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TROUBLES
Comment vous sentez-vous ?
Je suis le docteur Berkus, H�pital de Marin County,
et vous, une femme extr�mement chanceuse, Madame Merrick.
Dommage que je ne puisse dire autant pour votre mari.
Non.
Non.
Nous faisons de notre mieux mais vous devez comprendre...
que cette voiture s'est �cras�e jusqu'au fond avec lui.
Il est dans le coma.
Mon ch�ri...
C'est moi, mon ch�ri.
C'est moi, Judith.
Qui ?
C'est moi...
Judith.
Il a, ce que l'on appelle, une amn�sie psychog�nique.
Le patient oublie son nom, sa famille
et son identit�. Le reste, il s'en souvient,
l'ann�e, qui est pr�sident. Il peut conduire.
Il poss�de ses connaissances professionnelles.
Mais il oublie ce qui a trait � sa vie priv�e.
Pendant combien de temps ?
�a peut durer... une semaine.
Je serai franc avec vous.
�a pourrait aussi �tre permanent.
Mexico. Cabo San Lucas...
Nos vacances avec Jeb et Jenny l'an dernier.
Oh, ch�ri, non.
J'ai si peur.
Tu n'as aucune raison d'avoir peur.
Tu es vivant.
Et tu n'es pas seul.
Je serai toujours � tes c�t�s.
Toujours.
Tu les reconnais ?
Bien s�r. Tu m'as dit. Jeb et Jenny Scott.
Elle est plut�t s�duisante.
Oui. Elle est aussi astrologue et lit les lignes de la main.
Ceci dit, elle n'a pas un r�le important dans l'entreprise ?
Son r�le c'est de d�penser l'argent de Jeb
� un rythme tel qu'il ne peut jamais cesser d'arnaquer.
D'arnaquer ?
Il est redoutable. Tu te souviens ? Je t'ai dit...
�a fait mal. �a fait mal !
Le th�rapeute a recommand� ceci.
Le morceau qu'ils jouaient au juke box...
de ce bar miteux au Mexique.
Tu l'as rejou� tant de fois...
qu'un ivrogne a offert 10,000 pesos pour que l'on arr�te.
Nous avons accept� ?
10.000 pesos valent seulement 5 $ .
C'�tait une insulte !
Dan, tu veux savoir...
ce dont j'ai vraiment envie ?
Quand on aura fini ici...
j'aimerais retourner au Mexique.
Jeb se chargera de la marina.
C'est sa passion. Et d'ailleurs, il te doit �a, Dan.
Nous avons besoin d'�tre ensemble pendant quelque temps.
Seuls.
Je n'en disconviens pas.
D'abord j'aimerais rentrer � San Francisco,
pour voir o� j'habite, o� je travaille.
Le Mexique.
Tu veux savoir ce que nous faisions l�-bas...
sur cette plage la nuit ?
Tu veux que je te dise ?
Tu veux ?
Oui.
Tu te souviens ?
Oui. Je me souviens.
C'est bien l'�difice Transamerica, n'est-ce pas ?
C'est exact, et au 36e �tage,
Les Exploitations Merrick-Scott.
Woah.
Tiens, je connais cet endroit.
Tu te rappelles vraiment ?
Bon, je ne sais pas...
mais je suis s�r d'y avoir d�j� �t�.
Ne dis rien.
All� ?
Salut, Jeb.
Non. Nous rentrons � peine.
Il va bien.
Il est un peu fatigu�.
Bon...
merci, Jeb, mais tu sais...
nous devons nous tenir � carreau pendant quelque temps.
Ce serait formidable.
Non. C'est promis.
D'accord.
Bah, le week-end prochain, peut-�tre.
D'accord.
Mes amiti�s � Jenny. Au revoir.
Dan !
Arr�te ! Non ! Dan !
Mon ch�ri, je suis l� pour t'aider.
Doucement.
Nous �tions pr�venus que cela pourrait arriver.
Nous sommes une �quipe, ne l'oublie pas.
Nous allons affronter cela ensemble.
Cette pi�ce est bizarre.
Ces miroirs me rendent dingue.
Pardonne-moi.
Si quelque chose ici te d�range, partons.
Nous partirons ce soir si tu veux.
Je ne veux pas partir.
C'est comme tu veux.
Attention.
Seigneur !
Montre-moi o� tu as �t� �ject�e.
Je ne sais pas.
Quelque part l�-haut.
Cela a d� �tre un sacr� choc pour moi, hein ?
Pour Jeb, l'hospitalit�, c'est de so�ler ses invit�s.
Il ne lui restait plus qu'� nous imbiber d'alcool.
Alors...
Bonne ann�e.
Tu sais ce qui me pla�t avec l'amn�sie ?
Quoi ?
Apr�s sept ans de vie commune,
j'ai la chance de tomber amoureux de nouveau.
Oh, Dan.
Je suis sinc�re.
Ai-je toujours �t� aussi sentimental ?
Non, mais n'arr�te pas.
- Salut. - Ah, Jenny.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Rien. Je me suis pr�cipit�e pour r�pondre.
- Et Dan, il va bien ? - Oui.
Vraiment ? Tout va bien ?
Oui. Dan a repris ses vieilles habitudes.
Je suis contente de l'entendre.
Oui.
Il a repris sa forme ?
Oui.
Oui.
Oui, Jenny.
Il a tr�s bonne mine.
Il est plus sexy que jamais.
Ah, te voil�.
Jenny essayait de nous avoir
� d�ner chez elle ce soir...
mais j'ai dit que tu n'�tais pas encore pr�t pour �a.
Dan ?
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Nous pouvons y aller, si tu veux.
Je pensais simplement...
Non.
J'aimerais y aller.
Quelle exp�rience, � bien y r�fl�chir, mon pote !
