All language subtitles for Un condé (1970) arte - French SDH (1280x720) (2)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Fracas

Coup violent

Raclement métallique

L'homme gémit.

Hurlement

Cri

Il gémit doucement.

...

-Laisse, Lupo.

C'est seulement un avertissement.

Il inspire.

Rire cruel

Venez.

Respiration fébrile Musique sombre

...

... ...

...

...

Sirène de police

... ...

... ...

(Accent américain) -Encore le Mandarin ?

Écoute, Roger...

Laisse tomber.

-Ma boîte, c'est une affaire propre.

Et leur histoire de drogue, je m'en fous.

Je ne veux pas vendre de la neige à des gosses de 16 ans.

Allô, oui ? Je voudrais parler à Tavernier.

Oui, à monsieur Tavernier en personne.

De la part de Roger Dassa.

Il est pas là ?

Bon, écoutez ! Passez-lui un message, à M. Tavernier.

Roger Dassa l'emmerde. Porte

La réponse est non et elle sera toujours non.

-On nous a signalé une bagarre dans la ruelle.

-Rien entendu.

-Vous êtes tombé ?

-Vous voyez. -Dans les barbelés ?

-C'est incroyable, vous devinez tout.

-Si par hasard, vous vouliez porter plainte...

-Et contre qui ?

-Enfin, on ne sait jamais.

Vous savez où vous adresser. Hm ?

-Tu crois qu'il a compris ? -Ça vaudrait mieux.

-Tu me vois travailler avec les flics ?

Les flics et le Mandarin, c'est la même chose.

Il est couvert. -C'est partout pareil.

À Dakar, les truands qui nous ont coulé le bateau,

si on les a pas arrêtés,

c'est parce qu'ils avaient arrosé la police, non ?

-C'est loin tout ça.

Viens, on n'a plus rien à faire ici.

-Dis donc...

Avec ton bras, tu préfères pas que je te raccompagne chez toi ?

-Ça ira.

-Roger.

-Oui, Dan ?

-Non, rien. Salut.

-Salut.

Musique sombre

...

Musique inquiétante

...

...

Musique de suspense

...

Respiration heurtée

Coup violent

*Carillon

*-Arrivée du vol Iraqi Airways 036,

en provenance de Londres Gatwick.

*Annonce d'accueil en anglais

*...

-Hélène...

-Bonjour, Dan.

-Hélène ! -Nous n'avons rien à nous dire.

-Je ne suis pour rien dans ce qui est arrivé.

-À chaque fois qu'il est arrivé des ennuis à Roger, vous étiez là.

Mais maintenant, il est mort.

-Je ne suis pour rien dans ce qui est arrivé.

Si j'ai quelque chose à me reprocher,

c'est justement de ne pas avoir été là.

Passage d'avions à proximité

...

-Éclatement de la boîte crânienne, défoncement de la cage thoracique,

sept fractures de membres...

-Rien d'autre ?

-Ça ne vous suffit pas ?

-J'espérais, je sais pas, moi...

une balle, un coup de couteau.

Roger Dassa ne s'est pas suicidé

et n'est pas tombé non plus accidentellement, docteur.

-Je regrette, inspecteur.

-Vous cherchez quelqu'un ? -Oui.

-Un homme, une femme, un enfant ? -Un homme.

-Un parent ? -Un ami.

-Vous avez son signalement ? -Oui.

1 mètre 75, 80 kilos, cheveux châtains.

Rire Caractère de cochon.

-Favenin ! Rire

-Toujours dans le formol ? -Ah oui, sale histoire !

Il y a eu crime, mais évidemment, pas de preuves.

-Ah ! Comme d'habitude. -Comme d'habitude.

À croire qu'ils prient le bon Dieu pour qu'il n'y ait pas de preuves.

Quelle ville pourrie ! -C'est pas mieux ailleurs.

-Tu crois ? -Ho !

-Je suis content de te retrouver.

-Comment va Janie ? Et les deux gosses, ça grandit ?

-Ça pousse ! -Ah !

-Venez dîner, Christine et toi. -Entendu.

Janie vous fera un chili, sa spécialité.

Mais la dernière fois, il avait brûlé.

Rire

On frappe.

-Oui, entrez.

-Il y a des messieurs en bas.

-Oui.

Je descends tout de suite.

Messieurs ?

-On m'appelle Georgy.

Georgy Beausourire.

Lui, c'est Lupo. Et lui, c'est Tony.

-Hélène Dassa. -Ah...

J'ignorais que Roger était marié.

-Il n'était pas marié.

Il avait une sœur.

-Je vous présente, madame, mes sincères condoléances

pour le deuil cruel qui vient de vous frapper,

et auquel je compatis.

-Vous êtes un assassin très bien élevé.

-Je crains, madame, que la douleur ne vous égare.

-Vous travaillez bien pour le compte de M. Tavernier ?

-Oui, je le représente, en effet. -Alors, venons-en au fait.

Qu'est-ce que vous voulez ? -Oh, c'est très simple.

Je veux voir le successeur de Roger Dassa.

-Je suis au courant de toutes les affaires de mon frère

et suis seule habilitée à prendre une décision.

Roger Dassa avait répondu non.

Eh bien, c'est toujours non.

-La tête dure, c'est de famille ?

-Oui.

Et maintenant, faites-vous raccompagner par vos sbires.

-Sbires ?

Écoutez-moi, les sbires...

Regardez un peu autour de vous.

Eh bien, c'est une illusion d'optique.

En réalité, vous n'êtes jamais venus ici.

Des méchants, venus on ne sait d'où,

décident d'ennuyer madame ici présente.

À votre avis, qu'est-ce qu'ils font ?

-Pour moi, ils seraient bien capables de tout casser.

-Exactement.

Ils cassent tout.

Comme ça !

-Plus de bouteilles !

-Plus de piano !

-Plus de comptoir !

-Plus de tentures !

