All language subtitles for Westward_the_Women_(1951)_BluRay_720p

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Original subtitles

CONVOI DE FEMMES

CALIFORNIE 1851

Salut, Buck.

Roy. Qu'est-ce que tu veux ?

Tu viens de convoyer du bétail ?

Oui.

Et tu devais repartir avec des têtes à San Diego ?

Oui.

Mais c'est tombé à l'eau, c'est ça ?

Tu veux un job ?

Oui.

Regarde.

Ma vallée.

Une terre riche.

On produit ici le meilleur blé du monde.

Le blé, le bétail, les chevaux à débourrer,

les hommes, les ranchs... On ne fait pas mieux.

J'ai imaginé tout cela.

Et je l'ai décrit aux hommes.

Ils ont appelé ça "la lubie de Whitman". Mais ce n'en est pas une.

Mon rêve est devenu réalité.

Tu veux que je te félicite ?

Pas encore. Je te dirai quand.

J'ai oublié une chose, aussi.

La source qui alimentera et développera ce rêve.

Des femmes. Des femmes de valeur.

Des épouses pour les hommes. Des enfants, des langes,

et l'odeur des petits plats.

Quel rapport avec moi ?

Les hommes ont payé pour avoir des épouses.

Comme moi, ils en ont assez des saloons, des paris...

de tout cela.

Moi, ça me plaît.

O.K., Buck, mais toi et moi, on va aller à Chicago.

Je choisirai les femmes, tu les guideras.

Tu connais les pistes comme ta poche.

Tu as convoyé des chariots jusqu'à l'Oregon, Santa Fe.

Tu es l'homme idéal pour les amener ici.

Je n'ai que deux peurs au monde.

La femme incarne les deux.

Les convoyer dans cet enfer...

Très peu pour moi.

Tu as l'air fatigué.

J'ai fini dans un bain de boue.

Fullerton t'a payé combien pour ce convoi ?

Un paquet.

Je te paierai autant, et j'ajoute 1 000 $.

Marché conclu ?

Marché conclu.

Toi aussi, tu as l'air de sortir

d'un bain de boue.

J'en ai pris plus d'un.

Je te crois.

Combien de femmes veux-tu amener ?

Cent hommes ont fait la demande d'une épouse.

Recrutes-en 150, alors.

Si on est chanceux, on en perdra un tiers.

Je veux une rousse.

Une blonde bouclée.

Moi, je m'en fiche,

tant que c'est une femme.

Encore faut-il savoir qu'en faire.

Je trouverai bien.

C'est un truc qu'on n'oublie pas.

Amène-les, on verra.

Je m'en fiche qu'elle ne sache pas cuisiner.

Je ne vous garantis pas qu'elles seront jolies.

La beauté est subjective.

Mais vous me connaissez.

Je ne donne pas ma parole à la légère.

Je vous promets une chose : ce seront des femmes de valeur.

Soyez à la hauteur.

Faites preuve de patience,

de compréhension,

d'honnêteté.

Elles seront votre chance.

Faites-en bon usage

pour vous-mêmes, pour elles

et vos enfants.

Si vous me décevez, vous me rendrez des comptes.

Au revoir.

Prenez soin de ma vallée.

Reviens vite, Roy.

Bon voyage.

Ce sont des types de valeur.

Que ce soit clair :

que tu réussisses ou non, je serai payé.

Absolument. Mais je trouverai des femmes de valeur.

Où vas-tu trouver 150 femmes

prêtes à en baver pour épouser ces rigolos ?

Tu as vu leur expression.

Tu crois que ces types épouseront ces femmes ?

Oui.

Ils sont fous.

Assez fous pour s'installer dans cette étendue sauvage.

J'aime ce genre de folie.

CHICAGO Trois mois plus tard

Je regrette, mesdames.

- Pourquoi ? - Désolé.

- Pourquoi refuse-t-on... ? - Désolé.

Venez.

Patience Hawley.

Ici, capitaine.

New Bedford, Massachusetts ?

C'est mon port d'attache.

Mais il est temps pour moi de lever l'ancre.

Vous avez précisé votre âge

sur le formulaire, mais apparemment...

Mille sabords ! Une femme ne révèle jamais son âge.

Mais je porte fièrement ma cargaison

et même un peu plus.

Veuillez signer ici.

N'insistez pas.

Pourquoi ?

Car ce vieux bouc n'aime pas notre mise.

A tout à l'heure.

Et quand tu lances la jambe, ne vise pas ma nuque.

Entendu, ma chérie, je viserai un peu plus bas.

Mlle Rose Myers...

Vous déclarez être enseignante, Mlle Myers.

