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Vous allez devoir régler ce merdier.
Écartez-vous,
on va sortir et retourner à notre vaisseau.
Impossible.
Alors on a un problème.
Baissez-vous !
Baissez-vous !
- Vous êtes blessé. - Quoi ?
Voilà qui est décevant.
- Je t'emmène à l'infirmerie. - Je me débrouille.
Le doc va me soigner.
Tu nous as sauvés.
Ce n'est pas moi qu'il faut remercier.
Si Alex ne m'avait pas raisonné, on serait arrivés trop tard.
- Vous avez tué la chose du labo ? - Non.
Et c'est sans importance.
J'ai failli sacrifier vos vies pour la tuer.
Ça ne ressemble pas à l'homme que j'ai laissé sur Ganymède.
Je comprends pourquoi tu es partie.
Ça ne se reproduira plus.
Jim.
C'est bon de te retrouver.
Ça ne pique pas.
Vous êtes sûr que c'est l'antiseptique ?
Non. Je suis diplômé en botanique.
Mais vous êtes docteur. C'est comment ?
Si vous étiez une fougère, je dirais que vous manquez de chlorophylle.
Je suis désolé pour votre fille.
On ne sait pas ce qu'elle est devenue.
Pas avec certitude.
Vous avez raison.
Cette chose qui s'est échappée du labo, vous pensez que c'était un enfant avant ?
Oui.
J'ai pris l'initiative
de contacter le convoi humanitaire vers lequel se dirige le Somnambule,
et ils vont faire quelques manœuvres...
de freinage,
pour que les deux vaisseaux se retrouvent plus vite.
Le Somnambule va arriver avec un bonus d'air.
Tu es un pilote exceptionnel.
Eh, bien...
Merci.
Ils se battent encore au-dessus de Ganymède.
Comment va le Roci ?
Je ne vais pas mentir.
Les ponts inférieurs ont reçu de nombreux éclats de torpille
et il y a plusieurs trous à l'arrière.
Mais c'est un battant. Si on le bichonne, il se remettra.
- Tu es prête pour le rapiécer ? - Bien sûr.
Bien. Mettons-nous au travail.
Oh, il y a une brèche. Regardons de plus près.
Merde, la porte hermétique est totalement HS.
Ça fait beaucoup de dégâts pour des éclats.
C'est quoi ?
Merde.
Holden ! Elle est dans la cale.
C'est la chose qu'on poursuivait.
Elle a dû monter à bord quand on l'a coincée dans le dôme AG.
Comment elle a pu tenir ?
Peu importe. Cette fois, on n'a pas le choix.
Il faut la tuer.
N'y allons pas à l'aveuglette. Les données sont en décodage.
Essayons de comprendre à quoi on a affaire.
- Elle ne fait rien de dangereux. - On ne va pas lui en laisser l'occasion.
Cette chose est une arme, une machine à tuer.
- Pas une machine. - Ce n'est pas humain.
Ça l'a été.
Ça ne l'est plus.
- Je vais aller lui parler. - Non.
On va lui tirer dessus, encore et encore.
Et si ça ne la tue pas, on la forcera à sortir.
Il faut l'envoyer sur la coque pour qu'Alex la balance
- dans le feu du propulseur. - Holden !
Prax, on doit brûler cette chose jusqu'au dernier atome.
Il y a un plan B ?
Oui. S'assurer que le plan A fonctionne.
ZONE DE CHARGEMENT ATTENTION
Passerelle supérieure dégagée.
Où est cette chose ?
Je ne la vois pas.
Moi non plus. Naomi ?
On a perdu le visuel derrière un conteneur
sur la passerelle inférieure.
Il n'y a pas de caméra bien placée.
Avancez sur la gauche.
Elle est là. On l'aurait vue si elle avait bougé.
- Oh, merde. - Quoi ?
Amos, à droite. Je vais à gauche. On tire pour la pousser vers la porte.