-Le passage des Vandales. La fin du monde !

Rire

Hélène gémit.

...

Bris de verre

...

-C'est Waterloo !

-C'est Hiroshima ! -C'est la Bérézina !

...

-C'est l'Apocalypse.

-Le samedi, ils font les mêmes bêtises.

-Va embrasser papa, vite.

Je vais vous aider, Janie.

-Va vite. -Allez ! Vite au lit.

Il se racle la gorge.

-Ah, c'est vrai ! Jamais d'alcool.

Tu sais, ce qu'ils t'ont fait, te muter pour indiscipline,

c'est dégueulasse.

-N'en parlons plus, va.

Ça nous permet de nous retrouver. -Comme au bon vieux temps.

-Si tu me disais ce qui te préoccupe ?

-Ce qui me préoccupe, c'est ça.

-Oh...

Monsieur Tavernier ? -Le Mandarin.

Import-export en Indochine. Mouillé dans le trafic de piastres.

Mais heureusement pour lui, y avait un général dans le coup.

Aujourd'hui, dans l'immobilier.

Il a ses entrées partout,

dans l'administration comme dans le privé.

Ça, c'est le côté face.

-Et le côté pile ?

-Racket, chantage, trafic de drogue, traite des mineures.

-Et pas de preuves... -Jamais de preuves. Aucun témoin.

On connaît ses sbires, ils sont dans tous les coups fourrés,

mais il se mouille jamais directement.

Comme il a des relations, on nous prie de voir ailleurs :

les clochards, les grévistes, les hippies, les étudiants...

Mais j'aimerais te montrer quelque chose.

-Maintenant ?

-Maintenant.

*-Dans la politique généreuse de concertation

qu'entend pratiquer le gouvernement,

une large place sera faite au dialogue.

En tant que rapporteur du projet de loi

sur la délinquance, je tiens à préciser clairement

et dès aujourd'hui

que les abus seront sévèrement réprimés.

La majorité des citoyens de ce pays souhaitent l'ordre

et appellent de leurs vœux une politique sans faiblesse.

-LE FASCISME NE PASSERA PAS !

*-Que ceux qui crient là-bas ne viennent pas

me parler de fascisme, de répression, de dictature !

-Celui-là, c'est Beausourire,

un des hommes du Mandarin.

*-Parfaitement ! Je le répète...

Ils ne savent pas de quoi ils parlent.

-Tu nous vois aux ordres de Beausourire ?

C'est ce qui manquerait pas d'arriver si le Mandarin était élu.

J'en ai honte, rien que d'y penser.

*-Ce projet devrait obliger à la réflexion...

-Je vais faire un tour dans la salle.

-Ordre pourri ! Ordre pourri !

Ordre pourri !

-Bonsoir, Barnero. -Commissaire.

-Maîtrisez-vous. On lit vos pensées sur votre visage.

-Les protégés du Mandarin ici, ça ne vous choque pas ?

Vous l'imaginez député aux prochaines élections ?

-D'abord, il n'est pas candidat, pas encore.

Ensuite, gardez ce genre de réflexions pour vous, Barnero.

M. Tavernier n'est pas aimé de tout le monde, mais...

un policier n'a pas à faire de politique.

-De la politique, commissaire ?

-Je sais ce que vous pensez.

Ne le dites pas.

Vous voulez faire une carrière, Barnero ?

-J'ai deux gosses, M. le commissaire.

-Alors, travaillez pour eux.

Personne ne vous demande de refaire le monde.

-Bien sûr, patron.

-Croyez-en un vieux flic, Barnero.

La police est faite pour servir la société telle qu'elle est.

Pas pour la réformer. Hm ?

Musique intrigante

...

-La police ? Le docteur ?

-Non, monsieur Dan. Je n'ai téléphoné qu'à vous.

-Elle ? -Là-haut.

-Téléphone au docteur Gibeau.

Qu'il vienne immédiatement chez moi.

-Bien, monsieur Dan.

...

Respiration sifflante

...

...

...

-Allô Viletti ? J'ai besoin de toi.

-Rassurez-vous, rien de cassé. Le sédatif la fera dormir.

-Et son bras ? -Rien de cassé, vous dis-je.

Dans quelques jours, il n'y paraîtra plus.

Un coq chante.

...

Au revoir. -Au revoir, docteur. Et merci.

Tenez. -Non, non !

-Tenez !

-Ah...

-Au revoir, docteur.

...

Salut, Viletti. -Salut Dan.

Hélène ?

-Ça va. Elle dort.

-C'est grave ? -Non, pas trop.

Beaucoup de marques, surtout.

...

Écoute, Viletti...

Je t'ai appelé pour le Mandarin.

-Tu veux le corriger ?

-Non.

Je vais le tuer.

-Je croyais que tu avais raccroché.

-Roger, et puis maintenant, Hélène...

C'est trop.

-Le meilleur endroit pour l'avoir, c'est son cercle de jeu.

-J'y ai pensé.

-Le samedi soir, vers 2 heures, il passe ramasser les recettes

et il repart avec ses deux gorilles.

-Samedi soir, ça te va ?

-Ça me va.

Musique intrigante

...

Carillon

-Il est là, ton papa ?

-Il répare sa moto là-haut. -Ah !

Alors, dis-donc ! Tu te prépares pour le Tour ?

-Salut ! -Salut.

-Dis-donc, ça fait un moment. -Ah...

-Tu rentres ? On boit un verre.

Vas-y, passe.

-Et Colette, ça va ? -Sortie faire des courses.

Ça va... Enfin, question santé,

c'est pas très brillant.

Assieds-toi. Qu'est-ce que je t'offre ?

Un petit Martini ?

-Le petit a bonne mine.

-Ben oui, tu vois.

Ma grand-mère aussi va bien, je te remercie.

T'es devenu assistante sociale ou quoi ?

-J'ai besoin d'un alibi.

-Pour quand ?