C'est exact.

J'aurai besoin d'aide pour tenir le journal du voyage.

Veuillez signer ici.

Mme Antonio Maroni ?

Où est votre mari ?

Pardon ?

Votre mari ?

Votre homme... Homme, vous voyez ?

Mon mari est mort.

Je ne comprends pas.

Mort.

Désolé.

Et vous voulez aller en Californie ?

La Californie ? Oui.

On veut aller là-bas.

C'est l'endroit rêvé pour une nouvelle vie.

L'Ouest.

Ils ont une bonne tête.

Entendu, veuillez... signer.

Merci.

Antonio...

Maroni.

Très bien.

Lui, c'est Polly Maroni.

Polly, Toni et Mama.

Très bien.

Voilà.

Ça en fait combien ?

- Cent trente-huit. - Le compte est bon...

M. Whitman...

Je suis Mlle Fifi Danon,

et voici Mlle Smith... Mlle Laurie Smith.

Je vois.

Excusez-nous du retard,

nous voulions venir à tout prix.

A tout prix.

Pourquoi la Californie ?

Je viens d'une vieille famille française célèbre.

Mon grand-père est venu s'installer à la Nouvelle-Orléans.

Mais il n'a jamais pu rester nulle part.

Il avait ça dans le sang.

Il a aidé à découvrir le Mississippi,

le Missouri, les Grands Lacs,

et quelques-uns des petits lacs.

Pourquoi voulez-vous aller en Californie ?

Pour changer...

De quoi ?

De décor.

De façon définitive ?

Oui, M. Whitman, définitive.

Veuillez signer ici.

Merci mesdames.

Merci M. Whitman.

Elles feront l'affaire.

Elles seront parfaites.

C'est ton convoi.

Prépare-toi, tu vas leur parler.

J'en ai des choses à dire.

Mesdames ?

Mesdames,

nous prendrons un bateau d'ici à St Louis,

puis un autre bateau de St Louis à Independence.

Des chariots nous attendent là-bas.

Ils sont entièrement équipés.

Vous parcourrez avec eux 3 000 km,

pour rejoindre mon ranch en Californie.

Le voyage qui vous attend n'a rien de réjouissant.

Pour vous le décrire, j'appelle M. Wyatt, notre guide.

M. Wyatt.

On partira d'Independence, on traversera le fleuve Bleu,

Platte, Sweetwater.

On descendra du col des Rocheuses jusqu'à Salt Lake.

Puis, c'est le désert.

La traversée sera rude et sans repos.

La pluie, les grêlons géants,

les pannes, les incendies, les tempêtes de sable,

de poussière, l'eau alcaline,

l'absence d'eau.

Le choléra, les Indiens,

les animaux en fuite, les accidents stupides.

Des tombes, partout.

Elles pavent le chemin.

Une femme sur trois mourra

avant d'atteindre la vallée.

Soyez intelligentes, renoncez et partez.

Je n'ai pas de meilleur conseil.

Très bien.

Vous l'aurez voulu.

Qui sait manier un cheval ?

Pas seulement monter, manier.

Et un attelage de mules ?

Un attelage de 4 mules méchantes muselées ?

Vos noms ?

Ina Brent.

Martha Jones.

Jean Johnson.

Margaret O'Malley.

Merci.

Qui sait manier un fusil ?

J'entends par là toucher la cible qu'on vise.

Ça répond à votre question ?

Oui, tout à fait.

Je vous conseille de vous débarrasser de vos froufrous

et de vos talons. La route est longue.

La plupart du temps, vous marcherez.

Pas de surcharge, les mules peineront suffisamment.

Prenez des vêtements résistants et confortables.

Des vêtements d'hommes.

Je parle de pantalons.

J'ai engagé 15 braves types à Independence.

Je leur ai assigné leurs tâches.

Vous quatre,

Jones, Brent, Johnson et O'Malley,

vous apprendrez à ces femmes à conduire un attelage...

Une dernière chose. Que ce soit clair :

n'approchez pas de mes hommes.

Je me suis dit que vous aimeriez voir à quoi ressembleront vos époux.

J'ai apporté ces photos d'eux.

Mesdames, choisissez votre homme.

Mille sabords, qu'attendez-vous ? Ils sont là.

Il a une tête de maquereau.

Lequel te plaît ?

Lequel ?

Ma chérie, choisis parmi les photos affichées au mur.

On démarre au bon moment.

Il y aura encore de l'herbe à foison pour le bétail.

On a un équipement de 1er choix.

Ça, tu peux le dire !

Je vous ai choisis car vous êtes des pros.

