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Original subtitles

(-"Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,

David mourant aurait demandé la santé

Aux émanations de ton corps enchanté ;

Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !")

Le chien halète.

...

Le chien aboie.

Sirènes lointaines

...

Vous savez forcer des serrures ?

Je vous imaginais plutôt...

sérieux, avec vos costumes.

-Mais je suis sérieux, attention !

C'est vos questions, la dernière fois, ça m'a...

Ça m'a fait penser à ça.

À pas laisser retomber la balle.

-Ça dépend du partenaire qu'on a.

Je suis partie de chez moi.

Musique sombre

-Quand on perd, c'est que c'était pas ça.

-C'était pas ça ?

-Ce que vous dites, là.

-L'amour ? Vous pouvez pas dire le mot ?

-Personne sait ce que c'est.

Je vais pas ajouter ma voix à celle des gens qui parlent sans savoir.

-Vous, vous savez ce que c'est ? -J'enquête.

Ça m'échappe encore. -Moi, je sais rien sur rien.

-Au travail, vous devez bien savoir des choses.

Non ? -J'enquête.

-C'est toujours secret ? -Plus que jamais.

-La balle. C'est ça, le secret.

Partager un secret, pas le laisser tomber.

Pour pas qu'il nous échappe. C'est peut-être ça.

-Peut-être ça quoi ?

-Le vrai amour.

-Fodil, Mustapha. Prof de gym.

-Je l'ai vu sur les vidéos de la mosquée Al Salam.

Je peux le voir ? -Il est chez le légiste.

D'après les 1ers échos, il s'est brisé le cou.

On dirait que le hasard insiste, hein ?

T'as percé le brouillard ?

-Claire m'a dit d'être prudent. Ma femme.

J'ai pas bougé.

-Elle a peut-être raison.

Moi, j'ai pas de femme.

Seul, on perd le sens des perspectives.

-Ça veut pas dire être pris pour deux cons.

Un macchabée de plus...

Va falloir que je l'ouvre.

-T'as intérêt à parler fort.

Les élections rendent tout le monde sourd.

(-Merci.)

Tu vas trouver.

Une femme ! T'es un type bien.

C'est Ponsot, je dérange ?

-Pas du tout, cher ami.

-Faut bouger le cul des ministres. *-Vous avez un truc ?

-Un mec de la mosquée Al Salam, le 3e.

Faut soulever le tapis.

-Donnez-moi son nom, je vous rappelle.

*-Un certain Mustapha Fodil.

J'attends votre appel.

-Il veut des renforts

du ministère. Et que je le soutienne.

-Ce Ponsot est un bonnet de nuit.

Pas d'ambition, pas de vision... On va couper l'herbe

sous ses pieds, j'appelle le ministre.

Claquement de la corde à sauter

...

-Salut, frérot. C'est Karim ?

-Ouais. -Moi, c'est Kader.

-J'ai un cours avec Fodil. -Il est pas là.

-Pourquoi, il a quoi ?

-On sait pas, mais je m'occupe de toi.

On commence ? -Nan, merci, je repasserai.

(Salam.) (-Salam.)

(-Fodil est dans le coin ?) (-Nan, il est pas là.

Mais y a le cheikh qui t'attend.)

Musique sombre

...

-Je t'attendais.

-Ça va pas ?

-Tu m'as pas fait ton rapport sur la fille, à la mosquée.

-C'était rien, deux copines qui faisaient un pari.

J'ai pas voulu te déranger.

-C'est bizarre parce que... son regard, l'autre jour...

m'a fait penser à la journaliste.

-Attends, Mohammed... Rien à voir.

Celle que j'ai suivie, on aurait dit une pute.

-Journaliste, pute, c'est un peu la même chose, non ?

Faut toujours se méfier.

...

-Viens, y a du nouveau.

-C'est l'heure de la vodka ! -Non merci.

-Vous n'avez rien à oublier, c'est bien.

-J'ai vu Dussaud, mon contact qui s'occupe des ex-colonies.

Il a connu Steiner pendant une opé en Afrique.

Je lui ai montré une photo de Martine.

Un jour, il l'a vu dans les bureaux de la SOCTOGeP.

