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...
Musique intrigante
...
Sifflet de train
...
*-Bonjour, il est 8h
en ce mercredi ensoleillé par la victoire de l'Equipe de France.
Nous reviendrons sur le match
avec notre correspondant à Marseille.
Beaucoup d'actualités ce matin,
mais d'abord, la météo du jour.
Elle change de chaîne. - T'as repassé mon jean ?
- Bah oui.
- Je vais avoir l'air d'une cassos le jour de la rentrée !
- Mais non !
Oh ! C'est mon petit bouchon de liège !
Comment ça va ? - Ca va.
Papa ? - Oui ?
- Je peux aller à l'école en fée ?
- On en a déjà parlé, t'es au CP, t'es une grande.
- Si je suis en fée, j'aurai moins peur.
- On va réfléchir. Allez, à table !
Bonjour, ma chérie, comment ça va ?
- Mal. - Tu vas faire la gueule longtemps ?
- Bah, le temps qu'il faudra.
Tant que t'auras pas signé mon émancipation.
- Putain...
- Et tu le sais, aujourd'hui, c'est le dernier jour.
- Je te comprends pas. - Quoi ?
- T'as hâte d'être adulte ? T'as 17 ans, profite !
- Entre Maman, obsédée par ses patients
et toi qui gères Clara et Lila,
quand je profite ?
-Ma vie est nulle !
J'ai rien à mettre.
- Tu veux pas mon bonheur ?
- Si. - Tiens.
- Ca suffit !
- Super, attends. -T'as tout prévu, hein.
- En bas à droite. - Oui.
Avant qu'un juge accède à ta demande, hein...
- Merci, Papa !
- Coucou !
Je suis content ! - Salut.
- Tu dois sonner. -Pour quoi faire ?
J'ai les clés !
Je change de musique.
Qui c'est la plus belle
pour l'école ?
- C'est moi !
- Tiens. - C'est quoi ?
- Une chemise
pour le mariage et j'ai la même.
Belle, non ?
- On verra, tu veux un café ? - Je veux bien.
- On se dépêche, là.
- Comment il s'y retrouve dans ce bazar ?
Oh...
- Il est trop beau, Papa, on dirait Shrek en marié.
- Merci. - Oui, t'as pas mis ma chemise.
- Non.
- Ton noeud de cravate, là...
Franchement...
Il faut que tu sois beau. - C'est bon ?
- Poussin.
- Tu sais que tu te remaries pas avec Maman ?
- Très drôle. Clara, tout le monde t'attend.
- Dépêche-toi. - Ma chemise était mieux.
- Le festival de la cagole !
- Toi et ton look de prof de gym ! - Elle parle mal !
- Allez, on y va !
Tu fais quoi ? -Je reste un peu.
Je vais ranger.
- C'est pas le moment.
- Je vous rejoins.
- Tu peux me le tenir ? Merci.
- On va être en retard, les filles ! - Oui bah, attends.
- Papa, samedi soir, c'est la boum de Léa
et j'aimerais bien y aller
et dormir là-bas.
Mais Maman veut pas.
- C'est le 1er jour des vacances ! - Ils y seront tous.
Ca va me mettre en miskina ! - En quoi ?
- En miskina, à l'écart quoi. - Attends !
- Maman veut me gâcher la vie.
C'est pas un truc de ouf, aller à la boum de ma copine.
Tu peux comprendre ? - Plus tard, non ?
- Oui, oui, oui, je comprends.
C'est important que t'y ailles.
- Et que j'y dorme. - Oui, je m'en occupe.
Allez, hop !
C'est parti !
- Te fais pas avoir.
- Je sais comment lui parler.
- Ah, y a ta mère.
- T'es beau !
Ca te va vachement bien !
Je devrais me marier plus souvent. - Ca va !
- On s'en fout.
Ca va, ma fille ? Chérie.
Ca va, ma puce ? - Oui !
- J'ai besoin du livret de famille, il est chez toi.