On se connaît, vous et moi. En signant,

vous acceptez mes conditions.

Premièrement, n'approchez pas des femmes.

Compris, Cat ?

Tu me connais, Buck.

Oui, justement.

Cat, écarte-toi.

Que fais-tu là ?

Je vais en Californie.

Qui es-tu ?

Ito Yoshisuke Takeyoshi Gennosuke Kentaro.

Pardon ?

Ito Yoshisuke Takeyoshi Gennosuke Kentaro.

Lève-toi, Ito.

Tu es debout ou assis ?

Debout.

Où est le reste ?

Je ne suis pas grand,

mais je défie n'importe qui.

Même vous, patron.

Je perdrais, mais je me battrais.

Tu sais cuisiner ?

Je suis un vrai cordon bleu.

Un vrai cordon bleu.

Tu feras le café. Je déteste la cuisine des femmes.

Vous avez vos montures. La route sera longue.

Que dis-tu ?

Assez parlé. Mettons-nous en route.

Vous entendez ? En route.

150 femmes, ça va être génial.

- Bart... - Oui ?

Tu ne viens pas.

- Comment ça ? - Je vous ai prévenus.

Laissez les femmes.

- Buck... - Bas les pattes !

Tu ne viens pas.

Levez-le, puis donnez un coup sec, comme pour couper du bois.

Attachez la courroie.

- C'est quoi, ce truc ? - La sous-ventrière.

Attachez-la.

Passez-la autour de la queue.

On peut l'accrocher.

Moins vite, faites-les ralentir.

Doucement,

pas trop vite. Faites-les ralentir.

Tout doux...

Tout doux.

Me voilà tout emmêlée.

La mule de gauche est à tribord et la mule de droite, à bâbord.

Réessayez. Vous finirez par apprendre.

Mille sabords, moi, oui, mais elles ?

Allez, mes rosses.

Oh ! Hisse !

Larguez les amarres ! Oh ! Hisse !

Mlle Myers, inscrivez-les.

Quand vous aurez fini, messieurs, préparez le convoi pour demain.

On démarrera tôt.

Veuillez signer là.

Vous ne savez pas écrire ?

Vous ne voulez pas m'apprendre ?

Suivant.

Prêt ?

Emmène-les dans ma vallée.

Tout le monde est prêt ?

On est prêtes !

On est prêtes !

On est prêtes !

Sauve qui peut !

Tu ne leur fais pas confiance ?

Moi, si.

On verra bien.

Déployez-vous.

En route, les mules !

Allez, en route !

Avancez !

Avancez !

Allez, en avant !

Allez, avance !

Avance !

Parfait départ.

Tu veux que je te félicite ?

Pas encore. Je te dirai quand.

Une chose t'a échappé.

Quoi donc ?

La détermination d'une femme à se marier.

Que dis-tu ?

Je dis : "Ah ! Ah !"

Ce marin d'eau douce navigue à nos côtés depuis 3 jours.

Vous savez qui c'est ?

Je crois qu'il s'appelle Sid. Sidney Cutler.

Pas d'amourettes durant la traversée.

Vous ne voyez pas qu'il s'intéresse à vous ?

Vous avez été mariée, non ?

Oui. Et vous ?

Non.

Jamais.

Mon mari est mort. Et avec lui, mes trois fils.

Ils ont coulé au large du cap Horn.

Il n'y avait pas eu pire tempête en 50 ans.

Je suis désolée.

C'est pas grave.

Gardez le cap, devant !

Ça ira pour le souper ?

C'est magnifique. Repose-toi un peu,

sinon tu n'auras pas faim.

Allez, en route !

Le matin se lève joyeusement Debout, petit enfant

Sors de ton doux sommeil

Les ouvriers travaillent déjà N'entends-tu pas... ?

Arrête !

Essayez ça, c'est très bien.

Il en reste trop peu pour vous.

Je vous en prie. Laissez-moi faire.

Au milieu de nulle part,

pourquoi se soucient-elles de leur apparence ?

- Tu ne connais pas les femmes. - Moi ?

Tu es encore jeune.

Tu apprendras, à force de bains de boue.

J'ai une mission pour toi.

Essaie de trouver la tombe

d'un certain Quackenbush.

Quackenbush ?

Oui, Jim Quackenbush.

Je vais chercher.

Patience...

Envoyez des femmes cueillir du trèfle.

Faites-le cuire.

Ça permet d'éviter le scorbut.

Maggie ? Jean ?

Levez l'ancre, fissa.

On va manger du trèfle.

Le matin se lève joyeusement Debout, petit enfant

Les ouvriers travaillent déjà N'entends-tu pas

Le murmure des oiseaux Dans le ciel ?

