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Papa !
Mei.
Tu n'aimerais pas voler un jour ?
Tu as fait un cauchemar ?
Je veux voir mon papa.
Je sais, ma puce.
Mais tu es grande.
Quand on est grande, on ne pleure pas.
Non.
Tu m'as dit que tu saurais te débrouiller. Tu as menti ?
Non.
Où je suis ?
Dans un lieu réservé aux personnes exceptionnelles.
Tu es là parce que tu es unique.
Cette infirmière va t'emmener pour des examens.
Ne t'en fais pas. Elle va te donner ton médicament.
- C'est important. - Il ne faut jamais rater de dose.
Tout à fait. Et ensuite, ce sera l'heure de manger.
Tu as faim ? Je suis sûr que oui.
Au revoir.
IO (LUNE DE JUPITER - 1)
Comment allez-vous ?
Quel plaisir de vous voir.
Ravi de vous voir.
Vous avez fait bon voyage ?
Je suis ravi de vous voir après tout ce temps.
RAFFINERIE D'HÉLIUM-3 ABANDONNÉE
- Bonjour, monsieur. - Il n'a rien de bon, non.
NAVIRE ESCORTE DE L'ONU CONTRÔLÉ PAR ERRINWRIGHT
CHAMP DE DÉBRIS ÉPAVE DU GUANSHIYIN
Le navire escorte ralentit. Il scanne les débris.
Je ne vois pas la capsule.
Moi non plus.
Cet affichage est merdique. Vous pouvez l'améliorer ?
Pas avec nos scans passifs.
Si j'active les capteurs, je nous démasque.
Merde.
Navrée pour Cotyar.
Vous l'avez tué ?
Alors gardez vos regrets !
SCAN PASSIF, PORTÉE MAXIMALE
Et ça ?
- C'est le Hammerlock. - Traduisez.
À cette distance, on ne pourrait pas esquiver leurs torpilles.
Il serait peut-être bon d'accélérer.
S'ils voient le réacteur, ils nous abattront.
Mieux vaut attendre.
On est en sécurité ?
C'est relatif.
Je n'ai ni armes ni défenses actives.
Mais le vaisseau est rapide et maniable.
Un bon pilote arriverait à esquiver.
- Vous êtes bon pilote ? - Non, Marine.
Les pilotes me transportent.
Je vais jeter un œil.
Il y a beaucoup d'activité autour de Jupiter.
Même en dehors des zones de patrouille usuelles.
Errinwright a la guerre dont il rêvait.
Merde !
- Ils nous tiennent. - Pas encore.
- Que faites-vous ? - J'essaie de ne pas vous tuer.
Je ne peux pas ralentir.
Ça va mieux ?
Je tiens.
Mais j'ignore combien de temps.
Il faut envoyer un message.
Le Guanshiyin a muselé le vaisseau.
Vous devez bien avoir une radio,
sur votre espèce d'armure.
J'ai un émetteur d'urgence.
Mais il n'émet qu'en code MRCM.
Seuls des Martiens comprendront.
Bien.
Ils verront une criminelle de guerre et une déserteuse.
L'ONU veut nous tuer.
Une prison martienne est bien préférable.
- Vous avez une meilleure idée ? - Non.
- Mais je ne donne aucun nom. - Bien.
LE 'PINUS CONTORTA' EN ROUTE POUR IO
Ces panneaux verts se posent partout. Il suffit de les relier au filtre à eau.
- Vous allez réparer la table ? - Il faut qu'on mange.
Ce sont des prototypes. Quand on le fera bien,
il suffira de palmiers,
Areca ou Rhapis, ou Spathiphyllum, pour purifier l'eau.
Ça compensera le manque de filtres à air jusqu'à Io.
Amos a aussi monté une cloison de sécurité.
On a eu l'idée à deux.
D'accord.
Installez-les. C'est l'occasion de faire du jardinage.
L'ONU et la MRCM s'affrontent près de Saturne.
Les pertes sont lourdes des deux côtés.
Les navires martiens semblent se replier vers la station Cérès,
qu'ils contrôlent toujours.
