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25 FPS
Une coproduction Shochiku - Haiyuza
UN FILM SHOCHIKU
An 7 de l'ère Kyoho (1722) - Printemps
Edo - Quartier Fukagawa
BANDIT CONTRE SAMOURAÏS
Équipe technique
Production : Masayuki SATO Ginichi KISHIMOTO - Shigemi SUGIZAKI
Œuvre originale : Shotaro IKENAMI
Scénario : Kanao IKEGAMI
Prise de vues : Tadashi SAKAI - Masao KOSUGI
Direction artistique : Yoshinobu NISHIOKA
Musique : Mitsuaki KANNO
Lumière : Mitsuo ONISHI
Son : Wataru ONUMA
Montage : Michio SUWA
Avec
Tatsuya NAKADAI
Somegoro ICHIKAWA
Shima IWASHITA
Keiko MATSUZAKA
Teruhiko AOI
Hiroyuki NAGATO
Joe SHISHIDO
Hideo TAKAMATSU
Isao NATSUYAGI
Mikio NARITA
Junko MIYASHITA
Masatsugu ISHIBASHI
Mitsuko BAISHO
Takashi YAMAGUCHI
Tetsuro TAMBA
Takuzo KAWATANI
Tatsuo UMEMIYA
Shingo YAMASHIRO
Go KATO
Koshiro MATSUMOTO
Narrateurs : Eitaro OZAWA - Hisashi YOKOMORI
Mise en scène : Hideo GOSHA
Avec tout le saké que tu vends,
tu nous ferais croire que t'as pas plus d'argent ?
Allez, Omiya !
De toute façon, on sait où tu l'as planqué.
Si Kumokiri savait qu'on le double,
il réagirait comment ?
À mon avis, il ferait la tête d'un gamin
qui a perdu son nombril !
Kumokiri, désolé de passer avant toi.
Ce salopard d'Omiya avait trouvé une excellente cachette.
Ceux qui résistent,
tuez-les tous !
Nom d'un chien...
Quels minables !
Alors qu'on prépare notre coup depuis 3 ans,
ils ont essayé de nous devancer. C'est infect.
Oh non... Kichigoro !
Ils arrivent un peu trop tard.
Ils sont dans la rivière !
C'est la bande Akatsuki ! Allez les repêcher !
Chef...
tout s'est bien déroulé.
Et le chef de la bande Akatsuki ?
Il a payé le prix de sa trahison.
Bien.
Beau travail.
Auberge Kameya
Depuis le début de l'année,
vous avez quitté Shinshu, vous avez suivi
la route de Koshu pour arriver ici.
C'est bien ça ?
Oui, c'est exact.
Où allez-vous maintenant ?
Je ne sais pas trop.
Vous voyagez sans but ?
Oui, mais...
Que faites-vous ici depuis 10 jours ?
À vrai dire, j'ai un vœu à exaucer.
Quel vœu ?
Votre question est embarrassante.
Un vœu, c'est très personnel.
Je ne peux pas en parler.
- Comment ça ? - Arrête.
La femme dont le nom figure sur cette tablette funéraire...
était-elle de votre famille ?
Toutes nos excuses.
Il s'agit sans doute...
Ce devait être un samouraï.
Enquête-t-on sur lui ?
Non, il est hors de soupçon.
L'unité de police
appelée Force Spéciale contre les Incendies et les Bandits
fut créée sous le régime des Tokugawa.
Elle est chargée de la prévention des incendies
et de l'arrestation des bandits.
Elle lutte contre le crime dans tout le Japon.
Des prévôts et des inspecteurs en font partie.
Ce sont des samouraïs d'élite.
Cette Force Spéciale est extrêmement compétente
en matière d'enquête criminelle,
d'arrestation et d'exécution des bandits.
Au moment du vol chez Omiya,
nous avons repêché trois hommes dans l'eau.
L'un d'eux a avoué connaître la bande Kumokiri.
Oui. Il s'appelle Rikichi.
Utilisons ses services en échange de sa libération.
Faites-lui cette proposition.
Ce Kumokiri a réussi son coup
à la barbe de notre unité et de la police urbaine.
C'est certainement un démon.
Un démon ?
Quelle croyance stupide !
C'est un être humain, comme vous et moi.
Il y a toujours une explication
à un tour de passe-passe.
Arrêtez, M. Matsuya !
M. Matsuya...
Tiens, les amoureux reviennent.
Bonjour.
Nous voici de retour.
M. Koshuya, vous êtes là ?
Oui. Je suis venu à votre demande.
Nous parlerons après. D'abord, une chambre pour Ochiyo.
Celle de l'étage est prête, comme d'habitude.
Après vous.
Il paraît que vous êtes de plus en plus attaché à elle.
C'est la sixième fois que je la vois. La sixième...
Vous m'avez présenté une femme exceptionnelle.
Moi, le plus grand grossiste en kimonos d'Owari,
je suis fou d'elle.
Vous voulez rire. Ce n'est pas une professionnelle.
Ce n'est absolument pas une professionnelle.
Je m'en suis aperçu depuis longtemps.
Je vous l'ai présentée car nous sommes en affaire ensemble.
À vrai dire, elle est issue d'une famille aristocratique.
D'une famille aristocratique ?
Dites-m'en davantage sur elle.
Au début, je n'étais pas curieux à son sujet, mais maintenant...
En fait...
Tenez.
Vous méritez bien votre surnom de Caméléon.
Votre technique de séduction est très au point.
Au moins une fois,
montrez-moi comment vous faites.
Je vous en prie.
Tu te trompes sur mon compte.
Je ne couche pas pour le plaisir.
Ça fait partie de mon travail.
Je plaisantais, je plaisantais.
Si le chef l'apprenait, il te punirait.
C'est la veuve d'un aristocrate de Kyoto
décédé récemment.
Cet homme avait déjà été marié et Ochiyo a été renvoyée.
Ce sont des choses qui arrivent,
surtout à une femme aussi gentille.
Elle était seule et sans le sou.
Comme c'était une ancienne cliente, je l'ai hébergée.