Bien reçu.
Qu'est-ce qu'elle fabrique ?
Je ne sais pas.
On dirait qu'elle se gratte.
RÉGULATEUR SÉCURITÉ INTÉGRÉE
Elle a un dispositif implanté dans la poitrine.
- Oh, merde ! - Merde !
C'était quoi ?
Feu !
Holden ! Amos ! Il se passe quoi ?
Le capitaine.
La chose l'a cloué au mur avec un conteneur.
Je ne peux pas le détacher.
Amos, ouvre le panneau.
On doit forcer la sécurité.
Je m'en occupe.
Amos ! Repliez-vous !
Vous perdez de l'air.
Vous devez partir tout de suite.
Partez.
Mort, vous ne servirez à rien.
Elle recule.
Elle ne te voit plus comme une menace.
Ce n'est pas un animal stupide.
Ce qu'elle a arraché était une sécurité intégrée,
- une sorte de module de contrôle. - Mon cul.
C'était un engin explosif, vous comprenez ?
Une bombe conçue pour détruire cette chose
en cas de perte de contrôle.
Et j'aurais aimé qu'on sache qu'elle portait ça
- avant qu'elle l'arrache ! - Elle a pensé à l'arracher.
- Elle est intelligente. - Et...
Vous spéculerez sur son intelligence quand on l'aura sortie du vaisseau.
- On lui faisait mal, c'est sûr. - Les gars !
Vous voyez ça ?
Elle creuse la cloison. Pourquoi ?
Merde. La protomolécule se nourrit de radiations.
Elle essaie d'atteindre le réacteur.
Si elle perce la chambre...
On est dans la merde.
Notre vaisseau ne répond pas.
Errinwright a aussi pensé à ça. Il vous a offerte comme un cadeau de Noël.
Ce fils de pute.
Je l'ai formé. Vous m'aviez prévenue.
Pas de grossièretés.
Vue privée.
Montrez-moi le réseau de maintenance.
Votre blessure, ce n'est pas beau à voir.
Merci de votre soutien. Ça pourrait être pire.
Coupez les communications, aucun message sortant.
Des gardes à chaque niveau.
J'ai trouvé une sortie. Il y a un conduit
de l'autre côté de ce mur.
Il mène à la cage d'ascenseur.
Ça ne marchera pas.
C'est vrai. Vous ne pourrez jamais monter.
Pas parce que je suis vieille. Il est blessé.
En plus, elle est très vieille.
Notre position est défendable.
Je vais la tenir.
Allez au sas.
- Je ne vous abandonnerai pas. - Votre armure est dans l'esquif.
Pourquoi l'avoir prise ?
Allez la chercher et revenez nous sauver la peau.
- D'accord. - Je vous couvre.
À trois.
Un, deux, trois, allez-y !
Vous êtes là ?
Je veux négocier.
Vraiment ?
Et si on s'attache et que je fais tourner très vite le Roci ?
Je peux balancer cette chose par l'un des trous.
Hors de question.
Cette manœuvre le briserait en deux.
Cette chose a une force phénoménale.
Elle ne va pas trébucher et tomber dans l'espace.
Il faut faire vite, la capitaine a la jambe écrasée.
Je n'ai pas besoin de courir un marathon.
Non, mais le muscle écrasé diffuse du potassium dans votre sang.
La combinaison en filtrera une partie.
Après, votre cœur s'arrêtera.
Vous vous y connaissez en façons de mourir.
Oui, il faut croire.
Génial.
Cette chose était humaine.
C'est un organisme vivant, elle a forcément des contraintes.
Et si on électrifiait la passerelle ?
Cette chose arrache l'acier comme du papier aluminium.
Elle n'a pas besoin d'air. Les balles la chatouillent.
Vous pensez qu'un choc électrique va l'arrêter ?
Holden est sur la même passerelle.
Je cherche une alternative.
- Écoutez ! - C'est le problème.