-Mais il joue à quoi ? Il est dans quel camp ?

Avec ou contre Steiner ?

-C'est toute la question.

Qui manipule qui ? Pourquoi on est dans la boucle ?

Pour révéler la vérité ou peaufiner un énorme mensonge ?

En tout cas, maintenant...

on sait que Martine s'appelle Jean-François Donjon.

On a son adresse.

Le truc, c'est de pas l'effrayer. L'autre fois...

il était un peu fébrile.

-Je lui apporte le petit déj' ?

Une fille avec des croissants, ça fait pas peur.

-Ça dépend.

Si c'est toi, ça peut...

Ça peut le détendre un peu.

Musique sombre

...

-Ça va, mon frère ? Je t'attendais.

-Pourquoi ? On avait rendez-vous ?

-Comme t'as pas l'air dans ton assiette, je vérifie.

-Tout va bien, mon frère.

-Tant mieux !

On est frères.

Oublie pas. -T'inquiète, j'oublie pas.

-Fais attention à toi, frère.

...

Musique de suspense

...

-J'ai bien lu votre dossier, mais où voulez-vous en venir ?

-Je sais que je dois suivre les suspects habituels,

mais j'ai mis une équipe à la mosquée Al Salam

suite au décès de 2 hommes liés aux salafistes.

On a alors repéré les 2 journalistes.

Eux aussi s'intéressent aux morts.

Ils ont un indic', on tente de l'identifier.

Ah, je me suis aussi permis de pointer ce barbu-là,

identifié comme étant Karim Sayad.

Il ressemble pas aux autres.

Il est aux aguets, comme un type entraîné.

Pas comme les autres racailles.

Il colle la journaliste, pourquoi ?

Tout ça devient inquiétant.

-Et donc ?

-Je pense que ce ne sont pas des morts naturelles

et que K. Sayad est potentiellement dangereux.

On veut renforcer la surveillance et intervenir si besoin.

-On s'est ridiculisés une fois devant la presse,

pas deux.

-La Défense est pas claire avec nous.

Mon contact minimise tout, connaît personne,

aucune inquiétude sur rien... C'est pas normal.

-Ça n'a jamais été clair entre eux et nous.

Que vous croyiez encore avoir un contact là-bas, ça m'étonne.

Mais ce qui est clair, c'est notre hiérarchie.

On est sur des charbons ardents.

Le nouveau scrutin peut tout chambouler,

et personne n'a envie de tomber.

En plus, on a les Basques qui se mettent à bouger,

les Corses qui remettent ça, donc...

On va remballer sur les barbus.

(-Très bien.)

Sirènes lointaines

Merci.

...

-En direct de Londres, mon colonel.

-Je vous écoute. -Ils surveillent un ex-militaire

reconverti dans le trafic d'armes.

Ses contacts sous surveillance les ont menés en Italie vers ce type

qui apparemment transporterait des bidons dangereux

vers la France, selon les écoutes.

Quoi, ils savent pas, mais...

ça peut vous intéresser.

-On prend le relais dès qu'il passe en France.

C'est prévu pour quand ? -C'est pas clair.

Le mec transporterait plein de trucs.

Et il fait pas un trajet direct.

-J'espère qu'on se trompe pas.

Ça peut être n'importe quoi.

D'ici juillet, nos clients sont peut-être pas pressés...

C'est risqué, pour eux. À leur place, j'attendrais.

-Heureusement, ou malheureusement...

vous n'êtes pas eux. -Dans le doute,

on le signale à nos hommes à la frontière.

Sonnerie de téléphone

...

Rien de sûr, mais on a une piste sur le produit.

En attendant, ouvrez la cage du fauve.

Qu'il s'occupe des frères Harbaoui

à qui Fodil a donné les instructions.

*Si on a une bonne nouvelle, ça va s'accélérer.

-Les frères, où en es-tu ?

-Localisés, ils ont une entreprise de travaux.

-On m'a donné le feu vert.

-T'as leur dossier ?

-Y a un problème avec un type dans l'équipe des RG

qui pose trop de questions.

Donc, le client préfère nous laisser avancer seuls, sans backup.