- Tu te maries dans 4 heures ! - On t'a pas demandé ton avis !
- Viens, Clara, on y va.
- Non, écoute... - Allez, à toute !
Soyez prudentes. Il est où ?
- Dans un des tiroirs. Papa est là, vois avec lui.
- Ca, ça change pas, hein.
Antoine, t'es mon témoin ! - Oui.
- A midi, sois pas en retard !
- Non. -Salut, ma puce !
- Bisou, je t'aime. -Moi aussi, je t'aime.
- Merci.
Musique de tension
...
Aboiements
...
- Je te regarde jusqu'à ta classe, OK ?
Allez.
Sonnerie des classes
...
- Chouquette, attends ! -Maman !
- Je t'aime. - Moi aussi.
- File, petit papillon ! Ca va ?
- Ca va, et toi ? - Oui !
Mignonne. -Et courageuse.
- Ouais.
Dis-moi,
t'as pu réfléchir, tu sais, à la pension pour la petite ?
- Ah oui. - Je suis désolée.
Je suis en galère. -Hé oh !
- Tous les mois.
-Tu comprends pas,
t'es fonctionnaire.
- A la fourrière, c'est pas non plus...
C'est compliqué en ce moment. Et ton nouveau mec ?
- Merde, Benoît est sculpteur, il travaille pas sur commande !
- Il s'agirait pas de le perturber. - Bah non.
Musique légère
- Je vais te faire un virement.
Hello !
Ca va ? - Il est tard.
Qu'est-ce que t'as foutu ?
- C'est les filles, je fais ce que je peux.
- Comment tu la trouves, Clara ? - Super.
- Elle t'a parlé de sa boum ? - Oui.
- C'est non, hein ?
- C'est pas une bonne idée de lui interdire.
- Donc t'as cédé.
- Non, je laisse la discussion ouverte.
Elle va se braquer.
- Donc elle sort tous les week-ends.
T'es inconscient ?
T'es faible.
Elle est à un âge compliqué.
Elle dort beaucoup, non ? - C'est normal à son âge.
- Je voudrais pas rater quelque chose.
C'est non et bilan sanguin.
- Ce sera que le 3e depuis un an.
Tu t'inquiètes trop. - Toi pas assez.
*Sonnerie de portable
Tu lui dis ? - Oui.
-Ca passera mieux. - C'est ça.
Manon, tout va bien ?
Attends, je regarde.
*-Tout avait été signé, t'avais juste à me le donner !
- Je l'ai, j'ai dû
le prendre sans faire exprès.
*-C'est trop tard ! - Je te reprends.
*-M. Clerc ? - Madame Leroy.
*-Vous m'avez oubliée ? - Non, je suis juste en retard.
Je suis désolé, j'arrive. *-Ne traînez pas.
- A tout de suite.
Désolé, c'était
ma banquière, Cruella.
*-M. Clerc...
- Madame Leroy, c'est une fausse manip.
J'arrive. Voilà.
Merci. *-On en reparlera.
- Oui, ma chérie ? *-T'es chiant !
- Je suis dans 5 minutes à la banque,
ton école est à côté.
Musique rythmée
...
- Papa, je suis là. - Ma chérie, je suis désolé.
- T'en as pour longtemps ? J'aurais pas le temps de le déposer.
On pourra prendre un café pour parler ?
- Tu me fais peur.
- Rien de grave. - Viens avec moi.
Musique de tension
...
- A tout de suite, elle arrive. - Merci.
- Bonjour, Monsieur Clerc. - Madame Leroy.
- Bonjour. - Bonjour.
- Vous me suivez. - Oui.
Attends-moi là.
- Asseyez-vous.
Monsieur Clerc. - Madame Leroy.
- Je ne peux plus vous couvrir.
Si je peux me permettre... Je peux ?
- Ah oui, allons-y.
- Il y a un côté totalement inconscient
dans la gestion de vos comptes.