Recommencer sous de nouveaux horizons !
C'est comme �tre gamin de nouveau.
A quelque chose le malheur est bon.
Quand je pense aux souvenirs que j'aimerais effacer !
A 15 ans, j'avais emmen� Mary Louise McBirney...
au caf� Lou Anne. Il me manquait deux dollars.
Elle a appel� son p�re � notre rescousse.
Ce dernier m'a trait� de "minable petit pisseux !"
C'est ainsi qu'il parlait.
En tous cas, il m'a foutu les boules.
Pendant deux ans j'avais perdu mon �rection.
Ceci dit, j'�tais puceau jusqu'� l'�ge de 17 ans.
Dan, je suis contente que tu sois rentr� chez toi.
�a a du �tre �pouvantable pour toi.
Nous voulions te rendre visite...
� l'h�pital, mais Judith avait insist�...
Mon Dieu, je n'y �tais pour rien, c'�tait les m�decins.
Le psychiatre a interdit les visites...
jusqu'� les fin des interventions.
Quant � moi, je pensais que toute stimulation
serait b�n�fique pour la m�moire de Dan,
mais les m�decins m'ont enti�rement confi� cette t�che.
C'�tait �trange et merveilleux en m�me temps.
C'est comme faire naufrage sur une �le d�serte...
et se red�couvrir.
Bien. Passons aux choses s�rieuses.
Quand est-ce que tu comptes te r�introduire...
graduellement au boulot ?
Demain.
Je ne voulais pas te bousculer.
Je dois aller � L.A. Presque tous les jours cette semaine.
Bah, je...
Non. Tu as sans doute oubli�...
Laisse tomber.
Non, mais... le plus t�t sera le mieux.
Tu veux tester mes capacit�s de joueur...
ou juste voir si je suis nul.
J'ai fait ton horoscope aujourd'hui Dan.
Tous les signes sont positifs pour toi.
Es-tu r�ellement pr�t pour cela ?
Tu ne penses pas ?
Ecoute, viens demain...
et on verra. Mais pour le moment, mec,
prenons un verre de brandy et discutons affaires.
Ch�rie, montre donc � Judith...
tes achats du jour, hein ?
Dans ce vieux monde d'incertitudes,
la seule chose dont on peut �tre s�r,
c'est que Jenny a encore vid� les magasins.
Alors, Jenny, qu'as-tu achet� d'adorable ?
On s'en fout !
Tu seras content de voir ce que nous faisons
de l'exploitation de la marina.
En premi�re phase, nous allons d�blayer 2,5 hectares !
Je crois avoir amadou� Miller � la Mairie.
Nous n'avons qu'une chose � faire pour d�marrer les travaux,
faire preuve d'imagination avec nos syndiqu�s
- J'ai une question � te poser. - Vas-y.
Avant l'accident, avais-je des probl�mes...
dans mon mariage avec Judy ?
Nous avons tous des probl�mes de m�nage.
Ce qui est � �viter,
c'est d'avoir des probl�mes avec nos syndiqu�s.
Jeb, j'ai vraiment besoin de parler � quelqu'un.
Tu as parl� de divorce une ou deux fois...
mais tu avais bu. Et alors ?
Jenny menace de divorcer deux fois par mois.
J'ai parl� de divorce ?
Ouais, ce soir-l�, � la f�te.
Allons, mec.
Tu �tais beurr�. Nous �tions tous beurr�s.
Ecoute, Dan. Je dois t'avouer que...
je me sens un peu coupable.
Dis moi...
comment cela s'�tait pass� entre moi et Judith ce soir-l�.
Cela servirait � quoi maintenant ?
On s'�tait disput�s ?
Non, vous ne vous disputiez pas.
Vous hurliez !
Judith me trompait, n'est-ce pas ?
Comment veux-tu que je sache ?
Mais je peux te dire une chose.
Si elle t'a tromp�, elle n'est pas � bl�mer.
Comment �a ?
Tu la traitais comme un meuble.
A Cabo San Lucas...
c'�tait lamentable.
Au Mexique ?
Jeb, les affaires ne peuvent pas attendre ?
Quand aurai-je la chance de m'entretenir avec Dan ?
Il est tout � toi, mon chou.
Je ne suis pas na�ve.
Je peux voir que tu n'es pas � ton aise.
Laisse-moi t'aider.
Je ne sais pas. J'ai besoin de quelqu'un...
qui puisse m'�clairer sur deux ou trois points...
concernant ma vie.
Jeb a dit...
Qu'est-ce qu'il a dit, Jeb ?
Quel salaud j'�tais avec Judith.
Tu �tais un salaud avec elle ?
Il t'a parl� du Mexique ?
- De Stanton ? - Qui ?
Jack Stanton.
Tu l'as rencontr� � Cabo.
Il pr�tendait �tre architecte.
Nous le trouvions tous louche, except� Judith.
Elle ne le quittait plus des yeux.
Elle l'a m�me encourag� � la suivre ici � San Francisco.
o� diable veux-tu en venir ?
Tu voulais la v�rit�.
Je te dis la v�rit�.
Je les ai vus...
� La Hacienda.
Le jour avant l'accident.
- o� ? - La Hacienda...
l'h�tel du Boulevard Ross.
La Porsche rouge de Stanton y �tait gar�e
� c�t� de la Mercedes blanche.
Minute.
Tu veux dire que ce type, Stanton...
est le seul � Marin County � avoir une Porsche rouge ?
Et Judith la seule qui poss�de une Mercedes blanche ?
S'il te pla�t, hein...
Tu es pass� � deux doigts de la mort.
Elle n'a m�me pas eu une entorse.
Penses-y.
Elle a �t� �ject�e avant la chute fatale.
En tombant ?
Ou en sautant ?
Alors ?