N'entends-tu pas qu'ils volent ?

Les petits garçons Ne doivent pas traîner au lit

Car aux paresseux Jamais la fortune ne sourit

Bonne nuit, mon trésor.

Bonne nuit, maman.

Alors ?

Pas de Jim Quackenbush.

Continue de chercher.

Demain ?

Oui, demain.

Puis-je demander au patron pourquoi il cherche Jim Quackenbush ?

On a été amis pendant des années.

Des amis inséparables.

Je ne pouvais vivre sans lui.

Vous ne pouviez vivre sans lui ?

Mais il est mort. Vous devez vivre sans lui.

Non.

Dites-moi...

ça va dans votre tête ?

Oui, ça va dans ma tête.

Que dis-tu ?

Je fais ma prière.

Ken, arrêtez.

Ce n'est pas possible.

Pourquoi ?

Prends ton cheval et file.

Du calme, Buck. C'est trop loin pour rentrer seul.

Essaie toujours.

Tu fais une erreur.

Oui, je devrais le tuer.

On n'est pas trop.

Ce genre d'ébats peut détruire un convoi.

D'habitude, ça se règle au fouet.

Moi, par une balle.

Soyez malins. Arrêtez de batifoler

si vous voulez rester en vie. Toi, va-t'en.

On me paie cher pour amener ce convoi à bon port.

Il y arrivera.

Recouchez-vous.

On se lève avec les oiseaux.

Que les hommes ne s'avisent pas de m'aborder.

Etonnant que ce ne soit pas vous.

Moi ?

Vous.

Vous ne vous rasez jamais ?

Vous êtes noir de crasse.

Ne te mets pas d'idée en tête, ma chérie.

Je ne me mets pas d'idées en tête.

Elles y entrent toutes seules.

Tiens donc ? Et toutes tes belles paroles ?

"Allons en Californie, Laurie.

"On redémarrera à zéro.

"Viens, nous ne sommes pas des fleurs comme les autres."

Je l'ai dit et je le pense.

Ça n'empêche pas les idées d'entrer dans ma tête.

C'est reparti.

Allez, venez.

Vous êtes malade ?

Mille sabords !

- C'est... ? - Oui.

Quelqu'un le sait ?

Tout le monde le sait chez moi.

Je suis partie à cause de ça.

J'ai commis une erreur. Je l'ai payée cher.

Qu'on épargne mon bébé.

Là-bas, il n'avait aucune chance.

Où l'on va...

il aurait tout.

Même un père.

N'ayez crainte, Rose,

il n'échouera pas.

Des Indiens. En cercle !

Foncez, les mules !

Avancez !

Détachez les attelages. A vos postes de combat !

Mesdames, sortez vos affaires et abritez-vous derrière.

Je ne sais pas tirer.

Tenez-le pour moi.

Il dit qu'ils sont démunis contre nos balles.

Ça ira pour cette fois-ci.

Il dit qu'ils reviendront. C'est certain.

Que dis-tu ?

Je suis épuisé. Reposons-nous, aujourd'hui.

Tu l'as entendu ?

Ecoutez-moi !

Ça s'adresse aux femmes. Le reste de la journée

est à vous !

Ne tirez pas, c'est moi.

Danon.

Pourquoi pas "Mlle" Danon, comme les autres ?

Vous êtes venue me dire ça ?

Si je garde mon nom lorsqu'on sera en Californie,

la Californie sera pareille que Chicago pour moi.

En Californie, tous les hommes ne veulent pas se marier.

Vous, par exemple ?

Moi, par exemple.

Je sais pour vos bains de boue.

Il sent bon, votre parfum.

C'est le meilleur.

Il vous gêne, Buck ?

Retournez aux chariots.

Le règlement vaut pour vous et moi.

J'ai promis à Whitman...

Vous allez me raconter votre vie.

Ecoutez la mienne.

Elle est plus passionnante.

Je la connais.

- Puis-je ? - Non.

- Je suis différent des autres ? - Du tout.

N'oubliez pas : n'approchez pas de nous.

C'est un lapin Pan.

Il a rogné le bout du bâton.

Patience, venez voir le lapin Pan.

C'est quoi un lapin Pan ?

Venez voir.

Vous n'en avez jamais vu ?

Avez-vous vu Laurie ?

Vous avez déjà vu un lapin Pan ?

Avez-vous vu Laurie ?

Un moustique.

Pas de tombe. Pas de Jim Quackenbush.

Continue de chercher.

Que dis-tu ?

Quel genre de lieu a-t-il choisi ?

Il n'a pas choisi. On l'a fait à sa place.

