All language subtitles for Grosse.Pointe.Blank.1997.720p.BluRay.x264.[YTS.MX]-French

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Mille balles .380, � fragmentation.

C'est parfait. Num�ro de compte : 65934752.

Effectuez le transfert au compte 619718

5753.

- Compris. - Merci.

Monsieur ?

- Quoi ? - Je veux vous lire quelque chose.

- Je travaille, Marcella. - C'est important.

D'accord.

"Chers anciens de l'�cole secondaire de Pointes.

"Pouvez-vous croire que �a fait dix ans que vous avez quitt� Grosse Pointe ?

"O� �tes-vous aujourd'hui ?

"En route vers l'�tranger sur un canot, comme Brook Stinson ?

"Ou peut-�tre �tes-vous responsable des apparitions publiques de la N.F.L.,

"comme Leslie Gunther.

"Sandy Glasser poss�de une fromagerie.

"Les albums de finissants �voquent tant de souvenirs.

"Certains sont bons, d'autres mauvais, mais ils sont tous int�ressants.

"Quand des nouvelles de vous parviennent jusqu'ici,

"tout le personnel de l'�cole est fier de vos accomplissements."

Un instant.

"En tant que finissant de l'ann�e 1986,

"vous �tes une personne sp�ciale.

"N'oubliez pas que vous n'irez nulle part

"si vous n'apprenez pas � y aller � temps."

- J'ignore ce que �a veut dire. - D�chirez �a.

�a aurait pu vous int�resser.

Pour ouvrir de nouveaux comptes, cr�er un r�seau.

Arr�tez. Vous connaissez mon travail.

Je viens de parler avec un client tr�s insatisfait.

Et pourquoi serait-ce mon probl�me ?

J'ai seulement �t� pay� pour le cycliste.

Essayez de savoir ce que Grocer faisait l�.

- Peut-�tre qu'on parlera ensuite. - M. Grocer veut vous parler.

Transf�rez-le-moi.

Martin, o� es-tu ?

- � Budapest. - La cit� des cath�drales.

Oui, je te vois sur le pont du Danube.

- J'aimerais te parler. - Envoie un courriel.

J'aimerais te parler face � face et seul � seul.

- Tu veux bien ? - Oui, j'aimerais bien te voir.

- D'accord. Comment vas-tu, petit ? - Comment vas-tu ?

- Bien. - Bien.

La t�l�pathie, la projection astrale.

Te voil�.

Que puis-je pour toi ?

J'essaie de mettre sur pied une association qui permettrait

� ceux de notre rare profession d'�viter les chevauchements g�nants.

- Comme un syndicat ? - Non. Un genre de club.

- On travaille moins pour gagner plus. - Excellente id�e, mais non, merci.

Non.

- Tu te souviens de Burma ? - Oui.

Cet idiot de g�n�ral Kwang ?

Tu �tais un colonel dans cette arm�e.

Oui. Il t'a vendu les r�servoirs.

- Envoy�s en Alabama. - Des T-34. J'ai perdu beaucoup.

- C'�tait amusant. - C'est ce que je dis.

On pourrait travailler ensemble de nouveau.

Gagner beaucoup d'argent, tuer des gens importants.

Je veux organiser un arrangement pour accorder des parts

directement sur le terrain.

Tu serais le pr�sident de cette organisation,

ou peut-�tre une figure paternelle pour moi.

Un p�re ? Je te donnerai la fess�e.

Oublie �a.

Les employeurs nous ont � rabais.

- On est bien plus nombreux. - Apr�s Berlin, que faire ?

- Le bloc sovi�tique s'�croule. - March� inond�.

C'est � �a que je pense. Des n�gociations g�n�rales.

D'accord ?

Je ne veux pas travailler contre toi.

- C'est r�el. - � quel point ?

Les fr�res Morango. Allemands de l'Est, anciens de la Stasi.

- Je ne les aime pas. - Les gouines des Philippines.

- La petite bonne. La naine. - Les tueuses au couteau.

- Les reines du coup d'h�tel. - Ta nouvelle �quipe.

- Tout le monde participe. - Pas moi.

N'essaie pas de m'avoir dans ta petite association.

D'accord, la vie est pleine de secondes chances.

Voici ta deuxi�me chance. R�fl�chis au fait de te joindre � moi.

- Penses-y, d'accord ? - Je vais y penser.

- Je finirai par t'avoir. - Tu auras quoi ? Va-t'en.

- Bing-bing. Bang. Popcorn. - C'est �a.

- Content de t'avoir revu. - Oui, moi aussi, vieux.

Tu aimes le nord-ouest du Pacifique ? La brume et tout ?

Je n'y suis pas all� depuis des ann�es.

- On se reverra. - Oui. Tu as l'air en forme.

Content de t'avoir revu. Conduis prudemment.

- Oui. - "Alors revenez

"vers le vieux ch�ne, petits bourgeons.

"Le comit� des retrouvailles de l'�cole Pointes."

Vous �tes cong�di�e. Cessez de lire �a.

Ne raccrochez pas. Vous avez lu l'annonce d'hier ?

- Un instant. - C'est en fran�ais.

C'est un bateau de Greenpeace. Ce serait si facile.

Pas question.

J'ai des scrupules.

Tout est pr�t pour mon arriv�e � Miami ?

Oui, monsieur.

Bien, bien.

Tout va bien, monsieur ?

Vous n'�tes pas vous-m�me ces derniers temps.

Si je peux me permettre, monsieur, est-ce le travail ?

�a vous affecte ?

Quand on re�oit une invitation

pour ses retrouvailles du secondaire,

on voit que le temps passe.

C'est la notion de la mortalit� ou la peur de la mort ?

Je n'y ai jamais pens� comme �a.

- Vous y �tes all�e ? - Oui.

C'�tait comme si tout le monde avait grossi.

Pourquoi tenez-vous � ce que j'y aille ?

Je trouve amusant que vous veniez de quelque part.

Au revoir.

Merde.

Si je fais quelque chose que vous n'aimez pas,

je vais arr�ter de le faire.

�a ne d�pend pas de moi.

- Bonjour. - Salut.

Monsieur, puis-je entrer ?

Donnez-moi une seconde.

- Monsieur, ils sont tr�s f�ch�s. - Moi aussi.

Ce devait �tre une crise cardiaque. Mort pendant son sommeil.

Il a boug�.

La structure de son sommeil indiquait un sommeil profond � cette heure.

- On ne peut rien faire. - Monsieur, c'est une firme importante.

- Venez ici. - On a souvent fait affaire

avec eux. Ils vous bl�ment pour cette pagaille.

Selon eux, vous devez vous racheter.

- Quand ? - Un canari s'est mis � chanter.

Sa d�position est pr�vue pour lundi matin.

- Il faut le faire en fin de semaine. - En fin de semaine ?

Non, impossible. J'ai besoin de mon temps habituel.

O� ?

J'ai un mauvais pressentiment � propos de tout �a.

C'est � Detroit.

Vous pouvez vous en occuper et arr�ter � Grosse Pointe pour les retrouvailles.

�coutez, sergent Pepper. Fermez-la � ce sujet.

Monsieur, �a ne d�pend pas de moi.

Les dieux veulent que vous rentriez chez vous

et que vous assassiniez quelqu'un en chemin.

Sont-ils inflexibles � ce sujet, selon vous ?

Intraitables, monsieur.

Vous avez un vol demain en matin�e.

Dossier.

Bon, �coutez. Je vous appelle une fois � Detroit.

N'oubliez pas de passer chez le nettoyeur et de nourrir le chat.

- N'oubliez pas votre identit�. - Merci.

Pouvez-vous dire au docteur Oatman que je suis en route ?

- Bien s�r. - D'accord ?

- Au revoir. - Au revoir.

J'ai une invitation pour mes retrouvailles du secondaire.

Je suis en conflit. Je ne sais pas si je veux y aller.

C'est � Detroit. J'ai grandi l�-bas,

mais j'ignore si j'ai encore

des choses en commun avec ces gens.

Avec quiconque, en fait.

Ils ont tous un mari et une femme,

des enfants, une maison, un chien.

Ils font partie de quelque chose.

Ils peuvent parler de leur travail. Que pourrais-je dire ?

"J'ai tu� le pr�sident du Paraguay avec une fourchette.

"Toi, quoi de neuf ?"

Ce serait d�primant, je crois.

Ce serait d�primant.

Vous ne devriez pas prendre des notes ?

Non, car je ne suis pas votre m�decin.

Ne recommencez pas.

Martin, je suis impliqu� sur le plan �motionnel avec vous.

De quelle fa�on ?

- J'ai peur de vous. - Peur.

C'est une implication �motionnelle.

�a ne serait pas �thique de travailler avec vous.

Vous �tes contrari� parce que je vous parle de mon travail

et vous laissez cela interf�rer avec notre dynamique ?

Martin, vous ne m'aviez pas parl� de votre travail.

- Mais oui. - Vous ne m'avez rien dit

pendant quatre s�ances. Quand vous me l'avez dit, j'ai r�pondu

que je ne voulais pas continuer.

Mais vous revenez chaque semaine � la m�me heure.

C'est difficile pour moi.