-La nuit de samedi à dimanche.

Une belote.

Une belote, vers deux heures du matin.

À trois. -À trois ?

-Oui. Toi, moi et Viletti.

-Viletti est dans le coup, ça veut dire que c'est sérieux.

-Oui.

-Dis donc !

Roger Dassa, c'est pas un accident ?

-Non.

Musique inquiétante

-Alors, disons... Belote à quatre, plutôt.

Je mets Colette dans le coup, ça fera plus vrai.

-Comme tu voudras.

-J'aime pas qu'on m'insulte. -Écoute...

-Non ! Toi, écoute.

Tu étais pas le seul à être l'ami de Roger Dassa, vu ?

-Bon...

-Salut.

La porte claque.

-Je suis passé à la boîte de Dassa.

Y a eu quoi, un cyclone ? -Un cyclone ?

-On démolit la boîte de votre ami, ça vous laisse froid ?

-Mon ami est mort, vous savez. Alors, sa boîte...

-On m'a dit que sa sœur l'avait reprise.

-Si on vous l'a dit...

-Elle était pas à l'enterrement, pourquoi ?

-Il faudra lui demander vous-même.

-J'y manquerai pas dès que je l'aurai trouvée.

J'aurai même pas mal de questions à lui poser.

-Je sais.

La police d'ici a ses habitudes.

C'est pas les coupables qu'elle interroge,

mais les victimes.

Musique intrigante

...

Et puis, ça aurait servi à quoi si vous étiez venue ?

-Il y avait beaucoup de monde ?

-Non.

Pas trop.

César, le personnel de la boîte,

deux ou trois copains, un inspecteur...

-Un inspecteur ?

-Quand un patron de boîte de nuit

se fait culbuter du haut d'un parking,

quelques heures après avoir été rossé par des tueurs,

tout le monde trouve ça bizarre, même la police.

-Alors laissez faire la police.

Musique intrigante

Soupir

-Autrefois, on se disait "tu", Hélène.

-Hm...

La dernière fois... -C'était dans un aéroport.

-On s'est toujours rencontrés dans des aéroports.

-Tu écrases toujours tes cigarettes à la moitié.

Tu ne vas jamais jusqu'au bout.

-Je m'arrête quand j'en ai assez.

C'est ce que tu n'as jamais su faire.

Tu es toujours allé trop loin. Mais cette fois...

-Cette fois ? -Arrête, Dan.

N'essaye pas de venger Roger, ça ne sert à rien.

Laisse faire la police.

Soupir -La police.

Tu veux rester cette fois ?

Jusqu'au bout ?

-Bon Dieu ! Une police propre, ça doit bien pouvoir exister.

Je pense de plus en plus sérieusement à partir.

J'en ai marre.

Les gens nous haïssent et parfois, je leur donne pas tort.

La police, je voyais pas ça comme ça.

-Tu voyais ça comment ?

-Comme tu me l'as appris, toi.

Seulement avant de partir, je tiens à coincer ce salaud.

Quand je dis que le Mandarin m'empêche de dormir, c'est vrai.

Parfois, je me lève, je sors et je vais faire un tour en ville.

Tu penses que je perds mon temps ? -Non.

Le métier de flic, ça consiste à fouiller dans les poubelles.

Musique de suspense

-Quelle heure ?

-Deux heures moins cinq. -On y va.

...

...

...

Je mets une cale pour tenir la porte ouverte.

Pour quand on remontera.

...

C'est son cabinet, il habite pas là.

Tout le reste, ce sont les bureaux. Bouclés jusqu'à lundi.

-À ce moment-là, il lui tombe deux femmes.

Juste ce qu'il lui fallait.

-Comme le vieux, l'autre soir.

-Viens, Domini. On descend à pied.

Ça nous fera les jambes.

-D'accord. On ira encore plus vite.

-J'ai passé des heures à regarder cette porte.

Regarde-moi ça. Des croupiers.

Des crapules corses.

-On joue gros ? -Tu parles !

Le samedi soir, c'est le Mandarin lui-même qui fait la caisse.

-C'est risqué, ça. Non ?

-Prudent.

Tu verras tout à l'heure, avant la sortie du requin,

le petit ballet des poissons-pilotes.

Musique de suspense

...

...

Claquements métalliques

...

...

Claquement métallique

Voix masculines à l'étage

...

-S'ils descendent par l'escalier ? -Aucun danger.

Ils ont leurs habitudes. Ils prennent toujours l'ascenseur.

... Attention.

Grondement mécanique

...

Discussion inaudible

Premier voyage : les gorilles.

Deuxième voyage : le Mandarin et le comptable.

Claquement métallique

Grondement mécanique

...

Voix à l'étage

...

(Deuxième voyage.)

Claquement métallique

Cliquetis

...

Suerte, Dan. -Suerte, Viletti.

Cri

Un homme gémit.

Coup de feu

-Que se passe-t-il ?

-Bon Dieu, la cale !

Le Mandarin gémit.

-Qui est-ce ?

...

Claquements métalliques

-Stop !

Donnez-moi vos armes.

-On a à causer aux types là-haut.

-Monte une marche et je tire. -Vous déraillez ?

-Regarde ma ligne de mire si elle déraille.

-Ils vont s'enfuir.

-Ces types pour moi, c'est des bienfaiteurs de l'humanité.

Je veux pas que tu les abîmes. Ces flingues, ça vient ?

-Vous avez pas le droit.

-Pas le droit ?

Rire

La légitime défense, tu as entendu parler ?

T'as un flingue à la main et moi aussi.

Mais moi, je suis assermenté.

-C'est dégueulasse.

-T'as pas tout vu.

Beausourire gémit.

Allez, foutez le camp. Vite !

-On pourrait peut-être s'occuper des autres maintenant.

-Ça y est, ça monte.

Claquements

Coup de feu

-À une minute près, on les avait.

-Tu ne vas tout de même pas les laisser filer ?