Je vois. Savez-vous pourquoi je souhaite la connaître mieux ?
Dites-moi.
Parce qu'elle m'a demandé
de devenir son bienfaiteur.
Voilà qui est embarrassant ! Vous n'êtes que de passage.
Oui, mais...
je ne peux pas refuser ça
à une femme qui m'aime autant.
Vous n'allez pas l'emmener à Owari, tout de même ?
Votre palanquin est arrivé.
Merci.
J'y ai réfléchi.
Je suis actuellement célibataire.
Tout est possible si on le veut.
Nous pourrions nous...
Vous comprenez ?
Vous plaisantez ?
Pourquoi plaisanterais-je, à mon âge ?
Nous en rediscuterons tranquillement.
Je vous raccompagne.
Il est parti ?
Je te demande s'il est parti.
Alors ?
Il est parti.
Ne va pas trop loin avec elle.
Pour qui tu te prends ?
Y a des limites à tout.
Tu pourrais recevoir bien pire qu'une aiguille.
Bon sang !
Pendant que je me soucie de toi, elle est en danger !
L'abruti ! Quelle façon de me traiter...
Attendez-moi !
N'est-ce pas Roku ?
On dirait qu'il nous suit.
Arrêtons-nous.
Salopard...
Qui es-tu ?
Bon sang...
Tuez-le ! Allez !
Je vais vous avoir !
Cache sa figure !
Ochiyo, notre chef nous interdit de tuer avant une opération.
Je vais m'accuser.
Jihei, c'est moi qui l'ai tué, d'accord ?
Je l'ai tué.
C'est moi qui l'ai tué.
Vous risqueriez d'être sévèrement punie.
Au moins, ça me donnerait l'occasion de revoir notre chef.
Ne t'inquiète pas inutilement.
- Tu peux rentrer. - Et vous ?
Je ne veux plus monter dans cette barque.
Roku, allons-y.
Êtes-vous bien Kuranosuke Tsuji ?
J'attendais ce jour avec impatience.
Dommage qu'il ne soit pas là.
Dans trois mois aura lieu la cérémonie de passage à l'âge adulte
de Shojumaru, le futur seigneur du clan Owari.
N'oubliez pas d'en informer votre chef.
Je le lui dirai sans faute.
J'aimerais beaucoup le revoir à cette occasion.
Monsieur le bonze !
Vous oubliez ceci.
Merci.
Un voyageur ne devrait pas oublier ses sandales de rechange.
Ochiyo, j'ai vu notre chef hier soir.
Il vous demande d'être patiente.
Il vous aime.
J'en suis certain.
Vous allez bientôt partir pour Owari.
Il voudra sûrement vous revoir avant.
Roku,
tu es un homme.
Un homme qui comprend les femmes,
il n'y a rien de mieux.
Il va pleuvoir, Roku.
Ochiyo...
Roku...
Roku... tu es si gentil.
Attention ! Vous avez failli me tuer !
Personne non plus en haut !
Ils sont futés.
Je m'en doutais.
Ils ont fichu le camp.
Les ordures ! Ils n'ont rien laissé !
Ces bandits sont plus forts que nous.
Idiot ! C'est pas le moment de les admirer.
La Force Spéciale est redoutable.
Si Okada ne nous avait pas avertis, ils nous auraient arrêtés.
Apporte-lui de l'argent en remerciement.
D'accord.
Et puis...
que va-t-on faire de Roku qui a tué malgré vos directives ?
Je vais y songer.
Avant tout, transmets ce message à Okada.
Nous allons nous tenir tranquilles quelque temps.
Nous allons de malchance en malchance.
Je vais aller aux prières nocturnes du temple de Soshi.
En avez-vous vraiment l'intention ?
Nous verrons.
Bien. J'ai compris.
Et qu'en est-il de Musashiya ?
Tout est prêt. Nous attendons vos ordres.
J'y suis allé aujourd'hui.
Je me fais passer pour un marchand.
M. Koshuya ! On parlait justement de vous.
Bonjour, M. Le premier commis.
Tiens, vous êtes donc de retour.
Où en sont vos affaires ?
Elles vont très mal.
J'ai livré de l'huile au château Kofu mais ils ne m'ont pas payé.
Je vous plains.
Je travaille ici depuis longtemps,
mais ça ne s'est jamais vu.
J'en ai assez.
Où est votre patron ?
Il se fait masser par Tominoichi
dans la pièce du fond.
Ce soir, il doit être en forme pour une femme.
Ne pleure pas.
Je comprends ce que tu ressens.
Mais tu as besoin d'argent, non ?
Réfléchis bien. D'accord ?
Omatsu, ça doit être difficile de diriger les servantes.
Pas du tout.
Mon travail consiste à m'occuper du patron.
Le coffre se trouve sous l'autel.
Le double des clés aussi.
Un veuf ne peut pas tenir seul une telle maison.
Il devrait se remarier.
Et toi ? Tu ne crois pas que tu devrais fonder une famille ?
Tout est prêt.
On agira la nuit des prières.
Omaki ! Omaki ?
Je suis ici !
Vous arrivez tôt, aujourd'hui.
C'est un reproche ?
Omaki...
Arrêtez. Quelqu'un vous attend.
- Quelqu'un ? - Là...
Okada, attendez la nuit pour la bagatelle.
Vous avez vite évacué l'auberge flottante.
Vous nous recherchiez.
On ne devait pas traîner.
Je viens vous remercier.
Je voudrais offrir à Omaki une maison de thé.
Vous formez un beau couple.
Mais méfiez-vous des autres policiers.
Les autres policiers ?
Je m'en moque.
Avec la famille dont je suis issu, j'aurais dû monter en grade.
Mais Tobei Yamada a été promu, étant un des favoris
de notre nouveau chef, Shikibu Abe.
Ils m'ont confié les archives.
C'est injuste, n'est-ce pas ?
Arrêtez.
Je vais prendre congé.
On ne se verra pas pendant quelque temps.
Attendez. Que voulez-vous dire ?
Mon chef veut aller aux prières nocturnes du temple de Soshi
et je l'accompagne.