En plus, si vous avez commis un crime

ou si vous pr�voyez en commettre un,

- je dois le dire aux autorit�s. - Je connais la loi.

Mais je ne veux pas arr�ter. Tout �a est important pour moi.

- Et je sais o� vous habitez. - Vous voyez ?

Ce n'�tait pas gentil. Je me sens mal quand vous dites �a.

C'est de l'intimidation pas tr�s subtile.

Je deviens tr�s anxieux quand vous parlez ainsi.

- C'est... - Je rigolais.

- �a ne m'a pas travers� l'esprit. - Mais oui.

Vous y avez pens�, puis vous l'avez dit.

Maintenant, je dois vivre avec �a

et me dire : "Je dois faire preuve de cr�ativit�,

"sinon Martin va me tuer." Vous me gardez en otage ici.

- C'est mal. - Je veux simplement travailler.

J'ai des probl�mes � r�gler.

J'ai lu vos livres. Vos succ�s de librairie.

Ils ont �t� �crits par un autre.

- Quoi, Annihilation de la mort ? - Oui.

Le dilemme d'un guerrier ? Je l'ai lu.

- Le palmar�s du New York Times. - Je ne sais pas quoi dire.

Que dites-vous aux autres patients ?

Demandez-moi ce que je ressens.

- Que ressentez-vous ? - De l'inqui�tude.

Je suis d�courag�, je m'emmerde. C'est difficile de garder le moral.

J'ai des probl�mes au travail.

Des trucs de concept d'ex�cution. Je suis mal � l'aise.

Je ne veux rien sugg�rer qui vous rende plus mal � l'aise,

mais avez-vous peut-�tre pens� qu'une partie de vos probl�mes,

la chose qui vous rend malheureux,

soit caus�e par l'angoisse de tuer des gens ?

Ce n'est qu'une supposition.

Allons. Si je me pr�sente chez vous,

c'est que vous avez fait quelque chose de mal.

- Je me fiche de �a. - Vous vous fichez de quoi ?

De la moralit�.

Je ne veux pas parler de mon travail.

Je ne crois pas que le travail d'une personne

refl�te qui elle est vraiment.

Alors, on fait quoi ? On parle des r�ves ?

Ensuite ? Qu'est-ce qui se passe ?

Nous allons parler des r�ves. C'est vous qui payez.

Oui. J'ai encore r�v� � Debi.

La fille qui vous obs�de ?

C'est un peu fort comme mot, non ?

Dix ans de r�ves r�currents douloureux avec la m�me personne ?

C'est peut-�tre un peu obsessif.

Une fois, j'�tais le lapin m�canique de la t�l�vision.

- Vous savez, avec les... - Le lapin des piles.

Oui. J'�tais le lapin.

On dirait un r�ve tr�s d�primant.

- Vraiment ? Pourquoi ? - Oui.

Martin, c'est un r�ve horrible.

C'est d�primant de r�ver � ce lapin.

Il n'a pas de cerveau, ni de sang. Pas de personnalit�.

Il ne fait que frapper sur des cymbales sans arr�t.

Il continue et continue.

- C'est termin�. - D�j� ?

On fait une demi-s�ance ?

On peut avoir une relation normale entre patient et m�decin ?

Je vous demande un conseil, vous me donnez une r�ponse.

Un conseil. Dois-je aller aux retrouvailles ?

- Oui, sortez de la ville. - Merci.

Revoyez vos anciens amis, buvez du punch.

- Rendez visite � la fille. - Debi.

Debi. Ne tuez personne pendant quelques jours.

- Juste pour essayer. - Je vais essayer.

Non, ne faites pas qu'essayer. Ne tirez sur personne.

"Contrat pour Detroit annul�" ?

"Contrat ex�cut� par un autre entrepreneur pour le montant original."

Quel autre entrepreneur ?

Non, non.

"Les pr�parations ont commenc� de bonne foi."

FIN DE TRANSMISSION.

Maudit Martin Blank.

Il m'a enlev� le contrat de Detroit.

Agente Farrell.

Oui, le poste 1715, s'il vous pla�t.

- Oui. - Lardner ?

- Oui. - J'ai votre cible.

Il arrive � Detroit aujourd'hui.

Il est cens� tuer un t�moin f�d�ral important.

Attendez qu'il tue le t�moin. Ensuite, vous le tuez.

Tu n'as jamais rencontr� Martin Blank.

Grocer me l'a montr�.

Non, je te dis que tu ne l'as jamais rencontr�.

Il y a 17 mois, j'�tais � Lisbonne, et il y �tait aussi.

Il n'est pas all� � Lisbonne depuis 1990.

Comment je le sais ? J'ai lu le dossier.

- Le dossier. - Non, en fait,

je lui ai parl� � Bonn.

Tu connais toujours tout le monde.

J'ai une id�e. Je prends cong�,

et tu le tues. Puisque vous �tes si proches.

D'accord, tr�s bien.

Bonjour, ici Debi Newberry.

Vous �coutez WGPM FM, Grosse Pointe, Fen�tre des Pointes.

Vous connaissez Massive Attack, Public Enemy, Morphine,

c'est ce que je pr�f�re, et la guitare nasillarde de Duane Eddy.

On aime Toots and the Maytals, non ?

Ce week-end, c'est les retrouvailles des finissants de 86 de l'�cole Pointes.

En l'honneur de cet �v�nement,

ce sera un week-end hommage aux ann�es 80.

Restez � l'�coute. Je vous tiendrai au courant

de ces absurdit�s de retrouvailles.

Tout le monde revient pour faire le point sur sa vie.

Vous savez ce que je dis ?

Oubliez �a.

D�tendez-vous et r�fl�chissez � ceci.

O� les hommes bons sont-ils morts ?

Dans le c�ur ou dans la t�te ?

Une autre tasse de caf� froid de The Clash.

79,5 - WGPM Radio Libre - Grosse Pointe

Bienvenue � tous.

�cole secondaire Pointes

Mme K. Mme Kinetta, c'est Martin.

Martin, mon Dieu.

- C'est toi. - Bonjour.

Seigneur.

Tu es le plus c�l�bre disparu de Detroit depuis la migration des Blancs.

Vous n'avez pas chang�, Mme K.

- Vous �tes magnifique, je veux dire. - Merci beaucoup, Martin.

Tu as toujours �t� bon pour dire �a

sans avoir l'air d'un l�che-cul.

Alors, que s'est-il pass� ?

On a pens� � Princeton, � Harvard.

Tu as dup� tout le monde et tu n'es all� nulle part.

Disons que je suis all� dans l'Ouest.

Comme Horatio Alger, Davy Crockett, le Donner party.

Merci, merci. J'ai un d�luge d'images en t�te.

Est-ce que vous subissez encore les dommages d'Ethan Frome ?

- Il n'est plus au programme ? - Non.

- Quel livre horrible. - Jolie cravate.

Tu as l'air d'un entrepreneur de pompes fun�bres.

- Vous aimez ? - Oui, merci.

Vous ressemblez � Mary Tyler Moore.

Merci. �a suffit.

- Content de vous revoir. - Moi aussi.

- O� vas-tu ? - Je rentre chez moi.

Vraiment ?

- Ils jouent ma chanson. - D'accord.

- Prends soin de toi, Martin. - Content de vous avoir revue.

Mme K.

ULTIMART D�PANNEUR

- Votre re�u. - Merci.

- Bonne journ�e. - Vous aussi.

Qu'est-ce que vous faites ici ?

Je fais un quart double. Qu'est-ce que vous croyez ?

Vous travaillez ici depuis longtemps ?

- Quelques mois. - Oui ?

Il y a un g�rant ici ? Un superviseur ?

- Non, mais... - Il travaille ici depuis quand ?

- Je ne vous le dis pas. - O� habitez-vous ?

- Je ne vous le dirai pas. - Et votre superviseur ?

Avant... Que faites-vous ici ?

- Qu'est-ce que vous faites ici ? - Je travaille ici.

Depuis combien de temps ?

- Quelques mois. - Bon. Ce qui est fait est fait.

Oublions tout �a.

- �a va ? - Oui.

Bien s�r.

Bonjour, ici le Dr Oatman.

Laissez un message, et je vous rappellerai d�s que possible.

Dr Oatman, r�pondez. C'est Martin Blank.

Je suis � l'emplacement de mon ancienne maison.

Mais elle n'est plus l�, car il y a un Ultimart.

On ne peut jamais rentrer chez soi, Oatman.

Mais on peut y magasiner.

R�pondez ! Je sais que vous �tes l�.

Tu sais comment �liminer ce gars ?

Utilise donc le mot "tuer".

Tu dois toujours romancer les choses. Allez. Allez, allez.

Marcella.

Oubliez �a. Trouvez ma m�re.

Je veux ma m�re.

Excusez-moi, savez-vous o� je peux trouver Mary Blank ?

Elle est l�.

- Merci. - De rien.

Tiens, Martin.

Maman.

Viens t'asseoir ici.

Ce n'est pas tr�s joli, mais assieds-toi. Oui.

C'est amusant.

Salut, Martin.

Pourquoi portes-tu du noir ?

Comme un gangster.

J'ai parl� � ton p�re l'autre jour.

- �a a d� �tre difficile. - Non, pas du tout.