- Viens voir le réacteur. - Pourquoi ?
On crame trop vite notre carburant.
On risque la panne sèche, et la dérive.
Naomi, on va sur Io. On ne fera pas demi-tour.
Je ne te le demande pas.
Je sais qu'on doit carburer pour passer inaperçu.
Je peux rendre ça moins énergivore. Gardons une marge de sécurité.
Super. Merci.
Quoi ?
- L'IFF capte un signal. - L'IFF ?
Le transpondeur identificateur.
Il permet de déterminer si une cible est alliée ou ennemie.
Diplomate en danger, envergure colossale.
Ceci est un appel au secours CMM.
NATIONS UNIES NEW YORK
QUE CACHEZ-VOUS ?
Arrêtez !
- Recule ! - Putain.
Arrêtez !
- Stop ! - Est-ce que ça va ?
Oui.
Montre.
Vous êtes docteur ?
Si on veut. Je suis Anna.
Et toi ?
- Colin. - Colin, regarde-moi.
C'est ta première manif ?
- Et vous ? - Loin de là.
Tu as une fracture. Mais n'aie crainte.
Quand elle aura guéri, tu seras encore plus fort. Votre nom ?
- On n'a pas le droit. - Dis-lui.
- Michael. - Michael, voici Colin.
Il a besoin de soins. Vous avez un poste médical.
- Pour les diplomates. - Je prendrai de ses nouvelles.
S'il n'est pas soigné comme il se doit, vous en paierez le prix.
Au revoir, Colin. Allez !
Je veux savoir si la flotte...
On est en pleine réunion.
- Pardon, j'ai cru... - Anna !
Qu'est-il arrivé ?
Tes soldats les distribuent aux manifestants.
Tu n'as pas changé.
J'espère que si.
Le sous-secrétaire Sadavir Errinwright.
Dr Anna Volovodov, révérende. Et vieille amie.
- Enchanté. - De même.
Laissez-nous une minute.
Bien sûr.
- Ça fait si longtemps. - Toute une vie.
Comme tu dis.
POURSUITE EN COURS. SOUCI BIENTÔT RÉGLÉ.
Je doutais de ta venue.
Tu as posé un transport plein de Marines derrière mon église.
Avais-je le choix ?
Je ne t'imaginais pas croyante. Encore moins pasteure.
Je ne t'imaginais pas à la tête de la Terre.
Que se passe-t-il ?
Je voulais t'écrire un message, mais je préfère t'en parler en personne.
- J'ai du mal à me libérer. - On est en guerre. J'ai remarqué.
- Il faut que tu m'aides. - Mon cul !
Peu de gens osent encore me parler comme ça.
Pas en face.
Pardon.
C'était irrespectueux.
Tu es là parce que tu me parles ainsi.
Esteban, tu n'as plus besoin de moi depuis longtemps.
On vit une époque sans précédent.
Eros, Vénus, maintenant la guerre.
Les gens ont peur. Je veux les rassurer.
Je vais faire un discours. Le plus important de ma vie.
Aide-moi à l'écrire.
Que j'aide à justifier la guerre ?
On ne l'a pas initiée.
Mais pour le bien du système, on doit la gagner. Vite.
Je veux que les Terriens sentent que Dieu est avec nous.
Lincoln, lui, espérait être du côté de Dieu.
Tu vois ?
Tu m'améliores toujours.
M'aideras-tu ?
Je n'ai pas envie.
Mon église a ouvert une clinique pour les sans-papiers.
On doit négocier sur le marché noir des médicaments hors de prix.
Finance la clinique pour un an.
Et je t'aide pour ton discours.
On trouvera bien un petit budget dans un décret ou un autre,
pour une si bonne cause.
Une chambre t'attend à la Résidence.
Installe-toi et ce soir, on dîne ensemble. Je te donnerai des pistes.
On a un problème.
- Comme d'habitude. - Un SOS.
Envoyé par une Marine martienne.
Ceci est un appel au secours CMM.
Diplomate en danger, envergure colossale.