À bientôt.
Omaki...
Je voudrais bien voir
ce Kumokiri qui se montre jamais.
D'après le portrait qu'on nous en a fait...
- Écoute ! - Quoi ?
Il serait petit. Il te ressemble.
- Je suis petit, moi ? - Exactement !
Arrêtez de vous disputer !
Il est pas petit.
Il paraît qu'il est beau comme un acteur.
Il me ressemble, alors.
T'es pas aussi beau que tu le prétends.
Vous racontez n'importe quoi.
Bien.
Chef, mission accomplie.
On décampe.
Chef, qu'y a-t-il ?
Lui, c'est un masseur aveugle.
Chef !
Dépêche-toi !
Attendez, chef !
Qu'y a-t-il ?
J'ai oublié le peigne de ma mère que je garde en souvenir.
Tant pis. Viens !
Chef !
Si je ne peux pas fuir à temps, j'inventerai quelque chose.
Que fait-on ?
Pas d'erreur.
On t'attend au repaire.
Je vous retrouve là-bas.
Livraison pour le clan Awa
Je ne sais pas comment ils ont su qu'on était au temple de Soshi
mais ils nous ont bien eus.
Tobei, ne décourage pas.
Je t'ai dit qu'un tour de magie est toujours truqué.
Écoutez tous.
Il y a forcément une explication à ce tour.
Et je vais vous la montrer.
Okada !
Viens !
Sale chien de samouraï !
L'explication, c'est lui.
Maître !
Voulez-vous que je le tue ?
Nous allons voir comment il survivra, déchu de son statut de samouraï.
C'est la pire des punitions.
Où est sa maîtresse ?
La bande Kumokiri l'a enlevée.
Comment ?
On ne veut plus de lui ! Chassez-le !
Debout ! Allez !
Avance !
Masazo.
Le porteur de cette lettre est bien de la bande Kumokiri ?
Oui. Il m'a dit s'appeler Kumagoro.
Je n'ai pas été assez fort pour l'arrêter.
Ce n'est pas grave.
Ce Kumokiri...
Il nous propose d'échanger Omaki contre la fille qu'on a arrêtée.
Cependant, il nous fixe ses conditions.
Les voici.
Chacun de nous enverra un homme récupérer l'otage.
L'échange aura lieu
aux bains publics d'Ogi,
dans le quartier de Koami.
À 16 heures précises,
chacun enverra son otage dans l'établissement.
Les femmes portant les numéros L-6 et Ha-9,
vous êtes attendues.
Les femmes portant les numéros L-6 et Ha-9,
vous êtes attendues.
Qu'est-ce que vous faites ?
Vous êtes attendues dehors.
L-6 et Ha-9 !
Dépêchez-vous ! Arrêtez de lambiner !
Chacun viendra en palanquin.
Le nôtre attendra devant les bains.
Celui de Kumokiri sera de l'autre côté.
C'est un arrangement entre hommes d'honneur.
Personne d'autre ne devra intervenir.
Roku et Ochiyo arrivent !
Bonjour.
Chef, désolés d'être en retard.
Content de te revoir.
Vous semblez aller bien.
Elle mérite vos félicitations.
Elle mène Matsuya par le bout du nez.
Vraiment ?
Je t'en prie, assieds-toi.
Chef,
puisque tout le monde est là...
Oui, commençons.
Denjiro, monte la garde dehors.
Tout d'abord,
en ce qui concerne Omatsu...
je ferme les yeux sur tout.
Impossible...
Chef, je suis prête à être punie.
Tu te rachèteras avec ta prochaine mission.
Tu as compris, Omatsu ?
Mais, chef, je...
Omatsu !
Tu as bien compris ?
Écoutez-moi.
Vous pouvez continuer à boire.
Les gens disent que voler
est le moyen le plus simple de gagner de l'argent.
Je suis d'accord.
Mais maintenant,
ma tête est mise à prix 1000 ryos.
Très bien.
Même si l'on se sacrifie, abandonnant toute vie sociale,
l'existence d'un bandit se termine toujours pareil.
Il finit pendu et son nom est oublié.
Heureusement,
nous avons eu beaucoup de chance durant ces 10 années.
Et maintenant, le nom de Kumokiri
est célèbre dans tout le pays.
Nous avons gagné suffisamment d'argent
pour vivre bien.
Par conséquent,
j'ai décidé que l'affaire d'Owari
serait notre dernière opération.
Ne l'oubliez pas.
Et encore une fois... Encore une fois...
faites de votre mieux.
Chef...
nous allons arrêter ?
Nous ne volerons plus.
La bande Kumokiri
va disparaître.
Voilà ma décision.
Même si l'on ne commet plus de vols,
les gens ne croiront pas à notre disparition.
Ils penseront qu'un jour,
nous passerons de nouveau à l'attaque.
Cette croyance les empêchera de dormir.
Les gens qui exercent le pouvoir
et ceux qui s'engraissent sous leur protection...
ils auront toujours peur de nous,
même longtemps après notre mort.
En dissolvant la bande Kumokiri,
nous leur laisserons ce petit cadeau.
Êtes-vous d'accord ?
Nous sommes tous d'accord.
Nous vous avons confié nos vies.
Nous ferons ce que vous voudrez.
Vous m'avez compris.
Je vous en remercie.
Je suis venu seul, comme vous me l'avez demandé.
Que voulez-vous me vendre ?
La véritable identité de Nizaemon Kumokiri.
Intéressant.
Mais ce n'est pas de l'argent que je veux en échange.
Monsieur, qui êtes-vous ?
Je ne conclus pas de marché
sans savoir à qui je m'adresse.
Je suis le masseur ligoté chez Musahiya.
Monsieur le masseur...
qu'avez-vous à me révéler ?
Je connais le visage de Kumokiri.
Comment ?
Il y a 10 ans,
j'étais un samouraï du clan Owari.
Je m'appelais Sajuro Tomizuka.
À l'époque,
le calme régnait mais brusquement, tout a basculé.
Kuranosuke Tsuji a été accusé de détournement de fonds.