-C'est pas l'envie qui m'en manque.

-Tu as tort. Ils se valent tous. Allez, viens.

Allez.

-On arrive. Là-haut, on sera tranquilles.

-Arrêtez-vous ! Police !

Halte aux sommations ! Halte !

-Tire pas, bon Dieu ! Tire pas !

Barnero crie.

Rover gémit.

-Allez, monte.

Monte.

Soupir

-T'as vu ça ? Il m'a visé.

-Ne parle pas.

-Pourtant, j'avais tiré en l'air. (-Ne parle pas.)

(-Pourquoi ?)

Pourquoi ?

Soupir

Musique sombre

...

...

-Ses affaires personnelles, qu'est-ce que j'en fais ?

-Et Lupo ? Beausourire ? Qu'est-ce que vous en avez fait ?

-On les a gardés une heure, et le patron a dit de les relâcher.

La porte claque.

-Dites donc, Favenin !

Excusez-moi, je vous rappellerai dans quelques instants.

Oui, c'est une affaire terrible.

-Où sont Beausourire et Lupo ?

-Mais voyons, ils ne peuvent être retenus qu'en tant que témoins.

Je comprends votre impatience et je la partage.

Mais vous l'avez dit vous-même...

Beausourire et Lupo étaient dans la rue pendant la fusillade.

Ils n'ont pas pu tuer M. Tavernier.

-Je me fous de M. Tavernier.

Je pisse sur sa tombe, M. le commissaire principal.

-Vous êtes bouleversé. Oui, c'est bien légitime.

La mort de Barnero...

-Monsieur, vous me donnez envie de dégueuler.

-Nom de Dieu, Favenin ! Qu'est-ce qui vous prend ?

Vous oubliez à qui vous parlez ?

Vous oubliez

que vous n'êtes qu'un petit officier de police mal noté,

qu'on a muté ici pour indiscipline ?

Je préfère mettre votre attitude sur le compte de l'émotion.

Une émotion que tous ici nous éprouvons.

Nous sommes tous avec vous, Favenin.

Que voulez-vous de plus ?

-La direction de l'enquête.

-Mais voyons, Favenin, c'est impossible.

-Barnero était un flic honnête.

Un naïf, quoi ! Mais ce naïf, c'était mon ami.

Personne ne m'empêchera d'avoir son assassin.

Je veux la direction totale de l'enquête.

Sinon... -Sinon ?

-Je déballe publiquement tout ce que Barnero m'a raconté.

Les journalistes en bas, ça leur fera de la copie fraîche.

-Personnellement, je n'ai rien à craindre.

S'il y a eu des irrégularités dans le service,

j'y mettrai bon ordre.

-C'est oui ou c'est non, M. le commissaire principal. ?

-Vous vous méprenez sur mon compte.

Et je vous le prouve immédiatement.

Ma politique consiste à mettre en avant les plus accrocheurs.

Et tout comme vous, je veux venger Barnero.

Votre agressivité même vous désigne donc pour l'enquête.

Vous en avez la direction.

La porte claque.

-C'est Ramsès II. Il va mourir.

-Je viens d'entendre la radio.

-Je devais le faire, Hélène.

-Moi qui ai cru que tu avais changé !

-Je n'avais rien promis.

Hélène ?

Quand je t'ai revue à l'aéroport,

J'ai compris tout ce qu'on avait gâché.

Alors, je crois que pour Roger, j'aurais pu oublier.

Pas pardonner, oublier. Mais ce qu'ils t'ont fait à toi,

je ne pouvais pas le laisser passer.

Je ne pouvais pas.

Tu vas rester cette fois ?

-Je t'ai déjà répondu.

Ça durera ce que ça durera.

-Ho... Ho... Ho...

Sonnette

Musique de suspense

...

-C'est fermé. Y a un deuil. -Police.

Beausourire est là ?

Qui encore ? -Lupo. Et puis, moi.

-Alors, ça va. Tu peux t'en aller.

-Mais dites donc... -Fous le camp !

...

-Ne vous gênez pas.

-Vous avez un mandat ?

-Lupo vous a demandé si vous avez un mandat.

-Non.

-Alors, c'est une violation de domicile ?

-Oui.

-Alors, condé... On a le droit de vous jeter dehors.

-Je vous propose un banco.

-C'est avec votre paye que vous allez le tenir ?

-Non. Je n'en ai pas les moyens.

C'est un autre genre de banco que je vous propose.

Un banco sans fric, mais plus intéressant.

-Qu'est-ce que vous voulez ?

-Le nom que le Mandarin t'a soufflé hier avant de crever.

-Ah, et puis quoi encore ?

Hier soir, votre ami, il a refusé notre collaboration.

Et maintenant qu'il est mort, vous venez nous relancer ?

-Le nom.

-Ça, c'est notre petit secret.

-À tous les deux ?

-À tous les deux.

-Alors, ce nom ?

Comme tu veux...

Je n'exige pas. Je demande, c'est tout.

Tu connais ?

-C'est un silencieux.

-Et le revolver ?

On dirait le mien. -Eh oui...

Celui celui qu'on t'a pris cette nuit.

Tu vois, c'est simple...

À cinq, on tire.

Comme au baccara.

-Vous avez fait vos classes à Chicago ?

-Tu as cinq secondes pour me donner le nom.

-Alors, vous pouvez les compter tout de suite.

J'ai dit non.

C'est non.

-Alors, c'est non.

Coup de feu

Tu avais dit deux fois "non", je crois.

Rire Coup de feu

Regarde s'il est mort.

Attrape.

Alors, ce nom ?

-C'est Rover. Dan Rover.

C'est Dan Rover.

-Et l'autre ? -Je ne sais pas.

Le Mandarin n'a dit qu'un seul nom. Je vous le jure.

-Maintenant, va là-bas.

Assieds-toi.

Sors ton mouchoir.

Déplie-le sur la table soigneusement.