Je peux vous aider ?
Est-ce bien M. Merrick ?
Rudy Costa, directeur adjoint.
Quel plaisir de vous revoir, M. Merrick.
Vous avez une mine superbe ! Vous avez aminci...
L'accident semble ne vous avoir pas trop marqu�.
Merci.
En quoi puis-je vous �tre utile ?
Voil�. Je cherche une femme...
qui venait ici r�guli�rement, je crois.
Vous la connaissez ?
Bien s�r. Mais M. Merrick...
nous sommes tr�s discrets ici, comme vous le savez.
Monsieur...
- Costa. - Costa...
c'est une situation tr�s d�licate pour moi.
J'ai perdu le contact avec elle quand j'�tais � l'h�pital...
et je...
Je suis s�r que vous comprenez.
Bien s�r.
Mais, je suis toujours...
Bon...
pendant quelque temps, elle venait ici tous les jours.
Toujours dans l'apr�s midi je me souviens...
et toujours avec le m�me monsieur.
Puis, ils ne venaient plus.
Il s'appelait comment, le monsieur ?
Son nom ? Oui, comment il s'appelait ?
Je ne m'en souviens pas exactement...
Ah, voil�. C'�tait...
Stanley quelque chose.
Non... non.
C'�tait Stanton. Oui, c'est �a.
Stanton.
Un bel homme, genre l�vres pinc�es.
Discret. Vous comprenez ?
Lui et la dame venaient toujours chacun de leur c�t�.
M. Merrick, voulez-vous boire quelque chose ?
Merci, M. Costa.
Merci, Monsieur Merrick...
et transmettez mes meilleurs souvenirs � votre femme.
Ma femme ?
Et voil�...
notre toute nouvelle marina.
C'est la Tour Merrick-Scott.
Il est lou� en grande partie � 42 $ le pied carr�...
mais les 5 derniers �tages sont � nous.
C'est merveilleux.
Ouais.
C'est tr�s impressionnant, Jeb.
C'est ta r�alisation, mon pote.
Je n'ai pas...
Tu te souviens quand le type du minist�re de l'Environnement
t'en a fait voir de toutes les couleurs ?
Tu t'y es pris avec une telle adresse...
c'�tait comme de la po�sie.
Vraiment ?
Ton billet, Jeb.
Merci.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Ton devoir. Tu t'es renseign� sur le beau gosse...
avec qui il passait ses nuits...
quand sa femme le croyait retenu au bureau.
Tu as eu un petit entretien amical avec lui...
et adieu br�lures d'estomac.
J'�tais un vrai prince, hein ?
Le prince des princes. Maintenant, Dan...
je te pr�sente ta secr�taire Nancy Mercer.
Je suis contente de vous revoir, Dan.
Merci.
Je le suis r�ellement.
Je suis en retard. Je risque de rater l'avion.
Si tu as besoin de quoique ce soit...
Nancy s'en occupera.
Content de te revoir.
Merci, Jeb.
Le r�gne animal de Klein.
Si c'est un r�leur,
attends que je prenne une cigarette.
D�sol�, j'ai fait un mauvais num�ro.
Voil�.
Noir avec �dulcorant...
C'est ainsi que vous le prenez.
Merci, Nancy.
Y a-t-il un probl�me ?
Non.
Dites-moi, comme cadeau de No�l l'ann�e derni�re,
je n'ai offert d'animaux � personne ?
Des animaux ?
Pas que je me souvienne.
Vous avez surtout offert des ch�ques cadeaux.
Seigneur.
Une note personnelle, hein ?
Nancy, dites-moi,
le nom Klein...
�a vous dit quelque chose ?
Oui. Ce type.
M. Klein a appel� plusieurs fois en janvier dernier
concernant une facture.
Mais puisqu'il refusait de dire de quoi il s'agissait
je n'ai rien pay�.
J'ai le dossier si vous d�sirez le voir.
- Oui, bien s�r. Merci. - OK.
Connaissez-vous un endroit qui s'appelle la Hacienda ?
Oui.
Je le connais.
Pourquoi ?
Simple curiosit�.
Simple curiosit�.
On a d�j� pass� une nuit l�-bas...
vous et moi ?
Juste nous deux ?
Vous et moi ?
A la Hacienda ?
- Oui. - Non.
D'accord.
Ne vous en faites pas.
Merci.
7,000$ ?
Tu ne sais pas lire ? C'est ferm�.
Il faut que je parle � M. Klein � propos de ceci.
D'accord.
Vous m'aviez dit que quand l'oiseau me conna�trait
qu'il parlerait ! Je l'ai depuis six mois...
et il n'a pas ouvert le bec !
J'ai dit que Clementine "pourrait" parler.
Je n'ai pas dit qu'elle "parlerait" !
D'accord. Mes excuses. Pas de probl�me.
D�sol� de vous avoir d��ue.
Vieille pouffiasse !
Vous avez vu ?
- Vieille pouffiasse ! - Je peux vous aider ?
A en croire cette facture,
j'ai achet� assez d'animaux pour peupler un zoo.
7,000 $... c'est ridicule.
Merrick ?
D'accord, M. Merrick !
Je ne vous avais pas reconnu.
J'ai eu cet horrible accident.
Oui. C'est ce que j'ai appris.
- Sadie ! - Oui ?
Ferme le magasin !
Et cherche une derni�re fois Betty June.
D'accord.
Suivez-moi.
Bienvenue, mon ange !
Bienvenue chez toi !
Sale pouffiasse !
C'est �a, ma ch�rie.
Le pauvre vieux Twigs.
Il s'est fait renverser par une voiture.
Alors, qu'est-ce j'ai achet� pour 7.000 $ ? Un gorille ?
Vous avez oubli� ?
Oh, l'amn�sie.