"Kuranosuke Tsuji, un responsable des finances,
"a détourné les fonds de notre clan
"et, qui plus est, a nié les faits. En tant que samouraï,
"sa conduite est impardonnable.
"Il est condamné à se faire hara-kiri.
"Son nom de famille sera rayé.
"Tous ses proches
"seront très sévèrement punis.
"Tsugutomo Owari."
Cependant, Kuranosuke, désobéissant à ce jugement,
s'est enfui
avec son frère cadet, lori.
Judayu Araki, vassal de notre seigneur,
nous a envoyés à leur recherche.
Nous les avons traqués jusqu'au mont Bodai
et nous nous sommes battus comme des diables.
Quelque temps après...
quand j'ai repris mes esprits,
les deux frères avaient disparu.
Rentrer sans leurs têtes signait mon arrêt de mort.
Alors,
j'ai coupé celles de camarades
pour ne pas revenir bredouille.
Je voulais survivre.
C'était le seul moyen...
de sauver ma peau.
Sept samouraïs sont morts pour ces deux têtes ?
Oui, je suis désolé.
Bien. Vous n'y êtes pour rien.
Vous êtes l'unique témoin ?
Oui, il ne reste que moi.
Beau travail. Apportez-moi ces têtes.
Monsieur,
je commence à comprendre ce que vous voulez.
Je vous promets d'exaucer votre souhait.
À une condition.
Je sais.
Vous voulez à tout prix...
la tête de Nizaemon Kumokiri, n'est-ce pas ?
Registre des jugements du clan Owari
Château d'Edo
Shikibu,
tu n'as pas pu empêcher les vols chez Omiya et Musashiya.
Malgré les réprimandes des conseillers shogunaux,
tu refuses de donner ta démission.
J'admire ton cran.
Je...
Penses-tu pouvoir l'arrêter ?
Bien sûr que oui.
Je suis à deux doigts de découvrir
qui est vraiment Nizaemon Kumokiri.
De plus, j'ai un homme capable de l'identifier.
Comment ?
Kumokiri était un samouraï du clan Owari.
Il y a 10 ans, un responsable des finances du clan
aurait détourné des fonds.
Je pense
que Kumokiri a un lien avec cette affaire.
Nous allons probablement bientôt
éclaircir ce mystère.
Tu parais si sûr de toi
que je vais te faire confiance.
Mais, Shikubu...
Tu ne manques pas d'audace.
Il s'agit, certes, d'un grand bandit
mais si tu échoues, je serai obligé de me faire hara-kiri.
Pardonnez-moi.
C'est pas ce qui était convenu !
Je veux voir votre chef !
On va t'envoyer sur l'île de Hachijo !
Je vous en supplie ! Faites pas ça !
Takase.
Pour l'affaire d'Owari, nous n'avons pas encore
les détails du vol que va commettre Kumokiri.
Mais ça sera l'occasion rêvée pour l'arrêter enfin.
Attends-toi à devoir accomplir ta mission la plus difficile.
Je suis prêt à tout.
C'est un impitoyable scélérat qui enfreint nos lois !
Ceux qui enfreignent les lois sont des bandits.
Ceux qui les font et les suivent sont des gens bien.
Est-ce le fond de ta pensée ?
Par exemple...
Je te donne un exemple.
Imagine que tu sois victime d'une fausse accusation,
que ton nom de famille soit rayé, qu'il faille te suicider,
que tous tes proches soient sévèrement punis
et qu'en plus,
tu perdes la femme que tu aimes.
Comment réagirais-tu ?
Si un homme qui a connu ces épreuves défie les lois
pour venger les siens,
même s'il s'agit de ton devoir,
seras-tu capable...
de l'arrêter ?
Très bien. Vas-y.
Et reviens sain et sauf.
Edo
Owari - Nagoya
Ravi de vous revoir.
Ravi de vous revoir.
Ici, nous vendons aux grossistes.
Notre commerce s'étend à Kyoto, Osaka, Edo.
Nous allons jusqu'à Sendai au Nord et Hakata au Sud.
Notre chiffre d'affaires global
est 10 fois celui de ce seul magasin.
Ravi de vous revoir.
Et voilà le magasin de détail.
Ça marche très bien.
Ravi de vous revoir.
Content que votre voyage se soit bien passé.
Merci de m'avoir remplacé.
Dis...
Réunis tous les employés pour que je fasse les présentations.
Tout de suite.
Ici,
ce sont tes appartements.
Qu'ils sont mignons !
Eux, tu ne peux que les aimer.
Elle est extraordinaire.
Tu trouves, toi aussi ?
Écoutez tous.
Cette femme est la fille cachée d'un aristocrate de Kyoto.
Le destin nous a réunis et nous nous sommes fiancés.
Nous célébrerons bientôt notre mariage.
À partir d'aujourd'hui,
considérez-la comme mon épouse et respectez-la.
Je vous le demande. D'accord ?
Et puis, comme nous allons nous marier,
tu devras apprendre le commerce, la gestion des employés
et la comptabilité.
Je vous prie de l'aider.
Vous avez compris ?
Je m'appelle Ochiyo.
Je n'ai aucune expérience mais je compte sur vous pour apprendre.
Les jeux sont faits ! Impair !
Monsieur le commis, vous voulez des jetons ?
Je sais ce qu'est la malchance.
Merci, mais ce n'est pas un bon soir. Je m'en vais.
Vous disparaissez, comme "nuages et brume" ?
Bon sang...
M. Le commis de Matsuya...
Ou dois-je t'appeler Sanji, de la bande Kumokiri ?
T'es de la bande Akatsuki ?
Je suis Fukuemon, l'ancien bras droit du chef.
On s'est jamais parlé à Edo
mais je te connaissais de vue.
Je pensais pas du tout te voir ici, à Owari.
On fait le même métier. Tu m'accompagnes ?
C'est lui ?
Bien visé !
J'ai de la chance !
Je rencontre un des hommes de la bande Kumokiri !
Tiens. Prends ça.
Tu rembourseras tes dettes au magasin.