- Non ? - Non.

On m'a dit que tu prenais du lithium.

Oui. Les sales comm�res.

On a bien ri, pas vrai, Martin ?

C'est bon de te revoir.

Maman, qu'est-il arriv� � la maison et � l'argent que j'ai envoy� ?

Tout a �t� vol�. Je n'aime pas l'argent.

Le temps fait des miracles, tu sais.

Le temps.

- Tu as besoin de temps, c'est tout. - Monsieur ?

Pardon. C'est l'heure de ses m�dicaments.

L'infirmi�re Scott est ma meilleure amie.

On s'est rencontr�s.

- D'accord. - D'accord.

Seigneur. Il y en a tellement.

Tout ira bien.

�a va ?

Oui.

Que se passe-t-il ?

Maman ?

Oui ?

Tu es tr�s s�duisant. Comment t'appelles-tu ?

Martin.

Martin, oui.

"Alors la dame du colonel et Judy O'Grady

"sont des jumelles identiques"

Des b�tises.

VICTOR ALLEN BLANK

N� LE 12 JUIN 1931 D�C�D� LE 1ER MARS 1989

Discover COMPRENDRE LA CR�ATION

Martin est de retour.

Ici Debi Newberry.

Restez pr�s de votre t�l�phone, car je donnerai bient�t des billets

pour voir Palace en concert ce samedi soir au Cobo Hall.

Appelez pour des billets

ou pr�sentez-vous au Cobo Hall en disant mon nom.

Non, je rigole.

Salut.

Voici The Specials,

avec une de leurs chansons.

C'est moi, Martin.

Je sais qui tu es.

Tu n'es pas mort.

- Salut. - Salut. Serre-moi la main.

Comment vas-tu ?

Ouah !

Comment vas-tu ? Content de te revoir.

Tu es superbe. �a fait combien de temps ? Dix ans ?

Combien de temps ?

Depuis ta disparition soudaine au bal, quand tu m'as pos� un lapin.

Oui, dix ans, je crois.

Oui.

Parle-moi de toi.

Je vis en Californie et je voyage beaucoup pour affaires.

- C'est tout ? - Oui.

En dix ans ?

Oui.

Je pensais entendre une bonne histoire d'enl�vement.

J'ai v�cu quelques moments excitants,

mais tout s'est pass� tr�s vite.

Alors, que fais-tu dans la vie ?

Je suis un tueur professionnel.

- Tu as l'assurance dentaire ? - Non.

Je dois y aller. Tu travailles ? C'est une bonne �mission.

Je t'ai �cout�e. Depuis mon retour en ville, � vrai dire.

- Mais je vais revenir. - Quelles sont les probabilit�s ?

Tr�s dr�le. � la prochaine.

Quelqu'un a surgi du pass� et est venu me voir,

ravivant un sentiment depuis longtemps �teint.

Je devrais �tre en col�re et je le suis.

- Que fait-il ? - Aucune id�e.

Il dit des trucs myst�rieux et dispara�t soudainement de nouveau.

Bon sang. Mais quelle est cette �motion ?

De la douleur ? De la panique ? Du plaisir ?

- Ai-je faim ? Qui a faim ? - Soixante-dix-neuf virgule cinq.

Les cinq premiers appelants recevront

un d�jeuner romantique chez CuppaJoe,

gracieuset� de l'amour de ma vie depuis longtemps perdu.

L'homme qui a disparu.

L'homme qui entre de nouveau dans la station

et dans mon studio.

Assieds-toi.

Prenons une journ�e au hasard. Printemps 1986.

Deux jeunes amoureux.

- Je suis en ondes ? - Oui.

Une fille attend dans une robe de bal � 700 $

sur le pas de sa porte.

C'est la soir�e la plus romantique de sa vie.

Le gar�on ne se pr�sente jamais, jusqu'� aujourd'hui.

Alors, quelle est la question ?

O� �tais-je pass� ?

Plut�t : "Que s'est-il pass� ?"

Je l'ignore. Je pourrais essayer une r�ponse,

mais �a sonnerait comme une excuse, une rationalisation.

Je pensais rentrer, voir des amis,

peut-�tre te voir aussi, bien s�r.

Je me disais que c'�tait ce qui comptait le plus.

Je me suis mal exprim�. Ce n'est m�me pas mon id�e.

C'�tait l'id�e de mon th�rapeute.

�a t'ennuie ?

Bon, tu es de retour dix ans plus tard

dans le cadre de ta th�rapie

et tu veux r�gler les choses avec moi.

Reste � savoir si je te laisse m'approcher

- ou si j'appelle la s�curit�. - Mauvaise id�e.

Grosse Pointe, j'ai besoin de votre aide, 555-WGPM.

On pourrait prendre un caf�

pour que je puisse m'expliquer et m'excuser ?

Allons, Marty, �a fonctionne si bien avec mon week-end des ann�es 80.

Une fille au c�ur bris� devrait-elle donner une deuxi�me chance ?

Prenons des appels.

Vous �tes en ondes.

- Salut, Debi, c'est Gail. - Salut, Gail.

Je ne le reprendrais pas tout de suite.

Fais-le travailler, qu'il en bave un peu.

- Pour qu'il te supplie. - Tu es tr�s dure, Gail.

Tu veux qu'on en discute en priv� ?

... supplier � genoux. Allons.

Appel suivant, vous �tes en ondes.

Debi, c'est Nathaniel. Je n'entends pas de remords.

Tu ne devrais pas le laisser revenir dans ta vie.

Fais-lui porter ta robe de bal.

Quelqu'un d'autre a une question pour Marty ?

- Moi oui, mais elle est sournoise. - D�pose �a.

J'ai une question pour Marty.

- Appel suivant, vous �tes en ondes. - Salut, Debi.

Je vous �coute depuis longtemps. J'adore votre �mission.

Alors, Martin, pas de rubans jaunes ?

Tu n'as manqu� � personne ?

Tu devrais lui dire ce que tu fais r�ellement en ville, non ?

Tu sais ce qu'on aime ? On aime les durs � cuire comme toi.

Merci. C'�tait la milice du Michigan avec son dernier succ�s.

Alors, tout le monde, est-ce que je lui donne une chance ?

Marty, as-tu des probl�mes personnels

- que tu aimerais partager ? - Non.

Il secoue la t�te.

� la radio, �a signifie la fin de l'entrevue.

Grosse Pointe, Michigan, je vous entends.

Si vous aimez quelque chose, laissez-le libre.

S'il vous revient, c'est qu'il est...

bris�.

Merde. Ne jamais suivre mon instinct.

Marty.

Paul.

- Dis quelque chose. - Salut, vieux.

Comment vas-tu ?

Regarde-toi.

- Marche avec moi. - Bien s�r.

- Ma voiture est stationn�e au coin. - D'accord.

Bon sang, je pensais que tu �tais entr� dans une secte.

La moiti� de la ville s'attendait

� te revoir avec une couronne de fenouil.

- �a ne paie pas. - C'est ce que tu crois.

- Regarde-toi. Tu es respectable. - J'ai arr�t� de bouder l'argent.

J'ai commenc� un travail de jour.

Descends donc de tes grands chevaux

- et laisse ton ami tranquille. - C'�tait un coup facile.

Oui, en effet.

- On rattrape le temps perdu ? - Oui, d'accord.

Je suis dans l'immobilier. Je dois faire visiter une maison.

- C'est ta voiture ? - Oui.

� Detroit ? C'est un sacril�ge.

Devine qui me l'a vendue.

- Aucune id�e. - Bob Destepello.

- Bob Destepello t'a vendu une voiture ? - Oui.

Il t'a cass� la clavicule et il a vol� ta copine, non ?

- Oui. - Tu es dans l'immobilier, alors ?

J'ai un couple de nouveaux mari�s avec des probl�mes d�cisionnels.

Je leur tiens la main et am�liore leur lucidit�.

Il n'y aurait pas un lien avec Frank Lloyd Wright ?

Oui, en effet. Mais je ne peux pas...

Blank !

H�, Blank !

Je passais et je t'ai vu sur la pelouse.

Je pensais qu'il y aurait un probl�me avant de te reconna�tre.

Terry Rostand. �a va ? �cole secondaire.

Terry Rostand. Oui, tu �tais le gars qui...

- Je me souviens de toi. - 1986.

Comment vas-tu ? Tu es devenu policier.

- Bel insigne. - Non, je ne suis pas agent de la paix.

Cet insigne ne veut rien dire.

Il appartient � mon entreprise.

On ne fait pas r�gner l'ordre, on prot�ge les propri�taires.

- Je comprends. G�nial. - Oui.

- Je peux te poser une question ? - Bien s�r.

Tu as le droit de tuer quelqu'un ?

Tu sais, �videmment,

les imp�ts paient les services de base,

mais nos clients ont besoin de plus que �a.

Si on trouve quelqu'un sur la propri�t�, on fait ce qu'on a � faire.

Si j'ai l'air suspect sur la propri�t� de ton client,

dans de telles circonstances graves,

tu as le droit de me tirer dessus ?

Exact.

Oui, d'accord. Comment as-tu eu ce travail ?

Ils cherchaient des gens.