C'est vrai. J'avais oublié. Il est mort.

Buck !

Elle n'est pas morte.

Je ne lui ai rien fait qu'elle n'ait déjà fait.

Je l'ai un peu secouée.

Elle refusait de se taire.

Je t'avais prévenu, non ?

Laisse-moi au moins dégainer.

Merci Maggie.

Un homme parti et deux, morts.

Ce sera dur d'atteindre ta vallée.

Décide-toi, Sid.

On n'est pas assez nombreux pour arriver au bout.

Ce type est dingue, il descend des hommes.

Il est prêt à nous tuer.

Reste avec lui et il te tuera.

Décide-toi vite.

Suivez-moi, Rose. On y arrivera.

- Vous ne m'aimez pas ? - Si.

Alors suivez-moi.

Je ne peux pas.

Pourquoi ?

Parce que...

Si c'est à cause de ça...

Vous êtes au courant ?

Oui, Patience me l'a dit.

Et vous voulez de moi ?

Vous êtes ce que j'ai de plus cher.

Suivez-moi.

Non.

Pourquoi ?

Car c'est mal de laisser les autres ?

J'ai déjà fait une grosse erreur.

Tu viens, Sid ?

Comme tu voudras. Bonne chance. Tu en auras besoin.

Buck.

Les hommes sont partis avec 8 femmes.

Il ne reste que nous, Sid et Ito.

Qu'attends-tu ? Fais le café.

Eh bien ?

On fait demi-tour.

Ah oui ?

On est à mi-parcours. Le retour sera plus facile.

Pas question.

Les convois, c'est mon boulot.

Si j'échoue, je n'en aurai plus,

comme Doneghy. Pas question.

Je m'en fiche. Moi, je me soucie des femmes.

Des femmes seules ne passeront pas.

Alors, j'en ferai des hommes, Roy.

Pour élever du bétail, tu élimines les faibles.

D'ici qu'on arrive, il ne restera que les plus fortes.

Je vais les faire suer sang et eau.

Tu pourras les engraisser après.

Réveillez-vous

et écoutez-moi !

Réveillez-vous !

Réveillez-vous !

Durant la nuit, les hommes sont partis, nous laissant à 4.

Huit femmes avisées les ont suivis.

Si vous y songez,

vous risquez de vous apitoyer sur votre sort

ou d'envier quelque peu ces femmes avisées.

Je vais vous épuiser pour vous empêcher de penser.

Je vais vous apprendre à tirer.

Levez-vous, déjeunez et faites-vous belles.

On se retrouve là-haut.

Sortez les fusils des chariots.

Allez !

Quittez votre air bovin

et activez-vous !

Une tasse de café, Roy ?

Que dis-tu ?

Je dis qu'elles vont vous détester.

J'y compte bien.

Vous ne tirerez que si on vous tire dessus.

Si vous ne les tuez pas, ils vous tueront.

Vous voyez ça ?

Tirez dessus.

Tenez-le tout contre vous.

Dans le mille.

J'ai épissé la branche. En plein dans le mille !

D'abord, on arme.

Visez plus bas pour compenser le recul.

Vous avez du mal à saisir.

Je ne suis pas très futée.

Prête ?

Feu !

Désolée.

Ne restez pas là comme ça. Rechargez, vite !

Mais qu'est-ce qu'elles ont, ces femmes ?

Il faut être rapide !

Il faut tenir le fusil serré.

Comme quand on boxe.

Tenez les poings contre vous, puis lâchez tout.

Vous comprenez ?

Je comprends, mais ça, ça signifiait quoi ?

Il lui a tendu le fusil et...

Emmenez-la, Patience.

Faites au mieux, Roy.

Mon fils !

Allez, au boulot.

On a du pain sur la planche.

Vous avez plein de choses à apprendre.

Activez-vous !

Elle refuse de partir. Rien à faire.

Elle n'a pas dit un seul mot.

Ecoutez-moi bien.

Vous ne pouvez pas rester.

Ça ne fera de bien ni à vous ni à lui.

Allons, venez.

Tu la laisses ?

J'en ai vu devenir dingue. Ils ne font pas long feu.

Inutile de parler à une femme qui ne comprend rien.

Que puis-je faire de plus ?

Vous le savez.

Patience, arrêtez-vous.

Parlez-lui.

Merci. En quelle langue ?

Ito,

attache le chien sous le chariot de Patience.

Mille sabords !

Je dois vous parler, qu'il dit.

Autant parler à un phoque.

Il veut que je vous jette un poisson ?

Allez, hue !

Pas de panique, ma belle, restez plus près du convoi.