Et garde ce qui reste pour toi.
Que j'ai chaud ! Je crève !
Ça m'embête de te devoir de l'argent mais...
Je te le rendrai sans faute.
À Edo, vous nous avez piqué notre coup
et tous mes camarades ont été arrêtés.
J'y suis pour rien.
Écoute, écoute... Écoute.
En échange, dès que tu pourras le savoir,
dis-moi discrètement
où sont cachés
les coffres de Matsuya et les clés correspondantes.
Je peux pas trahir mon chef !
Tu parles !
C'est déjà fait.
Tiens, le commis de Matsuya ! On s'amuse en cachette ?
Je peux pas...
Quelle main bien ferme...
Ça me manquait, des mains si fermes.
Sers-moi à boire.
C'est la fille de Chushichi,
un voleur, copain de longue date.
Je l'ai rencontrée par hasard et on s'est associés.
Si tu passes de notre côté,
tu pourras faire d'elle ce que tu voudras.
De toute façon, on est du même monde.
Bois... Allez, bois...
Ils sont là ! Moi, j'ai rien à voir avec eux !
Oublie pas ! On se retrouve à l'endroit habituel.
Ces temps-ci, tu sors trop la nuit.
T'es poursuivi pour avoir triché au jeu ?
Que s'est-il passé ?
J'en peux plus...
La police vient de faire une descente dans le quartier des plaisirs.
Deux hommes et une femme se sont enfuis.
C'était toi, hein ?
J'ai été reconnu par Fukuemon, de la bande Akatsuki.
Fukuemon ?
Il sait que t'es commis chez Matsuya ?
Il a dû comprendre que c'était notre cible.
Kichigoro, que fait-on ?
Pardon !
Pardon...
Sanji, il faut absolument que tu retrouves
la maîtresse de Fukuemon.
D'accord ?
Je sais pas qui c'est.
Si... Elle s'appelle Omaki.
Omaki ?
Quoi ? Elle travaille pour la police ?
Imbécile ! Va l'éliminer tout de suite !
D'accord !
Omatsu,
suis-le.
Kumagoro, va informer notre chef au col d'Uzunoya.
Il faut faire taire Fukuemon, sinon, on est perdus !
Omaki...
Celui qui touche à ma femme, je le tue !
Qu'est-ce qui vous prend ?
Pourquoi moi ?
Crève !
Je ne veux pas mourir...
Je ne veux pas mourir...
Vous pouvez me frapper, me donner des coups, je parlerai jamais !
Je veux voir votre chef !
Crie pas comme ça ! Calme-toi !
Allez, encore ! Frappe-moi !
Mais vous allez le regretter !
Il doit savoir quelque chose.
Je croyais qu'il mentait
mais on dirait qu'il a des informations.
Alors ?
Le clan Owari nous prête son messager officiel.
Il faut deux jours pour aller à Edo.
Oui, si vous me croyez pas, écrivez à votre chef.
Dites-lui que je connais le commerçant d'Owari
auquel Kumokiri va s'attaquer !
Vous aimeriez tant le savoir.
Avance !
Écoute, Kumagoro.
Tu soudoies des porteurs.
Il faut que tous les deux soient dans des palanquins avant Hamamatsu.
Tu dois faire preuve d'habileté.
Pour éliminer Yanagi, la meilleure fine lame de la police,
il n'y a qu'un seul moyen.
Le tuer dans un palanquin.
Kumokiri,
tu pensais nous piéger ?
Dégagez ! Dégagez !
M. Koshuya, avec cet argent,
je mets fin à l'accord que nous avons passé.
Que voulez-vous dire ?
Ochiyo et moi
avons décidé de nous marier.
Elle va devenir mon épouse.
Si elle vous voit,
elle risque de souffrir en se souvenant
qu'au début, notre liaison était arrangée.
M. Koshuya,
pour la première fois, malgré mon âge, je suis follement amoureux.
Oui, je suis sincère.
J'ai compris.
Pour le bien d'Ochiyo
et pour le bonheur de votre couple,
je vais disparaître.
Voilà qui me rassure.
Je vous remercie
du fond du cœur.
Allons,
regardez-la de loin
une dernière fois.
Tôfu grillé, surimi, sushi !
Puis-je voir ce que vous avez ?
Oui.
Ne prends pas de risques.
Sanji a été tué.
Personne ne pouvait venir.
La prochaine fois, envoie quelqu'un d'autre.
- Ochiyo... - Je t'écoute.
Le message ?
Denjiro a informé la police.
Mais ils ignorent où et quand nous agirons.
La Force Spéciale est arrivée d'Edo.
Notre chef vous demande de faire vite.
Notre chef ?
Il est à Owari ?
Je ne sais pas. Son message m'a été transmis par Kichigoro.
J'aurai les informations
avant le mariage qui aura lieu dans 3 jours.
- Je t'ai fait attendre. - Vous voilà !
Achète-lui quelque chose.
Je ne veux rien.
Ça ne se fait pas.
Jeune homme... Ceci est pour toi.
Mais c'est beaucoup trop.
Acceptez-le. Au revoir.
Merci beaucoup.
Madame Ochiyo semble être prête, Monsieur.
Ah bon...
C'est magnifique !
Vous pouvez vous retirer.
Tu es splendide !
Mes employés ont vraiment raison.
Tu es une nymphe.
Tu es une nymphe.
Ce parfum...
cette poitrine...
ce corps...
Tu es une véritable nymphe.
Moi, je possède une véritable nymphe.
Moi...
je possède une véritable nymphe !
Bonjour, Madame Matsuya.
Bonjour.
Ochiyo,
où sont les coffres et les clés ?
Nous venons de nous marier.
Je ne peux pas déjà le lui demander.
Dépêchez-vous, tout de même.
Le chemin n'est pas très praticable. Prenez garde !
Chef, faites attention à vous.
Après cette opération,
je vous rejoindrai.
Quelle prière fais-tu ?
Je prie pour votre santé et votre prospérité.
Ne t'inquiète pas pour cela.
Des dizaines de milliers...
Non, des centaines de milliers de ryos me protègent.