Pendant ma formation,
j'ai travaillé sur un vaisseau de prospection de minéraux.
On avait un équipement merdique. Un jour, pendant une sortie,
le régulateur d'oxygène d'un type est resté bloqué.
La pression est montée dans sa combi
et l'air a commencé à s'échapper par la valve.
Il a eu peur de manquer d'air avant de rentrer sur le vaisseau,
alors on a soudé la valve.
- Mais ça... - Oui, sa combinaison a explosé
et l'a projeté comme un missile.
C'est une belle histoire. Mais où veux-tu en venir ?
Le Roci a quelle capacité ?
- Vingt, 30 personnes ? - Oui.
On a de l'air à gaspiller.
On ferme hermétiquement le local technique, le réacteur
et l'atelier,
on fait monter la pression, on fait sauter la trappe de la cale,
et la porte va s'arracher avec cette chose.
Holden est coincé.
Le changement de pression va le déchiqueter.
Peut-être pas.
- Vous devez le faire. - Non ! Je vais trouver autre chose.
Cherchez tout en vous préparant à dégager ce truc de mon vaisseau.
C'est un ordre.
EN ORBITE AUTOUR DE VENUS AU-DESSUS DU CRATÈRE D'EROS
C'est là. Au beau milieu du cratère.
La signature radioactive est la même que celle enregistrée sur Eros.
La structure des crêtes a grandi de neuf millimètres.
Le niveau d'acidité augmente au-dessus du site de l'impact,
tandis que la température chute.
Ça ne fait aucun doute, le cratère est actif.
Et on n'a plus de sondes.
C'est là que vous allez dire qu'il faut descendre
pour se rapprocher et obtenir des relevés plus précis.
Puis vous ferez remarquer qu'on atteindra la limite du vaisseau
et que notre ombre martienne va probablement nous abattre.
Préparez le vol atmosphérique. On descend.
À vos ordres.
Préparez-vous à la descente.
J'ai renforcé tous les joints de l'atelier.
Dès qu'on a fini ici, on passe au pont suivant.
D'accord.
Pour ce que je t'ai fait sur Ganymède, je suis désolée.
Je suis désolé.
Tu es désolé ?
Oui.
Tu as dit que tu devais agir et je n'ai pas écouté.
Je t'ai forcée à m'endormir.
Ça n'a pas dû être facile pour toi.
- Amos. - C'est seulement que...
J'essaie de prendre mes propres décisions
et je ne prends jamais les bonnes.
Personne n'a toujours raison.
Pardon de t'avoir fait mal.
Quand tu as dit que Holden pouvait survivre à ça,
tu as menti.
Oui.
Ne fais pas sauter la trappe avant que je te le dise.
Les gars, accélérez.
À ce rythme, elle va atteindre le réacteur avant qu'on ait tout scellé.
Dans ce cas...
Doc, prenez un chalumeau et venez m'aider.
- Je ne sais pas m'en servir. - Rappliquez et je vous montrerai.
- J'arrive. - Ça ne suffira pas.
Il faut la ralentir.
Je vais couper le moteur. Ça nous fera peut-être gagner du temps.
Préparez-vous à la gravité 0.
Ça marche. Elle a arrêté de creuser.
Oh, merde.
Elle retourne vers Holden.
Si je peux récupérer mon arme...
On l'a atteinte la première fois.
Je peux encore l'atteindre.
Ça nous fera gagner du temps.
Oh, merde !
Non, ça suffit. Désolé, patron.
Allumage du moteur.
On est des gens raisonnables.
On sait que ce n'était pas votre plan.
Et vous êtes dans le même pétrin que nous.
Vous êtes dans le même pétrin que nous.
Je ne vois pas les choses comme ça.
Ça ne doit pas forcément mal finir. On peut trouver une solution.
Vous perdez beaucoup de sang.
J'essaierai de saigner plus lentement.
Demandez-lui quelles sont les alternatives.