Patience ?

Patience, s'il vous plaît.

On peut la détacher ?

Non.

Elle risque de se tuer.

Tout doux !

Tête de maquereau !

J'ai dit tout doux !

Attention !

Mes lunettes !

Ne les laissez pas traîner !

Rangez les gaffes,

vous deux !

J'ai oublié. Tu ne comprends pas le japonais.

Je vais te le dire en américain.

Je t'aime beaucoup.

Je n'égalerai jamais ton ancien maître,

mais je ferai de mon mieux.

S'il te plaît, Polly, suis-moi.

J'ai des super histoires à raconter.

Je t'apprendrai le japonais.

Et attends de goûter à ma cuisine.

Je ferai de toi un homme.

Jamais ma cuisine n'a déçu un petit chien.

Tu es une bonne fille, Polly,

une bonne fille.

Attention !

Prenez garde !

Désolée.

Désolée de m'avoir manquée. Espèce de sale petite...

Activez-vous !

Elle ne parle pas.

Dommage qu'elle soit la seule.

C'est trop lourd pour vous ?

Je fais le maxi.

Faites encore mieux que le maxi.

Moi... tout le temps.

Du calme, ma chérie.

Du calme.

Tu n'es pas surhumaine.

Oh, tais-toi !

Oh ! Hisse !

Oh ! Hisse !

Oh ! Hisse !

Qui est la suivante ?

Allez, je suis déjà passé.

Ici même.

Mais j'étais avec des hommes.

Des hommes ?

Allez, amarrez-moi, les filles.

Mettez le paquet.

Doucement, doucement.

Doucement.

Doucement.

Doucement, doucement.

Tenez bon la barre.

Allez-y doucement.

Retenez-les, vous lâchez trop de mou.

Taisez-vous, marin d'eau douce.

Vous excitez ces bestiaux !

Je les tiens toute seule.

Si je pouvais, je vous embrasserais.

Qui est la suivante ?

Sors mon sac à épices.

On va manger un lapin à la Danon.

Fais-les sortir.

Manqué !

Rentrez, amenez-vous !

Amenez-vous !

Rentrez !

Resserrez les chariots.

Allez, rentrez !

Allez les mules !

Rien de cassé, je crois.

Allons, tu t'inquiètes pour moi ?

Pas question que je meure hors de ma vallée.

Si encore j'y meurs.

Je serai peut-être éternel.

Danon !

Vous êtes contente ?

Ce n'est pas sa faute.

Comment ça ? Qui a tiré ?

Les mules sont folles, mais moins que vous.

Assez baragouiné !

Je ne comprends pas et ça ne m'intéresse pas.

Taisez-vous !

Roy n'aurait jamais dû vous accepter.

Restez dans votre chariot,

ne vous en éloignez pas.

Vous êtes une calamité.

Pas de ça !

Que dis-tu ?

Vous avez tort, chef.

Vous êtes trop dur. Elles triment plus que des hommes.

Et Danon en fait deux fois, trois fois plus que les autres.

Ne me dis pas que j'ai tort, même si c'est le cas.

Quand vous avez tort, chef, je vous le dis.

Même si c'est le cas.

Buck.

Buck,

Danon s'enfuit.

Espèce d'imbécile !

C'est pour avoir tué ce cheval.

Et ça, c'est pour quoi ?

C'est pour moi.

Vous êtes ressaisie ?

Oui. Merci.

Ça va aller, maintenant.

Où alliez-vous ?

Je m'en fichais.

Rentrons.

- Mais vous l'avez fait. - Fait quoi ?

Vous êtes venu me chercher.

Préparez-vous.

Pour quoi ?

Pour une déclaration d'amour.

J'aime votre beau visage. Depuis le début.

- Quoi ? - Moi, je le trouve beau.

Cette barbe vous donne un beau visage rugueux.

Je l'adore.

- Ça vous a plu d'entendre ça ? - Oui.

J'aimerais bien en entendre autant.

Très bien.

Cette barbe vous donne un beau visage rugueux.

Vous voulez une déclaration ?

C'est si difficile ?

N'est-ce pas un peu rapide... ?

Pour une fois que c'est trop rapide pour vous !

Gardez la tête sur les épaules.

Comme ça ?

Comme ça.

Accrochez-vous.

Bien.

Je t'attendais.

Si j'étais resté...

Ça aurait changé quoi ?

Aurais-tu pu avoir raison de cent Indiens

avec ta petite hachette ?

Je voulais te dire une chose.

Tu me pardonneras, je suis mourrant.

Ecoute-moi.

Quand tu as dit que tu pouvais faire passer les femmes sans les hommes,

je n'en étais pas convaincu.