-Je vais finir par me planter.

-On va simplifier.

Fini les séances d'analyse, tu coupes le maillon.

-Sans leur parler, comment on remonte le fil ?

-Le client est pressé, y a du nouveau sur le VX.

On a retrouvé sa trace grâce aux Anglais.

Donc, on court-circuite les frères,

et la prochaine étape, si tout va bien,

c'est d'intercepter le produit.

Moi aussi, j'ai hâte, j'ai l'impression que la taupe

qui renseigne la presse est dans mon bureau,

un type qui transpire devant son ordinateur

quand je m'approche...

Sa femme l'a quitté, il s'en remet pas.

Il est fragile, et les fragiles, c'est dangereux.

-Je m'en occupe ? -Hmm... Trop tôt.

Et la journaliste, tu maîtrises toujours ?

-Je crois, ouais.

-Croire, ça suffit pas.

Il faut être sûr.

Reste pas ici.

Rodin, on peut pas résister, c'est trop...

humain.

Musique sombre

...

Moteur

...

Musique sombre

...

Sonnerie de téléphone

-Mon petit Jean-François, vous avez écrit la lettre ?

*-Elle est prête. -Parfait.

Vous avez bien insisté sur votre divorce ?

Vous êtes une merde, etc. ?

-Oui, j'ai appelé ça "dépression", j'ai suivi l'idée.

*-OK, l'important, c'est qu'on sente le désespoir.

Laissez-moi 24 heures pour m'organiser, activer la planque

et récupérer vos nouveaux papiers.

*Demain, vous dites que vous avez la grippe,

et ce soir, vous restez chez vous.

-Compris.

-Excusez-moi de déranger, notre Martine est à découvert.

-Activez le plan B, s'il y a urgence.

Les gens n'imaginent pas que j'aie une vie privée, mais...

on était dans une conversation très privée, non ?

Musique de suspense

...

-Je suis crevé...

-T'endors pas !

-Pourquoi ? -"Pourquoi ?"

Farez doit passer nous voir. -J'avais oublié...

...

-Merde !

...

Musique sombre

...

-Pardon, je cherche l'appartement de Jean-François Donjon ?

-Il est tard pour sonner chez les gens.

-Je sais, mais c'est particulier : je suis journaliste

et je fais un papier sur l'ENSTA, en Bretagne,

l'école qui l'a formé et dont il est sorti major.

Je tenais à le rencontrer.

-C'est... C'est moi.

-Ah, c'est mon jour de chance !

Bonsoir. -Bonsoir.

C'est par là.

Vous voulez boire quelque chose ? -Un verre d'eau.

-Pas plus fort ? -Pas quand je travaille.

Roh, c'est beau !

Je peux ouvrir ? -Oui, allez-y.

Brouhaha de la ville

...

(-Merci.)

-C'est ma femme qui aimait la vue.

Mais apparemment, moi, elle m'aimait pas assez.

Musique de suspense

...

-Tu m'as dit de pas te poser de questions, je respecte.

Mais dis-moi juste si ça va.

-C'est la pire question, papa.

-Sylvain ?

-Content d'être débarrassé de moi. Ses parents aussi.

On s'est mariés pour emmerder nos familles.

-On est si lourds ?

-Je commence à comprendre des choses.

Musique douce

...

Tonalité

-Allô ?

Le tonnerre gronde.

-Un gazier qui bosse pour Steiner s'est jeté dans le vide.

Ça peut vous intéresser.

-Le patron et les ministres s'en foutent,

pourquoi ça m'intéresserait ?

-Ces foutus politiciens vont pas stopper notre enquête !

*On est payés pour faire notre travail, non ? Allô ?

Vous êtes là ?

-Je suis là, Meunier.

-Vous pouvez pas passer, c'est sécurisé.

-Arrivée de la journaliste, elle a des croissants.

Merde, elle s'en va !

-OK, tu la suis, tu la lâches pas, tu me tiens au jus.

À tout de suite.

On toque à la porte.

-T'as vu l'heure ? -Pardon, pardon.

Bonjour. C'est juste que je suis allée chez Martine,

y avait les flics partout !

-Je comprends pas.