- Un cours de deux semaines. - C'est bien.

- Tu es en forme. - Merci.

C'est magnifique. Que dire de plus ?

Vous �l�verez votre famille dans une �uvre d'art.

Une �uvre d'art dans une �uvre d'art.

Oui.

Bien...

Je ne suis pas du genre � m'installer,

mais je vous vois dans cette maison.

Quand ce sera mon tour,

je veux une maison comme ceci et une femme comme vous.

- Vous serez en s�curit� ici. - On doit y aller.

Appelez-moi.

Vous n'irez pas voir un autre courtier ?

Assur�ment pas.

Joli couple. Mais je ne crois pas qu'ils vont l'acheter.

Tu n'es pas qualifi� pour dire �a.

Je fais visiter la maison de 11 h � 15 h, Terry.

Ils ne sont pas du genre � utiliser...

Tu as eu un appel, Terry ?

Non, je me promenais en voiture

et j'ai vu des gens sur la pelouse.

Non, c'�tait moi. J'�tais l�.

C'est ce que je pensais. Je suis pass� voir.

Je fais visiter des maisons. J'aimerais que tu ne viennes pas ici.

Je sais, mais tu arrives dans le quartier sans t'annoncer.

- Tu as eu un appel ? - Non. Tu ne connais pas les codes.

- Tu as eu un appel ? - Elle se d�clenche.

Bon, tu vas devoir y aller.

Je fais plus partie de ce quartier que toi.

Et de plus, bien souvent,

tu ne connais pas les codes,

- et l'alarme se d�clenche. - Ouah !

Oui, bien s�r.

Je suis d�sol� pour tout �a.

Ne t'en fais pas.

Normalement, je ne vends pas � mes amis,

mais j'ai une superbe demeure que tu devrais voir.

- J'ai du temps. - Je dois lib�rer ma conscience.

- Tu es all� voir la vieille maison ? - Oui. Elle a �t� ras�e

- pour construire un d�panneur. - J'ai n�goci� l'entente.

Je voulais la vendre � une famille, mais Ultimart a fait la meilleure offre.

Merci d'avoir fait des profits avec mon enfance.

Regarde cette nouvelle inscription.

- La maison de Debi. - Toute une surprise, non ?

Non, tu nous as conduits ici.

Oui.

Comment va la famille ?

Tu l'ignores ? Bien s�r que tu l'ignores.

- Mes parents sont divorc�s. - Divorc�s ?

Oui, mon p�re vit avec une autre femme.

Elle a vingt ans de moins que lui.

Elle est � peine plus vieille que moi. Horrible.

Ma m�re fait des lampes en c�ramique.

Elle les peint.

Comment va ta s�ur ? Elle a �pous� Kenny ?

- Kenny ? - Oui, �a a march� entre eux ?

Il a fait trois ans dans un centre correctionnel.

Ils lui ont mis un bracelet de rep�rage.

Ils savent toujours o� il est. Il travaille chez Pizza Hut.

- N'y allons pas. - Non.

Oui, oui. Tu as l'air en forme.

Merci. Tu as peut-�tre...

Dix ans, vieux ! Dix !

O� �tais-tu pass� pendant dix ans ?

J'ai paniqu�,

je suis entr� dans l'arm�e,

je suis devenu travailleur autonome.

Je suis un tueur professionnel.

Il faut suivre un cours universitaire pour �a

ou on peut commencer comme �a ? Je suis curieux.

- Non, c'est un march� ouvert. - Un march� ouvert ? Bien.

Dix ans, vieux ! Dix ans !

Dix ans ! Dix !

Dix ans ! Dix ans !

J'ai paniqu�, je suis entr� dans l'arm�e,

j'ai travaill� pour le gouvernement, puis pour moi-m�me.

Je suis un tueur professionnel. C'est que j'ai fait !

- Je peux me joindre � toi ? - Oui !

Allons.

Comment va ta m�re ? Elle est encore malade ?

Elle souffre de d�mence, vieux.

D'accord, on se voit

� la f�te des d�sillusions.

Pacific Trident Global.

- J'ai besoin de donn�es. - Salut.

Comment �a s'est pass� ?

Je vais le faire demain.

�a se pr�sente comment ?

Tr�s bien.

Comme toujours, rien de remarquable.

Absolument rien.

Vous prenez votre temps ?

Vous agissez en professionnel ?

On pourrait dire �a.

J'ai un travail � faire et je vais le faire.

Vous pouvez d�couvrir qui d'autre est en ville et pourquoi ?

J'ai d�couvert deux espions et une goule.

S'ils ont donn� le travail en double et qu'ils veulent me tuer,

j'aimerais le savoir. Vous seriez gentille de v�rifier.

- Compris. - Au revoir.

Amelia ? Un instant.

Pacific Trident Global.

Janice ?

O� est-ce qu'il est ? Je l'ai command� il y a trois jours.

Non, �a ne fonctionne pas.

Ce n'est pas bien. On recommence, d'accord ?

Trois mille balles 9 mm subsoniques.

Vous aviez �a. C'�tait sur la foutue liste.

Je me fiche de savoir o� il est, je veux l'avoir tout de suite.

Amelia ?

Pardon.

Oui, non.

Ce ne sera pas une soupe ordinaire. C'est seulement la base.

On ajoute le poulet, et il faut mettre d'autres saveurs.

Les carottes et le c�leri sont la base d'une soupe.

Bordel.

FIN

G�nial.

Pourquoi avez-vous fait �a ?

Ce n'�tait pas moi.

�a va ?

Non, �a ne va pas.

Doucement.

Je suis bless� et f�ch�. Je dois me trouver un nouveau travail.

- WGPM FM. - Deborah, c'est Martin.

Salut, Martin.

�coute, je voulais te revoir

- dans d'autres circonstances. - Pas moi.

Je pense � toi

et j'aimerais rattraper le temps perdu. Est-ce possible ?

D'accord, faisons cela.

On pourrait aller quelque part et parler.

- Je parle toute la journ�e. - Tu m'�couteras, alors. Peut-�tre...

On peut se rejoindre au Hippo Club dans 30 minutes ?

- D'accord. - Au fait, sommes-nous en direct ?

- Sommes-nous encore en ondes ? - Pas en ce moment,

mais j'enregistre tout. On ne sait jamais.

Oui. Bon point.

- � plus tard. - D'accord.

J'aimerais t'expliquer certaines choses et avoir...

Martin Blank.

Le Hippo Club

- Tu sembles tr�s nerveux. - Non, pas du tout. Je...

Pourquoi tu regardes sans cesse derri�re toi ?

Je n'aime pas �tre de dos... C'est une habitude.

Ne parlons pas de �a. Je veux te parler.

- D'accord. - Parler de toi.

- Bien s�r. - Tu t'es mari�e.

Difficile � imaginer. C'est incroyable.

Non, c'est assez normal, Martin. �a arrive tout le temps.

Tu n'es pas parti seulement pour un week-end.

Je peux te demander un truc ?

Si c'est trop personnel, tu n'as pas � r�pondre.

Que s'est-il pass� ?

Je crois...

Je l'ai �pous� pour me sauver.

Je n'ai pas aim� o� �a m'a men�e.

Comment �tait-il ?

Peu importe. Oublie cette question.

Il m'est arriv� la m�me chose � mon entr�e dans l'arm�e.

- C'est comme un mariage. - Le soir du bal. C'est psychotique.

Comment as-tu pu entrer dans l'arm�e ?

Je sentais que je devais le faire. �a n'a aucun sens, je sais.

Non, en effet.

Tu sais pendant combien de temps je me suis demand�

- ce que j'avais fait de mal ? - Tu n'avais rien fait.

Tu me le dis maintenant. C'est un peu tard.

Je pensais qu'on t'avait tu� ou qu'on t'avait lav� le cerveau.

J'esp�rais que ce soit le cas, du moins.

D�sol� de te d�cevoir.

Allez, dis-moi tout. Qu'as-tu fait depuis dix ans ?

Tu dois avoir des exp�riences dont tu veux me parler.

- De mauvaises exp�riences. - Des rencontres ?

- De mauvaises rencontres. - Pitoyable. Tu sais ce qu'il te faut ?

- Quoi ? - Un shockabuku.

Tu peux me dire ce que �a veut dire ?

C'est un changement spirituel qui modifie � jamais ta r�alit�.

Ce serait bien.

Je crois.

Je peux passer te chercher � 19 h pour les retrouvailles.

Un instant. Si je comprends bien, tu veux que je t'accompagne

- aux retrouvailles ? - Oui.

- Incroyable. - Pourquoi pas ?

- Je n'ai m�me pas l'intention d'y aller. - Vraiment ?

Oui. J'allais me moquer d'eux � la radio. Tu comprends ?

- Oui. - En plus, ce sera d�primant.

Peut-�tre. Mais si tu veux y aller, je ne vois pas

- pourquoi on n'irait pas ensemble. - Moi, oui.

Tu pourrais t'ouvrir et pardonner.

Ce serait bien pour toi. Je serai � l'heure.

Le fait d'y aller serait un pas en avant.

- Je vais y penser. - Vraiment ?

- Oui. - Mon Dieu. C'est Marvin et Debi.

C'est moi, Amy.