Maintenant, je le sais.

Elles y arriveront.

Emmène-les.

Emmène-les dans ma vallée.

Tu peux faire ma valise.

Pardon, Roy.

Il dit qu'elles peuvent y arriver.

Mais je ne le crois pas, pas après ça.

Il se trompait.

Il a raison.

Peut-être...

Mesdames...

Mesdames !

Mesdames, M. Whitman est mort.

Ses dernières paroles ont été : "Emmène-les dans ma vallée."

Désolé, je ne peux pas le faire.

Vous vous êtes battues à mort,

mais tout est contre vous.

Nous ferons demi-tour demain matin.

Sans moi.

Sans moi.

Sans moi !

Laissez-nous une carte, M. Wyatt.

Très bien, mesdames. Si c'est ce que vous voulez...

Quelles sont les pertes ?

Susan Brewster.

Nora O'Brien.

Emma Raedermann.

Dorothy Taylor.

Helen Smith.

Zofia Kareg.

Sidney Cutler.

Chef, qu'est-ce que c'est ?

Un cimetière indien.

Ils les enterrent en hauteur, ils chassent dans l'au-delà.

Tu peux t'offrir un scalp. Qu'en dis-tu ?

Non merci. Qu'ils chassent avec leurs cheveux sur la tête.

Tu cherches toujours la tombe ?

Je ne l'ai pas trouvée.

Continue de chercher.

Allez, viens.

Patience !

Laissez-les tranquilles. Elles se battent comme des dames.

Arrêtez ! C'est une honte !

Vous battre pour un peu de verre brisé !

Vous ignorez la souffrance.

Moi, je peux vous dire ce qu'est souffrir.

J'ai perdu mon fils et je l'ai tué.

Je l'ai tué.

Mon fils.

J'ai tué mon fils.

Mon fils !

Mon fils.

Resserrez les chariots !

Allez, rentrez !

Allez, rentrez !

Hé ! Chef !

J'ai trouvé Quackenbush.

Quoi ?

J'ai trouvé Jim Quackenbush.

Bravo, petit, tu as choisi le bon soir.

Mort du choléra

Jim Quackenbush ! Le voilà enfin.

Apporte une pelle.

Chef, le choléra !

Apporte une pelle.

Très bien, chef.

Apportes-en deux.

- Une pelle. - Deux pelles !

Deux pelles.

Creuse. Allez, creuse.

Le choléra !

Creuse.

Creuse.

Doucement. Ne l'enfonce pas trop.

Vas-y doucement.

Pas à ce point-là.

Pourquoi fait-on aussi attention ?

Attends une minute.

Le choléra !

Tu peux appeler ça comme ça.

Que dis-tu ?

Ce bon vieux Quackenbush !

Ça va pas la tête ? Que fais-tu ?

J'ai vu un spectacle sous chapiteau, à St Louis.

Le méchant dit : "Tu dois payer le loyer."

"Mais je ne peux pas le payer."

"Tu dois payer le loyer."

"Mais je ne peux pas le payer."

"Je paierai le loyer."

"Mon héros."

Tu aimerais savoir faire claquer un fouet ainsi ?

Ça me plairait, de le faire claquer ainsi.

Et comme ça !

Et comme ça !

Au secours !

Au secours !

Il est arrivé quelque chose.

Pauvre Laurie.

Ma pauvre Laurie.

Laurie !

Mais délivre-nous du mal, car c'est à Toi qu'appartiennent...

le Règne, la Puissance et la Gloire.

Amen.

Ecoutez-moi.

Vous devrez voyager léger.

Faites le tri de ce dont vous n'avez pas besoin.

Il fait très chaud, là-bas.

On attendrait le soir, si on avait de l'eau.

Commencez à décharger.

Tu en as fait de la route, à sonner.

Tu ne vas pas t'arrêter maintenant.

Tous mes beaux vêtements.

Je ne peux pas.

De quoi aurai-je l'air en arrivant ?

Vous n'avez pu vous séparer que de ça ?

Comme vous le voudrez.

Ça ne suffira pas.

Plus de passagers dans les chariots.

On rencontrera des puits d'alcali,

du sable si meuble qu'on si noierait. Soyez vigilantes.

Allez, en route !

Déployez-vous.

Du calme. Tout doux.

Tout doux, maintenant.

Il s'est cassé l'épaule.

Reculez-vous.

Arrêtez le convoi !

Qu'est-ce que vous faites ? Sortez-la du chariot.

Elle va accoucher.

Ici ?

Oui, ici !

Danon, restez à côté.

Allez-y !

En route.