Comment cela ?
Tu te tiens précisément
sur l'énorme fortune des Matsuya.
Mes coffres se trouvent
juste ici, sous tes pieds.
Sous l'autel d'Inari, il y a un espace vide.
C'est là que se trouvent mes coffres.
Mais alors,
où avez-vous mis les clés correspondantes ?
Leur avez-vous trouvé une cachette ?
Ces clés
sont dans un endroit très simple.
Et puis,
je les change souvent de cachette.
Ces cachettes...
personne ne les connaît.
Personne ne les trouvera.
Je suis le seul à savoir
où je cache mes clés.
Content de te revoir, Nizaemon Kumokiri.
Qui es-tu ?
Le masseur que vous avez ligoté chez Musashiya.
Et puis,
il y a 10 ans...
Il y a 10 ans ?
Je n'ai pas pu te tuer. À cause de ça, ma vie a été...
Je suis devenu masseur pour échapper à mes poursuivants.
Mais la chance commence à me sourire.
Iori Tsuji !
Tu n'oseras pas me tuer ici.
C'est un sanctuaire.
Dehors, il y a ton ancienne fiancée, protégée par des gardes.
J'étais certain de ta réaction.
Cette fois, j'ai gagné. J'ai gagné.
Cette fois, c'est moi le vainqueur. J'ai gagné.
Iori, nous nous revoyons enfin.
Nizaemon Kumokiri...
Non, lori, mon frère cadet,
j'ai un service à te demander.
Pendant ces 10 années,
rongé par la rancune,
j'ai attendu cette occasion inespérée.
Cette occasion inespérée ?
Oui. Regarde.
Dans 10 jours aura lieu
la cérémonie de passage à l'âge adulte de Shojumaru.
Pendant le banquet, ils vont tous boire.
Le seigneur Tsugutomo Owari passera la nuit
dans son palais privé de Momiji avec sa femme et son fils.
Il y aura au maximum 10 samouraïs de garde.
Ce palais
se trouve là.
Comme tu le sais,
en cas d'urgence, le seigneur quitte le château par ici.
Cet étang est profond.
Mais nous pouvons le traverser pour entrer dans le château.
La présence du seigneur Tsugutomo Owari
sera pour nous une occasion inespérée.
Le Ciel nous envoie cette chance.
J'ai décidé de mourir à cet endroit.
Depuis 10 ans, je rêve de ce moment.
Et le voilà qui arrive enfin.
Iori, peux-tu m'aider
à mourir dignement ?
Je t'en prie... Je t'en supplie !
Iori Tsuji est mort il y a 10 ans,
dans les flammes.
Celui qui se trouve devant toi
est un bandit insaisissable comme les nuages et la brume,
qui viole constamment les lois.
Il s'appelle Nizaemon Kumokiri.
Pendant toutes ces années,
ce Kumokiri
a commis des crimes qui ont forgé sa réputation.
Pour préserver ce style de vie,
je suis obligé de refuser ta demande.
Alors tu ne regrettes pas d'être devenu un bandit ?
Si je le regrette ?
Il m'est impossible d'éprouver ce sentiment.
Je suis un voleur et je me confronte seul
aux lois établies par des samouraïs pour se protéger.
C'est un véritable plaisir. Je vis des moments forts.
Beaucoup plus forts que ces samouraïs qui ne sont qu'apparence.
Pendant ces 10 années, je me suis bien amusé.
Alors tu ne vas pas exaucer
la dernière prière de ton frère ?
Iori !
Je suis désolé.
Dans ma vie, il n'y a plus ni château, ni seigneur.
Et même Oshino que j'aimais n'existe plus.
Ils font uniquement partie de mes rancunes.
De toute façon, nos conceptions de la vie et de la mort
sont totalement opposées.
Elles n'ont rien à voir.
C'est tout ce que je peux te dire.
Vaut-il mieux vivre comme toi
ou mourir comme moi ?
Je n'insisterai pas.
Je ne suis plus ton aîné.
Et tu n'es plus mon cadet.
Même si je n'ai aucune chance de réussir, moi, Kuranosuke,
j'agirai seul.
J'agirai seul...
Êtes-vous réveillée ?
Monsieur est déjà parti ?
Oui, très tôt pour une affaire urgente.
Ah bon ? Moi, je vais dormir encore un peu.
Tu peux te retirer.
Qu'en dites-vous ?
Est-ce bien votre commis qui avait disparu ?
Oui, sans aucun doute.
Il s'agit peut-être d'un suicide amoureux.
Non, ils ont dû être assassinés pour trahison.
Ils seraient avec Kumokiri ?
Lui, c'est peut-être un de ses hommes.
D'autres ont dû s'infiltrer chez Matsuya.
Il y a peut-être une histoire de dettes de jeu.
Auriez-vous une idée ?
Non...
Aucune.
Jihei, peux-tu changer ce store ?
Bien.
Je te remercie.
Dis au chef
que je me procurerai les clés avant demain soir.
Vous êtes sûre d'y arriver ?
Elles sont cachées
dans un endroit tellement simple qu'on n'y pense pas.
On n'y pense pas...
Je vais essayer de les trouver aujourd'hui.
Ochiyo,
si vous n'en êtes pas sûre, je ne peux pas le dire au chef.
Je n'ai jamais échoué !
Je compte sur toi.
Oui.
J'espère que Matsuya ignore
que nous connaissons son passage secret.
Oui.
C'est son 1er commis, Sakuzo, qui m'en a parlé
en tête-à-tête.
Je ne sais pas à combien s'élève
la fortune de M. Matsuya.
Qui plus est, j'ignore où se trouvent les coffres et les clés.
Seul notre patron le sait.
Le père de M. Matsuya m'a juste révélé
l'existence d'un passage secret.
C'est le père de M. Matsuya qui lui en a parlé ?
Ce passage secret
va d'ici jusque-là.
Tôbei.
Je te félicite.
Toutefois,
nous ne savons toujours pas où sont les coffres.
C'est regrettable.
Non.
Une enquête trop poussée éveillerait les soupçons de M. Matsuya.