- Amy. - Oui.

Vous �tes encore ensemble ?

Vous �tiez le plus mignon des couples.

C'est encore le cas. Je suis d�sol�e.

- �a va. Non, seigneur. - Tu veux mon verre ?

- Ne t'en fais pas. - Debi, j'adore ton �mission.

- Elle est intemporelle. - Oui, �a devient long parfois.

- Marvin, tu viens aux retrouvailles ? - Oui.

- O� �tais-tu depuis dix ans ? - Oui, Marv, o� �tais-tu ?

Tu as l'air en forme.

- Je travaille chez Kentucky. - Vraiment ?

Oui. Je vends des biscuits et de la sauce � tout le monde.

Tu es dr�le. Il est dr�le.

Vous connaissez Tim, mon mari ?

Je vais chercher un autre verre, vous pourrez discuter.

J'aimerais un Stoli avec trois olives et un oignon.

- Oui. - La m�me chose.

Bien s�r.

Salut.

Cette fille ne me fait plus confiance.

Je ne sais pas pourquoi.

J'essaie de regagner sa confiance.

Je vais finir mon verre, la reconduire � sa voiture,

et je serai � l'h�tel dans une demi-heure.

On se voit l�-bas ?

- C'est lui. - Oui, on le sait, merci.

On l'a suivi.

Un probl�me ? Vous �tes pay�s � l'heure ?

Si le sujet commet un acte criminel,

on peut intervenir et le tuer.

Oui.

Allez donc tuer ce salaud.

Nous ne sommes pas des assassins, M. Grocer.

- On travaille pour le gouvernement. - Il revient.

Il ne revient pas.

Allez vous faire foutre.

Je n'aime pas me faire duper.

Tu es exactement le m�me.

Toi aussi.

- Vraiment ? Comment �a ? - Comme dans mes souvenirs.

Oui ? Tu es troubl� ?

Troubl� ? Oui, j'ai quelques probl�mes. Pas toi ?

- Bien s�r. - Qu'est-ce que tu as fait ?

J'ai tout essay�.

J'ai vu un nutritionniste, un herbaliste, un psychiatre.

- Toute une liste. Des r�sultats ? - Je ne sais pas encore. Il faut essayer.

- C'est un devoir. - Oui, la patriote, bien s�r.

- Oui. - Parle-moi de tes probl�mes.

Je te parlerai des miens, et on les r�glera ce soir.

Pas si vite.

- Tu es encore au banc des p�nalit�s. - D'accord.

Merci d'�tre venue me voir.

- Y a-t-il une Mme Myst�re ? - Non, mais j'ai un joli chat.

- Pas pareil. - Tu ne connais pas mon chat.

Il est tr�s exigeant.

- C'est un m�le ou une femelle ? - Je l'ignore. Je respecte sa vie priv�e.

- Tu es heureux ? - Si on veut.

- Vraiment ? - On peut dire �a.

On se reparle bient�t ?

D'accord.

Jolie voiture. On n'ach�te plus de voitures am�ricaines.

- All�. - Marcella, vous avez quoi ?

Cette ville grouille d'activit�.

J'ai eu l'information d'un assistant chez Rothschild.

On a discut�.

J'ai tout t�l�charg�, alors vous pouvez y acc�der.

Je suis en ligne.

Steven Lardner, alias Steve,

et Kenneth McCullers, pas de pseudonyme.

Steve �tait un joueur de football de l'Ohio.

McCullers, un lutteur typiquement am�ricain de Northwestern,

- avec un M.B.A. du m�me endroit. - Que font-ils ici ?

Ils travaillent comme agents secrets internes pour la N.S.A.

Ils sont l� pour une campagne de guerre contre la terreur.

Ils cherchent un certain Oswald, un idiot qui prendra le bl�me.

- Grocer les a envoy�s pour vous. - Il m'a pi�g� ?

- Vous �tes surpris ? - Non.

Ils devaient vous prendre sur le fait,

mais ils n'ont pas �t� assez rapides, pas vrai ?

- Qui est la goule ? - C'est un dur.

Felix La Poubelle.

Un amateur accompli des nationalistes basques.

Quelques contrats avec les s�paratistes alg�riens.

Des d�buts remarquables � bord d'un bateau de croisi�re.

Oui, j'en ai entendu parler. C'est un trou de cul.

Il a fait des pr�ts pour LikkenBakken.

Il aime l'art indig�ne, la danse de salon, la pornographie.

Oui, oui. Que fait-il ici ?

C'est reli� � la pagaille dans l'Oregon avec le chien, Budro.

Vous devez partir, compris ? �a augure mal. Allez-vous-en.

- Vous prenez le vol de ce soir ? - Je n'ai pas termin�.

Ce n'est pas bon.

Je m'en occupe demain, �a va.

Monsieur, je m'inqui�te pour votre s�curit�.

Je dois y aller.

On doit tous y aller, monsieur, mais on peut choisir le bon moment.

Personne ne choisit le moment.

Vous ne pouvez pas entrer.

J'�tais dans le quartier, alors j'ai pens� arr�ter.

Je voulais te voir. Je peux entrer ?

Oui, mais pas pour longtemps.

Incroyable.

C'est exactement pareil.

C'est un sanctuaire. C'est temporaire.

Mon appartement a br�l� lors du Soir du Diable.

Vraiment.

Tu ne m'as jamais r�pondu.

- Je voulais parler plus tard. - On est plus tard.

Si on y va ensemble,

on a plus de chance de s'en sortir vivant.

On peut travailler ensemble, surveiller les pi�ges.

Ce serait plus s�curitaire que d'agir seul.

Je suis curieuse de voir ce que ces dix ann�es t'ont fait.

Moi aussi.

Est-ce que...

C'est le m�me lit ?

Le lit magique.

Le tapis magique. Ouah !

Je te donne la r�ponse si tu me fais l'avion.

- D'accord. - Super.

- Pr�te ? - Oui.

- Baisse les pieds. - Je m'en souviens.

�a fait dix ans.

- Vole et sois libre. - Je vole. �mancipation.

- Tu es libre ? - Bien s�r. D'accord.

- Et si ton p�re entre ? - Fais-lui la m�me chose.

D'accord. Viens me chercher � 19 h.

D�pose-moi. Tu peux venir me chercher.

Bon, tu peux y aller.

Tu veux que je parte maintenant.

Tu veux regarder CNN, Crossfire, un truc romantique ?

- Non, l'avion, c'�tait suffisant. - D'accord, j'y vais.

Mais demain soir,

les retrouvailles seront une �tape importante

de notre relation florissante.

Tu es un foutu psychopathe.

Ne porte pas un tel jugement

avant de conna�tre tous les faits.

- Je connais le chemin. - Allez.

Tu peux verrouiller la porte derri�re moi.

Il y a beaucoup d'ind�sirables dans le coin.

Je t'appelle. Je vais y aller.

Merde, il est l�.

On devrait faire son travail pour faire notre travail

et ensuite foutre le camp d'ici.

Comment �a, faire son travail ?

Tu me prends pour un tueur sans piti� ?

- Un instant... - Toi, un instant.

Tu veux tuer le gentil, sans �tre le m�chant.

�a ne marche pas comme �a. On attend que le m�chant tue le bon,

puis on tue le m�chant, et on est les bons gars.

Mettons les choses au clair.

Si on fait son travail, on est les m�chants.

Si on fait notre travail, on est les bons ?

- Oui. - G�nial.

H� !

Bonjour, M. Grocer.

Il a apport� son repas.

Doucement, chef.

Je ne vois pas "soin pour blessure profonde" au menu.

Plus haut.

Que fais-tu � Detroit ? Cogneur pour les Red Wings ?

Bonjour. Je m'appelle Melanie. Voici nos sp�ciaux.

Nous avons l'omelette � la luzerne.

Ou l'omelette de l'Ouest de Gatsby.

Si vous voulez essayer autre chose,

choisissez l'omelette au fromage.

- Tu prends quoi ? - Deux �ufs poch�s.

Enlevez le blanc. Les patates bien rissol�es.

Un muffin anglais et un caf�.

Cr�pes aux grains entiers et omelette aux blancs d'�ufs.

Que voulez-vous dans l'omelette ?

- Rien. - Ce n'est pas une omelette, alors.

Je ne veux pas discuter de s�mantique.

Je veux seulement des prot�ines, d'accord ?

Allons, il faut vivre un peu.

Le chef mettra un peu de coriandre pour ton foie.

- Je n'en veux pas. - Des oignons pour le sang.

- Qu'est-ce que c'est ? - Des nutriments.

Voici le nouveau truc. Durazac 15.

Le Prozac, c'est comme un latt� d�caf�in� � c�t� de �a.

- Tu en veux ? J'en ai plein. - Je n'en consomme plus.

Pas �tonnant que tu sois nerveux. Et ne dis pas "consommer".

Je prends �a selon la prescription de mon neurophysiologiste.

C'est l�gal. Dans cinq ans, ils vont en mettre dans l'eau

- pour les gens, comme le fluor. - Fascinant.

Tu voulais parler de quelque chose ?

J'allais d�jeuner.

J'ai entendu parler de l'explosion chez Ultimart.