Alors, moi, je vous propose
qu'on liste les dépenses
et on supprime toutes celles qui sont inutiles.
Comme ce costume.
- C'est pour le mariage
de ma femme.
Mon ex-femme.
Musique de tension
...
-Loyer, pensions alimentaires, frais de scolarité...
...
- Fin de la récréation !
Tirs et cris
-Couchez-vous !
...
- Verrouille !
Tu m'entends, là ?
Verrouille !
Les clés ! Vite !
Dépêche-toi !
...
- Laissez-nous sortir.
- Fais pas le malin, toi ! OK ?
Plus personne bouge !
On sort des bureaux, dépêchez-vous !
...
Dépêchez ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
Tirs
- Lève-toi, rejoins-les.
-Je bouge pas.
Je bouge pas.
Regardez, je bouge pas.
-Dépêche-toi !
-Je peux aller le chercher.
Je vais y aller. Si vous voulez.
C'est bon ?
C'est bon ?
- On se dépêche, là.
Allez, sors de là. - Non !
- Sors de là !
Alors, Gonzales, tu te caches ?
Sors.
- Je suis le directeur.
Je suis le directeur. - Ca va.
Ca va. Ca va.
Ca va.
- Tu me reconnais pas ? Je suis sûr que tu me remets, là !
Je dois pas être ton client préféré.
Tu vas me trouver plus intéressant.
- On fait ce qu'il dit. - OK.
Oui. - Ca va aller.
Assieds-toi.
- Tous les mains sur la tête.
Bon, j'ai des revendications claires.
Si j'obtiens pas ce que je veux, je vous tue.
Toi, d'abord.
Le prochain
qui joue au con...
je fais tout péter.
Alarme
...
- Une prise d'otages dans une agence bancaire.
Un client a donné l'alerte. - On se répartit comment ?
- Pars avec la voiture de tête, on te rejoint là-bas.
- J'espère qu'elle a pas ses règles, la cheffe,
ou on est mal barrés.
- Verdier, je vais me passer de vous.
Allez dessoûler et après,
vous ferez un stage de déconstruction.
- Déconstruction ?
- Des stéréotypes sexistes. En attendant, dégagez.
- Gérer sans négociateur,
ça sera pas simple.
- Bah, restez avec lui.
- Attendez, Cheffe.
Musique à suspense
...
- Papa, fais un truc. - Chut !
- Sors-nous de là.
- Calme. - Fermez-la.
*Sonnerie de téléphone
Tu me prends pour un con ? - Non, c'est le boulot.
- Viens, lâche ça, viens là ! C'est quoi, là ?
- Le local technique.
- Avance ! Avance !
Casse-toi !
- Non, non, non, non ! Non ! Non !
Pleurs d'un bébé
...
- Veuillez m'accompagner.
Musique de tension *Echanges radio
...
- Le prochain qui se fout de moi, c'est une balle dans la tête.
C'est bien compris ?
Sirènes de police
... ...
- On réquisitionne le temps de l'intervention.
Annulez les réservations.
- Laser 2, Oméga 11 et 12 ?
- Mise en place terminée.
RAS pour le moment.
...
- Sonorisation de la banque.
- OK.
- Vera, on a un contact ? - Je vous ai noté le numéro.
- Merci.
Prêts ?
- OK, silence !
- C'est parti.
Elle se racle la gorge.
*Tonalité
...
*Sonnerie
*...
*Allô ? Vous m'entendez ?
Si quelqu'un m'entend, je suis Hélène Bannier.
Je suis là
pour vous aider.
*On va faire en sorte que tout le monde reste en vie.
Allô ?
...
*-Rien à foutre de votre charabia.
Fabien Lecuyer. Annulez ma dette.
Et je veux un entretien avec le président
de la République.
- Bah, voilà. Il a mordu.
Trouvez tout ce que vous pouvez.
- Entendu. -Je le rappelle.
*Sonnerie de téléphone
...
- Rien à foutre.
Ils me font pas peur.