Dans ce cas-là, Kumokiri ne passerait pas à l'action.
Notre enquête
doit être la plus discrète possible.
D'autres membres de la bande seraient chez Matsuya ?
Quelqu'un a dû s'introduire
tout près de lui.
Vous êtes parti bien tôt ce matin.
La police m'avait convoqué.
Un de nos employés, Sankichi, a été assassiné.
Sankichi ?
Ochiyo, écoute.
Demain matin,
partons en barque à la villa de Saya. D'accord ?
Ce soir, tous les marchands seront au château
pour la cérémonie de passage à l'âge adulte de Shojumaru.
Pourquoi un départ si précipité ?
Tu es la personne que j'aime le plus au monde.
Je ne voudrais pas qu'il t'arrive malheur.
Partons demain pour notre villa.
Accepte.
Je ne partage pas vos craintes
mais puisque vous insistez...
C'est décidé. Très bien. C'est décidé.
Encore un de vos caprices !
Tu t'es attaché à elle, hein ?
Ces clés sont dans un endroit très simple.
Comment tu vas, toi, aujourd'hui ?
Comment tu vas ?
Et puis, je les change souvent de cachette.
Kichigoro...
Voilà l'argent.
Chef...
Allez ! On file !
Ochiyo, bravo pour votre exploit.
Arrêtez !
Chef, qu'y a-t-il ?
C'est étrange.
Ce n'est pas normal.
Les grenouilles...
Elles ne coassent plus.
Chef...
que fait-on ?
Calmez-vous !
Que fait-on ?
Sauvons-nous par le côté.
Pas de panique.
D'accord ?
Roku, dépêche-toi !
Roku, qu'est-ce que tu fais ?
Ochiyo !
Ochiyo !
Chef, le passage secret !
Allez-y !
Dépêchez-vous !
Chef, vite !
Chef !
Ochiyo !
Fuyez...
Fuyez !
Roku !
Fuyez !
Sauvez-vous !
Ochiyo !
Roku !
Ochiyo !
Ochiyo, viens !
Chef...
Chef, impossible de sortir.
Bon. Réveille les employés.
Ochiyo, par où rejoint-on les douves ?
Au feu ! Au feu !
Réveillez-vous ! Au feu !
Au feu ! Réveillez-vous !
Voilà la porte !
Kumagoro, accompagne Ochiyo.
- Chef ! - Vas-y !
Rendez-vous au temple Juzen à Kyoto.
Le temple Juzen, tu as compris ?
Attends-moi là-bas !
Ochiyo !
Ochiyo, va-t'en !
- Chef ! - Va-t'en.
Chef !
Va-t'en.
Va-t'en.
Va-t'en, Ochiyo !
Va-t'en.
Va-t'en !
- Chef... - Ochiyo !
Ochiyo, vite !
Kumagoro, sauve notre chef !
- Sauve-le ! - Vite...
Kumagoro, sauve notre chef !
Enfin, nous allons nous affronter.
Me revoilà !
Moi, Okada, je viens vous montrer comment se venge
un chien de samouraï !
Chef, dépêchez-vous !
Je suis pas un chien... Pas un chien...
Je suis un samouraï.
Chef !
Ils sont en bas du fossé !
De toute ma vie...
je n'ai jamais négocié de pire affaire !
La police urbaine n'a trouvé
nulle trace de Kumokiri.
Bon sang... Nous étions à deux doigts de l'arrêter.
Un étrange vieil homme est ici.
Nous ignorons son nom.
Il veut vous parler au sujet de Kumokiri.
"Ont été arrêtés :
"Kichigoro,
"Omatsu, Shichimatsu
"et trois autres bandits.
"Ont été tués :
"Rokunosuke et 16 autres bandits.
"Sont poursuivis :
"Nizaemon Kumokiri, leur chef,
"Ochiyo, Kumagoro
"et Jihei."
Est-ce bien cela ?
C'est tout à fait exact.
Nous nous étions vus
dans une auberge à Edo.
Oui. Je me souviens de vous.
Que voulez-vous ?
C'est moi...
C'est moi...
Je suis celui que vous recherchez, Nizaemon Kumokiri.
Vous prétendez être Nizaemon Kumokiri ?
Est-ce vrai ?
Oui. C'est tout à fait vrai !
Le Ciel m'en est témoin.
C'est la vérité.
Écoutez tous.
Pour toutes ces années de bons et loyaux services,
moi, Nizaemon...
je vous remercie...
du fond du cœur.
Merci à vous.
- Arrêtez-le ! - Non.
Il s'est rendu de lui-même. C'est inutile.
Nizaemon Kumokiri.
Avant l'interrogatoire officiel,
je voudrais savoir une chose.
Que ressentez-vous...
à cet instant ?
Eh bien...
Je suis une branche de bambou qui s'est rompue
sous le poids de la neige.
Maintenant qu'elle a cédé,
elle réalise sa légèreté sans cette neige qui la recouvrait.
Je n'ai trouvé aucune raison de vivre.
Mais j'ai enfin trouvé
une façon de mourir
qui ne soit pas vaine et qui soit digne.
À votre mort,
votre nom disparaîtra.
Mais je veillerai...
moi, Shikibu Abe...
sur votre tombe.
Je vous remercie.
Pour préserver son souvenir,
j'ai fait venir ses effets personnels d'Owari.
Il a dérobé quelque 100 000 ryos
mais il vivait modestement.
Cela reflète bien sa personnalité.
Et maintenant, que veux-tu me demander ?
Voici.
Tout est écrit.
Alors...
tu veux démissionner ?
Vous avez deviné juste. Je regrette.
Je vous prie de bien vouloir l'accepter.
Tu as fait arrêter un grand voleur
et tu seras bientôt félicité par le Shogun.
Pourquoi démissionnes-tu ?
Je voudrais connaître ta raison. Dis-la-moi.
Je n'ai pas de raison particulière.
Mais, en quelque sorte,
je souhaite être sanctionné à mon tour.
Sanctionné ?
Je suis un être humain, tout comme lui.