-Je sais pas pourquoi, mais j'ai paniqué, je suis repartie.

-Bonjour. -Je viens voir M. Rougeard.

Il est là ? -Un café ?

-Non merci. -Vous êtes matinal !

-Arrêtez d'envoyer votre assistante au casse-pipe.

-Vous venez me dire ça ?

-On a retrouvé Donjon, Jean-François écrasé sur le bitume.

Suicidé, soi-disant.

Il bossait à la SOCTOGeP pour Steiner.

Si vous voulez pas finir suicidés, abandonnez.

Laissez-nous bosser.

-Fin du stage.

Musique mélancolique

On va arrêter.

...

"VERT"

-"'Tout en détestant son pays natal il ne peut se défendre de l'aimer,

car il sait qu'on n'aime pas parce que, mais malgré.

Non pour les qualités, mais malgré les défauts.'

Où es-tu ? Réponds, j'ai besoin de toi.

Ton grand-père qui t'aime."

Musique sombre

...

Qu'est-ce qui t'arrive ?

-Je suis fatigué.

-Tu peux pas me lâcher maintenant.

C'est peut-être notre dernière aventure ensemble.

-C'est-à-dire ?

-On a retrouvé la taupe sur le bitume, suicide.

J'avais prévenu notre commanditaire que j'allais la démasquer,

et étrangement, avant que je le fasse, la taupe explose.

-Quoi, le commanditaire jouerait contre nous ?

-À mon avis, il a mis les journalistes sur ma piste

pour se protéger, lui,

et les officiels au-dessus de lui.

-Ils ont raison, c'est nous qui sommes rentrés dans le jeu.

-Il t'est poussé une morale dans la nuit ?

On est au-delà, tu le sais !

On doit arrêter un mécanisme de destruction.

-Donc, c'est sans fin ?

-Quand des innocents y passeront,

y aura une fin, et tu pourras te sentir coupable.

Les Anglais ont alerté leurs homologues français, hier.

Les dernières communications ont certifié le transporteur du VX.

Ils en savent plus aussi sur son trajet.

Il arrive à Paris fin décembre.

Tu t'en occupes ou t'es trop fatigué ?

-Je finis toujours ce que j'ai commencé.

-Concernant les journalistes, le suicide de la taupe

a calmé Rougeard, apparemment, mais elle...

avec sa fougue, on sait pas jusqu'où elle ira.

Pour finir notre travail, il va falloir... l'éliminer.

On peut pas prendre de risques.

...

-J'allais acheter le livre quand vous m'avez appelée.

Mais vous aviez l'air pressé, j'ai pas pu.

Je suis venue direct.

-Vous l'avez pas acheté ? -Non.

-Ben, je vous l'offre !

-Noël avant Noël ?

-Je déteste Noël.

-Moi, je fête pas Noël.

Pour ma mère, ça existe pas. -Donc, vous êtes libre

à Noël ? Elle acquiesce.

-Vous me présentez vos parents ?

-Ah non, ils sont morts quand j'avais 19 ans.

-Moi, je suis libre.

Si vous voulez.

Musique inquiétante

...

-Je vous rappelle, excusez-moi.

...

(-"J'implore ta pitié,

Toi, l'unique que j'aime,

Du fond du gouffre obscur où mon coeur est tombé.

C'est un univers morne à l'horizon plombé,

Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème.")

...

-"Ô, esprit perdu, meurtri par le vent, reviens.

Deux cadeaux t'attendent, le Père Noël est en avance.

En revenant de sa grotte,

tu n'oublieras pas de dire adieu à ton amie.

C'est presque la fin du voyage. Ton grand-père qui t'aime."

Cri

-Calmez-vous, restez tranquille ! Je vous ferai pas de mal.

On s'est vus devant la mosquée. Je vous ai dit de partir.

Du calme.

Calme.

-Vous êtes qui ? -On s'en fout.

Arrêtez de chercher. C'est un truc qui vous dépasse.

-Vous voulez quoi ? -J'essaie de vous sauver.

Ces gens sont dangereux.

-C'est qui ? Vous me suivez aussi !

-Je le fais en prenant tous les risques !