Ca flippe sec, ça !
La peur a changé
de camp.
...
Ils auront la guerre !
- Papa, j'ai peur. - T'inquiète pas.
Je vous comprends, c'est insupportable.
- De quoi ?
- Moi aussi, je suis un père endetté.
- Ferme-la, toi !
- Non, mais c'est vrai.
Je vois très bien.
C'est comme être dans une impasse,
se débattre tout seul.
C'est pas le cas.
On est tous dans la merde.
Y en a marre de ramer tous les mois.
D'avoir l'impression de pas y arriver.
D'avoir la responsabilité de nos gosses, nos femmes.
Qu'on va pas pouvoir assurer.
Et ils sont ingrats,
à la 1re occasion, ils se barrent.
Le système est foireux, on met le nez dedans et c'est la spirale.
Quand on croit s'en sortir, on replonge plus.
Vous nous aidez pas !
Non, vous nous enfoncez.
Et quand on pète un plomb, on s'étonne !
- On est bien sûrs qu'il y a que 2 issues ?
- Oui. - Commandant ?
- Oui ? Ah.
M. Le Préfet. - Ca va ?
- Ca va. - Bonjour, Hervé.
- M. Le Préfet. - Vous avez la situation en main ?
- Tout est en place. - Parfait et que veut le forcené ?
- Voir le président et l'apurement de sa dette.
Le président, c'est non.
La dette, je vois avec la banque. - Bien.
Réglez ça au plus vite.
Et vu le climat, pas de vagues. - Entendu.
- Ah...
Pourquoi avoir viré votre négociateur ?
Je vous préviens, Bannier, si ça merde,
c'est vous qui trinquerez.
- Vous, vous êtes là pour quoi ?
- Moi ? - Oui.
- Je... - N'ayez pas peur, allez-y.
- Je négocie un échelonnement de ma dette
pour ma licence de taxi.
- Ca va comment ? - Pas top.
Pour les crédits, y a du monde.
Et pour vous aider à rembourser : personne.
- Le piège.
Musique de tension
Vous, Madame ? Vous êtes là pour quoi ?
-C'est pas facile, on est
dans des situations intenables.
Il faut que ça change.
- Vous voyez, vous êtes pas seul.
Franchement, personne ici mérite
de mourir pour des banques qui nous gâchent la vie.
Personne.
On doit tous sortir vivants d'ici.
Vous comme nous.
Pour ça, vous devez décrocher ce téléphone.
Il faut
répondre et commencer à négocier
avec les flics qui sont dehors.
C'est la seule solution.
...
- Allez, fin de la discussion.
Retournez vous asseoir.
Allez !
- Cheffe, j'ai les infos.
Il a 32 ans, ouvrier du bâtiment,
spirale classique d'endettement,
plus de boulot, en fin de droits,
il va être expulsé de chez lui.
Il doit quitter
l'appartement dans 1 semaine, il a un garçon de 6 ans.
Sa femme est enceinte.
- Trouvez-la-moi et amenez-la vite.
-Je m'en occupe. -Merci.
Musique de tension
...
- Quoi ? - Tu me trouves ingrate ?
Vous faites tout pour nous et dès qu'on peut,
on se casse.
- Mais non, c'est...
C'était pour le calmer, rien à voir. - Ah ouais ?
Tu joues vachement bien, Papa ! J'y ai cru.
- Ca joue les durs, mais ça a un coeur tout mou.
- Papa, arrête !
...
-Image et son,
vous pouvez vous déplacer, c'est tactile.
-OK, super.
...
- Qu'est-ce que tu voulais
me dire avant d'entrer ?
- Rien, je me souviens plus. Je te dirai.
- Comment ça, rien ? T'es pas enceinte ?
- Papa, arrête, tu pars trop loin.
Je t'en parlerai après.
C'est pas le moment.
- Tu bouges pas.
- Bah, je peux pas. - Bouge pas.
Excusez-moi, Fabien, j'ai un problème de vessie,
j'en peux plus, je peux aller aux toilettes ?