- C'est une honte incroyable. - Un de tes confr�res ?

Non.

�coute, je veux travailler avec toi. C'�tait un salaud ind�pendant.

Un tueur basque des Pyr�n�es.

L'Oregon, �a ne te dit rien ?

Le nord-ouest du Pacifique, il y a quelques mois ?

Tu as tu� un salaud du nom de Cujo ?

- Budro. Oui, Budro. Bon sang. - Les chiens.

J'essayais de tuer ces trois vauriens.

Ces idiots utilisaient des b�tons de dynamite.

Le chien, Budro, �tait un rapporteur. Tu comprends ?

Budro n'a jamais �t� une cible. Il agissait par instinct.

Je ne ferais pas de mal � un animal. Je suis outr�.

�a suffit, le bavard. Je n'ai pas besoin de le savoir.

Mais voici ce que j'ai entendu.

Les voyous ont emprunt� le chien ador� de ton client.

Pas de chance pour Budro, pas de chance pour Blank.

Voleur de caniche. Tueur de chiens.

- Agresseur de toutou. - Ne parlons pas de Budro.

Et les deux gars dans une Caprice Classic dehors ?

Tu as tourn� deux gouvernements contre moi, sale tra�tre.

- Moi ? - Toi.

- Te faire �a � toi ? Jamais. - Oui. Oui.

�coute. Mettons notre relation au clair.

Je ne suis pas entr� dans ce domaine pour avoir des relations.

Je me fiche de ton syndicat.

Je suis un solitaire. Compris ? C'est justement l'id�e.

J'aime l'image. Regarde mes v�tements.

Deviens un policier. Prends un caf� avec tes copains le matin.

C'est un domaine pour les solitaires.

Quand on a des relations, de mauvaises choses arrivent.

Si �a peut te rassurer, je crois que c'est mon dernier contrat.

- Je te crois. - On met les armes de c�t�,

on oublie tout �a et on d�jeune, d'accord ?

Pas de jaunes. D�s maintenant, tous les contrats

- sont r�glement�s. Compris ? - Le nouveau patron.

- Oui. - Pas d'entente.

Bien. Mais on ne te laissera pas faire ton travail ici.

- Non ? - Non.

- On va le faire pour toi. - Vraiment ?

Et apr�s, on fera un autre travail.

Parle-moi de �a.

Je vais te mettre une balle dans la t�te.

- Et je vais baiser le trou. - Bien parl�.

- Salut. - Voici la non-omelette.

1986 - Retrouvailles de dix ans de l'�cole secondaire Pointes

Pacific Trident Global.

Oatman ne me rappelle pas.

Trouvez-le tout de suite.

Essayez son bureau, sa voiture, son club. Vous devez le trouver.

Je suis en retard pour les retrouvailles.

- D'accord. - Utilisez la ligne terrestre.

- Ma pile est faible. - Compris.

Salut, �a va ? Oui.

Je suis psychiatre pour animaux. Oui.

Je vends des assurances pour divans.

Et je teste la pens�e positive.

Je dirige un groupe d'hommes. On se sp�cialise en rituels meurtriers.

Tu as l'air en forme. Bon sang. Comment vas-tu ?

Oui, comment �a va ? �a va ? Super, bonjour.

Salut, je suis Martin Blank. Tu te souviens de moi ?

Je ne suis pas mari�, je n'ai pas d'enfants

et je te ferais exploser la cervelle si on me payait pour le faire.

Oatman, ne raccrochez pas.

Je n'ai tu� personne. Mais un gars a essay� de me tuer.

Si je le revois, je vais le tuer, mais personne d'autre.

� part le gars que je dois tuer ici. J'ai revu Debi.

Je vais aux retrouvailles avec elle. Il me faut une s�ance au t�l�phone.

Bon, r�p�tez apr�s moi : "Je suis en paix avec moi-m�me

"dans cette aventure."

"Je suis en paix avec moi-m�me dans cette aventure."

Bien. Respirez profond�ment et prenez conscience de votre souffle.

Pardon, je ne comprends pas.

Je le dis ou j'en prends conscience ?

- Quoi donc ? - Que je respire.

- Dites-le. - Je respire.

Bien. Faites �a pendant 20 minutes.

- Bien, je dois y aller. - D'accord.

Continuez. Ne tuez personne.

D'accord.

Je respire.

Oui.

Tu es s�duisant. Comment t'appelles-tu ?

Pas encore.

Des fleurs.

- C'est dr�le. - Si �a peut te faire rire.

Debi, tu es magnifique.

Oui ? Merci. Bon.

Un instant.

Mon p�re est l�. Il veut te dire bonjour.

Bien s�r.

Je les mets dans de l'alcool � friction.

G�nial.

M. Newberry, c'est Martin Blank.

Bonsoir. Comment allez-vous ?

- Bonsoir, M. Blank. - Monsieur.

Tu es encore en vie. J'avais tort.

Oui, c'�tait in�vitable, monsieur.

Je voulais vous dire bonjour et prendre de vos nouvelles.

- Martin. - Comment vont les affaires ?

J'ignore o� tu es all�

depuis que tu as abandonn� ma fille il y a dix ans,

et je m'en fiche. C'est bien que tu sois parti. J'en suis heureux.

Tu as grandi un peu.

Me suis-je tromp� � ton sujet ?

Je ne sais pas. Je l'esp�re.

Je t'imaginais dans un brouillard,

comme les misanthropes des caf�s

qui sont habill�s de flanelle et qu'on voit � Newsweek.

Non, j'ai fait le contraire.

Dans les six chiffres. Je suis cruel en affaires.

Une sensibilit� mercenaire.

Le sport, le sexe, pas de vraies relations.

Comment avez-vous v�cu vos ann�es ?

Tu me connais, je suis le m�me vendu. J'exploite les opprim�s.

Bien s�r.

"Quelle �uvre que l'homme Combien noble..."

Bordel.

Prenons un verre et oublions tout.

J'aimerais bien, mais on est en retard.

Je voulais vous saluer et vous souhaiter du bonheur.

Qu'as-tu fait de ta vie ?

Je suis un tueur professionnel.

Tant mieux pour toi. C'est une industrie florissante.

Content de vous avoir revu.

Bienvenue aux finissants de 1986 !

Neutraliser. J'ai dit neutraliser ?

Je te donne 20 dollars pour �a.

Il est vraiment amoureux d'elle.

- Regarde-le. - Elle a de beaux cheveux.

Oui, c'est vrai.

Non, il se sert d'elle. Quel salaud cruel.

Je vais appr�cier le fait de tuer cet enfant de pute.

Moi aussi.

- J'aurais d� mettre une jupe. - J'aurais d� prendre mon arme.

- Quoi ? - Ce sera amusant.

- Je n'y vais pas. - Moi, oui.

Bienvenue, tout le monde. C'est moi, Arlene Oslott-Joseph.

- Salut. Comment vas-tu ? - Salut. Je vais bien.

- Martin. Blank. - Martin Blank.

Oui, tu n'as pas chang� du tout.

- Ne dis pas �a. - Salut, Debi.

- J'adore ton �mission. - Merci. Tu es notre public cible.

- Tu t'es mari�e, Arlene. - Oui, et j'ai eu trois enfants.

- C'est super. - Oui.

J'ai mis les photos de l'album,

pour qu'on reconnaisse tout le monde.

Une torture toute sp�ciale.

- Oui. C'est moi, Arlene Oslott-Joseph. - Bien.

Au revoir, les enfants. Bon, voyons voir.

- Qui veut de l'alcool fort ? - Moi. Comment �a va ?

- Je tremble un peu. - On va au bar.

- J'essaie de me rappeler ces visages. - Ce sera quoi ?

- Vodka sur glace, double. Deux. - Oui.

Quand allons-nous parler � quelqu'un ?

D'une minute � l'autre. Ken Alderosh.

- Salut, Martin. - Salut, Ken.

- Super. Debi, comment vas-tu ? - Salut, Ken. �a va ?

- C'est g�nial, non ? - Oui. Quoi de neuf ?

- Moss, Bryce et Fromeyer. - Oui ?

Les divorces, mais aussi la propri�t� et les blessures corporelles.

Tout �a semble �tre reli�.

Je vais me servir de �a.

- Je vais dire cette r�plique. - Oui.

Voici ma carte. Un instant.

J'en ai une sp�ciale pour mes meilleurs clients.

- N'oublie pas de lire le capuchon. - Merci.

- Oui, oui. - Bien s�r.

Martin Blank.

- Pardon, tu as gliss�. - Doucement, vieux.

- D�sol�. - Quoi de neuf, Martin ?

- C'est Nathaniel. - Oui, bien s�r, salut.

Comment �a va ? Salut, Debi. �a va ?

- Toujours une Newberry. - En plus vieille.

- �a va, vieux ? - Oui.

Viens dire bonjour � Eckhart. Il est l�-bas.

- Merci pour le stylo. - Tu te rappelles Jimbo et Peanut ?

- Salut. - Salut, vieux.

- �a va ? - Ils vont bien. Ils sont gros.

Je supervise leur entra�nement. Ils vont �tre des pros.

De la lutte gr�co-romaine, le torse. Ils entrent dans le circuit de la lutte.