Remets les balles dans le chargeur.

Remets le chargeur en place.

Pose le tout sur le mouchoir.

Le silencieux aussi.

Maintenant, assieds-toi à côté.

Je suppose que tu as compris.

(-Oui.)

-Beausourire a deux balles dans le ventre.

L'arme qui a tiré est dans ma poche.

Tes empreintes aussi. Il y en a partout : sur la crosse,

sur le silencieux, et même sur les cartouches.

Raclement

Je te laisse une chance, Lupo.

Si personne ne trouve le cadavre, je ne trouverai pas le revolver.

-Mais si Rover apprend que je l'ai dénoncé ?

-Je trouverai Rover. -Et si c'est lui qui me trouve ?

-C'est un risque à courir.

-Au moins, mettez-moi à l'abri.

Tenez ! Une petite inculpation...

-J'y penserai.

Si tu es sage, tu iras peut-être en prison.

-Tout de même, si tous les flics faisaient comme vous...

Musique intrigante

...

Un véhicule démarre.

-Dan !

...

Ne sors pas. J'ai peur.

-Mais tu as lu les journaux : la police n'a identifié personne.

-Mais cet homme qui te connaît, ce Beausourire...

-Je sais où le trouver. Et puis, il ne parlera pas.

-N'y va pas. J'ai peur.

-Écoute. Si jamais je n'étais pas rentré dans deux heures,

téléphone à Raymond Aulnay, c'est un ami.

Son numéro est dans mon carnet d'adresses sur le bureau.

Mais tu n'en auras pas besoin, je serai là dans deux heures.

Tchao !

Musique intrigante

...

Coup de frein

-Fais pas d'histoires. Par là.

...

-Où est-il ?

-Je l'ai fait mettre là-haut, aux archives.

C'est plus tranquille.

-Il a avoué ? -Pas encore.

-Il avouera.

-Évitez tout de même de...

Enfin, agissez comme vous l'entendez.

...

-Alors ? -Rien.

On se pète les poings dessus.

...

-Tu es courageux.

C'est vrai.

Mais à quoi ça te sert ?

Tu crois que je vais te frapper ?

Ce serait inutile.

Tout a déjà été fait dans ce domaine.

D'ailleurs, les autres, ce qui les intéresse,

c'est l'assassin du Mandarin.

Sa mort va leur causer des fins de mois difficiles.

En plus, comme tu n'as pas été arrêté officiellement,

ils peuvent encore te garder quinze jours à ce régime.

Personnellement, l'assassin du Mandarin,

je lui voterais plutôt des félicitations.

Moi, ce qui m'intéresse, c'est le salaud qui a tué Barnero.

Alors, écoute bien, Rover.

Vous étiez deux l'autre soir sur le toit.

Le premier a fait feu sur Barnero,

le second lui a crié de ne pas tirer.

C'est celui-là que j'ai touché à la jambe.

C'est-à-dire toi.

Malheureusement, c'est le premier qui m'intéresse.

Celui qui a tué Barnero.

Et j'ignore encore qui c'est.

Alors, voilà... Il y a deux façons d'expliquer les choses.

La première solution est simple :

M. Dan Rover a été arrêté sur des présomptions erronées.

L'officier Favenin peut en témoigner formellement,

car il ne reconnaît pas Dan Rover

comme l'un des deux hommes sur les toits.

L'officier de police Favenin étant assermenté,

son témoignage est indestructible.

Autrement dit, tu es libre.

Et on n'en parle plus.

La seconde solution est différente.

L'officier de police Favenin, assermenté, ne l'oublions pas,

reconnaît le dénommé Dan Rover

comme l'un des deux hommes qu'il a poursuivis sur les toits.

Mieux ! Il est sûr que c'est Dan Rover

qui a fait feu sur Barnero,

alors que son complice lui criait de ne pas tirer.

Là, ça devient nettement moche.

Meurtre d'un flic.

Pour Dan Rover, ça signifie perpétuité, sinon pire.

Tu saisis ? Le nez dans la sciure.

Entre ces deux témoignages, aussi faux l'un que l'autre,

ce serait idiot pour Dan Rover de choisir le plus mauvais.

Tu vois, c'est simple.

Ou tu m'indiques le nom du type qui a tué Barnero,

ou tu trinques à sa place.

Réponds.

Mais réponds, bon Dieu !

Alors, c'est oui ?

C'est beau, l'amitié.

Allez me chercher un magnétophone !

C'est toi qui as choisi.

Sonnerie

Répondez.

-Oui ?

Un collègue de l'Intérieur. Il a quelque chose sur Rover.

Ça vous intéresse ? -Passez-le-moi.

Oui ?

Mais c'est très intéressant.

Merci.

Il raccroche.

Viletti.

Tu connais ?

On dit qu'on vous a beaucoup vus ensemble

ces derniers temps.

De toute façon, si c'est lui,

je suis sûr de le reconnaître.

Je n'ai vu sa silhouette que deux ou trois secondes, mais...

il est là.

Aussi net qu'une photo.

Tu as soif ?

Tu sais, il faut pas croire ce qu'on raconte.

C'est pas la Gestapo ici.

Maintenant qu'on a fini tous les deux,

j'aimerais tout de même entendre le son de ta voix.

Alors, cette fois, je te demande :

Tu as soif ?

Oui ou non ?

-Oui.

-Eh bien, tu vois,

j'aurai tout de même réussi à te faire avouer quelque chose.

-Il a avoué ?

-Je vous le laisse pour les formalités.

Ah, Germain ! Tu as mon bonhomme ?

-Il est dans le petit bureau à côté.

-J'ai encore besoin d'un petit service.

Viletti.

Tu connais ? François Viletti.

N'essaie pas de me doubler.

C'est un ami de Rover ?

-J'aimerais pas avoir d'ennuis avec un type comme ça.

-Tu en auras beaucoup plus

si on apprend que tu as tué Beausourire.