- Allez-y, mais pas votre fille.
- Merci, j'ai une vessie minuscule
et si j'y vais pas, je danse le tango.
Vous n'avez pas envie que je danse le tango.
C'est un tango pas conventionnel. *-OK, c'est bon !
On s'en fout de votre vessie
ou du tango.
- Il a bien dit "on est sur un tango", l'otage ?
- Oui.
-Un tango, c'est un preneur d'otage.
- C'est un flic.
Un flic qui veut se signaler.
- Vera,
lancez-moi une recherche
par reconnaissance faciale sur l'otage.
Il est dans nos fichiers.
...
*Sonnerie
*Bon, Fabien, j'ai entendu vos demandes.
La banque va annuler de votre dette
et je suis en lien avec le président.
Si les otages ne sont pas en sécurité, vous n'aurez rien,
même pas un café, c'est compris ?
- Vous me parlez sur un autre ton.
- Petit manque de tact.
Alarme *-C'est quoi, ça ?
Qui l'a activée ?
...
C'est quoi ?
- Pourquoi elle s'est déclenchée ?
- On a pu perturber le système électrique.
- C'est toi le directeur ! Eteins ça ou je te bute !
- Hé, on va se calmer, là ! Où est le boîtier ?
Le boîtier, il est où ? - Il est là-bas.
- Alors, on y va. - Vite.
- Pardon.
...
Vous l'avez fait 100 fois.
...
Calmez-vous, allez.
- Tu retrouves la mémoire ?
- Oui, oui, oui...
...
- 346,
dièse, 09.
...
- C'est pas ça. - Je ne sais pas.
Non, non ! - Te fous pas de ma gueule !
T'as 3 secondes !
...
- Le fil rouge avec la prise rouge. - 3... 2...
- Le jaune... -1 !
...
- Et voilà, plus d'alarme.
Voilà. C'est fini.
Ca va ?
- Des nouvelles de l'otage ?
-Vous aviez raison.
Antoine Clerc, 47 ans, négociateur à la BRI pendant 15 ans.
Une star, mais tout s'arrête
il y a 2 ans, prise d'otages.
3 morts, 1 otage et 2 hommes de la BRI,
dont son coéquipier et meilleur ami.
Il a démissionné. Il est à la fourrière.
Musique de tension
- Merci, Vera. Les gars, vous avez entendu ?
On a un négociateur,
c'est notre chance de nous en sortir.
On s'appuie sur lui.
- OK, COMMANDANT.
...
- Enchantée, Antoine Clerc.
-Commandant, Stella Lecuyer.
- Bonjour, Madame, Hélène Bannier, chargée des opérations.
- Je peux savoir ce qui se passe ? - Bien sûr.
Votre mari est retranché dans la banque
avec une dizaine de personnes.
Il a encore rien fait d'irréversible.
Mais il faut éviter que ça dégénère. Vous pouvez lui parler ?
- Oui.
*Tonalité
...
Tonalité de ligne occupée
- Hervé ? - Oui ?
- On équipe Madame Lecuyer.
-Vous êtes sûre ? - Oui, je suis sûre.
Ca va ? On fait comme on a dit, hein ?
Tout se passera bien. *Fabien ?
Fabien,
vous m'entendez ?
Rapprochez-vous.
- Ils ont pas fait ça !
-Je suis avec Stella.
OK, Fabien, je vous vois.
Je suis avec Stella, elle veut vous parler.
Stella ! Non !
Laser 1, tenez-vous prêts.
- Fabien ?
- Te mêle pas de ça.
- Je... je...
C'est tout sauf une bonne idée.
- Reste en dehors de tout ça.
- Que je reste en dehors ? Tu te fous de moi ?
C'est tout ce que t'as trouvé pour nous aider ?
Bravo ! Super idée !
Tu penses à Milo un peu ?
Il est bientôt en âge de comprendre.
Je lui dis quoi, moi ?