À bord d'un vaisseau de course, poursuivies par un hostile de l'ONU.
Toute aide est acceptée.
Des gens meurent partout.
- Alors on ne fait rien ? - Exactement.
On a pris notre retraite, fini de jouer les héros.
Est-ce que je comprends bien ?
Tu veux placer un appel, à l'encontre des ordres, tu le fais.
Naomi décide d'ignorer le résultat de notre vote.
Mais quand une Martienne appelle, vive les règles ?
- Alex. - J'ai prêté serment
et même si je ne porte plus l'uniforme, ça compte.
Une Martienne appelle,
- je dois l'aider. - Alex.
J'ai localisé le signal. Vous n'allez pas le croire.
Le vaisseau appartient à Julie Mao.
Bon Dieu. Prépare un cap, j'y vais.
Ignore-le.
- On n'y va pas. - Quoi ?
Julie Mao !
- Ça ne change rien. - Il a raison.
- Ça change tout. - Pas notre objectif.
On vous a promis de trouver votre fille.
- Je n'ai pas voix au chapitre. - Si.
Vous êtes des nôtres.
- On ferme les yeux ? - Regarde-le
et dis-lui que cette histoire passe avant sa gamine !
Je l'ai fait, moi. Je ne le ferai plus.
Encore une fois, je dois nettoyer derrière vous.
Ça vous a peut-être échappé, mais je livre une guerre
et ma patience a des limites.
Je veux les armes que vous promettiez.
Mes comptes sont bloqués. Ma famille, aux arrêts.
Quand ce sera arrangé, on parlera de la livraison.
Pas avant.
Ce connard !
La Terre et Mars ont le moyen de changer un astéroïde en missile.
De désintégrer un vaisseau en un instant.
Et ils vont s'entretuer.
La protomolécule n'est pas ce qu'on croyait.
Si Errinwright utilise les Hybrides,
ils risquent de dévaster Mars.
Vous envisagez le pire.
Hybride A-26 chargé. Tous les modules sont prêts.
Comment ça va ?
J'ai un poids sur la poitrine.
Mais ça va.
Champ de vision réduit ?
Évidemment, regardez autour de vous !
- Céphalée ? - Pourquoi ?
Je vérifie que vous ne faites pas d'AVC.
Et si c'était le cas ?
Contractez bien les cuisses.
Si vous me draguez, je suis flattée.
Mais vous n'êtes pas mon genre, et...
Pourquoi, contracter ?
Ça fait circuler le sang qui, sinon, stagnerait dans les jambes.
Vous savez siffler ?
- Ne me parlez pas comme à une gosse. - Ça force à respirer.
Surtout, ne perdez pas connaissance. Ne vous détendez pas.
Vu les circonstances, aucun risque.
Vous le supportez bien.
J'y suis entraînée.
Je pourrais encore encaisser quatre G.
- Si je meurs... - Pas de ça.
Si je meurs, faites tout pour survivre.
Vous devez raconter
ce qui est vraiment arrivé.
C'est votre boulot. Vous ne mourrez pas.
- Ce n'est pas une drôle. - Je sais.
Mais l'idée d'une Marine martienne
qui risque sa vie pour moi, si.
On est du même côté.
Lequel ?
Le bon côté.
Madame ?
Chrisjen ?
Merde. Accrochez-vous.
Merde !
- Merde ! - Quoi ?
Beaucoup de torpilles. Un autre navire nous canarde.
Tenez-vous bien !
Je suis désolée.
Pas la peine.
Que s'est-il passé ?
Je ne sais pas.
Quoi ?
D'habitude, ça ne fait pas ça.
Détonation confirmée. Deux de chaque côté.
- Reçu. - On protège le Razorback.
C'était le plus facile. Alex, j'arrive !
Ce plan est fou.
Tu as dû avoir de super notes en stratégie.
Je n'aimais pas plus ça à l'époque.
Amos, Prax, attachez-vous. Dépressurisation dans cinq minutes.
Un peu tard pour douter, doc.
On est dans ce merdier parce que vous avez tranché.