On se connaît pas, mais faites-moi confiance.

Faites-moi confiance.

Tenez. C'est mon contact en cas de problème.

Arrêtez de trainer vers la mosquée.

Parlez de moi à personne, sinon je suis mort. Vous aussi.

Vous avez compris ? -Oui.

Musique douce

...

-Tiens.

Oh, il est pas un peu tôt pour la vodka ?

-Les flics m'ont coupé les couilles. J'atténue la douleur.

-Tu t'es laissé faire ?

...

Musique de tension

...

-Attends, Karim.

Écoute-moi.

Sale traitre !

...

-Je suis un élève du professeur Louis.

Je voudrais lui parler.

*-Malheureusement, il n'est pas là.

-Dites-lui de rappeler Karim Fennec.

Sonnerie de téléphone

*-Dans 30 minutes, en bas.

Battements en rythme

...

Le battement s'accélère.

Gémissement

-Ils sont où, les bidons ?

-Il y a pas de bidons.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

-Ils sont où ?

-Je sais pas.

Ils sont où, mes chiens ? Ils sont où ?

Cri

...

-Regarde-moi.

Regarde-moi.

Écoute-moi. Si t'es ici, c'est à cause de ton pote anglais.

Si tu me parles pas, je t'enterre avec tes chiens.

-Il est venu les chercher.

-Qui ? -Le client.

-Je vous laisserai pas aller au bout !

Donne le nom !

Donne le nom !

Musique sombre

...

-J'ai fait décrypter les chiffres par un copain suisse.

Apparemment, le fric

passe par un circuit sophistiqué de compte offshore

pour finir dans la poche d'un type.

*-Arrête de me hurler dessus. Quel fric ? Quel type ?

-L'argent des fonds secrets de l'État.

Le type, j'ai pas encore son identité.

Mais à un moment donné, le fric transite

par une caisse noire de la SOCTOGeP.

La SOCTOGeP, c'est la société de défense privée de Steiner.

*-Fonds secrets de l'État.

Mais ça veut dire quoi ? Quel service ?

-La DGSE !

*-On sait que la Défense emploie des boîtes pour le sale boulot.

Si c'est ton scoop, ça va exciter 3 gauchistes

et des bobos parisiens,

mais si tu savais qui reçoit le fric,

là, ça serait intéressant.

-J'ai pas le nom du type. Voilà, je l'ai pas.

Mon copain a pas pu cracker les codes.

Justement, ça prouve qu'il y a un truc pas net.

Ça devrait être transparent.

Un indic' qui se suicide m'envoie pas des infos le soir même.

Les mecs qui l'ont balancé, ils cachent forcément quelque chose.

Bon...

Je vais voir Steiner pour le pousser à bout.

*-Non, tu vas voir personne !

T'as pas de preuve que le type s'est pas suicidé.

Là, Steiner est blanc comme neige.

On joue pas notre réputation sur des intuitions.

Tu devrais le savoir.

-Pour la 1re fois, je suis sur un gros coup !

Toi aussi, et le journal aussi !

On sortira le papier sous forme de question.

Ça va les déstabiliser.

Et ils vont être obligés de sortir du bois.

*-Et ils feront quoi, à ton avis ?

C'est pas tes questions qui vont les arrêter.

T'auras peut-être un accident de voiture

ou je me ferai remplacer.

Donc, tu brûles ton dossier,

tu demandes à ta femme une thalasso en Thaïlande

et tu fais un dossier sur le trafic d'enfants,

on en a pas eu depuis longtemps.

Ciao, Jean.

Bip électronique

Il jette le téléphone.

Musique de suspense

Coups de feu éloignés

...

-Le colonel Michel va venir pour le contre-interrogatoire.

Plus t'es clair et précis,

plus vite tu sortiras d'ici. OK ?

-À quoi ils jouent, là ?

C'est toi, mon officier traitant.

Ils vont pas me considérer

comme un ennemi ?

Je vais pas moisir ici. C'est Noël.

-C'est la procédure, Noël ou pas.

-J'ai failli y passer. C'est moi, le problème ?

-Ils ont eu des cas de retournement.

Des mecs qui les ont enfumés au débrief.

