne.
Tu claques des doigts et me revoilà derrière toi,
- à nettoyer le sang. - Le monde...
Ne m'adressez plus jamais la parole.
Tu n'étais pas forcé d'être son pantin. Tu pouvais être meilleur.
Tu aurais dû être meilleur que ça.
Je pensais qu'il y avait un homme bon
au fond de toi, enfoui sous ton ambition.
Je regrette d'avoir eu tort.
On ne peut pas donner plus d'eau. Ça ira ?
Oui.
Entre ça et les réservoirs, ils arriveront à regagner leur flotte.
C'est chouette d'avoir un truc facile à réparer.
Oui.
Si tout était comme ça...
- J'attends ma sentence. - On va te présenter quelqu'un.
- À moi ? - Ta copine m'a trop vexée.
Tu as l'air plus raisonnable.
- Chrisjen Avasarala. - Oui.
La sous-secrétaire de l'ONU.
Si vous n'êtes pas plus vif, ça va être très pénible.
- C'est quoi, ce navire ? - Bon, ça va être pénible.
Cette guerre est basée sur un mensonge, créé par mon gouvernement.
- Même si Mars a aussi des torts. - Pourquoi m'en parler ?
Ça ne peut se régler qu'ici, loin de politiciens.
- C'est ironique, je sais. - Je suis partie pour ça.
Pour trouver le véritable ennemi.
C'est la seule façon de vraiment accomplir mon devoir envers Mars.
D'accord.
- Que dois-je faire ? - Quand vous aurez intégré la flotte,
vous allez montrer quelque chose à votre commandant.
Dites-lui que c'est de ma part et de le transmettre à l'amiral Souther.
- Un amiral de l'ONU. - Il est près de Jupiter.
- C'est là que vous allez, non ? - Vous me laissez regagner la flotte ?
On vous donne le Kittur. Il fonctionne.
Il vole, et on est en train de le rendre plus vivable.
Donc, vous voulez que j'aille dire
à mon supérieur de contacter l'amiral ennemi, en pleine guerre ?
Exactement.
Ou bien Holden vous balance dans l'espace pour récompenser votre sottise.
- Les deux me vont. - Je préfère le plan A.
Tu n'as rien fait de pire que vexer Alex.
Aide-nous et c'est pardonné.
Que dois-je lui montrer ?
Je serai bref.
Je m'en veux plus à moi qu'à lui.
Je savais que c'était un tas de bouse et un menteur.
Ta fille est dans la pièce d'à côté.
- "Bouse", ça va. - Moins fort, elle dort.
Baisse le son, parce que je vais faire pire.
Tu es en colère, mais ne craque pas. Je suis trop fragile, moi.
Namonisko, pardon.
Je ne te demande même pas si ça va.
À la clinique, tout va bien.
Le pasteur envoyé par l'évêque
ne se fait pas trop huer.
Et il y a des millions de morts en Amazonie.
Alors rien ne va vraiment.
Nami voit que j'ai peur, mais je ne veux pas lui parler de ça.
Parler de ce monde que je ne peux pas arranger.
Je rentre tout de suite.
Si c'est la meilleure chose à faire, très bien.
Mais ne le fais pas pour moi.
Je ne sais plus ce que je dois faire.
- Mon amour. - Je n'ai rien changé.
- C'est encore pire à cause de moi. - Non.
Si c'est une leçon d'humilité,
j'aurais préféré perdre mes cheveux.
C'est un peu trop, là.
Tu crois que Dieu punit ton orgueil par une guerre interplanétaire ?
C'est assez ironique.
Je t'aime. Je rentre à la maison.
Il n'y a qu'avec toi que je suis sûre de bien agir.
J'ai besoin de ça.
On a besoin de toi aussi. On t'aime. Rentre.
J'arrive. Je t'aime.
DR VOLOVODOV, VOUS SAUREZ QUOI EN FAIRE
Je serai bref. Le ministre martien Korshunov
vient de mourir d'une crise cardiaque.
En même temps, le Karakum, envoyé par Korshunov
pour récupérer votre protomolécule, a été détruit au-dessus de Ganymède.
Sur mon ordre.
Je peux aussi ordonner votre mort.
Salut.
Merci d'avoir été là pour moi, sergent.
Pour nous tous, même.
Sans toi, ça aurait pu salement dégénérer.
Je n'allais pas les laisser tuer le seul bon cuistot.
La recette de Naomi était plutôt pas mal.
Une Ceinturienne.
Attention à ce que tu dis ici, Marine.
Naomi est coriace, mine de rien.
Je sais que ces Martiens sont idiots, mais j'espère que ça ira.
Naomi est une pro. Le navire n'est pas dangereux.
Et on n'a pas menti. Ils peuvent sauver quelques vies.
J'espère qu'ils rempliront leur rôle.
Hé, soldat.
On va attaquer ta bedaine.
C'est plus fort que toi.
Tu veux sauver tout le monde. C'est comme ça.
Merci.
Ravi que tu n'aies rien.
C'est bien.
- Je veux le voir. Au moins un peu. - Non, Mei.
- Je peux voir Katoa ? - Non.
- S'il vous plaît ? - J'ai dit non.
- Il le faut. - Non.
Méchante !
J'ai l'habitude. Laissez.
Que se passe-t-il, mon amie ?
Je veux voir Katoa. Ça fait longtemps.
- Je veux savoir s'il est guéri. - Je me renseigne.
- Je veux rentrer chez moi. - Pas de voyage, tu es malade.
- Je peux parler à papa ? - Non, à cause de la guerre.
Je veux parler à Katoa.
S'il rentre, il pourra dire bonjour à mon papa.
Je demande au Dr Strickland.
J'y vais.
Tout va bien, maintenant.
Je suis là.
Je veux voir Katoa. Il est là.
- Quoi ? - J'ai vu entrer son infirmière.
- Que Strickland vienne. - Katoa ! C'est moi, Mei !
Katoa !
Ouvrez tout de suite.
On touchait au but.
Je ne pouvais pas interrompre un test si avancé.
Ces essais sont capitaux.
Distance non-pertinente, redondance des données entrantes.
Emmenez-la.
Dr Strickland ?
Pardon. Je me sens bizarre.
Mes mains.
Je ne voulais pas.
La réaffectation nécessite le démontage et l'exploration.
Tout est lié.
Il communique avec les autres infestations à la protomolécule.
Vous avez bien fait de poursuivre. C'est lui, la clé.
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