Je ne pouvais pas ignorer un appel à l'aide.
Vouloir sauver tout le monde, c'est une perte de temps.
Vous risquez de ne pas trouver votre fille
pour une Martienne que vous ne connaissez pas.
Vous avez tous pris des risques pour moi.
Je dois le faire aussi.
Un an de financement ?
C'est formidable. Tout le monde sera fou de joie.
On sera séparées plusieurs semaines.
Je suis cernée de gardes, et je dois prêter ma plume
à un gouvernement belliciste.
Je te pose, attends.
Quel sujet évites-tu ?
Je ne sais pas.
Tu es toujours comme ça, quand tu refuses d'affronter un problème.
Qu'est-ce que tu évites ?
Esteban.
Il fait ressortir mes mauvais côtés.
Je suis encore furieuse, même après toutes ces années.
Je parle sans cesse de pardon, mais moi-même, je ne lui pardonne pas.
Tu n'es pas là pour ça, mais pour aider des gens, avec des mots.
Des mots qui pourraient changer le ressenti du Secrétaire général.
- Et le tien. - Fais-le, toi.
- Je ne suis pas douée avec les mots. - Au contraire.
Mais tu as raison, comme toujours.
Tu vas me manquer.
Tu nous manqueras aussi.
Et l'entaille sur ton front, on en parle ?
Non.
D'accord. Dis bonne nuit à notre fille.
Oui ! Nami !
- Fais coucou à maman. - C'est maman !
C'est toi, ça.
Toi et maman.
Je vous aime.
Je t'aime, maman.
Je t'aime aussi, ma puce. Bonne nuit, dors bien.
Au revoir, maman.
L'ONU nous tire dessus. Ils nous ont vus.
- Amos, Prax, prêts ? - Oui.
- Naomi, torpilles ? - Prêtes.
Si on cherche ce monstre, on sera vite à court de missiles.
- Tu le sais, non ? - On doit le faire.
Vraiment ?
On les provoque, alors qu'on n'est pas de taille.
Si tu as un meilleur plan, j'écoute.
D'accord.
Allons-y.
Quel serait le pire scénario ?
La Cinquième Escadre, à Jupiter.
Dix vaisseaux détruits.
Deux en déroute, sept encore au combat contre la flotte martienne.
Comment gère-t-on la presse ?
On prépare un communiqué pour les médias majeurs.
Ce sera prêt demain matin.
- Je veux une copie. - Oui, monsieur.
Le Secrétaire général doit valider tout changement.
Pardon d'interrompre votre dîner.
Il y a plus important que moi.
Vous écrirez pour le Secrétaire général ?
Les nouvelles vont vite, ici.
Chaque attaque essuyée, chaque injustice subie,
chaque homme ou femme perdu en chemin,
nous les porterons dans notre cœur, jusqu'au lieu où nous dirons, fièrement,
que rien ne nous a arrêtés !
Oui !
C'est vous, derrière lui ?
- Oui. - Sacré discours.
Ça a lancé sa carrière. On nous l'enseigne, même.
C'est de vous ?
En partie.
On a perdu trop de navires près de Saturne.
Ils se replient sur Jupiter. Ça ira vite.
Pardon, Dr Volovodov.
Anna, je vous en prie. Pasteure, si vous venez à l'église.
Aucun risque, ils sont tous païens.
Anna,
que dites-vous de l'Arboghast ?
C'est un signe de Dieu ?
Une question que les non-croyants utilisent pour se moquer des croyants.
Je ne me moque pas.
C'est le signe
qu'il y a dans l'univers des choses qui nous dépassent.
Il est bon qu'on nous le rappelle.
Jules-Pierre Mao sait.
Quand on tiendra ce salaud, il nous le dira.
La prime est à 20 millions. On l'aura.
Sûrement livré par un Ceinturien. Ils sont cupides.
Vous en êtes donc ?
Si Mao est aussi malin qu'il le croit, il se rendra de lui-même.
Sans argent, il ne peut se cacher indéfiniment.