J'ai oubli� tout ce qui s'est pass� avant l'accident.
Woah ! Ce n'est pas une petite affaire !
Malheureusement la facture c'�tait pour mon temps
et pour mes talents de photographe.
Et quant au gorille, il n'�tait pas loin.
Ce type qui s'appelait...
Jack Stanton.
Il ramonait un peu la chemin�e de votre femme.
Vous m'avez engag� � No�l dernier pour le d�masquer.
Les heures sup en p�riode de f�te et pas de pause-d�jeuner,
�a fait augmenter la note.
Je vous ai envoy� des n�gatives la veille du nouvel an,
et j'ai attendu mon argent.
Juste au moment o� je commen�ais � croire que j'�tais �cart�
et que je m'appr�tais � utiliser les grands moyens,
Mme Merrick s'am�ne.
- Madame Merrick ? - Ouais. Votre femme.
Elle a pay� votre note. Une gentille dame.
J'ai touch�, j'ai pu nourrir les animaux.
Vous �tes d�tective priv� ?
Ouais. Durant 30 ans, j'ai boss�.
Apr�s toutes ces ann�es � �pier � travers les serrures,
on perd confiance en l'esp�ce humaine.
Sans compter la nourriture, les longues heures, le cafard,
tout cela a s�rieusement sap� ma sant�.
A pr�sent, je le fais pour payer les loyers et pour les animaux.
Etes-vous satisfait ?
On ferme le dossier ?
Voyons, Monsieur Klein,
ne trouvez-vous pas bizarre,
que le m�me jour o� vous m'ayez remis ces photos
ma femme et moi ayons eu ce terrible accident ?
Elle est �ject�e de la voiture sans une �gratignure...
alors que moi j'�tais comme de la chair � p�t�.
Vous croyez qu'elle a tout mont� ? Allons...
A moins que votre femme soit acrobate
je dirais que vous avez une imagination tr�s fertile.
Mon conseil ? Laissez tomber.
D'accord, elle avait un amant. Et alors ?
Vous ne l'avez jamais tromp�e, vous, M. Merrick ?
Oui. Au fait, oui...
mais je ne me souviens plus avec qui.
Quoi de plus motivant pour un homme !
Ecoutez, M. Klein...
j'aimerais vous engager de nouveau pour savoir...
d'avantage sur Jack Stanton.
Je serais heureux d'accepter votre argent, mais...
puisque je ne crois pas en l'exploitation des animaux,
de temps en temps il m'arrive de flancher un peu...
et d'appliquer cette m�me r�gle pour les humains.
Ecoutez, vous aviez tous les deux un amant
et maintenant vous vous aimez.
Super ! Gardez votre argent. Oubliez le type.
Elle est plut�t belle, non ?
Lui, c'est pas mon genre.
M. Klein...
ne bougez pas.
Il y a un serpent derri�re vous.
Ah, oui... Betty June !
Je t'ai cherch�e partout !
o� �tais-tu pass�, mon chou ?
Elle est belle, non ?
- Sadie ! - Oui ?
- J'ai retrouv� Betty June ! - Ah, tant mieux !
Elle �tait dans le classeur.
Dan ?
Je devrais peut-�tre continuer les s�ances avec le psy.
Jeb a peut-�tre raison, oublie le pass�.
Mais ce que tu as dit � propos de l'accident...
j'arrive pas � l'oublier.
�a n'a pas de sens.
Je sens qu'il y a...
quelque chose de louche l�-dessous.
Fie-toi � tes intuitions.
Quoi ?
Tu aimes Judith ?
Je suppose que si.
Elle est malade.
Tu sais �a, non ?
C'est elle qui a besoin d'un psy, pas toi.
C'est une menteuse pathologique.
Elle ment rien que pour le plaisir.
En sept ans...
elle ne m'a dit la v�rit� pas une seule fois.
Bon sang, Dan, �a te rendait dingue avant,
surtout quand tu l'attrapais dans un mensonge,
et que calmement, elle entamait un autre.
Elle prend les gens pour des idiots.
Elle pense pouvoir se permettre n'importe quoi.
Elle est malade.
Que s'est-il pass� au Mexique avec Stanton ?
Elle est comme drogu�e...
Il est comme une drogue pour elle.
Et il est encore dans les parages,
tu peux me croire,
et malheureusement, toi aussi.
Sais-tu seulement � combien s'�l�ve ta fortune ?
On n'arrive pas � admirer la vue dans toute sa beaut�
quand les lumi�res sont allum�es.
L�, n'est-ce pas merveilleux ?
Si seulement la vie pouvait �tre aussi parfaite...
aussi paisible.
Oh, Dan...
Danny...
Oh, Jenny, non.
Non, ne fais pas �a.
Nous �tions amants, Dan.
La Hacienda ?
Tu te souviens.
Nous allions nous marier.
Nous ne faisions qu'attendre le moment propice.
Jeb ne rentrera pas avant demain.
Fais-moi l'amour maintenant...
ici...
comme on le faisait avant.
J'ai dit... arr�te !
Je ne m'en souviens pas.
Tu n'as pas compris ?
Va-t-en !
Jenny, je t'en prie...
Va-t-en !
Salut, Jeb.
Oh, Dan.
Tu copies mon devoir ?
Non, juste un bref coup d'oeil...
� ce que tu as fait durant mon absence...
et �a me para�t bien compte tenu...
Oui ?
Compte tenu du fait que t'as aucune id�e de ce que tu fais.
Ecoute...
Je ne suis pas s�r...
Que je puisse m'en occuper ?
Non, je pense que l'on doit r�fl�chir s�rieusement
sur la prochaine �tape.
C'est exactement ce que j'ai fait...
durant ces deux derniers jours.
Alors...
si tu es pr�t � acheter les actions de ton associ�,
il est pr�t � les vendre.