Papa rentre pas, il a braqué une banque.
Il rentre dans 8 000 dodos !
Musique de tension
...
Là, c'est le truc de trop.
...
Je me barre.
Démerde-toi.
...
T'es qu'un loser.
...
- On se replie.
...
- Laissez-moi !
Donnez-moi mon sac !
- Ca va pas nous aider, ça.
Il a plus rien à perdre, Lecuyer.
Va pas falloir tarder.
Musique sombre
...
- Faites pas ça.
...
Faites pas ça, Fabien.
*Faites pas ça.
...
Je vais m'asseoir ici, OK ?
-Ah non, c'est pas vrai...
A tous les Omégas, soyez prêts.
*-Bien reçu. *-En position.
...
- Faites pas ça.
...
- Je manquerai à personne.
...
Pour mon fils, ce sera pas plus mal.
-Lâchez ce bouton.
...
- Et pourquoi je ferais ça ?
- Parce que vous pouvez vous en sortir.
On peut tous s'en sortir.
...
Franchement...
si j'avais dû me tuer à chaque échec sentimental,
ça ferait longtemps que je serais mort.
*-Mais là, ça a rien à voir.
Vous l'avez entendue, non ?
- Justement, ce que j'ai entendu,
c'est une femme en colère, pas une femme qui a baissé les bras.
Vous pouvez encore la récupérer, croyez-moi.
Elle a besoin de vous.
Vous pouvez pas la laisser tomber.
*Pas maintenant.
...
C'est bien.
C'est bien.
...
Le directeur ?
...
- Oui ?
- Vous savez que vous pouvez vérifier en direct
que votre dette a bien été annulée ?
Hein ?
- Oui. - Oui.
- Oui, bien sûr. Je peux vous montrer ça à l'accueil.
-Oui, allez-y.
...
- Euh...
Alors, voilà... Pardon.
C'est la situation de votre compte.
Avec ce logiciel, on peut voir quand votre dette sera annulée.
Il suffit d'appuyer sur la case ici.
Euh...
- T'as eu chaud quand même.
-Ca met toujours du temps, c'est normal.
- Euh... Pour l'instant,
aucune opération n'a abouti, mais il n'est que 12h20.
Je peux pas faire mieux.
- 12h20. Et le mariage ?
- Bah oui. - Elle va se demander ce qu'on fait.
- On fait ce qu'on peut. - Oh non, Papa !
- Non, je suis désolé, je ne peux plus patienter.
Mariage suivant.
- J'y crois pas. Il abuse, hein.
- C'était con de le prendre comme témoin.
- Bah non, il faut écouter son coeur, il te guide.
C'est toujours mieux qu'écouter
ta tête qui t'empêche de vivre tes expériences.
-Ca m'inquiète,
ça lui ressemble pas, à Antoine.
- Essayez de l'appeler. -Je l'ai fait.
Je tombe sur les répondeurs.
- Il devait passer à sa banque et venir ensuite.
Arrête ! Il fait chier !
-Passez à côté,
je vais procéder au mariage suivant.
Exclamations déçues
- C'est ça, procédez.
C'est le mariage à la chaîne !
C'est le fast-food !
-Avancez !
- Tous mes voeux de bonheur ! - Merci.
Bonjour. - Bonjour.
Gémissements de douleur
- Ca va pas ? - Non.
...
- Aidez-moi. J'ai vraiment très, très mal.
-Vous êtes enceinte de combien ? -8 mois, c'est trop tôt.
- C'est juste du stress.
- Il faut pas. - Il faut boire.
- Je vais chercher de l'eau. - J'ai mal.
- L'utérus est un muscle.
- Hein ?
- Déshydraté, il se contracte. Il faut boire beaucoup.
Buvez. Voilà, c'est bien.
Sinon, vous avez suivi
les cours de préparation ?
- Pas vraiment. - Je connais ça par coeur.
Je les ai suivis.
On va faire
un exercice de cohérence cardiaque, respirez en 5 temps.