-Rover et Viletti étaient ensemble en Afrique.

Même que Roger Dassa était avec eux.

Et maintenant, faut me protéger.

Si Viletti sait que je l'ai donné, il me ratera pas.

Faut tenir votre parole.

Tenez ! Le mois dernier pendant les élections,

le mitraillage des colleurs d'affiches,

c'était Beausourire et moi.

-Lève-toi.

Assieds-toi là-bas.

Prends sa déposition.

Le mois dernier, la fusillade pendant les élections,

c'était moi.

-Mais ils étaient deux.

-Le complice, c'est Georges Duval,

dit Beausourire.

-Ben, il va falloir lancer un mandat.

-Occupe-toi d'abord de celui-là.

Sois délicat avec lui.

Il a été très coopératif.

-Bon ! Allons-y.

Cloche

-Promenade !

Coup de sifflet

Coup de sifflet

...

-C'est vrai que Dan Rover est ici ?

-Rover, le type qui a tué un flic ? Tu le connais ?

-On va pas me mettre avec lui ? -Oh non !

Il est en préventive avant les assises.

Il est seul en cellule.

Allez, viens.

-Rover. Parloir, avocat.

Dépêchez-vous, mon vieux !

-Ah ! Bonjour, Rover.

Ça va, oui ? -Ça va.

-Le moral est bon ?

La porte claque.

Alors, j'ai étudié votre dossier attentivement.

Devant le témoignage du policier, votre défense...

-Vous avez vu Aulnay ?

-L'instruction est la semaine prochaine...

-Vous avez vu Raymond Aulnay ?

-Oui. Je vais le voir demain.

-Bon...

Voilà ce que vous allez lui dire.

Je veux qu'il ne quitte plus la personne dont je lui ai parlé.

-C'est tout ? -C'est tout.

Musique intrigante

...

...

-Tu reprends un peu de viande ? -Non, merci.

-Mais tu ne manges rien

Tu parles pas.

Qu'est-ce qui se passe ?

-Christine...

Je veux le salaud qui a tué Barnero.

Et je l'aurai.

Sonnette

-Non, laisse. J'y vais.

La porte s'ouvre.

J'espère que vous n'étiez pas à table.

-Ça ne fait rien. Entrez.

-J'ai trouvé votre Viletti. -Alors ?

-Je l'ai questionné. Il est duraille.

-Oui, oui. Rover aussi était difficile.

-Il a un alibi. Cette nuit-là, il jouait à la belote

avec un certain Raymond Aulnay et sa femme.

-Alibi confirmé ? -Oui.

-Qu'est-ce que c'est, ce Aulnay ?

-Il fait les marchés. C'est une sorte de camelot.

On pense qu'il fait du recel, mais rien de sérieux.

Il fréquente les milieux anarchistes.

Il est fiché aux renseignements généraux. Jamais condamné.

Témoignage valable.

-Tu as l'adresse ?

-Oui, voilà.

-Tu vas sortir maintenant ?

-Juste le temps d'une petite vérification.

J'en ai pour une heure ou deux.

-Bonsoir.

L'heure légale est passée, mais je viens.

-Non, pas question. Rentre chez toi.

Tu dois être crevé.

Musique intrigante

...

Il frappe.

...

Officier de police Favenin. -Encore ?

On est déjà venus cet après-midi de chez vous.

-Où est ta femme ? -Vous dites ?

-Je dis : "Où est ta femme ?"

-À l'hôpital.

-À l'hôpital ? -Depuis hier.

Si vous me croyez pas, vérifiez donc.

Salle Laennec, lit numéro 12,

congestion pulmonaire, 40 de fièvre.

Claquement

-Viletti, tu connais ? -Oui.

-Dans la nuit de samedi à dimanche, vous avez joué à la belote.

-Oui, j'ai déjà répondu à cette question.

-Ici même ?

-Oui, mais il est huit heures passées.

Vous avez un mandat ? -Non.

Tu as raison.

Il se fait tard.

Alors, on va essayer de gagner un peu de temps.

C'est drôle : des gars jouent à la belote

pendant que les flics se font tuer sur les toits.

-Que voulez-vous, au juste ? -Une simple mise au point.

À l'heure où Viletti jouait à la belote,

il se baladait sur le toit d'un immeuble

et tuait un copain à moi, un flic nommé Barnero.

-C'est pas possible...

-Puisqu'il jouait avec toi à la belote.

Tu vois, on n'en sort pas.

Alors, je vais te demander d'être un peu plus précis.

Par exemple, en combien de points était-elle cette belote ?

-En mille points.

-Hein ? Répète !

-En mille...

-Tu dis en mille points ?

On va recompter ça ensemble.

Aulnay gémit.

Il halète.

Il gémit.

...

-Papa ?

Regarde bien et n'oublie jamais.

Tu vois ?

C'est ça, un flic.

-Salaud.

Barnero aussi avait des gosses.

Et Viletti l'a tué.

-Viletti ? Il jouait à la belote avec moi.

En mille points.

En mille points !

Aulnay pleure.

Musique de suspense

...

Un véhicule passe à proximité.

Le portail grince.

Claquement métallique

Véhicule à l'approche

...

Claquement de portière

...

Pas à l'approche

-Baisse le bras.

Remets ton chapeau.

Maintenant, tourne-toi vers moi.

Complètement.

Tu n'es pas très curieux.

Tu sais qui je suis ?

-Un condé.

-C'est exact.

-Vous vous ressemblez tous.

-Peut-être.

Mais moi, je ne suis pas venu pour t'arrêter.

Je suis venu pour te tuer.

-Et tu voudrais quoi ?

Que j'aie peur ?

Alors, tu perds ton temps.

Y a des années que j'attends la mort.

-Alors, tu as fini d'attendre.

-Tu parles trop.

Quand on vient pour tuer, on tue.

-Possible.

Mais moi, j'ai envie de parler.