Stabrath veut qu'on soit prudents. -Prudents ?

Quand vous m'envoyez en plein coeur de la mosquée, c'est prudent ?

-C'est le jeu, tu le sais. Joue-le.

-Un jeu ?

-Je comprends pas votre goût pour la saleté.

Chaque rendez-vous me coûte un cirage de chaussures.

Bon, il en est où ?

-Il poursuit sa mission.

-Il devait récupérer le produit.

Mais plus de nouvelles. L'heure tourne.

Je veux des infos. -Il prend les risques seul.

Il va à son rythme.

Si vous vouliez des infos,

il fallait vous en occuper avec vos équipes.

-Arrêtez avec ce ton.

On vous paye.

Il doit faire des rapports.

-Sur la taupe

qui voulait m'accuser, vous avez un rapport ?

C'était pas une flèche,

ce pauvre Martine.

Il a pas pu se greffer les couilles nécessaires,

si vous me permettez l'expression,

pour dénoncer le côté obscur de la force tout seul.

Quelqu'un lui a forcément donné l'idée.

-Récupérez votre animal, avec le produit.

Ne cherchez pas plus loin.

Je chercherai pas non plus.

Musique de suspense

...

-Comment s'appelle celui qui t'a livré le VX ?

...

-30 secondes.

...

-Ksantini.

Un train se rapproche.

...

Klaxon de train

Eh, attendez !

Vous pouvez pas me laisser ici !

Attendez !

Me laissez pas ici !

Hurlement

Musique de suspense

...

L'homme charge une arme.

...

...

-"Content

d'avoir de tes nouvelles. Ne m'attends pas.

Nos cousins nous courent après. Ah, la famille.

La bêtise des bons est insondable.

Je veux m'assurer qu'ils t'aiment autant que moi

avant de les inviter.

En attendant, repose-toi.

As-tu déjà fait tes adieux à ton amie intéressante ?

J'espère. N'oublie pas. C'est elle ou nous."

-Arrête avec tous ces messages.

Qu'est-ce que tu attends ?

Sois contente d'être là, maintenant. C'est déjà pas mal.

Bip électronique

Musique mystérieuse

...

Quelqu'un toque.

...

...

...

-Messieurs, c'est Noël. Ma femme m'attend.

Pourrait-on remettre cet entretien à demain ?

-Où est votre homme ?

...

-Tu vas chercher le vin ? Ils vont arriver.

-Je m'en occupe.

-Vive la France. -Vive la France.

À la tienne.

En pensant à la dinde de ma mère, j'ai la haine d'être ici.

Si tu savais... -Je vais me coucher.

-Tu manges pas ta bûche ? -Tape-la.

-Vas-y.

Hululement

Musique dramatique

...

Bruissement

...

-Vous m'avez fait peur.

...

-Viens.

...

-C'est une copie du Bernin.

"La Vérité dévoilée par le temps".

...

"Bang Bang", Jean-Louis Murat

-Tous vos désirs me dominent

...

Tous vos rires, tous vos enchantements

...

Chaque geste Même inutile

...

Mêle au désir un affolement

...

En quelques battements de cils

Que la pluie de-ci de-là

Inonde

...

Paroles en anglais

...

Grésillement

-Aïe !

-Qu'est-ce qu'il y a ? T'as une crampe ?

-Ouais, tire, s'il te plaît.

Bouge pas, recule.

Personne peut te voir.

Vrombissement de moteur

...

*-Rico pour Adel, on a besoin de vous au manoir.

Musique mystérieuse

...

-Tu peux la nettoyer ?

...

-C'est ça, votre secret ?

Vous voulez quoi ?

Vous travaillez pour qui ? -Attends.

Si j'avais voulu te faire mal, je l'aurais déjà fait.

D'accord ?

Calme-toi.

Attends !

Attends !

Musique mystérieuse

...

"Savez-vous ce qu'est l'amour ? Je vais vous le dire.

C'est tout ce que vous pouvez encore trahir.

Grand-père,

les sentiments, t'avais raison, c'est une erreur terrible.

Je l'ai faite. Voyons-nous. Urgent."