Dans la mesure o� nous pouvons nous entendre.
Je te pr�viens, mon pote...
Je t'an�antirai.
Comme tu dis, Jeb, dans ce monde d'incertitudes,
c'est bon d'avoir quelqu'un de consistant.
Jeb ?
Les hommes du service de s�curit� sont l�.
Des cingl�s du Greenpeace essaient de nous emp�cher...
d'enlever ce bateau du site de la marina.
C'est le moment de les ramener � la raison.
On se parlera.
Je suis vraiment d�sol�e, Dan.
Jeb a vraiment insist� et je n'ai pas pu...
Ne t'en fais pas.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Du caf� et on prend pas d'appels.
Attendez ! Vous ne pouvez pas entrer...
Nancy, �a va.
Je vous dois des excuses, je suppose.
Laissez tomber.
J'avais peut-�tre tort. Vous aviez peut-�tre raison.
Ah, �a fait du bien.
Quand vous �tes parti l'autre nuit,
j'ai repass� toute l'affaire...
� mesure que j'y r�fl�chissais, j'ai compris...
que vous n'�tiez pas tout � fait hors piste.
Vous �tes en retard d'un jour et fauch� de quelques dollars...
M. Klein.
Vous aviez raison...
Oubliez le mec.
Seigneur, je suis dans le p�trin !
Quel est le probl�me ?
Le mec !
Regardez, j'ai fait une petite enqu�te sur lui.
Commen�ons par l'accident.
Ouais ?
C'est vrai que vous �tiez au volant ?
- Vrai. - Faux.
J'ai contact� l'h�pital. Il est impossible...
de se fracturer ainsi le cr�ne
quand on est derri�re le volant.
La question suivante.
Votre femme �tait-elle dans la voiture lors de la chute,
ou �tait-elle sur terre ferme...
en train de donner un petit coup de coude ?
Allez, Klein. Nous ne parlons pas de Superman.
Ouais, mais et si Stanton �tait l� ?
Comment prenez-vous votre caf� ?
Deux sucres...
Naturel.
Et de la cr�me... venant d'une vache.
Ah, dites-moi...
l'oeil de caract�re de votre IBM
n'est pas Prestige Elite,
par hasard ?
Tout le monde utilise du Courier 10 ces jours-ci...
mais moi, j'utilise encore...
Comment l'avez-vous su ?
Vous �tes tout � fait du genre Prestige Elite.
J'ai pu contacter la firme o� travaillait Stanton...
� Los Angeles.
Ils ne savent pas o� il est, moi si.
Au moins, je sais o� il �tait.
Ici m�me dans ce bureau
exactement cinq heures et demi apr�s l'accident.
La copie du fax qu'il a transmis � son patron.
"Cher Paul...
"J'ai longuement r�fl�chi, je fonce.
"J'accepte ce poste � Tokyo.
"Je pars ce soir...
"vous n'aurez pas de mes nouvelles de si t�t.
"Bonne ann�e."
Elle a �t� transmise de, "Merrick/Scott No.04."
C'est notre fax... le num�ro 4.
Heure d'envoi...
8:04 heures.
Le 1er janvier.
Oeil de caract�re... Prestige Elite.
Je suppose que votre femme...
avait les cl�s de ce bureau, n'est-ce pas ?
Mais, bon sang, elle �tait � l'h�pital !
Non, elle n'y �tait pas !
Judith Merrick a quitt� l'h�pital...
Marin County � 6:18 heures...
le 1er janvier...
trois heures et demi apr�s son arriv�e.
Non.
�a devient pire.
L'immigration japonaise n'a aucun document...
mentionnant l'arriv�e de Stanton au Japon.
Bon, il pourrait �tre n'importe o�...
mais je parie ma chemise...
que ce type n'est all� nulle part.
Vous valez beaucoup d'argent, M. Merrick.
Ils ont essay� de vous tuer une fois.
Ils pourraient recommencer.
Dan ?
M. Merrick fait sa sieste.
Des appels, Lydia ?
Oui, un seul.
Il a dit qu'il rappellerait.
Stan quelque chose.
Voyons...
Jack Stanton.
Est-ce qu'il a...
laiss� un num�ro ?
Non. Il voulait juste dire qu'il est dans les parages.
Madame Merrick ?
�a va pour vous ?
Oui, Lydia.
�a va.
Je peux parler � Gus Klein, s'il vous pla�t ?
Non, il aide la chienne � accoucher.
Il revient quand ?
Il est l�.
Laissez-moi lui parler.
Je vous ai dit qu'il aide la chienne !
Putain, c'est important !
Dites-lui que Jack Stanton a appel� ma femme, et...
Vous prenez note de tout �a ?
Ouais. La chienne vient de l'avoir.
Pardon ?
La chienne a mordu Gus.
Oui. Je lui dirai.
Lydia, tu me pr�tes ta voiture ?
Ma batterie est � plat.
Bien s�r. Les cl�s sont sous le si�ge.
PROJET DE MARINA/RESTAURANTS/ ESPACES COMMERCIAUX
STOCKAGE DE PRODUITS CHIMIQUES
Est-ce la r�sidence des Merrick ?
C'est Laura de la Pharmacie Demo.
La prescription de M. Merrick est pr�te.
Ce n'est pas pour nous, Twigs.
Patience, mon chou. Patience.
Impossible de garder Bouche de Feu et Terreur Verte...
ensemble quand elles pondent.
Les femelles rivales s'entre-tuent.
Ah, ouais...
Je me suis renseign� sur cette vieille �pave.
C'est curieux.
Il ne sera pas facile de vous en d�barrasser.
Ouais. Vous n'avez pas re�u d'appels ?
Bien s�r. J'ai eu une matin�e tr�s agr�able.