L'inspecteur Barnero était mon ami.

Il est mort sur un toit bêtement.

-On meurt comme on peut.

Et c'est presque toujours bêtement.

-Ta philosophie est trop simpliste, Viletti.

Pour moi, l'homme qui a tué Barnero est une ordure.

-Le type qui a tué ton ami Barnero a peut-être réagi d'instinct.

On lui avait tiré dessus.

-Barnero avait tiré en l'air.

-L'autre l'ignorait. Alors, il s'est défendu.

Vous n'avez pas pensé à ça.

-Non.

La femme et les trois gosses de Barnero non plus.

-Finalement, c'était peut-être ton ami, l'ordure.

Quand un homme choisit un métier où il s'expose à une mort violente,

il n'a pas le droit d'avoir une famille.

Il doit se résigner à vivre en solitaire.

-Comme toi.

-Comme moi.

Finissons-en. Qu'est-ce que tu veux ?

Que je t'avoue ? Que je nie ?

Que je me jette sur toi ?

Cliquetis

Légitime défense. Ça soulagerait ta conscience ?

Pas facile de tirer sur un homme désarmé.

-Tu n'as jamais tué un homme désarmé ?

-Ton ami Barnero était armé.

Si tu me tues ce soir, ce sera un assassinat.

-Eh bien, ce sera un assassinat.

Coup de feu

...

...

...

Musique intrigante

...

-Viletti, assassiné par Beausourire

pour venger le Mandarin ? Ça ne tient pas debout.

...

Soupir

Si vous voulez aider Dan, faut faire ce qu'il demande.

Faut surveiller Favenin.

Toujours savoir ce qu'il fait, où il est, où il va.

-Je le saurai.

-Et n'essayez pas de joindre Dan.

Moi même, je n'ai de contact avec lui que par son avocat.

Soupir

-À quoi ça servira tout ça ?

-Si Dan est en prison,

c'est à cause du faux témoignage de Favenin.

Je pense que Dan veut lui présenter l'addition lui-même.

Je pense qu'il a raison.

...

-Vous avez lu les journaux sur la mort de Viletti ?

Ces salauds-là parlent de machination policière.

Alors, le patron est furieux.

-Hm...

Où est-il ? -En bas. Au stand de tir.

Coups de feu

-Vous savez ce qu'on raconte sur l'affaire Viletti ?

-Je sais.

Vous avez mon rapport officiel.

-C'est un excellent rapport.

-Monsieur le commissaire principal, selon vous,

qui a tué Viletti ?

-Beausourire a tué Viletti.

Mobile : la vengeance.

C'est dans votre rapport. Et je l'ai contresigné.

Et nous en resteront là.

-Et Barnero ?

Qui a tué Barnero ?

-Mais c'est... Soupir

-C'est votre police,

M. le commissaire principal.

Barnero est mort d'avoir cru à une police propre.

Et maintenant,

je sais une chose : la police, c'est un métier sale,

qu'on ne peut faire que salement.

-Je ne vous entends pas, Favenin.

Vous avez besoin de repos et de réflexion.

Le raisonnable serait pour vous de prendre un congé.

Sa langue claque.

-C'est inutile, M. le commissaire.

Soupir

Voici ma démission.

Soupir

-Nom de Dieu, Favenin !

Vous accusez tout le monde de la mort de Barnero,

mais c'est vous qui étiez sur le toit avec lui.

J'ignore ce qui vous ronge.

Soupir

Nous reparlerons de cette démission après votre retour.

Prenez un congé.

Soupir

Quant à cette lettre,

je ne veux même pas savoir ce qu'il y avait dedans.

Cliquetis

-Rover. Parloir, avocat

Allez, dépêchez.

Allez, grouillez !

Raclement métallique

Qu'est-ce que c'est ?

-La liste des suppléments, chef.

Tapage à proximité

-Ça y est, ça recommence !

Bougez pas de là, tous les deux !

Je vais calmer les fauves.

...

Lupo gémit.

...

-Tu as de la chance qu'on soit ici.

Ailleurs, pour ce que tu as fait à Hélène, je te tuais.

-Je n'ai rien fait, je te le jure.

-Maintenant, salaud, tu parles ou tu crèves.

Alors, tu vas m'expliquer ?

-T'expliquer quoi ? Je n'ai rien à expliquer, moi.

-Surtout, ne crie pas.

Ne crie pas !

Comment est-ce arrivé pour Viletti ?

-Viletti ?

-Tu as lu le journal, non ? Hein ?

Où est Beausourire ? -J'en sais rien.

Rien du tout.

-Rien ? Rien ?

Lupo gémit. -J'en sais rien.

...

...

-Où est Beausourire ?

-Beausourire, il est dans un étang.

-Dans un étang ? Tu l'as descendu ?

... Tu l'as descendu ?

-Non ! C'est Favenin.

...

-Le condé ?

-C'est lui qui l'a descendu.

J'étais là.

Lupo halète.

Et maintenant, il vient de tuer Viletti.

Toi, il va te charger au maximum.

La mort de son copain l'a rendu complètement cinglé.

-La conférence est terminée.

Sortez de là, vous deux.

Allez, hop !

Que t'est-il arrivé ? -J'ai glissé, chef.

Je suis tombé sur le lavabo.

-Ah oui ? Tu parlais de quoi quand t'as glissé ?

-De la liste des suppléments, chef. Elle est pas complète.

-Tu rajouteras les noms qui manquent.

Je la signerai tout à l'heure.

Tu vas pas en faire un drame, non ?

Rover. Au parloir, au trot ! Hop, hop !

La porte claque.

-J'ai vu Raymond Aulnay.

Il m'a chargé de vous transmettre ce message :

"Le contact est fait. Tout est prêt."

D'autre part, j'ai vu le juge... -Maître !

Je voudrais que vous alliez voir Raymond Aulnay cet après-midi.

Dites-lui simplement : "Demain soir."