H� ! J'ai quelque chose pour vous.

Je n'entends pas de remords.

Tu ne devrais pas revenir avec ce gars.

- Tu �tais r�el. - C'�tait m�chant, �a.

Je ne veux pas t'offusquer. Je parlais avec mon c�ur.

- D'accord. - Que faites-vous plus tard ?

On va aller dehors fumer un joint.

On va se d�foncer, comme au secondaire.

On doit aller voir quelqu'un l�-bas.

- On reviendra se d�foncer. - Revenez boire. � plus tard.

- �a va ? - Oui, super.

- Qu'est-il arriv� ? - C'est ce que je lui racontais.

J'ai �t� aspir�e dans le cosmos,

entour�e de formes n�buleuses qui hurlaient.

- Pardon ? - Puis, je suis arriv�e au seuil.

Mozart, la musique, les fleurs et la po�sie.

- Tu es morte ? - Et je suis revenue.

C'est ce qui est magnifique.

Comment es-tu morte ?

J'ai perdu la t�te sur la glace. Tomb�e dans le lac Sainte-Claire.

- Tu veux aller ailleurs ? - Oui.

- On pourra danser plus tard. - Bien s�r.

Au revoir.

Je vais aller saluer Amy l�-bas.

- D'accord. - D'accord.

- Gouverneur. Comment �a va ? - Je ne sais pas. Et toi ?

Je ne peux pas croire que tu n'as pas craqu�.

- Presque. - Tu as l'air en forme.

- Comme Tony Robbins. - Toi aussi.

- Comment est-ce possible ? - Je sais.

Pardon.

- Martin Blank. - Salut.

- Tu as l'air bien. Jenny Slater. - Jenny Slater, oui. Comment vas-tu ?

- Ces dix ann�es t'ont fait du bien. - � toi aussi.

Salut, Jenny Slater. Jenny Slater.

Paul. Paul Spericki.

- Paul ? - Oui.

On avait 11 cours ensemble. J'ai fait ton devoir sur les m�taux pr�cieux.

Je cherchais � confirmer mes choix de vie,

mais �a n'a pas march�, on dirait.

- �a s'est bien pass�. - Pour toi.

- Ils ont dit... - Comment s'est pass�e la soir�e ?

Super. Un festival de douleur.

L'id�e qu'ils pensent qu'on ne peut pas �voluer.

- Mais je dis que... - Pardon.

Jenny. Jenny.

- Blank, Blank, Blank. - Oui.

Ces gens me rendent fous. Ils font comme si c'�tait g�nial.

La National Honor Society, des �toiles sur leur porte-nom.

Ils �taient dans le club il y a des ann�es, et alors ?

Je ne veux pas parler du pass�. On avait quel cours ?

- Le tir � l'arc. - Je d�testais �a.

C'�tait gentil de m'aider � atteindre la cible.

- Bien s�r. - Regarde �a.

- Ce n'est pas l'endroit pour �a. - Je dois y aller.

Marty.

- Tracy, �a va ? - Oui.

- Comment vas-tu ? - Je vais bien.

Assieds-toi.

Alors, comment vas-tu ?

G�nial. Je suis mari�e.

- Et... - Robbie.

- Oui. - Comment �a se passe ?

Ce n'est pas comme �a devait �tre ?

Non, ce n'est pas vrai.

- Non ? - C'est g�nial.

- Vraiment ? - Je vais tellement bien.

Les gens pensent perdre leur libert� en se mariant.

- C'est faux ? - Non, c'est de mieux en mieux.

Toi, comment vas-tu ?

Quoi de neuf dans ta vie ?

- �a avance. - Oui ?

- Tu peux tenir Robbie ? - Non, je...

Je dois prendre sa bouteille. �a va.

Vas-y.

Tu ne le briseras pas.

On passe la premi�re ann�e � essayer de les garder en vie.

Oui, ils doivent �tre vuln�rables face aux �l�ments.

Oui.

La derni�re fois que je l'ai vu, il �tait l�.

Je sais.

- Regarde-le. - Comment t'appelles-tu ?

Robbie.

�a va le d�ranger si je le prends ?

Non, il va adorer �a.

C'est un bon petit b�b�.

Salut, toi. Tu es fatigu� ?

- Tu es fatigu�, petit ? - Un instant.

Je vais prendre une photo.

- Je prends une photo. - Regarde.

- H� ! - �a va ?

- Content de te voir. Salut, Martin. - �a va ?

- Je t'ai vu l�-bas. - On n'a pas encore discut�.

- Ken t'a donn� un stylo ? - Oui.

- Tu parais toujours bien. - Oui, on s'amuse.

- L'informaticien. - C'est �a, Bob, comment �a va ?

Dan Koretzky. Je t'ai vu au magasin de ton p�re.

Oui, je vends des BMW.

Vous vous souvenez de Bob Destepello.

- Bien s�r. - Bien s�r.

Debi Radio.

Bobby Beemer.

Tu veux de la coca�ne ?

Comme c'est gentil, mais je vais passer mon tour.

Salut, Bob.

C'est moi, Martin, du secondaire.

Je ne te replace pas.

- Je d�teste �a. - Moi aussi.

Bobby, �loigne-toi de moi.

Je fais des r�ves r�currents � propos de toi. Je te l'avais dit ?

Cinq nuits par semaine depuis six ans. Je te l'ai dit ?

Hier, � la radio...

Lors de mon humiliation publique ?

Tu le m�ritais.

J'ai �t� un peu dure quand j'ai dit que tu �tais bris�.

Vraiment ? Comment �a ?

Tu n'es pas bris�.

Non ?

- Tu es l�g�rement tordu. - Quoi ?

- Mais �a se r�pare. - Ouah !

Je crois que c'est un compliment.

Oui.

Qu'est-ce que j'allais dire ?

Que tu es heureux d'�tre revenu et de me voir.

Oui, c'est vrai.

Sans aucun doute.

Je suis d�sol� d'avoir g�ch� ta vie.

Elle n'est pas encore termin�e.

- Tu as une femme en Arkansas ? - Non.

Tu veux danser ?

Bien s�r.

D'accord.

Le bureau de l'infirmi�re.

La station sant�.

Je ne me sens pas bien, et toi non plus.

Tu sais,

il y a un gros nuage noir qui te suit.

Tu vas devoir t'en d�barrasser avant que j'envisage m�me de...

C'est bien toi. La pluie me suit jusqu'en ville et tu t'�croules.

Seigneur, �a fait si longtemps. J'ai oubli� qui �tait attach�.

- Attends. - Quoi ?

- Non, arr�te. - Arr�ter ?

- Qu'y a-t-il ? C'est trop vite ? - D�sol�e.

- Trop vite ? - Non...

Oui.

Quelque chose...

Il manque quelque chose.

- Quelque chose. - Quoi ?

Je sais.

Bienvenue � la maison.

Tu m'as manqu�.

Bienvenue de nouveau.

C'est moi, Arlene Oslott-Joseph.

Et toi ?

Moi, c'est Sidney Feldman.

Tu as voyag� outre-mer ?

Tu as vraiment chang�.

J'aimerais bien danser avec toi.

On devrait aller dans un endroit tranquille

pendant quelques semaines

et discuter de tout �a.

O� vas-tu ?

Je dois dire au revoir � quelques personnes.

Je vais aller pr�s de mon ancien casier, puis je te rejoins � l'avant.

Je te trouverai.

- Salut, Bob. - Debi Newberry, hein ?

Tu vas encore te la faire ?

Bien, Bob, comment vas-tu ?

C'est brillant.

Viens.

On va voir si tu es brillant avec mon pied dans ton cul.

Tu crois vraiment

qu'il existe un conflit entre nous ?

Il n'y a pas de "nous".

�a n'existe pas.

Qui veux-tu frapper ?

Pas moi.

Que veux-tu faire ici ?

Je ne sais pas ce que c'est.

Ce sont mes mots.

C'est un po�me ?

C'est �a, le probl�me. Exprime-toi, Bob.

Vas-y.

"Quand je suis tranquille

"Quand je me sens seul..."

C'est incroyable, le talent que tu as.

J'aime vraiment �a. Je ne vendrais pas...

Ne vends pas le concessionnaire,

mais crois-moi, c'est intense.

- Il y a autre chose. - D'accord.

- Va tout de suite � la fin. - La toute fin ?

"Pendant un certain temps"

C'est excellent.

- "Pendant un certain temps" - Excellent.

- Tu veux de la coca�ne ? - Non, merci.

Voil�.

- Tu m'as manqu�. - Toi aussi.

D'accord.

Ce n'est pas moi.

Ce n'�tait pas moi.

Qu'est-ce qui se passe ?

- O� est notre gars ? - Non.

- O� est le gars ? - Non.

Est-ce que c'est... C'est le sang du gars ?

Oui.

Mille personnes innocentes sont tu�es chaque jour.

Est-il mort ?

Le chien d'un millionnaire se fait tuer et on est en danger de mort.

Aide-moi.

Descends �a.

Comment est-il mort ?

C'est un terroriste notoire. Ma vie a �t� mise � prix.

- Il est mort ? - Il est mort.

- Il est mort ? - Oui.

Ses pieds sont-ils recouverts ?

On y va.