J'ai relu enti�rement "La ferme des animaux."
Vous avez lu "La ferme des animaux" ?
Oui, de George Orwell.
Les contes de M. Orwell parlent d'animaux...
qui se soul�vent contre leurs oppresseurs humains.
Comme j'aimerais voir �a.
Votre bateau, par exemple.
Je sais ce que vous allez en faire ?
Le remorquer � 2 km des eaux territoriales am�ricaines...
et couler le salaud !
Au fait, il est rempli de d�chets toxiques
mais cela ne d�range personne � part les poissons.
Mais les poissons n'ach�tent pas d'appartements, on s'en fout !
All� ?
C'est Judith Merrick de 114 Summit Way ?
Oui.
C'est Western Union de San Rafael.
Nous avons un t�l�gramme pour vous de Jack Stanton.
Voulez-vous que je vous le lise ou que je...
Oui, lisez-le.
"Impossible de te t�l�phoner...
"sans interf�rence.
"Je dois te voir � tout prix aujourd'hui.
"Passe un t�l�gramme...
"Attention: Poste restante, San Francisco."
Sign�, "Jack".
Dan.
Jenny.
Je dois te parler.
J'aimerais savoir quelque chose.
Stanton est dans la ville ?
Ouais. Il essaie de contacter Judith.
Je le savais.
Judith est venue me voir sous pr�texte...
ou plut�t, pour jouer � la "meilleure amie."
Elle essaie de savoir ce que je sais.
Elle est pr�te � agir, Dan.
Tu es exactement comme elle veut que tu sois.
Pas de m�moire, pas de pass�.
Pourquoi...
Jenny, s'il te pla�t.
Mon Dieu, c'est de la folie.
Elle paiera !
- Oh, zut. - T'as re�u mon fax de L. A ?
Bien s�r.
Demain soir, d�s mon arriv�e, on d�ne ensemble
pour conclure l'affaire.
D'accord, mais que ferons-nous de cette �pave ?
C'est fait ! On s'en d�barrasse demain.
Ah, rends-moi un service.
Ne touche plus aux fournitures de bureau, d'accord ?
Dan, tu as M. Klein sur la ligne 2.
All� ?
All�, M. Merrick ? C'est Gus Klein.
Soyez dehors dans deux minutes.
Pr�parez-vous pour de l'action.
Pourquoi ? Que s'est-il pass� ?
D�sol�.
Nancy, s'il te pla�t, essaie de contacter, euh...
Ce type responsable du d�blaiement de chantier.
- Abe ? - Abe, c'est �a.
Appelle-le et dis-lui...
de reporter le remorquage de l'�pave � demain.
Tu conduis. J'ai du boulot.
Alors ?
�a. Monte.
Allez, d�marre cette voiture.
Le Golden Gate.
Jack Stanton...
Attention: Poste restante,
San Francisco.
Le message ?
"Cher Jack...
"J'ai �t� surprise d'avoir de tes nouvelles.
"Si tu as des ennuis...
"j'essaierai de t'aider.
"Mais tu dois comprendre...
"que mon mari et moi sommes de nouveau ensemble.
"Rendez-vous aujourd'hui, � 17h...
"� notre h�tel."
"Notre h�tel." ?
La Hacienda, c'est �a ?
Je sais pas ce qu'ils mijotent mais je pense
que �a se passera dans la chambre.
Je les suivrai et je placerai ceci dehors
de mani�re � pouvoir les �couter de la voiture �tant.
H�.
Bon Dieu, mais qu'est-ce que je fais ?
Je les regarde � travers des lentilles.
Bon, maintenant o� est Don Juan ?
Il ressemblait � �a il y a neuf mois.
Au m�me endroit.
Les m�mes lentilles.
Super.
H�...
Moi aussi je suis pass� par l�, Dan.
Il y a tr�s longtemps.
Vous �tiez mari� ?
Oui.
Oui.
Quand c'�tait fini, je me sentais
comme un paquet de verres bris�s.
Belle bagnole.
Ouais.
1968 Dodge Coronet.
341.000 km.
Son moteur original.
D'accord.
Ouais, c'est notre type.
Vous restez l�.
Il re-sort.
D�marre, Dan.
Appuie sur le champignon.
Tu vas l'ouvrir ?
Si t'as les cl�s. Elle est cadenass�e.
Comment a-t-il pu franchir ?
Je ne sais pas.
�a va pour toi ?
Regarde ce qu'il a fait � ma voiture, le salaud !
H�...
Doucement !
Cette voiture est une antique.
Je le sens en la conduisant !
Seigneur !
Tu vas la d�molir !
Non ! Ralentis, tu veux ?
Bon, retire-toi de son chemin !
D'accord, salaud, tu l'as cherch� !
Pour l'amour de Dieu, Dan !
Qu'il aille au diable !
Seigneur, c'en est fait pour nous !
Regarde !
Regarde �a.
Putain !
D�sol�.
D�sol�, Gus.
Je te revaudrai �a.
C'est l'heure d'appeler les flic, hein ?
Ouais.
D'abord, je voudrais parler � Judith, seul.
Tu comprends.
Esp�rons qu'elle comprendra.
Non, je ne parle pas de vengeance.
Je parle de la femme qui m'a soign�.
J'arrive pas � comprendre...
Je ne sais pas...
pourquoi.
Epargne-toi le chagrin.
J'ai pass� des ann�es � essayer de savoir ce qui s'est pass�...
en vain.
Il faut quand m�me que je lui parle, Gus.
Ouais...
On ne sait jamais.
Pas un geste.
Pas un geste.
Seigneur.
Il n'y a pas de Stanton.
Tu l'as abattu.
Tu �tais ivre, Dan.
Chez les Scott, on s'est disput�s.