Au pire, nous savons où trouver ses enfants.
Faire payer aux enfants les péchés du père ?
Vous en êtes restés à l'Ancien Testament ?
Parfois, il faut faire pression là où ce sera efficace.
Surtout en temps de guerre.
Les punitions collectives sont un crime de guerre.
Révisez un peu.
Il est bon qu'on nous le rappelle, parfois.
Elle est toujours comme ça. On s'y fait, vous verrez.
Ils tirent encore.
C'est beau, cette attention.
- Ça va ? - Oui.
Je m'habitue à la gravité, je crois.
Je suis repassée en gravité normale.
Merde.
Ça se corse.
Doc, regardez-moi. Maîtrisez votre respiration.
Inspirez par le nez, soufflez par la bouche.
- Vous deviez tout fixer ! - Pardon ! Je m'en occupe.
- Ne bougez pas ! - D'accord.
- Canons défensifs. - Reçu.
- J'étouffe. - Votre oxygène a sauté.
Essayez de raccorder votre tuyau d'alimentation.
Je n'y arrive pas.
Les premiers Hybrides étaient limités.
Mais on a beaucoup appris depuis.
On devrait les détruire.
Monsieur ? Pas d'emballement. Pas la peine de détruire...
La protomolécule est incontrôlable.
Ce n'est pas vrai.
On peut la contrôler.
Comment ?
Grâce à eux.
Ces enfants sont la clé.
Ça pince un peu.
- Je l'ai déjà fait. - Pas tout à fait.
Katoa ?
Mei.
Super, tu es encore là. Que se passe-t-il ?
- On n'a pas terminé. - Ils m'empêchent de voir papa.
On a implanté un processus de sécurité dans les Hybrides
car la protomolécule rompait le contrôle.
Mais ces enfants
ont en commun une déficience immunitaire d'origine génétique
observée uniquement sur Ganymède.
J'ai découvert qu'elle permet d'inhiber la protomolécule.
Incroyable.
À cause de la guerre, ils ont évacué les enfants comme nous.
- Le Dr Strickland veille sur nous. - Mais où est mon papa ?
Une fois le danger écarté, on rentrera.
Et le meilleur ?
Le Dr Strickland dit que d'ici là, on sera guéris.
- C'est vrai ? - On a un nouveau traitement.
Tu te sens mieux ?
Tu veux voir un truc ?
Oui.
Si on arrive à comprendre le processus au niveau moléculaire,
on pourra contrer nous-mêmes la protomolécule
et peut-être empêcher ce qui a commencé sur Vénus.
C'est cool, non ?
Faites le nécessaire.
Tenez bon ! J'arrive !
Accrochez-vous ! J'arrive.
Regardez-moi ! Tenez bon.
Gardez-la.
Le vaisseau de l'ONU est trop près.
- Maintenant ? - Maintenant !
Missiles !
Apparemment, on va encore être secouées.
Les réacteurs ont été arrachés.
Le reste est intact.
Bordel, ça a marché. Cap sur le Razorback.
- On a réussi. - Ça, oui.
Il nous reste deux torpilles. Canons à moins de 10 %.
À la guerre, sans munitions.
- On est pas en guerre. - Si.
L'ONU ne nous remerciera pas d'avoir épargné des vies.
On a endommagé leur navire. On a déclaré la guerre à la Terre.
- Vous cherchez à vous faire tuer ? - Non.
Vos histoires de devoir, par rapport au sauvetage ? Du flan.
Je rêve souvent de l'enfant trouvé dans l'incinérateur.
Je rêve de trouver Mei, mais trop tard.
Alors pourquoi ce détour ?
L'idée de trouver Mei ainsi m'insupporte.
Je n'y connais rien, en gosses.
Mais je sais qu'ils ont besoin d'au moins une personne
qui ne les laissera jamais tomber, quoi qu'il en soit.
Vous avez connu ça ?
On parle de vous. Pas de moi.
Si vous laissez tomber Mei, qui il lui reste ?
Et à vous ?
Chrisjen ?
Chrisjen ?
Aidez-la.
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