Prête ? - Oui.
- Allez. Vous inspirez par le nez.
1, 2, 3, 4, 5. On bloque, on bloque.
J'expire !
1, 2, 3, 4, 5, j'inspire par le nez.
1, 2, 3, 4, 5,
je bloque, je bloque, vous expirez
par la bouche, c'est bien, encore...
J'inspire par le nez.
Je bloque. J'expire par la bouche.
1, 2, 3, 4, 5.
Musique légère
...
- Le mec est aussi sage-femme donc.
- Vous faites ça bien. Elle fait ça bien.
Vous êtes parfaite.
C'est bien. -Eh ben !
Si tu pouvais calmer Maman...
- Encore une dernière fois. On y va. *Sonnerie
...
*-Fabien, il faut qu'on avance là.
Je suis en pourparlers avec l'Elysée.
La banque met en place
l'annulation de votre dette.
En guise de bonne foi, relâchez femmes et enfants.
- Ta gueule.
- Regardez la situation en face.
Qu'est-ce que vous allez faire avec une femme enceinte ?
En plus, tout le monde a faim.
Sérieux, libérez les femmes et ma fille.
En échange de pizzas, boissons.
-C'est mort,
je reste avec toi.
Je veux rester ici.
Et puis, c'est hyper sexiste !
- Manon, ça suffit ! Fais ce que je te dis.
- Arrête ! C'est de l'abus de pouvoir !
- Bon, la ferme.
OK, pour la vieille,
la femme enceinte et votre fille, elle fait
chier tout le monde.
- Très bien, posez-les là.
Merci.
-Cheffe, on installe l'oreillette.
- Faites voir.
OK.
Pepperoni...
Je la mets en 3.
Allez, on y va.
Musique de tension
...
- Déconnez pas.
J'ai votre fille avec moi.
*-Les gars, tenez-vous prêts. *-Cible en vue.
...
*1 PAX va sortir, je répète, 1 PAX.
...
*-Si mouvement suspect, intervenez.
Si mouvement suspect, intervenez.
...
- Hélène Bannier, cheffe du RAID.
Comment ça se passe ? La femme enceinte ?
- Ca va. Le reste, c'est très tendu.
- Je sais qui vous êtes. Vous pouvez nous aider.
Y a une oreillette dans la 3e pizza, la pepperoni.
- Bien. Il est où, votre négociateur ?
- Il est pas là. Je gère.
- Ah, si je peux me permettre, allez-y mollo.
Soyez plus souple.
- Je connais mon métier. Je sais quoi faire.
...
- Qu'est-ce qu'ils foutent ?
...
- On va pas se prendre la tête.
- On est d'accord.
...
- Retrait. On recule.
...
-Déposez ça là.
...
Bon, les 3, on y va là. Allez !
- Pas de bêtises, vous pouvez vous en sortir.
- C'est ce qu'on verra.
- On se retrouve vite dehors.
- C'est bon, t'y vas là.
- Allez. Vas-y.
-Par ici, Mesdames, venez.
Venez !
Par ici, Mademoiselle. Venez, Mademoiselle !
- Non, mais ça va pas !
T'es inconsciente ? - Je sais quoi faire.
- Y a pas que vos femmes
que vous gérez pas.
- On dirait que t'as 3 ans !
- Dit celui qui envoie
3 messages par jour à son père
à 47 ans.
- Tu me déçois.
Vraiment.
- Je m'en fous.
- Quoi ? - Je m'en fous.
Je vais te décevoir encore. Tu sais ce que je voulais te dire ?
Je m'inscris à l'école de police.
- Quoi ? - Bah oui !
C'est pour ça, l'émancipation.
J'ai pas besoin de ton autorisation et je décide.
- Alors, tout ce blabla pour ça ? - Bah oui, c'était pour ça.
Je savais que tu dirais non.
- L'école de police ? - Oui.
Je savais que tu serais pas content.