J'aimerais beaucoup entendre vos alternatives.
On peut éviter les blessés.
Il faut calmer le jeu jusqu'à ce que je puisse parler à M. Mao.
Vous n'allez tuer personne ?
Je n'y suis pas obligé.
Du baratin.
- Ils ne me laisseront pas m'en tirer. - Je sais.
Ils ne nous garderont pas en vie si Mao décide qu'on ne lui sert à rien.
- Ils sont combien ? - Tirez à vue sur tous les intrus.
Bien reçu.
Vents latéraux de 300 km/h, attention.
J'ajuste la trajectoire.
C'est la première fois que vous plongez dans des nuages d'acide ?
Il y a bien eu une fois à l'université.
Le vaisseau martien veut nous intercepter.
- Ils nous visent ? - Impossible à dire. Trop d'interférences.
C'était quoi ?
Le vaisseau martien.
Bordel ! Ils vont arriver avant nous.
Merde.
GLISSIÈRE DE RECYCLAGE
Il y a des charges minières sur le vaisseau ?
Non, je ne crois pas.
On en ferait quoi ?
On ferait sauter les portes
pour qu'Alex dégage cette chose du vaisseau.
Si tu essaies de me protéger,
je ne crois pas qu'un telle explosion te donnera le résultat recherché.
Il y a forcément une solution.
Mais je ne la vois pas.
- Arrête-toi un peu. - Pas maintenant.
- Je dois te parler. - On parlera plus tard.
Non. Maintenant.
Ne t'en fais pas.
Écoute.
J'ai été de l'autre côté de cette conversation.
Si on n'a plus que quelques minutes, on devrait les prendre.
Si...
Si mon heure est venue,
ne fais pas la même bêtise que moi.
Ne cherche pas à te venger.
Si je meurs ici, laisse-moi partir.
Quoi ?
Prends le vaisseau
et les gars,
et trouve un endroit sûr où passer la tempête.
Est-ce que tu regrettes ?
Tout ce qu'on a fait depuis le Canterbury ?
Non.
Oui. Mais...
seulement parce que je n'aurai pas plus de temps avec toi.
Me venger est la dernière de mes préoccupations.
Ça ne va pas.
- Si. - Non.
À moins que tu aies une idée pour te sortir de là
et éjecter cette chose, ne me parle pas.
Pas tant que je n'ai pas réglé ça.
Dépêchez-vous.
Si vous vous méfiez de moi, que vous faut-il pour vous convaincre ?
Vous y réfléchissez ?
Demandez-lui l'accès à la radio.
Désolée, vous ne pouvez pas vous évanouir.
Demandez-lui l'accès à la radio.
Elle veut l'accès à la radio.
Je ne peux pas faire ça.
Mais, écoutez.
Je comprends que vous vous méfiiez.
Je vais vous faire confiance.
Laissez la sous-secrétaire et vous pouvez partir.
Répétez ça.
Le vaisseau de course de Mao est amarré à l'autre ponton.
Remettez-nous Avasarala.
Vous et la Martienne pouvez partir avec.
Demandez-lui une garantie de ma sécurité.
Je prends la Martienne et vous nous laissez partir.
On sait tous les deux comment ça se passe.
Les puissants se combattent,
et ce sont nous qui mourrons.
Je n'ai rien contre vous.
Vous n'avez rien contre moi.
Je dois garder la sous-secrétaire. Pas vous.
On fait un échange d'otages.
L'un des vôtres contre Avasarala.
Pour être sûr que vous ne nous abattiez pas.
Ceci n'est pas un vaisseau de guerre.
Mais je vous escorterai moi-même au hangar.
Ça vous va ?
Donnez-moi l'arme.
Arrêtez-vous. N'approchez pas.
Si je retire mon pouce, le sas sera verrouillé.
Vous ne sortirez jamais d'ici.
Si vous me tuez, vous êtes piégée.