*-De Rio de Janeiro à Rome, les fidèles étaient nombreux

pour assister à la messe de minuit.

En France, un feu d'artifice

artisanal a fait un mort et un blessé en Isère.

À Paris, on déplore la mort accidentelle de Charles Steiner,

un ancien général des Armées.

Le ministre de la Défense lui a rendu hommage.

Nous y reviendrons tout à l'heure.

Musique sombre

...

-Difficile de le reconnaître, là, mais tu connais son nom.

Steiner, Charles.

T'as pas écouté la radio ?

-Non.

Je voulais décrocher pour les fêtes.

Que s'est-il passé ?

Sonnerie de téléphone

...

Allô ?

Quoi ?

Quelle forêt ?

Calmez-vous. Vous êtes où ?

...

-C'est quoi, cette évasion ?

-On a retrouvé le véhicule avec lequel Fennec s'est échappé.

Il était abandonné dans une zone industrielle.

Depuis, rien, pas de traces.

-On l'a formé pour ça. C'est un bon.

Il se laissera pas faire. -Il refuse le protocole.

Vous ne connaissez pas l'enjeu.

-C'est un homme de terrain, loyal. Il fallait lui faire confiance.

-Vous avez un doute sur la façon de mener notre mission ?

-Retrouvez-le avant qu'il contacte les journalistes.

-Bien, mon colonel.

-N'hésitez pas, pour l'approcher.

On n'a plus besoin de lui.

Les journalistes, on en est où ?

-C'est pour ça qu'on voulait vous voir en urgence.

Rougeard, calme plat.

Il est avec bobonne à la maison.

Mais on a intercepté un appel de la fille paniquée à un flic.

Ponsot, RG.

Elle lui a parlé d'un certain Lacroix.

On a vérifié, on a trouvé sa trace au 13e dragon.

Vu le profil, c'est peut-être celui qu'on cherche,

l'homme de Steiner.

Ponsot veut envoyer des gars pour le récupérer.

On attendait votre feu vert

pour charger notre équipe de l'intercepter avant eux.

-Vous devriez déjà être partis.

...

-Général. -Capitaine.

L'objectif est un ressortissant français

converti, entraîné et dangereux.

Il est primordial de le capturer vivant.

-Il est seul ?

-S'il ne l'est pas, les gens avec lui seront considérés

comme dangereux et neutralisés.

-Me confirmez-vous l'ordre ?

-Vous aurez le temps

de vous familiariser avec le colis.

Vous le connaissez ? -Ses yeux sont familiers.

-Je vous laisse briefer votre équipe.

-On se prépare pour le départ.

-C'est quoi, ce trou paumé ?

-Un type m'a déposée là.

Elle est loin, la planque ? -30 minutes, dans la forêt.

-Je vais vous briefer.

Ronan Lacroix, né à Rennes le 24 juillet 1965.

Bac C, mention bien.

Il a fait une classe préparatoire HEC.

Il part faire son service militaire à l'EAABC de Saumur.

-C'est quoi ?

-L'école de cavalerie.

Il rejoint le 13e RDP en 1988 comme aspirant.

Il intègre l'escadron de commandement.

C'est un genre de surdoué.

Il a fait des stages hyper pointus.

OPER, CT1, 2, 3, le CNEC, bref, j'en passe.

Après, il est mort.

Porté disparu pendant un largage en hauteur en mer.

Déclaré mort le 7 mai 1994. -Ça veut dire quoi ?

-On l'a fait disparaître pour l'utiliser.

Un mec sans attache, sans famille.

Ses parents sont morts quand il avait 19 ans.

-La seule chose vraie qu'il m'ait dite.

-On y va ?

Vous saurez me guider ? -Oui.

Merci.

Sirène

...

Sonnerie de téléphone

-Allô ?

-Je veux parler à Amel.

-De la part de qui ? *-Un ami.

*-Ben, elle est chez un autre ami.

Elle a beaucoup d'amis.

-Vous avez son adresse ?

*-Non, elle nous dit rien.

Musique sombre

...

-J'y vais, vous restez là.

-Vous pensez qu'il est si dangereux ?

-Il ira au bout. S'il sent qu'on l'en empêche...