Nous devons tous accepter les sanctions.
Derrière cette affaire,
tu as certainement dû entrevoir
la corruption des hommes de pouvoir.
Mais, Shikibu...
Très bien.
Tu peux disposer.
Attends !
Ses affaires...
je te les confie.
À partir d'aujourd'hui,
le nom de Kumokiri sera effacé du registre des arrestations.
Je le fais pour toi.
Excusez-nous.
Quatre bandits de la bande Kumokiri
ont été exhibés en ville et exécutés.
Impossible...
De toute façon,
nous devons aller au rendez-vous.
Impossible...
Ochiyo !
Crois-tu vraiment
que notre chef a été exécuté ?
Peut-être...
L'annonce est officielle.
Et puis, ils ont été exhibés en ville.
Ça doit être vrai.
Moi, je n'y crois pas.
Notre chef ne peut pas mourir.
Il est certainement vivant.
Je suis sûre qu'il est vivant.
Ochiyo !
Je n'irai pas à Kyoto
avant de l'avoir retrouvé.
Alors, vous voulez retourner à Owari ?
Non ! C'est du suicide !
Ochiyo !
Chef...
Merci pour ton aide.
Kichigoro,
Shichimatsu,
Omatsu...
ils ont été exécutés.
Kichigoro m'a parlé de loin avec ses yeux.
Il m'a demandé de vous protéger.
Et puis...
à votre place...
ils ont exécuté le bonze que j'avais rencontré pour vous.
Il fermait les yeux.
Il était serein
et souriait même légèrement.
Alors...
ils sont tous morts ?
Chef !
Moi, je suis là.
Kumagoro...
es-tu prêt à me suivre n'importe où ?
J'irai n'importe où, tant que je reste avec vous.
Il pleut à verse.
Shojumaru.
Oui.
Tu es adulte, désormais.
J'ai quelque chose à te dire.
Plus tard, tu me succéderas à la tête du clan Owari. Écoute bien.
Oui.
Il y a quelques années, ce palais de Momiji
tombait en ruine.
Nous avions la réputation d'un clan puissant
mais les catastrophes naturelles dévastaient notre territoire.
Notre clan avait de graves problèmes financiers.
Un seul idiot
n'était pas au courant de ces difficultés.
C'était moi.
Le règne du 6e Shogun,
Ienobu Tokugawa,
n'avait duré que 2 ans, du fait de sa maladie,
et son successeur n'était pas encore désigné.
Seigneur,
vous appartenez à l'une des trois familles directes du Shogun.
Vous aviez raison de prétendre
à sa succession.
J'avais raison
mais notre état financier ne le permettait pas.
J'ai acheté
les conseillers shogunaux et l'aristocratie
pour rivaliser avec la famille Kish.
Nos dettes se sont accumulées
et l'état de nos finances était catastrophique.
Le 8e Shogun a été choisi dans la famille Kish ?
Mais je ne le regrette pas.
J'en suis uniquement désolé pour mes hommes.
Ils ont essayé,
en tant que responsables des finances,
de rembourser nos dettes.
Ils se sont donné beaucoup de mal
pour sauver l'honneur du clan Owari.
Merci de cette reconnaissance !
Vos paroles viennent d'effacer
10 années de souffrance !
Moi aussi !
Moi aussi !
Moi aussi !
Ce n'est pas mon cas.
Vous ne me reconnaissez pas ?
C'est impossible.
Un visage qui vous fait faire
des cauchemars depuis 10 ans,
vous ne pouvez pas l'oublier.
Qui êtes-vous ?
C'est moi.
Seigneur,
heureux de vous revoir.
Je suis un ancien responsable des finances,
Kuranosuke Tsuji !
Kuranosuke Tsuji ?
Vous étiez libre
de vouloir devenir Shogun.
Vos hommes étaient également libres
de gérer les finances du clan.
Mais ces libertés ont fait naître
votre ambition égoïste.
Et pour régler notre problème de dettes,
vous avez laissé accuser un innocent de détournement de fonds
et fait assassiner toute sa famille.
Vous pensiez protéger l'honneur du clan.
Comment pouvez-vous justifier de tels actes ?
Vous avez cru vos hommes
qui se disaient loyaux.
Or dans leur unique intérêt,
ils ont écrasé l'un des leurs
comme un vulgaire insecte.
Tous ces hommes impitoyables
sont réunis ici aujourd'hui !
Il y a 10 ans,
Kuranosuke s'est enfui
après l'incendie de sa maison
et le meurtre de sa mère, sa femme et son enfant.
Alors maintenant,
c'est à moi de vous tuer !
Mère !
Mère !
Iori...
Iori !
Oshino...
Oshino...
Oshino !
Laisse-moi passer !
Attendez !
Oshino...
Je ne t'en veux pas d'en avoir épousé un autre.
Allez !
Laisse-moi passer !
Vous vous trompez !
Vous vous trompez !
Vous vous trompez !
Cet enfant, c'est le vôtre !
C'est votre fils !
J'étais certaine...
que vous étiez vivant.
J'attendais de vous revoir
pour vous présenter votre fils.
Je n'ai pensé qu'à ça.
Je n'ai pensé qu'à ça.
Je n'ai pensé qu'à ça.
Je n'ai pensé qu'à ça...
Iori...
Fermez la porte.
Ce que vous venez d'avouer...
personne ne doit le savoir.
Sinon, c'en est fini du clan Owari.
Ou...
Non,
Oshino,
vous devez mourir.
Crève !
Chef !
J'ai trouvé une issue juste derrière !
Dépêchons !
Oshino...
Chef, vite !
Dépêchez-vous !
Bon sang...
Iori !
Oshino, lève-toi !
Oshino, monte !
Iori...
Iori !
Oshino !
Iori !
Chef !
Chef !
- Partez, vite ! - Chef !
Brûlez la barque !
Oshino !
Kumagoro !
An 7 de l'ère Kyoho (1722) - Automne
"À la mémoire de Nizaemon Kumokiri" Shikibu Abe
FIN
Adaptation : Nathalie Casier - Katsura Quine jure
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