Comment...
Vous foutez quoi ? Vous êtes censé aider Amos.
On fait fausse route. Écoutez-moi.
C'est un gradient nutritif.
C'est un... Quoi ? Bon sang.
Naomi a dit que la créature tire son énergie des radiations.
Oui.
Elle suce les radiations comme une tique suce le sang.
On a trouvé la protomolécule enroulée autour d'un réacteur.
- Et alors ? - Elle suit un gradient nutritif.
Comme les feuilles qui poussent vers la lumière.
Prax, le temps presse.
En quoi ces conneries nous aident ?
On peut changer le gradient.
Si on lui donne une nourriture plus facile à atteindre,
on n'aura pas à la pousser dehors.
On l'attire dehors.
Ce vaisseau a des torpilles armées de têtes nucléaires, non ?
Oui.
Oui.
Je vous préviens. N'approchez pas.
Je jure que je vais le verrouiller.
Pourquoi vous croyez que je veux la navette ?
Il n'y a rien d'autre ici.
Sauf si j'ai fait une erreur tragique en évaluant la situation.
Vous avez raison.
Dieu merci.
Vous n'avez pas encore fermé le sas.
- Non. - Car dès que vous le ferez...
Rien ne vous empêchera de me frapper à mort.
Vous avez encore raison.
Alors que fait-on ?
En vaut-il la peine ?
Qui ?
L'homme que vous servez.
Mérite-t-il votre sacrifice ?
Je suis électricien.
Vous allez donner votre vie pour un maître qui n'en est pas digne.
Ce n'est pas une mort honorable,
quoi qu'ils vous disent.
Si je vous laisse entrer, vous me laissez partir ?
Vous avez ma parole.
Vous pourriez me jeter dans l'un des casiers ?
Me bousculer un peu ?
Pour qu'ils ne pensent pas que...
Vous aviez une tête nucléaire qui traînait par là ?
On l'a sortie d'une torpille.
Un bon Ceinturien ne jette jamais rien.
On l'emmène sur la coque jusqu'au niveau de la cale.
Je retirerai le bouclier, vous la jetez loin du vaisseau.
Et si vous avez raison, la créature ira la chercher.
Je pensais que ma journée ne pouvait pas être plus étrange.
Je n'arrête pas de penser que je raconterai ça à Mei.
D'habitude, je lui parle de soja.
Elle fait mine d'être intéressée.
Faisait mine.
Amos ? Vous êtes là ?
Je suis là.
Si ce plan ne marche pas...
Je ferai sauter la trappe.
Pas question que cette chose reste dans le vaisseau.
Merci.
Au cas où on doive vous tuer, je voulais vous dire merci.
Vous avez fait des choix stupides,
mais vous avez toujours essayé de bien agir.
Oui.
Je me suis mal exprimé.
Vous avez toujours essayé d'être un homme bien.
Ce n'est pas le cas de tout le monde. Merci.
C'était bien de ne pas douter d'être dans la bonne équipe.
C'est clair.
Alex, on est prêts à sortir.
Bien reçu.
Je me tiens prêt à couper le moteur à votre signal.
Il me faut une réponse, l'ami.
Je réfléchis.
Si vous le faites, prenez le relais.
Quoi ?
Si vous me trahissez,
je comprends.
C'est un choix rationnel.
Mais vous devez arrêter Errinwright
avant qu'il n'utilise la protomolécule pour mener sa guerre.
Vous me le devez.
Je ne vous dois rien.
- Mon fils... - Oui, votre fils.
J'ai échoué dans ma mission et Charanpal est mort.
C'est envers lui que je suis redevable. Pas envers vous.
Je me rachète en protégeant sa mère.
Vous foutez quoi ?
Si j'ai de la valeur comme prisonnière, autant m'en servir pour vous sauver.
Miser qu'ils n'ont pas décidé de vous éliminer ?
Mauvais pari.