Je t'ai demand� de m'emmener � la maison.
Tu as perdu la t�te.
Je suis mont�e � l'�tage et me suis enferm�e � cl�...
et j'ai appel� Stanton pour m'aider.
Il est venu, et tu...
On s'est d�barrass� du corps.
Puis on a eu l'accident.
Non, c'est impossible.
Dan, j'ai essay� de te le cacher...
mais tu as encore engag� ce maudit d�tective !
J'ai d� pr�tendre �tre Stanton...
pour le convaincre que Stanton est encore en vie.
Tu as essay� de me tuer aujourd'hui !
J'ai tir� uniquement pour te faire peur.
Il fallait � tout prix brouiller la piste de Klein.
Est-ce que je perds la t�te ?
Je vous ai vus tous les deux dans cet h�tel.
Tu m'as vu entrer.
Je me suis chang�e et je suis sortie par derri�re...
et l� se trouvait la Porsche.
Tu t'es habill�e comme Stanton et tu as failli me tuer.
Et maintenant tu m'apprends que j'ai tu� Stanton.
Attends une minute.
"Avant l'accident." C'est bien ce que tu as dit ?
Oui.
Sale menteuse !
Jack Stanton �tait bel et bien vivant � mon bureau...
quand il a envoy� un fax 5 heures apr�s l'accident.
C'�tait moi ! J'ai envoy� le fax...
pour faire croire que Stanton �tait en vie.
Pourquoi suis-je sortie de l'h�pital aussi vite ?
Pour commencer � couvrir pour toi.
D�s le lendemain...
j'ai pay� la note de Stanton � la Hacienda...
j'ai envoy� le fax...
j'ai cach� sa Porsche dans le garage...
ne sachant m�me pas si tu �tais mort ou vivant...
J'ai pri�, j'ai travaill� dur
pour te prot�ger dans le cas o� tu serais vivant.
Je t'aime, Dan.
Tu devrais le savoir � l'heure qu'il est.
Il n'y a rien que je ne ferais pas pour toi.
Rien.
Mais, il fallait que tu ram�nes Klein.
Tu n'as pas compris ?
Tu engages quelqu'un pour d�couvrir que t'es un meurtrier.
Tu as engag� la personne qui te conduira dans la chambre � gaz.
Pourquoi...
Pourquoi ne m'avoir pas dit ces choses-l� avant ?
A l'h�pital ?
"Salut, Dan, je t'apporte des roses.
"Oh, tu es un assassin, tu sais ?"
Dan, j'essayais de te prot�ger...
de ta propre m�moire.
Je voulais que nous repartions de z�ro.
J'aurais sinc�rement pr�f�r� p�rir dans cet accident.
Ne dis pas �a.
Nous sommes ensemble l�-dedans.
Nous devons partir d'ici... ce soir.
Quelqu'un sait que Stanton est mort.
L'appel, le premier t�l�gramme...
Ce n'�tait pas moi. C'�tait de quelqu'un d'autre.
- Quelqu'un qui... - Qui ?
Je ne sais pas.
Mais qui qu'il soit...
il essaie de nous jouer un sale tour.
Oh, je commen�ais � paniquer.
Je suis all�e � l'�pave o� tu...
Il n'en reste plus grand-chose.
Seulement...
Dieu merci...
demain, il se d�barrassent de cette �pave et de son contenu.
Judith...
J'ai report� le remorquage de ce bateau.
Comment pouvais-je deviner ce qu'il y avait dedans ?
Seigneur !
Bon, eh bien, il faut qu'on file.
Fais nos valises.
On pourra toujours nous envoyer de l'argent.
Je vais garer la Porsche dans le garage et prendrai la Mercedes.
- Non, je viens avec toi. - Dan, on n'a pas le temps.
Quand je reviendrai, il faut qu'on soit pr�ts � partir.
Occupe-toi des valises et laisse une note � Lydia.
�a ne doit pas ressembler � une fuite.
C'est Jenny. J'aimerais que tu viennes chez moi.
J'ai quelque chose � te dire.
Je ne peux pas te le dire au t�l�phone.
Il faudra qu'on se voie.
- Je ne peux pas. - Ecoute-moi...
si tu ne viens pas tout de suite...
j'appelle la police.
Jenny !
Jenny, c'est moi, Dan !
Jenny, ouvre la porte, nom de Dieu !
H�.
Jenny m'a appel�.
Elle m'a demand� de venir chez elle.
Je l'ai trouv�e comme �a.
Ouais, j'ai suivi l'appel.
Asseyez-vous.
Tu ne vas nulle part.
J'ai eu un petit entretien...
avec le valet de la Hacienda.
Il m'a dit que le mec de la Porsche...
n'�tait pas du tout un mec.
o� voulez-vous en venir ?
o� est-elle ?
Qui ?
Viens.
Je ne sais pas. Elle est partie.
Bien.
Elle conduisait la Porsche de Stanton.
Je l'ai vue.
Alors, qu'en est-il de M. Stanton ?
Comment le saurais-je ? Je sais autant que toi.
Vraiment ?
Eh bien...
faites-en ce que vous voudrez,
mais je pense que...
ses restes...
sont en train de pourrir dans cette vieille �pave.
Vous voyez, M. Merrick...
je crois que vous l'avez tu�...
la nuit o� je vous ai envoy� les photos...
la nuit de votre accident.
Je pense...
que votre femme n'a pas cess� de couvrir pour vous.
Et je pense...
que Jenny Scott a trouv� la cl� de l'�nigme...
et mena�ait d'appeler la police.
- Je n'ai pas tu� Jenny. - Et Stanton ?
Peut-�tre. Et c'est peut-�tre �a le blocage...
dont parlent les m�decins.
Je suis peut-�tre un redoutable psychopathe et je l'ai oubli�.