-"Demain soir." Rien de plus ? -Rien de plus.

-Bon ! Pour ce que m'a dit le juge d'instruction...

-Vous avez toute ma confiance, faites pour le mieux.

-Bien... J'espère vous voir bientôt.

-Vous savez où me trouver. -Oui...

Brouhaha animé

...

-Bonjour. -Tiens ! Bonjour.

-Il est toujours avec vous ?

-Bien obligé !

Sa mère est à l'hosto pour une semaine encore.

-C'est à moi que vous dites ça ? -Non, je parlais de mon fils.

Et le condé, toujours en vacances ?

-Oui.

Voilà le plan.

-Non, touche pas à ça.

-Il habite une maison, là, au bord de la rivière.

Il y a une auberge à côté.

-D'accord.

Il est toujours tout seul ?

-Oui, il a envoyé sa femme à la campagne chez ses parents.

-Qu'est-ce qu'il fait ? -Rien.

Soupir

Je l'observe de la terrasse de l'auberge.

Il se promène, il fait rien.

-Ah oui ?

-Ce matin... Ce matin, j'ai presque eu envie d'aller le trouver,

de lui parler, d'essayer de lui faire comprendre.

-Un flic reste un flic. Celui-là, c'est le pire de tous.

Dan a...

a appris pour Viletti.

Il veut buter Favenin.

Soupir

-Si Dan tue Favenin,

ce sera vraiment la fin.

-Oui.

Dan va s'évader ce soir. C'est pas le moment de flancher.

Faut plutôt l'aider.

Musique intrigante

... Touche pas, c'est au monsieur.

...

Fracas métallique

...

-M. le directeur, un détenu a quelque chose à dire sur Dan Rover.

...

Il sait où il est, M. le commissaire.

...

-Tu sais où est Dan Rover ?

-Dan Rover n'a qu'une idée : tuer l'inspecteur Favenin.

Alors, il va se mettre à sa recherche.

...

-Savez-vous où Favenin passe son congé ?

-Bien sûr.

-Alors, prévenez immédiatement la gendarmerie.

...

-Tiens, regarde.

Le vieux moulin, transformé en auberge.

La villa de Favenin. La rivière.

Je voulais te dire à propos d'Hélène...

Elle est vraiment à bout.

Et elle a décidé de trouver Favenin.

-Et alors ?

-Alors...

J'ai essayé de l'en empêcher,

mais elle s'est mis en tête qu'en lui parlant,

elle pourrait convaincre Favenin de revenir sur son témoignage.

-Tu m'as amené ce que je t'avais demandé ?

-Essaie de comprendre.

Elle a peur pour toi. -Donne.

-Elle a peut-être raison.

-Merci pour tout.

-Quand même, fais attention !

Le moteur vrombit.

Sonnette

-Je suis Hélène Dassa.

Je viens vous demander de sauver Dan Rover.

-Entrez.

-Pourquoi vous acharner sur lui ?

Vous savez qu'il n'a pas tué votre ami.

Vous avez vengé Barnero comme Dan a vengé mon frère.

Seulement, vous avez une carte tricolore.

Une autorisation de port d'arme. Et vous êtes assermenté.

Vous n'êtes pas un criminel ordinaire,

M. l'officier de police.

-La fonction de policier n'est pas une fonction noble.

Un corps qui fonctionne bien

n'est pas un corps qui ne produit pas de déchets,

c'est un corps qui les élimine convenablement.

Comme toutes les fonctions d'élimination,

il convient que la fonction de police

soit assurée rapidement.

Proprement.

Discrètement.

Dans cette affaire,

il y a eu beaucoup trop d'agitation et d'odeur.

J'ai donc décidé d'y mettre fin une fois pour toutes.

-De quelle manière ?

L'important, c'est que Dan soit innoncenté

du meurtre de ce policier.

-Je viens d'écrire une lettre au procureur de la République.

Tout ce qui s'est passé depuis la mort de Barnero

est dedans.

-Tout ?

-Tout.

Y compris ma démission.

Je compte la remettre moi-même

à qui de droit.

Musique de suspense

...

Sirènes de police

...

...

Une portière claque.

Cliquetis

-Halte ! Vous, là-bas, arrêtez !

Halte aux sommations !

Halte ou nous tirons !

Coups de feu

Rover gémit.

-Qu'est-ce qui se passe ?

Officier de police Favenin.

Personne ne tire sans mon ordre.

-Attention, Favenin !

Rover est ici pour vous tuer.

Respiration heurtée

...

-Rover !

Écoutez-moi.

Rover !

C'est Favenin qui vous parle.

Hélène Dassa est ici.

Jetez votre arme,

Rover !

Cliquetis

Rafale de fusil automatique

Pas à l'approche

...

Respiration heurtée

-Qui les a prévenus ?

Toi ou lui ?

-Il a dit qu'il allait tout arranger,

qu'il allait nous aider.

-Nous aider ? Un condé !

Respiration fébrile

...

Râle -Dan ?

Dan ?

Il avait raison.

Les flics sont des ordures.

Vous êtes une ordure, inspecteur Favenin.

-Il n'est pas nécessaire de retenir Hélène Dassa.

J'en prends la responsabilité.

Musique sombre

...

-Pourquoi elle a fait ça tout à l'heure ?

-Elle a ses raisons.

Tu veux les connaître ?

C'est une lettre au procureur de la République.

-C'est à moi que vous devez remettre cette lettre.

Vous êtes sûr de ce que vous faites ?

À travers vous,

c'est tout le service qui va être éclaboussé.

Hein ?

Musique sombre

...

Sirène

... ...

...

Musique intrigante

...

Je ne lèverai pas le petit doigt pour vous.

Alors...

Adieu.

Vous veillerez à ce que Favenin

se tienne à la disposition de l'inspection générale.

...

-Ils viendront demain.

Musique intrigante

...

...

...

...

Sous-titrage : HIVENTY

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.