Allez. Attrape ses pieds.

- Bon. Tu es pr�t ? - Oui.

D�pose-le ici.

Un,

deux,

trois.

L�-dedans.

Bordel de merde.

Personne ne viendra le chercher.

Allez.

- Que puis-je vous servir ? - Whisky.

Club soda.

- Eckhart, tu as vu Debi ? - Non.

Ken, tu n'aurais pas vu Debi ?

- Non. - D'accord.

Paul Spericki, je suis dans l'immobilier.

Que fais-tu, Martin ?

Alors ? Tu poursuis la fille ?

Si tu vois Debi, dis-lui que je suis d�sol�.

Comment �a va ?

Prends soin de toi, Ken. Merci pour le stylo.

Pas de probl�me.

... derni�re s�rie de menaces.

- La W.N.A. est... - J'ai confiance.

- Je n'ai touch� personne. - La ville des chihuahuas.

�loignez-vous.

- Compris. �a semble bien... - Peut-�tre.

- Combien... - ... ont plus d'information...

- Je travaille... - Dans l'immeuble vert.

Bonjour, ici le Dr Oatman.

Je ne peux pas prendre votre appel.

Laissez un message, et je vous rappellerai d�s que possible.

Dr Oatman, c'est Martin Blank.

Je ne veux plus travailler avec vous.

Les choses se passent mieux que pr�vu ici.

Je n'ai plus besoin de votre aide.

Vous ne prenez pas la th�rapie au s�rieux.

J'aimerais que vous respiriez profond�ment

et que vous vous rendiez compte que je vous cong�die.

Il allait te tuer, n'est-ce pas ?

Oui.

Ce n'�tait pas le contraire ?

Non, non.

Ce n'�tait pas mon intention.

C'est quelque chose que tu as d�j� fait ?

C'est quelque chose que je fais

professionnellement

depuis environ cinq ans.

Tu blaguais.

On blague sur les trucs horribles qu'on ne fait pas.

On ne fait pas ces trucs. C'est absurde.

Quand je suis entr� dans l'arm�e,

j'ai pass� un examen.

Mon profil psychique �tait quelque peu...

Flexible sur le plan moral, c'est la meilleure fa�on de le dire.

On m'a envoy� dans un programme de la C.I.A.

On s'est trouv�s, si on veut. �a fonctionne comme �a.

- Tu travailles pour le gouvernement ? - Oui. Je veux dire non.

Avant oui, mais plus maintenant.

Ce n'est pas pertinent.

Les gouvernements, c'est la th�orie des relations publiques.

Au diable la th�orie. Je veux entendre parler des morts.

Explique les morts.

Qui est-ce que tu tues ?

C'est tr�s compliqu�.

Au d�but, �a a de l'importance.

On doit s'accrocher � quelque chose,

une id�ologie sp�cifique � d�fendre.

J'adorais ma�triser les agressions d�mesur�es.

D'autres aiment vivre libres ou mourir.

Tu comprends.

C'est de la merde. Je le sais maintenant.

On le fait parce qu'on est form� pour �a.

On nous encourage � le faire,

et finalement, on apprend � aimer �a.

Je sais que �a semble horrible.

Tu es un psychopathe.

Non, non. Un psychopathe tue sans raison.

Je tue pour l'argent. C'est un travail. Je m'exprime mal.

Je vais essayer de le dire autrement.

Si je vais chez toi, c'est que tu as fait quelque chose.

Tout le monde le fait. C'est dans l'ordre naturel.

Les �tats le font. Parfois, c'est n�cessaire.

Parfois, des pilotes bombardent des villes.

La police abat des manifestants.

C'est fait au hasard. Je ne fais pas �a.

Tu devrais lire les dossiers de certains de ces salauds.

C'est comme lire le curriculum vitae du diable.

�coute, j'ai atteint le fond.

J'ai compl�tement perdu l'envie de continuer.

Je suis revenu pour �a. Je voulais te voir.

Pour tout recommencer, laisser �a derri�re.

Je fais partie de ton nouveau d�but romantique, c'est �a ?

Comment pouvais-tu ignorer que c'�tait mal ?

Qu'il y a des choses qui ne se font pas

dans une soci�t� civilis�e ?

On parle de quelles civilisations ?

- La ferme. - L'histoire...

La ferme.

Tout est faux � propos de toi.

Tout.

Tiens-toi loin de moi.

Debi, ne t'en va pas.

Tu ne m'auras pas.

Tu ne comprends pas ?

- Tu r�agis trop fortement. - Oui.

Oui.

- All� ? - On est en faillite ?

- Je ferme le bureau � l'instant. - Bien.

J'arrange mes choses et je vous rejoins.

Pourquoi ?

�a ne marche pas comme �a, Marcella.

Regardez sous votre bureau. J'ai laiss� quelque chose.

En dessous.

Vous n'auriez pas d�.

Votre part des profits. Vous le m�ritez.

G�nial !

Tu es s�duisant.

Comment t'appelles-tu ?

Quelle putain de chance.

D'accord. Bien, bien.

Le voici.

- C'est quoi, ton probl�me ? - Montez.

Gardez la t�te baiss�e.

Merde. Blank.

Allez, Johno, allez.

Vous avez d� faire des trucs horribles, Bart.

Votre vie est mise � prix.

Croyez-moi, j'ai �t� embauch� pour vous tuer. Mais je ne le ferai pas.

Soit j'aime votre fille, soit je respecte maintenant la vie.

Cet idiot est amoureux de la fille de ce gars,

ou bien il respecte maintenant la vie.

Ma vie tout enti�re.

J'esp�re que non.

Durazac ?

Ils me veulent mort � cause d'un toit qui coule ?

- Tu veux me tuer pour �a ? - Ce n'est pas moi.

Tout le monde pense que c'est personnel.

Entrez.

Papa ? Qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce qu'il fait ici ?

Ils veulent me tuer.

Mon t�moignage. Martin m'a sauv� la vie.

J'�tais seul le soir du bal dans mon smoking lou�,

et toute la soir�e s'est d�roul�e devant mes yeux.

J'ai compris pour la premi�re fois

que j'avais envie de tuer quelqu'un.

Puisque je t'aimais, je pr�f�rais ne plus te voir.

Ils sont juste derri�re nous.

J'�tais dans le Golfe l'an dernier. Je faisais un truc. Peu importe.

J'ai mont� sur une dune et j'ai vu l'oc�an qui �tait en feu.

C'�tait magnifique. Je me suis assis pour le regarder br�ler.

Puis, j'ai eu la sombre impression que la vie avait un sens.

Comme un lien entre toutes choses.

Dieu, Yahv�, un pouvoir supr�me, peu importe.

Ne bougez pas.

Debi, je suis amoureux de toi.

Je sais que notre relation peut marcher.

Allez, allez.

Attendez.

J'ai toujours eu peur de m'investir dans une relation.

- Quoi ? - Mais je suis pr�t, maintenant.

Il faut aller en haut.

Ce n'est pas facile pour moi. Je ma�trise toujours mes �motions.

J'ai seulement besoin de temps pour changer.

Entrez l�. Verrouillez la porte.

Je n'ai pas grandi dans une maison remplie d'amour.

Pas une excuse, mais une raison. Mon �me �tait vide, je dois la remplir.

Je traverserai la montagne Quand j'arriverai

Je te ferai exploser la t�te Je te ferai exploser la t�te

Je vais te faire �clater la cervelle Quand j'arriverai

Popcorn.

"J'ai vu une b�te sortir de la mer avec sept t�tes et 10 cornes.

"Ils v�n�raient la b�te, se demandant qui �tait comme elle.

"Qui �tait capable de la combattre."

- �a va. C'est Martin. - Es-tu difficile ?

Je sais que mon travail est immoral...

- Fais fonctionner cette arme. - D'accord.

Mais si tu peux mettre �a de c�t�, tu trouveras un homme � aimer.

J'essaie de me racheter, mais...

Ne l'�coutez pas. C'est un professionnel.

Un instant.

�a sent le mariage.

Tu m'as bris� le c�ur, Blank.

Je ne peux pas viser � travers mes larmes.

Budro s'en vient te chercher.

- Camarade. H�, camarade ! - Quoi ?

Joins-toi donc au syndicat. On ira en haut pour tuer le p�re.

Y aura-t-il des r�unions ?

Bien s�r.

Pas de r�unions.

S�curit� nationale.

Travailleurs du monde, unissez-vous.

Regarde �a. Vide.

La solidarit�, b�b�.

- Plus de balles ? - Oui.

- Tu vas me lancer ton arme ? - Non.

Je te vends une arme pour 100 000 $ ?

- D'accord. Je te la paie plus tard ? - Entendu.

Popcorn.

Tu n'as pas � me r�pondre tout de suite. Penses-y.

Debi, veux-tu m'�pouser ?

Tu as ma b�n�diction.

Ici la radio libre WGPM FM, Newberry, Grosse Pointe, au Michigan.

C'est la fin de notre week-end sp�cial des retrouvailles des finissants de 86.

Certains disent qu'il faut oublier et pardonner.

Je ne sais pas.

Je dis : Oubliez le pardon et contentez-vous d'accepter.

Et sortez de la ville.

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