Je ne vous laisserai pas faire.
Je n'ai pas à vous obéir.
Ici Chrisjen Avasarala.
Ne tirez pas. Je sors.
Trouvez la fille.
Faites le ménage.
Oui, monsieur. Je comprends.
Je m'en occupe.
Rien de personnel.
Mao a pris sa décision.
Je suis désolée.
Regardez en bas.
J'ai déjà porté une combinaison spatiale.
Vous n'êtes jamais sorti dans l'espace, sans sol, sans ciel, sans horizon.
Regardez en bas.
D'accord.
On va extraire le noyau.
L'ogive est ouverte.
Ça fonctionne.
Bien reçu. Si je déconnecte l'enclenchement,
la chambre va se fermer. Je dois donc l'ouvrir manuellement.
Gardez-la bien stable.
D'accord.
À mon signal, vous retirerez le noyau.
Maintenant. Retirez-le.
Elle est sortie. Elle se dirige vers vous.
Elle arrive. Tenez-vous prêts.
On la voit. Ne bougez pas, Prax.
Laissez-la se rapprocher.
Prax.
Attendez.
Maintenant !
Prax ! Vous attendez quoi ?
Jetez-le !
Jetez-le !
Allez, doc ! Faites-le !
Prax, ce n'est pas Mei.
Courez !
Alex, on est rentrés. Fais-le !
J'allume le barbecue.
Préparation des unités...
On a détecté une hausse électromagnétique.
Le cratère se déplace.
Le vaisseau martien s'est volatilisé.
- Comment ça ? - Il a disparu de nos radars.
Il s'est passé quoi ?
Je crois qu'on s'est arrêtés.
C'est impossible.
Elle est bien morte ?
Ça ne fait pas un pli. On en a fait de la poussière.
Pardon. Ça doit faire mal.
Bien joué.
Vous m'avez sauvé la vie.
En fait, c'était son idée.
C'est grâce à ce scientifique pointu, notre botaniste.
Merci.
Ravi que vous alliez bien.
Vous pouvez nous laisser seuls ?
- Bien sûr. - Oui.
Content de ne pas vous avoir tué.
Moi aussi.
Bordel.
J'ai passé beaucoup trop de temps dans cette pièce.
Oui.
J'ai quelque chose à te dire.
Et je ne sais pas comment m'y prendre.
C'est si grave que ça ?
On avait dit plus de secrets, mais il m'en reste un.
Quoi que ce soit, ça ira.
La protomolécule a tout changé,
sauf ce qui n'a pas changé.
J'ai toujours vu la Terre, Mars et la Ceinture s'affronter.
Les camps changent parfois,
les causes qu'on croit défendre,
les gens qu'on pense être les gentils,
mais on ne peut s'empêcher de se battre, guerre après guerre.
C'est dans la nature humaine.
C'est notre mauvais côté, mais je ne crois pas que ça changera.
La technologie n'y a rien changé.
Les fusils,
les canons,
les bombes nucléaires,
aucune arme n'apporte la paix.
Personne ne sait ce que veut ou ce que fait la protomolécule,
mais ils l'utilisent quand même.
Elle s'est déjà trop dispersée pour qu'on soit sûrs qu'elle disparaisse.
Elle fait partie de l'équation,
et elle en fera toujours partie.
On ne peut pas changer ça.
Même si on le désire.
La Terre la possède.
Mars la possède.
Et la Ceinture en a besoin aussi.
Je n'ai pas détruit notre échantillon.
Je n'ai jamais envoyé notre torpille dans le soleil.
Je n'ai pas pu.
Sur le Somnambule, j'ai cru que je ne m'en sortirais pas.
J'étais sûre qu'on allait tous mourir là.
Et que notre échantillon serait perdu.
Je ne pouvais pas le permettre.
Naomi,
qu'as-tu fait ?
J'ai donné la protomolécule à Fred Johnson.
Fais de beaux rêves.
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