- Ah non... Mais pourquoi tu fais ça ?
- Ton traumatisme m'empêchera pas ! - Chut, tais-toi !
Qu'est-ce qu'il fait ?
Attends...
Fais une crise d'hystérie. Là.
- Hein ? - Quand tu gueules, tu sais !
Vas-y, je t'expliquerai ! - Maintenant ?
- Oui ! Elle hurle.
- Oh, le drame !
- Tu vas te calmer, oui ? Tu vas te calmer, vraiment !
Tu manges ta pizza et tu te calmes !
Hein, c'est quoi, ça ? C'est très bien.
Pepperoni.
J'adore, c'est pour moi. Servez-vous.
Servez-vous.
Musique de tension
...
- Antoine, dites "sauce piquante"
pour confirmer que vous entendez.
- Ils ont oublié la sauce piquante.
C'est dommage,
parce que j'aime bien ça, la sauce piquante.
- Super.
*-OK, parfait.
- Je t'ai pas fait peur ? - Pas du tout.
Je veux bien passer pour une conne,
mais je veux savoir pourquoi.
-Dites-moi, le jeune homme,
dans le local technique, il peut peut-être sortir, non ?
Il a compris la leçon.
- Non, j'ai pas envie de m'emmerder.
- On lui donne à manger ?
- OK, vite fait.
Je vous accompagne et vous, vous bougez pas, compris ?
Tu m'entends, là-dedans ?
-Oui, je vais sortir ? - Non.
On va ouvrir, déconne pas.
-Non, promis.
- Tenez.
Ca va ?
Vous saignez ? - Ca va, merci.
- Allez, c'est bon, là.
- Merci.
- Bon appétit.
Musique de tension
...
-Je suis soulagée
que Georgette soit sortie, vu son âge.
- Mais non !
...
J'ai 100 000 followers.
- Ah, super ! - Non !
- Y a même LCI. -AH !
- Il s'est introduit dans la banque aux alentours de 10h.
...
- Y a une porte derrière ?
- Oui.
On l'ouvre tous les matins. - OK, on va tenter un truc là.
- Non ! - Si !
Si, on y va ! - Non !
- Y a la télé ?
- Il arrive. -Mettez sur LCI.
Vite, on va voir s'ils parlent de moi.
- Ca y est. Alors.
-Ainsi que quelques clients qui étaient sur place.
On ne connaît pas le nombre d'otages détenus
ni les revendications du forcené,
mais on en sait plus sur lui.
Il s'agit de Fabien Lecuyer, un homme de 32 ans,
sans antécédent.
Il est dans une situation
financière précaire.
Il serait au chômage et en surendettement.
Voilà ce qui aurait poussé cet homme...
- Je suis inquiet.
Je le sens pas. - Moi non plus.
Il avait l'oeil jaune.
- C'est vrai, il était tendu.
Vous savez, en médecine chinoise,
le foie, c'est l'énergie de la colère.
Il devrait prendre du fenouil...
- Juliette, remplace-le
comme témoin.
- Moi ? -Oui, toi.
- Bah euh... OK. -Bah voilà !
- Apparemment, mais pourquoi elle et pas moi ?
-Je sais pas, comme ça. - Super investi comme choix.
- On s'en fout !
- De mieux en mieux ! - On s'en fout pas !
C'est important, la manière dont tu t'entoures.
Ca a un sens. Il faut une synergie.
- Bon, Coralie. Tu te tais.
-Ne vous fatiguez pas,
je ne me marie pas sans ma fille.
*-On interrompt ce récit avec une information
exclusive qui vient de me parvenir.
Nous pouvons vous révéler
qu'un ancien négociateur de la BRI
ferait partie des otages.
- C'est Antoine ! - Manon !
- Quoi ? - Hein ?
*-L'information vient du service
police-justice de LCI.
Un ancien
négociateur de la BRI ferait partie les otages.
...
Sous-titrage : BLUE ELEMENTS
Musique rythmée
...
...
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