-Vous le tuerez ? -Si nécessaire.

...

-J'ai besoin de savoir.

-À vos risques et périls. Restez derrière.

...

-Posez l'arme.

Tout doucement.

...

Faites pas de gestes brusques.

...

Ramasse ça. Tu l'attaches.

...

Vrombissement d'hélicoptère

...

Il est à vous, l'hélico ?

-Non. Mes hommes vont arriver. Vous tiendrez pas longtemps.

Musique sombre

...

Détonation

...

-Victor Zéro,

ici Oscar Lima.

*Capitaine, c'est moi que vous devez éliminer.

-Comment ça ?

*-Passez-moi votre autorité.

-Ici autorité.

*-J'ai une journaliste et un policier avec moi.

Une fois que vous m'aurez assuré de leur sécurité,

c'est à eux seuls que je dirais où vous devez chercher.

-Vous bluffez.

*-Une équipe de police va arriver.

Vous nous mettrez en contact, ils parleront à leur chef.

Vous verrez que je bluffe pas.

Musique sinistre

...

*-Patron ?

-Il vous écoute.

*-Je suis seul. Les autres sont en bas.

*-Suivez les ordres de Lacroix

et pareil pour la DRM. -OK, patron. Je m'en occupe.

-Je vais vous faire sortir.

Par contre, tentez rien, j'hésiterai pas.

-Pourquoi vous m'avez menti ?

-Vous seriez venue, sinon ?

Ponsot vous racontera l'histoire,

vous pourrez l'écrire et vous serez célèbre.

Et vous me jugerez...

Ou pas.

Musique mélancolique

...

J'ai l'impression

qu'on a envoyé la balle dans le décor.

...

Pales d'hélicoptère

Allez... Fin de partie.

...

-Lacroix, c'est Ponsot. J'attends vos ordres.

Lacroix, vous m'entendez ?

...

Lacroix ?

...

Il a coupé son Comtech.

Ne faites rien de regrettable.

-Vous croyez qu'on peut laisser quelqu'un comme ça dans la nature ?

Détonation

...

Musique calme

...

Roulement des vagues

...

-Le paradis !

On raconte que si on a de la chance,

on peut voir des sirènes nager.

Apparemment,

on n'a pas de chance.

-Des sirènes ?

On peut pas tout avoir.

-Le VX, vous en êtes où ?

-Deux ouzos, s'il vous plaît.

-Je vous les apporte.

-Le mercenaire qui devait le récupérer nous a doublés.

Quand il a trouvé les bidons, il a prévenu un gars des RG.

Mais il ignorait

que la sécurité intérieure n'est pas habilitée pour ces cas.

Donc on a court-circuité les RG,

récupéré le produit et le mérite aux yeux du gouvernement !

-Qu'avez-vous eu en échange ?

-Leur confiance éternelle

et une promotion pour mon patron et moi.

-Vous êtes doués quand vous voulez.

Et la journaliste ?

-On lui a fait comprendre qu'elle ferait mieux de se taire.

Elle est un peu rebelle, mais intelligente.

On garde un oeil sur elle.

-Et votre Lynx ? -Aucun corps n'a été retrouvé.

Mais sa chute a été spectaculaire.

Il doit reposer dans les profondeurs.

-Espérons-le.

-Dites-moi s'il accepte la proposition.

-Bien sûr.

Cris de mouette

...

Vous m'accordez cinq minutes ?

-Tu travailles pour qui ?

-Pour mon pays. On a besoin de gens comme vous,

qui peuvent se "fondre" dans certains groupes.

Vous pourriez nous être utile.

Vous serez payé.

-J'ai l'air désespéré ?

À bosser pour de l'argent sale ?

Regarde-moi. Tu me prends pour qui ?

-On n'a pas la paix sans se salir les mains.

La menace est réelle et peut encore frapper.

Appelez la défense "sale boulot" ou "noble cause", comme vous voulez.

Je serai au Hilton

jusqu'à vendredi.

Faites votre choix.

Mais sachez que si j'ai pu vous trouver,

d'autres le pourront aussi.

Musique douce

...

Sous-titrage : Boulevard des Productions

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