Que dis-tu ?

Je dis : "Pauvre jeune femme. Pauvre jeune femme."

Venez pousser ! Oh ! Hisse !

C'est un garçon.

Un garçon !

Il est magnifique.

Regarde-les donc.

Une vraie photo de famille.

C'est une famille. Ecoutez.

Mesdames.

S'il vous plaît.

Mesdames, s'il vous plaît, en route.

Déployez-vous !

Allez, en route, les mules !

Sors de ton doux sommeil

Les ouvriers travaillent déjà...

De l'eau !

Plus vite, les mules ! De l'eau !

Qu'est-ce qui vous prend ? On y est.

La vallée est derrière.

Quelqu'un accouche ?

Non, personne.

- Alors ? - On refuse d'y aller.

Pardon ?

On est en haillons.

On va passer pour des clochardes.

Apportez-nous des vêtements décents.

Des habits féminins.

On ne bougera pas avant.

Et écoutez bien,

si les hommes nous approchent avant qu'on soit prêtes,

vous ne les reverrez pas.

On est sérieuses.

Pas d'entourloupe.

Très bien, mesdames, si c'est ce que vous voulez.

Enlevons le haut et faisons notre toilette.

Une brise rafraîchissante apporte en son sillage l'odeur de l'homme !

Buck Wyatt est de retour !

Buck Wyatt est de retour !

Les femmes, les femmes !

Les femmes !

Les femmes !

Buck Wyatt est là !

Où est Roy ?

- Roy est mort. - Quoi ?

Roy est mort.

Et où sont les femmes ?

Oui, où ?

- Où sont-elles ? - Derrière la colline.

Alors, allons-y !

- Restez là. - Comment ça ?

Tu les as eues à toi 4 mois.

Vous pouvez rester, moi, j'y vais.

Vous n'irez pas là-bas.

Les femmes en ont décidé ainsi.

Elles veulent d'abord se faire belles.

Si vous vous approchez, elles tireront. Là.

Toi.

Tu es un des premiers pionniers.

Toi aussi.

Vous en avez bien bavé.

Mais pas autant que ces femmes.

Ce sont des femmes.

Des femmes de valeur.

Soyez à la hauteur. Traitez-les correctement.

Prenez garde, sinon.

Whitman est mort, mais je suis toujours là.

Elles doivent être super.

Je me doute que vous n'avez pas de dessous féminins ici,

mais vous avez peut-être des tissus et des couvertures.

Faites passer le mot.

Rassemblez tout ce qui peut parer une dame.

Allez !

Qu'avez-vous apporté ?

Il y a d'autres nappes, là.

J'ai pris...

Elles sont prêtes ?

Elles sont prêtes !

Déployez-vous.

Déployez-vous !

Restez où vous êtes.

Tâchez de ne pas jouer les gosses éberlués.

Et quand elles arriveront à cette hauteur,

aidez-les à descendre de leurs chariots.

Laissez-les d'abord passer.

Allez, Rosie, avance !

Allez, Rosie, avance.

BIENVENUE MESDAMES

Vous pouvez nous regarder, ce n'est pas vous qui choisirez.

Pendant tout ce trajet, j'ai eu deux choses devant les yeux :

une photo et la croupe d'une mule.

Laquelle était plus plaisante ?

J'ai fait le voyage pour cette photo et elle a fait le voyage avec moi.

C'est moi qui le choisirai, et personne d'autre.

Pas de panique, ce n'est pas vous !

C'est vous !

Mille sabords, à vous !

Ne soyez pas timides.

Une rousse. Vous êtes bien jolie.

Vous aviez l'air grand en photo.

N'ayez crainte, je le suis assez.

D'après la photo, je vous ai cru italien.

Vous êtes italienne ?

Je suis de Milan.

Je suis de Gênes.

- J'adore Gênes. - J'adore Milan.

Vous allez adorer la Californie, aussi.

Nous aurons plein d'oranges, des tonnes d'oranges.

Des tonnes d'oranges.

Voulez-vous danser ?

Que fait-on de mon bébé ?

Je m'en occuperai.

Suivants.

Vous pouvez abréger un peu le discours ?

Vous avez traversé 3000 km,

vous pouvez bien faire 5 m.

Comme les autres.

Mille sabords, ce n'est pas le moment d'être timide.

Où allez-vous ?

Nulle part.

J'attendais que vous m'arrêtiez.

Arrêtez-vous.

Ils font la queue, là-bas.

Je me suis rasé.

Votre visage est lisse.

C'est un beau visage. Je l'adore.

Adaptation : Sophie Tierny

Sous-titrage vidéo : C.M.C.

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