Je ne peux pas fermer les yeux sur un meurtre.
Je ne vous demande pas de le faire.
Donnez-moi la chance...
de me souvenir de ce qui s'est pass�.
Laissez-moi aller � l'int�rieur de ce bateau.
- Commissariat. - Passez moi le Lieutenant Lacey.
Pour l'amour du ciel, Gus !
Si j'ai commis un crime, je paierai !
Je ne vais pas me sauver. Vous pouvez m'incarc�rer.
La camisole de force, la chambre � gaz...
mais au moins, donnez-moi la chance...
de me souvenir de mes actes, bon sang !
Ouais, Lacey � l'appareil.
Envoyez une voiture au 1134 Lagunda Coast Highway.
Qui est � l'appareil ?
Il y a eu un meurtre.
Qui est � l'appareil ?
All� ?
All� ?
Allons-y.
Seigneur !
On va attraper une maladie.
Viens.
Merci.
Rien � signaler ?
C'est Stanton.
C'est moi.
Dan Merrick.
C'est Dan Merrick.
Mon Dieu !
C'est de la folie.
Tu es sans doute...
Jack Stanton.
Jack Stanton.
Je suis Jack Stanton.
Que s'est-il pass� ?
Essaie de te souvenir de ce qui s'est pass�.
N'abandonne pas.
Allez, allez.
Que s'est-il pass� ?
Fais un effort.
Oh, Jack.
Je t'aime.
Je t'aime.
Qui a tu� Dan Merrick ?
Tu dois te rappeler ! Allez.
Qui l'a tu� ?
Elle m'a appel�...
elle m'a appel� � la Hacienda.
Pour l'amour de Dieu, Jack, viens vite !
Dan a perdu la t�te.
Il est ivre.
Aide-moi.
Jack, aide-moi.
Aide-moi.
Allez.
Il faut te rappeler.
Qui a tu� Dan Merrick ?
Qui l'a tu� ?
Ouvre la porte tout de suite !
- Non ! - Judith !
Non ! Va-t-en !
Petite pute !
Tu couchais avec ce salaud !
Je l'aime !
Tu ne le reverras plus jamais, petite garce !
Ne me touche pas !
Je vais te tuer !
Dan !
Tu vas payer pour ce que tu m'as fait !
Judith, non !
Seigneur !
Il faut qu'on fasse quelque chose.
Appelle la police.
- Pas �a, Jack. - Ecoute-moi...
Non, tu dois m'aider. S'il te pla�t !
Ils m'enfermeront, me jetteront en prison !
Sans toi, je mourrai.
C'�tait Judith.
Dieu merci.
Tu avais raison. C'�tait elle au volant.
J'avais bu ce soir-l�.
J'avais laiss� mon portefeuille � l'h�tel.
Elle conduisait.
Qui a eu l'id�e du bateau ?
Dan lui en avait parl�.
Elle a cru que le corps se dissoudrait.
Grosse erreur.
C'est du formald�hyde.
Le meilleur agent de conservation qui existe.
Puis l'accident...
Nous irons au Mexique ce soir.
- Que veux-tu dire par "nous" ? - Bien s�r, "nous."
Nous sommes ensemble dans ce p�trin.
Je ne peux pas dispara�tre dans la nature.
Tu m'�coutes.
Je ne passerai pas le reste de ma vie...
Avec moi ? Jack, tu es oblig�. Tu es dedans avec moi.
Tu as tout planifi� d�s le commencement.
Non, Jack, je n'ai rien planifi�.
C'est arriv� comme �a. Maintenant tu n'as pas le choix.
Si ! J'appelle la police.
- Je tenterai ma chance. - Non !
Je ne suis plus dans ta vie. Tu comprends ?
Ne dis pas �a, Jack.
Tu ne peux pas te d�barrasser de moi ainsi !
Seigneur, Judith ! Qu'est-ce que tu fabriques ?
�a va ?
Je suppose que je dois t'appeler Jack maintenant, n'est-ce pas ?
Viens. Partons d'ici.
Gus !
Maintenant tu sais.
Tu es folle !
Gus !
- Il le fallait. - Gus !
Lui et Jenny �taient les seuls � savoir.
Il a coul� !
Oh ! Gus !
Viens avec moi.
Allez. Partons d'ici.
Nous devons l'aider !
Judith, pour l'amour du ciel !
Il va mourir l�-dessous.
Je ne voulais pas te faire de mal.
Allons-y, Jack.
Nous avons un long chemin � faire.
Judith. Judith !
Jenny a tout g�ch�.
Elle a su que tu n'�tais pas Dan.
Ton odeur, tes mains...
les lignes de ta main.
Elle voulait contacter la police.
J'�tais contrainte de la tuer.
Apr�s l'accident...
quand les m�decins m'on dit,
"votre mari est dans le coma..."
Je savais que c'�tait insens�,
mais je n'avais vraiment pas le choix.
Mon Dieu !
Ce que j'ai endur� pour r�aliser ce r�ve !
Quand je t'ai rencontr�...
j'ai eu l'impression de t'avoir toujours connu.
Tu te souviens ?
Oui, je me souviens.
Non !
C'est la Police Routi�re de la Californie.
Stationnez-vous � l'accotement...
O.K., Judith, c'est fini maintenant.
- Arr�te la voiture ! - A cause d'un pistolet ?
Stationnez-vous � l'accotement !
J'ai dit d'arr�ter !
Stationnez-vous � l'accotement, je r�p�te...
Oublions le Mexique.
J'ai une bien meilleure id�e.
�a va pour vous ?
Gus.
Comment avez-vous pu...
J'ai mon propre ballon d'oxyg�ne.
Vous prenez un coup ?
�a va pour vous, M. Merrick ?
Rentrons, Dan.
Venez.
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